Bonjour, Laurence,
Votre annonce a attiré mon attention. Tout d'abord, je vous sais gré de vouloir vous engager dans une démarche d'aide aux autres. La solidarité est une des belles vertus humaines.
Dans un deuxième temps, ayant envie de contribuer à la réflexion à laquelle vous nous conviez, je me pose souvent la question, en tant qu'occidental, de savoir - ce qu'il est utile de faire en faveur du développement de la capacité des plus pauvres, dans un pays tel que le Mali, - ce que individuellement nous avons envie de faire et enfin - ce que nous sommes capables de faire.
Il me semble que cette analyse doit précéder toute action.
Vous venez de passer un certain temps dans ce pays. Quelle leçon en tirez-vous vis à vis de ce qui précède ?
Je me rends chaque année pendant un mois dans la région de Kidal, au Nord-Est du Mali, la région la plus pauvre du pays.
Il semble qu'il y ait beaucoup à faire : Est-ce le point de vue d'un occidental ou y a-t-il une demande locale, résultat d'un véritable besoin d'un individu ou d'un groupe ?
Certes, j'ai envie de faire quelque chose pour permettre aux populations locales de continuer à vivre là où sont leurs racines plutôt que se voir dans l'obligation d'émigrer vers la ville, puis vers l'Europe et de s'y retrouver le plus souvent malheureux.
Mais quelles sont mes compétences utiles localement ? Ces compétences sont-elles attendues ? Sont-elles demandées ? Leur mise en service ne va-t-elle pas déséqulibrer le marché de l'offre locale ?
Beaucoup de questions auxquelles il est difficile de répondre de loin.
J'organise des voyages d'immersion en milieu touareg, dans un monde où je retrouve des amis, je cherche à ce que les participants s'imprègnent du cadre de vie et de l'esprit des lieux et je les incite ensuite à agir, en toute connaissance de cause.
Vous pouvez me retrouver sur le blog de mon association "Rencontres Touarègues" à l'adresses suivante :
http://www.renctouar.blog.expedia.fr (A noter que aujourd'hui dimanche 14 avril, le site ne fonctionne pas)
Bien à vous