Retour de la Thailande, Vietnam et Cambodge (40 jours)
J'ai fais un périple de 40 jours dans ces 3 pays du 1er novembre au 9 décembre 2015. J'ai beaucoup utilisé le site de VoyageForum pour planifier mon voyage, j'y ai lu la plupart des critiques sur les endroits où j'avais l'intention de séjourner et cela m'a aidé énormément à faire le bon choix correspondant à mes goûts.
Point important à préciser, j'avais planifié ce voyage en couple et à 2-3 jours avant le départ, ma conjointe a attrapé une pneumonie, donc impossible pour elle de prendre l'avion, je suis parti seul à l'aventure....
J'ai quitté Montréal sur Qatar Airways en destination de Bangkok. Après une toute 1er nuit en Asie près de l'aéroport, je suis parti visité l'ancienne capitale de la Thailande soit Ayutthaya, j'y ai séjourné 3 nuits. Par la suite, j'ai quitté pour le Nord du Vietnam, afin de profiter le plus possible d'une température clémente. Après 3 nuits à Hanoi, j'ai fais une croisière dans la baie d'Halong et par la suite j'ai fais un séjour à Ninh Binh. Ensuite, j'ai fais le vol Hanoi-Siem Reap au Cambodge, j'y ai passé 10 jours. Du Cambodge, je suis parti me reposer sur une île à Ko Yao Yai pour une semaine, île situé dans les sud de la Thailande et finalement retour sur Bangkok pour les 5 derniers jours de mon voyage.
Je ferai donc un court résumé de mon voyage en 6 parties
1-Ayutthaya
2-Baie d'Halong
3-Ninh Binh
4-Siem Reap
5-Ko Yao Yai
6-Bangkok
J'ai adoré mon voyage, difficile de dire ce que j'ai préféré le plus, je vais donc commencer par la partie qui m'a fait le plus de peine de quitter....j'y ai laissé, comme dans le classique de Sinatra, I left my heart in San Fransisco...non à Ninh Bihn pour moi.
https://vimeo.com/150608787
Je fais un retour sur les 6 merveilleux jours que j'ai passé à Ninh Bihn et ce grâce à mon séjour au Nguyen Shack.
Je suis arrivé là-bas un vendredi 13....novembre 2015....et je crois bien que cela m'a apporter beaucoup de chance !
L'accueil a été super et je ne pouvais demander mieux....En arrivant, j'ai fais la connaissance de la charmante Zum (hôtesse, guide, cuisinière, barmaid, et mananger à l'occasion) après un échange de civilités, elle m'a laissé que 2 minutes pour déposer mon sac dans mon bamboo-bungalow et je suis parti faire la visite guidée du village en vélo que j'ai trouvé très enrichissante (j'ai adoré le tofu fraîchement préparé et ce de façon très rudimentaire, cuisson sur de la braise...dans une petite maison privée....aussi, un couple donc le courage m'a impressionné, qui fabrique 1000 briques par jour, pour quelques dollars, mais qui gardent toujours le sourire...., la fabrique de vêtements, et finalement la visite d'une classe du village donc les élèves âgés d'une douzaine d'années étaient en préparation d'une fête). On repars en direction du "Shack" à la brunante, et par la suite on roule dans une noirceur d'où on devine seulement les ombrages, on se croit dans un théâtre d'ombres en 3 dimension....magique ! À l'arrivée, on croise des parents qui amènent leurs enfants pour la classe d'anglais.
Au retour de cette visite du village, j'ai fais la rencontre de Maxime (Québécois, super gentil, très polyvalent et le chum de Theu...le grand boss ) et il m'a fait une proposition que je ne pouvais pas refuser, une tournée de bouffe local...je suis donc reparti de plus belle, à peine le temps d'aller chercher une veste. Ce fut une soirée que je ne suis pas prêt d'oublier: départ dans une vieille jeep de l'armée russe datant des années '70 , alcool de geiko, baluts (oeuf de caille fécondé), grenouille, calmar, bières locales, etc....
Je me souviens qu'en me remémorant cette 1er journée , lorsque je me suis couché, je me suis dit: c'est le meilleur accueil que j'ai jamais eu dans tout les endroits que j'ai visité....et je le redis encore aujourd'hui...
J'ai lu presque toutes les critiques sur Nguyen Shack avant de partir et aucune ne mentionnaient ceci: vers 04h15, pour celui qui a l'oreille très fine et un sommeil très très léger (c'est mon cas, je peux presqu'entendre dans mon sommeil une souris qui circule dans une pièce) donc on peut entendre venant du village situé à quelques kilomètres, de la musique et des nouvelles de l'actualité (cela dure environ 20 minutes)....j'ai entendu cela lors de mes 2 premières nuits, à la 3e, 4e, et 5e nuit...mon cerveau s'est acclimaté à j'ai rien entendu. Maxime, le lendemain, m'a expliqué que le régime en place, diffuse des "bonnes nouvelles" pour dire au peuple que tout va très bien....madame la Marquise....que le régime contrôle la situation.....Cela doit être terrible de se faire réveiller comme ça tout les jours de l'année.....Ce scénario se répète plusieurs fois dans la journée. Je le répète, si personne n'a mentionné cela avant dans une critique c'est sans doute que personne n'a été importuné, sauf moi...j'étais encore sur le décalage horaire, pas évident de bouger 12 heures dans son horloge biologique !
Les jours suivants furent tout aussi merveilleux: mes deux sorties en moto pour visiter différents sites (avec un excellent chauffeur), la visite matinal du marché ainsi que le village de sculpture de pierres, ma longue randonnée en vélo aussi pour des visites touristiques, la montée des 476 marches de la montagne du Dragon (à quelques pas du "Shack")...Encore une chose que je n'avais pas lu mais qui n'est pas vraiment une critique, à certain endroit (surtout à Tràng An) et ce lorsqu'on voyage seul, on a l'expression d'être une vedette, une rock star.....plusieurs jeunes filles, mamans, groupe de jeunes veulent se faire photographier avec vous....c'est très bon pour son ego....Souvent, sur des lieux touristiques, j'étais le seul étranger....et un Canadien, passe difficilement incognito parmi des centaines de vietnamiens....
Ma dernière journée fut très relaxe, j'ai écouté mon corps qui me disait qu'après 4 jours super bien remplis, il avait bien besoin d'un peu de repos. J'ai alors étiré mon petit déjeuner, essayé finalement les hamacs de mon patio, fait des photos, préparé mon sac pour quitter le lendemain, participer à l'enseignement de la classe d'anglais...
Je m'attendais de passer ma dernière soirée tranquille, me coucher tôt.....mais Lam (un hôte, guide, prof d'anglais, barman) a décidé autrement.....À la fin de mon repas, Il m'a très gentiment présenté à deux ravissantes Britanniques et après un bref échange avec les deux jeunes filles, il est venu nous rejoindre pour leur demander s'il elles connaissaient le "Happy Dring"....ce fut le départ d'une soirée bien arrosée et mémorable...même si j'en ai perdu quelques bouts !
Ce que je retiens le plus de mon séjour, c'est que je m'y sentais en famille, entre ami(e)s, en pleine sécurité...je prend très rarement une brosse (environ une fois au dix ans) et je savais lors de cette dernière soirée que je pouvais prendre un verre de trop sans risquer de me retrouver dans une situation à critique....Zum et Lam m'ont reconduit à mon bungalow, celui le plus éloigné du restaurant-bar- accueil, c'est un petit bout que je me souviens...
J'aime faire toutes sortes de découvertes mais je crois pas que j'aurais essayé la bouffe de chien( au menu, mais faut commander 24hrs d'avance) à un autre endroit qu'au Nguyen Shack, je savais qu'il n'y avait aucun doute à avoir au sujet de la provenance et de la préparation de cette viande. Et en plus, avoir de la compagnie (et beaucoup d'alcool de riz...le Happy Dring) pour partager ce repas à été une façon super agréable de vivre cette bizarre expérience....
J'ai adoré l'ensemble de mon séjour: la bouffe super bonne, l'exotisme du bungalow, le personnel hyper aimable, le paysage ambiant, les visites inoubliables, les personnes rencontrées....La température fut excellente durant tout mon séjour, soleil, 30-32 degrés, chaud , j'adore la chaleur....
Avant d'arriver à Ninh Binh, plusieurs personnes ont semblées perplexes lorsque je leur disais que j'allais passer 6 jours à cet endroit, elles me disaient que c'était un peu trop long comme séjour....elles se trompaient royalement, je crois que c'est le minimum....
Pour conclure, si comme moi, vous visitez le Vietnam pour la 1er fois et vous n'avez pas beaucoup de temps, le numéro 1 sur votre liste c'est la baie d'Halong....et le numéro 2, Ninh Binh, une sorte de baie d'Halong terrestre d'où on y découvre un visage rural du Vietnam et des sites incroyables beaux et le meilleur lieu pour y séjourner, Nguyen Shack.
N.B. J'ai constaté beaucoup de chantiers de construction en cours dans les environs, le paysage de Ninh Binh risque de subir des transformations dans un très proche avenir, sûrement pas en bien.....
At the start of November, a bit of rest before winter will be perfect to kick off this travel journal.
There aren’t many recent journals about this part of the world, so I’ll take the plunge—my way of celebrating the (unexpected) return of this forum, which has been such a big part of my life for over 15 years.
So, back to Asia at the end of 2023.
After Myanmar in 2015 and Vietnam in 2018, we’ve chosen Laos this time.
And when talking with friends (you know how it is—everyone asks, "So, where are you going this year?"), a couple of friends asked to join us ("You see, my wife dreams of a trip to Asia, and I dream of traveling like you, independently"). We’ve spent a week with them (and other friends) in Portugal, so we know they’re easygoing and flexible. They’ll only be with us after Christmas (due to lots of grandkids), so deal—we’re bringing them along! A new experience for us.
A new experience that’ll start with tweaking the itinerary. Originally, I planned to stay a month in Laos, but what could be more magical for my friend’s wife than discovering Asia by way of Angkor! Plus, our two daughters asked for some beach time at the end of the trip!
So, it’ll be Laos and Cambodia—neither of which we’ve visited before, so no complaints there.
The route will be pretty classic, though a bit scattered to fit our dates and wishes.
For us, we’ll arrive in Luang Prabang (LP) to take some time to acclimate, then a few days in the northern Laos mountains, Nong Khiaw and Muang Ngoi.
Back to LP for a direct flight to Pakse. Yes, I know—so many amazing places we’ll miss along the way, but as you know, choosing means letting go...
From Pakse, I’m leaving a few days open (no bookings), but I’m eyeing Champassak and the 4,000 Islands.
That’s where Mariel and Naty (our friends!) will join us on December 30th. I’ve tentatively added the Bolaven Plateau loop to the plan (still no bookings).
Their Laos adventure will be short—by January 3rd, we’ll cross the border into Cambodia, heading straight to Siem Reap for 5 days. Then, I’ll fulfill my promise with a magical detour to Koh Rong Sanloem via a night bus (a must-do in Asia!).
On to Phnom Penh for 2 days—where our trip ends, while Mariel and Naty will stop in Bangkok for 3 days before flying home.
So, fasten your seatbelts, flight attendants at the doors, and sorry for the long intro—here we go on this Asian adventure!
Fin août 2013, après un périple de trois semaines au Vietnam : Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve nous séjournons une petite semaine au Cambodge, à Siem Reap.
Si notre souhait principal était de visiter les temples d'Angkor, nous sommes tombés sous le charme de l’hospitalité cambodgienne : Angkor, vestiges du passé et sourires d’aujourd’hui
Pour ce séjour de 6 jours, 6 nuits, nous n'avons fait appel à aucune agence et avons préféré tout organiser à l'avance: rien de plus facile !
Avant tout, je veux remercier Schnacke67 http://voyageforum.com/membres/schnacke67/ passionné par Angkor, dont la contribution sur VF est essentielle : Merci Jacques pour vos retours instructifs et toujours très constructifs.
Aspects pratiques :
Vol quotidien Vietnam Airlines pour l'aéroport de Siem Reap à une dizaine de kilomètres de la ville.
Siddharta Hotel : un hôtel à taille humaine (une vingtaine de chambres) récemment ouvert, à mi-chemin entre le centre colonial de Siem Reap et les temples d’Angkor dans un quartier calme. Les chambres sont spacieuses et organisées autour d'une piscine à débordement dans un jardin fleuri. Attentions et discrétion, sourires et disponibilité sont des qualités certaines du personnel. Nous avons apprécié ce havre de paix.
Transport : durant notre séjour, deux chauffeurs de tuk tuk parlant un peu français étaient à notre disposition. C'est un arrangement que la plupart des hôtels proposent.
Livres :Sur le Cambodge :« Une brève histoire du Cambodge » de François Ponchaud
Reconnu comme l’un des spécialistes du Cambodge, François Ponchaud, ordonné prêtre en 1964, arrive au Cambodge en 1965. Il apprend à parler la langue couramment et étudie la culture khmère et la religion bouddhique. En 1975, il est le dernier Français à quitter l’ambassade de France au Cambodge. De 1975 à 1993, il visite et partage la vie des réfugiés cambodgiens, tant en France que dans les camps de Thaïlande. En 1993, il retrouve Phnom Penh. Cet homme qui a consacré sa vie à ce pays et à son peuple fut le premier à alerter le monde sur la tragédie qui commençait.
François Ponchaud traduisit la Bible en cambodgien ainsi que de nombreux livrets.
Entretien France 24 avec François Ponchaud sur le procès des khmers rouges et sur le Cambodge actuel : http://www.france24.com/...erdict-khmers-rougesSur Angkor :« Angkor Cité khmère » de Claude Jacques et Michael Freeman aux Editions Olizane. Un ouvrage très bien présenté, accessible à tous, présentant notamment pour chacun des temples, outre ses caractéristiques géographiques et historiques, les points forts de la visite. Ce livre est vendu à l’entrée de chaque temple pour quelques dollars. Il est également disponible sur le web dans un format légèrement plus grand et sur du papier de meilleure qualité.
(indisponible aujourd’hui, il l’était en mai 2013).
Personnellement, j’avais fait le choix de me le procurer avant le départ pour mieux m’imprégner de l’Histoire, des styles architecturaux et des lieux.
Guide:
Nous avons visité les temples en compagnie de Veasna, guide francophone recommandé à plusieurs reprises sur VF et sur d'autres forums. Nous nous sommes félicités d'avoir fait appel à ses services. Veasna parle un français impeccable, sans accent. Avec un grand talent de conteur, il nous narre les légendes bouddhistes ou hindouistes sculptées dans la pierre et nous enseigne les rudiments de ces religions. Outre l'Histoire, il aime parler du Cambodge contemporain converser avec lui est un vrai plaisir. Les visites n'ont rien du parcours chronométré et challengé. Vesnea connaît tellement les temples qu'il nous y emmène à contre courant de la foule : nous faisant pénétrer par les entrées secondaires ou attirant notre attention sur les beautés cachées des temples…..
…. La devata qui montre ses dents :
Naturellement calme et posé, Veasna aménage le circuit de sorte à ce que le rythme soit intense en découvertes, tout en restant reposant sous la chaleur de ces journées.
Enfin, aux amateurs de photos, il montre les angles insolites et nous emmène sous les bonnes expositions.
Nos activités :
J1 – Arrivée en milieu d’après midi. Dîner à l’hôtel
J2 – Découverte de Siem Reap – Spectacle du Phare Circus
J3 – Journée sur le Tonle Sap
J4 – J5 et J6 – Visite des temples
J7 - Farniente – Vol du retour en fin d’après midi.
On peut très certainement mieux « rentabiliser » les journées. Nous avions pris délibérément le parti de prendre notre temps et de nous accorder de bonnes pauses récréatives.
Au lieu d’un récit chronologique, je vous livre nos informations et impressions sur nos activités. Il ne s’agit bien évidemment que de notre retour. Que vous partagerez … ou pas !
Mercredi 26 décembre
Et voilà c'est parti pour 18 jours de voyage de noces. Au programme le Vietnam, du nord au sud (Hanoï, Ha Long, Hué, Hoï An, Ho Chi Minh, Phu Quoc), puis un passage par les temples d'Angkor au Cambodge. En réalité, on peut dire que l'aventure commence jeudi 20 décembre au soir lors de la fermeture de nos sacs remplis de nos affaires et cadeaux pour Noël ainsi que de nos vêtements pour 18 jours en Asie. De gros bagages ? Non de lourds bagages... Retour vers le futur. Mercredi, 9h, départ de Laboissière en Santerre pour Roissy CDG. Enregistrement sur le vol Vietnam Arline VN106 Paris - Hanoï. Dernières courses à l'aéroport, passage par le salon de la dernière extension du terminal E (salon splendide, tout confort, Ruth profite même d'un soin du visage Clarins gratuit), embarquement, c'est parti pour 10h30 de vol.
Jeudi 27 décembre
Arrivée matinale, 6h à l'aéroport de Hanoï. 6 millions d'habitants mais un aéroport tout petit... Hanoï c’est la capitale du pays, et en particulier, la capitale de la partie nord de ce pays qui s’étend sur plus de 2000km. Hanoï, c’est une ville millénaire (qui a fêté ses 1 000 ans en 2010), authentique mais à l’inverse qui est restée dans son époque. Le modernisme semble encore loin.
Sacs récupérés, nous attendons notre taxi commandé auprès de l'hôtel. En vain, la faute à un malentendu avec l'hôtel. Nous prenons finalement un taxi de l’aéroport. 1h de taxi classique et quelques paysages de banlieue pauvre plus tard, nous entrons dans Hanoï. Ça grouille, ça klaxonne. Le bruit est aussi présent que le nombre de 2 roues important. 7h30, nous déposons nos bagages à l'hôtel Church Boutique (95 Hang Gai) et partons arpenter la vieille ville. 1ère destination : le Thüy Ta Café, pour y prendre un petit-déjeuner au bord du lac Hoan Kiem. Après le ravitaillement, nous marchons à l'ouest du lac où nous découvrons la cathédrale Saint-Joseph Ly Quoc Su, le temple du Mandarin, la pagode de Bà Dá. Retour sur le bord du lac, puis direction l'ancienne prison de Hòa Lò que nous visitons. Retour au sud du lac, nous remontons la rive est jusqu'au temple Ngoc Son. Nous déjeunons ensuite au Green Tangerine des mets entre gastronomie française et vietnamienne.
Retour à l'hôtel où nous récupérons notre chambre pour faire la sieste. Sieste bienvenue après moins de 2h de sommeil pendant le vol. 1h30 et une douche plus tard, c'est reparti. Nous remontons le vieux quartier des 36 rues jusqu'au grand marché (un marché de gros en fait). Les rues grouillent plus que jamais, l'intensité lumineuse diminue, plus nous avançons, plus les rues sont sales, débordent de marchandises... Nous nous demandons si nous ne sommes pas à Delhi, en Inde, tant l'atmosphère s'en rapproche. Après la visite du marché, nous fonçons sur le pont Long Bíen (ex. Pont Paul Doumer), que nous traversons en partie. Spectacle garanti. Flux routier sous le pont incessant, train passant au milieu du pont, milliers de scooters sur le pont, un couple de mariés se faisant photographier sur les rails et l'arrière de Hanoï avec ses ruelles peu éclairées, ses chiens errants... Retour dans le quartier des 36 rues pour approfondir la visite. Tout s'y vend. Chaque rue, ruelle, est globalement dédiée à un corps de métier, un business. Crochet par l'hôtel puis dîner au Quán Bia Minh, sur la terrasse. Coucher 20h30, il faut récupérer.
Vendredi 28 décembre
Lever 8h, petit-déjeuner copieux à l'hôtel puis départ pour la partie plus coloniale de Hanoï avec ses grandes artères bordées d'arbres (la touche française). Nous remontons l'avenue Duong Dién Bién Phu et toutes les ambassades jusqu'au mausolée de Hò Chí Minh. Fermé le vendredi... Direction ensuite l'ancien palais du gouverneur de l'Indochine et la maison de Hò Chí Minh dans le parc avoisinant (entrée unique - attention sites fermés le vendredi après-midi). Passage par la pagode du Pilier Unique puis direction le temple de la Littérature. Ce temple consacré à Confucius accueillit le Collège National et fut la 1ère université au Vietnam. Pour en être persuadé, il suffisait d'y être ce jour pour voir les jeunes diplômés, vêtus de robes et chapeaux à l'américaine, se faire photographier devant la maison des Cérémonies (temple principal dédié à Confucius). Visite des 5 cours du temple très intéressante. Nous déjeunons ensuite au KOTO, sur la terrasse du 4ème étage. Bon plats vietnamiens (notamment un Bun Bo végétarien pour Ruth - excellent !).
Nous repartons vers le nord en direction du grand lac de l'ouest (Hô Tay). En chemin, visite de l'ancienne citadelle, récemment classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, jouxtant la tour du Drapeau. Nous continuons jusqu'au lac de la soie blanche (Hô Truc Bach). Au bord du lac un banc vide nous tend les bras. Sieste éclair pour Ruth, j'en profite pour regarder jouer les p’tits vieux au jeu de dames local. Ils tentent de m'expliquer les règles avec leurs quelques mots de français... En vain. Nous remontons ensuite la route-digue qui sépare les deux lacs jusqu'à la pagode Trâ´n Quô´c. Une oasis de calme, reposante au milieu du bruit permanent. Retour vers le centre, en chemin nous visitons le temple Quán Thánh. Break Time au Villa Café, au carrefour de Thàm Phô Phan Dinh Phung et Duong Hoang Diêu (en face de la grande église dont j'ai oublié le nom). Fin de journée à arpenter le quartier des 36 rues à la recherche de souvenirs. Nous n'achetons rien finalement mais nous avons fait du repérage pour dimanche... Enfin dîner au 69 (69 Mã Mây). Avant de nous coucher nous préparons nos petits sacs pour les deux jours à suivre.
Samedi 29 décembre
Lever matinal, petit déjeuner express, réservation des pick-up de dimanche soir puis départ pour Ha Long. La Baie d’Ha Long c’est l’un des paysages les plus célèbres d’Asie classé depuis 1993. 2000 pains de sucre qui ont également servi de caches aux combattants de la guérilla nord-vietnamienne.
3h30 de route nous sépare de Hanoï et la baie. Hanoï est sous la brume... on croise les doigts pour Ha Long. En chemin notre chauffeur nous arrête (de force) dans un grand magasin de souvenirs et artisanat vietnamien. Formalité accomplie, nous finissons le trajet. Une fois à l'embarcadère, nous gagnons la salle d'attente de la compagnie Pélican. Puis vient l'heure de prendre le petit bateau qui nous emmène sur notre jonque 22 places (11 cabines). Tout y est minuté. 13h : déjeuner ; entrée au milieu des pains de sucre dans un cortège naval (des dizaines de jonques se suivent).
Le soleil est au rendez-vous (! - la crème solaire n'aurait pas été un luxe), les appareils photos mitraillent cet espace récemment ajouté à la liste des 7 nouvelles merveilles naturelles. 15h : débarquement et visite de la grotte de la Surprise (Sung Sôt). Immense grotte, plusieurs salles (un peu trop éclairées et colorées), stalactites, stalagmites, formes diverses et variées assimilables à différentes choses selon les imaginaires... 16h45 : changement de pain de sucre, direction Titop et sa plage. Il fait frais, nous optons pour l'ascension vers le sommet et les points de vue photo. 400 marches ça réchauffe mais le panorama est à couper le souffle. Dommage qu’il soit si difficile de faire une photo sans avoir des dizaines de bateaux en fond… Fin d'après-midi sur la plage, retour sur le bateau. 19h : dîner. Comme pour chaque repas, c'est du typique vietnamien, et du végétarien pour Ruth. Fin de soirée à discuter voyage avec nos compagnons du moment (français, italiens -de Milan !-, et australiens). Puis vient l'heure de nous coucher, dans nos cabines, sur la jonque entre quelques pains de sucre. Étrange sensation d'être bercés dans son lit, ou d'avoir trop bu, au choix.
Dimanche 30 décembre
7h30 : petit-déjeuner ; 8h15 : départ pour la grotte du Tunnel. On passe de notre navette à une barque. Grâce à celle-ci nous passons dans un tunnel sous un pain de sucre. Nous arrivons ainsi dans la grotte du Tunnel (Hang Luon). Une fois franchi, nous découvrons un espace calme au milieu des pains de sucre. Une sorte de lac intérieur où jouent des singes. Calme, reposant, très agréable. 9h : retour sur la jonque, vidage de chambre, discussion avec les autres passagers pendant que notre bateau circule dans la baie, découverte de nouveaux pains de sucre. 10h30 : brunch. 11h30 : débarquement, notre chauffeur de la veille nous attend et nous conduit à Hanoï.
Après un passage à l'hôtel, nous filons acheter des souvenirs (peintures, sets de table, pochettes en soie - tous négociés parce que nous avons bien noté que pour un même produit, les prix varient du simple au triple voire quadruple selon les vendeurs). Conseil : A posteriori, on confirme ne jamais avoir retrouvé les prix de Hanoï dans les autres villes. Plus nous allions vers le sud plus les prix augmentaient. Achetez donc à Hanoï… Pause goûter au Little Hanoï, puis taxi jusqu'à l'aéroport. Nous y retrouvons Jean-Marie, Catherine, Jacky et Sylvie, nos compatriotes de la jonque. Direction Hué.
À Hué, un taxi nous attend et nous emmène à notre hôtel : Mondial Hotel Hué. Vu l'heure, in-room diner.
Lundi 31 décembre
Hué, c’est l’ancienne capitale du pays. Une ville au centre de ce pays tout en longueur, sorte de L inversé. Ville de la dynastie Nguyên, elle est connue pour sa citadelle et sa Cité Interdite, ainsi que les tombeaux royaux en périphérie.
Début de journée "organisation" : changer nos euros car définitivement retirer du cash ne vaut pas le coup (2.000.000 de dôngs max soit 80€ - à chaque fois diminués d'une commission par la banque vietnamienne et d'une autre par notre banque française) ; organiser notre excursion du lendemain, réserver un massage pour le soir même. Tout ceci nous mène chez Vidotour (notre agence contact locale) Hué à deux pas de l'hôtel. Finalisation et paiement (150$) de l'excursion. Nous attendons vainement un taxi pour nous emmener à la cité impériale de Hué. Finalement, deux gars de l'agence nous y emmènent en moto. Accrochez-vous ! Moto, Vietnam, ville, pluie… une aventure à vivre. 11h -15h : visite de la citadelle et de la cité pourpre interdite - sans guide car nous n'en avons pas trouvé à l'entrée du site. Nous sillonnons entre les palais, les temples, les esplanades, le théâtre, les portes monumentales ; parfois disparus ou en ruine ; parfois bien conservés ou bien restaurés. Cet ensemble semble hors du temps. Le calme est omniprésent. Les lieux nous charment et nous font traîner jusqu'à 14h30, heure du spectacle traditionnel dans le théâtre. Chants, musique, danse un brin ringards au départ mais finalement agréables jusqu'au final haut en couleur et acrobatique. Au final on ne sait pas dire ce que l’on a préféré dans la citadelle et la cité interdite, peut-être tout, en tout cas flâner en son sein est un moment fort agréable.
Direction Lac Thiên, un petit boui-boui pour nous restaurer (feuille de riz avec légumes et crevettes, sauce cacahuète, rouleaux vapeur aux légumes, sauté de soja, oignons et tomates). Nous faisons ensuite un crochet vers le marché local. Nous nous arrêterons finalement au centre commercial local avant de filer au bar de l'hôtel La Résidence (5*) pour nous poser, fatigués. Dans cette ancienne résidence du préfet français, transformé en luxueux hôtel, nos sirotons un cocktail en mangeant un dessert et jouant au rami. Retour à l'hôtel pour nous préparer pour le gala / buffet de fin d'année.
Nous passons la soirée au restaurant de l'hôtel où nous avons des invitations pour dîner (buffet classique, un peu décevant) et profiter du spectacle proposé (chants, musiques vietnamiennes - spectacle kitchissime mais tellement local). 21h ils chantent bonne année (!!), puis quelques pas de danse sur le dance-floor. Nos filons ensuite au spa pour un massage vietnamien. 1h de décontraction et une partie de massage surprenante avec des pots chauffés aspirant la peau (hot pots - reprenant l'effet d'une sangsue posée sur le dos).
Mardi 1er janvier
Aujourd'hui, journée de transition de Hué vers Hoï An. Notre guide francophone Chau et notre chauffeur nous récupèrent à l'hôtel. Nous partons visiter 3 tombeaux d'empereurs au sud de la ville. Le tombeau de Tu Duc est dans un joli parc entouré d'un temple. Un ensemble plutôt entretenu et agréable. Direction ensuite le tombeau de Khai Dinh, empereur ayant fait un passage en France et qui a adoré Versailles. Son mausolée est une sorte d'énorme monument de béton, l'intérieur pourrait ressembler à une pièce du château de Versailles, revu à la sauce locale. Lourd et moyennement beau. Enfin direction le tombeau de Minh Mang. Des temples dans un superbe parc, des étendues d'eau... Vraiment très agréable. Le plus beau des 3 sites visités.
Nous filons ensuite en direction de Dà Nãng. Pause déjeuner en chemin, puis route de montagne via le col des Nuages (Hãi Ván) et ses points de vue panoramiques sur la mer, la montagne, Lāng Cô et Dà Nãng. Splendide. Surprenant en revanche de voir des ruines de bunkers et tourelles de défense. Ce passage était un point stratégique pendant les guerres de l’Indochine et du Vietnam. Descente vers la montagne de marbre que nous ne visiterons pas. (arrêt express chez un vendeur de souvenirs en marbre - sans intérêt) puis route jusqu'à Hoï An. Nos partenaires du jour nous déposent à notre hôtel : Hoï An Historic hôtel. Très bel hôtel, 1ère chambre décevante (bruyante, donnant sur une rue), 2ème plus agréable. Fin d'après-midi détente, foot massage pour Ruth (massage de tout le corps et à peine des pieds !). En chemin pour le dîner, nous nous arrêtons chez Be Be, un tailleur que notre guide du jour nous a recommandé, à qui nous commandons après longue discussion, choix de textile, prise de mesures et négociation de prix, une robe et deux vestes. Attention : Mardi 20h30, top départ. Nous filons ensuite dîner au Green Moss. Roses et nouilles légèrement décevantes. Retour à l'hôtel en nous promenant dans les rues touristiques. Ambiance tranquille, cool, bars ouverts, peu de monde, sombre... Cela nous rappel Key West (Floride).
On est à Hoï An depuis quelques heures mais on s'y sent déjà bien. C’est une petite ville au bord d’une rivière et à 7km de la mer où l’on trouve des resorts. La ville est classée au patrimoine mondial pour ces dizaines d’édifices, de maisons typiques de styles anciens (vietnamien, chinois et japonais) mélangés.
Mercredi 2 janvier
Buffet petit-déjeuner, coiffeur pour moi, office du tourisme pour Ruth pour acheter un pass 5 entrées pour les lieux d'intérêt de Hoï An. Nous visitons tout d'abord la charmante maison-chapelle de la famille Tràn. Dommage qu'il y ait plus d'espace dédié aux bibelots souvenirs qu'à la maison elle-même. Nous continuons avec la maison Quân Thàng. Petite, de belles boiseries. En chemin nous visitons le temple Trung Hoa puis le temple Phúc Kiên, tous les deux très beaux. Nous traversons ensuite le marché, longeons la rivière. Plus que les maisons, on reste fan de cette ville. Déjeuner au Mango room (des tempuras puis deux salades de légumes et fruits avec des crevettes ou du tofu, le tout accompagné de sauce à la mangue). Excellent et cadre très charmant, lovés dans de confortables canapés dans la salle du 1er étage.
Puis retour chez Be Be, avec un crochet par le charmant petit pont japonais. 14h soit 17h après notre 1er passage (dont une nuit) essayage des produits commandés la veille. Ma veste : impeccable. La veste de Ruth : une légère retouche sur les manches à prévoir. La robe, une retouche sur le buste à prévoir. On nous propose de repasser dans 2h, on repousse au lendemain 10h15. Passage par la poste (achat de timbres), crochet par l'hôtel où nous prenons une navette pour l'hôtel jumeau sur la plage de Cúa Dai à 7km à l'est (Hoï An Beach Resort). Excursion express puisqu'une fois sur la plage, il fait frais, la plage ne nous attire pas plus que ça malgré les beaux palmiers, le sable fin... Retour à l'hôtel pour un bain de soleil au bord de la piscine, deux cocktails et quelques frites en accompagnement. Nous partons ensuite au Garden Secret restaurant pour y dîner de mets délicieux (fish in banana leaf et pomelo salad) dans un cadre charmant (joli jardin et musicien). Crochet par le Cargo Club où nous dégustons avec gourmandise deux pâtisseries (dont un excellent fraisier revisité) et des lassi banana et banana/orange. Flâneries, on est fan de l’ambiance de la ville.
Jeudi 3 janvier
Petit-déjeuner buffet puis direction Be Be pour un nouvel essayage. Vestes complètement validées, finies, emballées... La robe en revanche ce n'est pas ça. La taille est ok mais les anciennes piqûres sont très visibles. Il est 10h30. On revient à l'hôtel, matinée au bord de la piscine, sacs, check out, retour chez le tailleur. Définitivement ils ne parviennent pas à masquer les traces (jeudi 12h30). La vendeuse nous demande 1h pour refaire complètement la robe. Du coup pause déjeuner au Dāo Tiên. Salade de crudités, crevette, poulet sauce cacahuète très bon ; fried noddle avec tofu, classique. Cadre top en bord de rivière, service adorable, endroit calme (l'adresse du GDR donne côté rue mais le personnel nous mène à la 2e terrasse côté rivière).
Retour chez Be Be, nouvelle robe un peu grande (jeudi 13h30). Visite du temple Quán Công et du musée culturel. Attention ceci compte comme deux visites même si les bâtiments communiquent. Vu notre surprise, le gardien ne nous fait pas payer. Bonnes visites. Passage par le temple Hâi Nan. Retour chez Be Be, la robe est presque ok, dernière reprise dans la foulée en 5 minutes. Ok vendu, c'est tout bon. Jeudi 14h30, soit moins de deux jours pour faire notre commande, et surtout refaire une robe en 1h. Ils ont de la ressource… Nous repartons pour une dernière visite : la maison Phùng Húng. deux étages de visites intéressantes mais toujours ces bibelots souvenirs omniprésents. Retour vers l'hôtel, change d'euros dans la rue (là aussi on négocie - attention le taux aura beaucoup fluctué au cours de notre séjour) et taxi. La veille nous avions négocié un taxi pour Dá Nãng pour 330.000VND, on tombe sur un soi-disant collègue, on croit confirmer le prix. On roule. Arrivés à l'aéroport, je tends la monnaie et le chauffeur me montre le taxi-meter qui dépasse les 500.000VND. On a beau parlementer, négocier, nous énerver, rien à faire il ne nous laisse pas partir et pire, un policier s'en mêle. Avant que cela n'aille plus loin nous trouvons un compromis à 450.000VND. Morale de l'histoire : toujours écrire pour se faire comprendre. Enregistrement, contrôles, embarquement, vol, arrivée ok. On prend ensuite un taxi prépayé (Saigon air, paiement juste avant la sortie avec bagages). Check-in à Northern Hotel. Et en route pour une découverte by night de Ho Chi Minh. C'est plus bruyant, plus grouillant que tous nos autres stops vietnamiens précédents. Nous allons dîner au Quán Núóng. Une terrasse animée où l'on s'attable à une table-barbecue pour griller ses mets soi-même. Le tout dans l'agitation et la fumée des locaux et des touristes. Un régal pour les viandeux. On en ressort par contre transpirants et un peu odorants... Fin de soirée entre les rues Lé Loi, Nguyên Huê, Dong et le théâtre, l'hôtel de ville, les magasins de luxe et les grands hôtels. Rien à voir avec les étapes précédentes. Les immeubles sont plus hauts, les gens apprêtés pour leurs sorties nocturnes...
Ho Chi Minh, c’est la plus grande ville du pays, la capitale du sud, la ville travailleuse, financière, moderne, tentaculaire, partiellement occidentalisée, avec pas mal d’expatriés… Sans y être complètement, la ville tend plus à ressembler à Hong-Kong, Singapour, Shanghai qu’à Hanoï.
Vendredi 4 janvier
Nous nous sommes organisés une journée découverte du delta du Mékong (190$). Le fleuve se jette dans l'océan en 9 bras qui forment son delta. C'est le grenier de la région (riz, vergers fruitiers...). Le Vietnam est le 2ème exportateur de riz après la Thaïlande. Phung, notre guide du jour nous retrouve à notre hôtel. Départ pour Bên Tre en voiture. En route, Phung nous parle de Saigon (elle ne dit pas Ho Chi Minh - parce qu'elle est née avant 1975), du Mékong... Sur place, un guide local nous attend. Nous goûtons une galette de riz sucretée achetée au coin de la rue puis nous marchons au milieu d'un petit village puis de la forêt. En chemin Phung nous explique les fruits, les arbres, les animaux que nous croisons. Arrivés sur un bras du Mékong, nous prenons un bateau pour traverser le fleuve puis de nouveau marche à pied dans la nature et les maisons isolées. Mangues, fèves de cacao, pomelos, bananes, ... Plus tard un pick-up (qu'ils appellent une charrette) nous attend à un carrefour et nous dépose quelques km plus loin chez l'habitant pour une dégustation de fruits. Eau de noix de coco, noix de palmier d'eau, ramboutan (sorte de litchis), ananas avec du sel et du piment, un régal ! Le propriétaire nous embarque ensuite dans son sampan pour remonter un petit bras du Mékong. Puis nous continuons sur un bateau à moteur sur un bras principal du fleuve. Direction un silo à coco où la coco est travaillée. Un peu d'escalade sur le quai puis nous croyons percevoir comme un malaise entre le guide local et Phung. Peut-être la vision d'enfants travaillant... Redescente (difficile) sur le bateau, direction notre pause déjeuner. Nous accostons un peu plus loin et derrière la végétation découvrons les 1ers occidentaux de la journée et notre resto chez l'habitant. La patronne locale nous a préparé différents mets délicieux (crêpes de riz que nous roulons nous-même avec du poisson frit, des nouilles, de l'ananas et des herbes). Noddle avec ou sans crevette, soupe avec ou sans porc, riz blanc, ... Fruits pour le dessert. Après déjeuner nous finissons notre excursion par un peu de marche, nous goûtons un jus de canne à sucre (nuoc mia), servi avec un peu de jus de kumquat. À un carrefour avec un axe plus important notre chauffeur du matin nous attend. Cette journée dans le delta est une réussite !
Retour à Ho Chi Minh. Nous demandons à être déposés au marché de Cho Lon (quartier chinois de HCM). Retour dans l'agitation ! Nous achetons un peu de textile. Nous partons ensuite à la recherche de l'église et des temples locaux. En vain, le plan du Guide Du Routard n'est pas assez précis et nous sommes assommés par le bruit. Taxi, retour dans le centre-ville. Nous montons au sommet de l'hôtel Caravelle, au Saigon bar, pour y boire un coup en admirant le coucher de soleil sur la ville. Passage par l'hôtel pour récupérer la bouteille de vin qui nous a été offerte (cabernet sauvignon argentin) et direction The Sushi Bar, un resto jap dans la rue des japonais. Bonne adresse.
Samedi 5 janvier
Matinée découverte du centre-nord d'HCM. Église Notre-Dame, la Poste (aux allures de gare ferroviaire avec une charpente Eiffel - qui contient quelques magasins de souvenir à des prix plutôt pas excessifs), le Palais de la réunification (kitsch et 70's au possible), le parc avoisinant. Puis nous flânons entre le marché Bên Thành et la rue Lé Loi à la recherche de souvenirs. Trop chers et un peu fatigués par les négociations (définitivement il vaut mieux acheter ses souvenirs à Hanoï). Retour à l'hôtel, bagages, taxi pour l'aéroport, sandwich, écriture des cartes postales, embarquement pour Phū Quôc.
Phū Quôc, c'est une île à l'ouest du Vietnam, à 30km au sud du Cambodge. Île longuement disputée entre les deux pays, finalement acquise par le Vietnam mais du coup encore militarisée par endroit (on ne voit rien au 1er abord). Aujourd'hui l'île se tourne entièrement au tourisme avec ces grandes étendues de plages. Il se dit que c'est le Phuket d'il y a 20 ans...
Vol sans souci, transfert pour notre hôtel, le Long Beach Resort, via leur navette. Découverte des lieux. Le parking est nul... La réception moyenne. On attend du coup avec un peu d'appréhension puisque pour nous ce doit être L'HÔTEL des vacances. La cadre du resort est pas mal, la chambre très jolie et spacieuse. On fait ensuite le tour du spa, de la piscine : bien. Plage : étroite et plutôt bondée. Bon, ce n’est pas le paradis mais on s'en approche. On test l'option chaise longue et cocktail sur la plage. Le service est horriblement long, mais bon, c'est tout de même la belle vie. C'est parti pour 5 jours au rythme tranquille. Dîner au resto du resort. Bien mais toujours ce détail vietnamien : il faut prendre son mal en patience pour avoir ses plats... L'autre détail : l'anglais et les Vietnamiens, ça fait 2...
Dimanche 6 janvier
Farniente ou presque. Grasse Mat', p’tit déj buffet, piscine, plage, sieste, et finalement visite des plages voisines, après être passés à notre réception pour réserver un scooter pour le lendemain (200.000VND la journée de 8h). Visite tout d'abord vers le nord. À peine passé le mini cap, on découvre une plage sale et à peine plus grande que la nôtre. On pousse jusqu'à La Véranda, l'hôtel chic que nous souhaitions réserver où il n'y avait plus de place et à vrai dire ce n'est guère mieux. La plage est un peu plus grande mais les blocs de chambres tassés. On est peut-être pas si mal de l'autre côté. On file vers le sud, les plages sont encore plus étroites, on se dit que c'est vraiment idiot de construire si proche de la mer. On pousse jusqu'au Paris Beach Resort pour manger une glace. On tombe sur un français (un professeur de marketing à la retraite), mari de la patronne des lieux. De fil en aiguille, nous parlons de la plage et là, révélation... Les dernières grosses tempêtes de 2012 ont emporté 20m de plage... Tous les hôtels se retrouvent à l'étroit par conséquent... Nous comprenons mieux ! On dîne au Beach Club restaurant, notre voisin, vide. Cuisine ok, sans plus. Cocktails sur la terrasse de notre resort. Fin de soirée avec un groupe de musique philippin qui anime le beach bar de notre resort.
Lundi 7 janvier
Après le petit dèj, c'est parti pour une journée en scooter à la découverte de l'île. Première découverte : faire le plein d'essence à la ville voisine Duong Dông puisque nous n'avons qu'un litre dans le réservoir. La ville étant au nord, nous poussons ensuite dans la même direction. Direction le cap Ganh Dâu. Après avoir tourné en ville, on trouve la bonne direction pour quelques km. Puis au niveau de l'ancien aéroport, fini le goudron, place à la piste, mais laquelle... Après hésitation nous choisissons la bonne direction, quelques doutes et renseignements pris plus tard nous voici de nouveau sur le bitume. Arrivés aux alentours de Cua Can, nous filons sur la future route (en travaux) plein nord. Une sorte de route gravillonnée. Évidemment vient le moment où la route et fermée, où nous trouvons une déviation sous forme de piste cabossée, qui nous ramène sur le chemin côtier. Quelques kilomètres en plus pour le plaisir. On longe donc la côte nord-ouest. Après quelques pauses photos, le scooter est de plus en plus dur à diriger. Un local nous arrête et nous montre que le pneu arrière est crevé. Pas de problème, nous le suivons. Il nous fait arrêter à une échoppe, sort ses outils, change la chambre à air (la nôtre étant déjà multi-réparée) et nous demande 200.000VND. C'est très cher mais nous n'avons pas le choix… Nous continuons notre route jusqu'au cap, au fil des paysages splendides, des cahutes de pêcheurs et de leurs poissons séchant au bord de la route... Pause déjeuner à la sortie de Ganh Dâu. Nul, long et on a été malades la nuit...
On repart via la piste côtière direction Cua Can. Quelques gouttes font leur apparition, on fait un stop coca light et ca-fé sua da (café glacé vietnamien servi avec du lait concentré sucré) à Vung Bâo. Fin d'averse, retour sur la piste. À l'entrée de Cua Can, nous restons le long de la côté, traversons un vieux pont en bois ; vieux au point de douter de sa solidité. Nous remontons tout le village entre maisons, jardins, bateaux, vaches, cocotiers... Des paysages contrastés magnifiques. Entre temps nouveau pont de bois, encore plus petit, encore plus douteux mais finalement assez robuste pour résister à nous deux sur le scooter. Retour sur la route principale jusqu'à Duong Dông. Crochet par Ông Lang. On visite le Mango Bay Resort ; des bungalows en pleine forêt en bord de plage. Calme, cool, a priori une excellente adresse du GDR. Puis nous visitons le Chen Sea Resort&Spa. Rien à voir. Une enceinte gardée, un cadre ultra luxe, des bungalows à 256$ mini. On nous avait dit que La Véranda était la référence, le Chen Sea semble clairement se positionner un cran au-dessus. Puis 17h, arrivée à Duong Dông, découverte du trafic intense urbain. Ça zigzague, ça klaxonne, ça freine... On traverse le night market (bondé) et retour à notre resort. On veut remettre ça le lendemain, du coup négocier avec le loueur pour garder le même scooter (et notre excès d'essence), avoir un rabais pour absorber une partie des frais de réparation. On trouve un compromis à 120.000 VND. Le scooter à nous, nous filons dîner Au Bistrot, resto tenu par un couple franco-vietnamien. Un très bon tartare de thon, le reste sans plus... En revanche accueil et service top. Scooter by night dans les ruelles autour puis retour à notre resort.
Mardi 8 janvier
C'est reparti pour une journée scooter, les fesses endolories de la veille. Cap au sud, on longe l'aéroport au sud vers l'est (10.000VND de péage) et on récupère la future nouvelle route express du centre. Du gravillon au départ, la vieille route en partie défoncée ensuite. En chemin nous traversons des petits hameaux au milieu des montagnes locales. Après 45min de route nous bifurquons pour Bao Sao, la plus belle plage de l'île dixit le GDR. On opte pour le My Lan. On découvre une splendide plage de sable fin blanc et propre, une eau transparente, quasi personne en cette fin de matinée. Top. Location de chaises longues (20.000VND), baignade, bronzage, cocktail, déjeuner. Parfait. Au fur et à mesure la plage se remplit mais rien à voir avec Long Beach.
On remonte sur notre scooter, plein d'essence urgent avant panne sèche, puis direction la plage suivante Bai Khem, que nous ne trouverons jamais. En chemin nous visitons l'ancienne prison Coconut tree (Cay Dua), découvrons un monument dédié à la guerre. Puis en chemin pour An Thoi, nous longeons l'actuel camp militaire avec des militaires marins aux postes de garde. Découverte ensuite de An Thoi, une ville portuaire de pêcheurs. On repart en chemin inverse à la recherche d'un chemin vers l'ouest qui nous permettra de regagner la piste côtière sud-ouest. Et par chance, avant, peut-être Bai Khem... En vain, nous tombons finalement sur la bifurcation vers l'ouest et regagnons l'autre côte. On roule alors vers le nord en remontant les 20km de plages rectilignes bordées de maisons de pêcheurs, de cultures d'huîtres pour ses perles, de projets immobiliers touristiques en construction... Le trip en scooter sur l’ile c’est faire ! Nous avons passé deux très bonnes journées.
Retour au resort. Massage pour Ruth (foot reflexology) puis dîner à côté de notre resort sur le petit cap. Comme tous ces restos le soir, il n'y a personne. Le chef nous propose des grillades au barbecue. Calamar pour moi, poisson pour Ruth. Bons plats copieux mais un peu trop spicy. Fin de soirée au resort.
Mercredi 9 janvier
Journée farniente. Une vraie journée farniente. Plage, soleil, lecture, mer, cocktail, sieste, jeux de cartes, averse... Pédicure pour Ruth en fin de matinée ; massages (dos pour moi, tête et épaules pour Ruth) : presque un test de résistance à la douleur leurs strongs massages (genre d'acupression). Dîner Au Cap Breton : peu intéressant et moyennement bon.
Jeudi 10 janvier
Rangement des bagages puis départ pour l'aéroport. C'est la fin de Phū Quôc. On vol pour Ho Chi Minh, récupère nos bagages pour passer côté international (pour l'anecdote, à mi-chemin entre les terminaux, nous devons changer de trolleys, chaque terminal ayant son modèle...), vol pour Siem Reap / Angkor au Cambodge. Vols sans encombre, notamment au dessus de l'immense lac Tonlé Sap. Particularité du lac ? Il est alimenté (ou vidé) par un affluent du Mékong dont le cours s'inverse selon la hauteur du Mékong (saison sèche / humide). Le lac quadruple en saison des pluies !
Premier contact avec le Cambodge à Siem Reap, la ville du coin qui donne accès à Angkor (à 8km). Un peu moins de scooters, des vrais casques de moto (mais obligatoires seulement pour le conducteur), plus de vélos, des motos-tuktuk (avec à chaque fois de jolis sièges décorés), moins de klaxons. On récupère notre chambre. Top... Sauf le lézard que je ne parviens pas à attraper ; le mec de la réception vient... Évidemment le lézard ne se montre pas. Baignade puis balade à la découverte du centre de Siem Reap. C'est la ville située à 8km d'Angkor et ses 3 millions de visiteurs par an, autant dire que ça se voit. Passé le Old Market, les rues regorgent de resto, bars, boutiques souvenirs... Il y a même une Pub Street avec ses bars et sa musique ultra forte. Après un échec au Chamkar (plein), nous dinons au Bamboo. Agréable cuisine khmer revue pour les touristes. En fin de soirée, retour dans notre chambre où le lézard a refait son apparition. Nouvelle tentative de capture vaine, nous nous couchons. C'est alors la clim qui se met à vibrer et faire des étincelles occasionnellement. Nuit difficile.
Vendredi 11 janvier
Après le petit-déjeuner, j'explique le(s) problème(s) à l'accueil qui me dit s'occuper de ça dans la journée. On retrouve Choeun notre guide francophone pour les 3 jours à venir. Départ pour Angkor, patrimoine mondial de l'UNESCO. Lorsque l’on dit Angkor, on pense au temple d’Angkor, celui que l’on voit partout, même sur le drapeau national. Angkor c’est en fait une région de 2000km² selon les archéologues, dont un espace de 402km² classé. Le tout forme un ensemble d’anciennes cités, d’anciens temples et édifices angkoriens. On s’y déplace en voiture, tuk-tuk ou vélo tant les distances sont importantes entre les sites.
La matinée est consacrée aux visites de 3 sites. Prasat Kravan, un petit temple en brique, construit en 921 et bien restauré dans les années 1970. Preah Khan, un temple important, ou plutôt une ville antique disparue entourée de douves. Le temple a de nombreuses sculptures et tympans. Enfin Neak Poan, les bains royaux construit par Jayaravman au 12ème siècle Un grand bassin central ; 4 bassins latéraux, des animaux imaginaires, dommage que l’on ne puisse plus faire le tour du site maintenant et que l’on doive rester cantonnés derrière une balustrade. Nous mangeons ensuite en face du bassin Sras Srang où de nombreux restos proposent plus ou moins la même chose.
L'après-midi au lieu de visiter Angkor Wat qui est fermé en partie (le 3e étage qui est un sanctuaire) car c'est un jour saint, nous visitons Ta Prohm, un grand temple très intéressant, un lieu magique, figé dans le temps où les fromagers et les figuiers étrangleurs engloutissent les pierres du 12ème siècle (encore une construction de J7). On dit que ce temple faisait partie d’une cité de 12000 âmes, que les matières précieuses foisonnaient, que la tour centrale était recouverte de pierres précieuses… Nous avons ensuite une visite (et bénédiction) au monastère Wat Swei d’organisée par Asia. Un bonze nous y attend pour nous bénir en deux phrases. Express. Retour vers Siem Reap, stop à Les Senteurs d'Angkor pour une découverte des plantes et senteurs locales puis l'inévitable boutique-souvenirs. Fin de journée en ville, piscine (il a fait très chaud toute la journée, c'est un vrai plaisir) puis dîner au Blue Pumpkin (Chamkar encore plein mais résa faite pour le lendemain), affalé sur les canapés-lits à profiter des bons plats (surtout les raviolis Amok fish) et desserts. Bonne adresse. Salle un peu aseptisée pour un dîner mais climatisation très agréable et surtout à l'écart des moustiques.
Samedi 12 janvier
Après un petit-déjeuner buffet, route pour Banteay Srei (1h) pour y découvrir un temple baptisé la citadelle des femmes, finement décoré (un travail de femmes d'après les guides). Le lieu est petit et plein de touristes. Bruyant pour commencer et profiter du site. Point positif et intéressant : le petit musée accolée qui retrace un peu l’histoire angkorienne et les recherches faites sur le site par les archéologues. Vous entendrez parler (ou vous lirez) les fabuleuses aventures de notre ancien ministre André Malraux et de ses péripéties locales durant sa période archéologue-voleur. Retour vers le centre d'Angkor. Stop dans un petit village qui fait des bonbons grâce au jus sucré issu des palmiers à sucre (gras et moyen). Nous visitons ensuite le temple de Banteay Samre, surnommé l’Angkor Wat miniature. Le site du 12ème est très calme, bien conservé et très agréable. Décoration sculptée de Vishnou et Shiva, belle terrasse avec ses lions sculptés par des artisans n’ayant jamais vu de lion… Direction Sras Srang comme la veille pour déjeuner dans l'un des restos. Stop photos en chemin à Pre Rup, un temple montagne du 10ème siècle.
L'après-midi est consacrée au grand et connu Angkor Wat. L'avantage d'avoir un guide qui connait bien, c'est qu'il nous fait passer par l'entrée opposée à l'entrée principale et ainsi faire le parcours à l'envers. Moins de monde ainsi. Le temple est très bien conservé, majestueux avec ses fresques, ses salles, ses tours. On dit qu’il a fallu 500000 ouvriers et 6000 éléphants pour sa construction. Choeun nous fait son show. Il nous commente les fresques majeures, nous fait découvrir les salles et leurs histoires… La montée au sommet du 3ème niveau offre une belle vue sur l’esplanade et l'horizon. Angkor Wat c'est une image que l'on avait vue et revue, mais y être c'est encore autre chose. 3h de découverte fort intéressantes. Retour à l'hôtel, piscine puis dîner au Chamkar (enfin!). Bons plats végétariens, notamment le wedding day dip, et le dessert typique à base de banane, lait de coco sucré et billes de tapioca.
Dimanche 13 janvier
Matinée consacrée à la visite d’Angkor Thom, l'une des anciennes capitales majeures. On commence avec la visite du Bayon, construit aux 12ème et 13ème siècles. Le lieu est très émouvant et reposant avec ses tours aux 4 visages (et malgré les déjà nombreux touristes). Conseil : Comme pour tout le site d’Angkor, être matinal. Les différents sites sont vite remplis de touristes. Au sommet nous nous posons un peu pour en profiter. Nous poursuivons le Baphuon, l’un des plus grands édifices religieux de Cambodge ancien. Construit au 11ème siècle, il consiste en une pyramide ou temple montagne vertigineux. Une des façades a été transformée en un bouddha couché de 60m de long. Du sommet, belle vue sur l’ensemble d’Angkor Thom dans sa forêt. Direction ensuite le Palais Royal dont il ne reste que le temple de Phimeqnekqs et deux bassins. Puis nous finissons le tour par la terrasse des Eléphants qui doit son nom aux nombreux pachydermes sculptés sur les soubassements, et finalement la terrasse du Roi Lépreux avec sa statue censée représenter J7 que l’on a cru mort de la lèpre… Avant de repartir à Siem Reap nous nous arrêtons à la porte sud d’Angkor Thom pour prendre quelques ultimes photos des lieux. Angkor on recommande chaudement sur 2 à 3 jours. On en garde des images inoubliables.
De retour à l’hôtel, nous profitons une dernière fois de la piscine avant de plier bagages, déjeuner sur place en attendant notre transfert vers l’aéroport. La suite est moins intéressante…. 3 vols sans encombre jusqu’à Milan, les bagages ont pris les mêmes avions et nous les avons retrouvés à l’arrivée (pas gagné avec 3 vols, 3 pays, 3 compagnies différentes…). A l’arrivée le choc thermique est dur. 34° / -3°…
Avant de lire ce compte rendu, il faut savoir qu'il est subjectif dans le sens qu'il relate nos impressions très personnelles car nous sommes partis avec une idée preconcue qui s'avérera fausse, dépassée.
Voilà dix années que nous n'avions plus mis les pieds en Asie du Sud Est, (nous avions fait le Myanmar, la Thaïlande, le Laos)les sourires nous manquaient, le plaisir de s'asseoir au bord d'une riziere aussi....Nous voulions une ballade bucolique, prendre le temps...
DE DUBAÏ AU CAMBODGE
Du 2 février 2015 au 28 février 2015
De l'éblouissement au désenchantement relatif.
Premier chapitre: Dubaï
Tout commença par le survol de la ville qui nous sembla déjà plus grande que prévue. Malgré le modernisme de son aéroport et la renommée de la compagnie Emirates, nous eûmes à attendre près d'une heure avant de voir arriver nos bagages et c'est donc en pleine nuit que nous traversâmes un Dubai fantomatique et ce à très vive allure, notre taximan semblant vouloir battre des records. L'hôtel qui nous fut réservé via la compagnie était en fait un modeste et assez vétuste appart-hotel à 111 dollars la nuit, tenu par des Indiens (nettement majoritaires dans la ville), cela signifiant donc que le ménage était assuré uniquement par la gente masculine. Conséquence, il n'y avait qu'un seul verre, pas de couverts (pour un appartement avec cuisine) et surtout pas d'essuies. Le lendemain, la ville pouvait enfin s'offrir à nous et après une centaine de mètres nous mettions déjà nos pieds dans....un supermarché dans lequel on trouvait les mêmes produits que chez nous. Nous entamâmes alors la visite du vieux Dubaï , son splendide musée et ses vieux quartiers bien réhabilités. En quelques pas, nous longeâmes alors ce bras de mer appelé La Creek sur lequel naviguent de splendides Dhows, sortes d'immenses barges en bois aux pontons colorés. Il y règne une effervescence digne de Hong Kong avec un chassé croisé de multiples bateaux dans un enchevêtrement d'immeubles modernes avec quand même ici et là quelques souks typiquement arabes dont le fameux souk de l'Or et sa centaines de boutiques dont les vitrines dégueulent d'énormes parures en or plus kitches les unes que les autres.
Pour aller à la rencontre du nouveau Dubaï , il nous fallut prendre le tout nouveau métro qui est très pratique et très facile. Mais sa qualité première est bien sa propreté: il y est interdit de transporter du....poisson, de manger, de fumer, de boire, de chiquer. Conséquence, des stations d'une netteté irréprochable et tout le monde semble bien s'y accommoder alors qu'aucune présence policière ne se manifeste(hormis près des guichets). Certains wagons, à certaines heures, sont réservées aux femmes et aux enfants et plusieurs fois nous fûmes invités à échanger notre place debout par une place assise. Comme quoi la courtoisie n'est pas qu'occidentale. Nous parcourûmes alors successivement deux des plus grands malls, le Dubai Mall le plus grand et celui des Emirates plus ancien, fréquentés par une foule importante, très bigarrée allant du populaire s'y promenant en short, aux mousmées minijupées mais aussi des sheiks enrubannés qui font leurs emplettes chez Gucci ou Dior en poussant une charrette du Carrefour suivi de leurs concubines portant évidemment le tchador. Chaque Mall se devant d'attirer le client, le premier s'est doté d'un magnifique aquarium dont la surface est immense et que l'on peut pénétrer via un tunnel transparent. On voit ainsi des requins, des raies voltiger à côté et au dessus de vos têtes. Le second possède lui une ....piste de ski avec tire-fesses et télésiège, le tout sous -4°C. Ce fut assez désopilant de voir des émirs, tout de blanc vêtus, endossés des anoraks pour se rouler dans l'or...blanc.
Mais, mais....le clou, le choc ce fut quand même quand nos regards se posèrent pour la première fois sur ...la Burj Khalifa. Osons le dire, c'est une merveille que cette tour de plus de 800 m (828m), tout en spirale afin de résister à des vents de plus de 190 km/h, construite en 5 ans par 12000 ... esclaves. D'accord, humainement c'est inacceptable et actuellement nous avons vu encore des milliers qui travaillaient jour et nuit sur les innombrables chantiers de la ville.
D'accord, oui...mais l'œuvre est splendide et témoigne de l'ingéniosité humaine dont on peut s'émerveiller comme on le fait pour les pyramides. Combien d'esclaves sont-ils morts sous les coups de fouet des contremaîtres du Pharaon?
Décidément, l'histoire aime à faire repasser les mêmes plats.
Chapitre deux: une journée à Bangkok
A peine le tarmac foulé, la fièvre de Bangkok nous avait rattrapé. On l'avait quittée il y a dix ans, déjà bouillonnante, on la retrouvait saturée comme les bandes sons des Daft Punk. Un nouveau train nous amena ainsi en trente minutes dans son ventre grouillant de monde pour nous entasser ensuite dans les wagons du Sky Train, le métro aérien de Bangkok. Une station plus loin, nous faisions rebondir nos valises sur les trottoirs toujours aussi défoncés de la ville, pour enfin rejoindre notre hôtel. La chaleur de la nuit tombante, les vapeurs des gaz d'échappement, les invitations aux massages, les étals de nuit...tout y était, nous retrouvions nos sensations passées et rapidement nous retrouvions le plaisir de boire une bière fraîche à la terrasse d'un établissement un peu retiré, fréquenté par des groupes de jeunes se réunissant là autour d'une fontaine à bière ou ici autour d'une bouteille de whisky thaïlandais. Notre soupe Tom Yam parfumée à la coriandre avalée, nous pouvions enfin nous jeter dans les bras de Morphée. La journée suivante débuta par une première désillusion lorsque voulant rejoindre un quartier près du Palais Royal par la voie du fleuve Chao Praya nous constations qu'il ne restait plus que des bateaux touristiques. Où donc étaient passés les vaporettos thaïs qui allaient et venaient par centaines, dans lesquels on se pressait pour rester debout? Nous voilà donc obligés de faire comme le commun des pingouins, faire la file, se faire octroyer un siège et subir les commentaires gueulés par une accompagnatrice, entourés de Sino-Japonais, d'Allemands...heureusement, nous les vîmes débarquer assez vite nous permettant d'admirer à l'aise quelques wats (temples) dont le fameux Wat Arun.
Notre ballade nous conduisit alors dans des quartiers un peu à l'écart du monde et nous eûmes la chance de voir une superbe exposition d'un des maîtres du dessin. Après avoir visité le Musée National, c'est sous un soleil de plomb que nous allâmes nous attabler dans une petit échoppe de rue où nous avons dégusté un excellent bouillon de poule alors qu'à côté on servait des abats de cochon dans de grands bols fumants.
La chaleur se faisant plus lourde, elle nous contraignit à prendre refuge dans un Starbucks (et oui) et sous l'air conditionné à y retrouver un peu de tonus. L'après midi nous vit arpenter deux temples qui bien que près du Palais Royal soient délaissés. Dans le premier, celui du Pilier, l'atmosphère était aux multiples prières accompagnées de brûlage d'encens. Nous eûmes la chance d'assister à une représentation théâtrale de la grande épopée du Ramayana, par des actrices d'un âge passé et surtout par un prince dont l'un des faux cils tombait sur sa joue.
L'autre, le Wat Sukhat, que nous avons rejoint par une route sans trottoirs, était un havre de paix tant la circulation environnante y était dense. Pour rejoindre l'hôtel, après d'âpres discussions, nous osons monter dans un tuk tuk. Ce fut une épreuve sans nom pour nos nerfs car il se faufilait telle une anguille entre les voitures, frôlant là un pare-chocs, ici une portière ouverte, roulant à contre-sens, brûlant les feux rouges, coupant les carrefours. Arrivés sains et saufs, nous irons alors profiter de la piscine pendant deux heures. Ne voulant reconduire l'expérience du tuk tuk, c'est en métro que nous nous rendons dans le Chinatown qui s'est concentré sur une seule avenue, qu'il faut arpenter à même l'asphalte tout en longeant des centaines d'étals de nourriture dans lesquels thaïlandais comme les touristes se ruent pour y savourer crabes, crevettes...Il y règne une effervescence rare car dans une semaine ce sera le nouvel an chinois.
Nous trouvons enfin notre choix dans une petit ruelle et sous la lueur d'une lampe à pétrole dégustons coquilles St Jacques, crabes...alors qu'un peu plus loin le maître du Wok s'agite dans tous les sens faisant monter au ciel d'énormes flammes dégageant des saveurs étonnantes.
Demain, nous aborderons le Cambodge pour une promenade que nous espérons la plus bucolique possible.
Chapitre trois: Phnom Penh
Dès l'aéroport, nous sommes surpris par la différence avec la Thaïlande. Le bâtiment semble d'un autre âge et c'est sous une lumière blafarde que nous passons les différents points de contrôle. Ici point de galerie marchande. Ni Gucci, ni Dior. Que trois quais pour saisir les bagages et trois douaniers militaires pour recevoir tous les documents qu'il nous avait fallu remplir dans l'avion. Ici pas d'air conditionné mais des ventilateurs qui dispersent autour de nous une flopée de moustiques. Mais tout cela nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité? A nous, les promenades au bord des rizières verdoyantes dans lesquelles les paysannes courbées en deux piquent et repiquent le riz, sous le soleil couchant, à nous les mélodies langoureuses des moines bouddhistes au petit matin... ? Il nous fallut très vite déchanter car le tuk-tuk qui nous amena au centre de Phnom Penh nous fait découvrir des routes fréquentées par des milliers de...motos qui vont dans tous les sens. Sur une seule bécane, on s'y sert à trois ou à quatre, avec de tout jeunes enfants coincés soit à l'avant, entre le conducteur et le guidon, soit entre les jambes écartées de la maman. Tel un essaim de moustiques, les motos doublent, triplent, quadruplent pour finir même à contre-sens. On roule ici à l'influence au mépris le plus total du code de la route. Les agents sont inexistants. Faut dire que pour le salaire qu'ils touchent, pourquoi iraient- ils faire...la police? La pollution est telle que nous sommes obligés de nous protéger la bouche avec notre foulard. D'ailleurs, ils sont nombreux à porter des masques bleus de chirurgien tant l'air respiré sur les routes est vicié.
Nous logeons dans un quartier chaud, à deux pas du Quai Sisowath, la promenade des Anglais de Phnom Penh, qui longe le fleuve Tonle Sap et qui un peu plus loin se jette dans le célèbre Mékong. Notre hôtel est cerné de boîtes de nuit et de bars fréquentés par de jeunes hôtesses. Les façades rongées par l'humidité sont cachées par une multitude de néons qui éclairent nos pas. On vante la douceur de vivre de Phnom Penh...allons donc nous promener sur le quai. D'abord il nous faut traverser le flot de voitures et de motos. Cela ressemble à une tentative suicidaire. Tel un torero, nous esquivons, frôlons...pour enfin pouvoir flâner et ressentir les bienfaits d'une petite brise. Mais, tout est assez délabré et surtout tout est sale. Le Khmer semble n'avoir aucun souci avec la saleté: il jette tout par terre, de l'épluchure d'un fruit à sa canette vide. Le sol est partout jonché de détritus que parfois un petit feu consume lentement. Nous ne voyons aucun ramassage de poubelle.Il semblerait d'ailleurs qu'il n'y ait aucun service public comme l'absence totale dans la ville de lignes de bus expliquant ainsi le nombre affolant de motos. A notre retour, nous longeons de nombreux établissements où expatriés et touristes profitent de Happy Hours généreuses. Alcool et sexe font ici bon ménage et on croise beaucoup de vieux loups solitaires attablés à leur table, dans l'attente de quelques plaisirs perdus ou pire... interdits.
Ce soir là on ira manger à La Patate un Resto belge pour s'offrir un bon steak accompagné d'une excellente sauce béarnaise le tout avec un verre de vin, cela remontera le moral.
Les jours suivants, on aborde la visite des différents points touristiques en commençant par le Musée National qui renferme une belle collection d'art venant d'Angkor. Nous prenons un guide local pour nous resituer les différentes étapes de l'art Khmer ce qu'il fit dans un français parfois peu compréhensible mâchant ses mots entre deux raclements de gorge. Puis ce sera le joli Palais Royal, un soi disant temple extraordinaire, préféré du Routard ...absolument quelconque, le temple de Phnom Penh, le marché russe dans lequel nous ne pouvons résister à une vieille habitude de nous asseoir au comptoir d'une échoppe pour y déguster une excellente soupe. Les odeurs et les plaisirs de l'Asie s'en retrouvent ainsi ravivés. La visite qui nous aura finalement le plus marqués sera celle de la prison S-21 transformée en musée du Crime Génocidaire, qui de 1975 à 1979 fut la prison la plus terrifiante des Khmers Rouges. Pol Pot et ses sbires communistes dont cet ancien prof de math, le Duch, y torturèrent près de 15000 personnes. Les gardiens étaient des jeunes de 10 à 15 ans qui prenaient des photos de ces pauvres êtres avant et après les interrogatoires. Assez insoutenable mais nécessaire pour comprendre ce que le peuple cambodgien traîné comme passé.Tout cela fait des kilomètres à déambuler dans la ville sur des trottoirs envahis par les voitures ou les échoppes, si ce n'est par des familles qui y dorment à même le sol, dans une crasse intolérable. Autre aspect, le Cambodgien est assez roublard et plus d'une fois il nous fallut corriger la note. Faut dire que la plupart des prix sont en dollars, qu'un dollar vaut 4000 riels et qu'on mélange allègrement les deux monnaies. Ainsi si la note à payer est de 6,125 $ et que vous donnez un billet de 10$ , vous devez vous attendre à recevoir 3500 riels et 3$ ou 15500 riels selon la disponibilité. Un casse-tête après avoir dégusté 2 Angkor Béer. Bon, on s'y fait et cela ne nous empêche de grimper sur la terrasse d'un des immeubles pour y déguster un cocktail alors que nous contemplons la ville s'illuminer et que sur les quais résonnent des airs de musique entraînant dans leur sillage une cinquantaine de personnes s'adonnant à leur heure de gymnastique quotidienne. La Chine nous rattrape finalement très vite.
Vivement demain, car nous allons enfin sortir des villes.
Chapitre 4: À la campagne
Nous louons un taxi à la journée depuis Phnom Pen pour quelques visites intéressantes . Il nous faudra une heure pour quitter les chaussées surchargées de la capitale et nous retrouver dans un environnement champêtre. Nous y retrouvons la douceur de vivre des campagnards, les rudimentaires logements en bois dont la partie principale est surélevée sur des pilastres. Seule désolation, la couleur verte est totalement absente de cet univers, les rizières s'étant asséchées ne laissant apparaître qu'une terre brûlée par le soleil sur laquelle ne subsistent que de petits fétus de paille.Nous nous arrêtons pour visiter notre premier temple pré angkorien et mettre en pratique nos nouvelles connaissances. Le site est isolé et nous sommes accompagnés seulement de jeunes enfants mendiant quelques riels comme offrande à Boudha. Les couleurs du temple se marient à merveille avec les tons automnaux de la forêt et alors que je m'applique sur ma première aquarelle, Mimi divertit comme à son habitude les enfants.
Le midi nous irons nous poser sur une petite paillote installée à la surface du lac Bati nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité et y déjeuneront agréablement de soupes alors qu'une frêle embarcation nous accoste nous proposant des œufs (avec ...le poussin?), des grosses blattes rôties...Pour ma part, je goûterai aux petits escargots trop peu relevés et avec Mimi une petite poignée d'insectes... croustillants à souhait. Il faut savoir que pour les Khmers, tout ce qui n'est pas venimeux....est comestible et donc il nous a été permis de voir sur les étals des tarentules grillées ou des chauves-souris rôties!
Nous nous éloignons encore un peu plus de P.P et accédons par une volée de 450 marches à notre premier temple-montagne situé sur un Phnom (montagne en langage Khmer). Nous avons la chance de faire la visite en compagnie d'un petit groupe de Français dont le guide est conférencier au célèbre musée Guimet de Paris. Un vrai moment de plaisir tant ce professeur nous éclaire avec simplicité de ses connaissances.
C'est donc le cœur plus léger que nous regagnons P.P. et allons déguster une de nos meilleures pizzas autour d'un bon verre de vin. Elle n'est pas belle la vie?
Demain, on attaque le...Nord.
Chapitre 5: on bouge!
Au fil des kilomètres, la fine langue d'asphalte noire finit par disparaître sous l'épaisse couche de terre rougeâtre déplacée à tout vent par les gros camions qui empruntent la route principale reliant P.P. à Kampong Thom. Toutes les petites agglomérations que nous traversons sont étouffées par cette poussière envahissante nous faisant rouler dans un épais brouillard. Nous sommes dans un bus "limousine" bondé aux sièges défoncés, aux évents cassés. La télé n'arrête pas de diffuser des chansons "fleur bleue" sous forme de karaoké qu'heureusement ne reprennent pas les membres d'un famille cambodgienne assez excitée par le voyage. Lors d'un arrêt on nous propose des tarentules mais ne voyant personne en consommer nous n'osons le faire. Une prochaine fois, ...j'espère.
La route est en réparation et nous mettons le double du temps imparti. Heureusement nous tombons sur un bon hôtel situé dans un jardin tropical avec...piscine. On en profitera.
C'est en tuk tuk que nous allons visiter les sites intéressants des alentours dont Pre Ouk perdu dans une forêt avec des temples envahis par les terribles ficus étrangleurs.
Nous découvrons les lieux avec un jeune guide local formé par une ONG nous faisant pénétrer cette jungle jonchée de briques, de lingams couchés....Vishnou et Shiva sont parmi nous. Nous nous prenons aussi une journée de farniente avec au programme piscine et promenade à vélo dans la campagne environnante.
S'ensuit une grosse discussion quant à notre destination suivante, le Mékong à l'Est ou une expédition à la frontière thaïlandaise pour y voir le second site classé Patrimoine de l'Humanité après Angkor qui lui est définitivement envahi par les Chinois?
Le virus est dans nos gènes et nous décidons de foncer vers la ville de Sra Em, cap plein Nord. Nous prenons le bus sur le coin d'une avenue en plein cagnard car au Cambodge les villes n'ont pas de terminaux comme dans les autres villes d'Asie.
Le bus arrive...bondé et nous avons la chance de trouver 2 places au fond parmi une multitude de caisses car le bus sert aussi de camion d'approvisionnement! Mimi a pour une fois la chance de ne pas avoir sa place côté soleil mais juste derrière un petit paysan portant casquette Mao et ne cessant de tousser! La télé diffuse un film contant les péripéties assez comiques d'un jeune moine bouddhiste faisant jaillir de nombreux rires parmi les voyageurs. Le couloir central est occupé par de petits sièges en plastique occupés par de jeunes militaires rejoignant leur campement car la zone où nous rendons est très tendue avec leurs ennemis héréditaires du Siam. Des enfants s'y promènent, y courent et font pipi dans une bouteille.
Après quatre heures de voyage, je profite d'un arrêt pour sortir me dégourdir les jambes quand je suis assailli par une kyrielle de conducteurs de motos m'offrant de me conduire au temple. Un temple, quel temple?
Mon franc ou plutôt mes riels m'en tombent: nous sommes à Sra Em!!! Sans eux, on continuait le voyage mais pour où? Impossible à dire car ici aucune inscription en anglais et personne ne le parle.
Juste le temps de faire sortir Mimi, de ramasser nos affaires et nous voilà tirant nos sacs sur un km le long d'une route sous les regards assez fermés des autochtones.
Nous allons commencer nos deux journées particulières que je vous conterai lors d'un prochain épisode.
Chapitre 6: deux journées très particulières(1)
Sur cette route, nous parcourons près d'un kilomètre pour enfin rejoindre notre guest house, la meilleure selon nos guides. La décoration du hall, les banderoles rouges, tout désigne un établissement tenu par des Chinois. L'accueil est glacial ou plutôt indifférent. La fille de l'accueil mâche son chewing-gum d'une manière indolente alors que la fille de ménage traîne ses mini bottes en caoutchouc dans les couloirs en rénovation, déplaçant dans un autre coin la fine poussière blanche de plâtre qui recouvre les dallages. Nous avons choisi une chambre sans climatisation mais avec fan car il paraissait que dans le Nord les nuits sont fraîches! Il fera 30°! Les murs sont d'une couleur verdache à vomir, sales, le faux plafond est défoncé mais inaccessible pour y mettre une moustiquaire, avec de sympathiques toiles d'araignée qui y pendent. Le lit est recouvert d'un fin édredon grisâtre, il y a deux fauteuils en skaï orange sous un extracteur vombrissant et enfin une salle de bain munie d'un wc fréquenté par une superbe araignée que je ne parviendrai jamais à écraser, une douche chaude sans cabine (l'eau éclabousse de ce fait toute la pièce) et enfin un évier tellement de travers qu'il est impossible d'y déposer quelque chose.
Voici l'écrin dans lequel j'ai déposé Mimi pour la ...St Valentin. Mais à 10$ la nuitée, il ne faut pas faire trop la fine bouche. A propos de bouche, le restaurant est lui aussi tenu par des Chinois qui sont bien incrustés dans tous le pays. La plupart des hôtels leur appartiennent. Ils montent aussi des usines pour profiter de salaires plus bas encore que chez eux. Nous avons appris que dans un bel hôtel, le salaire moyen tourne autour des 100$ avec 4 jours de congé mensuel (300$ pour un chef de rang). Mais la plupart paie 65$ avec un seul jour de repos. La vie est extrêmement dure ici, la misère encore bien présente. Le pays où règne la corruption reste toujours un des plus pauvres de la planète et son économie repose essentiellement sur le tourisme autour de Siem Reap et la culture des hévéas que l'on plante un peu partout, défrichant des forêts primaires à tour de bras ou pire par le feu. Malheureusement l'argent du caoutchouc n'arrive pas toujours dans les mains de l'Etat.
Au restaurant donc, il faut se faire comprendre par gestes bien que la liste des plats proposés soient énormes (on s'effraie quand même d'y trouver des calamars dans ce coin reculé alors que les frigos sont en fait de simples glacières et que la chaîne du froid est totalement inexistante). La nourriture est correcte et pour se récompenser de notre journée de voyage nous nous offrons un thé au citron. On nous apporte alors un grand verre contenant un liquide orange, chaud et sucré puis une théière classique.
Nous opérons le mélange et trempons nos lèvres: nous buvons une exclusivité mondiale à savoir un thé... au Fanta chaud.
Un grand moment...de fou rire avant de plonger dans notre lit.
Au petit matin, nous voilà chacun assis à l'arrière d'une moto-dop pour aller visiter ce fameux site, le Prasat Preah Vihear!
27 km plus loin, nous choisissons la manière la plus sportive de l'aborder à savoir une ascension de 500 m en empruntant un escalier de ...2250 marches. Dans la montée, nous croisons de pauvres campements militaires totalement isolés sensés empêcher les Thaïlandais de reprendre possession du temple aux abords déjà truffés de mines anti personnelles par les derniers Khmers Rouges en 1998. Défense de s'écarter des chemins même pour un besoin pressant!En 1979, la Thaïlande revendique une fois de plus sa possession mais frustrée de ne pas le recevoir des instances internationales fait vider les camps de réfugiés(qui avaient fui les Khmers Rouges) en leur faisant emprunter... le champ de mines.
Thaïs et Cambodgiens se regardent aujourd'hui en chien de faïence mais ce ne fut pas toujours le cas car entre 2008 et 2011 on y tirait à l'arme lourde.
Le temple angkorien est splendide même si les sculptures en sont absentes.Il comporte de larges allées de 250 m séparées par des temples aux frises finement sculptées qui très aériennes s'élancent vers le ciel.
Nous en jouissons à notre rythme, très loin de la foule d'Angkor.
Éreintés par notre matinée et surtout par notre descente, nous passons le reste de l'après midi dans notre belle chambre.
Comme quoi, on s'habitue à tout.
Chapitre 7: deux journées particulières (suite)
Nous partîmes 500 mais par un prompt renfort nous nous vîmes 3000 en arrivant au port.... D'accord Rodrigue, mais dans notre cas, point de renfort, ni de port. Quel est donc le rapport?
Nous quittons Sra Em en désirant rejoindre le mythique Mékong par les routes toutes neuves du Nord, leur bon état s'expliquant par le fait qu'il faut pouvoir y amener facilement les troupes en cas de conflit. Nous prenons un taxi (une voiture particulière) pour rejoindre la capitale de la province située à une centaine de km de là. Le voyage se fera en compagnie de 2 cambodgiennes avec qui il est difficile de converser. Le taxi nous dépose au départ des voitures pour Stung Treng et nous désigne ...un minibus orange ayant quelques km au compteur. Nous sommes happés par le chauffeur qui place nos sacs sur le porte bagage situés tout à l'arrière du véhicule en les entassant avec quelques sacs de riz.
Mimi se place sur le siège à côté du chauffeur mais en est vite chassée en lui montrant 2 doigts. Nous n'en comprenons pas encore le sens! Elle vient me rejoindre sur la première banquette déjà occupée par deux jeunes gens. Les deux autres banquettes se remplissent aussi et après une demi-heure d'attente le minibus est complet. 2 personnes sur la place à côté du chauffeur (on saisit enfin le signe) 4 sur la nôtre et 8 sur les deux autres. Nous voici 14 sans le chauffeur. Mais, mais la porte ne se ferme pas...on attend. Cela se précipite dehors, on prend encore des sacs, des caisses, une...poule et le minibus se remplit, se remplit. On place 3 personnes devant notre banquette sur un banc très étroit, 6 autres sur les autres. Pour ne pas laisser de vide, on en fait même passer un par la fenêtre. On démarre enfin mais mais...après 500 m on s'arrête pour accepter une famille de 4 personnes dont 3 viendront se caser devant nous et la quatrième qui partagera le fauteuil...du chauffeur. Du jamais vu! On espère que le passager du chauffeur ne pousse pas sur l'accélérateur .On fera ainsi un voyage de ....3 heures entassés comme des sardines à 31 (3 autres ont été envoyés ...sur le toit) pour 14 places selon nos normes.
A l'arrivée, nous ne sentions plus nos jambes, nos fesses...on en avait même oublié de payer nos places tant nous nous sommes pressé de déguerpir pour trouver un logement (nous serons rattrapés par le chauffeur et nous nous en excuserons).
Nous choisissons alors un bel hôtel pour 20$ avec une grande chambre donnant sur le Mékong, avec une vraie salle de bain...La ville se Stung Treng est un nœud de communication important sur la route du Laos, sans âme. On en profite pour flâner dans le marcher, y manger et enfin regagner notre belle chambre pour y siester. Mais pendant notre somme un léger interstice dans la fenêtre a laissé entrer des milliers de petits insectes profitant de la nuit tombante pour envahir la chambre. Pour compléter le tableau, une colonne de fourmis en a profité pour coloniser notre dernier sac à bonbons.
Nous refusons de rester une minute de plus et recevons une autre chambre, sans vue et sans papier de toilette. Le réceptionniste, désolé, nous explique que le camion qui devait les livrer n'est jamais arrivé alors, alors.....Mimi lui suggère d'aller en chercher dans une autre chambre inoccupée. Il réagit par un haussement d'épaules tout en nous tendant une deuxième clé. Notre recherche fut heureusement fructueuse nous permettant de passer une nuit convenable avant de reprendre tôt un bus pour Kratie.
Chapitre 8: enfin et fin!
Chacun son chemin, chacun son destin...telle est la façon la plus cool de rouler au Cambodge. Nous voici sur nos vélos dans la circulation de Kratie, petite ville au bord du Mékong qui surprise est plus bleu que brun. Nous longeons le large fleuve parsemé d'îlots de sable et bordé de petites cahutes en bois sur pilotis. Quelques-unes sont décorées de banderoles rouges pour fêter le Têt. Les hommes sont rassemblés autour de bières alors que d'autres s'adonnent à la pétanque locale de jouant sur des distances nettement plus courtes et qui comme à la provençale peuvent prendre un élan pour "tirer". Deux mètres les séparent seulement du "petit" fait d'une simple capsule. Nous prenons ensuite une embarcation pour une ballade bucolique sur une l'île faisant face à la ville. L'environnement est calme, aucune voiture pour le troubler. Les zébus sous la maison, les belles meules de foin en face, nos premiers champs tout verts...nous retrouvons ENFIN l'Asie que nous cherchions. Assis sur un banc, nous admirons le coucher de soleil sur le "fleuve majestueux" , signe que demain commence une nouvelle journée. Quatre heures de bus plus loin, nous voici à Kampong Cham qui nous rapproche de Phnom Penh. La ville est relativement propre avec de larges avenues et une belle promenade le long du Mékong. Devant chaque magasin on fait brûler dans un petit brasero des liasses de faux dollars, de faux lingots d'or...on fête aujourd'hui la fin de l'année du cochon. Nous louons un tuk tuk l'après-midi et découvrons un superbe petit temple angkorien avec une pagode insérée en son milieu. L'endroit est tellement magique que nous y retournerons pour essayer de l'immortaliser par une aquarelle. Nous rendons ensuite visite à un petit village géré par une O.N.G. dont le but est de promouvoir une activité locale comme le tissage ou l'artisanat pendant la saison sèche. Le soir, la ville est en liesse et à la foire, avec ses petits moulins, se pressent des dizaines d'enfants. Au petit matin, attirés par une pétarade nous suivons un petit cortège de dragons célébrant la venue de l'année de la Chèvre. Nous ne les suivons pas par peur des jets de pétards lancés à tout va et préférons louer un vélo pour nous réfugier sur une autre île. Pour y accéder, il nous faut franchir un extraordinaire pont t en bambous que l'on monte en période sèche et une fois le niveau trop élevé que l'on démonte pour recommencer l'année suivante. Il est surprenant et accepte même le passage de voitures. Une fois le pont franchi, nous retrouvons la même sérénité, distribuant nos petits jouets aux enfants du coin, nous arrêtant pour déguster un énorme fruit ressemblant à un pomelo mais comme partout sommes dans l'impossibilité de communiquer. La langue khmère a aussi la particularité d'être peu chantante et même ses caractères n'ont pas les arabesques arrondies du laotien ou du thaï. Mais elle est très ancienne tout comme la manière de compter en base...cinq. Ainsi 7 se dira 5+2 et 18 se dira 10+5+3. Les écoles d'un piètre niveau sont pleines à craquer et il est touchant de voir ces centaines d'élèves en bleu et blanc chevauchant leurs vélos rentrer chez eux. Quelques uns seulement nous gratifient d'un Hello car même les plus jeunes ne connaissent pas un seul mot d'anglais.
La société cambodgienne veut garder sa spécificité khmer et sommes étonnés de ne trouver que très peu de traces occidentales en comparaison des pays voisins.Les voitures sont japonaises ou coréennes, les télévisons ne passent aucune série américaine...Par contre les Chinois, assez antipathiques en général, sont bien présents dans ce pays en devenir. Nous reprenons ensuite nos sacs pour une longue journée de bus, 3h30 jusqu'à Phnom Penh puis changement de bus pour Sihanoukville que nous atteignons au bout de 4 h de route. Nous choisissons une plage assez éloignée du centre et surtout un hôtel dans un endroit jugé trop calme par la plupart des fêtards. Commencent enfin nos cinq jours de repos le long de la côte, commencent aussi nos journées de...supplice.
Certes il fait chaud et sec, la mer à 29°, certes le sable est blanc et la plage bordée de cocotiers, certes on voit quelques îles....mais il y a aussi les nombreux bars avec toute la faune qui va avec, les ivrognes de tout âge gisant tel des épaves sur les lits de plage à 10 h du matin, les vieux qui arborent une gamine à leur bras, les Russes qui se croient tout permis, les moustiques et les puces de sable qui vous font des Vésuves sur le corps et la marée qui ramène les déchets en tout genre.
Il y a tellement de monde qu'il nous est difficile de trouver un fauteuil de libre pour s'y allonger. D��cidément paresser et glander ne sont pas nos activités favorites!
Mais n'ayons pas peur des mots, ce voyage, s'il a pu faire rêver certains, n'a pas répondu à nos attentes. Même si découvrir un pays en empruntant les moyens locaux, en fréquentant leurs restaurants, en s'évadant librement dans la nature tout en faisant vivre les petites gens reste à nos yeux la meilleure manière d'appréhender sa réalité. Mais pour la première fois dans nos voyages, nous n'avons cessé d'émettre aussi souvent l'hypothèse de quitter un pays. Rares ont été les moments où il nous fut agréable de poser nos valises. Jamais nous nous sommes ébahis devant la beauté d'un site naturel. Or nous savons que ce ne sont pas les vieilles pierres qui resteront gravées dans nos têtes.
Peut-être sommes-nous devenus de vieux routards blasés qui ne s'amusent plus de s'asseoir sur des planches de WC trempées par la douche, d'éviter de se laver les dents avec de l'eau impropre à la consommation ou d'attendre des bus dans la poussière et les ordures? Nous avons sans doute commis l'erreur de vouloir retrouver une Asie qui n'existe plus et surtout d'être partis à la mauvaise saison car voir les rizières aussi brûlées est aussi déprimant que de voir la pluie gorger les sillons de nos champs en hiver.
Nous en reviendrons donc déçus mais ce sentiment au nom de l'expérience vécue nous l'assumons pleinement.
Vivement donc les espaces de nos montagnes, son air pur, la convivialité entre marcheurs, la propreté des chemins....et quand nous y serons, nous pourrons dire...ENFIN!
Bonjour à tous,
Après un périple d'un mois au Vietnam, suivi de 3 jours à Hong Kong, je viens faire profiter de mon expérience.
Nous sommes partis en famille à 4 le 2 juillet dernier: Bordeaux/ Paris/ Ho Chi Minh/ Hanoi
1ère galère, Govoyage avec qui nous avions pris notre billet a complètement merdé et a annulé nos places ( billets payés 10 mois à l'avance)
sur le Bordeaux/CDG. ( pourquoi, toujours pas de réponse) Heureusement Air France nous a trouvé une place sur un autre vol, GROSSE angoisse.
Nous voila donc en partance pour le Vietnam.
2ème galère: nous avions demandé notre lettre d'invitation pour Hanoi puisque c'était notre destination finale, sauf qu'à Ho Chi Minh il a fallu changer d'aéroport et donc passer la douane et donc demander notre visa. Une petite frayeur, un peu plus de temps que pour les autres passagers et on a récupéré notre visa, changé d'aéroport (pour le domestique) et pris notre vol pour Hanoi.
Hanoi, dans la vielle ville: des scooters, des scooters et encore des scooters, partout, sur les trottoirs, sur la route et personne ne respecte les feux. On a trouvé ça rigolo 5 min et ensuite on a eu une seule envie: fuir.
A Hanoi on a retrouvé nos amis avec qui on a passé toutes les vacances sauf Hong Kong, 7 personnes en tout.
On est parti pour un circuit de 6J/5N dans le nord ouest organisé par Oriental Bridge.
Hanoi/ Ha Giang/ Dong Van/ Bao Lac/ Lac Babe/ Hanoi
Absolument magnifique, les plus beaux paysages du Vietnam. On a eu de la chance avec la météo, pratiquement pas de pluie.
On a eu la chance d'être à Dong Van le jour du marché: absolument typique, pas de touriste.
Un peu difficile pour nous: la vente des chiens (pour manger)
On a adoré le lac Babe, la balade sur le lac et la baignade.
On a ensuite passé une nuit à Hanoi avant de repartir pour la baie d'Halong, toujours avec notre guide Chung (adorable).
Concernant la baie d'Halong, mon plus grand conseil est de prendre une jonque privée plutôt qu'une jonque collective.
Nous avons passé 3J/2N à bord de la jonque Cat Ba Impériale, magnifique. Nous n'avons presque jamais vu d'autre jonque, nous
nous sommes baignés sans arrêt (temps splendide). Nous avons discuté avec des gens qui ont fait un tour 3J/2N sur une jonque collective de
luxe, tout était chronométré, et ils n'ont eu que 40 min de baignade.
Nous étions 7 et nous avons payé 160€ par pers. Avec le Nord, la baie d'Halong reste un des plus beau souvenir du Vietnam.
En fait je dis Baie d' Halong mais on est surtout resté dans la baie de Lan Ha, plus sauvage.
Ensuite on a demandé à notre agence de nous emmener jusqu'à Ninh Binh sans repasser par Hanoi, on a payé un sup de 10€ par pers.
Si vous avez des questions n'hésitez pas, je continuerai la suite à Ninh Binh plus tard.
Le temps est venu de faire un petit carnet sur deux pays d'Asie très populaires qui regorgent déjà de beaux carnets de voyage. Mais peu montrent le périple d'une famille nombreuse et peut-être ce carnet donnera l'envie à d'autres de partir sans agences de voyage pour faire des rencontres fantastiques et partir à la découverte de sites merveilleux, de cultures différentes, des paysages sublimes sans oublier la gastronomie.
Faire un carnet, c'est partager des émotions mais aussi donner envie, faire rêver et montrer que c'est possible. C'est donc forcément subjectif, je n'incite personne à faire les mêmes choix que les nôtres, si ça peut donner des idées tant mieux.🙂
Je remercie tous ceux qui participent au site et permettent à tous de pouvoir rêver et construire leurs propres itinéraires. Notre voyage ne serait pas déroulé dans d'aussi bonnes conditions sans eux, et plus particulièrement 4 contributeurs, les autres me pardonneront j'espère !
LALEE qui par ses carnets et son blog offre des perspectives et des envies de partir incroyables.
MICHANT (j'en parlerai plus loin dans le carnet, notre monde étant si petit que nous nous sommes rencontrés pour une journée inoubliable sur un long Tail boat à Khao Sok), toujours de très bon conseil, et d'une culture et d'une érudition incroyable, son aide pour visiter Angkor m'a été très utile.
ANNEV78 qui a partagé un très beau carnet, très utile sur ces mêmes destinations.
CLAUDE65 avec qui je partage la passion du voyage mais pas que 😉.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit commentaire. Partir en voyage n'est pas la même chose dans mon esprit que partir en vacances. Nous ne nous sommes pas vraiment reposés, même si j'ai essayé d'alterner phases intensives, visites et piscines pour que tous s'y retrouvent.
J'ai sans doute réussi puisque toute la famille était enchantée. Il n'en demeure pas moins que nos enfants ont l'habitude de marcher, de se lever pour voir des choses et de pouvoir soutenir un rythme intensif par moment et même sous la chaleur parfois écrasante.
Nous ne pouvions partir là-bas sans faire Angkor (un rêve d'enfant en ce qui me concerne), et la fin à Phuket était plus propice au repos, pour autant, nous y avons passé deux journées fatigantes mais merveilleuses.
Voilà, le préambule et les remerciements sont faits, je vous présente notre itinéraire :
J1 : PARIS-BANGKOK
J2 : BANGKOK-SIEM REAP
J3 : SIEM REAP (Angkor - petit circuit)
J4 : SIEM REAP (Marché de Phsar Leu - Lac Tonle Sap village de Kompong Khleang)
J5 : SIEM REAP (Angkor - grand circuit)
J6 : SIEM REAP - KANCHANABURI
J7 : KANCHANABURI (relax)
J8 : KANCHANABURI (cascasdes d'Erawan)
J9 : KANCHANABURI - BANGKOK (balade sur les Khlongs - Wat Arun - tour Baiyoke II)
J10 : BANGKOK (Wat Phra Kaeo -Wat Pho) et galères😕
J11 : BANGKOK - PHUKET - KHAO SOK
J12 : KHAO SOK (Lac Cheow Lan Lake)
J13 : KHAO SOK - PHUKET (Nai Harn)
J14 : PHUKET (Phang Nga)
J15 : PHUKET plage et piscine (Wat Chalong)
J16 : PHUKET Hong, Rading, Pakbia, Nok Island
J17 : PHUKET repos
J18 : PHUKET retour à la maison.
Notre projet a pris forme il y a un an. Les premiers hébergements ont été réservés en mai dernier, les vols directs Paris/Bangkok plus l'intérieur Bangkok/Phuket achetés en août. Tout était bouclé fin septembre. Je pense avoir passé 5 mois de préparation (un paquet de soirées à éplucher VF, lire le lonely et surfer sur pas mal d'autres sites afin de peaufiner notre projet).
Le plus difficile étant de déterminer les endroits où nous poserions les valises, et le temps nécessaire à ce que nous puissions en profiter sans nous précipiter, avec le souci permanent d'avoir un voyage équilibré et agréable pour tout le monde. Dernière précision : nos enfants sont respectivement âgés de 16-14-12 et 8 ans.
Une première photo pour la mise en bouche et hop c'est parti.
Un petit retour de notre voyage de cet été. Nos photos (prises avec un iphone 😊) ne rivaliseront hélas pas avec ce que l’on voit habituellement sur ce forum, mais des familles pourront peut-être trouver quelques informations utiles.
Nous sommes partis un mois à neuf (parents, + deux jeunes adultes+ deux ados+ trois enfants de 5 à 10 ans)
L’itinéraire : 12 jours dans le nord du Vietnam, 2 jours en baie d’Ha Long, 3 jours aux environs de Ninh Binh , 5 jours sur Hué et Hoï An, et 6 jours à Siem Reap.
Nous avons confié toute la partie Vietnam à l’agence GP travel de Hanoï, guides francophones et véhicule privatif (minibus 4x4, excellent chauffeur, et ça valait mieux !) : agence parfaite dans les moindres détails.
Pour le Cambodge nous avons juste réservé l’hôtel Pavillon Indochine. (compte rendu des 6 jours ici: http://voyageforum.com/v.f?post=7041235;search_string=six%20jours%20a%20Siem%20reap )
A refaire, je prévoirais plus d’étapes de deux voire trois jours, notamment à Cao Bang et au Pan Hou Village, et je supprimerais peut-être- pour rester sur le même nombre de jours- le passage Ta Cu Ty/ Bac Ha-Can Cau, même si la région de Xin Man-Ta Cu Ty vaut le passage.
Je retirerais aussi un jour sur Hoï An qui est sympa mais pas fascinant, pour le remettre sur Hué : j’ai craint que les visites de mausolées ne les ennuient un peu (déjà qu’on finissait avec six jours sur Angkor) alors que c’était varié et amusant.
A l’unanimité les points forts du voyage ont été le nord Vietnam et Angkor.
Les vols : Brest- Paris-Hanoï à l’aller, puis Da Nang-Siem Reap et pour finir Siem Reap- Hanoï –Paris –Brest. Vols sur Vietnam Airlines pris par Ariane Tours, réactifs, tarifs intéressants (modification et annulation contre une modeste franchise compris), on n’aurait pas pu prendre 9 billets en ligne sur Vietnam Airlines avec le réacheminement depuis Brest. Agence à recommander…
Vietnam Airlines globalement OK. Une heure de retard et une valise oubliée à l’aller, sept heures de retard (l’avion est parti à sept heures de Hanoï au lieu de minuit, ça nous a fait long le Siem Reap-Brest ! )
Ils ont essayé d’organiser une nuit en hôtel à Hanoï pour les gens en escale. Déjà ça a commencé à coincer avec ceux qui comme nous avaient fait un séjour préalable au Vietnam : eh oui, normalement, pas de visa gratuit si vite après le premier séjour !
Bon ils ont fini par se résoudre à nous refaire ce deuxième visa. Et après on a attendu, attendu, attendu, et quand, à minuit, une navette a surgi de la nuit pour nous emmener dans un endroit inconnu et loin de notre vol de 7h du matin, on s’est dit qu’on était très bien sur les sièges de l’aéroport devant la porte d’embarquement ! ça a dû pas mal les soulager, neuf personnes de moins à gérer, on a appris le lendemain que c’était un peu le souk à l’hôtel et on a même eu droit à 30$/adulte en dédommagement.
J1 : lundi 20 Juillet: Hanoi
Change : Quoc Trinh (n°27) rue Ha Trung près du Cho Hang Da
Balade décrite dans le Lonely planet, guidés dans le dédale des vieilles rues par le gps de l’iphone.
Les rues sont tout à fait traversables, du moment qu'on reste groupés, qu'on ne court pas, mais qu'on ne s'arrête pas non plus, le regard lointain et déterminé 😛
Chaleur moite et fatigue du trajet, c’est dur pour la petite de cinq ans qui pleurniche. Un monsieur âgé s’arrête lui parler, essaie de la consoler, sort de sa poche et lui offre… un briquet (ça devait être à peu près tout ce qu’il avait sur lui !) Emerveillement de recevoir un cadeau si chouette, larmes séchées…et une première impression souriante pour nous.
Pour le reste c'est un étonnement de chaque seconde devant les petites scènes qui se succèdent.
Les sandales abîmées de mon ado n°2 sont réparées d’office par des petits jeunes qui ont l’œil (je me suis demandée d’un coup ce que faisait mon grand dadais, un pied dans un chausson, l’autre dans une vieille savate) – bon boulot ceci dit, collées, recousues, teintées. J'étais un peu ennuyée qu'ils commencent à réparer avant qu'on parle du prix.
Mais devant nos" bravo, good job" enthousiastes, ils ont oublié de se méfier, ont renfilé les sandales au dadais et là, nous étions en position de force pour le marchandage 😎
Banh Cuon (dans la rue Hang Ga ), un couple âgé nous prend en pitié et nous explique le maniement des baguettes puis tout le monde au dodo…
Nuit à l’hôtel Indochina Queen 2 : bien situé, on a bien aimé le petit déjeuner varié, chambres confortables.
J2 : Hanoï – lac de Ba Be
Après avoir, miracle !, récupéré la valise, route vers de la province de Thai Nguyen au nord de Hanoi.
Le « restaurant local » alias boui-boui :
Si on a bien mangé chez l’habitant, et très bien dans le centre Vietnam , les restos de ville ou de bord de route du nord ne nous ont pas laissé de souvenirs impérissables : c’est plutôt sale, (les vietnamiens jettent leurs déchets par terre) et l’odeur n’est pas avenante et la nourriture pas terrible. C’est rance, mariné dans des trucs acides…Nous avons quelquefois décliné le restaurant local et préféré acheter quelques provisions aux épiceries en plus des fruits achetés aux marché, ce qui à chaque fois a plongé notre guide dans d’atroces tourments…
Notre chauffeur se délecte de vers de palmier, on goûte (ça va si on excepte le moment où il faut croquer la tête) , les enfants assistent pour la première fois de leur vie au passage de vie à trépas d’un poulet, égorgé, nettoyé prestement par l’aubergiste.
Très vite on voit nos premières rizières, plantations de thé…
Arrivée au lac Ba Be dans l’après-midi, on rejoint notre homestay à Pac Ngoi en bateau.
Balade en vélo pour vers la grotte de Hua Ma. C’est une balade super sympa entre rivière et habitations au flanc de la montagne, on est seuls ensuite dans la grotte, gardée par deux gros serpents qui ont eu le bon goût de fuir à notre approche. Une série d’escaliers permet de descendre au fond de cette grande et assez impressionnante grotte.
En vélo vers la grotte: dommage, les photos de la grotte sont toutes pourries...
J3 : Lac de Ba Be – Cao Bang
Promenade en bateau sur le lac vers la chute de Dau Dang. C’est joli, surtout la forêt subtropicale très dense et d’un vert flashy, mais un peu longuet, le bruit du moteur est assourdissant à la fin. Les chutes sont loin d’être grandioses mais c’est joli.
Le chemin qui mène aux chutes:
Puis en route pour Cao Bang. 3h d’une route tortueuse à souhait.
Petit tour au marché (couvert ) à côté de l’hôtel, c’est vraiment sympa, sourires de partout, notre petite dernière a du succès. Aucun touriste à l’horizon, mais on commence à voir des femmes en costume tradi (Nung, Hmongs)
On achète quelques biscuits (de la marque « goûter » !), des fruits, deux trois jouets pour trois fois rien. Nuit à l’hôtel Thanh Loan = chambres grandes propres et claires. petit déj correct aussi.
J 4 : Cao Bang – chute de Ban Gioc – grotte de Nguom Ngao – Cao Bang
-Visite de la chute de Ban Gioc, sous une petite pluie. C’est néanmoins vraiment joli. On aurait bien aimé se baigner, mais ça n’a pas l’air autorisé, dommage l’eau est bonne !
-Déjeuner au nouveau restaurant, un peu grandiose et froid, mais accueil sympathique et très bon menu.
-Visite de la grotte de Nguom Ngao, on est seuls à nouveau, c’est grand, de belles stalactites, stalagmites, des piliers, le sol est ourlé par endroits, très bien !
- Halte au village de forgeron de Phuc Sen et plus loin pour voir de très intéressantes roues à eau pour l’irrigation.
Toute la route est vraiment jolie, des pitons, des scènes bucoliques. Même si ça représente un peu de route, cette journée était variée et intéressante.
Le soir, Long a prévu de nous éviter le fatidique « restaurant local », et a demandé à une ancienne propriétaire de restaurant, à la retraite mais cuisinant encore à l’occasion, de nous préparer « en privé » ce qui fut un véritable festin. Décidément en matière de nourriture l’échelle a été large.
2ème nuit à l’hôtel Thanh Loan
On s'est dotés, pour quelques dizaines de centimes, de paréos de pluie
SIEM REAP
You can now rent scooters just about everywhere in Siem Reap, but at rip-off prices—$15–18 a day instead of $5–10 like everywhere else in Indochina. The best options are tuk-tuks or, even better, electric bikes ($12, but with a 50 km range, so they won’t let you go to Banteay Srei or the River of a Thousand Lingas in the Kulen Massif, which are too far). **WARNING:** Wear a helmet, or they *will* catch you. Scooters are banned from going from SR to the stunning temple of Koh Ker in the northeast and continuing to Battambang; no idea why!
My favorite little hotel in Siem Reap? The Neth Socheata, tucked in an alley off Thnou St near the market—lovely rooms, and the owner speaks great English. Then there’s the Ivy Guesthouse with its little garden, but it’s “always full,” according to the owner. For something upscale but still affordable, a fantastic spot is the Pavillon Indochine, tucked away on a quiet side street on the way to the airport—elegant, with incredible attention to decor, a terrace restaurant, garden, pool, etc. Everything you’d want for $70 including breakfast. I also spotted a hostel for backpackers, the Angkor Thom Hostel, with small 6-bed dorms for $4 with a fan or $6 with AC (18 Wat Bo St).
Food-wise, it’s all amazing! Pub Street has turned into a noise nightmare, with speakers blasting what’s supposed to be music but is just *boom, boom, boom, boom, boom*—run away, even though the pizzas at the Italian place Il Forno are really good. The famous and excellent Tigre de Papier has changed its name to Paper Tiger and is still just as good (lunch only, though, because across the street there’s a huge bar blasting *boom boom boom*, so you won’t be able to hear each other during dinner). On the other hand, the Italian-Cambodian El Toro on Pub Street is perfect, with fantastic pizzas and divine lasagna (go to the first-floor dining room—there’s a big bar across the street blasting *boom boom boom*, but at least you can still talk). Due to the lack of customers during COVID, all the French restaurants—Barrio (three times alas!), Les Deux Sœurs, Le Bel Air, and Le Mozart—have closed. The only one left is L’Olivier, which is pricey. I also discovered a great Moroccan restaurant (though run by a Sudanese man and his French wife), Le Tajine, on Strung Thmei St, 09 68 89 78 27. **WARNING:** For tagines and couscous, you need to order at least in the morning; wine and beer are fine. To get there, turn at the corner of the Cineplex behind the big market at the start of Sivatha Boulevard.
I finally went to the Khmer dance show. Beautiful dancers and dances, but **EAT BEFORE OR AFTER**—the meal is so awful that most Westerners leave it on their plates.
THE ANGKOR TEMPLES
Use the excellent *Routard Cambodia* guide. Just a few tips:
- Start with the pre-Angkorian Roluos group, 15 km before Siem Reap on the road to PP—it’s the “ancestor” of the temples.
- To avoid the big crowds at Angkor Wat, Bayon, and Ta Prohm, go between noon and 2 PM when everyone’s having lunch.
- Speaking of lunch, the crowds flock to the hundred or so mediocre food stalls on the left side of Angkor Wat. Instead, head to Angkor Thom after the stunning Pre Rup temples, all the way to the small Sras Srang basin. Along the basin, there are several restaurants with terraces offering first-floor views of the water, and no crowds. Afterward, cross to the other side of the basin—you’ll end up in the countryside with charming villages where locals seem to live as they did during the temples’ golden age (at its peak, the population was estimated at 600,000–800,000, making it the largest city in the world. The theory for the abandonment is water shortages caused by overpopulation).
- I climbed Phnom Bakheng for the famous sunset, but the crowd was so ridiculous that instead of seeing the temple at sunset, you just see the heads and shoulders around you.
- There are tons of small temples that most people skip, and they’re missing out. My favorites: Thommanon, Neak Pean, Ta Som, and especially Pre Rup, an amazing brick complex with 14 towers.
**Big disappointment:** You can no longer climb to the first floor of Bayon, where you used to stand magically among the giant head statues. So, admire the beautiful bas-reliefs on the outside, but there’s no point going inside—you’ll just see a dark, square corridor with nothing interesting.
ANGKOR FURTHER AFIELD
The wonderful Banteay Srei temple. A gem! I couldn’t find the bas-relief stolen by Malraux in the 1920s (fun fact: what he was doing in Indochina—stealing a bas-relief to sell for a fortune in France to cover his massive gambling debts on the stock market, where he ruined his very wealthy American wife—was an open secret. But the French authorities in Saigon, who hated him for his leftist views, decided to let him do it and catch him red-handed, which worked perfectly. He avoided jail only because all the leftist intellectuals in Saint-Germain, Sartre, Beauvoir, and co. cried scandal—though the real scandal was the looting).
30 km of excellent paved road further north, a great spot: the Kulen Massif and the River of a Thousand Lingas (at one point, you’ll come to a T-junction—turn left). Along the road at the foot of the massif, on your right, there’s a great restaurant, Bourey Sovann (where the food is excellent). The trail to the river starts just before it on the left. **Warning:** There are two sites for the River of a Thousand Lingas. One is accessible via a private road, so there’s a $20 toll, and you need to arrive before 11 AM because the road is narrow and traffic flows downhill after that. You’ll end up in a site full of shops, snack stalls, and two good restaurants, including one by a beautiful waterfall. However, the thousand lingas aren’t as spectacular there.
Banteay Srei + the River of a Thousand Lingas makes for a fantastic day. **WARNING:** You used to be able to go to the river and waterfall by scooter or tuk-tuk, but it’s now forbidden. So **go by taxi**—otherwise, you’ll be hiking 12 km round trip up a steep trail.
If you leave Siem Reap early, you can even add Beng Mealea temple on the way back, making a triangular route: SR-BS-Khulen-BM-SR (or the reverse).
If you have time, visit Banteay Samré temple, 10 km west of the Angkor Thom complex. A lovely site with very few visitors.
I’ve never been to the famous Preah Khan on a hill overlooking Thailand. There’s a big dispute between the two countries—the Thais insist the temple belongs to them because the entrance is in their country. There have been serious clashes in the recent past, and landmines are still abundant off the marked paths. They even claim the entire Siem Reap province is theirs and should be returned, arguing it was Thai in the past. It takes two days (6–7 hours each way), with an overnight stay in the nearby village (small hotels and one luxury option with a garden and pool, but it’s expensive).
TONLE SAP
People talk about “floating villages,” but that’s a big mistake—these are actually villages of astonishing stilt houses, 4 meters high or more, due to the lake’s major floods. The most famous is Chong Khneas, which I skipped because it’s packed with tourists. Instead, I really liked Kampong Phluk, which is much quieter. To get there, continue on the road past the Roluos group until you reach a parking lot with pirogues lined up. They’ll take you down the river, stop at this amazing village for a walk, and then take you to the Tonle Sap, a true inland sea. At one point, you’ll pass through a flooded forest that you can explore by small boat. At the junction of the river and the Tonle Sap, and on the lake itself, there are floating restaurants where the food is great. Note that in the dry season, you can reach the village by scooter.
BACK TO PHNOM PENH AND ON TO SOUTHERN VIETNAM
Since I’d planned at least 15 days in the Mekong Delta between Chau Doc and Saigon, I skipped Battambang, etc. With no desire to endure the dusty road from SR to PP again, I simply loaded my bike onto a bus with the great company Rith Monty (book at their office in SR on the small square at the start of Sivatha Boulevard—$10 for the bike and $6 for me), also known as Paramount. Their buses stop on 136 St right in the middle of PP. I’ll also mention the excellent Giant Ibis, with big modern buses that always leave on time—unlike the others.
I spent the night in PP, and the next morning took the fast boat from PP to Chau Doc with Hang Chau Tourist (buying the ticket the day before is recommended—$25—either at your hotel or the port, and they’ll pick you up at your hotel by tuk-tuk to take you to the port). Departure from PP at noon, arrival in Chau Doc around 4 PM. The boat is great—comfortable and fast. A crew member takes your passports for Cambodian exit formalities, and you handle Vietnamese immigration yourself—it all takes 15–20 minutes. The route isn’t on the Mekong but on the Bassac River to the border, then a wide north-south canal to Chau Doc (the arrival is really nice). In the Chau Doc-PP direction, the boat leaves Chau Doc at 7:30 AM.
Voici un petit résumé de notre voyage en famille durant 18 jours en juille 2010. Mon mari et moi avons beaucoup voyagé style petit budget sac à dos avant d'avoir nos enfants (15 et 12 ans). C'était notre 1er grand voyage avec eux. Nous étions accompagné de mon beau-frère avec sa femme et leur petite fille de 3 ans (blonde aux yeux bleus qui a eu un succès fou en Thaïlande et au Cambodge!). Nous avons voyagé de façon assez luxueuse avec les enfants, pour ce premier voyage et cela était bien agréable en fait et tout le monde en a pleinement profité. J'ai organisé tout le voyage seule pour notre petite expédition et je remercie tous les membres de VF qui ont bien voulu répondre à mes questions ainsi que ceux qui postent des carnets de voyage, tuyaux, conseils divers et ceux qui font des bloggs avec photos car c'est génial comme aide.
J1: arrivée à BKK vers 14h30, taxi pour l'hôtel. On a logé au Navalaï resort, chambre Serene Corner, la moins chère mais super. Chouette piscine sur le toit avec vu sur la ville, la rivière (arrêt du bateau-taxi) juste en bas de l'hôtel. Bon buffet petit-dej. Recommandé par un membre VF et je recommande également.
J2: visite du Grand Palais, Wat Pho et Chinatown.
J3: Balade sur les klongs avec Thuan. Superbe matinée, on est heureux de découvrir ce coin authentique et la vie de tous les jours sur les klongs de BKK. On voit aussi des varangs et mon fils peut conduire la barque au côté de Thuan. Merci à Thuan pour toutes ses explications, son bon accueil et pour sa gentillesse. Vraiment heureuse d'avoir fait ta connaissance! On serait bien resté encore un peu mais on doit faire la route vers Kanchanaburi où l'on arrive en fin d'après-midi. Nous logeons au Xanadu, superbe petit resort tout simple qui vient d'ouvrir il y a à peine 8 mois. Loin du bruit de la ville, le long de la rivière Kwai dans un écrin de verdure et de fleurs. Dennis (qui est anglais) et Nee (sa femme) forme un duo super sympa et accueillant. Nee, cuisine très bien et leur petit-déjeuner sont aussi délicieux, on devient accro à leur super yaourt aux fruits frais!! Super piscine aussi, et un calme royal!!
J4: Journée géniale avec beau ciel bleu! Excursion que j'ai réservé avec David de safarine. Nous visitons toute la journée avec chauffeur privé (super sympa, il fait tout pour nous faire plaisir). D'abord on prend un bain avec les éléphants dans la rivière. Même les éléphants sont là rien que pour nous, car il n' y a personne d'autre dans "notre" rivière. Les enfants ont le moment de leur vie et s'amusent comme des fous, cela restera l'un des moments forts du voyage. Ensuite, ballade à dos d'éléphant, super chouette. Après, les chutes d'Erawan: grand WAOH! superbe!! On se baigne et on prend son temps sur place. Très comique les poissons qui vous mordillent les orteils!! Mon fils joue à Tarzan avec l'aide de notre guide, il se pend à une liane et saute dans l'eau. On fait pleins de super photos. Ensuite, on termine la journée de façon magistrale: kayak sur un morceau de la rivière (super bien choisi car le trajet est de toute beauté), en plus il devait y avoir une fête religieuse avec de la musique et cela rendait l'ambiance de fin de journée vraiment spéciale. Bref, on vit un grand moment. La balade stoppe après ��tre passé sous le pont de la rivière Kwaï. Je conseille vivement cette excursion. D'ailleurs, le soir, un couple de français de Lyon avec leurs 2 enfants (le papa membre de VF) qui ont 2 jours auparavant aussi eu le plaisir de faire un tour avec Thuan, arrivent au Xanadu et je me met à parler avec eux et leur conseille vivement notre excursion de la journée....qu'ils feront le surlendemain après être passé chez David!
J5: journée relax. On aurait voulu encore faire une descente en kayak sur la rivière mais tout est complet nous disent nos hôtes qui téléphonent pour nous. David nous arrange notre transport vers l'aéroport de BKK pour le lendemain (super merci car j'ai téléphoné tard!!). Durant l'après-midi, les jardiniers attrapent un grand serpent dans les jardins et le soir, ils nous font goûter leur plat de serpent, pas mal mais c'est plein de petits cartillages.
J6: Transfert vers aéroport de BKK et vol vers Siem Reap, Cambodge. On s'installe au Borei Angkor, génial!
J7: visite de Angkor Thom, Ta Prohm (qu'on a adoré) et Angkor Wat. Fait super chaud, on dégouline et on boit des litres d'eau mais personne ne penserait à se plaindre tellement tout est beau et passionnant. Gros coup de coeur pour Angkor et ses merveilles.
J8: Visite de Banteay Srei (waoh!), Pre Rup, Ta Som et Preah Khan. On aime aussi le charme des petits temples moins connu dans leur écrin de jungle et les enfants qui jouent le long.
J9: Avion Siem Reap - BKK et puis BKK - Koh Samui (Mae Nam). J'ai adoré ce que j'ai vu au cambodge et je serais vraiment restée encore quelques jours mais pour les enfants, c'est assez de temples. :o)
J10: on profite de la beauté et du calme de Mae Nam, belle et bonne plage pour nager.
J11: petite excursion d'un côté de l'île, on passe par Chaweng par curiosité, rien que pour voir le monde. Franchement contente d'avoir choisi de rester à Mae Nam, on peut compter le nombre de touristes sur la plage sur les 10 doigts de la main :o)
J12 à J16: bateau pour Koh Tao. On loge au Sensi paradise. Superbe nature et jardin, on adore. Pleins de gekhos, de papillons, des écureils, des lézards. Le matin, on se réveille aux sons des animaux environants. Piscine incroyable. Matériel de snorkling gratuit à l'hotel et plein de poissons à voir à même pas 100m de la plage de l'hôtel! On voit même plus de sortes différentes près de l'hôtel que lors de notre sortie en bateau pour faire le tour de l'île. Y a aussi une épave de bateau coulé là et c'est plein de poissons donc on s'amuse. Durant notre séjour, on fait une excursion d'une journée pour faire le tour de l'île, très très chouette, je recommande. Et on fait quelques heures de kayak le long de la côte un autre jour, en s'arrêtant sur les petites plages des criques, très sympa. Le centre ville est à 10 min de l'hôtel et on suit les bonnes adresses du LP, on découvre de succulents apple-pie et lemon-pie pour changer un peu des banana-pancake de la rue. Enfin, on a vraiment bien aimé l'île qui est vraiment belle. Seulement un peu dur de s'y déplacer, les taxis sont hors de prix et on a pas osé faire du scooter vu qu'on roule jamais avec ces engins et qu'on nous l'avait déconseillé sur VF. On avait pensé louer des vélos ou marcher mais avec la chaleur...Donc on a bien profité peinards d'où on était.
J17: retour vers Samui en bateau. Fait pas beau ce jour là et la mer est houleuse, ça fait très parc d'attraction sur le bateau mais certains passagers sont vraiment malades comme des chiens...Dernière nuit à Mae Nam.
J18: dernier jour à Mae Nam, on profite de la mer, de la vue et une dernière fois de la cuisine thaie. Vol le soir sur BKK et vol international de nuit vers la Belgique. Snif, fini les vacances!
On a passé de superbes vacances, les enfants ne parlent déjà que de repartir et nous avons tous eu un magnifique voyage! Si c'était à refaire, je resterais un moins longtemps à la plage, on avait fait ça pour les enfants mais finalement, ils aiment autant découvrir que nous et appréciaient de changer d'endroits pour voir de nouvelles choses. Donc, je le sais pour le prochain voyage. Rétrospéctivement, j'aurais du prévoir de rester 1 à 2 jours en plus au Cambodge et même chose à Kanchanaburi que nous avons adoré. Mais bon, c'est normal après on sait toujours tout mieux et puis la prochaine fois je me libèrerais pour 3 semaines complètes.
Voici un bref extrait de mon carnet de voyage au Cambodge, vous pourrez profiter des petites vidéos que je vous ai préparé.
Jour 1: La sortie de l'aéroport de Siem Reap est plutôt calme et pour cause pour avoir un taxi ou un touk-touk, il faut passer par un bureau de régulation ou on paye un tarif unique 9 Dollars US et règlementé et ou un chauffeur nous est attribué. Escorté de mon nouveau pygmalion, je prends place dans le touktouk qui va longuement me présenter ses circuits de visite d'Angkor, ses tarifs et ses services. Pour vingt euro la journée, le bon "vendeur" aidé par ma "vulnérabilité" liée à la fatigue finit par me convaincre (pour information, dans les hébergements, vous trouverez les mêmes prestations pour un peu moins cher).
C'est enfin parti, direction l'Hôtel que j'ai réservé sur Internet. Arrivé sur place, ce sera plutôt une bonne surprise (Tropical Breeze Guesthouse). Une assez jolie piscine, même si elle se trouve dans une cours un peu étroite, l'accueil est sympathique et la chambre assez spacieuse et climatisée. Bon, côté salle de bain c'est un peu rudimentaire, toilettes qui fuient un peu et douche ... rustique, enfin, un peu de moisissure au plafond. Mais pour 61$ pour 4 nuits, cela reste très correct. Je pose mes affaires, fait une rapide toilette, me repose un peu et il est temps d'aller humer un peu les parages.
C'est un peu au hasard que je pars à la découverte de Siem Reap, les abords de l'hôtel semblent fourmiller des petits restaurants plutôt bons marchés. De l'autre côté du pont, c'est l'effervescence des villes asiatiques. Je découvre le marché couvert artisanal (enfin, le marché touristique), puis, je me perds au hasard des rues et je finis par découvrir le temple Wat Preah Prom Rath. Au milieu d'un assez joli parc ornementé de statues. Les pagodes ont des toitures spectaculaires. Je ressors (avenue du Général de Gaulle) et me balade un peu le long de a rivière. Puis le voyage m'ayant épuisé, je me décide à rentrer pour profiter un peu de la piscine de l'hôtel et profiter d'une bière locale Angkor fraiche (enfin, elles sont brassées en Thaïlande).
Pour la soirée (la nuit tombe peu après 18 heures) ce sera un petit repas à 5 dollars et une promenade au Night Market, foule dense et touristes en vadrouille abondants.
Jour 2: Le deuxième jour, à ma grande surprise le Touk Touk que j'avais payé d'avance vient me chercher vers 9 heures. Il me conduit à l'accueil du parc archéologique d'Angkor pour y acheter un pass. En quelques minutes, la photo est prise et pour 62 dollars, j'ai mon billet d'accès valable trois jours (même si je n'ai besoin que de deux journées mais cela est plus pratique et revient au final un peu moins que prendre deux fois une journée). Je reprends le Touk Touk et c'est parti pour le tour d'une série de temples considérés comme secondaires (Je ferais le grand tour demain en partant plus tôt).
Le premier temple c'est le Pré Rup, un temple pyramide classique mais qui mérite le détour. Puis ce sera le Mébong Oriental, puis le Ta Som , un joli temple assez longiligne qui émerge à peine de la jungle. Une des entrées du temple est d'ailleurs entièrement prise dans une gangue de racines et troncs géants. Le spectacle mérite bien un selfi (humour). Vers 13 heures mon touk touk me dépose au Préah Khan au bout d'une longue allée, je passe sur un pont bordé de sculptures étonnantes et qui enjambe une petite étendue d'eau, On pénètre ensuite dans un assez long couloir, qui, de petites cours en passages étroits conduit vers un cône qui trône à la croisée de quatre axes en son centre. Certaines parties du temple sont en ruines avec des arbres dont les racines recouvrent les vieilles pierres. Après plus d'une heure et demi d'errance dans les ruines, comme me l'avait indiqué mon chauffeur, je me dirige vers l'accès Est (j'étais entré par le sud). Il est temps d'aller manger un morceau même si avec cette chaleur je n'ai pas un grand appétit. Après un rapide repas un plat pour 4 dollars. On repart vers l'East Mebon. Au bout du sentier taillé dans la forêt, on arrive sur une longue passerelle qui traverse une sorte de grand étang. Le spectacle est sublime. Une atmosphère et des reflets de lumières étranges. Au bout de la passerelle, on trouve un grand bassin en pierre et en le contournant on arrive sur un second bassin au milieu duquel trône une magnifique fontaine avec un petit temple sur le côté. Pour avoir un peu de recul pour pouvoir filmer l'ensemble, j'ai grimpé sur un talus et fait quelques pas à la lisière de la forêt, aussitôt plusieurs gardiens se sont précipités vers moi en agitant les bras dans tous les sens. En fait, ils m'ont expliqué qu'il restait des mines dans les environs et qu'il était peu prudent de s'écarter des chemins balisés ! Sur l'instant, j'ai imaginé que c'était une bonne technique pour canaliser les visiteurs mais il s'avère qu'après vérification, ils m'ont dit la vérité. Pour conclure cette première journée dans le parc d'Angkor mon chauffeur me dépose au pied d'une colline. L'ascension en colimaçon est assez simple et permet de découvrir petit à petit un beau panorama qui s’ouvre jusqu'au lac Tamlé Seap que j'irai voir dans quelques jours. Le temple au sommet est un temple pyramide ou, en dehors du paysage, rien de spectaculaire notable. Épuise, nous convenons d'arrêter cette frénésie de temples pour aujourd'hui. De retour à l'hôtel vers 16 heures, brève détente dans la piscine puis me voilà reparti, direction le musée archéologique de la ville à trois kilomètres à pied, de là ou je me trouve. Le musée (12 dollars), très moderne avec des salles qui se dispersent le long d'un pan incliné et d'un bassin central. Ce muséum, dispose d'une collection incroyable ! Il s'agit de quasiment toutes les statues, objets et artéfacts trouvés dans la zone archéologique d'Angkor. La fin de a visite à lieu autour d'une maquette animée. En sortant du musée, je profite du retour à pied pour voir la vielle ville coloniale de Siem Reap, le "Grand Hôtel", le parc de l’ancien quartier français, la pagode Preah Ang Chek Preah Ang Chorm et sillonner les rues avant de me poser dans un restaurant pour déguster une sorte de potage cambodgien et une assortiment de beignets pour 8 dollars. Ce soir, je ne vais pas tarder à aller me coucher car demain mon chauffeur viendra me chercher vers 4h30 du matin, pour une journée absolument incroyable.
https://www.youtube.com/watch?v=kHEvzzalfsM
Jour 3: C'est en effet bien tôt, le jour pas encore levé que j'arrive devant une obscurité quasi totale devant une sorte de ponton flottant une foule semble se canaliser. Dans la nuit, seules quelques ombres se détachent d'un ciel encore bleu profond. Je suis le mouvement, le flux ne tarde pas à ralentir puis se disperser. A gauche de l'axe principal, je trouve quelques marches d'un petit temple ou je vais me poser, pour attendre le spectacle promis du lever du jour sur Angkor Wat, le plus grand et emblématique des temples (celui qui figure sur le drapeau du pays). Plus d'une heure de patience pour un spectacle, sans doute survendu et que je trouve bien décevant. Je décide donc de tenter d'aller voir le plus rapidement possible le sommet du temple (niveau 3) avant que la foule compacte n'y arrive puis de découvrir les autres niveaux en redescendant. Peut-être qu'en procédant de la sorte, j'arriverai à faire une visite inversée qui me tiendra éloignée de gros de la foule. Bonne inspiration car pour accéder à la plus haute plateforme du temple, le nombre de visiteur simultané et fixé à 100 personnes (autant dire qu'il y aura peu d'élus, dans la foule qui stagne encore au pied du temple). Angkor Wat est un temple gigantesque qui trône au milieu d'une ile boisée. Le niveau le plus haut du temple et le plus spectaculaire, l'ascension par des marches très abruptes se mérite, c'est le cœur du temple avec un chemin de ronde que donne un panorama circulaire sur toute l'île. En redescendant au niveau 2, on voit la fille d'attente d'accès au dernier niveau qui s'est considérablement allongée et atteint désormais le panneau trois heures d'attente. A ce niveau, se trouve une galerie circulaire décorée. En descendant au palier inférieur, on peut admirer une gigantesque fresque qui fait le tour de l'enceinte. Diverses cours et bâtiments jalonnent ce niveau et il faut beaucoup de temps pour en découvrir chaque recoin. Après quatre heures d'errance dans Angkor Wat, il est maintenant temps de rejoindre la sortie en refranchissant le ponton d'accès des visiteurs et en admirant les incroyables berges artificielles du bassin d'enceinte. Je trouve non sans mal mon touk touk au milieu de l’indescriptible chao du parking. Il est temps de d'aller découvrir un nouveau temple. Ce sera Angkor Tom, dans doute le plus beau et un des plus densément prisé des visiteurs. Pour accéder au niveau supérieur il suffit de se laisser porter par la marée humaine. Le spectacle des tours aux quatre visages sculptés est magnifique mais le plaisir est souvent gâché par les selfis constants de visiteurs égocentriques qui montrent malheureusement moins d'intérêts aux beautés qui les entourent qu'à leur propre image. N'hésitez pas à "plonger" dans les entrailles sombres du temple (je vous déconseille de ne pas utiliser une lampe ou la torche de votre téléphone à proximité des puits, vous allez apeurer des chauves-souris, si je vous dis cela c'est que j'en ai fait l'expérience). Avant de quitter le temple, allez voir la fresque qui se trouve vers l'entrée.
Encore un bon en touktouk et je me retrouve au petit temple de Thommanon, peu de monde et il suffit de traverser la route pour être au Chau Say Tevoda.
Il et près de 14 heures et il est temps d'aller manger, ce sera à proximité d'un autre temple, le Ta Prohm. Une bière et un repas pour 8 dollars et c'est reparti. Il faut remonter une très longue allée dans la forêt déboisée pour arriver devant le parvis du temple. Immédiatement, j'ai l'impression de me retrouver devant le temple des singes du livre de la jungle. Je sais bien qu'il est supposé être en Inde mais la ressemblance est trop frappante pour que ce soit un hasard. Des racines emprisonnent les murs, de gigantesques arbres ont poussé sur les frontons. Une grande partie du temple est encore en cours d'extraction de la jungle. On a rapidement l'impression de se retrouver à la place de ses explorateurs qui ont vu surgir de la forêt toutes ces merveilles aux siècles passés.
Il est grand temps de quitter non sans émotion les temples d'Angkor, juste le temps d'aller admirer une des sublimes grandes portes, la porte aux éléphants surmontée par ses arbres qui semblent maintenant la protéger. De retour à Siem Reap, je m'arrête dans un office de tourisme privé pour réserver pour le lendemain une excursion pour le lac Tomlé Sap (18 dollars). Après un long repos au bord de la piscine ou je vais me plonger dans la lecture de "la voie royale" de Malraux, manière de prolonger un peu mon expérience au cœur d'Angkor.
Ma soirée va se passer à Pub Street, un ensemble de rues très touristiques ou l'alcool coule à flot dans un décor de néons et de leds multicolores, les prostituées tentant d'appâter le client (et lui faire discrètement les poches).
Les jours suivants, je me rendrais au lac de Tonlé Seap, puis sur l'ile de Koh rong et dans la capitale Phnom Penh. Vous pouyrre découvrir tout cela et mes autres voyages en vidéo sur ma petite Web Tv : AventureTv.fr et pour tous les détails, le budget et les bons plans: SupersPlans
CAMBODGE
D'Angkor la Mythique aux perles des îles cambodgiennes
Siem Reap et sa région - Angkor - Battambang - Koh Rong - Phnom Penh
Après une année chargée qui a occasionné un certain retard sur la publication de ce post et la mise à jour du blog, je reviens sur cette partie du forum pour livrer notre carnet de voyage sur notre séjour au Cambodge, dont la préparation avait débuté ici : http://voyageforum.com/discussion/mars-cambodge-niveau-eau-cours-eau-d6743820/
Je remercie ceux et celles qui apportent régulièrement ici même (et sur leurs propres blogs et sites web) leurs contributions et leurs précieux conseils.
Je me mets moi-même à disposition si vous avez des questions quant à l’organisation de votre voyage. N’hésitez pas, ce sera avec plaisir ! 😉
PS : désolé pour les quelques soucis de mise en page^^
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Introduction au voyage
Mercredi 4 mars 2015
Quelque part à près de 12km (39000 pieds) au dessus de la Russie.
16h30 heure française. Là où nous sommes... je le ne sais pas. Près de 5h que nous volons. Nous sommes calés sur l'heure chinoise : à Canton il est 23h30. Alors bien sûr dans notre avion de la China Southern c'est la pénombre : nous avons rejoint la nuit.
Nous sommes partis hier soir d'Avignon et avons passé la nuit sur Paris : plus sûr, plus tranquille aussi, et ça permet de voir la famille.
Ce matin, nous avons fait comme les parisiens qui courent dans le métro et avons sauté dans le RER B direction Charles de Gaulle. Les formalités d'enregistrement ont été rapides : arrivés vers 10h à l'aéroport, à 10h30 nos 2 sacs à dos étaient enregistrés, à 11h nous passions la police des frontières et avons même eu le temps de boire un café avant d'embarquer.
Notre Airbus A330 quittait le tarmac de Roissy à l'heure prévue : 11h45, direction Canton à l'extrême est de la Chine. Là un court transit de 2 heures nous attend entre 6h40 et 8h45 avant que nous repartions pour Siem Reap toujours avec la China Southern. Nous devrions arriver vers 10h30 sur les terres khmères des Temples d'Angkor.
C'est la première fois que nous sommes aussi détendus pour un voyage lointain. En réalité tout s'est fait en souplesse depuis le départ. Je pense que l'on est rodés.
Après quelques hésitations en décembre sur la destination , on décidait un itinéraire assez simple pour 15 jours et 15 nuits sur place :
- 6 nuits sur Siem Reap, notre camp de base pour visiter l'ensemble des temples d'Angkor sans courir, profiter de l'arrière-pays, découvrir la vie sur Lac Tonlé Sap
- 2 nuits sur Battambang pour voir une autre facette du Cambodge, et une ambiance plus rurale, moins touristique peut-être
- 1 nuit sur Sihanoukville en transition pour les îles
- 4 nuits en “Robinson Crusoé” soit sur Koh Rong, soit sur Koh Rong Samloem, 2 petites îles situées à 3 ou 4h de bateau de Sianoukville. Nous nous déciderons une fois sur place pour l'une ou pour l'autre mais dans tous les cas ça sent le sable chaud sur fond émeraude et cabanes dans la jungle
- 2 nuits sur Phnom Penh avant le vol retour.
Le vol avec une arrivée à Siem Reap est pour nous une très bonne option (sans surcoût par rapport à un A/R Phnom Penh) : nous gagnons ainsi du temps en transfert et sur 15 jours c'est précieux.
Nous nous déplacerons ensuite par les transports en commun : les villes principales sont bien desservies par quelques compagnies de bus régulières, sûres, et plutôt bon marché.
Nous avons réservé des petites guesthouses tranquilles, et les nombreux échanges avec Iza, qui tient la "Serenité Guesthouse" où nous serons hébergés sur Siem Reap nous ont permis de bien réfléchir nos visites sur Angkor et organiser notre circuit. Au top cette Iza, mais on y reviendra certainement.
On part avec une centaine d'euros en poche, histoire de ne pas partir à vide. Nous retirerons des dollars directement à l'arrivée sur Siem Reap (ça nous coûtera moins cher) et obtiendrons des Riels en retour de monnaie pour les petites dépenses du quotidien.
Pour accompagner notre guide papier (LP), une amie nous a prêté un beau bouquin : Angkor, de Maurice Glaize. Un livre de passionné (il fut le conservateur d’Angkor de 1936 à 1946), avec de belles photos en noir et blanc. Cet homme ne présente pas seulement les temples, il les vit, il les raconte avec romantisme, poésie, et surtout la passion de celui qui découvre et qui aime partager. Je suis content d'avoir glissé le petit pavé dans mon sac photo.
Restent plusieurs heures pour nous imprégner "sur papier" de cette civilisation, de ce pays, de son histoire.
Pour mieux comprendre ceux qui y vivent et découvrir les yeux ouverts.
Tenter d'être plus intelligents et plus riches au retour qu'à l'aller.
Un chauffeur de tuk-tuk nous attend à notre sortie de l'aéroport, et je sais déjà que nous allons bien l'aimer.
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Feuille de route
(cliquez sur les liens pour accéder au détail des journées)
Jour 1 : Siem Reap - premières pagodes et l'émotion d'un coucher de soleil sur Angkor Vat
Arrivée au Cambodge et à la Sérénité Guesthouse
Premiers pas dans Siem Reap : Wat Damnak*, Wat Bo*…
Angkor Vat : coucher de soleil mythique***
Jour 2 : Siem Reap - Temples d'Angkor - Le grand circuit
Srah Srang
Banteay Kdei***
Prè Rup*
Mebong Oriental
Ta Som**
Neak Pean
Preah Khan*
Coucher de soleil au Bayon**
Jour 3 : Angkor - Le Petit circuit
Ta Phrom**
Ta Nei**
Ta Keo
Chau Say Tevoda**
Thommanon*
Porte de la Victoire** d’Angkor Thom
Angkor Thom
Bayon**
Terrasse des Éléphants
Baphuon*
Phimeanakas*
Preah Palilay**
Terrasse du Roi Lépreux
Coucher de soleil depuis le Phnom Bakheng
Restaurant Amok**
Jour 4 : Autour du Tonlé Sap - plongée au coeur de la vie cambodgienne
Siem Reap : Marché de Phsar Leu**
Kompong Khleang, village sur pilotis et village flottant**
Siem Reap : Wat Po Banteaychey*
Campagne cambodgienne*
Village et rizières au pied de Phnom Krom***
Siem Reap : route 60*
Jour 5 : Beng Mealea, artisanat et fin de journée “off”
Beng Mealea**
Visite des Artisans d’Angkor*
Fin d'après-midi et soirée chez Kanell*
Jour 6 : Nouvelles merveilles pour ce dernier jour à Angkor
Angkor Vat**
Prasat Kravan*
Pause dans un petit village Khmer
Banteay Samré**
Banteay Srei***
Jour 7 : De Siem Reap à Battambang - changement d'ambiance
Route vers Battambang
Arrivée à la Sangker Villa
Vat Peapahd*
Vat Damrey Sar*
Vat Kandal*
Temple et village de Vat Kor*
En campagne autour de Battambang*
Jour 8 : Cambodge multifacette, multicolore, dans la campagne de Battambang
Marché Phsar Boeung Chloeuk*
Wat Somrong Knong et le mémorial de Choeng Ek (killing field)**
Artisans locaux**
Wat Ek Phnom*
Vie rurale
Prasat Banan**
Phnom Sampeau**
Rivières de chauves-souris, coucher de soleil superbe et inédit ***
Jour 9 : De Battambang à Sihanoukville
Trajet bus + taxi de Battambang à Sihanoukville
Soirée zen à la Sunset Lounge Gueshouse*
Jour 10 : Sihanoukville - Koh Rong - So Lonely !
Tranquilles... entre Occheuteal et Otres Beach
Traversée vers Koh Rong : en route pour le paradis !
Notre cabane de Robinson*
Baignade sur Lonely Beach**
Coucher de soleil sublime***
Planctons luminescents*
Jour 11 : Koh Rong - Rando sur l'île et snorkeling
Balade jusqu’à Prek Svay, le village*
Traversée de l’île est-ouest*
Snorkeling*
Feu de camp en soirée
Jour 12 : Koh Rong - Seuls au monde
Jungle trek*
Farniente sur une plage déserte aux allures de lagon***
Coucher de soleil flamboyant**
Jour 13 : Koh Rong - le temps en suspens...
Piverts et calaos
Mode transats et repos***
Atelier tressage et bijoux au naturel**
Snorkeling*
Dernier coucher de soleil d’exception sur Koh Rong***
Jour 14 : De Koh Rong à Phnom Penh
Trajet bateau + bus vers Phnom Penh
Arrivée au Tea House Hotel**
Premier contact avec Phnom Penh, en nocturne
Jour 15 : Découverte de Phnom Penh - horreurs et bonheurs
Psar Tuol Tom Pong (Marché russe)**
Musée Tuol Seng (S21)***
Wat Langka**
Restaurant caritatif Friends**
Palais Royal et Pagode d'argent**
Vat Phnom
Repos en Croisière sur le Mekong
Restaurant Sovanna, typique**
Jour 16 : Phnom Penh - retour et conclusion
Dernier tour au marché russe
Baignade au Teahouse
Retour en France
Impressions et conclusion
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Conclusions du voyage…
Évidemment nous serions restés 3 semaines, un mois, 6 mois….
Nous avons trouvé au Cambodge beaucoup plus que ce que nous pensions découvrir.
Les temples d’Angkor restent toujours mythiques, les paysages sont magnifiques de simplicité et d’authenticité. Notre séjour sur Koh Rong réfère aux paradis tropicaux.
Mais encore plus beaux, ce sont les gens. Ces sourires, ces visages nous ont marqué. Le dénuement appelle l’humanité. Un pays chargé d’histoire, un passé douloureux qui contraste avec cette beauté si éclatante.
Nous sommes rentrés avec une seule envie. Y retourner. Le plus vite possible.
D’un point de vue plus terre à terre, les “plus” :
Une population adorable et attachante
Un passé riche
Des paysages superbes
La saisonnalité du Tonlé Sap qui modèle le paysages et la vie des habitants
Une campagne authentique
Des marchés colorés et éclectiques
Une cuisine délicieuse et parfumée
Koh Rong, magnifique du côté de Lonely Beach
Nos super chauffeurs de tuk-tuk
Budget maîtrisé
Et…. évidemment les temples d’Angkor, merveilles du monde
Les “moins”..... euuuuh…. bon ok :
Temps de parcours un peu longs
Fonds marins pas très riches
La foule sur Angkor (mais contournable !)
Sihanoukville, ça ne donne pas envie
Peu de vie locale sur Koh Rong
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Les hébergements
Serenité Guesthouse - SIEM REAP
6 nuits - 40$ /nuit en chambre double (ventilateur + clim), petit déjeuner inclus.
Petite guesthouse francophone (2 chambres : Réserver à l'avance !)
Nous sommes accueillis par Patrick, Iza nous rejoindra le dernier jour car elle a dû retourner pour quelques jours en Belgique. Autour d'un verre de thé glacé et d'une assiette de fruits frais, Patrick nous donne toutes les informations nécessaires quant à l'organisation de notre séjour.
Notre chambre est bien décorée (comme sur les photos) et propre, salle de bain simple mais tout y est. Léger bémol sur l'état de la plomberie (pression et chasse d'eau bof bof) mais nous avons été d'emblée prévenus et c'est franchement acceptable.
L'ambiance est très conviviale, on se sent vraiment reçus en amis. Sans en faire trop, Patrick est aux petits soins avec nous (bouteilles d'eau et thés glacés régulièrement offerts). Il prend en charge volontiers divers services, comme la réservation de nos tickets de bus pour Battambang, ou la coordination avec les chauffeurs de tuk-tuk (à ce sujet, super chauffeur Monsieur KONG - voir ses coordonnées sur notre blog - jour 1). Patrick nous fait volontiers profiter de sa connaissance du Cambodge, de la région, de ses habitants, des bons plans de restaurants, d'artisans. Vraiment intéressant. Iza que nous avons moins vue (arrivée à la fin de notre séjour) s'est montrée tout aussi gentille et attachante.
Les petits déjeuners sont très copieux (fruits frais, produits du petit boulanger du quartier, jus de fruit, café....), appréciable avant d'entamer une bonne journée de balades. Le lit est fait et les serviettes changées chaque jour.
Cachée derrière un beau bougainvillier, la GH est située à 5/10 minutes à pied du centre de Siem Reap. Elle est située dans un quartier agréable, populaire, vivant mais plutôt calme, où vivent des cambodgiens et ça fait du bien...
Possible de laisser son linge pour la laverie pour 1,5$/kg (pas de surcoût par rapport aux prix en direct).
En résumé un excellent séjour, très agréable, avec des personnes que l'on n'oublie pas.
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Sangker Villa - BATTAMBANG
2 nuits - 49$/nuit en chambre "deluxe", petits déjeuner inclus. Ventilateur et clim.
Accueil agréable de Caroline et Thibault, les nouveaux propriétaires français originaires de la région parisienne, qui ont repris l'affaire -auparavant tenue par des suisses- il y a 5/6 mois. Assis sur la terrasse devant la petite piscine et rafraîchis d'un thé glacé offert par la maison, nous profitons des conseils et informations pratiques communiqués par Caroline.
La guesthouse (ou plutôt ce petit hôtel) est située dans une petite impasse au calme à 10/15mn à pied du centre ville de Battambang (il faut traverser la rivière) mais la distance reste raisonnable.
La chambre, dont la décoration manque un peu de caractère, est grande et confortable, comme la salle de bain (super douche).
Tout est très propre et le linge de toilette est de qualité.
Les petits déjeuners servis sur la terrasse sont très agréables (salade de fruits frais, pain et confiture faits maison...).
La piscine est très sympa après une bonne journée de trajet ou de visite, et les serviettes sont fournies.
Thibault s'est lancé dans la confection et le commerce de sorbets artisanaux : nous n'avons pas goûté mais ils semblent délicieux d'après ce que nous avons pu entendre.
Possibilité de passer par les chauffeurs de tuk-tuk qui travaillent avec la guesthouse pour visiter la région, en demi-journée ou journée complète. Nous avons eu affaire à Nani, génial, attentif et touchant, qui connaît très bien la région et son histoire. Ne pas hésiter à faire appel à lui (son tel : +855 089 603 536).
Service de laverie possible, pratique mais un peu cher (3$/kg au lieu de 1,5$ pour les prix pratiqués "dans la rue")
Caroline et Thibault ne vivent pas sur place (c'est qui fait hésiter entre le petit hôtel et la guesthouse, soyons clairs) mais l'un ou l'autre reste présent en journée. Le personnel est très agréable.
En résumé : un bon choix sur Battambang.
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SunsetLounge Guestouse - SIHANOUKVILLE
1 nuit - 18€/nuit en chambre double (hors petits déjeuners)
La GH est située sur un petit bout de plage de sable blanc, à l'écart de l'agitation, à l'extrémité sud d'Occheuteal Beach.
Accueil tout en douceur par Kati, chambre simple mais grande et super propre, ventilo et clim. Les chambres (une dizaine à peu près) sont alignées dans un petit bâtiment, toutes séparées de plantes vertes, mobilier en rotin, hamac pour tout le monde, pare-soleil en tissu coloré.
Le bâtiment qui accueille les chambres est situé à proximité du bâtiment principal qui fait face à la mer et où sont réunis le restaurant/le bar et l'espace d'accueil, sorte de grande varangue agréable et aérée.
En face, une jolie plage de sable blanc, très propre (nettoyée tous les jours), grand espace de détente "pieds dans le sable" avec ses transats, cocotiers, hamacs... Franchement top !
Dîner : ambiance détendue, musique électro tout en douceur, on sirote nos verres de blanc en se régalant de calamars sautés à l'excellent poivre de Kampot, et terminons cette soirée tranquille avec une assiette de fruits frais, installés dans les fauteuils sur la terrasse.
Petit déjeuner très complet sous la varangue, à prix corrects.
Vraiment super ce coin, simple mais très sympa, bien conçu et parfaitement entretenu. Un sans faute !
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Lonely beach - KOH RONG
4 nuits - 30$/nuit en bungalow double - pas de clim, pas de ventilo, moustiquaire en bon état.
Nous arrivons à Lonely beach en fin d’après-midi avec le bateau de la maison (traversée facturée en sup. 20$ A/R/pax).
Le bateau s'arrête à une centaine de mètres du rivage et une petite annexe vient assurer notre accostage.
Le cadre est superbe, paisible... Une jolie plage de carte postale, très ouverte, bordée de cocotiers, eau pure et chaude...
Nous sommes chaleureusement accueillis par Nils qui nous accompagne jusqu'à notre bungalow, le n°8, le dernier, isolé à la droite du petit “resort”.
C'est une cabane en bois posée sur pilotis au milieu de la végétation, entourée de cocotiers.
Une petite terrasse avec 2 chaises en rotin, 2 hamacs, une grande "chambre" dotée d'un lit relativement confortable et d'une grande moustiquaire en assez bon état, de quelques bouts de bois pour faire sécher les serviettes. Les volets ferment comme ils peuvent, mais ils ferment.
L’absence de clim, et même de ventilateur, n’est pas un problème, la chaleur la nuit est largement supportable.
La "salle de bain" est ouverte sur la forêt. Elle ne comporte qu'un wc, un grand bac de béton rempli d'eau et une casserole en plastique rouge, pour la douche et toilette "à la khmère". Le “resort” ne comporte pas l'eau courante. Elle est puisée et filtrée, mais n'est pas potable en l'état. Donc brossage de dents à l’eau en bouteille.
C'est insolite, dépaysant, ça bouleverse nos repères... Génial pour nous : c'est ce que nous sommes venus chercher.
L'électricité du bungalow est assurée en 12 volts, produite par un panneau solaire qui assure l'éclairage juste nécessaire du soir au petit matin. Pour le chargement des appareils électriques, ça se passe en journée sous la grande varangue qui sert de salle de restaurant, bar, comptoir d'accueil... où se concentre la vie en "collectivité" sur le resort.
Côté nourriture, les repas sont corrects, sans plus. De même pour les petits déjeuners (crêpes et pancakes très bons).
Le soir, la mer est éclairée de planctons luminescents, et nous avons de la chance car ils sont très visibles à cette période : lune discrète donc nuit noire. C'est une expérience magique !
Quelques petites balades à pied au départ du site.
Un regret : pas d’activités proposées, le tableau noir prévu à cet effet est resté vide tout le séjour (on aurait aimé au moins une petite balade en bateau pour voir d’autres plages et voir d’autres spots de snorkeling).
Dany, l’autre propriétaire de Lonely Beach, est très sympa et n’hésite pas à engager la conversation.
Le resort ferme 2 jours après notre départ, temporairement réquisitionné par l’équipe de production d’une nouvelle saison de Survivor ;)
En résumé : un bel endroit, très nature, propice à la déconnexion !
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Tea House hôtel - Phnom Penh
2 nuits - 40$/nuit - clim - dej inclus.
Très beau boutique-hôtel au cœur de Phnom Penh, au rapport qualité/prix excellent.
Accueil professionnel et aimable, service de grande qualité. Très bon thé glacé lors du check-in.
Belle décoration générale, sobre, design, colorée, avec beaucoup de végétal, ambiance zen.
Chambre très spacieuse (nous avons été surclassés en chambre sup), propreté impeccable, simple, agréable, à l’image de l’hôtel. Lit moelleux immense, la clim fonctionne parfaitement.
La salle de bain n’est pas très grande mais bien équipée et la douche est super.
Le petit déjeuner est excellent, très complet, varié, et la salle agréable est ouverte sur la piscine.
L’emplacement est idéal, dans une rue au calme et néanmoins à proximité des sites majeurs (accessibles à pied).
Un excellent choix sur Phnom Penh, on recommande !
Bonjour à tous,
Nous sommes des apprentis voyageurs. Après avoir sillonné l'Ouest Américain et l'Afrique Australe nous nous orientons vers l'Asie.
J'ai l'habitude de venir partager mes idées et prendre conseil auprès de vous en contrepartie j'ai coutume de vous faire partager notre voyage.
Voici nos impressions. Pour voir et lire le carnet complet au jour le jour assorti de nombreuses photos vous pouvez vous rendre sur le blog de ce voyage iciPréambule
Pour ce voyage, nous avons opté pour un mode différent, ce sera circuit privatif avec chauffeur et guide. En effet, on ne peut pas rouler au Vietnam et les transports en commun façon routard ça n’est pas trop notre « trip ».
Par ailleurs, lors du choix de la destination, je me suis rendu compte que les déçus du Vietnam ont souvent visité le pays en individuel et à l’inverse les satisfaits l’ont fait à travers une agence. Ceci dit, c’est un peu normal, si on veut rentrer en contact avec les minorités il faut un « interprète », surtout que nous parlons peu l’Anglais et les ethnies pas du tout.
A mon avis, l’élément déterminant est le ou la guide : déjà on doit se « supporter » pendant plus de 2 semaines et de sa compétence dépend la réussite du voyage.
J’ai fait de nombreuses recherches sur les forums et choisi une guide qui avait accompagné des connaissances de Voyage Forum (merci Cendryon). Le mari de la guide est Français et officie dans l’humanitaire. C’est avec lui que nous avons composé l’itinéraire et échangé par mails. Une fois le circuit établi, le tout fut confié à une agence qui emploie régulièrement son épouse (Vietland Discovery).
Cerise sur le gâteau, il nous accompagnera également, on aura ainsi l’impression de découvrir le pays avec des amis.
Itinéraire
Nous nous sommes concentré sur le Nord Vietnam:
Hanoï - Ha Giang - Meo Vac - Dong Van - Ha Giang - Vu Linh (2 nuits) - Hanoï (2 nuits) - Tam Coc (baie d'Halong terrestre 3 nuits) - Baie D'Halong (2 nuits sur une jonque)
En "extra" après ce circuit nous irons découvrir Angkor (au Cambodge) pendant 3 jours
Sur une carte ça donne ça:
Agrandir le plan
Impressions générales
J’en profite pour donner quelques renseignements « pratiques » sur le Vietnam (« objectif » comme toujours avec moi !).
La circulation routière, par exemple, elle répond à quelques règles simples
- La priorité va du plus gros véhicule au plus petit, donc d’abord le camion passe, ensuite le bus, puis la voiture, puis le scooter, puis le vélo … et le piéton se démerde là dedans.
- Un Vietnamien ne fera JAMAIS marche arrière, même s’il voit que ça ne passe pas, aucune anticipation du genre « je profite d’un renfoncement pour me garer afin que la voiture en face puisse passer », non j’avance, elle aussi … et après on se démerde pour que ça passe tout de même.
- Ils ne roulent pas très vite et ne s’énervent pas, en fait c’est grâce à ça qu’il n’y a que très peu d’accidents et qu’au final on y arrive … sauf avec les bus car ils essayent d’arriver les premiers afin de pouvoir « ramasser » les clients avant leurs collègues (Hien nous a parlé d’une quarantaine de morts par jour avec les bus).
Sollicitation touristique :
Dans l’extrême Nord où nous sommes : aucune ! Pas une fois on nous a abordés dans la rue ou tentés de nous attirer dans une échoppe.
D’ailleurs s’ils étaient là à guetter le touriste ils attendraient longtemps … y en a pas ou presque pas. A Ha Giang nous avons croisé 2 autres petits groupes (3, 4 personnes) dont un en moto que nous reverrons plus tard, à Meo Vac, au marché aucun et à celui de Dong Van un couple en scooter, à Pan Hou à nouveau le groupe de motards. Il n'y a en fait de sollicitation que dans les endroits très touristiques et là il suffit de refuser AVEC LE SOURIRE et ça s'arrêtera là.
Sinon la pression policière y est très faible, on n’en voit pratiquement pas, voire même pas du tout. En revanche la corruption y est presque « institutionnalisée ». En fait dès que vous demandez quelque chose à quelqu’un il faut donner une enveloppe, par exemple s’il vous faut une attestation de logement de votre propriétaire il vous fera payer, si vous devez vous faire faire un papier, il faut donner une enveloppe, pareil pour le médecin, pareil pour tout.
En fait si vous demandez « qu’est-ce qui est obligatoire ? » ou « que dit la loi ? » on vous répond « en principe …. ». Tout est « en principe » !, après on peut discuter.
Guide ou pas guide, pour ce qu’on connait jusqu’à maintenant, donc le Nord :
Il y a très peu de Vietnamiens qui parlent Anglais, déjà qu’ils ne parlent pas tous Viet alors !.
A titre d’exemple, à Cu Long, tout à fait au nord du Vietnam nous avons revu le couple en scooter, ils étaient assis sur les marches de la boutique où on vend les tickets pour monter à la Tour du Drapeau. Mais à part monter à la Tour, ils n’ont rien pu faire. A côté nous buvions le thé, parlions avec les Vietnamiens (aucun ne savait l’anglais).
En fait seul on ne sait même pas quoi voir et où le voir. Il n’y a pas d’infos, pas de carte et en plus ça change tout le temps. Seuls on ne peut guère que contempler le paysage de la route « principale », qui au demeurant est impressionnant.
Même se nourrir est un problème, il n’y a presque que des gargotes locales, peu engageantes, alors laquelle choisir ?. En plus quoi y manger ?, en effet pas de carte, que de la cuisson minute si on est capable de leur expliquer ce qu’on veut.
Côté nourriture, on a de la chance, notre guide y attache de l’importance, elle essaye de nous faire tout découvrir (sauf le chien) et varie les plats.
Quand aux prix … ils sont libres ! Autant dire qu’ils varient beaucoup, touristes ou locaux, mais pas seulement, ils dépendent de la période dans le mois et de la proximité de la fête du Têt, si c’est un week end, si c’est jour de marché, de la saison … et de l’humeur.
Dernier point et non des moindre, s’il vous arrive quelque chose, un accident routier par exemple, seul ça prend tout de suite des proportions catastrophiques, pas de soins, impossible de communiquer.
Bref, vous l’aurez compris, pour nous visiter cette zone, en premier voyage, est fortement recommandé accompagné.
Comment se passe une « rencontre » avec un autochtone (membre d’une minorité) :
- Il y a principalement deux types d’habitations, celles qui sont au sol (H’Mong, Dao, …) et celles sur pilotis (Tay).
Celles qui sont au sol sont en torchis, toit de chaume ou de tôle type Eternit, elles ont peu d’ouvertures et sont donc sombres.
Celles sur pilotis sont en bois avec toit en végétaux séchés, elles ont des « fenêtres » sur presque toute la périphérie et sont donc très claires, de plus comme elles sont sur pilotis elles sont moins humides.
Revenons-en à la visite : si elles sont au sol on peut, en général rentrer en chaussures, mais si elles sont sur pilotis on laisse obligatoirement les chaussures au pied de l’escalier. Au dessus de l’entrée les talismans pour repousser les mauvais esprits, maladies et autres méchancetés.
L’organisation intérieure, en revanche, est similaire.
C’est en fait une seule grande pièce, en face de l’entrée l’autel des ancêtres et c’est dans cette zone que vous serez reçu. A droite ou à gauche le foyer pour faire la cuisine, puis d’un côté la chambre des jeunes mariés isolée par un rideau et de l’autre … ben tous les autres membres de la famille.
On a souvent été reçu par les épouses, belle fille, belle mère et par une tripotée d’enfants.
Vous êtes invités à vous asseoir et la guide entame la conversation en traduisant ce que la personne raconte et nos propres questions.
Les sujets principaux tournent autour de l’âge des différents membres du nombre d’enfants, des traditions liés au mariage ou à la composition familiale (qui a « hérité » de la belle-mère), si la jeune fille a fait des études, la composition du village et des chamanes.
Tout cela se passe autour d’un thé … sauf si le mari ou le beau père arrive entre temps, là ça se complique, la bouteille d’alcool de riz ou de maïs apparaît et il faut trinquer puis boire cul sec un petit verre d’eau de vie … enfin je dis un verre … c’est plutôt un « certain » nombre de verres, il faut donc ruser, car ça n’est pas bien vu de refuser, et quand enfin après avoir bien bataillé vous avez pu vous contenter de 2 verres voilà un autre homme qui rentre (fils, père ou beau père) et il faut recommencer !!!.
Le Vietnam essaye de sauvegarder le mieux possible l’identité de ses 54 ethnies minoritaires, ils ont par exemple le droit d’avoir plus d’enfants que les autres, ils sont payés pour envoyer les enfants à l’école, …
Personnellement je n’ai pas vu d’argent, en revanche la guide offre toujours quelque chose : fruits, jouets, fournitures scolaires, produits d’hygiène, …
Et notre guide à nous, me demanderez-vous ?
Elle est guide assermenté. Pour être guide ils doivent avoir un diplôme de langue et suivre une formation spécifique, ils peuvent être guide local ou général et doivent renouveler régulièrement leur carte.
Elle est passionnée par les ethnies, elle aime beaucoup entrer en contact avec eux.
C’est une Vietnamienne convaincu et qui ne rigole pas avec « oncle Hô », elle a aussi su répondre à toutes les questions de Valérie concernant le nom de tous les fruits, légumes et plantes qu’on a vu. Le fait que Valérie puisse échanger avec elle nous a permis de mieux connaitre la vie des Vietnamiens et Vietnamiennes.
La présence de Jean-Pierre était un réel plus, d’autant plus qu’on s’est découvert des « références professionnelles » communes. Il apporte aussi la vision d’un européen vivant au Vietnam et comme il est plutôt objectif c’est intéressant.
Nous pensons que c’est la meilleure formule pour découvrir vraiment ce pays (du moins le nord), ses habitants, ses coutumes.
Au niveau tourisme à part les « spots majeurs » ( Baie d’Ha Long, Hanoï, Tam Coc, Mai Chau et Sapa) le Nord Vietnam n’est pas encore très structuré.
Les sollicitations diverses se concentrent également que sur ces points, dans le reste du pays vous ne serez pas accostés.
Visiter le Vietnam en mode routard ne vous permet pas facilement d’aller ailleurs que dans ces mêmes zones touristiques et ce serait bien dommage de ne pas voir le reste.
Le corollaire à ce faible nombre de touristes « en dehors des sentiers battus » fait que l’hôtellerie y est assez spartiate, la nourriture plus simple et pas occidentale (même au petit déjeuner), l’hygiène n’y est pas au niveau des standards européens et les transports longs, fatigants et chaotiques.
Nos coups de cœur :
Junior :
- les Vietnamiennes qui sont vraiment très belles (presque toutes !, avec une mention spéciale pour la Lolo Noire de Dong Van et la serveuse du Pan Hou)
- le Nord et la route qui nous a amené à Pan Hou (il y avait des rizières vraiment magnifiques)
- les journées en moto … on aurait été étonné du contraire
- en Hébergement chez Loan à Ninh Binh et chez Boï (nom auquel il a rajouté un « Jean »)
- l’alcool de riz !!! (censuré)
- le massage qui a suivi le bain de « tisanes »
Madame:
- également l’extrême nord (Dong Van et Méo Vac)
- la ballade d’une journée à partir de Pan Hou et le bain de « tisanes »
- la visite du village Tai à Ha Giang (également dans le nord)
- la cuisine en général (notamment à Méo Vac où nous n’aurions jamais osé rentrer seuls et le merveilleux café qui a suivi, avis partagé par Théo)
- la qualité de l’accueil aussi bien pour boire un thé, que pour partager un repas ou dormir, comme chez Boï. C’est vraiment un peuple souriant.
Moi :
- l’extrême nord aussi, les paysages vertigineux et néanmoins façonnés par l’homme
- les rizières en terrasse
- la cohabitation du style néo-communiste (bâtiments monumentaux, grands panneaux de propagandes, etc…) et de la vie « traditionnelle ».
Surtout dans l’extrême nord où on a l’impression d’être au bout du monde, il faut dire qu’on était à un jet de pierre de la Chine avec laquelle le Vietnam à des relations tendues.
- Le sourire des Vietnamiens (iennes), leur joie de vivre et leur côté entreprenant.
- La découverte des ethnies « colorées » avec toutes leurs coutumes … et je peux vous dire qu’il y a un paquet de « génies » qu’il ne faut pas contrarier (Hien en connait un rayon là-dessus !).
- La cuisine Vietnamienne, excellente
- La randonnée à Pan Hou qui nous a permis de marcher « dans le décor » et découvrir les ethnies en même temps.
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos.
Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec notre fille de 19 ans.
Pour ce séjour de 2 semaines nous avons choisi de confier toute l’organisation logistique à une agence réceptive francophone, sur la base d’un parcours et d’un choix hôtelier définis par nous après lecture de guides et échanges avec des voyageurs.
- JOUR 1 – dimanche
Arrivés à Phnom Penh de bon matin, nous commençons nos visites par la Pagode Vat Phnom juchée sur la seule colline de la ville, puis déjeuner au bord du fleuve Tonlé dans ce qui ressemble à une guinguette locale, suivi de la visite du musée national, du Palais Royal et la pagode d’argent. Enfin vers 17H30, nous avons fait comme tous les touristes, on a pris un bateau pour voir le coucher de soleil au confluent du Tonlé et du Mékong.
- JOUR 2 – lundi
Nous avons commencé par une escapade sur l’ile de la soie (Koh Dach). Des petites constructions traditionnelles sur pilotis s’égrènent le long de l’unique route où le fil de soie, livré en fuseaux, est (un peu) tissé par les familles sous chaque maison. La découverte de cette ile à production maraichère nous a pris à tout casser 1H30.
Nous avons poursuivi par la visite du marché central (Phsar Thmey) construit en 1930. On y trouve un peu de tout, notamment des tas d’insectes à manger, séchés, frits ou cuits à la vapeur. C’est mou sous la dent avec un gout de crevettes. Les yeux fermés, ça peut convaincre.
Puis nous avons fait un tour au marché russe. On peut acheter vraiment de tout, même l’inattendu, des sacs en croco et des vêtements à prix discount et beaucoup d’artisanat à marchander ferme.
Et on a terminé par le musée du génocide.
JOUR 3 – mardi
Après 1H30 de route, arrêt à Skun village célèbre pour ses araignées mygales frites et autres préparations culinaires locales à base d’insectes. Autant le dire, la patte d’araignée frite n’est pas excellente.
Poursuite du périple pour Kompong Cham où nous prenons un bateau pour remonter le Mékong pendant 1 heure environ, jusqu’au temple deWat Hanchey. Le paysage fait penser au Nil, fleuve nourricier aux berges sablonneuses qui rythme la vie des paysans. A 63 mètres au-dessus du fleuve, la vue est magnifique.
Il ne reste du temple qu’un petit vestige écroulé dans l’enceinte d’une pagode moderne, monstruosité aux couleurs criardes avec de gigantesques fruits en béton éparpillés dans le jardin du monastère bouddhique.
Re-bateau dans le sens du courant pendant 45 minutes ça va plus vite, puis 25 km sur la route des terres rouges en direction de Chup, sesplantations d’hévéas et ses usines de traitement du latex.
Arrivés là, on a pas eu de chance, car la récolte de latex s’arrête quelques jours par mois pour laisser les arbres se refaire une santé, et c’est pile maintenant.
Poursuite du périple par la visite des 2 collines de l’homme (Phnom Pros) et celle de la femme (Phnom Srei).
De retour à Kompomg Cham, location de vélos pour emprunter un incroyable pont en bambou 800 mètres de long qui relie, durant la saison sèche, la ville à la petite île tranquille de KohPaen. C’est un endroit calme, avec des plages de sable, au beau milieu le Mékong.
Retour en ville pour rendre les vélos et boire une coco fraiche avant de poursuivre vers Kompong Thom à 2 heures de route.
- JOUR 4 – mercredi
Découverte du Sambor Prei Kuk, . On sort de la route principale pour prendre un chemin sablonneux. Peu de visiteurs, l'atmosphère est très tranquille. Il s'agit de 100 temples préangkoriens disséminés dans la foret. Ce site a dû être une splendeur mais le temps à mis à mal ces constructions dont il reste quelques vestiges en ruines réchappés des bombardements américains survenus en 1970.
En fin de matinée, dans le village Kompong Kdei, visite du pont Spean Praptos construit en gré au 12ème siècle. C’est le plus long pont à voûtes en encorbellement du monde.
Nous poursuivons notre route vers Siem Reap ; Sur la route on s’arrête déguster le krolann, gâteau de riz gluant aux haricots rouges cuit au lait de coco à l'étouffée dans une tige de bambou sur du feu de bois. C'est délicieux.
Avant d’arriver à Siem Reap : visite en bateau de Kompong Phluk, village bâti sur des perches de 7 m à 8 m environ pour se situer au-dessus du niveau haut des eaux du lac Tonlé en saison humide.
Dernier acte de la journée avant le plongeon dans la piscine de l’hôtel, récupération du pass de visite pour les jours suivants, en 15 minutes c’est plié, l’organisation est bien rodée.
- JOUR 5 – jeudi
Visite des temples du groupe Roulos : Prah Ko, Bakong, Lolei, les temples Pré Rup, Mébon Oriental, Neak Pean
Preah Khan + allée des géants.
On a renoncé au vélo, entre la chaleur, la poussière, et les distances, on est vite redescendus sur terre !
- JOUR 6 – vendredi
Visite des temples Prasat Kravan, Bantey Kdey, Benteay Srei, Angkor Wat.
Sur la route de Benteay Srei, les petites marchandes de sucre de palme s’alignent en échoppes fumantes : la sève est chauffée pour extraire l’eau et recueillir le sucre. La pâte est ensuite moulée dans des petits cercles en bambou, puis séchée au soleil. C’est délicieux, un peu mou, fondant, un rêve de gourmand.
- JOUR 7 – samedi
Angkor Tom : Bayon, terrasse du roi lépreux, terrasse des éléphants, Ta Prohm, Ta kéo et Ta Nei petit temple ignoré des touristes, très paisible.
On aurait pu faire plus de visites, mais on a été contraints par l’horaire de l’hélicoptère. On s’est fait cet énorme plaisir du survol des temples. C’est pas très impressionnant d’autant que le survol d’Angkor Vat est interdit, mais cela permet de prendre la mesure de certains sites. Magique quand même.
- JOUR 8 – dimanche:
De décembre à mai, les eaux sont très basses, il n'est pas possible de rallier Siem Reap et Battambang en bateau collectif rapide car la rivière Sangker est quasiment à sec. Notre agence nous a donc prévu un transfert en petit bateau privé en longeant Prek Toal, le sanctuaire des oiseaux. L'eau est tellement basse que les pécheurs sont debout au milieu du Tonlé Sap pour lancer leurs filets.
La bifurcation sur la rivière marque le début des "champs" de jacinthes d'eau. Elles couvrent la rivière, parfois complètement et le bateau se fraye un chemin au milieu des feuilles, qui s'écartent un peu et reprennent immédiatement leur place le bateau passé. C’est très beau mais ralentit considérablement la progression
du bateau car les jacinthes s’enroulent dans l’hélice.
Les tiges des jacinthes sont séchées au soleil sur les toits des maisons, puis tressées en vanneries diverses. 40 femmes se sont regroupées en coopérative. Un bateau atelier sert de boutique, c’est très sympa, aucune pression pour acheter quoi que ce soit…
Petit à petit, les bords de la rivière se resserrent, les virages se succèdent et le niveau de l'eau très bas montre ses limites : il ne permet pas de rejoindre Battambag en bateau, il faut débarquer bien avant et poursuivre le périple en 4x4 sur des pistes défoncées à travers champs pendant à peu près 2 heures en longeant peu ou prou les berges. Ce fut la partie pénible de l'équipée. La chaleur, quoiqu’importante, a été très supportable. Il y a de l'air sur le bateau, il avait un petit toit pour un peu d'ombre et une glacière remplie d’eau en bouteilles.
Le trajet en bateau a duré un peu plus de 5 heures. Nous sommes arrêtés pour voir la pagode Wat Chleu Khmao dite la pagode au bois noir. On peut visiter l’intérieur, il ne reste rien et le plancher est par endroit écroulé. Par un petit escalier on peut monter à l’étage, la vue est dégagée.
JOUR 9 – Lundi:
Battambang est en apparence une grosse ville avec des restes d’architecture coloniale au bord de la rivière et un marché jaune vif style art déco. L’architecture coloniale peut sembler décevante car la notion de protection du patrimoine est totalement absente du pays. Néanmoins j’avais préparé notre séjour grâce à un site qui permet d’organiser un trajet de visite architecturale. On s’est pris un tuk tuk et on a suivi le trajet, c’était intéressant, bien sympa et pas fatiguant !
Ensuite, expédition dans le village de VAT KOR, à 2km de Battambang pour la visite de la maison Khor Sang, construite en 1906. Le propriétaire actuel est le petit-fils du constructeur, parle le français et montre quelques photos souvenirs. La visite de la maison est à la fois instructive et émouvante.
Puis nous avons été visiter une fabrique le prahoc, cet élément incontournable de la gastronomie khmer, car on en trouve dans tous les plats ou presque. A vue de nez, ça sent le poisson pourri et à la vue d’œil…pas mieux ! Le prahoc, c’est du poisson fermenté, et comme le fromage qui pue chez nous, faut se boucher le nez pour en manger…
Pour se remettre de nez en ordre, direction Pheam Ek pour voir un atelier de galettes de riz, activité d’appoint pour les femmes d’une maison.
Nous poursuivons par un atelier de bâtons d’encens. Les fagots sont mis à sécher en gros bouquets jaunes au soleil dans la cour de l’atelier, c’est super beau. On sort de l’atelier couverts d’une poussière jaune, on tousse un peu…
Nous poursuivons notre périple à Phom Sampeau, un ensemble de temples au sommet d'un affleurement calcaire. La route passe en contrebas d’une immense tête de Bouddha sculptée à même la montagne.On accède aux temples par un escalier escarpé, arrivés au sommet, attention aux singes qui se nourrissent des bananes vendues par des petits marchands.
Cette montagne, remplie de grottes, servait de charnier où les khmers rouge jetaient les cadavres des prisonniers après les avoir torturés. Un mausolée conserve les crânes des victimes.
Fin de la journée, on aura bien mérité une petite baignade dans la piscine de l’hôtel.
JOUR 10 – Mardi:
Visite de la pagode de Vat Damrei Sâconstruite en 1904 et qui a survécu aux Khmers Rouges. A l’extérieur des sculptures représentent des scènes très réalistes dont une avec des vautours en train de dépecer un mort de couleur verte.
Puis visite du musée de Battambang. La présentation des pièces est un peu désordonnée, ça sent la poussière. Il y a de belles pièces malheureusement peu mises en valeur, des linteaux sculptés, des têtes et stèles de Bouddha.
Poursuite de la matinée en direction du Prasat Banonoù se trouve un joli temple juché au sommet d’une colline. Il faut prendre son courage à deux mains, car c’est une ascension de 358 marches qui nous attend. En haut, la vue sur le paysage rural de la province de Battambang contribue au charme indéniable des lieux
Retour à Battambang pour l’attraction touristique locale, le bambou train, des petites plateformes en bambou posées sur 2 essieux propulsées par un moteur de tondeuse à gazon. Aucun entretien de la voie ferrée depuis sa création …Les rails ne sont plus parallèles et d’ailleurs ils ne sont plus alignés non plus.
Il faut environ 15 minutes pour parcourir 7 km. La règle c’est que si un équipage arrive en face, c’est celui avec le moins de personnes dessus qui démonte.
A la gare d’arrivée, quelques petits commerces attendent le chaland. En gros, votre mécanicien ne repartira pas tant que vous n’aurez pas consommé un petit quelque chose.
Mais on peut aussi visiter une briqueterie et c’est assez intéressant. Les briques sont moulées et cuites dans des gros fours à bois contenant 60 000 briquettes, ce qui permet la construction de 4 maisons.
- JOUR 11 – mercredi
Retour à Siem Reap en voiture, pour 170 km de route soit 4 heures de trajet pour prendre l’avion vers Sihanoukville. Arrivée en début d’après midi pour 3 jours au bord de la plage.
- JOUR 14 – samedi
14H départ vers l’aéroport de Phnom Penh, 3H50 de route pour 220 km avec un trafic épouvantable. Au km 184, la route de Sihanoukville à Phnom Penh passe devant la maison où Marguerite Duras a vécu entre 1924 et 1935, lorsque sa mère achète une concession, sujet du livre barrage contre le pacifique. Il reste une stèle.
Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage
A retenir :
- Le trajet Siem Reap- Battambang en bateau, vraiment agréable
- L’organisation logistique de l’agence qui a permis de voir beaucoup de choses sans perte de temps dans d’excellentes conditions.
Ce que nous regrettons :
- Le temps passé à Phnom Penh, trop long pour un séjour de 2 semaines, et le manque d’inventivité des visites faites. J’aurais dû plus fouiller un parcours à faire en tuk tuk pour découvrir ce qu’il reste d’architecture intéressante. On aurait pu facilement gagner une journée et la redonner à Siem Reap, Angkor mérite plus que 3 jours quoiqu’en disent les agences prêtes à tout et à n’importe quelle approximation pour vendre.
Ce qui peut se discuter:
- Remonter le Mékong en bateau jusqu’à Vat Hanchey, C’est tout de même beaucoup de temps pour une visite d’un intérêt somme toute mesuré dans un périple de 15 jours, donc relativement court.
Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.
Je vous adresserai en retour le fichier format pdf qui fait 48 pages.
Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Vu que je puise pas mal d’informations sur ce forum, je me dis que mon carnet de voyage pourra resservir !
Le voyage s'est déroulé entre février et mars 2013.
Avant de commencer le carnet de voyage à proprement parler, pour résumer, nous (ma femme et moi) avons beaucoup aimé ce voyage. Non pas que les paysages soient impressionnants comme dans certains des pays voisins (je pense notamment au Vietnam), mais nous avons vécu de très belles rencontres humaines. La chaleur, la simplicité et la gentillesse des personnes que nous avons cotoyées ont rendu ce voyage inoubliable. Bonne lecture !
J1 Paris - Chiang Rai
Le voyage commence en fait à Bangkok (AR moins cher avec Etihad). Nous changeons d’aéroport en bus pour le national, puis direction Chiang Rai. Sur place, on rate de 10 min le bus qui pouvait nous emmener à Chiang Khong, à la frontière laotienne. Grand bien nous en a pris, puisque nous sommes tombés pendant le Food Festival! La ville était en effervescence durant la soirée, concerts dans les parcs, animations, illuminations, un très bon moment passé sur place ! Nuit au « Tourist Inn », propre et bien situé.
J2 Chiang Rai - VIeng Phukha
Bus pour Chiang Khong, puis bateau pour traverser le Mekong vers Huay Xai. Formalités douanières, personne dans le village, un sawngthaew (tuktuk local) nous attend pour nous emmener à la gare routière. Je crois que la plupart des personnes descendent le Mekong, nous préférons remonter vers le nord du pays. Direction Luang Nam Tha. Nous recommandons à un autre couple de descendre en chemin à Vieng Phukha et nous sommes tout seuls à descendre. A la recherche d’une GH, nous sommes rapidement repérés par LE guide du village, Boun, qui nous propose ses services pour le lendemain. L’autre couple n’est pas intéressé, nous serons donc tout seuls pour la rando Akha Trail, chouette ! Boun nous indique la Thonmyxai GH à l’entrée du village. Rustique, mais agréable en bord de rivière.
J3 Vieng Phukha - Ban Nam O
Les coqs chantent très tôt ici J. Boun nous emmène au début de la balade vers Ban Nam Ô, point de chute de la rando. Une heure de marche pas très intéressante avant d’entrer dans la ZNP de Nam Ha. Les arbres deviennent beaucoup plus impressionnants, a priori moins de déforestation par ici. Pas d’animaux mais beaucoup d’insectes. Il fait chaud mais les arbres nous couvrent bien ! 4 heures de marche pas très compliquée, pause déjeuner sur des feuilles de bananier, puis arrivée à Ban Nam Ô. Et là, c’est le « choc ». Le village est très isolé, poussiéreux, grouillant d’animaux, très bruyant. Les gamins, dépenaillés, légèrement farouches viennent nous aborder, les parents sont plus en retrait. Les cabanes sont sommaires, nous sommes logés dans une petite cabane un peu à l’écart pour ne pas les déranger. Après un tour rapide du village, arrivée à l’école, les enfants se dérident un peu, nous jouons avec eux à la pétanque, aux billes, ou simplement avec un bout de bois pour ramasser des fourmis, auprès du bétail et des familles qui se lavent ou font leur linge au seul point d’eau boueux. Les traditions des akha sont ancestrales et leur conception de l’enfance, du mariage notamment sont assez étonnantes. Ils ne vivent pas en tenue traditionnelle, mais avec de vieux habits provenant vraisemblablement de la Chine voisine. Une vraie claque en arrivant ici… Les petits parlent akha, peu d’entre eux lao et notre guide tache de se faire comprendre, ils semblent contents d’avoir de la visite. Repas avec les petits dans notre cabane et au lit très tôt.
J4 Ban Nam O - Vieng Phukha
Fin de nuit très difficile, la horde de coqs s’est réveillée très tôt…On entend les chants patriotiques de l’école en contrebas. Ambiance un peu surréaliste avec un épais brouillard qui recouvre le village. On quitte le village pour aller marcher sur les crêtes le long d’un joli chemin, puis redescente vers un village akha où l’on ne s’arrête pas, puis khmu où l’on se baigne dans la rivière et où l’on déjeune. La forêt est belle, le village enherbé. Les gens sont plus chaleureux semble-t-il. Nous continuons à descendre, un sawngthaew nous attend pour nous emmener dans une grotte sans grand intérêt. Le chemin est cahoteux jusqu’à Vieng Phukha. On s’arrête dans d’autres villages un peu moins isolés, lahu, hmong. Les traditions ne sont ici pas les mêmes. Retour à la GH, puis traversée de la rivière pour aller à l’école d’en face. On tombe sur une ribambelle de jeunes profs qui font du sport après les cours. De fil en aiguille, on se retrouve à chanter dans un karaoké thaï avec eux…un moment inoubliable !
J5 Vieng Phukha - Luang Nam Tha
Départ pour Luang Nam Tha. 2h de décalage (je n’appelle pas ça du retard, tout est tellement zen ici…) et on trouve finalement un petit taxi qui nous emmène là-bas. 1h de route vers LNT, plus touristique (tout est relatif !). On choisit la Zuela GH, belle chambre confortable. On loue des vélos pour sillonner les environs. Chemin caillouteux vers Ban Nam Di, avec ses chutes d’eau presque à sec, dommage. Jolie piste près des rizières et des buffles cherchant le moindre point d’eau. Retour à LNT vers le nouveau stupa notamment. Dîner au sympathique marché de nuit.
J6 Luang Nam Tha - Muang Khua
On est tout seuls à partir vers Udomxai. Le bus « local » est chargé de sacs de riz, de poules, ...et est bien rempli ! Nous sommes bien serrés ! 3h de bus jusqu’à destination, ville sans intérêt très chinoise. Le bus pour Muang Khua part aussitôt. Nous sommes encore plus serrés, mais qu’importe, la route est belle et sinueuse. Arrêt repas à Pak Nam Noi. 3 heures de route supplémentaires jusqu’à Muang Khua. On choisit la Nam Ou GH. Visite du village, terrain de badminton dans la rue, célébrations religieuses au temple pleines d’allégresse. Les jeunes moines apprécient de venir parler anglais et partager leur expérience.
J7 Muang Khua - Muang Ngoi Neua
Un peu de monde à l’embarcadère, beaucoup de falang (blancs). Le long boat est surchargé de gens et de sacs. Les paysages tout au long du trajet sont très beaux, mais nos fessiers ont bien souffert du voyage sur les planches en bois. Drôle de mélange avec de vieux moines et des petites américaines en mini short et décolleté affriolant. 5 heures de bateau puis arrivée à Muang Ngoi Neua. Ce village isolé nous a bien plu, même si on voit que le tourisme l’a transformé. On part à pied vers les villages voisins avant que la nuit ne tombe. Une route hideuse est en construction et devrait désenclaver ces villages. Nous finissons dans les rizières. Dans le dernier village, on tombe sur une école où jouent des enfants. Nous nous prenons à leurs jeux, rondes, foot, balançoires pour les plus petits. Ils essaient de parler français et partent dans de grands fous rires, ils sont adorables avec nous. Un peu tristes de repartir, ils nous poursuivent avec des fleurs pour nous remercier d’être venus. Un très beau moment !
J8 Muang Ngoi Neua
On décide de descendre vers l’aval de la rivière à pied. La balade est très jolie. On croise plusieurs pêcheurs et villages. Dans le dernier, un pêcheur engage la « conversation » avec nous, et nous sommes invités chez lui, nous restons finalement pas loin de 3 heures avec lui et son fils qui arrive ensuite ! Journée reposante.
J9 Muang Ngoi Neua - Luang Prabang
Bateau vers Nong Khiaw, 45 min de long boat (3 mis à disposition, mais nous sommes encore bien serrés !). On se serait bien arrêté dans ce village qui avait l’air sympa…mais nous sommes un peu juste en temps. Le niveau d’eau est bien bas. Départ illico vers Luang Prabang – 3h30 de sawngthaew. Nous optons pour la GH Nam Sok 3, bien située. L’ambiance est très détendue dans la ville, mais il y a beaucoup de touristes ! Nous montons au Phu Si bondé pour le coucher du soleil, puis marché de nuit.
J10 Luang Prabang
Bus pour l’Elephant Camp, puis pirogue. Nous sommes tout seuls car nous sommes partis tôt. 1 heure très chouette de balade à dos d’éléphant, puis baignade avec eux dans la rivière, inoubliable. A proximité, les chutes de Tad Sae sont à sec, dommage, ce doit être joli. De retour à LP, visite du Palais Royal et des jolis vats environnants. Bon poisson au marché de nuit, il fait encore très chaud !
J11 Luang Prabang
Emouvante procession matinale des moines. Certains touristes sont vraiment très irrespectueux de cette procession en collant leur objectif tout près des visages…C’est dommage. Nous filons vers le Vat Xieng Thong, très joli, ainsi que d’autres vats clinquants (dons de l’UNESCO). Il y a également de bien jolies maisons dans la ville qui respire la sérénité, très végétalisée au bord de la Nam Khan et du Mekong. Visite très intéressante du musée TAEC sur les ethnies montagnardes. Départ l’après-midi pour les chutes de Kuang Si où il y a encore beaucoup d’eau ! Passage par le Centre de Protection des Ours. Grimpette glissante jusqu’au sommet des chutes puis redescente vers un bassin où il n’y a pas grand monde pour se baigner ; l’eau est fraîche ! Le site est très beau. De retour à LP, repas au Dyen Sabai, très chouette !
J12 Luang Prabang
Location de vélos pour sillonner les environs. On longe le Mekong à travers des villages de tisserandes et de travail du papier. Au bout du chemin, on trouve une gargotte où mangent les locaux, magnifique soupe au menu ! On décide ensuite de partir vers le Sud et le Santi Chedi, monument pour la paix. Dommage le ciel est très « blanc » et ne permet pas de voir la ville. Retour dans les bouchons ( !). Enfin, massage laotien quelque peu vigoureux puis dîner sur les berges du Mekong.
J13 Luang Prabang - Vang Vieng
Petit déjeuner avec les traditionnels et inimitables fruit shakes. Départ pour la gare routière où nous patientons plus de 2 heures avant que notre bus ne parte (quelle organisation… ! J ). Le trajet est long et assez pénible, le minivan est vieux et chaud, le chauffeur peu amène et brusque. Quelques arrêts « obligatoires » dans des échoppes. 6 heures après, nous voici arrivés à Vang Vieng. On choisit la Paradise GH, un peu à l’écart mais pas mal. La ville est étrange et ne nous plait pas beaucoup, drôle de mélange que de voir des moines qui se baladent au milieu de cette rue des bars où sont diffusés à grand bruit les Simpson ou encore Friends et où les amateurs de tubing reviennent avec une bouée autour de la taille… Je m’attendais à plus de « déchéance » par rapport à tout ce que j’avais lu mais force est de constater qu’il y a eu du ménage…
J14 Vang Vieng
On loue des vélos pour aller voir les environs. On visite une grotte encore sans grand intérêt, où on nous demande de payer 50000 à la sortie… On continue le long d’une piste en plein cagnard et caillouteuse, on aurait peut-être dû prendre une moto, la route n’est vraiment pas agréable. Arrivée au Lagon Bleu, la grotte vaut ici le détour. Baignade agréable dans l’eau bleutée. Retour à VV, baignade dans la rivière (peut-être pas une très bonne idée…) et repos à la GH, où les bars crient à plein tube en face.
J15 Vang Vieng - Vientiane
3h30 de bus vers Vientiane. Route ici sans grand intérêt. La capitale semble très paisible, à l’image de tout le pays. Nous logeons au Dong Deuane 2, qui ressemble un peu à une cellule, sans attrait, mais pas cher. Nous commençons la balade du Lonely jusqu’au Patuxai, sorte d’Arc de Triomphe, la circulation en moins ! Visite d’un vat où il y a une célébration. Les femmes nous convient à participer et nous choient, nous apportent du café notamment…nous passons plus d’une heure et c’est un excellent souvenir de notre voyage. Enfin, visite du marché de la ville au bord du Mekong, plein de locaux en ce samedi soir.
J16 Vientiane
Le temps se couvre, une fois n’est pas coutume, il fait gris. On finit la balade du Lonely pour aller au beau Vat Si Saket, puis direction le Buddha Park. Bouchons dus à la frontière thaïe – 1h30 de route. Le parc, rempli de sculptures de bouddhas, est très surprenant ! Un sawngthaew nous ramène au centre-ville. Direction le Pha That Luang, joli temple vietnamien. La pluie arrive, il pleut fort toute la nuit !
J17 Vientiane - Siem Reap
Lever 3h pour aller prendre le premier avion vers Siem Reap. Nous sommes bien sûr tout seuls à l’aéroport pour son ouverture, tout petit aéroport où les panneaux sont encore changés à la main. Ambiance et situation assez irréelles ! 1er avion vers Pakse où nous devons descendre pour les formalités douanières, puis 2nd avion vers le Cambodge. Visa ultra-efficace à la douane. Un tuktuk vient nous chercher pour nous emmener à notre GH Prohm Roth, très bien située. Petit tour de la ville bien plus touristique qu’au Laos, beaucoup plus de sollicitations et de mendicité, ça nous fait bizarre. Beaucoup beaucoup de chinois ! La rue centrale est assez déconcertante. Coucher de soleil sur le Phnom Bakheng. De retour à la GH, nous négocions 3 jours de tuktuk pour 50$.
J18 Siem Reap
Début du circuit avec Angkor Thom et ses très beaux Bayon et Baphuon. Il fait très chaud ! S’ensuivent Preah Khan, Ta Prohm (très joli !). Notre chauffeur n’est vraiment pas très sympa et peu causant, tant pis. Belle journée sur les principaux sites, qui se termine par le coucher du soleil sur le légendaire Angkor Vat, malheureusement en partie en travaux. De retour à SR, marchés de nuit.
J19 Siem Reap
Lever très matinal pour aller voir le lever du soleil sur Angkor Vat. Grande boucle avec comme points forts les 2 anciens : Mebon et Pre Rup. Déjeuner dans un restaurant au bord de Sra Srang. Après-midi consacré aux Roluos. Sur le Bakong, le plus joli des sites, on est envahi par des cars d’étudiants cambodgiens J Retour à SR dîner au Khmer Kitchen, bon et pas cher !
J20 Siem Reap
Sites les plus au nord, Banteay Srei est à plus de 50 km. C’est notre site préféré, le cadre est superbe et les statues et gravures très bien conservées. Nous poussons jusqu’à Kbal Spean, rivière aux 1000 lingas, mais il y a très peu d’eau, dommage. Enfin, arrêt au Ta Keo sur le retour.
J21 Siem Reap - Paris
Retour à Bangkok, 14 heures d’un voyage en bus épique et interminable où nous avons failli rater notre avion…
Voilà, notre voyage touche à sa fin. Nous avons vraiment beaucoup aimé ce voyage, surtout d’un point de vue humain car nous avons fait de très belles rencontres. L’ambiance sereine tout au long du voyage laotien, la douceur et la tranquillité des villes et villages nous ont fait beaucoup de bien. Les temples d’Angkor, notamment Banteay Srei, font également partie des points forts de ce voyage.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Quelques commentaires au retour de 3 semaines au Cambodge :
ANGKOR
Pour cette 3ème visite à Siem Reap/Angkor, nous avions sélectionné les visites pour vraiment profiter de ce que nous avait le plus séduit les fois précédentes. En arrivant à l'aéroport en début d'après-midi après un vol direct depuis Luang Prabang au Laos (140 usd), nous avons donc demandé à notre tuk-tuk de nous emmener aux guichets (éloignés de la ville) pour acheter nos pass, de façon à ne pas perdre de temps à faire la queue le jour suivant. Une pièce d'identité, 62 usd/personne payables en carte de crédit pour 3 jours (en fait, nous n'aurions eu besoin que de 2 jours mais pas le choix sauf si nous avions eu le courage, le soir même, d'aller voir le coucher de soleil sur les temples) et le lendemain matin tôt, nous nous sommes partis directement vers les principaux temples du site principal : Angkor Wat, le Ta Prom et ses lianes incroyables et le Bayon avec les immenses têtes de Brahma qui font face aux 4 points cardinaux. Partout en ville des tuk-tuks proposent leur services pour 15 usd la journée, ce qui est bien pratique car le site est éloigné de la ville et il y a également pas mal de distance entre chaque temple. De plus, ils connaissent les horaires des groupes de touristes et c'est bien agréable de pouvoir éviter les foules...Nous avions réservé à l'avance un chauffeur de tuk-tuk francophone mentionné sur le forum mais, si vous parlez un peu anglais, ça n'est vraiment pas indispensable car maintenant, pour avoir des explications sur les temples, il faut prendre un guide habilité sur le site. Le lendemain, nous avons réservé une voiture (40 usd la journée) avec chauffeur pour aller, le matin, revoir le marché très coloré et animé d'une petite ville proche du Bakong, puis visiter le Bakong, et direction le site Banteay Srei où nous avons bénéficié de la lumière magique du coucher du soleil. Nous n'avons pas souhaité revoir les villages de pêcheurs mais bon, si vous allez pour la 1ère fois à Siem Reap, ça fait une excursion sympa et un peu différente d'une journée.
Le 3ème jour, nous sommes allés visiter le Musée National que nous avons adoré, prendre un café au sublime hôtel Raffles qui présentait une belle exposition de statues anciennes et flâner au Kandall Village qui est en fait une charmante petite rue paisible avec des immeubles art déco, cafés, magasins et restaurants design : sympa car à Siemp Reap comme à Luang Prabang, l'essentiel du soit-disant artisanat est malheureusement fabriqué industriellement en Chine ou en Inde, à l'exception de quelques magasins qui, certes, proposent des articles de qualité mais à des prix élevés. Le soir, ballade dans Pub Street et alentours avec la foule des touristes et la musique à fond.
Logement : nous étions à l'Hotel Lavender Angkor en centre ville, personnel attentionné et souriant et, pour 40 usd la nuit, airport pick-up et petit déjeuner compris, nous avions une immense suite avec terrasse sur leur joli jardin, tout près d'une piscine très appréciable (il me semble qu'ils ont aussi des chambres à 22 usd) . Tout près : un super restaurant, le Sita Sousdey Restaurant où nous avons mangé le meilleur fish amok du séjour pour un prix dérisoire, une agence de voyage/bureau de change très efficace et pas plus cher qu'ailleurs où nous avons réservé la voiture avec chauffeur, des places dans un minibus pour Phnom Phen (18 usd avec prise en charge à l'hôtel) ainsi qu'une soirée de danses folkloriques au restaurant Koulen à 5 minutes à pied : très touristique mais pour 12 usd/personne, on passe une soirée agréable et le buffet est pantagruélique. Juste en face de l'hôtel, une pharmacie/supermarché et, pour moi qui ai toujours des retouches à faire faire, une petite couturière qui propose aussi de laver vos affaires.
PHNOM PENH
Pour nous, Phnom Penh fût juste une ville étape. Comme il faisait très chaud, nous avions choisi l'hôtel Villa Borann, assez central, dans une maison coloniale rénovée avec piscine et un petit restaurant. Là encore pour un peu plus de 40 usd petit déjeuner compris, nous avions une immense chambre et le personnel était très accueillant. Sans piscine mais moins cher et très bien placé "Scodo" au 33 Street 178. Nous avons profité de notre passage pour aller revoir le joli Musée National (super café dans le parc à l'extérieur pour se désaltérer et grignoter au calme) et faire une ballade en bateau au coucher du soleil : pas renversant mais pas très cher et on passe un moment agréable.
KAMPOT
Toujours dans les mêmes prix, nous avions fait le choix de nous loger à l'extérieur de la ville, dans un bungalow au calme en bord de rivière dans la campagne et nous avons adoré notre séjour au Gecko Village. Une fois n'est pas coutume car nous privilégions en général les établissements tenus par des locaux, cet hôtel est tenu par un couple de français, qui s'est installé dans un superbe environnement et qui a eu la bonne idée de construire une piscine et un chouette petit restaurant. Nous avons fait du canoé Kayak sur la rivière et dans une magnifique mangrove, pédalé dans la campagne et utilisé le tuk tuk de l'hôtel pour aller visiter une très jolie plantation de café et la charmante petite ville coloniale de Kampot. Au final, une étape bien agréable où je reviendrai bien volontiers passer quelques jours. Ceci étant, pour ceux qui veulent davantage d'animation, je conseille plutôt de séjourner en ville.
KEP
De Kampot, nous avons pris un bus pour la station balnéaire de Kep que nous avions préférée à Sihanoukville car le lieu nous semblait plus paisible et plus authentique. Effectivement, nous avons adoré cet endroit : les cambodgiens qui arrivent le weekend avec toute leur famille, les glacières et la musique pour se baigner sur la plage, le sympathique marché où l'on choisit ses crabes, ses calamars et ses poissons à manger sur le pouce, le boulanger qui fait de délicieux croissants et d'excellentes glaces, le bar lounge "Waterfront" si joliment décoré avec de la super musique et de délicieux cocktails et les excursions à l'île aux lapins où nous sommes retournés plusieurs fois, tellement c'est agréable ("Khim Vouch Iay Guest House" dans le coin tout à droite en arrivant face à la plage est la plus calme, le resto super et ses bungalows moins sommaires que les autres). A Kep, nous avons logé (40 usd la double sans pdj) au Saravoan Hotel, jolies chambres avec balcons, central à deux pas de la plage, et qui offre surtout une vue magnifique et un observatoire incroyable sur la vie locale. Le personnel est accueillant et la piscine à débordement avec son frangipanier est un enchantement. Ceci étant, il y a pas mal de petites guesthouses moins chères à côté. Attention, la plupart des autres hôtels sont dans les hauteurs ou bien donnent sur la mer mais sans plage de sable.
Remarque : tous les voyageurs que nous avons rencontré nous ont parlé avec émotion de l'île Samloem, en face de Sihanoukville, de sa super ambiance et de ses eaux turquoises. Donc, nous ne regrettons pas notre séjour à Kep mais, une prochaine fois, nous irons voir de plus près ce lieu apparemment paradisiaque !
Cordialement.
Marie
Aprés quelques mois de dur labeur, Chouchou et Loulou sont repartis pour de nouvelles aventures 😏
Cette fois ci, c'est le Cambodge qui nous accueille, pays bien connu de tous pour le meilleur, les temples millénaires d'Angkor, et le pire, les Khmers rouges et leurs massacres !!
Bon, je vous rassure, ce n'est pas Pol Pot qui nous a donné envie de venir ici 🤪 (surtout après avoir lu "une odyssée Cambodgienne" de Haing Ngor, que je vous conseille vivement si vous voulez en savoir plus sur cette période noire )!!
Par contre le Mekong,
les temples,
le lac Tonlé Sap,
la campagne rurale
les iles paradisiaques
et évidement les habitants
nous ont vraiment comblé de plaisir 😏 !
Donc en Mars 2018 nous voilà partis pour 20 jours sur place.
Alors pour ce 1er voyage dans le pays et au risque de vous décevoir, on n'a vraiment pas fait original : Koh Dach, Angkor, Kampong Thom, Kratié, Kep et Koh Rong Samloen.
Pas original certes mais bien dépaysant quand même 😛 !!
Alors si ça vous dit je vais vous raconter ce qu'on a vu, vécu, perçu.... et qui forcément, n'engage que nous 🙂 !
Alors z'êtes prêt à embarquer dans cet avion de la bonne humeur (parce que comme toujours avec moi, les "casse pompons" sont priés de rester au sol ah ah) ??
Retour en Asie. Cette fois nous prévoyons de traverser le Laos du sud vers le nord en prenant le temps de flâner au gré de nos envies sans programme précis. Avant de rejoindre le Laos nous passons quelques jours à Siem Reap pour découvrir les temples d'Angkor et aussi quelques villages du lac Tonle Sap
01/01 : le temps est complètement couvert et nuageux sur Bangkok mais la température de 24° à 7h du matin nous surprend un peu. A l'atterrissage il nous reste 30 minutes pour rejoindre notre vol vers Siem Reap : autant dire que nous n'avons pas flâné durant la traversée interminable des halls de l’aéroport Nous soufflons enfin à la porte d'embarquement où nous arrivons 5 minutes avant l'heure de départ, non sans quelques inquiétudes sur le suivi de nos bagages compte tenu du délai de transfert. Après un vol rapide qui nous laisse à peine le temps d'avaler la collation complète qui nous est servie nous découvrons le paysage plat et marécageux des environs de Siem Reap. À l'arrivée dans l'aérogare la délivrance des visas est très rapide : il faut dire qu'un bataillon d'une dizaine de policiers alignés comme pour une parade derrière leur comptoir s'occupe du sujet. Il en va de même pour le contrôle des passeports. Nous sommes à peine surpris de ne pas trouver nos bagages sur les tapis de livraison. Un agent souriant nous affirme après vérification qu'ils sont restés à Bangkok et qu'ils nous seront livrés dans la journée sans faute à notre hôtel. C'est donc d'un pas léger que nous affrontons l'atmosphère chaude et humide du parvis de l'aérogare où nous attend le chauffeur réservé par internet auprès de notre hôtel « villa Siem Reap ». Il nous conduit rapidement et le courant d'air dans le tuk tuk nous rafraîchit agréablement. Nous retrouvons avec plaisir l'ambiance des villes asiatiques avec une circulation où se côtoient voitures de luxe, motos, tuk tuk, vélos dans une atmosphère bon enfant. Vu l'heure matinale la chambre réservée n'est pas encore prête et nous entamons donc sans tarder un petit tour d'orientation dans la ville.
Après une courte sieste réparatrice nous partons acheter les billets pour la visite des temples le lendemain et terminons la journée autour d'Angkor Vat en espérant que les nuages voudront bien s'effilocher pour que le spectacle du coucher de soleil soit à la hauteur de sa réputation.
Las, les nuages ne se décident pas à se dissoudre et les reflets orangés dans les bassins nous laissent un peu sur notre faim.
Il fait quasiment nuit quand nous rejoignons l'entrée ouest où nous cherchons désespérément notre chauffeur... après avoir tourné un long moment avant que la nuit noire ne recouvre les lieux nous décidons de faire appel à un autre conducteur et après une petite négociation en position défavorable compte tenu de l'heure et du peu de tuk tuk restants nous rentrons à notre hôtel non sans quelques errements du chauffeur qui ne connaît pas bien l'emplacement des hôtels.
02/01 : à 8h nous retrouvons notre chauffeur qui nous explique qu'il nous a attendu hier soir jusque 20h. On n'a pas vraiment compris où ??? Nous prenons la route de Bantey Srei. L'allure du tuk tuk est agréable pour observer la vie au bord de route.
Nous traversons de nombreuses zones habitées et beaucoup de petites boutiques bordent la route. Si ce n'était la poussière qui fouette parfois notre visage le moyen de transport est idéal pour la découverte. Nous poursuivons vers le site de Kbal Spean, appelé aussi « rivière aux mille lingam ». Il fait déjà relativement chaud quand nous empruntons le chemin qui mène au site au travers d'une végétation luxuriante. Quelques courtes échelles aident à franchir des blocs rocheux de grès. Nous découvrons d'abord la cascade haute de quelques mètres avant d'apercevoir dans le lit de la rivière une multitude de roches sculptées.
Des reflets aux chaudes couleurs dorées composent un tableau impressionniste dans le cours d'eau. Nous redescendons pour retrouver notre tuk tuk qui nous emmène vers le temple de Bantey Srey situé à environ 35 kms de Siem Reap. Conçu selon, un schéma rectangulaire le temple est implanté au milieu d'une douve remplie d'eau.
Une chaussée dallée permet d'accéder au cœur du temple. Les murs en grès rose sont ornés de fines sculptures recouvrant de grandes surfaces.
En ce début d'après-midi il faut parfois être patient et attendre que la foule se dissipe pour mémoriser en photo l'ambiance des lieux. A proximité de l'entrée du site un petit sentier conduit vers des observatoires à oiseaux situés au bord d'un étang envahi d'herbes. L'endroit est peu fréquenté mais nous apercevrons seulement au loin quelques buffles pataugeant dans la boue entourés d'oiseaux blancs qui apparaissent minuscules à cette distance.
Le retour en tuk tuk est rapide et seul un marché installé au bord de route nous ralentira avant d'atteindre Siem Reap et de retrouver son brouhaha.
03/01/2016 : départ vers 7h45 avec un guide francophone réservé par l'intermédiaire de notre hôtelier et un nouveau chauffeur de tuk tuk pour parcourir la « petite boucle » et découvrir les principaux temples de la région d'Angkor. Ce sont évidemment les plus visités et on peut constater qu’ils ont beaucoup de succès si on en juge par les cohortes de visiteurs, en particulier asiatiques, que l'on rencontre au Ta Phrom et à Angkor Vat. Leur visite reste cependant incontournable et la splendeur de ces temples, l'atmosphère mystérieuse des pierres moussues envahies de lianes mérite bien de parfois patienter au milieu des nombreux visiteurs multipliant les selfies. Nous apprécions tout particulièrement les échanges avec notre guide qui parle un français impeccable et qui, en plus de ses explications détaillées, a su nous faire partager sa passion de l'histoire du Cambodge. Il était particulièrement émouvant d'écouter son récit de la période noire de la guerre civile récente.
9 mois après notre retour, je vous fais un petit retour sur 3 semaines merveilleuses au Cambodge.
ETAPE 1: Siem Reap et Angkor
J0 - Sam. 20/2/16 : Départ de Paris Charles de Gaulle
J1- Dim. 21/2/16 : arrivée à Siem Reap à 10h30
Kao (chauffeur de tuk-tuk de la lovely guest house) nous attend à l'aéroport.
Repos à la guest house et programmation de l'itinéraire pour les 5 jours à venir avec Kao notre chauffeur de tuk-tuk.
Angkor Wat : pour récupérer les pass 3jours (Prix: 40$/pers) et profiter du coucher du soleil.
Le soir nous mangeons à Hansa BBQ (bon, pas cher et très sympa)
J2 - Lun. 22/2/16 à J4 - Merc.24/2/16 : Visite des temples d'Angkor.
- 22/2/16 : Angkor Wat pour le lever du soleil (nous visiterons le temple merc.24/2), Banteay Srey, Phnom Bok, les temples du Roluos
- 23/2/16 : Bayon, Angkor Thom, Preah Khan, Neak Pean, Ta Som, East Mebon, Pre Rup.
- 24/2/16 : Ta Prohm, Ta, Keo, Ta Nei, Banteay Kdei, Phnom Bakeng, Angkor Wat.
Bilan des 3 jours : Nous aurions pu en faire beaucoup plus, mais cela nous a semblé déjà assez chargé ! Magnifique mais fatiguant...
2 coups gros de coeur : le Bayon et Ta prohm. Prix du tuk-tuk pour les 3 jours + le 21/02 au soir pour le coucher du soleil : 71$ (organisé avec la Guest House Lovely Guest House)
J5 - Jeu. 25/2/16 : Kompong Khleang : Village flottant et une partie sur pilotis à 1H30/2H de Siem Reap. La route est superbe en passant par les villages et la campagne. Prix du tuk-tuk AR : 25$ (toujours avec la Lovely Guest House) Ballade sur le Tonlé Sap jusqu'au village flottant : 15$/pers.
J6- Ven. 26/2/16 : Beng Mealea. Temple éloigné. Compter 1H30/2H de route en tuk-tuk. Route très agréable pour y aller. Prix tuk-tuk AR : 35$. Entrée du site : 5$/pers.
J7 - Sam. 27/2/16 : visite de Siem de Reap.la pagode, ballade dans la ville, les chantiers écoles (découverte de l'artisanat cambodgien, très intéressant et gratuit).
LOGEMENT/REPAS
- Logement : Lovely Guest House (visitangkor.net/tour.html).
Guest House simple mais très sympa. Chambre confortable, assez grande et hyper propre. Accueil chaleureux et possibilité de réserver avec eux pour visiter Angkor et les alentours. Bons Petits déj. Pièce commune(grande terrasse) très aérée et super agréable pour se détendre et boire une verre.
Prix : 17$/nuit/2pers (chambre double avec SDB et WC privés, ventilateur et petit-déj. compris)
On recommande +++
- Repas :
Petits-déjeuners : compris dans le prix de la chambre, donc pris à la GH. Nous avons pris parfois des suppléments (pancakes à la mangue : une tuerie et/ou salade de fruits frais. 2$ le sup)
Déjeuners : pris près des temples souvent, donc un peu chers. entre 1$ et 7$/pers.
Notre coup de coeur : le kralaan acheté en bord de route sur le retour de Kompong Khleang (1$).
Dîners : au resto. Entre 5$ et 10$/pers.
Notre coup de coeur : Hansa BBQ, barbecue cambodgien, à volonté. Peu de touristes, clientèle essentiellement cambodgienne. (Prix : 5$/pers hors boisson.)
BILAN DE L'ETAPE
Le pass 3 jours pour Angkor nous semble largement suffisant, à moins d'adorer les ruines et de vouloir ne faire que ça. En 3 jours, évidemment vous ne verrez qu'une infime partie d'Angkor, mais cela permet de laisser du temps pour découvrir Siem Reap, ses alentours, et d'autres site plus éloignés. La visite des temples d'Angkor est fatigante surtout en saison sèche quand il fait + de 30° ou 35°. Si cela était à refaire, je pense que nous prendrions un guide (au moins pour certains temples comme Angkor Watt, le Bayon et Angkor Thom).
Pour les repas : nous aurions pu dépenser moins en mangeant sur les marchés par exemple (ce qui sera valable pour tout le séjour).
Nos coups de coeur "visites" et "excursions" :- Les temples : BAyon et Ta Phrohm à Angkor. Beng Melea
- A faire et refaire en saison plus humide : Kompong Khleang !!! Mais même en saison sèche ça vaut vraiment le coup. Nous avons adoré !!!
ETAPE 2 : Battambang
J8 - Dim. 28/2/16 : départ pour Battambang le matin en bus à 9H30. Billet réservé avec La Lovely Guest House et Pick Up à 8h45. Prix : 11$ pour 2 avec Capitol Tour. (Attention aux moustiques dans le bus !!!)
Arrivée à Battambang vers 13h où un chauffeur de Tuk-Tuk nous attend. Nous avons réservé le logement chez Sarom et Anne-Lise au O'hamok Lodge ohamokbattambang.wordpress.com : Le méga gros ultra coup de coeur du voyage !!! Si nous devions ne revenir au Cambodge et retourner à un endroit c'est là-bas sans hésiter. Nous avons loger dans une des 2 chambres de la maison en bois. C'est beau, c'est ultra propre, c'est zen, C'est "comment vous dire" ... C'est la vie douce. Prix : 45$/nuit pour 2 personnes (petit-déjeuner et diner compris). On partage le petit-déjeuner et le dîner avec Anne-lise et Sarom et Mony.
Après-midi : repos à la guest House.
J9 - Lun. 29/2/16 : visite guidée à la journée "hors des sentiers battus"avec Sarom en Tuk-Tuk : la campagne autour de Battambang à la découverte des métiers et de l'artisanat Cambodgiens, ballade et baignade à Kamping Puoy. Nous sommes 5 (+1 en moto) à faire l'excursion.
Prix :20$/pers.
Le soir : cirque Phare. Très chouette. Prix : 14$/pers.
J10 - Mar. 1/3/16 :
Matin : farniente et bavardage avec Anne lise, jouer avec Mony, ballade au marché.
Après-midi : Nouvelle excursion avec Sarom "hors des sentiers battus". Nous sommes 6 pers. Prix : 12$/pers.
J11 - Merc. 2/3/16 :
Matin : Visite de l'école du cirque et des arts phare (spectacle vu le lundi soir). Prix : 5$/pers.
Nous achetons quelques raviolis chinois (ils paraît les meilleurs de la région) en centre ville et rentrons déjeuner à la Guest House.
Après-midi : départ en bus pour Phnom Penh à 13h30. Prix : 10$/pers. durée du trajet annoncée : 5h, durée de trajet réel : 7h.
BILAN ETAPE :
Ce séjour à Battambang est le meilleur souvenir pour moi. La guest House O'hamok est vraiment un coin de paradis sur terre, avec une ambiance chaleureuse et familiale. Sarom est un guide au top et la région est vraiment très jolie. Pour moi le coup de coeur number one du voyage !
ETAPE 3 : Phnom Penh
J11 - Merc. 2/3/16 :
Arrivée à Phnom Penh le soir. Direction La guest House (Europe Guest House). Chambre avec clim , prix : 25$/nuit.
J12 - jeudi 3/3/16 et J13 - Vend. 4/3/16 :
Il fait chaud, très chaud et nous sommes fatiguées de nos 10 premiers jours. Nous n'apprécieront pas vraiment ces 2 jours à Phnom Penh. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas y aller. Nous avons eu un petit coup de mou et du coup nous n'en avon spas profiter à sa juste valeur.
Malgré tout, nous avons visité le musée du génocide (S21) et cela fut très enrichissant même si c'est bouleversant. La pagode d'argent et le palais royal sont somptueux. Nous avons déambulé dans les rues, nous nous sommes baladées en tuk-tuk, et flâner à la terrasse de cafés.
Nous y retournerons pour profiter de cette capitale.
ETAPE 3 : Kampot, Kep
J13 - Sam. 5/3/16 à J17- Lundi 7/3/16 : Kampot
départ de Phnom Penh le matin à 8h30 pour Kampot en bus avec la compagnie CTT en mini bus. Prix : 9$/Pers. Durée de trajet : 3H.
Arrivées à Kampot, nous prenons un tuk-tuk pour nous emmener à la guest House Les manguiers. Prix : 23$. Guest House très bien située et agréable, en bord de rivière où l'on peut très facilement se baigner.
A Kampot www.mangokampot.com/Beinvenue-aux-manguiers nous avons visité les marais salants, une plantation de poivre, fait une longue ballade sur la rivière au coeur de "la cathédrale verte".
Nous avons déambulé dans campât, petite bourgade charmante.
2 jours reposants après Phnom Penh.
J17 - Lun. 7/3/16 à J21 - Vend. 11/3 : Kep et Koh Tonsay.
J17 - Lun. 7/3/16 : départ pour Kep en Tuk-Tuk.
Arrivée à la guest House Kep Oasis kepoasisgarden.wordpress.com (prix : 12$/nuit. ce prix a considérablement augmenté depuis mais a priori il y a la clim maintenant...)
Guest House très chouette et propre. Accueil très sympa et chaleureux.
Nous devions y passer 3 nuits mais nous n'y passerons que 2 nuits car la Guest House a du fermer suite à un problème technique lors de notre séjour.
Fin de journée : location d'un scooter et ballade dans Kep, marché aux crabes...
J18 - Mar. 8/3/16 : nous partons avec Marie de Kep Autrement kepautrement.com pour un tour de + de 100km en moto (scooter 125CM3) au coeur de la campagne... FABULEUX !!! Vrai coup de coeur (à a faire et refaire encore et encore...) Prix : 20$/pers.
J19 - Merc. 9/3/16 : nous déposons nos sacs à dos et du linge à laver à la REGA Guest House www.keprega.net/...e=welcome#guesthouse (Prix : 14$/nuit) avant de partir pour l'embarcadère et Koh Tonsay (l'île du lapin).
Koh Tonsay : petit paradis, calme, pas trop de monde, de l'ombre, des paillotes pour manger et boire (coco et crabe au poivre vert, un vrai régal). Nous dormons dans un bungalow sur la plage. Il est propre mais si c'était à refaire nous irions dormir plus à droite sur la plage (tout au bout). Pas besoin de réserver à l'avance le bungalow car beaucoup de gens repartent à la fin de la journée. Allez-y à votre arrivée sur l'île et choisissez-en un. Vous y déposez vos affaires (ça ferme à clé) et vous profitez d'une journée plage et baignade à l'ombre des cocotiers... On a adoré se poser sur la plage, se baigner, manger du crabe à la nuit tombée.... les prix : traversée env.20$ AR pour 2 pers (de mémoire), le bungalow : 12$/nuit (de mémoire). On mange pour pas grand chose sur l'île et c'est vraiment bon.
J20 - jeu. 10/3/16 : retour à Kep le matin.
Nous louons à nouveau un scooter et nous allons prendre un super bon petit déjeuner au "Pain de Jade", puis nous nous baladons dans le sillage aux alentours, faisons les derniers achats souvenirs...
J21 - Vend. 11/3/16 : direction Phnom Penh en Taxi (45$) pour reprendre l'avion et rentrer en France.
BILAN ETAPE :
Un séjour dans le sud très agréable. Un vrai coup de coeur pour l'excursion avec Marie de Kep autrement.
Nos coups de coeur :
- L'excursion avec Kep Autrement
- la journée sur Koh Tonsay et siroter une coco bien fraiche les pieds dans l'eau et admirer le coucher de soleil
- Manger du crabe de Kep ou poivre de Kampot au marché aux crabes
- boire une shake mango dans un petit bar au marché aux crabes en regardant les pécheurs....
Le logement :
La guest house : Kep Oasis est vraiment très chouette et nous la recommandons .
La guest House : REGA. La 1ère "déception" du voyage : le linge que nous avons donné à laver la veille n'a pas été porté à la blanchisserie(pourtant on nous avait assuré que cela serait fait, mais ils ont oubliés), la chambre n'est pas très propre (les draps notament sont tout taché (nous demandons à avoir une autre chambre ou que les draps soient changés, ce qui a été fait finalement mais malgré tout ils n'étaient vraiment pas nickel et pour la 1ère fois nous dormons dans nos sacs à viande). Nous n'y avons dormi qu'une nuit mais en avons payés 2 (puisque nous leur avons déposé nos sacs à dos la veille...) L'accueil n'est vraiment pas terrible et manque de sérieux. Le vendredi matin nous avons à nouveau une "mauvaise surprise". Personne n'est à l'accueil alors que notre chauffeur de taxi nous attend et que nous devons partir pour prendre l'avion. Nous sommes à 2 doigts de laisser l'argent sur le comptoir sauf que nous devons récupérer notre linge que nous avons laissé à laver... Seule la femme de ménage est présente. Finalement quelqu'un arrive après avoir attendu plus de 45 minutes (heureusement que nous avions prévu de la marge). Je précise que nous avions bien dit la veille l'heure à laquelle nous partions et demandé si cela était possible (il n'était pas 6 h du matin non plus). Bref, sans être la catastrophe, nous ne recommandons pas cette guest House.
Nous avons pris vraiment notre temps pendant ce voyage. Nous aurions pu faire plus de choses en raccourcissant certaines étapes :
- un jour de moins à Siem Reap en sachant que Beng Melea comme Kompong Khleang se font chacun en une Bonne 1/2 journée
- Idem pour Kampot...
A chacun sa façon de voyager. Pour nous c'était parfait et nous retournerons certaines au Cambodge (peut-être même en Aout 2017).
BUDGET :
Nous avons dépensé ce que nous avions mis de côté pour ce voyage. Soit environ 40$/pers et /jour. C'est beaucoup pour le Cambodge.
Logement : dans des guest house confortables (SDB et WC privés avec ventilateur, avec petit déjeuner à Siem Reap et en 1/2 pension à Battambang) Transports : Tuk-Tuk (dont 5 jours avec Kao pour Angkor, Kompong Khleang et Beng Mealea), Bus et location de scooter , bateau (pour Koh Tonsay)+ un taxi de Kep à Phnom Penh pour le dernier jour (ce qui fait grimper la note) Nourriture : Petits déjeuners pris dans le guest House (petits déjeuners français) parfois à l'extérieur ( dans les bars à Phnom Penh), déjeuners et dîners dans des restos ou sur le pouce. On ne s'est pas privées, on aurait pu dépenser moins. Visites et loisirs : Nous avons des excursions et "tours" qui ont pas mal pesés sur le budget - Le pass 3 jours Angkor - Beng Mealea et Kompong Khkeang (ballade en bateau) - Musées (à Phnom Penh) - 2 tours (1 journée complète + 1/2 journée) "hors des sentiers battus" avec Sarom en tuk-tuk ( à Battambang) - 1 tour " Kep autrement" d'une journée complète en Scooter (rajouter au prix de l'excursion la location du scooter) - Différents achats souvenirs et cartes postales (les timbres sont chers) pour nous, nos amis et famille (Kramas, bracelets, poivre.....) - Les petits plaisirs du quotidien : glaces, milk shake, bières, cocktails... Le budget Visites et loisirs est conséquent mais sincèrement nous ne nous sommes pas privées du tout....
En vadrouille depuis 2 ans, voici le récit en plusieurs épisodes de mon escapade au Cambodge (désolé il n'y a pas de photos car je poste cet article avec mon tel, depuis la Thaïlande)
Episode 1: Angkor
Ce long voyage me permet de réaliser des rêves dont certains remontent à... très loin. Et cette parenthèse nomade aurait eu un goût d'inachevé si je n'en avais pas profité pour découvrir les temples d'Angkor.
Ma 1ere impression - la déception - fut donc à hauteur de mon attente. Je ne mets pas en cause la beauté du site d'Angkor Vat, mais l'incroyable et indigeste quantité de touristes qui visitent ce lieu. Vous n'imaginez pas. C'est une foule compacte qui gâche clairement le tableau. Des milliers de visiteurs déambulent dans chaque recoin du site. Je ne peux évidemment pas les blâmer car je pollue aussi leur espace, quant au gouvernement local j'imagine qu'il souhaite tirer le maximum de cette poule aux oeufs d'or. Au coucher de soleil, très renommé sur le site, il faut jouer des coudes pour prendre une photo. Bref, l'horreur, rencontrée nulle part ailleurs dans les grands sites touristiques de la planète. J'ai donc bien du mal à être objectif quant aux ruines elles mêmes tant ma visite a été frustrante. Outre la "silhouette" du temple, unique et reconnaissable entre toutes, j'ai malgré tout apprécié les bas reliefs magnifiques qui retracent certains faits historiques de l'époque, et puis les immenses douves qui tentent en vain de donner un peu de sérénité au lieu.
Angkor, ce n'est pas un temple mais tout un ensemble de temples disséminé sur des dizaines de km2. Angkor Vat, dont je viens de vous parler, est le plus grand edifice religieux de la planète, et aussi la plus connue des beautés d'Angkor. Mais il y en a donc plein d'autres.
Par exemple Bayon qui est un édifice planté au centre de Angkor Thom qui lui même est une zone fortifiée de plus de 10km2. De loin on ne voit de Bayon qu'une ruine plus ou moins pyramidale. Il faut y grimper (les escaliers sont raides), jusqu'à la seconde plateforme. C'est là que se révèle la beauté du site.
A ce niveau ce sont des dizaines d'énormes visages souriants (il y en a 216) qui semblent vous surveiller.
Cette présence à laquelle on n'échappe pas donne toute sa force à l'édifice.
Un peu plus loin, Ta Prohm est un site très ruiné, sur lequel ce sont enracinés les arbres du coin, des "fromagers". Ici c'est la nature qui reprend ses droits qui fait le charme du lieu (malheureusement ici encore la fréquentation excessive gâche le plaisir).
A la force de mes mollets (la location d'un vélo ne coûte que 2$/jour) j'ai visité dans le coin tout un tas d'autres monuments qu'il serait fastidieux d'énumérer. Chacun est différent et souvent plein de charme. Dans le lot de ces temples "secondaires" ma préférence va au Preah Khan.
D'autres temples encore nécessitent d'être motorisé (tuk-tuk ou bien location de scooter) pour y accéder. Banteay Srei est moins monumental que les autres mais la finesse des sculptures sur les frontons ou linteaux est incroyable, s'agissant d'oeuvres exécutées il y a près de 1000 ans.
Au sud-est Bakong est une pyramide pas vilaine du tout, gardée à chaque étage et chaque coin par des éléphants de pierre.
Un peu rassasié de vieilles pierres, j'ai profité d'avoir à disposition un scooter pour me balader et profiter un peu de la vie villageoise des alentours. On se retrouve alors vite seul, je veux dire loin des hordes de touristes d'Angkor, et on profite alors d'une vision plus actuelle et moins artificielle du Cambodge.
Nous nous sommes largement inspirés des divers posts relatifs au Cambodge sur Voyageforum, ils ont été d'une aide précieuse.
A notre tour de faire un petit retour succinct sur nos 3 semaines.
D'abord, le programme :
- 27 juillet : arrivée à PHNOM PENH à mi-journée. (Découverte de la ville)
- 28 Juillet : PHNOM PENH (marché central Psaar Thmay / Wat Phnom / Quartier colonial / Marché couvert Psaar Chah / Marché de nuit)
- 29 juillet : PHNOM PENH (Phnom Chisor / Tonlé Bati)
- 30 Juillet : Bus (5h) de Phnom Penh à BATTAMBANG (après midi à vélo découverte ville)
- 31 juillet : BATTAMBANG (Bambou train / Pagode Somrong Knomg / Fabrique poisson séché / Fabriques artisanales feuilles de riz, bananes séchées et alccol de riz / Temple hindou Ek Phnom / Maison Khmère traditionelle / culture de champignons /Bat cave)
- 1er août : Bus (4h) de Battambang à SIAM REP (Temples Ta Prohm et Pre Roup)
- 2 août : SIAM REP ( Temples BANTEAY SREY / PREAH NEAK PEAN / PREAH KHAN / BAYON / BAPHUON / ANGKOR WAT)
- 3 août : Bus de Siam Rep à KAMPONG KHLEANG (village sur pilotis / village flottant et navigation sur le Tonlé Sap / repas et nuit chez l'habitant)
- 4 août : Bus (4h) de Kampong Khleang à KAMPONG CHAM (île Koh Paen)
- 5 août : Taxi privé de Kampong Cham à KRATIE puis bac jusqu'à KOH TRONG (tour de l'île à vélo)
- 6 août : Bus de Koh Trong à KRATIE (à scooter : Sambok Mountain et campagne alentour)
- 7 août : Bus (journée) de Kratie à KEP
- 8 août : KEP (marché aux crabes / plantation poivre)
- 9 août : Bus de Kep à KAMPOT (marché)
- 10 août : Bus (journée) de Kampot à KOH DAH (île de la soie)
- 11 août : KOH DAH (l'île en scoot)
- 12 août : KOH DAH (l'île en vélo / communauté tisserands sur île Koh Oknha Tei)
- 13 août : Bus de Koh Dah à PHNOM PENH (camp S21 / Marché Russe / spectacle de danse au musée national)
- 14 août : PHNOM PENH (Palais Royal / Vieux marché)
- 15 août : avion retour
A noter que nous avions prévu de rester plus longtemps dans le Sud, et passer 2 jours sur l'île KOH TA KIEV. Hélas, les fortes pluies et la météo à venir nous ont fait modifier notre programme.
Nous serions bien restés 1 jour de plus à BATTAMBANG pour parcourir en scoot la campagne.
On n'avait pas l'intention de rester sur Phnom Penh. Heureusement, Alan (de l'hôtel Saravoan Royal Palace) nous a conseillé au contraire de prendre le temps de découvrir cette capitale, ce que nous avons fait à notre rythme, et sans aucun regret.
Aucune difficulté particulière ni aucune fausse note durant ces 3 semaines.
Partout il est très facile de se déplacer. Les hôtels ou Guest Houses sont toujours là pour nous aider à réserver bus, taxi, tuk-tuk, vélo, scooter.
Comme d'habitude, je suis venu chercher de nombreuses informations qui m'ont été bien utiles lors de mon voyage, je viens donc ici vous faire un petit résume et retour sur mon trip au Cambodge.
Voyage: Réservation China Eastern via Opodo, 625eur/pers.
Aller : Paris - Siem Reap via Shanghai
Retour: Phnom Penh - Paris via Shanghai
DAY 1/ 2 / 3 : SIEM REAP - LES TEMPLES
Logement: Diamond d'Angkor Boutique Hotel
Prix: 175eur pour 4 nuits (pdj compris), via Agoda.
Avis: Bon emplacement, personnel au petit soin, chambre et piscine très agréables, ils viennent vous chercher et vous déposer à l'aéroport gratuitement. Pour d'autres avis voir TripAdvisor (ils sont tous très bons).
DAY 1: Via l'hotel on a réservé un touktouk pour la journée (15usd).
Nous avons suivi les recommandations de Schnacke67 que j'ai adapté à notre type de locomotion (touktouk / scooter).
TA PROHM
PRE RUP
MEBON ORIENTAL
TA SOM
NEAK PEAN
PREAH KHAN
SRAH SRANG
BANTEAY SAMRE
PRASAT KRAVAN
On a fini cette journée vers 16h on était un peu fatigué par la chaleur et décalage horaire donc direction la piscine de l’hôtel.
En fin de journée, j'ai loué un scooter chez "Bayon Gasoline Motorbike Rent", dans le centre près de Pub street, petit échoppe familiale qui loue quelques scooter en très bon état. 2 gammes, une à 13usd/jour l'autre à 15usd/jour.
Il faut "donner" son passeport ou XXXusd en échange.
J'ai pris le scooter le soir même pour pouvoir partir directement le lendemain, j'ai pu garer le scooter dans le sous-sol de l’hôtel (rassurant car c'est 1200usd si perte/vol du scooter).
DAY 2:
C'est parti pour une journée scooter, à savoir avant tout, la conduite d'un scooter dans ce pays n'est pas de tout repos, surtout ne pas conduire si l'on a pas l'occasion de conduire un scooter très souvent en France. Il faut avoir les yeux partout, anticiper énormément et se mettre à conduire comme eux, pour tourner à gauche on prend le virage en épingle et on roule à contresens puis on se rabat à droite de la route dès que possible ...).
Autre information, lors de la visite des temples, des parkings sont à disposition pour les 2 roues, le prix est de 2000-3000r quel que soit la durée). A payer pour chaque temple qui dispose d'un parking, votre scooter est ainsi gardé (4000r = 1eur).
J'ai utilisé l'application gratuite MAPS.ME pour me diriger au Cambodge (il faut télécharger la carte gratuitement depuis chez vous ou un réseau wifi, ensuite l'utilisation de l'application et du GPS est gratuite à l'étranger quel que soit votre forfait, vous pouvez mettre votre téléphone en mode "avion", le GPS fonctionnera toujours).
A savoir le même circuit de la journée est faisable avec un touktouk ou taxi.
KBAL SPEAN
BANTEAY SREI
BENG MAELA
Groupe de ROLUOS : 13 Km de Siem Reap. LOLEI, PRAH KO et BAKONG
(LOLEI est en total restauration, très peu d'intérêt actuellement).
Au final un peu plus de 200km, le plein pour 4usd, des routes en plutôt bon état entre BANTEAY SREI et BENG MAELA puis ROLUOS on peut rouler à 80 / 90km/h. Par contre vers KBAL SPEAN depuis Siem Reap la route réserve parfois quelques surprises donc il vaut mieux être plus prudent (50km/h).
Avant de commencer mon récit, je tiens à vous faire part de quelques remarques.
Tout d'abord je tiens à remercier le peuple cambodgien pour sa gentillesse, son sourire, son aide en cas de besoin
J'ai visité plusieurs pays d’Asie (Thaïlande, Vietnam, Laos et Indonésie). même à Bali que j'aime particulièrement, je n'ai jamais trouvé une population aussi charmante et attachante.
Concernant les visites aux temples d'Angkor que j'attendais avec impatience : j'ai été quelque peu déçu et même irrité. Je m'explique : je trouve qu'il y a beaucoup, beaucoup trop de touristes à Angkor et que le nombre croissant de visiteurs ne peut qu’abîmer le site. Heureusement qu'il y a des escaliers en bois. D’autant plus qu'il y a un grand nombre de touristes qui se moquent des consignes et ne sont intéressés que part les photos qu'ils ramèneront, grimpent sur les pierres, touchent les fresques et j'en passe !! A ce sujet, je trouve que les guides devraient un peu plus les sermonner
Concernant l'argent, nous avons utilisé évidemment des dollars (surtout hôtel et transport) mais faisais en sorte de régler le plus possible nos dépenses en riels.
Voilà pour le début. la suite demain
Et aussi un grand merci à Jacques pour son aide pour les visites à Angkor
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions.
Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle
Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins.
Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir...
Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine.
Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
nous sommes partis au Cambodge (via Bangkok) avec nos deux filles de 7 et 10 ans, durant un mois. Je n'avais pas spécialement l'intention de rédiger un petit compte-rendu de ce voyage (il y en a tellement dans le forum), mais je me dis que ça pourrait quand même servir aux membres de la communauté. D'autant plus que je commence à préparer notre voyage au Sri Lanka pour l'été 2020 en utilisant le forum.
Donc, finalement, pour ces 2 raisons, je m'y colle 😉...
C'était le premier "grand" voyage pour mes deux filles (j'entends par là un voyage de plus de 15 jours, hors Europe, en sac à dos en transports locaux).
Nous étions toujours partis à l'étranger avant la naissance de nos enfants et la construction de notre maison (j'avais publié un dernier carnet de voyage pour le Kirghizstan et l'Ouzbekistan il y a plus de 10 ans)... On connaissait déjà l'Asie du Sud-Est (par le Vietnam, le Laos et la Thaïlande), mais on a constaté que, en si peu de temps (10 ans), tout est encore devenu beaucoup plus simple (réservations de bus directement dans les GH, Booking & Co pour les GH, etc).
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Voilà notre itinéraire, que j'ai détaillé ci-dessous, en le complétant par des commentaires, des précisions et des photos.
14 juillet : vol Bruxelles > Kiev > BANGKOK (atterrissage à 09h35)
15 juillet : taxi (3h30) de Bangkok à Poipet, puis voiture (2h00) de Poipet à BATTAMBANG
16 juillet : BATTAMBANG (découverte de la ville : vieux marché, quartier colonial, Wat Kandfal, Wat Poveal, balade sur les quais…)
17 juillet : environs de Battambang (artisanat, Prasat Banan, Phnom Sampeu, Vat Kor, Bat Cave…)
18 juillet : Bus de Battambang à KOMPONG CCHNANG (5h00) – Découverte de la ville
19 juillet : environs de Kompong Cchnang (village de potier Ondong Rossey, temples, campagne, vestiges khmers rouges…)
20 juillet : marché de Kompong Cchnang & VILLAGES FLOTTANTS (Phoum Kandal, Chong Kos)
21 juillet : Bus de Kompong Cchnang à PHNOM PENH (2h30) – Découverte de la ville (quartier français, Wat Phnom, Night market, quai sisowath…)
22 juillet : PHNOM PENH (marché central, marché O’Russei, quartier colonial)
23 juillet : bus de Phnom Pen à SIHANOUKVILLE / Otres Village (6h00) – Découverte d’Otres
24 juillet : OTRES VILLAGE / OTRES BEACH (plage, balade, baignade)
25 juillet : minibus de Sihaoukville à KAMPOT (2h30) – Découverte de Kampot (quartier colonial)
26 juillet : KAMPOT (marché, vieux quartier, repos)
27 juillet : KAMPOT (balade en barque sur la Prek Kampong)
28 juillet : environs de Kampot (campagne, grottes, village de pêcheurs, plantation de poivre) et tuk-tuk de Kampot vers KEP
29 juillet : KEP (marché aux crabes, randonnée dans le parc national)
30 juillet : journée sur l’île aux lapins (KOH TONSAY), non loin de Kep
31 juillet : transport de Kep à KOMPONG CHAM (via Phnom Penh) : taxi x2 (4h15) – Découverte de la ville, balade sur les quais
01 août : environs de Kompong Cham (campagne, village de tisserands, plantation d’hévéas, usine de caoutchouc, temples de Phnom Srei et Phnom Pros, Wat Nokor)
02 août : balade sur l’île de KOH PAEN
03 août : minibus de Kompong Cham à KRATIE (3h30) – Bateau pour l’ile de KOH TRONG – Découverte de l’ile (vélo)
04 août : journée sur l’île de KOH TRONG, balades à vélo
05 août : matinée sur l’île, visite de KRATIE l’après midi
06 août : bus de Kratie vers SIEM REAP (0h00) – Découverte de la ville
07 août : ANGKOR (Preah Kan, Neak Pean, Ta Som, Mebon, Pre Rup, Ta Keo, Thommanon)
08 août : ANGKOR (Banteay Srei, Kbal Spean, Banteay Samre, Banteay Kdei)
09 août : temple de BENG MEALEA, artisanat (Krolan…)
10 août : ANGKOR (Angkor Vat, Angkor Thom, Baphuon, Bayon)
11 août : bus (3h30) de Siem Reap à Poipet, puis taxi (4h00) de Poipet à BANGKOK
12 août : vol Bangkok (décollage à 11h25) > Kiev > BRUXELLES
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On a trouvé ce voyage vraiment très facile à organiser sur place. Aucune galère à gérer, des gens toujours souriants et sympas, des transports plutôt ponctuels et fiables, des prix bas pour lesquels il ne faut pas trop négocier, une certaine variété entre les paysages et les choses à voir et à faire... Aucun tentative d'arnaque ! Même pas une toute petite !
Bref, une destination que l'on trouve idéale avec de jeunes enfants.
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J1 - Trajet aller (le 14.07.2018)
Vol Ukraine Airlines Bruxelles > Kiev > Bangkok
On avait acheté ces vols (mi-octobre 2017) directement sur le site de la compagnie (1950 euros au total : 3 places adultes + 1 place enfant).
Des horaires faciles (décollage à Bruxelles à 14h00, une escale à Kiev de 2h00, puis un vol de nuit jusque Bangkok, avec une arrivée à 09h35 le 15.07.2018).
Nous avions réservé le trajet aéroport de Bangkok - Poipet en taxi de France, pour nous permettre d'arriver à Battambang dans la journée, sans trop de problème.
Taxi de l'aéroport de Bangkok à Poipet (Toyota Monospace) : 3h30
Prix : 2100 Baths
Conducteur : Mr Montree
Coordonnées : ms.taxibkk@hotmail.com
Tel : 08 65 15 80 74 ou 08 05 66 63 99
Le temps de récupérer les sacs, de faire les formalités d'entrée, de retirer du cash, nous sommes partis vers 11h00. Mr Montree nous attendait bien au Meeting Point (gate 3 - floor 2) comme convenu. Arrivée à Poipet vers 13h45.
Quelques mots sur la traversée de la frontière Thaïlande - Cambodge
Pas de souci particulier. Quelques personnes nous ont tout de même abordé pour nous demander où l'on allait, si l'on avait un transport. Mais vraiment sans insistance.
On avait déjà nos visas (E-Visa) donc les formalités d'entrée ont été rapides. On a simplement suivi les tips trouvés sur le plan ci-dessous.
Arrivés du côté cambodgien, après le grand rond-point, on a marché vers la Canadian Bank pendant quelques centaines de mètres. Un couple de cambodgiens qui repartait vers Battambang nous a proposé de partager leur voiture (en s'installant à 4 à l'arrière). On a tout de suite compris que ce n'était pas un taxi officiel, mais "l'occasion fait le larron", comme on dit, surtout au prix demadé...
Coût du transport entre Poipet et Battambang : 15 $.
En moins de 2h00, on entrait dans Battambang. Ce petit trajet a été l'occasion d'apprendre les chiffres et quelques questions usuelles grâce à ce couple. Nos filles étaient ravies de pouvoir commencer leur carnet de voyage ! Le conducteur nous a payé des beignets à la banane sur le trajet et nous a directement amené devant la GH réservée sur Booking !
Que demander de plus ?
Arrivée dans la GH à Battambang vers 16h30. Rincés, car on était parti la veille tôt le matin (nous habitons à 2h30 de voiture de Bruxelles).
Guesthouse à Battambang
Blue Guest House
Street 106
Téléphone : 855 93 778 808
Très grande chambre familiale (2 lits doubles) réservée via Booking : 18 $ la nuit
Propre, avec SDB, ventilo et AC, à 5 minutes à pied du marché. Une bonne adresse.
Banlung se situe dans la région de Rattanakiri dans le Nord-Est du Cambodge. C’est une région peu touristique mais certaines accommodations commencent à s’installer. Comme cette Homestay qui fait office d’école au village à l’extérieur du centre : www.booking.com/...iri-homestay.fr.html
Banlung est un petit village qui se visite très vite, le marché local est intéressant et il y a toujours le lac à visiter.
Kachaun et son cimetière de totems
Kachaun est un petit village très authentique de l’autre coté de la rivière peuplé de l’Ethnie Tampoun. Le tourisme ici est très récent et ça se voit un peu dans le regard des villageois. On peut autant avoir des villageois très content de vous voir, comme d’autre qui en ont marre de voir débarquer des blancs dans leur village.
Pour arriver au village il faut prendre un bateau, puisque je suis venu en scooter, il faut que je monte le scooter sur le bateau.
Curieusement ce sont 2 enfants qui gèrent le bateau. Et ce n’est pas tâche facile car il faut le manœuvrer à la main lorsqu’il arrive de l’autre coté et ça doit être très lourd. Ce qui m’a fasciné c’est la maturité dont les enfants faisaient preuve lorsqu’ils travaillaient, et le retour à l’enfance lorsqu’ils jouaient quand ils avaient 2 minutes de pause pendant que les adultes et les scooters montaient.
Et j’arrive enfin au village en débarquant sur la plage.
A peine arrivé je vois beaucoup de villageois qui récoltent de l’eau dans les trous près de la plage. Certainement un peu filtrer par le sable, c’est la seule source d’eau qu’ils aient.
Je me dirige ensuite vers le cimetière, pas facile à trouver car pas du tout indiqué. La curiosité de celui ci c’est que les villageois ont sculptés des totems sur les tombes. Une preuve de la religion animiste des minorités vivants ici.
Après ce bain très spécial de culture étrangère, il est temps de rentrer. Je reprends le bateau mais même sur le voyage retour on découvre encore de nombreuses choses.
Y compris la route le long du lac, que je me suis amusé à découvrir avec le scooter.
Je me souviens de ce pont en planchettes de bois, j’ai pris l’habitude de traverser ce genre de pont, mais celui ci bougeait beaucoup lorsque je suis passé dessus. Un bon gros flip !
Un rapide retour d'expérience qui se limite à peu près aux particularités que je n'ai pas trouvé avant de partir sur les forums....
Pas très long à lire donc :
Cambodge 2017 08
Ce sera 3 semaines à 10 : 2 familles = 4 adultes et 6 enfants entre 10 et 15 ans.
Ce voyage nous aura fait réfléchir sur les billets d'avion et leurs achats...
Donc je me permets vous inviter à consulter la page que j'y ai dédié... (courte heureusement), mais j'espère qu'elle s'enrichira de vos commentaires....
Phnom Penh
Ville que nous avons trouvée agréable, en tout cas les quartiers où nous vivions, près du fleuve.
Pas de surprise. Nous avons diné 2 fois au marché de nuit, sur des nattes par terre, sympa et économique.
Nous sommes allés faire la visite de l'île de la soie... sympa, attraction touristique, ça occupe une matinée.
Velkommen Guesthouse
Kratie
Agréable mais rien de particulier pour ce que nous en avons vu.
Nous avons logé au bout de l'ile en face de la ville, à 3km du débarcadère.
Le "bateau" qui fait la traversée peut faire peur.... on est au ras de l'eau.
Alors pour nous y rendre, il y avait des gars à mobylette... mais seulement 5... pour 10, et nos sacs à dos.... ça passe (attention, tarif donné par passager..., environ 1$, c'est souvent la précision donnée à l'arrivée, après s'être entendu sur le tarif avant de partir).
Guesthouse agréable (attention grosses araignées) :
Arun Mekong Guesthouse (pas d'eau chaude ni d'elec...) 109 €
Ban Lung
J'ai bien aimé cette ville qui a un coté Far West asiatique.
Nous avons logé au Tree Top un peu excentré, alors pas très facile à trouver. On peu croire qu'il est proche du centre mais il y a une petite vallée qui sépare ce quartier du reste de la ville... alors il faut faire le tour. Sinon, le personnel est très arrangeant et accueillant. Pas d'eau chaude.
Point de départ pour des excursions.
Nous sommes partis 2 jours avec un guide local, Kieng. (Khieng Kham phay ). Nous avons dormi dans un village. Il nous a organisé le tour du soir pour le lendemain matin. Il nous a détaillé tous les tarifs des frais demandés.
Sra Aem & Preah Vihear
Comme nous étions pressés par le temps et que rejoindre Sra Aem n'est pas simple, nous avons négocié un taxi (van pour nous 10) au départ de BanLung, qui nous emmènerait jusqu'à Sra Aem puis Siem Reap. Le tarif était finalement intéressant car le chauffeur ne fait pas le retour à vide en partant de Siem Reap (alors que de Sra Aem...).
La ville. Tout petit, très peu touristique. Probablement peu d'hébergement... Nous avons opté pour le grand hôtel vide qui fait très bien le job.
Preah Vihear Jaya Hotel
Temple. Impossible d'y aller jusqu'au bout par ses propres moyens. Prévoir de payer en plus de l'entrée un pick up (6 touristes max) ou une moto. A 10, on a fait un mix : 1 pick up et 4 motos.
ça monte bien. Vue incroyable du haut de la falaise.... Très beau temple.
Siem Reap
Moche... Fourmille de touristes....
Angkor
Les moins de12 ans ne paient pas. Ils n'ont pas le droit de grimper sur certains édifices.
Trajet fluvial... on a bien mis nos 6h ! On a vu les arbres noyés et les villages flottants. On a même pris notre déjeuner dans une cahute flottante (resto "d'autoroute"). Par moment, on passe un peu très des branches, les bateaux sont étroits, alors on se retrouve avec des insectes dans le bateau... qui disparaissent à la branche suivante qui entre dans le bateau... attention ça peut gifler !
Sinon, toilettes plus que rudimentaires dans le bateau/barque, ouverte avec vu sur le pilote, il faut se contorsionner pour se donner l'impression de ne pas être vu.... Battambang
Ville plutôt agréable. Nous avons fait un tour d'une journée avec Sarom, un franco-cambodgien avec son parlé politiquement pas correct : Chez Sam Il nous a parlé histoire, géopolitique, fait visiter les lieux de l'économie locale, etc.
Le tout en français, parfait pour les enfants.
Sa femme et lui ont des chambres d'hôtes.
Sihanoukville
Pour nous ça aura été une ville étape... moche pour le peu qu'on en ait vu.
Météo. Méfiance, il semblerait que la saison des pluies soit plus propice à la pluie dans cette région...
Nous avons logé dans un backpackers acceptable : nous avions un dortoir pour nous :
Backpacker Heaven Hostel Sihanoukville (19€ pour un grand dortoir)
Monkey Maya.
Hôtel de bungalow dans la réserve entre Sihanoukville et Kampot. Lieu sympa, mais rien à faire, �� part les excursions que nous n'avons pas faites....
La nuit vous pouvez voir du lighting plancton une fois les pieds dans l'eau (pas besoin d'aller loin).
Koh Rong Salem.
Petite île bien agréable. Nous y avons passé une nuit. Je ne crois pas qu'il y ait grand chose à faire. Nous avons logé sur la cote opposée à l'embarcadère, il n'y a qu'un seul hôtel : des bungalows sur la plage. Il faut traverser l'île à pied, avec vos sacs, il faut compter 2km de chemin parfois un peu glissant ou mouillé... Faisable tranquillement. Nous avons croisé la route d'un petit tracteur avec remorque qui a pris nos sacs et quelques passagers.
Lazy Beach resort
Pour s'y rendre, il faut prendre un bateau à Sihanoukville.
Taxe. Un bureau est installé sur le ponton, pour faire payer une taxe... Certaines personnes arrivent à passer au travers avec l'affluence... Nous, à 10, ce n'était pas facile.
Confirmation retour. Nous ne nous sommes pas méfiés, mais il est discrètement écrit sur le bateau je crois de confirmer sa présence pour le retour... Ça leur permet d'anticiper les places j'imagine...
Bon, nous on ne l'a pas fait, alors on a eu une frayeur, déjà, parce qu'à 10, pas sûr d'avoir assez de places (les bateaux peuvent avoir des capacités différentes, autour de 40-50 personnes), ensuite, parce qu'on avait prévu un minibus pour la suite de notre voyage.... alors pas sûr de l'avoir en risquant de rater le dernier bateau... ce qui voulait dire aussi retrouver un hébergement pour une nuit pour 10 et perdre l'argent engagé pour l'hébergement suivant.... cascade de conséquences....Embarcadère/débarcadère.... Et bien pour nous, ce n'était pas le même endroit.... alors forcément, si vous prévoyez des choses pour votre retour....
Kampot / Kep
Kampot : Ville agréable.
Kep : on ne sait pas !!!
Nous avons fait une journée d'excursion à Kep. Attention le marché aux crabes est très loin à pied du centre ville de Kep... que nous n'avons jamais atteint.... prendre un tuk-tuk...
Hébergement : high tide formerly blue frog
Phnom Penh (retour)
Derniers achats.... avant le retour.
Tout d'abord, j'ai aimé le Cambodge. C'est un pays agréable, les Cambodgiens sont gentils, pas stressés, ça m'a fait beaucoup de bien cette petite parenthèse loin de la grisaille et de la morosité de Paris.
Voici ce que j'ai fait, ce que j'ai vu, ce que j'en ai pensé (les avis n'engagent que moi, bien entendu !)
Je suis partie dans le cadre d'un projet solidaire mené par le CRDT (Cambodian Rural Development Team). Nous étions quatre bénévoles françaises, de 33 à 78 ans !
Notre mission: construire des toilettes pour une famille du village de Koh Phdao, situé sur une île du Mékong à une heure de bateau au nord de Sambor dans la province de Kratié.
Arrivée à Phnom-Penh le 21 décembre par un vol Eva Air avec transit à Taïpei (837€ A/R, billet réservé début juillet)
A Phnom-Penh j'ai visité le Palais Royal et la Pagode d'Argent, belle visite, le palais m'a rappelé (en plus petit) le Palais Royal de Bangkok.
Le soir, les Cambodgiens et les bonzes s'installent dans les jardins situés entre le palais illuminé et le quai Sisowath. J'y ai passé deux soirées très agréables.
Je suis également "montée" au Wat Phnom, le plus ancien de la ville, et j'ai déambulé dans la pagode Wat Ounalom, près du quai.
Je n'ai fait qu'un rapide passage au Marché Central qui regorge de tout, comme partout en Asie. J'y ai acheté mon premier pantalon orné d'éléphants à 2,50 dollards (j'aurai d'autres occasions de compléter ma garde-robe au cours de ce voyage !)
Le quai Sisowath est aménagé en promenade bien agréable, sauf aux heures les plus chaudes. On peut même s'essayer à la zumba le soir. L'avenue est bordée de terrasses, restos, bars, guest-houses, on est au coeur de l'animation, j'ai bien aimé, j'y ai passé trois nuits.
Enfin ce fut la visite très éprouvante de Tuol Sleng, la prison/centre de torture S21. Inutile d'en dire plus, quelques bons bouquins pour tout comprendre sur les Khmers Rouges: "l'utopie meurtrière" de Pin Yathay, "d'abord ils ont tué mon père" de Loung Ung, "S21 le crime impuni des Khmers Rouges" de David Chandler, "l'élimination" de Rithy Panh.
En route pour Kratié, nous nous arrêtons au marché de Skun réputé pour ses insectes et mygales frites. Je n'ai pas pu résister. Ceux qui me connaissent savent que j'ai la phobie des araignées (envie de me venger ????) En tout cas, ces bestioles n'ont pas vraiment de goût elles sont croquantes car frites dans une sauce bien relevée, j'ai eu l'impression de manger des chips épicés !!!!
J'ai enchaîné sur la semaine de mission pendant laquelle j'ai appris à faire du ciment, creuser une fosse septique, scier et clouer des planches, manier le ciseau à bois, jusqu'au coucher du soleil.
Pendant ces quelques jours nous étions logées dans une famille habitant une maison sur pilotis au bord du Mékong, je partageais mon matelas avec une autre bénévole.
Pour nous porter chance, nous sommes allées à la pagode recevoir la bénédiction des bonzes (un seau d'eau pour deux !) c'est moi sur la photo.
La deuxième semaine, cap sur le Mondolkiri (Sen Monorom) où vivent des minorités. Un peu décevant à mon goût: beaucoup de route, peu de choses intéressantes à voir... nous y étions le 31 décembre mais pas de fiesta là-bas, dodo à 22h30 ! Et il fait froid la nuit, j'ai regretté de ne pas avoir mon duvet.
J'ai choisi de prolonger d'une semaine pour aller ensuite voir les temples d'Angkor, une des bénévoles de la mission m'accompagne, nous partageons donc les frais d'hôtel et de tuk-tuk.
De Phnom-Penh nous avions prévu de prendre un bus pour Battambang (7h de trajet) Finalement nous optons pour un minivan qui ne met que 5h pour 10 dollars, un peu plus cher que le bus, bon ou mauvais choix ?
Le véhicule est bondé, un homme est même assis entre deux sièges, sur un seau en plastique renversé, pas de place pour les bagages (mon sac est devant un jeune homme qui fait tout le trajet avec les pieds dessus)
Nous sommes les deux seules femmes parmi 14 Cambodgiens, un peu l'attraction du voyage !
A Battambang nous faisons un petit tour à pied dans la ville très calme comparée à Phnom-Penh, avant d'aller dîner d'un plat de nouilles dans une petite gargotte du marché de nuit au bord de la rivière.
Le lendemain nous louons les services d'un tuk-tuk à la journée (25 dollars), le jeune chauffeur fort sympathique parle très bien anglais et nous donne beaucoup d'explications.
Nous visitons Wat Ek, Prasat Banan et Phnom Sampeu. Sur le trajet nous nous arrêtons pour voir la fabrication des galettes de riz, (pour les rouleaux de printemps)
des bananes séchées, de l'alcool de riz et de la pâte de poisson (hum... l'odeur !)
Le soir, spectacle étonnant au Phnom Sampeu: l'envol des chauves-souris à 18h, d'une caverne. Il y en a des milliers, des millions qui forment un long serpent dans le ciel. Je ne suis pas fan de ces bestioles mais quand même, c'est à voir !
Un seul regret: ne pas avoir vu les rizières vertes, trop tard dans la saison, le riz était bon à récolter.
Ensuite, bus pour Siem Reap, 3h30 pour 5,50 dollars. Cette fois nous prenons le grand bus public. Un pick-up vient nous chercher à l'hôtel, c'est compris dans le prix du billet car la gare routière est excentrée. C'est plus spacieux que le minivan, moins cher mais plus long car il s'arrête en route pour prendre et déposer des voyageurs.
Néanmoins je pense que c'est le meilleur moyen de se déplacer.
Prévoir une petite laine et un foulard, la clim est terrible.
Je reste 4 nuits à Siem Reap, c'est un peu trop court finalement. La ville elle-même n'a pas grand intérêt, c'est juste là qu'on dort pour visiter Angkor. Ambiance très touristique le soir, Pub Street est envahie de touristes, surtout occidentaux, dans les restos, bars, massages... La musique est parfois forte mais c'est assez sympa pour un soir ou deux !
Pour une atmosphère plus paisible, passer de l'autre côté de la rivière par un des petits ponts de bois réservés aux piétons, là se trouve un marché de nuit et des restos très calmes.
Visite d'Angkor: nous avons opté pour un forfait de 3 jours à 40 dollars (l'avoir toujours à portée de main, on est contrôlé à chaque temple)
Nous avons loué les services d'un tuk-tuk pour ces trois jours, 60 dollars au total à se partager. Le chauffeur n'est pas un guide, il s'arrête devant les temples et nous attend pendant qu'on visite.
Le forfait peut être acheté le soir à partir de 16h30 pour débuter le jour suivant. Beaucoup de touristes font ça pour aller ensuite admirer le coucher de soleil sur Phnom Bakeng. Pour ma part j'ai trouvé que c'était un peu "attrape-touriste", il n'y a pas grand-chose à voir...
1er jour: le "grand circuit" que nous avons fait à l'envers:
- Bantey Kdei
- Pre Rup
- Mébon oriental
- Ta Som
- Neak Pean
- Preah Khan
2ème jour: un long trajet, mais qui en vaut la peine
- Bantey Srei (mon chouchou !)
- Kbal Spean
- Bantey Samre
3ème jour, le "petit circuit":
- départ de l'hôtel à 5h du matin pour voir le lever du soleil sur Angkor Wat. C'est assez magique, c'est pour cela qu'il y a foule.
Puis: Ta Prom, Angkor Thom et retour à Angkor Wat (qui au final n'est pas mon préféré contrairement à ce que je m'étais imaginé avant)
J'ai craqué pour Bantey Srei !
Ce que j'ai aimé:
- la vie traditionnelle au village de Koh Phdao avec les paysans pendant la mission (j'ai même pris quelques cours de Khmer)
- les Temples d'Angkor qui m'ont émerveillée, émue même, plus qu'aucun autre endroit au monde.
- la prison S21 à PP, mais ça c'est très personnel car j'aime beaucoup l'Histoire, particulièrement les guerres et les conflits, je serais intarissable sur le sujet.
Ce que je n'ai pas trop aimé:
- le Mondolkiri. Je ne suis peut-être pas allée là où il fallait mais je n'ai pas vu grand-chose, il m'en reste peu de souvenirs, et il faut faire beaucoup de route pour y aller.
Si c'était à refaire, je ferais le circuit suivant:
- Phnom-Penh (2 ou 3 jours)
- remonter le Mékong jusqu'à Kratié (ou Sambor) voir les dauphins et des couchers de soleil à tomber à la renverse.
- Siem Reap et Angkor (une semaine) je n'ai pas eu le temps d'aller voir les villages flottants du lac Tonlé Sap et je n'ai visité aucun musée.
- Battambang
- Kampot
- quelques jours en bord de mer, Sihanoukville ou Kep.
Quelques remarques:
J'ai trouvé assez amusant de jongler entre deux monnaies: le dollar US et le Riel.
On peut payer avec les deux, si on paie en dollars, la monnaie est rendue moitié en dollars, moitié en Riel, j'avais donc deux porte-monnaies.
A savoir absolument: 1 dollar = 4000 Riels
J'ai toujours mangé pour environ 5 dollars (un plat Khmer, parfois accompagné d'une boisson). Les endroits les plus chers sont Phnom-Penh et Siem Reap.
J'ai trouvé des restos gérés par des ONG qui reversent une partie du prix du repas pour aider les enfants, les femmes.
J'étais très amusée de voir partout des bonzes scotchés à leur tablette ou smartphone et faire des selfies...
J'ai été étonnée à Angkor de ne pas voir autant de monde que je le craignais dans les temples. Sauf au lever du soleil et lorsqu'un car de Chinois débarquait, nous avons pu visiter tranquillement, même seules dans certains recoins, d'ailleurs peu de monde sur mes photos, une bonne surprise !
Le dîner-spectacle de danses Apsaras proposé par l'hôtel à Siem Reap pour 12 dollars est assez décevant ! A éviter.
En conclusion:
J'ai fait un très beau voyage et j'encourage vraiment ceux qui ne connaissent pas à aller visiter ce pays au passé meurtri, mais si attachant !