Iguazu, Uyuni, Altiplano, Cordillère, autant de noms mythiques qui résonnent à l'oreille des voyageurs comme des promesses de découvertes inoubliables. Nous partons pour 8 semaines à la découverte de ces espaces grandioses. En voici un aperçu:
13/06: Nous embarquons vers CDG puis, peu avant minuit, décollons vers Buenos Aires. Le vol se déroule sans histoire quand vers 5h du matin, encore endormis, nous entendons la commandante de bord nous annoncer qu'elle a du faire demi-tour en plein océan à cause d'une fuite hydraulique et que nous allons retourner à Paris. C'est une grosse déception car nous craignons de passer de longues heures d'attente et notre journée de redécouverte de Buenos Aires est fichue...
14/06 : vers 7h30 nous atterrissons sous la bienveillante protection des pompiers qui refroidissent les freins. Une fois dans l'aérogare il nous faut encore faire la queue au comptoir pour obtenir une carte d'embarquement sur le nouveau vol programmé avec un nouvel avion à 13H30. Avec un peu de retard nous nous installons dans nos sièges d'autant plus de plaisir que l'heure annoncée pour l'arrivée est 22h, donc pas trop tard pour profiter de l'hôtel réservé et récupérer un peu de ces longues heures de vol et d'attente. Cette fois, le vol se déroule sans contretemps et à 22h précises nous atterrissons à Buenos Aires. Les formalités de police se déroulent très rapidement, les bagages sont vite récupérés et, à la sortie, le guichet Tienda Leon nous tend les bras pour réserver une voiture qui nous emmène de suite vers l'hôtel en 45 minutes.
15/06 : un copieux petit déjeuner buffet nous cale avant d'affronter la fraîcheur matinale de l'hiver qui nous surprend un peu quand nous partons à la recherche d'un distributeur de billets qui nous délivre chichement ses pesos (4500 maximum par retrait). Un taxi nous conduit vers l'aeroparque. Nous redécouvrons la grande avenue du 9 juillet et ses encombrements et en 40 minutes nous sommes arrivés. En 1h50 Latam nous mène à Puerto Iguazu en survolant d'abord les buildings tentaculaires de Buenos Aires, le gigantesque estuaire du rio de la Plata puis les immenses étendues agricoles des plaines argentines qui, peu à peu, cèdent la place à des zones forestières denses. Juste avant l'atterrissage, nous apercevons le rio Iguazu qui déroule ses courbes et un nuage de brume marquant l'emplacement des chutes. Le bus assure la desserte en porte à porte des hôtels du centre et à 15h nous pouvons déposer nos bagages à l’hôtel Lilian. Un peu affamés, notre première envie est de trouver un restaurant qui pourra calmer notre fringale. Le premier trouvé sera le bon et un biftec de chorizo accompagné de fritas papas aura vite raison de notre appétit. Une rapide découverte de la ville paisible aux maisons basses noyées sous la végétation nous mène sur les bords du rio. Le ciel gris, la poussière rouge des rues, la végétation créent une ambiance bien particulière et dépaysante.
IGUAZU
16/06 : nous empruntons le bus à la gare routière pour rejoindre le parc des chutes d'Iguazu, distantes d'environ 20 kms. L'ambiance est plutôt calme en ce début de matinée et la foule que nous craignions n'est, par chance, pas au rendez-vous. Suivant les conseils « avisés » de notre guide papier nous commençons par le circuit inférieur qui, par un système d'escaliers et de passerelles métalliques humides et glissantes, permet de découvrir la base de plusieurs cascades environnées de roche rouge et ocre baignant dans une végétation luxuriante. Le soleil est de la partie et des arcs-en-ciel soulignent la vapeur blanche qui s'échappe du pied des chutes. Le spectacle vaut particulièrement par le nombre et la répartition des cascades alignées sur un arc rejoignant les deux rives du rio. A la fin du parcours nous rejoignons le sentier supérieur qui domine les cataractes d'où s'échappent des volutes de brume emportées par la brise. Le bouillonnement et la puissance des chutes accompagnées du bruit permanent de l'eau constituent un remarquable spectacle mais nous laissent un peu sur notre faim car nous avons l'impression d'un spectacle déjà vu ailleurs et pas complètement exceptionnel. Heureusement la gorge du diable, dernier belvédère sur la rive argentine nous fera changer d'avis tellement la puissance du fleuve est impressionnante. Dans un fracas incroyable l'eau dévale une large gorge d'où remontent des nuées ballottées par les mouvements d'air.
Avant d'emprunter le petit train qui transporte les visiteurs vers la garganta nous avions achetés quelques empanadas pour calmer notre fringale mais les coatis voraces qui rodent autour des tables de pique nique se sont précipités pour déchirer le sac les contenant et nous en voler une grande partie !!!
Avant de quitter le parc, nous décidons de parcourir à nouveau le sentier inférieur dans le sens opposé et nous apprécions beaucoup ce nouveau parcours avec une luminosité différente du matin.
17/06 : aujourd'hui, nous partons sur la rive brésilienne. Le soleil est bien présent à nouveau et l'air matinal vif (6°). Le chauffeur du bus oublie un peu trop souvent de tenir le volant et de regarder la route mais le bus doit connaître le chemin... Le contrôle des passeports à la frontière est rapide et il n'est que 9h quand nous arrivons à l'entrée du parc. Après avoir acheté les billets d'entrée nous montons dans un bus à impériale. Croyant bénéficier d'une vue élargie nous nous précipitons à l'étage, ce qui nous permet de nous geler durant tout le trajet sans bénéficier du moindre paysage car la route serpente en forêt. Accompagnés par la foule des visiteurs nous empruntons le sentier en balcon qui domine le rio et rapidement offre des vues spectaculaires sur l'ensemble des chutes. Nous apprécions cette vue panoramique sur la rive visitée la veille. Le sentier rejoint rapidement les abords de la gorge du diable et une passerelle spectaculaire permet de plonger au cœur des embruns où les flots bouillonnants sont à portée de main. Il faut un peu se frayer un chemin dans la foule qui use et abuse des selfies devant les chutes mais le spectacle est vraiment impressionnant.
Difficile de se résoudre à quitter les lieux tellement la fascination est grande devant la force des éléments.
De retour à l'entrée du parc il suffit de parcourir 200 mètres pour trouver le parc des oiseaux qui sera notre promenade de l'après-midi. Dans un cadre forestier plaisant et calme d'immenses volières permettent d'observer de près toucans, ibis rouges, flamands, perroquets colorés, etc...
Le parcours est très intéressant et la multitude de couleurs chatoyantes fascinante. Le même chauffeur de bus que le matin nous ramène à Puerto Iguazu avec toujours autant de fougue !!!
SALTA
18/06 : 15 minutes avant l'heure prévue, le bus nous attend devant l'hôtel pour nous mener à l'aéroport où l'enregistrement des bagages est très rapide. Nous survolons d'infinies étendues sans relief qui prennent un aspect de plus en plus aride. Peu avant l'arrivée, les sommets dénudés de la cordillère apparaissent en arrière plan sous un ciel bleu intense, tandis qu'au creux d'une large plaine s'étale la ville de Salta. Un taxi nous conduit rapidement vers le centre ville. Après un déjeuner dans un restaurant typique nous rejoignons le pied du cerro san Bernardo et, dédaignant les télécabines, nous grimpons à pied les quelques 1000 marches qui rejoignent le sommet. Cet exercice nous dégourdit après ces journées d'inactivité. Le soleil est ardent mais, heureusement, le chemin est bien ombragé. Du haut, une vue panoramique s'offre sur la ville.
Nous rejoignons ensuite le centre en traversant les quartiers résidentiels aux belles maisons de style espagnol avant d'arriver sur la place du 9 juillet entourée d'arcades et d'agréables terrasses.
19/06 : la journée est consacrée à la visite de Salta. Au petit matin, il fait frais dans les rues que le soleil n'atteint pas encore. Nous arpentons les rues piétonnes animées par de nombreux badauds. Un écran géant installé au coin d'une rue réunit les fans de foot qui vibrent aux exploits des joueurs de la coupe du monde.
Nous nous dirigeons d'abord vers le marché : comme partout on y trouve des stands alimentaires avec les inévitables carcasses de viande peu appétissantes, les stands colorés de fruits, légumes, épices, sacs de feuilles de coca et, évidemment, les bazars où se côtoient accessoires de téléphonie et plastiques ménagers.
Au fil des rues nous découvrons quelques belles façades ornées de balcons en bois.
Sur la place du 9 juillet le centre culturel offre un intérieur de grande beauté avec son escalier de marbre et ses verrières colorées.
Tout à côté, le musée de l'archéologie de haute montagne présente une passionnante découverte des rites incas et des momies retrouvées sur les sites sacrés de certains hauts sommets andins. En début d'après-midi, des hauts parleurs diffusant de la musique nous attirent et nous découvrons le défilé des enfants des écoles primaires réunis pour une cérémonie de reconnaissance au drapeau argentin : chaque enfant porte, parfois un peu crispé, un drapeau aux couleurs de l'Argentine et l'hymne national est entonné avec ferveur.
Nous poursuivons nos déambulations vers la cathédrale, l'église saint François aux murs roses et blancs éblouissants de lumière et aux fresques intérieures richement décorées, puis l'austère monastère san Bernardo avant de nous rendre à la gare routière pour vérifier les horaires de bus vers la Bolivie. Au retour, nous traversons le parc saint Martin, très fréquenté autour de son grand bassin.
SALTA - PURMAMARCA
20/06 : chargés de nos bagages nous traversons le centre de Salta qui nous semble plutôt désert et rejoignons en une dizaine de minutes les bureaux de l'agence où nous avons réservé une voiture. Nous apprenons que c'est un jour férié. Une fois les formalités remplies nous partons dans un Duster Renault et traversons facilement la ville vers le nord pour emprunter la N9 par la montagne. La route longe d'abord le lit d'une large rivière bordée d'une dense végétation puis, par de multiples virages, grimpe dans la montagne recouverte de forêts avant de redescendre dans la vallée en longeant quelques retenues d'eau importantes. Après San Salvador de Jujuy nous décidons d'aller découvrir les lagunes de Yala. Après un rapide ravitaillement dans une épicerie judicieusement placée au bord de la route nous quittons la vallée principale pour remonter par une raide piste poussiéreuse vers les lagunes situées à plus de 2000 m. Dans un environnement boisé elles sont entourées par des hautes montagnes arides.
Après le pique-nique rapide nous redescendons dans la vallée et reprenons la route principale. Le paysage se transforme et nous sommes environnés de montagnes aux couleurs variées. De pauvres villages aux maisons d'adobe bordent la route. Nous faisons halte à Tombaya pour admirer l'église, caractéristique de la région, en bordure de la place ombragée. La vallée se resserre quand nous empruntons la route de Purmamarca, surplombée d'impressionnantes falaises rouges. Nous y trouvons facilement une chambre. Nous partons ensuite pour une balade à pied autour de la montagne des 7 couleurs sous un ciel intensément bleu. Notre guide préféré conseillait de partir en fin de journée mais l'ombre avait déjà envahi les abords du village. Ceci ne nous empêche pas d'apprécier un paysage très sauvage au cœur d'étendues arides parsemées de cactus.
Nous prolongeons la promenade hors sentier pour nous rapprocher de ces zones de roches multicolores et déchiquetées.
Enfin, un petit tour dans le village envahi de marchands d'objets artisanaux nous permet de choisir notre restaurant pour le soir.
PURMAMARCA - TILCARA
21/06 : premier jour de l'été en Europe, ici premier jour de l'hiver sous un ciel tout bleu avec des températures fraîches le matin (quelques degrés à 2000 m et chaudes sous le soleil ardent de la journée). En début de matinée nous retournons vers la montagne aux 7 couleurs magnifiquement éclairée par le soleil. Les maisons du village brillent aussi de belles couleurs.
De bonne heure, sur la place, les marchandes de couvertures et souvenirs sont déjà installées. Après quelques courses à la petite épicerie nous prenons la route vers Tilcara. Toujours entourés de montagnes riches en couleurs nous longeons la large vallée du rio Grande.
À Tilcara nous logeons au centre andin pour l'éducation et la culture. Nous empruntons ensuite la piste caillouteuse au dessus du village qui offre des vues impressionnantes sur la vallée pour atteindre la gorge du Diable (encore une !).
Après avoir acquitté notre droit d'entrée nous descendons rapidement jusqu'au torrent puis en une vingtaine de minutes, dans un paysage d'une grande aridité, au milieu des raides parois délitées de la quebrada de Alforcito nous atteignons une petite cascade. Évidemment, après notre passage à Iguazu, elle nous paraît bien modeste !
Nous retournons ensuite à Tilcara pour visiter le pucara, ancienne forteresse dominant la vallée. Des restaurations permettent d'observer les modestes habitations du village dorénavant entourées de multiples cactus.
TILCARA - HUMAHUACA
22/06 : après un petit tour dans Tilcara pour nos achats quotidiens nous reprenons la route vers le nord en direction de Humahuaca distant d'une quarantaine de kilomètres. La large vallée est toujours entourée de roches aux coloris variés avec, cependant, une dominante de rouge. Le ciel est particulièrement limpide. Nous faisons un arrêt à Uquia dont le clocher de l 'église a pour particularité d'être détaché du corps du bâtiment. A l'intérieur, un surprenant retable baroque orne le chœur. Nous reprenons la voiture pour rejoindre le chemin qui mène à la quebrada de las Senoritas. Le cheminement dans un univers aride au milieu de parois rouges escarpées est un régal pour les yeux. Le sentier est la plupart du temps tracé dans le lit de la rivière à sec, balisé par de petits rubans rouges sur les arbustes. Au cours de la pause pique-nique un troupeau de chèvres accompagné de sa bergère nous surprend dans cet univers austère qu'on imagine inoccupé. Nous reprenons la marche en montée douce pour pénétrer dans un canyon étroit surplombé de falaises aux couleurs toutes plus incroyables les unes que les autres jusqu'à ce que le chemin bute sur un enchevêtrement de pics, de gorges et de cheminées. Une balade facile à ne pas manquer.
Nous poursuivons ensuite la route vers Humahuaca, le paysage change petit à petit, la vallée s'élargissant et laissant apparaître les vastes étendues de l'altiplano. À Humahuaca, nous trouvons rapidement un hôtel et partons sans perdre de temps vers la montagne aux 14 couleurs pour arriver avant le coucher du soleil. À la sortie du village, des travaux barrent la route et nous devons louvoyer sur de petits chemins défoncés pour rejoindre la large piste qui monte à 4350 m vers le Hornacal. Arrivés là haut, nous sommes complètement étourdis par la beauté de ses plissements réguliers multicolores, et un peu aussi par l'altitude... Nous descendons lentement vers le belvédère en sachant, qu'à cette altitude rien ne sert de courir. Un léger vent atténue l'ardeur des rayons du soleil.
Après avoir admiré ce spectacle nous redescendons tranquillement vers Humahuaca en profitant du vaste paysage qui s'offre devant nous.
HUMAHUACA - IRUYA - PURMAMARCA
23/06 : le village est complètement désert et, à 9h, nous avons quelques difficultés à trouver une épicerie ouverte pour acheter notre provision d'eau. Pour la première fois, quelques nuages apparaissent au dessus des sommets, empêchant le soleil de nous réchauffer. Nous partons vers Iruya, petit village isolé dans une vallée de la cordillère. Pour l'atteindre nous empruntons une piste sur une cinquantaine de kilomètres en franchissant un col à 4000m. La montée se déroule dans de vastes paysages vallonnés avec en toile de fond des montagnes colorées. Nous traversons quelques modestes villages aux minuscules maisons d'adobe où la vie semble comme suspendue. Au col, une bise glaciale nous transperce le temps de capter quelques photos. Sur l'autre versant, les pentes sont beaucoup plus escarpées et la piste dévale par de multiples lacets.
Des plateaux suspendus au dessus d'abrupts délités accueillent de nombreux hameaux entourés de parcelles cultivées délimitées par des murets. La piste traverse à plusieurs reprises des gués où coule un mince filet d'eau à cette période. On imagine facilement que lorsque des pluies violentes s'abattent sur la région le parcours doit être autrement compliqué.
Le village d'Iruya apparaît enfin, établi de chaque côté du torrent surplombé de hautes parois.
Les ruelles pavées étroites sont bordées de maisons basses aux façades colorées. Beaucoup d'habitants portent encore des habits traditionnels.
Après un déjeuner dans une taverne locale nous reprenons la piste en sens inverse. Une fois la route 9 rejointe nous décidons de poursuivre jusque Purmamarca pour raccourcir notre trajet vers le paso de Jama, prévu le lendemain.
PURMAMARCA - PASO DE JAMA - SUSQUES
24/06 : ce matin, le ciel est complètement gris et les nuages bouchent la vallée. Craignant le mauvais temps, et surtout la neige, vers le paso de Jama notre hôtelier nous conseille de descendre au poste de gendarmerie situé à 3 kilomètres pour nous renseigner. Les gendarmes nous rassurent en précisant qu'il n'y a aucun problème sur la route. Nous remontons donc sur la large route qui suit d'abord le fond de la vallée bordée de rochers aux couleurs scintillantes malgré le temps encore gris. En prenant de l'altitude nous perçons rapidement la couche de nuages pour retrouver un ciel bleu toujours aussi lumineux.
La route quitte la vallée pour escalader par de nombreux lacets les pentes raides qui mènent au col de Potrerillos à 4170 m. Sur le versant ouest, le décor change complètement avec, au loin, les Salinas Grandes qui déploient leurs immenses étendues blanches devant des chaînes de montagne colorées. La route traverse ensuite l'étendue plate du salar par une longue ligne droite.
Une fois le salar dépassé, la route s'insinue entre les montagnes à l'aspect de plus en plus aride. Quelques troupeaux de vigognes et parfois de lamas accompagnés de leur gardien animent ce paysage particulièrement inhospitalier. Le village de Susques apparaît au détour d'un virage.
Avec ses maisons basses adossées à la pente, le vent violent qui disperse des nuages de poussières, ses rues défoncées on pourrait rêver mieux comme halte mais c'est le seul endroit pour se loger entre Purmamarca et le col. Nous cherchons donc un hôtel et le premier trouvé sera le bon : les chambres sont simples mais propres avec de l'eau chaude, le tout à un tarif raisonnable. Il n'y a pas de chauffage mais les lits sont pourvus de grosses couvertures bien chaudes. Nous déposons les bagages et partons vers le paso de Jama, distant encore de 110 kilomètres. Les paysages spectaculaires sont changeant tout au long du parcours : désert caillouteux, salars, étendues d'herbes dorées, hauts sommets des Andes enneigées pour finalement atteindre la laguna de Jama, magnifique étendue alternant zones ocres asséchées, ruisseaux gelés, herbes blanchies par le givre et le sel. Un régal pour les yeux et nous faisons de nombreux arrêts photos malgré le vent frisquet qui balaye les hauts plateaux.
Arrivés au poste de douane nous devons faire demi tour et profitons de la station service pour compléter notre plein d'essence avant de retourner à Susques. Ce village qui semble si déshérité dispose quand même de plusieurs hôtels, d'un distributeur bancaire et d'un poste d'essence.
SUSQUES - SAN ANTONIO DE LAS COBRES
25/06 : la nuit a été fraîche : 12° le soir et 8° le matin dans la chambre. Seuls le soir, dans la salle de restaurant nous avons dîné emmitouflé et particulièrement bien dormi grâce aux épaisseurs de chaudes couvertures. Ce matin, il gèle dehors et nous ne traînons pas dans les rues pour rejoindre l'épicerie. Nous reprenons la direction de Salinas Grandes. Pour visiter les lieux où le sel est récolté nous utilisons les services d'un guide qui nous accompagne dans notre voiture et nous conduit vers les bassins creusés pour la décantation. Au milieu de cette immense étendue infiniment blanche nous découvrons des bassins aux eaux turquoise d'une grande limpidité tandis que notre guide nous explique le dur travail nécessaire à la récolte du sel.
Nous reprenons ensuite la route 79, large piste longeant sur plusieurs dizaines de kilomètres les bords du salar. Quelques rares petits villages témoignent d'une présence humaine limitée dans cet environnement si austère.
Nous roulons sans rencontrer âme qui vive si ce n'est quelques troupeaux de vigognes farouches ou des ânes et des lamas plus curieux.
Les paysages sont variés et somptueux: vaste plateau sans fin bordé de chaînes de hautes montagnes ou de mamelons, tantôt planté d'arbustes ras ou d'herbes jaunes, tantôt envahi de sable et de cailloux. À l'approche de san Antonio de las Cobres l'aridité est de plus en plus palpable. Le village aux rues poussiéreuses est situé à plus de 3800 m et, malgré le soleil ardent, il y fait plutôt froid. Les rares habitants rencontrés sont tous emmitouflés. Nous trouvons une petite chambre et partons pour une rapide découverte du village à l'aspect un peu désolé...
SAN ANTONIO DE LAS COBRES - CACHI
26/06 : il fait très froid quand nous quittons l’hôtel vers 9h pour prendre la route du col Abra de Acay. La large piste de la ruta 40 est très roulante sur les hauts plateaux et monte sans excès par de larges lacets au milieu d'une végétation de plus en plus rase. Le panorama est exceptionnel dans la douce lumière matinale.
Derrière nous vers le nord apparaît le salar des Salinas Grandes à plus de 100 kilomètres de distance alors que de hauts sommets enneigés surgissent de chaque côté. Les arrêts photos sont brefs car une bise glacée souffle. Au col, à 4895 m, le vent est encore plus violent et il faut faire des efforts pour marcher, le souffle un peu court sous l'effet de l'altitude et des rafales.
Je ne ressens par contre aucun problème de mal de tête ou de nausée. La descente est beaucoup plus raide sur une piste parfois étroite taillée, par endroits, dans des parois rocheuses abruptes qui imposent une conduite prudente. Quelques passages de gué sont gelés mais se négocient sans réelle difficulté.
Les paysages magnifiques et variés nous ravissent: d'abord, des pentes austères et arides avant de rejoindre la vallée du rio calchaqui entourée de parois rougeoyantes. Au fur et à mesure de la descente l'environnement devient moins sauvage, quelques maisonnettes apparaissent et des champs font leur apparition. Les herbes dorées sur fond de montagnes striées rouges forment un superbe tableau.
La vallée s'élargit et s'humanise et, à l'approche des villages, nous croisons quelques véhicules alors que nous n'en avions rencontré aucun durant toute la montée. Des troupeaux de vaches profitent de l'herbe des abords du rio.
Quelques kilomètres avant Cachi nous rejoignons la route de Salta et profitons du bitume pour les derniers tours de roue. À Cachi, nous trouvons facilement une chambre dans une jolie bâtisse agréablement restaurée avec un patio ensoleillé au calme.
Nous profitons ensuite de la température clémente pour parcourir les rues du village aux maisons blanches. Nous ne sommes plus qu'à 2200 m, . De tous les bars jaillissent les cris passionnés des supporters de l'équipe de football argentine qui joue sa qualification. Nous montons ensuite sur la butte du cimetière qui offre un vaste panorama sur la vallée et la ville.
CACHI - CAFAYATE
27/06 : nous gagnons l'aérodrome situé au dessus de Cachi pour avoir un panorama sur le Nevado Cachi éclairé par le soleil levant puis poursuivons sur la route 40 vers le sud.
De nombreuses habitations en adobe , dont beaucoup menacent ruines, bordent la route .
Jusque Molinos la vallée ne présente pas de vue spectaculaire malgré la présence de montagnes de chaque côté.
À Molinos, plaisant village aux maisons blanchies et aux ruelles pavées, nous découvrons un centre d'interprétation qui présente une intéressante histoire de la vallée Calchaqui. Puis nous visitons l'église qui a la particularité d'avoir un chemin de croix tissé en laine de lama.
Le parcours devient ensuite beaucoup plus varié avec une succession de paysages sauvages et surprenants : roches rouges alternent avec des espaces pierreux gris, blancs, verts qui attestent de la variété géologique de la région. Des zones désertiques à la maigre végétation alternent avec des hameaux bordés d'espaces cultivés dont les quelques maisons témoignent de l'activité agricole. Quelques bodegas se présentent même au bord de la route mais nous ne voyons que de rares et minuscules champs de vignes. Un petit détour vers Angastaco, village isolé dans un décor de far west désertique, nous permet de trouver le comedor Machamama où nous déjeunons copieusement pour un prix modique. La route se poursuit au travers de plusieurs quebrada dont la plus spectaculaire, la quebrada de Flechas, traverse un ensemble impressionnant de roches blanches ou grises tourmentées par l'érosion. L'accès rapide à un petit belvédère près de la route montre l'étendue de la zone et la complexité du relief.
À l'approche de Cafayate, la vallée s'élargit et le rio Calchaqui brasse de belles eaux d'un bleu profond. Vingt kilomètres avant l'arrivée, le ripio laisse place à une route goudronnée à ma grande satisfaction après ces trois journées de conduite sur piste.
QUILMES - QUEBRADA DE LAS CONCHAS
28/06 : nous partons visiter le site de Quilmes. Dès la sortie de Cafayate les vignobles apparaissent de chaque côté de la route et les bodegas se succèdent. À Quilmes, un centre d'interprétation présente l'histoire et les modes de vie de la cité. Malheureusement, aucune explication n'est fournie en anglais ou français et aucune carte ne permet de comprendre clairement l'organisation du site. La ville qui accueillait plusieurs milliers d'habitants est établie sur le versant d'une colline et dominée par des forteresses. La visite permet d'observer la taille importante des habitations dont les soubassements ont été reconstitués.
Nous retournons ensuite vers Cafayate avant de prendre la route de la quebrada de las Conchas. Sur une quarantaine de kilomètres la géologie nous offre des formes d'une incroyable variété dans des palettes de couleurs innombrables. Gorges, surplombs, cannelures, fissures, plissements, strates se mêlent et s'entremêlent des deux côtés de la route. Des contrastes violents d'ombre et de lumières soulignent les parois verticales et resserrées de la gorge du diable et de l'amphithéâtre.
Après la gorge du diable nous repartons en sens inverse ce qui nous permet de profiter de nouveaux points de vue sur des formations rocheuses particulièrement soulignées par le soleil de fin de journée.
CAFAYATE - SALTA
29/06 : vers 9h, nous prenons la route de Salta et parcourons à nouveau la quebrada de la Conchas.
D'une manière générale, les sites sont plutôt dans l'ombre et les points de vue moins intéressants qu'avec le soleil de fin d'après-midi. Par contre, l'amphithéâtre et la gorge du diable, ne voient pas encore le soleil, ce qui permet de bien mieux apprécier les nuances de forme et de couleur des falaises. Tout en louvoyant au fond de la vallée sinueuse qui devient de plus en plus verdoyante nous gagnons la grande plaine agricole située au sud de Salta. À l'approche de la ville les villages se rapprochent et la circulation se densifie. Dans Salta l'animation nous paraît plus importante que lors de notre précédent séjour. Les drapeaux argentins se vendent comme des petits pains en cette veille de rencontre de football France Argentine.
SALTA - TOLAR GRANDE
30/06 : Roland, français expatrié qui a créé l'agence Salta excursions vient nous chercher pour prendre la route vers San Antonio de la Cobres. La route emprunte la longue quebrada del Toro aux roches encore une fois très colorées, franchit le col de Abra Blanca à 4080m avant de redescendre vers San Antonio. Nous suivons la ligne de chemin de fer du train des nuages aux ouvrages d'art métalliques à l'aspect rouillé. À San Antonio de las Cobres nous déjeunons dans un comedor au centre du village. Le match France Argentine bat son plein et tous les convives ont les yeux rivés sur le petit écran. Quand les argentins marquent un but une clameur immense envahit la salle mais lorsque, quelques minutes plus tard, les français marquent à leur tour, c'est l'abattement. Tout au long du repas nous frémissons au rythme des supporters. Quand, à la fin du match, la France l'emporte, l'amertume des spectateurs est palpable.
Nous poursuivons notre route par le viaduc métallique de Polvorilla, ouvrage d'art permettant au train de franchir un ravin à 60 mètres de haut.
La piste en bon état parcourt des paysages sauvages, franchit le col Abra Chorillos à 4560m. Au passage nous découvrons le village abandonné de Cauchari aux maisonnettes d'adobe, la gare de Laguna Seca puis le village de Pocitos aux petites maisons basses plus ou moins abandonnées.
La piste file ensuite droit pendant 12 kilomètres sur le salar de Pocitos, à la surface irrégulière et grumeleuse.
Ensuite, un véritable décor de science fiction se déroule le long du chemin avec des formes et des couleurs encore jamais vues. En particulier, le cheminement sinueux au milieu des mamelons du desierto del Laberinto est un ravissement.
La succession ininterrompue de ces paysages si surprenants est exceptionnelle. Les nuages ajoutent leur touche avec des irisations sur un large spectre de couleur. Petits canyons étroits et sinueux succèdent à de vastes plaines où la piste file droit sur des kilomètres. Le soleil commence à décliner quand nous atteignons Tolar Grande, véritable village au milieu de nulle part. Quelques rares habitants déambulent dans un environnement qui semble si hostile. Nous logeons dans une chambre simple où le petit radiateur peine à réchauffer la pièce.
TOLAR GRANDE
01/07 : la chambre est restée fraîche durant la nuit (11° au réveil) mais les couvertures du lit étaient suffisantes pour ne pas souffrir du froid. Vers 9h, il fait encore frais quand nous repartons en voiture. De nombreux nuages couvrent les sommets vers l'ouest. Nous joignons rapidement le site d'Ojos de Mar situé à quelques kilomètres de Tolar. En bordure du salar, des bassins d'eau turquoise abritent des stromatholites, organismes vivants ayant contribué à la création de la vie il y a 3500 millions d'année... Encore une fois, les contrastes de couleur entre la blancheur du salar, l'eau limpide et les teintes chaudes des montagnes proches sont envoûtants.
Nous rejoignons ensuite le site d'el Arenal, dune de sable dans un décor de mamelons rouges. Nous grimpons, en ménageant notre souffle car nous sommes vers 3600m, au sommet de la dune qui offre une vue étendue sur le salar de Arizaro. Nous sommes parfois un peu bousculés par le vent et ne traînons pas trop pour prendre les photos.
La descente de la dune directement dans la pente est un vrai plaisir, un peu trop bref car la dénivellation n'est pas très importante. Pour éviter le vent violent qui balaie le salar notre guide nous propose d'aller visiter une grotte de sel, surprenant tunnel naturel qui traverse de part en part un des multiples mamelons autour desquels nous circulons. L'ensemble paraît plutôt fragile et nous nous contentons d'observer les 2 entrées de la grotte et les concrétions de sel qui les ornent.
Pour le déjeuner, nous retournons au comedor où nous avons dîné la veille et nous sommes toujours les seuls clients : il n'y a pas âme qui vive dans Tolar Grande et les rares passants se pressent pour éviter la bise.
Dans l'après-midi nous traversons le salar de Arizaro, 3 ème plus grand salar du monde après Uyuni et Atacama. Nous avons l'impression de découvrir la planète Mars tant les lieux paraissent inhospitaliers. À perte de vue de tous côtés ce ne sont que terre et sel séchés et mélangés en mottes irrégulières. Au bout de 70 kilomètres nous découvrons la merveille du jour : le cône d'Arita aux formes parfaites comme posé sur la blancheur du salar. Les nuages poussés par le vent balayent le ciel et peignent de teintes changeantes le cône et le salar : tantôt gris foncé, tantôt rosé, tantôt marron clair ou foncé selon les caprices de la lumière. Nous gravissons ensuite en voiture une piste qui mène à un belvédère exceptionnel sur l'étendue du salar orné de son cône.
Au retour nous bénéficions des lumières de fin de journée qui colorent de rose les montagnes au pied desquelles se tient Tolar Grande.
TOLAR GRANDE - SALTA
02/07 : moins 6° en début de journée et nous ne ressentons pas vraiment le froid en sortant car il n'y a pas de vent. Nous prenons la route du retour. Sur la cordillère, les sommets les plus hauts sont couverts de neige fraîche scintillantes sous le soleil matinal. Les montagnes les plus proches s'éclairent petit à petit sous nos yeux. Nous reprenons la piste vers Pocitos avec une variante évitant le passage des siete curvas. L'aspect est différent de l'aller du fait de la lumière matinale.
À Pocitos nous changeons d'itinéraire par la route 129 qui passe par le col Abra de Gallo à plus de 4600 m. Au passage nous découvrons les paysages de la Puna avec ses touffes d'herbe dorées qui décorent les pentes, l'étendue blanche de la saline des Pastos Grandes et le village isolé de Santa Rosa de los Pastos Grandes surmonté de son sommet enneigé.
Des troupeaux de vigognes sauvages s'enfuient à notre approche et même un suri qui court comme un dératé en bordure de route. Nous faisons halte à San Antonio de las Cobres pour le déjeuner et reprenons ensuite la route pour rejoindre Salta où nous retrouvons un temps très nuageux et doux . Nous partons une dernière fois dans les rues de la ville pour la laverie, l'achat de billets de bus pour le lendemain et des courses au supermarché que nous avons quelques difficultés à retrouver. Les rues sont très animées dans la soirée et les files d'attente toujours aussi importantes aux caisses et aux distributeurs de billets. .
SALTA - YAVI
03/07 : il bruine au réveil. Après un rapide aller/retour au distributeur de billets nous gagnons à pied la gare routière. Le chargement des bagages est l'occasion d'une petite discussion avec l'employé qui veut nous faire payer 10 ARS alors que la personne du guichet avait confirmé que le transport des bagages était gratuit. Finalement nous lui laissons 5 ARS de pourboire. Le bus très confortable avec des sièges inclinables part avec 20 minutes de retard. Nous traversons de grandes plaines agricoles avant d'atteindre San Salvador de Jujuy où nous rejoignons la route empruntée avec la voiture au début du séjour. Aux arrêts, des vendeurs d'empanadas, biscuits ou verres de gelée font rapidement le tour du bus. Après Humahuaca la route rejoint l'altiplano avec ses grands espaces semi désertiques. Quelques villages perdus au bord de la route sont l'occasion de brefs arrêts. Pour les derniers kilomètres de nombreux passagers sont obligés de rester debout. L'influence de la Bolivie toute proche se ressent dans les vêtements et les visages des passagers. À la gare routière de la Quiaca, Marisol contactée par Roland nous retrouve et nous emmène à Yavi, distant de 18 kms, où elle tient une petite hospedaje. Elle est très sympathique et joviale. La chambre est sommaire mais propre, équipée d'un chauffage un peu capricieux.
J'ai visité la plupart des lieux que tu décris et c'est un ravissement de voir tes photos.
la route qui mène à tolar grande a une autre lumière que celle que j'ai vue.
Il y a beaucoup d'autres lieux que je revisite à travers ton carnet comme Susques, las grandes salinas.
Mais ce qui me surprend le plus, ce sont les couleurs autour du cono de arita. Je n'avais pas eu ces couleurs blanches et rosées. Nous avons raté le belvédère au dessus du cono de arita et toutes tes photos me donnent furieusement envie d'y retourner.
C'est dommage de ne pas avoir continuer jusqu'à Antofalla pour son magnifique salar et jusqu'à antofagasta de la sierra, pour découvrir el campo de piedra pomez.
Merci du commentaire
Nous avons aussi regretté de ne pas continuer vers Antofalla et Antofagasta car nous avons vraiment été fasciné par la région de Tolar Grande, mais il a fallu faire des choix et nous voulions passer plusieurs semaines en Bolivie
Est-ce que le dollar blue et l'euro blue ont disparu?
Y a-t-il toujours des arbolitos? des casas de cambio au noir?
La carte de crédit est-elle acceptée sans supplément partout où tu es passé?
Il y a 2 ans, quand nous étions allés en Argentine, j'avais dû me déplacer avec beaucoup d'espèces car la carte de crédit était très peu acceptée.
J'avais emporté beaucoup d'euros que j'avais changés à Mendoza, première ville argentine où nous sommes arrivés, car nous étions arrivés en voiture depuis Santiago, par le paso del christo redentor.
La carte de crédit est peu acceptée dans les commerces mais il y a des distributeurs dans beaucoup de villages. Par contre le montant du retrait est limité ce qui oblige à retirer de l'argent tous les jours ou presque avec des frais évidemment....
Par contre le montant du retrait est limité ce qui oblige à retirer de l'argent tous les jours ou presque avec des frais évidemment....
Bon, il vaut toujours mieux venir avec un paquet d'espèces alors. C'est plus sûr!! Surtout que je suppose que les DAB sont parfois à sec.
Finalement, pas de grands changements en fait!!!
Salut MJP,
Merci pour ce beau carnet, Iguazu et le Nord Argentin sont très très hauts sur ma liste d'envies voyage donc je suis avec plaisir.
Par curiosité, as-tu trouvé l'altiplano argentin aussi spectaculaire que l'altiplano bolivien ?
Les photos de Tolar Grande sont superbes, cet endroit me fait rêver depuis des années...
Myriam
Personnellement, la Puna, c'est-à-dire, partie Tolar grande, mina la Casualidad, Antofalla, Antofagasta de la sierra, Campo de piedras pomez, volcan Galán, est aussi extraordinaire que le Sud Lipez.
Je suis allée aux 2 et j'ai adoré les 2 autant. Dans ces 2 régions, il y a des parties que je n'ai pas visitées mais c'est avec plaisir que j'y retournerai.
Difficile de choisir entre altiplano argentin et bolivien: il y a des paysages très spectaculaires dans les 2 pays et aussi très différents. Et je n'en ai parcouru qu'une petite partie. A l'issue de ce voyage je me garde bien de donner une préférence...
Merci Diamina et Jean-Pierre pour vos réponses. C'est vrai que ma question est un peu bête, les classements n'ont pas beaucoup de sens en matière de voyage. En tout cas, merci, ça me donne vraiment envie d'aller faire un tour dans le nord argentin. J'ai tellement aimé la Bolivie et le Nord chilien.
Myriam
Nous quittons l'Argentine et voici la suite du récit en Bolivie
YAVI - TUPIZA
04/07 : notre téléphone s'étant calé tout seul sur l'heure bolivienne (1h en moins) Marisol doit venir taper à notre porte pour le petit déjeuner. Le « remis » vient nous chercher à 9h30 pour nous conduire à La Quiaca près du poste frontière. Nous présentons nos passeports, et croyant qu'il s'agit uniquement du contrôle de sortie d'Argentine nous ne vérifions pas le document qui nous est remis. Après avoir traversé le pont sans plus de contrôle, nous interrogeons une personne au service de l'immigration bolivienne qui nous informe que toutes les formalités d'entrée ont été traitées au premier poste et que nous ne sommes autorisés que pour un mois en Bolivie. Pour prolonger notre séjour au delà nous devrons nous rendre dans un service d'immigration dans une des villes importantes de Bolivie. Après avoir échangé nos derniers pesos argentins nous traversons Villazon, ville frontière et, immédiatement, nous changeons de monde : il règne une intense activité avec de multiples petites boutiques et les femmes sont nombreuses à porter les vêtements traditionnels avec jupe, tablier, chapeau.
Nous fiant à mapsme nous partons à pied vers la gare routière et quand nous rejoignons l'emplacement supposé, ne trouvons aucune trace de bus. Un policier nous indique qu'elle se trouve à plusieurs cuadra de là et nous conseille le taxi. Pour 10 bol celui-ci nous emmène au départ des minibus. Le premier n'attendait plus que nous pour être complet et nous partons immédiatement vers Tupiza. La route bien revêtue traverse d'abord tout droit des hauts plateaux désertiques puis redescend ensuite dans des vallées plus fertiles en louvoyant au milieu de reliefs colorés. Nous rejoignons Tupiza en 2 heures environ.
Nous partons ensuite visiter quelques agences qui organisent des tours dans le sud Lipez et le salar d'Uyuni. La ville au plan quadrillé est parcourue par de nombreux « tuk tuk » et l'animation se concentre autour de la place principale. Le retrait d'argent aux distributeurs s'avère laborieux : nous faisons de multiples essais avec nos différentes cartes sans succès. Le personnel de l'agence est incapable de nous renseigner. Finalement, nous questionnons 2 touristes qui viennent de faire retirer et ils nous précisent que les retraits sont limités à 500 bol mais qu'il est possible de faire plusieurs retraits consécutifs. Après une série de manipulations laborieuses nous sommes à la tête d'une liasse épaisse de billets de 10 bol. Nous retournons auprès de l'agence Torre pour savoir s'il est possible d'avoir un départ le lendemain mais nous devrons attendre un jour de plus pour partager un trajet à 4.
TUPIZA
05/07 : nous partons dans la matinée pour une courte randonnée vers le canyon de l'inca. Au passage nous vérifions auprès de l'agence que le départ du lendemain est bien confirmé. À la sortie de la ville la piste traverse une zone de décharge avec de chaque côté des détritus de toutes sortes sur plusieurs centaines de mètres. Une fois cette zone peu accueillante traversée nous découvrons face à nous des roches colorées lumineuses sous le soleil de la matinée. C'est tout d'abord la porte du Diable, brèche entaillant la muraille rouge qui ouvre l'entrée du canyon.
Une végétation verdoyante côtoie les parois verticales et des reliefs ruiniformes de conglomérat dont la dentelle se détache sur le ciel bleu. Lorsque deux cavaliers arpentent l'endroit sur leurs chevaux nous nous imaginons dans le far west.
Au fond de la gorge nous contournons quelques vasques remplies d'eau puis grimpons sur les rochers pour pénétrer au cœur des parois. En retournant nous apercevons un mini van sur la piste. En regardant de plus près nous découvrons son immatriculation française : deux jeunes gens nous expliquent qu'ils parcourent l'Amérique du sud depuis 6 mois et nous proposent de nous redescendre au village. Nous déclinons car nous préférons continuer notre marche. L'après-midi est consacrée à un peu de farniente et au tri de photos à l’hôtel.
TUPIZA - QUETENA CHICO
06/07 : à 7h30 nous partons pour le tour dans le sud Lipez. Nous sommes accompagnés de 2 jeunes françaises, du chauffeur Luis et du cuisinier Marco. Les bagages sont vite chargés sur le toit du 4X4. Nous quittons Tupiza par la quebrada de Palala aux parois verticales très rouges, puis rapidement la piste prend de l'altitude. Luis nous explique de façon détaillée le programme de la journée et nous vante également avec passion les mérites du président Evo Morales. De profondes gorges entaillent la montagne de chaque côté de la Sillar, belvédère aérien sur les 2 versants.
Nous rejoignons ensuite l'altiplano vers 4000 m d'altitude. L'aspect est très différent de la Puna argentine : les immenses étendues sont plus accidentées et le relief apparaît très complexe avec de multiples vallées enchevêtrées. Sans quitter la haute altitude la piste louvoie entre tous ses vallonnements dans une succession de montées et de descentes parfois abruptes. Tout à coup, une vibration forte ébranle le 4X4 : première crevaison... Le changement de roue est rapide et nous pouvons repartir une quinzaine de minutes plus tard. Les troupeaux de lamas et quelques vigognes animent le plateau où pousse une maigre végétation d'herbes jaunes et de petits arbustes épineux. Vers midi nous atteignons Cerrillos, petit village d'éleveurs. Pendant que nous découvrons le village, Luis s'attelle à la réparation du pneu crevé : pour séparer le pneu de la jante il utilise une méthode inédite en l'écrasant avec la roue avant de la voiture. Marco prépare le déjeuner qui est servi dans une maison du village.
Nous reprenons la piste pour rejoindre Ciudad encantado, surprenantes formations de roches grises érodées aux formes torturées.
La piste reste à des altitudes comprises entre 4500 et 4800 mètres et est fréquemment coupée par des gués. Nous traversons san Antonio de Lipez puis l'ancien village ruiné de mineurs.
Le jour commence à décliner et de magnifiques lueurs rougeoyantes tapissent le ciel entre les nuages.
La piste traverse de nombreux gués, souvent gelés, qui imposent au chauffeur de faire un repérage et parfois d'ajouter quelques pierres pour éviter de s'embourber. Nous atteignons la laguna Morejon à la tombée de la nuit. Il reste encore 1h30 de piste et il est 20h quand nous atteignons notre gîte à Quetena Chico (4190 m). Les chambres ne disposent pas de chauffage et le duvet bien chaud est le bienvenu. Pendant que Marco prépare le dîner nous nous réchauffons autour d'un thé brûlant
QUETENA CHICO - VILLAMAR
07/07 : au matin, le thermomètre dans la chambre affiche 6°, heureusement bien couverts dans un duvet chaud, nous n'avons pas eu froid. J'ai quand même passé une nuit assez courte, peut être à cause de l'altitude. Au matin, quand nous chargeons les bagages sur le toit du 4X4 l'air vif nous cingle les mains malgré les gants. Nous partons vers 7h30 sous un ciel d'une pureté exceptionnelle. Un premier arrêt dans une ferme de lamas nous permet de photographier le troupeau sous toutes les coutures, et notamment les pompons amusants qui ornent les oreilles des animaux adultes.
Les sommets s'éclairent petit à petit pendant que nous parcourons les pentes qui permettent de franchir la cordillère du Lipez. Nous montons à plus de 4500 m et resterons toute la journée au dessus de cette altitude. Au fur et à mesure de la montée la végétation s'amenuise et les hauts sommets enneigés de la cordillère frontière apparaissent. Surgissant de l'altiplano, la vision de la laguna Hedionda Sur aux eaux turquoise au milieu de bancs de glace scintillante est un ravissement.
Peu après, les rives de la laguna Kollpa blanchies par le carbonate de sodium offrent encore un spectacle fascinant.
Nous poursuivons ensuite jusqu'aux thermes de Chalviri situés dans un cadre merveilleux. Des volutes de vapeur surgissent des sources d'eau chaude au milieu d'un dédale de mousses aux couleurs chatoyantes. Deux bassins aménagés permettent de se baigner dans une eau à 30°. Pour notre part, nous préférons déambuler autour pour profiter du paysage.
La piste se poursuit en direction de la frontière du Chili, souvent bordée de rebords enneigés. Au détour d'un virage la silhouette massive du Licancabur apparaît. La vaste laguna Blanca, au nom bien mal porté, étale ses eaux turquoises à proximité. Au bord de la route un renard, à la fois gourmand et craintif, profite des miettes jetées à son attention.
La piste est encore longue et nous atteignons le bord de la laguna Verde en fin de matinée. Prise en partie par la glace seule une petite portion est vraiment verte. Mais la juxtaposition de parties gelées, d'eau turquoise ou verte et les pentes sombres de la montagne sont magnifiques.
Nous profitons d'une météo exceptionnelle sous un ciel bleu sans vent. Le copieux repas de midi est servi non loin de là à l'abri de murs ruinés. Nous reprenons la route suivie le matin jusqu'aux thermes. De là, par une succession de vallonnements nous gagnons progressivement de l'altitude pour rejoindre le site de fumeroles de Sol de Manana situé à près de 5000 m d'altitude. Nous circulons autour des cuvettes d'eaux bouillonnantes, des marmites de boue fumantes, des jets de vapeur dans une odeur marquée de soufre.
Par un long parcours d'altitude entre 4700 et 5000 m nous parcourons les vastes espaces de l'altiplano aux nombreux reliefs pour rejoindre la laguna Colorada. D'épais nuages commencent à envahir le ciel et nous craignons d'arriver trop tard. Par chance, des éclaircies nous permettent d'admirer le patchwork de couleurs répandues sur cette immense lagune. Quelques flamands cherchent leur pitance ainsi que des lamas qui arpentent les rives de la lagune.
La piste garde encore les traces de chutes de neige obligeant notre chauffeur à emprunter des pistes parallèles mal tracées durant la traversée de ce haut plateau. Avant d'entamer la descente nous longeons les rives de la laguna Capina exploitée pour l'extraction du borax. La nuit tombe pour les derniers kilomètres avant d'atteindre Villamar, étape du soir. L'hospedaje semble aménagée récemment, un petit chauffage dans la salle commune procure une très relative impression de confort mais il sera impossible d'obtenir plus de quelques secondes d'eau chaude à la douche. Au cours du dîner, un groupe de 4 enfants du village en costume traditionnel vient nous chanter 2 airs locaux.
VILLAMAR - VILLA CANDELARIA
08/07 : l'itinéraire rejoint rapidement des zones de rochers fracturés aux teintes rougeoyantes sous le soleil matinal. Un premier arrêt à la « coupe du monde » permet de pénétrer au cœur de ce massif labyrinthique.
À peu de distance un chameau de roche attire tous les visiteurs. Quelques kilomètres plus loin le site d'Italiano perdido avec son dédale de roches rouge invite à la découverte. Nous grimpons facilement sur un des hauts rochers qui offre une vue aérienne sur l'ensemble du site.
Nous reprenons la piste jusqu'à la laguna Vinto où s'ébattent au loin quelques flamands tandis qu'un troupeau de lamas broute tranquillement au bord.
En fin de matinée nous arrivons à proximité de la laguna Negra : une courte marche au cœur d'un canyon conduit au bord du lac aux eaux plutôt bleutées que noires. Nous grimpons sur les roches qui dominent le lac et en position dominante nous pouvons apercevoir un chaos impressionnant de blocs érodés. Pendant notre marche, le cuisinier a préparé le repas de midi que nous dégustons assis sur les rochers chauffés par le soleil.
La route est encore longue dans des paysages désertiques à l'aspect austère et parfois un peu monotones. Au passage, nous faisons une incursion sur le rebord du canyon de l'Anaconda au fond duquel coule un ruisseau qui déploie ses méandres au cœur d'une végétation verdoyante.
Une halte à Juliaca, village désolé au bord de la voie ferrée permet de se rafraîchir d'une bonne bière artisanale avant de parcourir les derniers longs kilomètres qui conduisent à Villa Candelaria (3600 m). Malgré l'absence de chauffage l'ambiance est plus confortable et l'impression de froid moins vive que les soirs précédents. Un fois les bagages déposés nous repartons vers le bord du salar d'Uyuni pour assister au coucher du soleil.
Même si l'impression d'espace infini est particulièrement frappante le coucher du soleil nous déçoit un peu car seule une coloration diffuse vient éclairer le salar.
VILLA CANDELARIA - POTOSI
09/07 : départ matinal pour observer le lever du soleil sur l’île des Cactus en plein milieu du salar. Après un peu plus d'une heure de route droit sur le salar nous accostons au pied de l’île des Cactus. Un petit quart d'heure de marche au milieu de roches volcaniques très abrasives mène au sommet. Nous retrouvons un peu de monde, mais dans un grand calme qui permet de profiter à plein de la sérénité des lieux. Vers l'est la lumière du soleil commence à poindre. Le ciel se teinte de rose, tandis que la pointe des cactus commence à s'éclairer d'une chaude teinte jaune d'or. Les sommets des montagnes s'illuminent petit à petit et semblent à proximité alors qu'il faut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour les atteindre.
Nous sommes favorisés par une météo très agréable avec un ciel totalement dégagé sans vent et le froid qui règne à cette altitude est tout à fait supportable. À la descente, un petit déjeuner nous attend à l'arrière de la voiture.
Après, nous sacrifions aux photos loufoques proposées par notre guide sur le salar. Au terme d'une longue et précise préparation photos et video s’enchaînent. La visite de l’hôtel de sel et des boutiques d'artisanat à Colchani seront très brèves car nous devons essayer de prendre un bus en début d'après-midi à Uyuni. Après le déjeuner, le chauffeur nous conduit à la gare routière d'où le bus vers Potosi est annoncé partir sans délai. Les adieux à nos compagnes de voyage sont donc rapides et nous transférons nos bagages dans la soute du bus. Une fois les tickets achetés nous n'attendrons qu'une dizaine de minutes. Il fait extrêmement chaud dans le bus et les places situées tout à l'avant, si elles offrent une vision panoramique, ne sont pas des plus confortables pour les longues jambes. La première partie du trajet se déroule dans des espaces vallonnés arides sans grand attrait. Ensuite des reliefs plus marqués avec des gorges et des canyons apparaissent. À Potosi, au milieu d'une circulation dense nous arrivons à la gare routière où aucun taxi n'est en vue. Nous nous frayons un chemin avec nos valises entre les voitures pour traverser l'avenue encombrée et patientons quelques minutes avant qu'un taxi partagé ne s'arrête. Il nous conduit à l'assaut des rues escarpées de la vieille ville pour rejoindre le confortable hôtel où nous avons réservé. Nous apprécions le luxe d'une vaste chambre, d'un chauffage efficace et d'une douche bien chaude après ces journées de voyage.
Merci pour ce carnet.
Les photos me font rêver: elles sont toutes plus belles les unes que les autres!
Vous semblez en plus avoir eu une météo exceptionnelle, du moins jusqu'ici!
Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
La météo était effectivement favorable durant la quasi totalité de notre séjour en Bolivie. Nous avions choisi de voyager au coeur de l'hiver sur l'altiplano pour bénéficier des lumières très pures
POTOSI
10/07 : la nuit a été excellente dans le confort de la chambre et, à notre grande surprise, nous ne ressentons pas les effets de l'altitude élevée (4060m). Les premières heures sont consacrées à des taches « annexes » : portage du linge à la laverie, qui n'est pas encore ouverte lors de notre premier passage et service des migrations pour prolonger notre visa limité à 30 jours. Nous avons quelques difficultés à trouver ce dernier service, les informations recueillies sur le site des affaires étrangères et sur un plan de la ville étant contradictoires. Finalement, après renseignement pris à l'office du tourisme nous nous rendons dans une maison jaune sans aucun signe extérieur. Nous sommes fort bien accueillis avec des considérations sur l'équipe de France de foot et on nous explique, qu'en fait, nous sommes autorisés à rester 3 mois en Bolivie sans formalités supplémentaire !!! la suite nous montrera que les renseignements fournis étaient erronés. Nous déambulons ensuite dans la vieille ville aux rues étroites, en forte pente et très animées.
De vieux bus poussifs et bruyants y côtoient quelques véhicules hors d'age. Nous visitons le marché, très calme et qui offre la palette habituelle de commerces. Nombre de femmes portent la tenue traditionnelle. Les maisons de la vieille ville ont des façades très colorées et souvent ornées d'un balcon fermé en bois.
La montée raide à la tour de la compagnie de Jésus se fait à vitesse lente compte tenu de l'altitude : en haut nous profitons d'une belle vue sur la ville ancienne avec le cerro Rico en toile de fond. Omniprésente, cette montagne « historique » veille sur la ville et nous apercevons les nombreuses traces de l'exploitation minière.
La visite du palais de la Moneda dans un magnifique bâtiment de style colonial permet de mieux comprendre l'histoire de l'exploitation minière, symbole depuis toujours de cette ville si particulière.
Il nous faut un peu chercher pour trouver l'entrée de la cathédrale. Après avoir acheté son billet dans une petite rue située à l'arrière, nous sommes conduits à une entrée elle aussi à l'arrière. L'église relativement récente n'offre pas de trésor particulier mais les murs blanchis et les statues à caractère religieux aux formes et couleurs parfois naïves sont caractéristiques de l'Amérique du sud. Du haut du clocher la vue est encore plus intéressante sur les toits.
Quelques églises offrent, par ailleurs des façades à l'apparence variée. C'est, notamment, le cas de San Lorenzo dont le tympan est orné de statues mélangeant paganisme et christianisme.
POTOSI - SUCRE
12/07 : nous prenons notre temps dans la matinée avant de rejoindre en taxi le nouveau terminal de bus. Une imposante rotonde circulaire accueille les passagers et dans le hall les vendeurs des différentes compagnies tentent d'attirer le voyageur avec des cris tonitruants annonçant le direction. Après avoir acheté notre place pour Sucre et acquitté notre droit d'entrée sur le quai nous patientons en attendant le départ, 30 minutes après l'horaire annoncé. Une longue traversée de la ville permet de découvrir des quartiers aux maisons souvent inachevées perchées à flanc de collines. Trottoirs défoncés, épaves de voitures, ravins encombrés d'ordures forment un contraste saisissant avec la ville ancienne classée au patrimoine mondial. Sur l'altiplano le paysage agricole est constitué de nombreux champs quadrillés, de couleur rousse à cette époque de l'année. La large route revêtue pénètre ensuite dans une zone plus accidentée et sauvage : virages, fortes montées et descentes abruptes de succèdent dans une ambiance désertique. Le bus dévale les côtes à une allure plutôt rapide et les freins sont mis à rude épreuve. À l'approche de Sucre le paysage devient plus verdoyant, les habitations semblent mieux achevées et sont fréquemment enduites de blanc. Il règne une grande effervescence à la gare routière de Sucre et, comme à Potosi, il faut arrêter un taxi en maraude en dehors de la gare au milieu d'une intense circulation pour rejoindre l'hôtel réservé le matin même.
SUCRE
12/07 : nous partons à la découverte du centre historique de Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie. Dans le centre, presque toutes les maisons ont une façade blanche très lumineuse sous les rayons de soleil. De nombreuses façades sont également agrémentées de balcons fermés en bois. De paisibles patios colorés se cachent derrière ces façades.
Les rues sont propres, bien rangées et dessinées selon un plan quadrillé. Au passage, nous faisons halte à l'agence Condor Trekkers qui nous propose un tour au long du chemin de l'Inca et une marche dans le cratère de Maragua. Nous partons ensuite un peu au hasard des rues lorsque le son d'une fanfare attire notre attention. Des militaires en tenue jaune canari paradent sur la grande place.
Lorsque l'hymne national retentit tous se figent droits, y compris les nombreux badauds. Nous poursuivons notre découverte aux alentours de la place aux immeubles majestueux, tout repeints de blanc avec de magnifiques halls et escaliers intérieurs. Nous flânons également au marché et nous laissons tenter par un fruit (chirimoya) au savoureux goût moelleux. Le marché est relativement bien rangé et ordonné et on y trouve de nombreuses denrées alimentaires. Le premier étage est consacré aux multiples comedors qui cuisinent leurs plats directement sous l’œil des clients.
Églises aux façades rutilantes, arcades et patios fleuris se succèdent sans discontinuer.
Nous découvrons le verdoyant parc Bolivar et son ersatz de tour Eiffel orange. Pour clôturer notre découverte nous grimpons vers le mirador de Recoleta qui offre une vue panoramique sur la ville.
En fin de journée nous décidons de rejoindre directement La Paz car la découverte du parc Torotoro, envisagée un premier temps, nous paraît trop compliquée à organiser depuis Sucre. Nous réservons donc un billet d'avion pour La Paz et décidons de garder une journée de repos à Sucre.
CRATERE DE MARAGUA
13/07 : à 7h du matin nous partons vers les les villages Jalq'a. Nous sommes accompagnés de Dinelsa, guide, et d'Alex un jeune étudiant bolivien ayant étudié à Rennes. Une jeune anglaise complète le groupe. La route asphaltée au départ traverse des zones vallonnées couvertes de pins et d'eucalyptus. Ensuite, nous empruntons une portion pavée puis la piste de ripio jusqu'au sanctuaire de Chataquilla. Après un petit déjeuner nous empruntons à pied le sentier inca : pavé, il descend en larges lacets dans une profonde vallée. La pente est raide mais le sentier bien tracé et large à l'exception d'un passage où un éboulement a détruit le passage.
Nous retrouvons notre chauffeur à proximité de Chaunaca. Reprenant la voiture nous poursuivons en direction de Maragua par une piste sinueuse qui emprunte des pentes escarpées et ravinées. Le cratère de Maragua se dévoile peu avant le village : vaste dépression entourée de montagnes aux plis en forme de vagues présentant des tonalités de couleurs étonnantes.
Le copieux pique-nique de midi accompagné d'une bonne bouteille de vin de Tajira est servi sur une terrasse dans ce village à l'ambiance pas très avenante.
De nombreux champs cultivés parsèment les pentes. Un tracteur collectif aide les habitants dans leur travail Nous partons ensuite en direction du mirador de Ninu Mayo. Une petite marche d'une trentaine de minutes au travers de paysages arides conduit vers une dalle inclinée constellée d'empreintes de dinosaures. Au passage, nous apercevons quelques paysans qui utilisent deux ânes pour fouler leur récolte dans une aire circulaire. Tout à coté leurs petites habitations en adobe semblent bien misérables.
Le ciel gris et couvert ne permet pas de mettre en valeur ce paysage particulier qui prend des allures ternes. Avant de repartir vers Sucre nous faisons halte à la gorge du Diable, une cascade qui doit être spectaculaire dans la saison des pluies. Aujourd'hui, il ne coule qu'un mince filet d'eau un peu perdu au milieu de la végétation. Le chemin du retour emprunte une pente soutenue au flanc de laquelle la piste a été taillée en d'innombrables lacets.
SUCRE
14/07 : journée consacrée au farniente. Durant la matinée nous profitons des services de la laverie puis déambulons paisiblement au hasard des rues très animées en ce samedi matin. Sur la place un parti écologique cherche à recruter quelques partisans. Nous visitons le musef, musée ethnographique et folklorique qui présente des expositions intéressantes sur l'art religieux ainsi que sur les habitudes vestimentaires des femmes boliviennes.
Durant l'après-midi nous restons tranquillement à l’hôtel pour préparer la suite du voyage et essayer d'envoyer avec peine quelques photos. Le soir, nous assistons à un spectacle de danses folkloriques dans le centre culturel « origenes ». La richesse des costumes et la profusion des couleurs sont étonnantes. Durant 2 heures les danseurs nous éblouissent de leur vivacité.
L'excursion à Maragua est intéressante car elle elle permet de découvrir des paysages différents, certes pas forcément spectaculaires, mais intéressants au plan géologique et aussi la vie de villages isolés. l'excursion que nous avons faîte dure environ une douzaine d'heures (7 h du matin à 7h dusoir)
SUCRE -LA PAZ
15/07 : à 8h30 le taxi nous attend devant la porte. En ce dimanche matin il nous faut un peu plus de 30 minutes pour rejoindre l'aéroport situé sur un large plateau aride. Une aérogare flambant neuve nous ouvre ses portes, mais nous sommes un peu dépités quand nous découvrons que l'avion est annoncé avec 25 minutes de retard à cause du brouillard à La Paz. Au fur et à mesure, le retard annoncé s'accroît et finalement le départ est annoncé à 13h. Il reste donc du temps pour errer dans l'aérogare, ce qui nous permet de suivre la finale de coupe du monde sur les nombreux écrans installés dans l'aérogare. Quand nous embarquons il reste 10 minutes de jeu et nous croisons les doigts pour que le score reste inchangé. 50 minutes de vol nous permettent de survoler les montagnes de Bolivie. À l'approche de La Paz, les hauts sommets enneigés de la cordillère font leur apparition cernés de gros cumulus bourgeonnants. Puis c'est la plongée fascinante en survolant la fourmilière de maisons en briques accrochées aux pentes vertigineuses de la capitale.
Dès la sortie de l'aérogare un sympathique chauffeur de taxi nous prend en charge et nous conduit rapidement vers l'hôtel en empruntant la large avenue serpentante qui rejoint le centre ville. C'est la fête de la ville qui se prépare et, durant l'après-midi, nous profitons des puissants décibels de la répétition des musiciens. De la terrasse de l’hôtel nous découvrons les façades des buildings tout proches ornées de publicité.
LA PAZ
16/07 : en début de matinée nous partons à la découverte des rues autour de l’hôtel. Tout à côté, la façade de l'église san Francisco est illuminée par le soleil.
Nous gravissons ensuite les raides ruelles étroites jalonnées de boutiques encore désertes. Dans l'ensemble, les maisons sont plutôt délabrées avec un mélange de constructions anciennes et récentes.
Le ciel bleu nous incite à partir vers le belvédère de Killi Killi pour avoir un aperçu de la ville. À proximité de la place Murillo, la musique de fanfares nous détourne de notre chemin. Nous découvrons la place, bordée du palais présidentiel et du parlement, envahie de policiers, de militaires et de nombreux badauds. Lorsque retentit l'hymne national bolivien civils et militaires se figent au garde à vous.
Les préparatifs d'un défilé nous incitent à patienter mais, lassés de trop attendre nous repartons vers notre belvédère. Par de raides impasses et des escaliers escarpés que nous gravissons lentement compte tenu de l 'altitude nous atteignons le mirador qui offre une vue panoramique exceptionnelle sur la ville. De tous côtés des constructions s'accrochent aux pentes les plus extravagantes tandis que des buildings multicolores occupent le centre de cette gigantesque cuvette.
Nous retournons vers la place Murillo juste à la fin du défilé mais à temps pour apercevoir quelques uniformes chamarrés et assister aux danses d'hommes et de femmes arborant leurs costumes traditionnels.
Sur la place, les familles se pressent en nombre pour se faire photographier devant les panneaux fleuris au nom de chaque ministère.
Après un rapide tour dans la cathédrale pour observer la vierge d'el Carmen, objet de grande dévotion, nous retournons vers le centre historique. C'est jour férié et beaucoup de boutiques sont fermées. Au passage, nous observons une cérémonie durant laquelle un couple se fait recouvrir de confettis blancs sous les clameurs d'une nouvelle fanfare de tambours et cuivres. De nombreuses étals en tout genre bordent les ruelles étroites. Les plus étonnantes sont les boutiques de sorcières qui offrent toutes sortes de remèdes à base de plantes et aussi, des fœtus de lama.
Après le déjeuner, nous repartons vers la gare des téléphériques, véritables systèmes de transport en commun en cours de développement.
Des podiums sont dressés et un charivari de musiques bruyantes nous crève les tympans. La ligne rouge rejoint el Alto en survolant les multiples terrasses de la ville et aussi le cimetière où les tombes s'empilent sur plusieurs étages de petits immeubles. À el Alto, sur l'altiplano à 4095 m, c'est également la fête et les trombones s'époumonent.
La vue sur La Paz et les montagnes de la cordillère royale mérite vraiment le détour.
LA PAZ - COPACABANA
17/07 : à 9h nous nous rendons à l'agence Europcar, située à 500 m de l’hôtel environ. L'agence n'a pas reçu trace de notre réservation de la veille par internet et nous devons donc attendre un peu avant que la voiture ne soit prête. On nous octroie un modèle supérieur au même prix. Au moment de faire l'état des lieux nous constatons que le réservoir est quasi vide : nous demandons donc qu'on nous fasse le plein et voilà encore une vingtaine de minutes supplémentaires d'attente. Le temps de passer à l’hôtel chercher les bagages il est presque 10h30 quand nous prenons la route. Dans la ville de La Paz, l'orientation est finalement assez simple : il suffit de remonter la large avenue principale empruntée en arrivant de l'aéroport. Les choses se compliquent quand nous arrivons sur le plateau à El Alto : aucune signalisation n'indique la direction, la circulation est très dense avec de longues files de minibus qui déversent et chargent leurs passagers. Les avenues sont très encombrées, de multiples stands de vente occupent les trottoirs. Il est temps de mettre en route le GPS qui nous apprend que nous ne sommes pas dans la bonne direction et nous remet dans le droit chemin par un dédale de rues bordées d'immeubles en briques plus ou moins achevés. Pour finir, nous louvoyons au travers de rues non revêtues complètement défoncées dans un environnement de banlieue sinistre.
La bonne route enfin retrouvée il ne reste plus qu'à s'acquitter du péage pour filer sur l'altiplano. Nous aurons parcouru presque 40 kilomètres avant de sortir de cette gigantesque agglomération. En arrière plan les sommets glaciaires de la cordillère brillent de tous leurs feux. Nous rejoignons les rives du mythique lac Titicaca, d'un bleu étincelant.
La route serpente entre lacs et vallons en traversant de nombreuses zones habitées. Des travaux d'élargissement rendent la conduite un peu compliquée pour trouver le bon cheminement entre parties défoncées et zones pourvues d'un revêtement tout neuf qui s'interrompt sans crier gare. Nous rejoignons ainsi un détroit de 800 mètres de large qu'il faut traverser sur une petite barge sommaire manœuvrée difficilement par un seul homme.
Ensuite, la route parcourt une magnifique crête offrant des panoramas saisissant de part et d'autre du lac avant de plonger vers Copacabana.
Malheureusement, des monceaux de détritus jonchent les bords de route tout du long. À l'entrée du village le contrôle de police nous oblige à montrer tous les papiers du véhicule et le permis de conduire. Le policier peu aimable nous demande de payer 5 bol. Craignant une arnaque nous lui indiquons que nous avons déjà payé le péage à l'entrée et que nous ne comprenons pas. Devant son insistance nous payons et lui demandons un reçu que nous n'obtenons pas. Ne voulant pas perdre de temps nous finissons pas céder et partons à la recherche d'un hôtel. Le premier contacté est complet et nous trouvons une chambre au deuxième hôtel situé au dessus de port avec une belle vue panoramique. Il fait plutôt froid et nous demandons un chauffage à l’hôtelier. Un petit tour dans le village nous plonge dans une ambiance touristique à laquelle nous n'étions pas habitués : boutiques de souvenirs, hôtels, restaurants, bars se côtoient dans une musique étourdissante. Au bord de la plage pédalos et bouées, tous très kitsch, attendent les vacanciers.
ISLA DEL SOL
18/07 : à 8h30 nous embarquons sur le bateau qui nous mène à l'Isla del Sol. De gros cumulus encombrent le ciel et le soleil a un peu de mal à percer. Les rives de la péninsule suivie par le bateau restent grises en l'absence de lumière. Le bateau passe à proximité d’îlots quasi désertiques où poussent quelques rares arbres. 1H30 plus tard nous accostons au port.
À peine débarqués, à l'extrémité du ponton, nous devons nous acquitter de 10 bol/personne pour accéder à l'île. Nous empruntons un raide escalier rectiligne qui remonte vers le village de Yumani. Peu avant le village nous bifurquons vers le sud sur un chemin qui rejoint les ruines inca de Pilkokaina.
Même si l'île a développé une intense activité touristique avec de nombreux hôtels et restaurants la vie agricole traditionnelle reste très active. Nous croisons des paysans avec leurs ânes et leurs lamas.
Les pentes sont rayées de nombreuses terrasses soutenues par des murets et les traces de culture omniprésentes. Au retour de Pilkokaina, pour éviter de reprendre le même sentier, nous empruntons un beau chemin qui contourne par le versant ouest de l'île. Nous découvrons alors une baie très profonde et des pentes entrecoupées de plissements rocheux aux couleurs variées. Les nuages se sont petit à petit dissipés et l'eau du lac a repris sa couleur bleu intense si particulière.
Nous rejoignons le haut du village et pouvons découvrir les glaciers et les neiges des sommets andins étincelants de l'autre côté du lac. Nous prenons notre déjeuner sur la terrasse du restaurant Pachamama et prenons tout notre temps pour profiter de ce merveilleux décor.
Nous louvoyons dans les ruelles pavées pour redescendre vers le port sans nous presser et attendre le bateau de retour à 15h. À Copacabana nous parcourons le village très bruyant et animé jusqu'à la cathédrale aux dimensions imposantes par rapport à la taille du village. Nous découvrons avec surprise la bénédiction des voitures ornées de bouquets de fleurs multicolores vendus aux stands situés juste devant le sanctuaire.
COPACABANA - SORATA
19/07 : nous quittons Copacabana vers 9h. Au contrôle de police, nous nous faisons à nouveau délester de 5 bol. Le parcours de la route de crête nous permet à nouveau d'observer le lac Titicaca sur les deux versants. Devant nous les sommets glaciaires de la cordillère royale nous éblouissent. Le passage du petit détroit entre san Pedro de Tiquina et san Pablo de Tiquina est rapide. La mer est un peu agitée aujourd'hui ce qui nous vaut de payer plus cher qu'à l'aller ... Nous rejoignons ensuite la route à 4 voies en provenance de La Paz et pouvons filer sur l'altiplano dominé par la cordillère. Une lumière rasante jaunit les herbes offrant un joli contraste de couleurs avec les eaux bleutées du lac. De nombreuses parcelles cultivées parsèment le plateau. Nous quittons la route principale à la sortie de Achacachi pour une route également goudronnée qui se rapproche de la cordillère. Notre devons nous arrêter dans la traversée d'un village à cause du défilé d'une fanfare. Hommes et femmes se pressent endimanchés autour des musiciens. Nous reprenons rapidement notre route pour gagner un peu d'altitude et rejoindre un col qui domine la profonde vallée de Sorata. Devant nous se dressent les spectaculaires glaciers de l'Illampu et de l'Ancohuma, sommets de plus de 6000 m émergeant des nuages.
La route descend ensuite vers la vallée dont les pentes incroyablement raides sont couvertes d'un patchwork de champs. La végétation devient de plus en plus verdoyante. Après de multiples lacets Sorata apparaît avec ses maisons suspendues au bord du vide.
La route goudronnée laisse place à une piste poussiéreuse. En contrebas du village nous rejoignons l’hôtel implanté au creux de la vallée au milieu des bois. Nous disposons d'une chambre simple dans un bungalow au bord d'un pré : l'ambiance verdoyante est reposante après tous ces villages environnés de poussière. Après un sandwich rapide pris au soleil sur la terrasse nous empruntons le chemin escarpé qui monte vers le village où règne une atmosphère poussiéreuse. Nous consultons l'office du tourisme qui très aimablement nous renseigne sur les excursions possibles. Nous souhaitons aller vers la laguna Chillata mais l'accompagnement d'un guide est fortement recommandée, car les communautés de la région ne semblent pas apprécier les randonneurs isolés. Une des 2 agences située près de la place principale nous propose l'accompagnement avec le véhicule pour rejoindre le départ de la randonnée. De retour à l’hôtel, quelques gouttes de pluie nous font hâter le pas dans la raide descente pour éviter l'averse. L’hôtelier contacte un guide qui nous propose le même tour pour 100 bol de moins avec, en plus, prise en charge à l’hôtel.
LAGUNA CHILLATA
20/07 : notre guide, Ricardo, vient nous chercher après le petit déjeuner avec un taxi. Après avoir traversé le village, nous empruntons une piste qui monte dans des pentes vertigineuses en traversant de nombreuses zones habitées. La piste serpente au flanc d'une vallée encaissée dominant Sorata. Les champs cultivés occupent l'espace et nous prenons rapidement de l'altitude. Le paysage est très verdoyant et nous traversons plusieurs ruisseaux. Un premier arrêt nous permet de prendre en charge un jeune homme avec sa faucille qui ira préparer des ballots de paille pendant que nous monterons au lac. Un deuxième stop permet au guide de récupérer la clé qui ouvrira la barrière donnant accès à une route privée un peu plus haut dans la montagne. Petit à petit, la végétation verdoyante laisse place à de grands espaces vallonnés recouverts de touffes d'herbe jaune. Un peu avant 4000 m la piste s'arrête et nous poursuivons à pied dans des pentes dominées par les masses glaciaires de l'Illampu, 2000 mètres au dessus de nos tètes. Malheureusement, les nuages envahissent petit à petit le ciel ne laissant filtrer qu'une lumière assez pâle. Nous veillons à progresser lentement pour éviter d'être essoufflés par l'altitude.
En moins d'une heure nous gravissons les 250 m de dénivellation qui mènent à la laguna Chillata. Les sommets alentour se reflètent dans une atmosphère paisible sans vent. Durant notre pause, quelques brises viennent bousculer les nuages et nous profitons de passages ensoleillés momentanés.
Nous rejoignons ensuite la voiture pour y prendre notre pique-nique avant d'entamer la descente qui offre quelques passages de virages impressionnants au dessus du vide. Vers 14h, nous sommes de retour à l’hôtel. Nous profitons d'une après-midi de repos tandis que le ciel nous gratifie de quelques courtes averses éparses.
SORATA - COROICO
21/07 : des pluies sont tombées durant la nuit et, ce matin, le ciel est complètement noyé dans les nuages. La traversée de Sorata est assez laborieuse avec un camion qui bloque la circulation parce qu'un câble électrique pendouille au milieu de la rue... La remontée vers l'altiplano se fera presque entièrement dans le brouillard. Une fois passé le col la visibilité s'améliore mais le ciel reste complètement couvert. À Achacachi, la pagaille règne au marché avec voitures et camions arrêtés en désordre au milieu des rues. La route vers La Paz est ensuite rapidement parcourue. Compte tenu de la météo nous envisageons un moment d'aller visiter les ruines de Tiwanaku : notre GPS nous indique une route à l'entrée d'El Alto qui permet de rejoindre directement la route de Tiwanaku. Nous empruntons donc une superbe voie large, récemment pavée, toute droite dans une zone à urbaniser qui, au bout d'environ 1 ou 2 kilomètres, se perd complètement dans des chemins défoncés. Nous rebroussons chemin et, devant la persistance de la pluie, décidons de rejoindre directement Coroico. Commence alors une longue traversée urbaine d'El Alto et de La Paz qui, malgré une circulation réduite, nous prendra 2 heures. Pour dénicher la route de Coroico, mieux vaut faire confiance à son GPS car aucun panneau d'indication ne vient à la rescousse. Nous remontons sous la pluie l'excellente route qui mène vers le col de la Cumbre. Peu avant le col, la neige fait son apparition sur les bas côtés. Au col, à 4470 mètres, les enfants se donnent à cœur joie au plaisir des boules de neige et de la luge.
Très rapidement dans la descente, la pluie se transforme en neige, la route blanchit et la circulation devient chaotique : minibus en travers, voitures en glissade, camions et bus au pas ou arrêtés. Nous descendons au pas en louvoyant entre les obstacles avec de nombreux arrêts de la circulation.
À ce moment, je crains vraiment de rester bloqué et devoir passer la nuit dans la voiture à plus de 4000 mètres. Heureusement, petit à petit, nous réussissons à descendre malgré une certaine pagaille et à rejoindre la limite de la pluie. Une fois extirpés de notre piège neigeux nous profitons de la belle route asphaltée qui descend vers Coroico, non sans éviter au passage quelques petits éboulements de pierres répandues sur la route. Les derniers kilomètres sont parcourus de nuit. Au contrôle quelques kilomètres avant Coroico, le policier, sans doute lassé de sa journée, nous fait signe de continuer sans vérification et il est 19h quand nous arrivons sur la place de Coroico !!! La première chambre trouvée sera la bonne.
Le coin de Sorata me rappelle nos Alpes, sauf que chez nous, la Laguna Chilata serait considérée comme un petit lac de montagne. C'est d'ailleurs assez surprenant que tous les petits plans d'eau soient considérés comme lagune.
COROICO
22/07 : c'est le grand bleu au réveil et, depuis la terrasse de l’hôtel, les sommets enneigés de la cordillère resplendissent. Les brumes envahissent le fond de la vallée et commencent à se déchirer. Les montagnes verdoyantes entourant Coroico sont couvertes d'une végétation exubérante : bananiers, fougères, arbres recouverts d’épiphytes poussent dans un savant foisonnement sur des pentes raides.
Pour profiter des beaux éclairages matinaux nous partons à pied vers le mirador situé au flanc du cerro Uchumachi. C'est une petite randonnée agréable qui offre une vision panoramique sur les environs de Coroico.
La neige fond rapidement sur les hauts sommets de la cordillère, signe de l'intensité du soleil dans cette région. Au passage nous faisons halte sur l'aire de décollage pour observer des patientes tentatives d'envol de deux parapentistes qui attendent le vent favorable.
Après le déjeuner dans un agréable jardin nous partons en voiture sur la piste qui mène vers les cascades distantes de quelques kilomètres. Une nouvelle fois, la traversée du village est un peu laborieuse dans les ruelles étroites encombrées de voitures stationnées des deux côtés.
La première cascade, sans intérêt ruisselle sur la route. Au pied de la deuxième, un bassin en bord de la piste poussiéreuse permet de se baigner. Nous nous arrêtons à la troisième un peu à l'écart. Après nous être délestés de 3 bol chacun nous grimpons rapidement vers le bassin situé au pied de la cascade qui coule sur une paroi noire haute de plusieurs dizaines de mètres. Des promeneurs barbotent dans l'eau tandis que des femmes lavent leur longue chevelure dans le déversoir.
Le paysage alentour est assez plaisant mais le tour en est assez vite fait.
COROICO - LA PAZ
23/07 : au lever du jour, une superbe mer de nuages recouvre toute la vallée en dessous de Coroico.
Nous reprenons la route vers La Paz et, cette fois, pouvons profiter du paysage sous le soleil. Les hauts sommets restent enneigés mais la fonte a été rapide. Aux abords de la Cumbre nous croisons de nombreux Vttistes qui s’apprêtent à descendre la « route de la mort ». Les bords de la route restent blanchis et les parois verticales plâtrées sous un ciel devenu nuageux.
La descente vers La Paz est rapide et nous retrouvons les faubourgs avec les constructions inachevées, les multiples camions et bus en cours de réparation au bord de la route. La circulation devient très dense avec principalement des minibus qui prennent en charge leurs passagers n'importe où sans se ranger. Il nous faut environ une heure pour rejoindre notre hébergement à Socopachi. Le quartier paraît très ordonné et propre par rapport à la ville historique visitée lors de notre dernier passage. Après un petit tour à la laverie, un tucumanes avalé sur un banc, un gâteau à la pâtisserie et un tour dans le supermarché très encombré nous retournons vers l’hôtel en passant pas le belvédère de Monticulo qui nous offre un nouveau point de vue sur la ville géante.
LA PAZ - SAJAMA
24/07 : nous partons vers le parc Sajama. Il nous faut à nouveau traverser La Paz et ses embouteillages, et, surtout, El Alto dont la longue avenue rectiligne est toujours encombrée de centaines de minibus sur plusieurs files. Il nous faudra environ 1h30 pour sortir de cette agglomération tentaculaire. Au péage, le policier qui contrôle a l'air très perplexe avec le permis de conduire international que je lui présente, mais, ne voulant sans doute pas paraître ignorant, fait mine de l'examiner avant de me le rendre et de me laisser passer... Ensuite, une magnifique route à 4 voies traverse l'altiplano à l'aspect d'abord désertique. Petit à petit quelques champs cultivés font leur apparition. Dans les lointains apparaissent des cordillères enneigées. À Patacamaya nous abandonnons la route d'Oruro pour celle conduisant vers Arica au Chili. Nous croisons de nombreux poids lourds chargés de conteneurs. Certains d'entre eux ont la fâcheuse tendance à doubler dans les côtes ou les virages sans visibilité. Le paysage devient plus accidenté et nous observons à nouveau des formations rocheuses teintées de rouge.
La neige fait également son apparition dans les versants ombragés. Au bord de la route, de petites maisons d'adobe recouvertes de paille abritent quelques pauvres éleveurs de lamas.
Des chullpars (tours en adobe utilisées comme tombeaux) bordent la route.
Le puissant volcan Sajama, auréolé de nuages, est omniprésent durant le trajet. Des rivières serpentent entre les flancs de montagnes ourlés de neige. À Lagunas nous quittons la route asphaltée pour une piste très roulante qui conduit au village de Sajama en une quinzaine de kilomètres. Il nous faut évidemment nous acquitter de nos droits d'accès au parc et nous constatons sur le registre que de nombreux visiteurs français nous ont précédé. Le village aux maisons basses étalées est situé sur un vaste plateau d'altitude encerclé de nombreux sommets élevés.
Nous trouvons une chambre avec de l'eau chaude et un radiateur électrique un peu poussif à l’hôtel Oasis situé juste à l'entrée du village . Malgré le radiateur il fait plutôt froid dans la chambre (9° à 6h le soir). Nous partons faire un tour du village pour profiter des belles lumières rasantes qui s'infiltrent entre les nuages et font briller la neige. Le repas du soir est pris directement à l’hôtel à 19h et à 20h nous tentons de nous réchauffer sous les épaisses couvertures.
PARC DE SAJAMA
25/08 : la nuit a été un peu longue après nous être couchés si tôt. Dans la chambre la température avoisine les 8° mais grâce aux nombreuses épaisseurs de couvertures nous n'avons pas eu froid. Nous partons vers les champs de geyser situés à 8 kilomètres environ. Auparavant, nous tentons quelques courses aux 2 épiceries du village : nous ne pouvons acheter que du pain et quelques tomates car il n'y a ni fromage ni charcuterie. Tous les volcans de la cordillère étincellent de blancheur autour de nous.
La piste est boueuse par endroits du fait de la fonte des neiges et les 4 roues motrices sont nécessaires pour chevaucher quelques ornières profondes. Le champ de geysers est entouré de pentes enneigées et les troupeaux de lamas sont nombreux tout autour. De l'eau bouillonnante jaillit des marmites colorées et les vapeurs et odeurs de soufre sont par moments rabattues par le vent.
Nous décidons ensuite de continuer à pied vers la laguna Altura qui semble proche sur la carte du parc. Le chemin monte d'abord en pente douce dans un cadre grandiose de sommets enneigés. Nous sommes à 4200 m et devons ménager notre souffle. Comme toujours sur ces montagnes andines, les distances et dénivellations sont difficiles à apprécier.
Après plus d'une heure de marche aucune lagune n'est en vue et nous sommes vers 4400 m. Je dois me rendre à l'évidence qu'il y a encore bien entre 30 minutes et 1 heure de marche pour arriver à l'endroit où je crois deviner un emplacement de lac. Le ciel devenant un peu menaçant nous décidons donc de faire demi tour avec beaucoup de regret. Dans l'après-midi nous roulons vers la laguna Huaynacota située au bord de la piste. Nous parcourons à pied les bords du lac dans lequel se reflètent les sommets environnants.
Le sommet du volcan Sajama se libère même de ses nuages nous permettant d'observer la calotte glaciaire et les chutes de séracs qui dévalent ses pentes.
SAJAMA - LA PAZ
26/07 : le froid nous dissuade de rester plus longtemps dans le parc Sajama. Nous repartons donc en direction de La Paz. Au retour, les paysages apparaissent sous une lumière différente avec le grand ciel bleu matinal. Même le sommet du Sajama montre totalement sa calotte glaciaire. À partir de Patacamaya nous apercevons les sommets de la cordillère royale. À l'approche de La Paz le contraste est frappant entre le désordre des constructions inachevées dans les zones en cours d'urbanisation et le tableau des hautes montagnes surgissant en arrière plan.
Il nous faut à nouveau traverser la longue avenue rectiligne de El Alto avec ses cohortes de minibus. Aujourd'hui, la circulation est « relativement » calme, ou peut être sommes nous un peu plus habitués. L’hôtel où nous avions réservé auparavant est complet et nous poursuivons vers le quartier de Socopachi. Nous restituons la voiture avec une journée d'avance et nous dégourdissons les jambes en retournant à pied à l’hôtel. Une nouvelle fois les bruits et les odeurs de la ville nous assaillent.
LA PAZ
27/07 : nous flânons dans les rues pour trouver une agence qui propose des excursions à Tiwanaku et acheter quelques souvenirs pour les petits enfants. Après déjeuner, nous empruntons la ligne orange du téléphérique qui nous mène vers la place Villaroel en survolant à nouveau les maisons étagées sur les pentes. Sur la place, de nombreuses familles se promènent avec leurs enfants. Nous redescendons à pied vers le centre en empruntant de petites rues calmes bordées de jolies villas colorées loin de l'effervescence du centre où règne une grande animation jusque tard dans la soirée.
TIWANAKU
28/07 : nous avons réservé la visite de Tiwanaku avec un guide auprès de l'agence Bolivia Chacana Travel. À 8h30 le guide vient nous chercher à l’hôtel puis nous rejoignons le bus à quelques centaines de mètres. Après avoir rejoint El Alto par un lacis de rues toutes plus raides les unes que les autres puis louvoyé dans El Alto, peut être pour éviter les embouteillages, le bus rejoint la route de l'altiplano qui offre une nouvelle fois un panorama fantastique sur la cordillère royale dont tous les sommets sont complètement dégagés.
À Tiwanaku nous visitons d'abord le musée des céramiques puis le site pré-inca avec la porte du soleil, le temple de Kalasasaya aux murs parfaitement rectilignes et la pyramide de Akapana.
Nous nous rendons ensuite au site de Pumapunku et terminons par le musée des pierres avec ses monolithes. Au retour à La Paz, la principale avenue de la ville est fermée à cause de la parade des étudiants qui défilent en costume pour célébrer le folklore bolivien. Durant toute la fin d'après-midi et jusque dans la nuit les groupes en costumes colorés et les orchestres défilent accompagnés d'une musique assourdissante et des éclats des pétards et des feux d'artifice. Avant de rentrer à l’hôtel nous passons à la gare routière réserver nos billets pour Cochabamba.
LA PAZ - COCHABAMBA
29/07 : lorsque nous arrivons à la gare routière à 8h30 nous apprenons que le bus de 9h sur lequel nous avons acheté les billets est supprimé. Nous pouvons transférer nos places sur un bus partant à 8h30, qui, de fait, partira à 9h ! La sortie de La Paz est compliquée par de gigantesques embouteillages car une course de voitures à pédales se déroule sur l'avenue principale ! Il nous faudra environ 1h30 pour traverser toute la zone urbaine jusqu'à la sortie d'El Alto. Nous parcourons la portion de route empruntée lors de notre trajet vers Sajama. Ensuite nous poursuivons sur l'altiplano en direction d'Oruro. À l'horizon, la pyramide du volcan Sajama perce l'altiplano à plus de 150 kilomètres de distance. Après la bifurcation vers Cochabamba, la paysage évolue : la route remonte en pente régulière sur les flancs de la cordillère. Des travaux d'élargissement de grande ampleur imposent de multiples zigzags dans la poussière avant d'atteindre le point culminant vers 4500 m. De petits villages ponctuent régulièrement le bord de la route. Sur le versant est la pente s'accentue avec une longue descente de 1800 m de dénivellation. Le trafic de camions est très dense dans les deux sens et les ralentissements fréquents. Petit à petit la végétation devient verdoyante et dans la vallée menant à Cochabamba nous apercevons des eucalyptus, des palmiers, témoins d'un climat plus clément. L'air devient plus doux et nous quittons le pull que nous avions porté quasiment tous les jours depuis l'arrivée en Bolivie. La ville de Cochabamba et ses banlieues s'étale sur plus de 20 kilomètres au fond d'une large vallée entourée de montagnes. Nous atteignons la gare routière après 8h30 de route, un peu fourbus et sonnés. Dans le hall, la foule et le bruit nous assaillent. Une nouvelle fois, il n'y a pas de taxi en attente et nous devons nous poster au bord de l'avenue pour en héler un. Le chauffeur ne semble pas bien connaître la ville et se perd un peu pour trouver le numéro de la maison d’hôtes L'atmosphère de la ville contraste beaucoup avec La Paz car nous apercevons de nombreuses avenues arborées et verdoyantes et les abords semblent relativement ordonnés.
COCHABAMBA - TOROTORO
30/07 : petit déjeuner frugal dans la chambre avec quelques biscuits et un thé avant d'aller au supermarché proche pour acheter un pique-nique et rassasier notre estomac avec un saltena. Un taxi nous conduit au terminal des minibus pour Torotoro situé à l'écart du centre ville. Nous avons de la chance car un minibus est presque complet et nous partons dès les billets achetés. La sortie de la ville est rapide. La route asphaltée longe un grand lac aux eaux ocres bordé de bases de loisirs. Quand nous bifurquons vers Tototoro la route devient pavée et nous sommes massés, secoués, bousculés, chahutés en tous sens, d'autant plus que des chantiers importants de construction d'une nouvelle route imposent de multiples déviations poussiéreuses. La route traverse d'abord des zones vallonnées et boisées, puis des zones montagneuses chaotiques avant de rejoindre le large lit d'un rio que nous suivons longuement. Un rapide arrêt dans un village nous permet d'avaler en vitesse notre pique-nique. Peu avant Torotoro la piste quitte le fond de la vallée pour remonter par une succession de multiples lacets. Les vallées se creusent, les roches se colorent et des plissements en vagues apparaissent. L’hôtel est situé à 10 mètres de l’arrêt de bus et nous apprécions de ne pas avoir à parcourir le village après 5h30 de route un peu éprouvante pour nos vieux os.
Une fois reposés nous partons à la découverte du village aux ruelles pavées. Le kitsch règne en maître avec les reproductions de dinosaures dans les rues.
Les hôtels sont nombreux attendant les futurs touristes qui viendront certainement plus nombreux quand la route sera terminée. Nous nous rendons au bureau du parc payer notre droit d'accès puis au bureau des guides car toutes les visites doivent être accompagnées.
TOROTORO
31/07 : nous décidons de partir pour l'excursion « classique » vers le canyon de Torotoro. Après quelques emplettes sommaires, car il y a surtout des boissons gazeuses et des bonbons colorés dans les épiceries, nous rejoignons le bureau des guides pour nous inscrire. Un guide est immédiatement disponible et nous partons rapidement en traversant le village vers le rio, complètement à sec. Tout près, d'impressionnantes empreintes de dinosaures sont visibles.
Les reliefs en forme de vagues se détachent parfaitement sous le beau ciel bleu matinal. Nous rejoignons ensuite l'entrée du parc où nous devons montrer nos tickets puis descendons dans le lit d'une rivière asséchée : nous marchons sur de belles dalles fissurées et des ponts de pierre barrent le lit de la rivière.
Le canyon se creuse et nous débouchons au dessus des gorges bordées de parois verticales entre ombre et lumière à proximité d'un belvédère installé au dessus du vide. Ici, la profondeur des gorges est d'environ 300 m.
Nous poursuivons ensuite en balcon jusqu'à atteindre le chemin de descente. Parfaitement tracé, il rejoint le fond par un escalier d'environ 700 marches. De gros blocs encombrent le lit de la rivière et de belles vasques à l'eau claire reflètent les parois verticales. Nous descendons dans le lit de la rivière jusqu'à une cascade dégoulinant au milieu d'une épaisse végétation. L'ambiance verdoyante contraste avec l'aridité des falaises et du plateau surplombant. Des vasques ensoleillées pourraient inciter à la baignade mais la température de l'eau semble quand même bien fraîche.
L'endroit est idyllique pour une petite pause avant de rebrousser chemin et d'entreprendre la remontée. Nous prenons notre temps pour gravir les 250 mètres de dénivellation qui permettent de rejoindre le plateau à l'emplacement d'un belvédère équipé d'une buvette et de tables ombragées. Nous en profitons pour faire une pause pique-nique avant de reprendre le chemin du retour sous un soleil qui commence à devenir très chaud. Il est environ 13h30 quand nous rejoignons le village et nous décidons de poursuivre la randonnée en empruntant le circuit des 7 vueltas. Après avoir payé notre écot au bureau des guides nous quittons le village par un large chemin qui mène au pied des montagnes en forme de vagues.
Le sentier taillé dans les roches colorées s'insinue dans une gorge en grimpant raide. Le soleil nous dessèche un peu le gosier mais le paysage est spectaculaire. Nous pénétrons en quelque sorte à l'intérieur de ces mystérieux reliefs aperçus depuis Torotoro. Après 250 m de dénivellation nous quittons le chemin principal pour découvrir une zone de roches déchiquetées où se trouvent d'innombrables fossiles marins aux formes variées. Il ne nous reste plus, ensuite, qu'à reprendre le chemin à l'envers pour retourner vers le village que nous atteignons après environ 3h de marche.
TOROTORO
01/08 : aujourd'hui, nous décidons d'aller à la ciudad de Itas (cité des roches). Il nous faut passer à nouveau par le bureau des guides qui nous octroie le même guide que la veille et nous trouve le taxi qui nous conduit au départ du circuit à 21 kilomètres environ. Nous sommes les seuls visiteurs et n'ayant pas trop envie d'attendre que d'autres se présentent nous ne pouvons partager les frais du guide et du taxi. Nous partons donc sans attendre. Le chauffeur conduit très rapidement sur la piste sinueuse qui grimpe par de nombreux lacets au milieu de somptueux paysages de roches déchiquetées.
De tous côtés des massifs montagneux apparaissent. Quelques passages surplombent d'impressionnants à pics lorsque la piste rejoint la crête. En un peu moins d'une heure nous atteignons l'entrée du site située à 3700 m. Durant 2h30 environ nous allons randonner dans un environnement rocheux exceptionnel. Grottes, canyons, dalles rocheuses striées par l'érosion se succèdent sans discontinuer avec, dans les lointains, des chaînes montagneuses qui se découpent en ombres chinoises nimbées de brumes.
Le sentier zigzague entre les passages rocheux alternant ombres et lumières.
Peu après le départ, une grotte une grotte est ornée de gravures rupestres.
Quelques courts passages d'escalade facile nécessitent de poser les mains et rendent la progression ludique. Deux échelles permettent de franchir un ressaut plus raide. Au retour, pour continuer à profiter de ces paysages exceptionnels nous demandons à notre guide de nous déposer 8 kilomètres avant Torotoro afin de terminer à pied. Nous suivons la piste peu fréquentée mais poussiéreuse et pouvons observer la vie des nombreux hameaux installés sur les pentes : petites maisons d'adobe, troupeaux de moutons, chèvres et vaches animent le paysage et témoignent d'un mode de vie immuable.
Arrivés vers 15h30 au village nos estomacs crient famine et, à défaut de trouver une épicerie, nous retournons à la pizzeria pour dévorer une omelette accompagnée d'inévitables papas fritas.
TOROOTORO - COCHABAMBA
02/08 : à 8h du matin nous réservons nos places dans le bus pour Cochabamba. Une seule place est déjà réservée et nous nous apprêtons à attendre un long moment avant que le bus ne soit plein. Nous patientons 1h30 avant de pouvoir partir. Au bout de quelques kilomètres le chauffeur laisse la place à un passager puis la reprendra quelques kilomètres avant Cochabamba. Les derniers kilomètres se passent à vive allure dans le rugissement des vitesses et nous nous félicitons rétrospectivement de ne pas avoir supporté ce conducteur pour l'ensemble du voyage. Une fois arrivés au terminus à 13h45, un autre chauffeur de minibus nous propose de nous déposer directement à l’hôtel pour 20 bols ce que nous acceptons avec plaisir pour éviter de chercher un taxi. Suite à une discussion avec un autre voyageur nous avons des doutes sur la validité de notre titre de séjour et les propos du service de la migration de Potosi qui nous avait garanti une validité de 90 jours. Nous fonçons donc rapidement vers le service de l'immigration situé à 25 minutes à pied de l’hôtel et qui doit fermer à 15h30. Nous y arrivons à 15h20 et en 5 minutes notre autorisation est prolongée d'1 mois sans autre formalité qu'un coup de tampon. Il ne nous reste plus qu'à réserver un billet d'avion pour Santa Cruz, ce qui est fait par l'agence située à 50 mètres de l’hôtel.
COCHABAMBA - SANTA CRUZ
03/08 : quelques courses matinales au supermarché voisin nous permettent d'assister une nouvelle fois à un défilé avec fanfares : des enfants très jeunes, apparemment accompagnés de leurs enseignantes, arpentent l'avenue du Prado devant une fanfare claironnante. À 10h15 le taxi nous emmène en 15 minutes vers l'aéroport. L'enregistrement est très rapide et l'embarquement a lieu à l'heure prévue. Le temps se couvre sur le parcours mais les brumes nous laissent apercevoir un paysage sans relief où serpentent de larges rivières qui paraissent sèches à cette saison. 45 minutes après nous atterrissons à Santa Cruz et les bagages sont rapidement récupérés. Des taxis modernes attendent devant l'aérogare avec des tarifs affichés: on se sent déjà dans une organisation plus maîtrisée... de larges avenues avec peu de circulation conduisent vers la ville. En 30 minutes nous arrivons devant l’hôtel. Nous partons ensuite à la recherche d'une agence qui pourrait organiser une excursion d'une journée vers Samaipata mais les prix annoncés nous paraissent prohibitifs. Nous déambulons ensuite dans les rues bordées d'arcades autour de la place principale très animée comme dans toutes les villes d'Amérique du sud.
L'atmosphère est complètement différente des autres régions traversées en Bolivie : il fait chaud, ici le pull n'est plus nécessaire. Nous sommes également surpris par les maisons du centre ville qui, pour la plupart, n'ont pas d'étage.
SANTA CRUZ DE LA SIERRA
04/08 : la pluie a commencé en fin de nuit, forte, continue, à tel point que l'eau commence à s'infiltrer sous la porte de la chambre. La pluie ne cesse pas. Dans l'après-midi nous décidons quand même d'aller prendre l'air en visitant le musée d'art moderne. Heureusement, la plupart des rues sont bordées d'arcades qui nous laissent un peu à l'abri des intempéries, mais d'énormes flaques jonchent les rues et nous devons être vigilants pour éviter la douche quand des voitures passent.
Le musée présente des œuvres diverses d'artistes sud américains présentées autour d'un vaste patio agréable. Par contre, les œuvres présentées ne nous émeuvent guère. Le temps ne s'améliorant pas, il nous faut rentrer à l’hôtel rapidement. Pour dîner, nous allons dans un restaurant italien assez proche. Surpris par les tarifs, je m'aperçois qu'il nous reste peu de bolivianos et nous devons donc nous limiter à un plat de raviolis...
SANTA CRUZ DE LA SIERRA
05/08 : il pleut toujours, mais un peu moins intensément en début de matinée. Nous devons changer d’hôtel car le notre est complet ce jour. Nous attendons une éclaircie en fin de matinée pour rejoindre le nouvel hébergement distant de 200 mètres environ. Profitant des accalmies nous partons marcher dans les rues du centre ville.
C'est dimanche et il y a très peu de monde. L'ambiance est très humide avec de nombreuses flaques d'eau. Nous nous promenons jusqu'au premier cercle, boulevard ceinturant le centre ville avec des espaces verts entre les voies de circulation. Les curieux arbres au tronc en forme de bouteille y apparaissent.
Au détour d'un virage apparaît « l'avion pirate » qui aurait fait un atterrissage forcé à cet endroit avant l'expansion de la ville. C'est devenu un lieu de promenade et de jeu.
Nous retournons par les Pozos, immense marché étalé sur plusieurs rues et seul endroit animé ce jour.
SANTA CRUZ DE LA SIERRA
06/07 : le ciel est dégagé au lever du jour mais rapidement les nuages gagnent du terrain. Nous espérons profiter des défilés de la fête nationale. En fait, seule une modeste fanfare attend devant la cathédrale et joue à la sortie de l'office. Nous constatons, à nouveau, qu'en Bolivie toutes les cérémonies officielles liées à un événement historique, aujourd'hui l'anniversaire de l'indépendance, sont accompagnées de cérémonies religieuses.
Nous décidons ensuite d'aller visiter le zoo à pied. Il est situé à un peu plus de 2 kilomètres du centre ce qui nous permet de parcourir la ville en découvrant des quartiers aux immeubles récents et de traverser des zones résidentielles verdoyantes particulièrement calmes. En ce jour de fête nationale, le zoo est fréquenté par de nombreuses familles avec enfants. Nous pouvons y observer des animaux caractéristiques de la Bolivie depuis les perroquets criards et colorés jusqu'aux jaguars en passant par les tatous, les iguanes, les tortues, les serpents, etc...
Au retour, les rues sont toujours aussi calmes à l'exception des parcs et de la place principale.
SANTA CRUZ - PARIS
07/08 : le taxi vient nous chercher à l’hôtel avec 10 minutes d'avance. La ville a retrouvé son animation après le week-end. En 30 minutes nous rejoignons l'aéroport). À l'entrée de la zone d'enregistrement l’hôtesse nous invite à emprunter la file réservée aux familles et personnes de plus de 80 ans : nos cheveux blancs ont du lui faire pitié. Ce sera d'ailleurs identique au moment de l'embarquement. Nous parcourons les boutiques pour dépenser nos derniers bolivianos mais décidons d'attendre d’être en zone d'embarquement pour vider notre porte-monnaie. Au contrôle des passeports un policier zélé nous reproche d'être resté plus de 30 jours en Bolivie et de ne pas avoir de tampon sur notre passeport. Nous lui expliquons que nous sommes rentrés à pied à Villazon où le contrôle est unique entre Argentine et Bolivie, que le papier remis à cette occasion remplace le tampon et que nous avons prolongé la durée au service de la migration de Cochabamba. Il semble obtus et ne rien vouloir comprendre. Heureusement, une de ces collègues intervient et lui explique que nous avons raison... visiblement agacé il nous délivre le tampon de sortie avec réticence. Le vol GOL vers Sao Polo décolle avec 20 minutes de retard que nous rattrapons en vol. À Sao Polo le circuit de correspondance est effectué en 20 minutes de marche. Nous atterrissons à Paris avec un quart d'heure d'avance après un vol assez turbulent sur l'Atlantique.
Oui, merci pour ce récit en images.
Personnellement, j'ai préféré le début (mais c'est parce que que je songe régulièrement à aller dans la région 😉) mais la suite semble avoir été variée, avec également de beaux paysages à découvrir.
Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
Pour terminer ce carnet voici quelques renseignements pratiques et prix sur les transports et aussi un avis sur certains restaurants et hébergements
Buenos Aires :
Hôtel patios de san Telmo : la chambre est confortable, agréablement décorée mais manque cruellement de points lumineux (1020 ARS avec pdj)
Taxi vers l'aeroparque : 280 ARS
Iguazu :
Depuis l'aéroport, un bus assure la desserte en porte à porte des hôtels du centre pour 150 ARS/personne
Bus pour les chutes côté argentin : 170 ARS/personne/AR
Bus pour les chutes côté brésilien : 80 ARS/personne/AR. Ne pas oublier son passeport pour la frontière
Salta :
Taxi de l'aéroport au centre ville : 350 ARS.
Restaurant végétarien, le Chirimoya, à la cuisine finement élaborée pour changer des inévitables milanaises
Tilcara :
Centre andin pour l'éducation et la culture : chambre très confortable (840 ARS avec pdj). Accueil francophone
Susques :
Hôtel el Kaktus chambres simples mais propres avec de l'eau chaude, le tout à un tarif raisonnable (650 ARS la chambre).
Cachi :
Villa Cardon (1000 ARS la chambre avec pdj), joli bâtiment agréablement restauré avec un patio ensoleillé au calme. Superbe accueil
Cuisine végétarienne au restaurant Ashpamanta.
Tolar Grande :
Hospedaje El Andino : simple et propre. Attention au froid durant l'hiver, le petit radiateur peine à réchauffer la pièce.
Villazon :
Taxi pour le départ des minibus : 10 bol
Minibus vers Tupiza : 20 bol/personne
Tupiza :
Excursion de 4 jours dans le sud Lipez et Uyuni organisée sur place avec l'agence Torre : bon contact, guide et cuisinier très sympathiques et sérieux. Organisation bien rodée
Uyuni :
Bus vers Potosi : 30 bol/personne
Potosi :
Taxi vers le centre ville : 10 bol
Taxi du centre ville vers le nouveau terminal de bus : 20 bol
Bus vers Sucre : 20 bol/personne
Sucre :
Taxi vers le centre ville : 15 bol
Case Verde BnB : chambres autour d'un agréable patio au calme, à 2 pas du centre (265 bol la chambre avec pdj)
Condor Trekkers : découverte du cratère de Maragua sur une journée, 400 bol/personne à 4 participants
Spectacle de danses folkloriques dans le centre culturel « Origenes » : 170 bol/personne avec le repas. Spectacle coloré et intéressant mais repas quelconque
Taxi pour rejoindre l'aéroport : 60 bol, 1 heure de trajet
La Paz :
Taxi de l'aéroport vers le centre : 80 bol
Hôtel « Rendez vous » situé au fond d'une impasse très calme dans le quartier de Socopachi : 260 bol la chambre
Visite de Tiwanaku avec un guide auprès de l'agence Bolivia Chacana Travel : 75 bol/personne + 100 bol/personne pour l'entrée sur le site
Bus pour Cochabamba : 50 bol/personne
Copacabana :
Bateau vers l'Isla del Sol : 30 bol/passager
Sorata :
Guide avec taxi pour la laguna Chillata : 400 bol
Sajama :
Droits d'accès au parc : 100 bol/personne
Cochabamba :
Taxi de la gare routière vers hôtel : 15 bol
Minibus pour Torotoro : 20 bol
Billet d'avion pour Santa Cruz : 390 bols/passager avec Amazonias
Taxi pour l'aéroport : 35 bols
Torotoro :
Hôtel Eden à 10 mètres de l’arrêt de bus, chambre simple et correctement aménagée (190 bol avec pdj)
Droit d'accès au parc : 100 bol/personne valable 4 jours
Excursions autour du village: 100 bol par guide à partager entre 1 et 6 personnes
Excursion vers ciudad de Itas (cité des roches) : 100 bols le guide + 280 bols pour le taxi + 5 bols/personne pour la communauté qui gère le site
Santa Cruz :
Taxi de l'aéroport au centre ville : 70 bols
Taxi du centre ville vers l'aéroport : 70 bols + 10 bols pour le péage
Ce village qui semble si déshérité dispose quand même de plusieurs hôtels, d'un distributeur bancaire et d'un poste d'essence
C'est fou ça? Est-ce qu'ils t'ont semblé récent ces nombreux hotels dont tu parles, car, en 2012 quand nous y sommes passés, je n'avais pas eu l'impression d'avoir tant de choix que ça. Nous avions dormi à l'unquillar hôtel à 3800 m d'altitude.
Il faudra vraiment que nous repassions par là, je n'avais pas pris la peine de visiter le bourg à l'époque!!!
Vous avez fait vraiment fort en allant la-bas en juin: il me semble que c'est un mois encore plus froid que le mois d'aout.
Merci pour ce partage.
Bonsoir,
Le choix n'est pas non plus immense: nous avons aperçu 2 hôtels le long de la route principale. Nous sommes rentrés à l'intérieur du village et nous y avons découvert l'hôtel el Kaktus où nous étions seuls....
Difficile de dire si ces hôtels sont récents
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2 mois après la fin de notre voyage, il était temps de me lancer dans l'écriture de ce carnet. C'est l'occasion de me remémorer notre magnifique voyage, mais…
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...