Bonjour à tous , nous sommes actuellement à vélo entre Arica et Santiago du Chili via Bolivie et Argentine, nous roulons depuis un peu plus d'un mois. Nous avons effectué à vélo Arica Concepcion via Parinacota, Sabaya, salar de Coipasa, salar de Uyuni, sud Lipez, Paso Sico, Cafayate, Tafi del Valle et Concepcion. De là nous avons pris le bus pour Mendoza. Ce fut fabuleux , je mets le lien de notre balade: http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/
Maintenant que nous sommes à Mendoza nous comptons rejoindre Santiago du Chili à vélo par la route 52 au nord de l'axe principal qui est la route 7. D'autre part une fois au Chili en redescendant sur Los Andes, au village de Rio Blanco il y a une piste ou route plein sud qui va à Saladillo, une vingtaine de km plus au sud il y a la laguna de la Turqueza. La piste sur notre carte s’interrompt. Elle reprend une quinzaine de km plus au sud au village de la Disputada. De là elle conduit à Santiago. Quelqu'un peut-il me dire si cet itinéraire à partir de Rio Blanco est praticable à vélo jusqu'à Santiago, ce qui nous éviterait des grandes routes voire des autoroutes. Merci pour toute réponse on compte se mettre en route après-demain le 22 novembre.
Luc
Salut tout l’monde
Nous revenons d’un très joli voyage vélo dans le Nord Ouest de l’Argentine (provinces de Tucuman, Salta et Jujuy), et comme j’avais trouvé (merci merci, Chrib, Max et tous les autres…) plein d’infos super-utiles dans ce forum, voici juste un rapide compte-rendu « technique » de nos étapes, au cas où ça pourrait rendre service à quelqu’un. C’est pas forcément passionnant mais l’info est à jour. Et si quelqu’un souhaite d’autres détails… qu’il n’hésite pas à demander, ça fait toujours plaisir de raconter sa vie de vacances, non ?
En tous cas c'était un superbe voyage, l'itinéraire était très bien. Seul bémol : c'est un trajet "one-way" : pour faire une boucle il aurait fallu prendre des chemins en cailloux, très peu roulants, et aussi, avoir une tente pour pouvoir dormir en plein milieu de rien... or, nous n'en avions pas, on s'est toujours arrangé pour arriver dans un village en fin de journée.
Voici la liste de nos étapes à vélo :
- San Miguel de Tucuman - Santa Lucia (un tout petit bled) : 58 km, 3h. On peut couper et éviter la grande route en la quittant au niveau de Famailla, il faut rentrer dans le village à droite… et demander son chemin au premier épicier ! il y a une route plus petite et très calme, goudronnée, qui permet de rejoindre la route principale (vers Taffi del Vallee) 4 km après Arechal, et environ 1 km avant un bled qui s’appelle Santa Lucia. - Santa Lucia (411 m d'altitude) - Taffi del Vallee (2000 m) : 57 km, 5h30 : étape loooooongue et difficile (ça mooooooonte) mais très belle, à travers la foret de nuages. Il parait qu'il pleut tous les jours : on confirme ! - Taffi del Vallee - Cafayate (on a triché ici : on a mis nos vélos dans une auto pour monter jusqu'au col del Infernillo au dessus de Taffi del Vallee : ça nous a gagné 3 ou 4 bonnes heures je pense... ) : 100 km - 5h15 (attention c’est les données depuis le col) : la route monte à fond depuis Taffi jusqu'au col, à plus de 3000 mètres, puis y'a une super descente à travers des paysages très minéraux, jusqu'à Amaicha del Vallee. Ensuite, route à peu près à plat à travers des kms de désert, via un tout petit village, Cololao del Vallee. Environ 20 bornes avant d'arriver à Cafayate, les paysages changent et on longe des vignobles et des montagnes, c'est splendide. - Cafayate - La Vina : 100 km - 6h15 : franchement, une étape à ne rater sous aucun prétexte, on suit toute la quebrada de Cafayate, c'est magnifique !! - La Vina - Chicoana (petit patelin à l'écart de la route principale (au niveau d'El Carril) et d'où on a pris un bus pour monter à Cachi, puis pour redescendre jusqu'à Salta) : 52 km - 3h20. Joli paysage champêtre... Attention dès qu'on quitte la route principale, c'est un sale chemin de cailloux, et montant (un peu), en plus. Mais ça dure pas longtemps, y'a juste 4 ou 5 km. A noter : pour monter à Cachi c’est un chemin non goudronné, super long (en bus on a dû mettre 4 heures) qui monte à mort à travers la montagne. Si quelqu’un le fait à vélo il aura droit à toute ma considération… Nous on n’a même pas osé le faire en descente (mais ça c’est parce qu’on n’avait qu’une seule journée devant nous). - Salta - Jujuy (via El Carmen) : 105 km - 6h - attention il y a plusieurs routes, il faut prendre la plus petite qui est magnifique et passe par la montagne ; l'étape est assez longue mais franchement, très belle ! Et puis une fois qu'on est arrivé au somment de la montagne... ça redescend !! Super descente à travers la forêt, pendant plus de 15 bornes. - Jujuy (1260 mètres d'altitude) - Volcan (2080 mètres - minuscule bled où on a trouvé tant bien que mal une dame chez qui dormir) : 45 km - 3h40 - étape super dure parce qu'elle monte tout le temps !!! Mais c'est assez régulier. Pensez à changer les piles du mp3 avant de partir sinon vous mourrez d’ennui en chemin. - Volan - Purmamarca : 26 km - 1h40 : très très joli, et le paysage à Purmamarca vaut vraiment le déplacement ; il faut quitter la route principale de la quebrada, c'est indiqué. Ensuite ça monte un peu pour arriver au village mais ça vaut vraiment la peine !!! - Purmamarca - Tilcara : 26 km - 1h30 - magnifique. - Ensuite on a pris un bus pour monter à Très Cruces. - Très Cruces (3693 mètres d'altitude) - Humahuaca (2939 mètres) : 60 km - 2h50 : ça descend c'est super cool mais attention en fin de matinée y'a un super vent de face (à cette époque de l’année : début novembre) : faut absolument avoir terminé de rouler vers midi au plus tard ! Sinon les paysages, encore une fois, sont absolument spectaculaires !! On longe des canyons, et y'a même des lamas ! - Humahuaca (2939 mètres d'altitude) - Tilcara (2461 mètres) : 50 km - 2h30 - même remarque sur le vent que pour l'étape d'avant, sinon le paysage est super-chouette !
- Voilà ensuite on a été en bus à Mendoza (23 heures de bus…) pour pouvoir monter à vélo vers le Chili : mauvaise idée c'est de l'autoroute uniquement ! On a rebroussé chemin, moi l'autoroute à vélo je trouve pas ça cool. Pour les vicieux je donne quand même ici l'étape que nous avons faite ce jour-là, très très foireuse, à travers la banlieue de Mendoza (à part, c'est vrai, le magnifique point de vue qu'on a parfois, depuis la route enfumée, sur les vignes avec les montagnes enneigées derrière) : Mendoza - Dique de Cacheuta - Mendoza : 78 km - 4h50.
Pour les cartes voici un lien interessant : http://www.aca.org.ar/servicios/cartografia/atlas/index2.html
Je vous souhaite à tous de beaux et bons voyages, Qué vaya bien !
Nous revenons d’un très joli voyage vélo dans le Nord Ouest de l’Argentine (provinces de Tucuman, Salta et Jujuy), et comme j’avais trouvé (merci merci, Chrib, Max et tous les autres…) plein d’infos super-utiles dans ce forum, voici juste un rapide compte-rendu « technique » de nos étapes, au cas où ça pourrait rendre service à quelqu’un. C’est pas forcément passionnant mais l’info est à jour. Et si quelqu’un souhaite d’autres détails… qu’il n’hésite pas à demander, ça fait toujours plaisir de raconter sa vie de vacances, non ?
En tous cas c'était un superbe voyage, l'itinéraire était très bien. Seul bémol : c'est un trajet "one-way" : pour faire une boucle il aurait fallu prendre des chemins en cailloux, très peu roulants, et aussi, avoir une tente pour pouvoir dormir en plein milieu de rien... or, nous n'en avions pas, on s'est toujours arrangé pour arriver dans un village en fin de journée.
Voici la liste de nos étapes à vélo :
- San Miguel de Tucuman - Santa Lucia (un tout petit bled) : 58 km, 3h. On peut couper et éviter la grande route en la quittant au niveau de Famailla, il faut rentrer dans le village à droite… et demander son chemin au premier épicier ! il y a une route plus petite et très calme, goudronnée, qui permet de rejoindre la route principale (vers Taffi del Vallee) 4 km après Arechal, et environ 1 km avant un bled qui s’appelle Santa Lucia. - Santa Lucia (411 m d'altitude) - Taffi del Vallee (2000 m) : 57 km, 5h30 : étape loooooongue et difficile (ça mooooooonte) mais très belle, à travers la foret de nuages. Il parait qu'il pleut tous les jours : on confirme ! - Taffi del Vallee - Cafayate (on a triché ici : on a mis nos vélos dans une auto pour monter jusqu'au col del Infernillo au dessus de Taffi del Vallee : ça nous a gagné 3 ou 4 bonnes heures je pense... ) : 100 km - 5h15 (attention c’est les données depuis le col) : la route monte à fond depuis Taffi jusqu'au col, à plus de 3000 mètres, puis y'a une super descente à travers des paysages très minéraux, jusqu'à Amaicha del Vallee. Ensuite, route à peu près à plat à travers des kms de désert, via un tout petit village, Cololao del Vallee. Environ 20 bornes avant d'arriver à Cafayate, les paysages changent et on longe des vignobles et des montagnes, c'est splendide. - Cafayate - La Vina : 100 km - 6h15 : franchement, une étape à ne rater sous aucun prétexte, on suit toute la quebrada de Cafayate, c'est magnifique !! - La Vina - Chicoana (petit patelin à l'écart de la route principale (au niveau d'El Carril) et d'où on a pris un bus pour monter à Cachi, puis pour redescendre jusqu'à Salta) : 52 km - 3h20. Joli paysage champêtre... Attention dès qu'on quitte la route principale, c'est un sale chemin de cailloux, et montant (un peu), en plus. Mais ça dure pas longtemps, y'a juste 4 ou 5 km. A noter : pour monter à Cachi c’est un chemin non goudronné, super long (en bus on a dû mettre 4 heures) qui monte à mort à travers la montagne. Si quelqu’un le fait à vélo il aura droit à toute ma considération… Nous on n’a même pas osé le faire en descente (mais ça c’est parce qu’on n’avait qu’une seule journée devant nous). - Salta - Jujuy (via El Carmen) : 105 km - 6h - attention il y a plusieurs routes, il faut prendre la plus petite qui est magnifique et passe par la montagne ; l'étape est assez longue mais franchement, très belle ! Et puis une fois qu'on est arrivé au somment de la montagne... ça redescend !! Super descente à travers la forêt, pendant plus de 15 bornes. - Jujuy (1260 mètres d'altitude) - Volcan (2080 mètres - minuscule bled où on a trouvé tant bien que mal une dame chez qui dormir) : 45 km - 3h40 - étape super dure parce qu'elle monte tout le temps !!! Mais c'est assez régulier. Pensez à changer les piles du mp3 avant de partir sinon vous mourrez d’ennui en chemin. - Volan - Purmamarca : 26 km - 1h40 : très très joli, et le paysage à Purmamarca vaut vraiment le déplacement ; il faut quitter la route principale de la quebrada, c'est indiqué. Ensuite ça monte un peu pour arriver au village mais ça vaut vraiment la peine !!! - Purmamarca - Tilcara : 26 km - 1h30 - magnifique. - Ensuite on a pris un bus pour monter à Très Cruces. - Très Cruces (3693 mètres d'altitude) - Humahuaca (2939 mètres) : 60 km - 2h50 : ça descend c'est super cool mais attention en fin de matinée y'a un super vent de face (à cette époque de l’année : début novembre) : faut absolument avoir terminé de rouler vers midi au plus tard ! Sinon les paysages, encore une fois, sont absolument spectaculaires !! On longe des canyons, et y'a même des lamas ! - Humahuaca (2939 mètres d'altitude) - Tilcara (2461 mètres) : 50 km - 2h30 - même remarque sur le vent que pour l'étape d'avant, sinon le paysage est super-chouette !
- Voilà ensuite on a été en bus à Mendoza (23 heures de bus…) pour pouvoir monter à vélo vers le Chili : mauvaise idée c'est de l'autoroute uniquement ! On a rebroussé chemin, moi l'autoroute à vélo je trouve pas ça cool. Pour les vicieux je donne quand même ici l'étape que nous avons faite ce jour-là, très très foireuse, à travers la banlieue de Mendoza (à part, c'est vrai, le magnifique point de vue qu'on a parfois, depuis la route enfumée, sur les vignes avec les montagnes enneigées derrière) : Mendoza - Dique de Cacheuta - Mendoza : 78 km - 4h50.
Pour les cartes voici un lien interessant : http://www.aca.org.ar/servicios/cartografia/atlas/index2.html
Je vous souhaite à tous de beaux et bons voyages, Qué vaya bien !
Bonjour,
Je suis un un adepte de la randonnee en vélo.
J'ai écumé l'Asie ces dernières années , et l'envie me vient de changer de continent.
Je voyage seul en général, Je dors un peu n'importe où en improvisant, dénuement ou luxe,
Je pédale pour le plaisir et pas pour me faire mal.
Quelqu' un pourrait me renseigner et me conseiller des itinéraires dans ces deux pays.
Par avance merci.
marc
Bonjour,
Mon copain et moi réaliserons un voyage en vélo de 3 mois en Argentine entre janvier et mars 2011 (probablement un mois dans le nord ouest entre jujuy et mendoza puis 2 mois entre san martin de los andes et ushuaïa - itinéraire à affiner). Je suis actuellement à la recherche d'un bon vélo pour m'accompagner dans cette aventure. Mon budget est d'approximativement 500 euros. Avec ce budget, je souhaiterai pouvoir acheter le velo et les équipements nécessaires (gardes boues, porte bagages, etc). Je dispose déjà de sacoches Decathlon. (Je sais, ça n'est pas le top, surtout niveau poids mais je n'ai pas le budget pour l'instant. Je pense que ça peut faire l'affaire pour ce voyage... J'investisserai plus tard quand budget il y aura.) Je souhaite utiliser par après ce vélo pour mes déplacements quotidiens et lors d'éventuels prochains voyages en vélo. Je mesure environ 1m85 pour 62 kg. Je pratique le vélo régulièrement pour de petits trajets mais ne pratique pas le vélo de manière "sportive".
Je souhaiterai obtenir de votre part quelques conseils pour l'achat du vélo. J'ai parcouru pas mal de sites qui donnent des avis parfois très différents sur un même vélo... Ne m'y connaissant pas vraiment en mécanique vélo, je ne sais pas vraiment vers quoi m'orienter...
Dans mon budget, j'ai repéré les vélos suivants dont j'ai lu beaucoup de bien: - Trek 7100 WSD : 399 euros - Trek FX 7.2 WSD : 439 euros - Specialized Crosstrail : 399 euros (mais pas spécifiquement adapté aux femmes) - Lapierre Water Lady : 340 euros - Giant CRS 3 W : 399 euros - Giant Cypress DX W : 399 euros - Giant Roam 3 W : 399 euros - Giant Roam 2 W : 459 euros
Pourriez-vous m'aider à faire un choix? Les différences de prix entre ces vélos sont-elles justifiées (technique plus performante)? Quel vélo offre la position la plus confortable selon vous? Les vélos Trek semblent plus légers. Les Giant ont des suspensions (je ne sais pas si c'est bien ou pas... J'ai lu les deux...) J'ai lu que les éléments les plus importants sur un vélo sont les dérailleurs, les commandes, les freins et le pédalier. Et là, je ne suis absolument pas capable de comparer.
Mon coeur penche vers le Trek FX 7.2 WSD... Mais c'est surtout l'esthétique du vélo qui m'attire... Pas vraiment les caractéristiques techniques que j'ai du mal à évaluer! J'ai un revendeur Trek et Specialized juste à côté de chez moi en Belgique, ce qui me semble être un bon point. Mon copain dispose d'un Trek X400 dont il est très content. Je me dis que cela peut être pratique si nous emmenons avec nous quelques pièces de rechange d'avoir des vélos de la même marque.
Je travaille actuellement au Sénégal. Mon retour est prévu le 20 décembre pour un départ vers l'Argentine le 4 janvier. Il ne m'est donc pas possible de me diriger vers le marché de l'occasion ou de me rendre chez plusieurs revendeurs pour disposer de leurs précieux conseils (même si j'ai l'intention d'en contacter un ou deux par mail ou téléphone avant de faire mon choix). Ce pourquoi j'aimerai bénéficier des vôtres...
Au niveau des équipements (hors sacoches), est-il possible que je m'en sorte pour une centaine d'euros? Je pensais acheter un guidon papillon, des gardes boues, un porte bagage arrière et 3 porte bidons. J'ai lu beaucoup d'avis positifs sur les guidons papillon (à partir de 22 euros). Ce type de guidon est-il adaptable sur les vélos proposés ci-dessus? Nous n'envisageons pas, mon copain et moi, d'installer des porte-bagages avant. Nous avons effectué un premier voyage en France avec des sacoches arrière et nous avons pu y mettre tout le matériel sans problème. Je disposerai pour ce voyage de sacoches un peu plus grandes... Y a-t-il des risques pour la stabilité du vélo si nous n'avons que des sacoches arrière? Mon copain s'est vu conseillé par son marchand de vélo l'achat de nouveaux pneus : des Schwalbe Marathon Plus. 30 euros chacun, c'est un beau petit budget pour moi. Est-ce indispensable pour l'Argentine ou puis-je me contenter des pneus de base fournis sur les vélos proposés plus hauts?
D'avance, merci pour vos conseils!
Sophie.
Mon copain et moi réaliserons un voyage en vélo de 3 mois en Argentine entre janvier et mars 2011 (probablement un mois dans le nord ouest entre jujuy et mendoza puis 2 mois entre san martin de los andes et ushuaïa - itinéraire à affiner). Je suis actuellement à la recherche d'un bon vélo pour m'accompagner dans cette aventure. Mon budget est d'approximativement 500 euros. Avec ce budget, je souhaiterai pouvoir acheter le velo et les équipements nécessaires (gardes boues, porte bagages, etc). Je dispose déjà de sacoches Decathlon. (Je sais, ça n'est pas le top, surtout niveau poids mais je n'ai pas le budget pour l'instant. Je pense que ça peut faire l'affaire pour ce voyage... J'investisserai plus tard quand budget il y aura.) Je souhaite utiliser par après ce vélo pour mes déplacements quotidiens et lors d'éventuels prochains voyages en vélo. Je mesure environ 1m85 pour 62 kg. Je pratique le vélo régulièrement pour de petits trajets mais ne pratique pas le vélo de manière "sportive".
Je souhaiterai obtenir de votre part quelques conseils pour l'achat du vélo. J'ai parcouru pas mal de sites qui donnent des avis parfois très différents sur un même vélo... Ne m'y connaissant pas vraiment en mécanique vélo, je ne sais pas vraiment vers quoi m'orienter...
Dans mon budget, j'ai repéré les vélos suivants dont j'ai lu beaucoup de bien: - Trek 7100 WSD : 399 euros - Trek FX 7.2 WSD : 439 euros - Specialized Crosstrail : 399 euros (mais pas spécifiquement adapté aux femmes) - Lapierre Water Lady : 340 euros - Giant CRS 3 W : 399 euros - Giant Cypress DX W : 399 euros - Giant Roam 3 W : 399 euros - Giant Roam 2 W : 459 euros
Pourriez-vous m'aider à faire un choix? Les différences de prix entre ces vélos sont-elles justifiées (technique plus performante)? Quel vélo offre la position la plus confortable selon vous? Les vélos Trek semblent plus légers. Les Giant ont des suspensions (je ne sais pas si c'est bien ou pas... J'ai lu les deux...) J'ai lu que les éléments les plus importants sur un vélo sont les dérailleurs, les commandes, les freins et le pédalier. Et là, je ne suis absolument pas capable de comparer.
Mon coeur penche vers le Trek FX 7.2 WSD... Mais c'est surtout l'esthétique du vélo qui m'attire... Pas vraiment les caractéristiques techniques que j'ai du mal à évaluer! J'ai un revendeur Trek et Specialized juste à côté de chez moi en Belgique, ce qui me semble être un bon point. Mon copain dispose d'un Trek X400 dont il est très content. Je me dis que cela peut être pratique si nous emmenons avec nous quelques pièces de rechange d'avoir des vélos de la même marque.
Je travaille actuellement au Sénégal. Mon retour est prévu le 20 décembre pour un départ vers l'Argentine le 4 janvier. Il ne m'est donc pas possible de me diriger vers le marché de l'occasion ou de me rendre chez plusieurs revendeurs pour disposer de leurs précieux conseils (même si j'ai l'intention d'en contacter un ou deux par mail ou téléphone avant de faire mon choix). Ce pourquoi j'aimerai bénéficier des vôtres...
Au niveau des équipements (hors sacoches), est-il possible que je m'en sorte pour une centaine d'euros? Je pensais acheter un guidon papillon, des gardes boues, un porte bagage arrière et 3 porte bidons. J'ai lu beaucoup d'avis positifs sur les guidons papillon (à partir de 22 euros). Ce type de guidon est-il adaptable sur les vélos proposés ci-dessus? Nous n'envisageons pas, mon copain et moi, d'installer des porte-bagages avant. Nous avons effectué un premier voyage en France avec des sacoches arrière et nous avons pu y mettre tout le matériel sans problème. Je disposerai pour ce voyage de sacoches un peu plus grandes... Y a-t-il des risques pour la stabilité du vélo si nous n'avons que des sacoches arrière? Mon copain s'est vu conseillé par son marchand de vélo l'achat de nouveaux pneus : des Schwalbe Marathon Plus. 30 euros chacun, c'est un beau petit budget pour moi. Est-ce indispensable pour l'Argentine ou puis-je me contenter des pneus de base fournis sur les vélos proposés plus hauts?
D'avance, merci pour vos conseils!
Sophie.
Petit appel à ceux qui sont à Salta ou ceux qui vont y aller: est ce qu'il est possible d'acheter un VTT ?
Et aussi (et surtout) les sacoches qui vont avec... ?
La question est presque stupide, car dans une ville aussi touristique et une région qui se prête assez bien au VTT, je serais très étonné du contraire.... mais j'aimerais bien qu'on me donne quelques "biscuits" sur le sujet.
Type de matos recherché (neuf ou occasion m'en fous): pas trop cher (disons 200E max, idéalement dans les 100E), pas besoin d'avoir un matos d'enfer (de toute façon à ce prix...).
Merccciii !!! Samuel
La question est presque stupide, car dans une ville aussi touristique et une région qui se prête assez bien au VTT, je serais très étonné du contraire.... mais j'aimerais bien qu'on me donne quelques "biscuits" sur le sujet.
Type de matos recherché (neuf ou occasion m'en fous): pas trop cher (disons 200E max, idéalement dans les 100E), pas besoin d'avoir un matos d'enfer (de toute façon à ce prix...).
Merccciii !!! Samuel
Petite question très technique pour un voyage en Patagonie ce printemps...
Connaissez-vous le passage frontière entre les torre del paine et el calafate (route du perito moreno). Ce passage semble possible sur la carte mais je m'interroge sur la possibilité de le faire en vélo????
Il permettrait d'éviter un aller-retour vers les torre del paine pour rejoindre le poste frontiere de la ruta 40 ainsi que de rester proche des montagnes pour éviter le vent...
Question certe compliquée mais avec voyageforum, elle peut être résolue😉
Merci d'avance
Question certe compliquée mais avec voyageforum, elle peut être résolue😉
Merci d'avance
Bonjour à tous,
Je prépare actuellement mon premier voyage à vélo direction l'Amérique Latine.
Je souhaites partir 3 mois, et parcourir prés de 4500km de Santiago de Chili à Lima.
Des bouts de bus seront surement incontournable je pense, pour l'instant c'est la direction
que je souhaites prendre mais je reste ouverte à toute évolution du projet une fois sur place.
Si vous avez des idées d'itinéraires à ne pas manquer, je suis preneuse !
Ca fait longtemps déjà que je pratique l'itinérance à vélo, en France essentiellement,
j'aime l'idée du voyage lent, à échelle humaine, avec un minimum de choses pour vivre au quotidien.
Je prépare ce voyage seule, mais serais ravi de faire un bout de route avec quelqu'un, n'hésitez pas à me contacter si vous avez un projet similaire ! Merci d'avance pour vos réponses. Tchao
Marion
Je prépare ce voyage seule, mais serais ravi de faire un bout de route avec quelqu'un, n'hésitez pas à me contacter si vous avez un projet similaire ! Merci d'avance pour vos réponses. Tchao
Marion
Bonjour,
Nous avons 3 mois pour une boucle à vélo de mi février à mi mai 2020. Au départ de Santiago, nous hésitons entre partir pour le sud et rejoindre Ushuaia ou le nord pour rejoindre le désert de Uyuni. Notre coeur balance .... Pour que la boucle soit réalisable, nous prendrons peut être un bus pour terminer notre itinéraire par exemple.
Pour ceux qui ont parcourus ces itinéraires, quel serait votre choix ?
Merci à vous.
Nous avons 3 mois pour une boucle à vélo de mi février à mi mai 2020. Au départ de Santiago, nous hésitons entre partir pour le sud et rejoindre Ushuaia ou le nord pour rejoindre le désert de Uyuni. Notre coeur balance .... Pour que la boucle soit réalisable, nous prendrons peut être un bus pour terminer notre itinéraire par exemple.
Pour ceux qui ont parcourus ces itinéraires, quel serait votre choix ?
Merci à vous.
Bonjour,
Je pars pour 6 mois de voyage à vélo de Quito à Ushuaïa (en tente). Quel type de duvet me conseillez vous?
quelle température?
Merci d'avance.
Marie
Bonjour à tous
Je projette d'effectuer dans peu de temps la grande traversée du continent américain du nord au sud seul ou avec un compagnon, je n'ai pas de limite de temps pour l'effectuer
Je suis à la recherche du maximun d'info, que des cyclos auraient effectué il y a peu. Quelle est la date la plus favorable pour débuter ce périple en Alaska?? route practicable, fonte des neiges. Quelles précautions à prendre contre la faune en Alaska (grizzly etc)) Est ce que l'on peut rentrer sur le territoire US avec seulement un billet d'avion aller?? Sachant que je souhaite être le plus possible dans les parcs et très loin des "" autoroutes""quelles sont les meilleurs routes et celles à éviter?? etc Toutes autres infos sur ce parcours seront les bien venues.
Merci
a+ LOOLOO NZ
Je projette d'effectuer dans peu de temps la grande traversée du continent américain du nord au sud seul ou avec un compagnon, je n'ai pas de limite de temps pour l'effectuer
Je suis à la recherche du maximun d'info, que des cyclos auraient effectué il y a peu. Quelle est la date la plus favorable pour débuter ce périple en Alaska?? route practicable, fonte des neiges. Quelles précautions à prendre contre la faune en Alaska (grizzly etc)) Est ce que l'on peut rentrer sur le territoire US avec seulement un billet d'avion aller?? Sachant que je souhaite être le plus possible dans les parcs et très loin des "" autoroutes""quelles sont les meilleurs routes et celles à éviter?? etc Toutes autres infos sur ce parcours seront les bien venues.
Merci
a+ LOOLOO NZ
Bonjour,
Je souhaite faire le tour de l'amérique latine dont une partie en vélo, avec mon ami : d'Ushuaïa à Santiago du Chili. Puis un ou 2 sommet(s) de 6000m. et enfin, au Brésil, du kite surf.
Par rapport à l'achat de l'équipement (surtout du vélo, sacs, tente ...) je pensais peut etre essayer d'être subventionnée par des entreprises comme décathlon ou inter sport.
Je suis preneuse des contacts, astuces si quelqu'un a déjà réussi a faire cela. Merci pr les infos.
Marie
Bonjour,
Je prepare un tour du monde en velo commencant en Argentine. Je compte visiter la peninsule Valdes debut Decembre 2012 en m'arretant a Puerto Madryn. Pourriez-vous m'indiquer un hotel (autour de 150 ars/nuit) qui acceuile les cyclotouristes sans crainte (velos dans la chambre). Je recherche aussi des infos sur le meilleur moyen de visiter la peninsule car il y a beaucoup d'info contradictoires et peu recentes. En particulier je serais interesse le nom et prix d'un operateur de petit bateau avec guide, ou sinon un operateur routier (mais j'ai cru comprendre que les 350-380kms a faire sont eprouvant). Toute autre suggestion serait la bienvenue.
Merci beaucoup d'avance pour votre aide.
Bonjour à tous !
D'ici un mois je vais partir en Amérique du sud, en argentine plus précisément et j’atterrirais en avion à Buenos Aires. Je dois ensuite retrouver quelqu'un à San Carlos de Bariloche, j'aimerais savoir si il est possible de faire ce trajet en bus (je crois que oui mais je ne suis pas sur) et ensuite j'aurais avec moi un vélo VTT avec une remorque Bob yak pour pédaler dans la suite du voyage, est-il possible d'embarquer le tout dans la soute d'un bus en partance pour San Carlos de Bariloche ? Et y a-t-il un surcoût et si oui est ce cher ?
Voilà un peu toute les questions que je me pose, merci d'avance si vous prenez le temps d'y répondre et que vous m'éclairez de vos lumiéres (faut flatter un petit peu ça marche mieux !)
Bonjour,
Nous commençons un voyage à vélo de 6 mois Ushuaïa - Lima début mars. Nous arrivons à l'aéroport d'Ushuaïa avec les vélos emballés dans les fameux cartons pour l'avion. Nous sommes par conséquent à la recherche de bons plans pour cyclotouristes! En premier pour un hébergement pas trop cher, où nous pourrions monter nos vélos tranquillement. En deuxième pour des campings! Et enfin si vous avez des adresses ou des coins où l'on puisse laisser nos fidèles montures pour aller se balader à pied pour découvrir Ushuaïa.
Merci d'avance pou vos réponses!
Carozz
Nous commençons un voyage à vélo de 6 mois Ushuaïa - Lima début mars. Nous arrivons à l'aéroport d'Ushuaïa avec les vélos emballés dans les fameux cartons pour l'avion. Nous sommes par conséquent à la recherche de bons plans pour cyclotouristes! En premier pour un hébergement pas trop cher, où nous pourrions monter nos vélos tranquillement. En deuxième pour des campings! Et enfin si vous avez des adresses ou des coins où l'on puisse laisser nos fidèles montures pour aller se balader à pied pour découvrir Ushuaïa.
Merci d'avance pou vos réponses!
Carozz
Coucou,
Je suis partie pour 5 mois en Amerique du Sud. Au bout d un mois et demi je viens d arriver a La PAz. Mes plans on quelque peu change. J aimerai me rendre apres la Bolivie a Buenos Aires, acheter un velo et rejoindre Santiago par la fameuse "ruta 7". Je fais pas mal de velo a PAris et suis adepte de ce genre de trip cyclotouriste.
Je voulais savoir si quelqu un avait fait ce trajet, ou du moins un petit bout car je ne trouve rien sur le Net.
Merci
Amel
Je suis partie pour 5 mois en Amerique du Sud. Au bout d un mois et demi je viens d arriver a La PAz. Mes plans on quelque peu change. J aimerai me rendre apres la Bolivie a Buenos Aires, acheter un velo et rejoindre Santiago par la fameuse "ruta 7". Je fais pas mal de velo a PAris et suis adepte de ce genre de trip cyclotouriste.
Je voulais savoir si quelqu un avait fait ce trajet, ou du moins un petit bout car je ne trouve rien sur le Net.
Merci
Amel
Salut ,
Je pars pour une ballade de quelque km de Ushuaia vers Quebec a vélo avec juste un billet aller le retour on verra bien ou je serai , départ prévu en Novembre 2012 pour une année sur et deux si le budget le permet . J'aurai besoin d'un petit renseignement pour passé de Colombie au Panama quel possibilité ? bateau , avion ou piste . Et j'aimerai passé un mois sur l'ile de Cuba , le mieux est de prendre l'avion de Caracas ou Cancun .
Merci j.p
A toujours sur le rêve
Je pars pour une ballade de quelque km de Ushuaia vers Quebec a vélo avec juste un billet aller le retour on verra bien ou je serai , départ prévu en Novembre 2012 pour une année sur et deux si le budget le permet . J'aurai besoin d'un petit renseignement pour passé de Colombie au Panama quel possibilité ? bateau , avion ou piste . Et j'aimerai passé un mois sur l'ile de Cuba , le mieux est de prendre l'avion de Caracas ou Cancun .
Merci j.p
A toujours sur le rêve
Bonjour les copains !
Je pars parcourir la carretera austral en janvier-février de Puerto Montt à El Chalten.
Pour le retour à Puerto Montt, je compte prendre un bus, en passant par Bariloche.
Quelqu'un pourrait-il préciser s'il y a un bus d'El Chalten à Bariloche qui prend aussi les vélos ? Apparemment il y aurait deux compagnies qui font le trajet (quotidien ?) El Chalten - Bariloche : Chalten travel et Taqsa mais je me demande si les bus (cama ou semi-cama) ont les soutes à bagages suffisamment grandes pour des vélos, et si les chauffeurs acceptent de les prendre ? Questions secondaires : à Chalten y a-t-il un bon plan pour deux nuits (hôtel, auberge, camping ...) ? Peut-on retirer de l'argent avec les cartes bancaires ? Au plaisir de vous lire ...
Quelqu'un pourrait-il préciser s'il y a un bus d'El Chalten à Bariloche qui prend aussi les vélos ? Apparemment il y aurait deux compagnies qui font le trajet (quotidien ?) El Chalten - Bariloche : Chalten travel et Taqsa mais je me demande si les bus (cama ou semi-cama) ont les soutes à bagages suffisamment grandes pour des vélos, et si les chauffeurs acceptent de les prendre ? Questions secondaires : à Chalten y a-t-il un bon plan pour deux nuits (hôtel, auberge, camping ...) ? Peut-on retirer de l'argent avec les cartes bancaires ? Au plaisir de vous lire ...
C'est le challenge que se sont fixés 2 jeunes diplômés, au profit d'une association "Salus Sanguinis".
Pour les suivre, c'est par ici http://www.panameribikers.be ou https://www.facebook.com/panameribikers
Pour la version complète avec Photos et Vidéos, Visitez mon Blog au www.ffotr.com
12 Janvier 2018, Vendredi
Tout a commencé par une tempête de verglas à Toronto le jour de mon départ. Arrivé à l'aéroport de Québec 3 heures à l'avance avec mon vélo et mes sacoches, je voulais m'assurer d'embarquer avec tout mon kit!
Premier en ligne au comptoir d'Air Canada, on m'annonce que mon vol de 20h est annulé. J'avais une correspondance à Toronto à minuit. La préposé me déniche un siège sur le vol de 18:30h, Youpie!!! Je me retrouve dans la zone internationale...mais ce vol est reporté à 5 reprises jusqu'à ce qu'on confirme son départ pour 23h. Inutile de patienter plus longtemps à l'aéroport pour espérer rejoindre ma connexion à Toronto sur mon vol vers Santiago à minuit! Je fais débarquer mon vélo de la soute de l'avion et je retourne à la maison après m'être assuré une place sur le vol du lendemain. Par la même occasion, je venais de perdre mon vol au Chili entre Santiago et Puerto Montt. $$$
Je décolle finalement le lendemain à 16h et arrive à temps avec TOUT mes bagages à Santiago. Je rejoins Puerto Montt vers 21h et mon taxi m'attendait comme prévu!
Puerto Montt est une coquette ville touristique avec sa promenade longeant la côte. Comme la Carretera est partiellement fermée à Santa Lucia en raison d'un glissement de terrain, je dois prendre 2 traversiers, le premier de Puerto Montt à Chaiten. Ce glissement a définitivement rayé de la carte Villa Santa Lucia...du moins pour un bon moment. Le gouvernement a fait évacuer le village car les risques d'un second glissement sont encore bien présents. La pluie incessante a obligé les secouristes à interrompre la recherche des disparus. C'est un glacier qui s'est décroché en haute montagne emportant avec lui roches et végétation. Tout ça a provoqué la création d'un gigantesque torrent qui dévalait la vallée engloutissant sur son passage la moitié du village et tuant plus d'une quinzaine de personnes.
16 Janvier, Mardi; 15C Ballade à Chaiten:
Je fais escale à Chaiten pendant 15 heures avant d'embarquer sur le second traversier de 23h. Je passe la journée à me balader en ville après avoir loué une chambre pour la journée avant que la pluie ne se pointe. J'aurais pu m'en passer... je n'ai pas réussi à dormir de toute façon! 17 Janvier, Mercredi; 11C Raul Marin Balmaceda/La Junta: Distance: 75.35 km; Temps roulé: 5:55:39; Vitesse moyenne: 12,7km/h; Vitesse Max: 38,5km/h; Gain alt: 773 m; Cadence moyenne: 78RPM
Départ à 23h pour 7 heures de mer jusqu'à Chaiten. Tout le monde dort sur les banquettes.
Arrivé sous la pluie à 6h du matin à Raul Marin pour entreprendre mon périple sur le Ripio (route de terre et de gravier, genre planche à laver). Je fais un arrêt 2 km plus loin chez le premier Hospedage afin d'y déposer 2 pneus que j'ai apportés pour mes amis Normand et Hélène qui voyagent sur leur tandem depuis plus d'un an. Ils viendront les chercher dans quelques semaines. Je leur ai offert 2 petites bouteilles de sirop d'érable en cadeau! 75km et 773D+ sous la pluie pour me rendre à La Junta. Un peu raide pour la première journée d'un cycliste qui n'a pas vraiment la forme. On prétend que ça revient après la première semaine! Consolation: Lorsqu'il pleut, les véhicules ne soulèvent pas de poussière!
Je croise 3 Chiliens en vélo de montagne quelques km plus loin. L'un d'eux a fait une chute dans le ripio mou en prenant trop vite une courbe au bas d'une descente. Il a fracturé son porte-bagage arrière dans sa chute. Je lui offre 2 Tie-wrap en plastique mais je doute que ça fasse l'affaire. La ville la plus proche est à 75km et la route est en ripio jusqu'à destination. Il devra sans doute trouver un véhicule pour se rendre à La Junta. J'ai fait la rencontre d'un australien (Henry) et d'un argentin (Andreas) sur le ferry. Henry, qui est âgé de 70 ans, a traversé les USA de San Francisco à New York en 89 jours l'an dernier. Après s'être croisé 2 fois sur la route, il me tient compagnie jusqu'à La Junta et nous ne nous quitterons plus jusqu'à El Calafate en Argentine. Andreas cassera la patte de son dérailleur après 30 km. J'apprendrai quelques jours plus tard qu'il a réussi à en trouver une par hasard dans un petit magasin de vélo. Incroyable!
Le plus déconcertant avec le ripio, ce sont les rouleaux de terre, des bosses à répétition, comme un planche à laver. Difficile à expliquer si vous n'avez jamais expérimenté par vous même! Admettons qu'il est préférable de tenir le guidon à deux mains. Il est impossible de maintenir un rythme, même en descente. Casse-gueule assuré! Le voyage s'annonce un peu plus compliqué que j'anticipais!
Il a plu toute la journée mais je suis très confortable sous mes vêtements de pluie. Le mercure se tient autour de 09-12C. Arrivé à La Junta, nous ne trouvons qu'un gîte avec un lit double à se partager....hahaha...plutôt intime pour une première nuit avec mon nouveau copain! Espérons que nous ne ronflerons pas trop!
18 Janvier, Jeudi, 14C La Junta/Puyuhuapi: Distance: 44.62 km; Temps roulé: 2:56:39; Vitesse moyenne: 15.2km/h; Vitesse Max: 50,5km/h; Gain alt: 728 m; Cadence moyenne: 85RPM
Lever à 7h et on embarque sur la route vers 8:00h. Henry préfère rouler tôt, ce qui est préférable pour éviter la circulation et la poussière soulevée par les véhicules. Henry a beaucoup d'expérience en cyclotourisme et des mollets d'acier. Il est très méthodique et j'apprendrai beaucoup de lui. Comme il est beaucoup plus en forme que moi, il m'amènera à dépasser mes limites à de nombreuses occasions. Il est un partenaire patient, courtois, et nous nous accordons à merveille.
Partiellement nuageux, 27km de route pavée, nous arrivons à Puyuhuapi vers 11:30h. Jolie petite ville située sur le bord d’un lac où j'avais réservé un guest house tenu par une allemande. Nous louerons un taxi (Pickup) pour nous rendre au Parc Queulat en après-midi. La route est fermée sur une section de 5km et nous devrons prendre un ferry. On en profite pour embarquer des pouceux dans la boîte. Au souper, nous aurons droit à la parade du Carnaval avec danse et musique. Malgré la bruine, tout le village est présent!
19 Janvier, Vendredi, 17C Puyuhuapi/Villa Amengual: Distance: 81.71 km; Temps roulé: 6:22:45; Vitesse moyenne: 12.8 km/h; Vitesse Max: 53,3km/h; Gain alt: 1969 m; Cadence moyenne: 81RPM
Ouf, un grosse journée aujourd'hui. Départ de Puyuhuapi à 8h et arrivée à Villa Amengual à 20h! Le rythme d'Henry est beaucoup plus soutenu que le mien mais il est patient. Il prend ça cool mais moi j'ai toujours le pied dans le plancher! Les derniers kilomètres ont été pénibles. Je fais attention de bien m'hydrater et on bouffe fréquemment. J'ai apporté des électrolytes pour diluer dans mes gourdes et des jujubes GU. On bouffe des Snickers, du pain, du fromage, des biscuits, des barres tendres, du chocolat, beurre d'arachides, des cannes de saumon ou de thon, etc... On remplit nos bouteilles dans les milliers de ruisseaux et chutes qui longent la route.
En approchant du village, on rencontre un cycliste au bord de la route pour lui demander de nous indiquer un gîte. Je suis heureux de constater que mon espagnol 101 n'est pas complètement effacé de ma mémoire car Henry ne parle qu'anglais et Allemand. Il s'avère que ce cycliste est un Argentin dans la 60n qui voyage avec 6 copains venus avec leurs vélos de montagne pour rider sur la Carretera. Il me recommande un guest house et nous convenons de souper ensemble vers 21h. Ce sera un repas très agréable et une bonne pratique pour mon espagnol qui est de niveau semblable à leur anglais. LOL!
20 Janvier, Samedi, 28C Villa Amengual/Villa Maniguales Distance: 59.07 km; Temps roulé: 3:26:45; Vitesse moyenne: 17.2 km/h; Vitesse Max: 66,6km/h; Gain alt: 692 m; Cadence moyenne: 86RPM
Nous avons fait une pause ravito sur un viaduc surplombant une rivière...encore! À l'approche d'une voiture, à la blague, j'allonge le bras pour leur présenter un biscuit au bout de mes doigts afin de les inviter à partager avec nous. 10 mètres plus loin, la voiture s'immobilise...je m'approche, un peu méfiant! Le chauffeur et sa conjointe me font un large sourire et m'offrent une grosse barre de chocolat à peine entamée. Muchos Gracias! et ils reprennent leur chemin. Génial, nous l'avons bouffé au complet sur le champ!
Ce fût une magnifique journée ensoleillée et chaude...un peu trop même! Une étape reposante. Les paysages sont à couper le souffle. Le village borde une grande lagune dans laquelle nous n'hésiterons pas de s'y baigner! L'eau est froide mais devient confortable après quelques minutes d'immersion. Quel plaisir après une journée de vélo! Ce sera la seule occasion qui se présentera pour se baigner au cours du voyage.
21 Janvier, Dimanche, 22C Villa Maniguales/Coyhaique Distance: 88.55 km; Temps roulé: 5:42:36; Vitesse moyenne: 15,5 km/h; Vitesse Max: 55,6km/h; Gain alt: 1336 m; Cadence moyenne: 86RPM.
Journée costaude avec de bonnes côtes! À mi-chemin, on fait un arrêt dans un ranch équestre pour se ravitailler. Nous sommes les seuls clients et nous aurons droit à un hamburger de mouton gargantuesque. Nous traverserons un tunnel dans la montagne au cours d'une longue montée de 12km atteignant D+11% par endroit. Elle sera suivi d'une deuxième montée abrupte avant d'atteindre la ville de Coyhaique. Ouf, j'étais content d'arriver!
Coyhaique est une magnifique petite ville touristique. Un centre de ski en saison hivernale. Le cœur du village offre une multitude de boutiques et restaurants le long d'une rue piétonnière. Nous y dégusterons notre premier Parrilla, un plateau de viandes variées grillées sur un mini BBQ au charbon de bois. (Poulet, Boeuf, Mouton, Porc, Saucisses accompagnés d'un gigantesque plats de frites!) Hé non, on en viendra pas à bout!
En sortant du restaurant, on fait une rencontre ahurissante, un chien au comportement pour le moins bizarre!
22 Janvier, Lundi, 15C Coyhaique/Cerro Castillo Distance: 97,61 km; Temps roulé: 7:02:07; Vitesse moyenne: 13,9 km/h; Vitesse Max: 75,6km/h; Gain alt: 2831 m; Cadence moyenne: 87RPM.
Ouf, celle-là a été tough! J'ai vraiment été au bout de mes ressources et j'ai failli renoncer à plusieurs reprises, d'autant plus que la journée précédente avait été costaude aussi. Des montées qui n'en finissent pas, à chaque virage, on espère que c'est la dernière. Je dois pousser mon vélo sur plusieurs kilomètres et des cyclistes plus jeunes que nous rencontrons en font autant. J'en ai même vu un abdiquer! Henry est un ancien coureur de vélo de montagne. Il s'adapte plus facilement que moi et jamais on ne l'entend se plaindre. Un exemple de résilience inspirant!
Vers le 80ième km, j'envisage sérieusement de faire du pouce. J'avance péniblement par poussée de 500mètres. Pause...Chocolat...breuvage...jujubes! Rien y fait et le vent de face s'est levé depuis plusieurs kilomètres. Je suis découragé mais je me rend bien compte qu'Henry a encore de l'énergie à revendre. Merde, je me sens comme un poids lourd. Je lui propose de continuer seul, il refuse et m'affirme que lui aussi souffre beaucoup. On envisage même de planter notre tente sur le bord de la route.
Sur le point d'abandonner, je consulte mon GPS Garmin et je constate qu'à quelques km plus loin se profile une longue côte descendante. Exactement ce qu'il fallait pour me ragaillardir. Nous sommes à environ 25km de Cerro Castillo et nous sommes en ascension depuis 50 kilomètres. Il faudra bien que ça descende à un moment donné!
Arrivé au km 81, nous entreprenons une descente continue sur plus de 12 kilomètres. La jouissance totale et le panorama est à couper le souffle!!! Je m'en serais voulu pour le reste de mes jours si j'avais embarqué dans un camion 25 km plus tôt! La route descend comme un serpent jusqu'au village de Cerro Castillo. Nous faisons un pause dans une halte pour prendre des photos et jouir du moment!
On finit par trouver un guest house plutôt ordinaire ( il y avait des champignons de 6 centimètres qui poussaient dans la salle de bain) et un petit resto sympa pour le souper. On y retournera même le lendemain pour déjeuner.
Aujourd'hui, Henry a eu 71 ans!
23 Janvier, Mardi, 19C Cerro Castillo/Bivouac camping sauvage Distance: 52,35 km; Temps roulé: 5:30:39; Vitesse moyenne: 9,5km/h; Vitesse Max: 32,8 km/h; Gain alt: 983 m; Cadence moyenne: 84RPM.
Les derniers 12km étaient robustes! Notre destination est Puerto Tranquillo mais c'est trop loin pour y arriver en une journée. À mi-chemin, on commence à chercher un endroit pour bivouaquer. Un couple de cycliste français nous guide vers un endroit près d'un ruisseau qu'ils ont repéré sur une application IPhone. Malheureusement, une clôture barrée en interdit l'accès. Ils poursuivent leur chemin alors que nous décidons d’enjamber la barrière. Ce sera ma première nuit sous la belle étoile. Au moins, il ne pleut pas! Henry a une crevaison lente sur sa roue arrière et en profite pour tenter de la localiser...sans succès! Changement de tube! Depuis ce matin qu'il doit gonfler son pneu périodiquement.
J'ai gelé toute la nuit, le mercure a du descendre sous les 0C. Il y avait même de la glace sur le double-toit de la tente. Lever à 7h et on reprend la route vers 8h.
24 Janvier, Mercredi, 19C Bivouac/Puerto Tranquilo Distance: 63,76 km; Temps roulé: 4:54:39; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 47,5 km/h; Gain alt: 892 m; Cadence moyenne: 78RPM.
Étape importante avec une journée de repos pour visiter les célèbres Cavernes de Marbre. Une petite pause me fera le plus grand bien! On arrive en début d'après-midi et on se trouve une auberge à proximité. J'en avais réservé une sur Booking.com mais on a réalisé qu'il fallait monter 5km de pente pour y accéder!
On magasine nos billets pour la croisière prévue le lendemain et on relaxe en faisant sécher nos tentes. J'en profite pour aller faire laver nos vêtements chez une voisine.
Lever à 7h pour se rendre au bateau. Chanceux, il n'y a qu'une famille de 4 chiliens qui se joint à nous. Les autres embarcations transportent parfois jusqu'à 12 touristes. Nous voguons pendant 30 minutes pour atteindre les cavernes. La visite durera 2 heures et nous sommes époustouflés par la beauté et les couleurs des cavernes. Un must à ne pas manquer!
Nous passons le reste de la journée à bouffer et relaxer sur une terrasse tout en profitant du WIFI pour communiquer avec nos familles via Facebook. Le WIFI est tellement lent que nous le surnommons WIFOU! Je trimballe mon ordinateur pour maintenir le contact avec mes clients et faire rouler la business depuis le début. C'est parfois un peu agaçant mais j'ai pas à me plaindre! Quelle chance que j'ai de pouvoir m'absenter du bureau pendant 30 jours tout en continuant de travailler et de voyager. Joindre l'utile à l'agréable!
26 Janvier, Vendredi, 24.4C Puerto Tranquillo/Puerto Bertrand Distance: 63,43 km; Temps roulé: 5:47:39; Vitesse moyenne: 11,5km/h; Vitesse Max: 46,09 km/h; Gain alt: 1346 m;
Une belle journée sans encombres. De bonnes montées en début et fin de journée sous des paysages magnifiques. Rendu à Puerto Bertrand, on s'est arrêté dans un petit resto et j'ai demandé à la serveuse des indications pour s'héberger. Elle nous propose une merveilleuse chambre dans un bâtiment en construction à l'arrière du resto. Génial!
27 Janvier, Samedi, 19C Puerto Bertrand/Cochrane Distance: 49,61 km; Temps roulé: 3:55:46; Vitesse moyenne: 12,6km/h; Vitesse Max: 51,1 km/h; Gain alt: 1145 m; Cadence moyenne: ???RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Cette étape est très vallonnée. Ça ne cesse démonter et descendre. Cochrane est la dernière ville dotée d'un guichet automatique (ATM) où nous pouvons acheter des devises pour nous rendre jusqu'en Argentine. Nous y trouvons un guest house potable et passons la journée à se promener en vélo et à déguster des bières dans un petit bistro. Je vous confirme que les bières artisanales chiliennes sont nombreuses et délicieuses. Bien que je ne boive plus d'alcool depuis plus de 3 ans, je n'ai pu résister à me désaltérer avec la bière chilienne. Je n'ai trouvé qu'une seule fois de la bière sans alcool.
Nous repartons vers 9h le lendemain après être repassé au guichet ATM et je constate que j'ai perdu mon détecteur de cadence hier.
Nous longeons la Rio Baker. Son eau est turquoise!
28 Janvier, Dimanche, 22C Cochrane/Bivouac Camping Framboises Distance: 49,02 km; Temps roulé: 4:40506; Vitesse moyenne: 10,5km/h; Vitesse Max: 44,3 km/h; Gain alt: 936 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Les prochains 40km seront les plus difficiles ou du moins, les plus dangereux du voyage en raison de la qualité du rupio. En effet, une vingtaine de centimètres de gravier a été récemment ajouté sur la route. Il est mou, poussiéreux, instable et mal compacté. La roue avant du vélo s'enfonce dedans et dérape en tout sens. Je réduit la pression dans mes pneus. Il faut ralentir l'allure et être constamment aux aguets lorsque des véhicules nous dépassent. Encore pire dans les descentes, on risque la chute à tout moment. À chaque véhicule qui passe, nous sommes saupoudrés de poussière. J'ai le moral au plus bas! On prend un ravito à l'écart du chemin pour respirer un peu.
À plusieurs reprises nous échangerons nos positions avec un groupe de jeunes cyclistes chiliens. On se dépassera mutuellement à plusieurs reprises. Après une longue descente, nous les rencontrerons encore à l'approche d'un pont. Ils nous indiquent qu'il y a un camping magnifique à 3.5Km dans la forêt. Après réflexions, nous décidons de les suivre. Ce sera une très sage décision!
On se retrouve sur une ferme perdue longeant une magnifique rivière. La propriétaire y a aménagé un terrain de camping avec douche (froide), toilette et foyer extérieur. Un cheval se promène librement au milieu du terrain. Nous sommes les seuls clients. Le site est enchanteur, que du bonheur!
Je me dirige vers la maison de la fermière pour payer mais il n'y a âme qui vive! J'entends la voix d'une femme au loin. C'est la fille de la fermière qui m'indique qu'elle est en train de cueillir des framboises pour préparer de la confiture. Henry est un grand amateur de fruits sauvages. Je vais donc le chercher pour aller aider la fille. On se retrouve dans une grande clairière couverte de framboisiers. Il y en a des milliers. En moins d'une heure, nous remplissons un 4 litres de framboises et lui remettons en cadeau! Je lui demande si nous pouvons déjeuner chez elle le lendemain. Yes!!!
Nous passons une soirée magnifique et je prépare un spaghetti sauce tomates et fromage pour nous eux. C'est le paradis! Vers 21h, nous allons nous coucher bien que la brunante n'arrive que vers 22h. Le lendemain, déjeuner chez la fermière. Délicieuses brioches et confitures de cerises et de framboises servis avec Nescafé, bien entendu! (Le chilien ne boivent que du Nescafé, à notre grand damne!)
29 Janvier, Lundi, 16C Bivouac Camping super/Caleta Tortel Distance: 84,59 km; Temps roulé: 6:33:54; Vitesse moyenne: 12,9km/h; Vitesse Max: 48,6 km/h; Gain alt: 972 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Caleta Tortel
Journée costaude. On savait que la route serait longue et qu'il y avait peu de possibilité que nous atteignons Caleta Tortel en une journée. Pour s'y rendre, nous devons quitter la Careterra Australe pour franchir 20km en direction de l'océan. Ce village est reconnu mondialement pour ses trottoirs en bois. C'est la seule façon de circuler dans le village. Pittoresque! Arrivé à l'intersection en fin de journée, nous y rencontrons une jeune cycliste Suisse que nous avions croisé à deux reprises plus tôt cette semaine. Elle revient de Tortel et nous indique qu'il y pleut tout le temps! La route descend sur plusieurs km avec une remontée abrupte vers la fin. Nous profitons d'un vent arrière et décidons d'essayer de l'atteindre. Ouf...j'ai poussé fort! Nous avons atteint le village vers 17h. Sur la place principale, un kiosque touristique vous indique les pensions disponibles pour nous héberger. Le préposé nous propose un gite au bas des escaliers (quelques centaines). Ça fait pas mon affaire pantoutte! Il nous propose de camper sur une plate-forme en bois! Pas vraiment, merci!
Je demande à Henry de surveiller les vélos pendant que j'entreprends de cogner aux portes des maisons à proximité du stationnement pour trouver un gîte plus facile d'accès. Bingo! Nous sommes allés diner dans un petit bistro qui n'offrait que du pain et des confitures. Vers 20h, une pluie diluvienne ne cessera de tomber jusqu'au lendemain!
En soirée, nous irons souper dans un charmant petit resto à la cuisine prétendument française. Le proprio était vraiment sympa!
Lever vers 7h am. Nous profitons d'une accalmie pour aller visiter le village. Les trottoirs se prolongent sur plusieurs kilomètres. C'est magique de parcourir la baie sur ces planches de bois franc pendant que plusieurs chiens nous accompagnent! Nous nous sommes promenés jusqu'à 9h sans réussir à trouver un seul endroit pour déjeuner. En dernier recours, nous nous sommes rendus chez la boulangère du village qui a accepté de nous préparer exceptionnellement 2 cafés et de nous vendre des gâteaux pour déjeuner. Elle est allée chercher les cafés dans sa maison à l'arrière!
30 Janvier, Mardi, 12C A) Caleta Tortel/Puerto Yungay ; B) Rio Bravo/Refugio Distance: 25,92 km; Temps roulé: 1:49:36; Vitesse moyenne: 13,5km/h; Vitesse Max: 13,5 km/h; Gain alt: 450 m;
Nous quittons Caleta Tortel en voiture. Je déniché un chauffeur pour nous reconduire à l'intersection quelques 20km plus loin. Ça ne me tentait pas de me retaper la même route qu'hier. Nous avons ensuite roulé jusqu'au traversier de Puerto Yungay\Rio Bravo. Nous avons bouffé au resto du quai en attendant le bateau.
La traversée a duré environ 90 minutes. Arrivé de l'autre côté à Rio Bravo, nous avons roulé pendant 12km avant de trouver un refuge abandonné sur le bord de la route. Je suis allé demandé l'autorisation de camper au propriétaire et nous nous sommes installés pour la nuit. Une heure plus tard, un des jeunes que nous avions rencontrés sur le ferry est venu nous rejoindre. Un cyclotouriste argentin en vacances pour 6 semaines. Après le souper, nous avons placoté jusqu'à 20 heures et puis dodo pour tous dans nos tentes respectives que nous avions montées à l'intérieur du refuge.
31 Janvier, Mercredi, 8C Rio Bravo Refugio/ Refugio de Jorge Distance: 57,75 km; Temps roulé: 4:30:36; Vitesse moyenne: 12,8km/h; Vitesse Max: 50,4 km/h; Gain alt: 1211 m;
Lever à 7h après une nuit glaciale. On plie bagages après avoir ingurgité un bol de céréales et un Nescafé. Notre ami Argentin décide de faire la grasse matinée. Quelques bonnes bosses sur le parcours et la pluie s'installe en début d'après-midi. On nous avait recommandé le refuge de Jorge à 55 km de Rio Bravo. On s'arrête à la première maison que nous rencontrons et demandons si on peut camper au propriétaire. Il ne parle pas un mot d'anglais mais on finit par comprendre qu'on peut s'installer un peu n'importe où. Le sol est en forte pente et la forêt est intense. Après plusieurs minutes à rechercher un talus horizontal, j'en conclu qu'on est pas au bon endroit. Je sors mon espagnol 201 et j'essaie de faire comprendre au proprio qu'on recherche un Refugio. Il finit par nous indiquer qu'il y en a un 5 km plus loin.
On reprend la route sous la pluie et on tombe sur le fameux refuge de Jorge. Je vais demander la permission qui nous est accordée avec un mot de bienvenu! Le refuge est une cabane en bois dont les planches pivotent pour laisser entrer l'air. Surprise en ouvrant la porte...un gros feu de foyer réchauffe l'endroit. C'est très rustique mais au moins, nous sommes à l'abri de la pluie et bien au chaud. Il y a même une bécosse sèche à l'arrière. Un ruisseau roule de l'autre côté de la rue où nous pouvons nous approvisionner en eau potable.
Une demi-heure plus tard, on entend quelqu'un arriver avec une brouette de buches. C'était le célèbre Jorge! Il ne parle pas un mot d'anglais et est collant comme une mouche. Il s'est paisiblement assis à côté du foyer et nous a observé pendant de longues minutes...pendant des heures! En réalité, il est resté avec nous pendant au moins 2 heures, jusqu'à ce que nous lui fassions comprendre qu'on devait préparer notre repas et dormir. On a bien essayé d'échanger un peu avec lui. J'ai cru comprendre qu'il est né à O'Higgins, qu'il est célibataire, que ses seuls amis sont les cyclotouristes qui font escale au refuge. Il est bien gentil Jorge, mais c'est une méchante tache à marde comme on dit chez nous.
Il est revenu en soirée nous porter 2 bûches mais nous avions déjà fait une razzia dans la forêt de l'autre coté de la rue. Nous avons réussi à le mettre dehors pour dormir mais on s'est fait emboucaner solide pendant la nuit, à tel point qu'Henry a dû ouvrir la porte pour ne pas étouffer (il fait de l'asthme) . Nos vêtements et sacs de couchage auront une odeur de fumée pour le reste du voyage!
Nous avons levé le camp vers 7 heures avant que Jorge ne se pointe encore. En faisant mes bagages, j'ai remarqué qu'il manquait un mousqueton sur l'une de mes sacoches. Henry me dit qu'il l'avait aperçu sur le plancher la veille... Jorge?
En discutant avec notre amie Cycliste Suisse le lendemain, nous apprendrons que Jorge l'a harcelé sexuellement la veille. Il réclamait des baisers et voulait qu'elle aille avec lui dans sa maison. Elle a eu la peur de sa vie! Heureusement, d'autres cyclistes sont arrivés dans la soirée!
1 Février, Jeudi, 12C Refugio de Jorge/Villa O'Higgins Distance: 31,15 km; Temps roulé: 2:23:49; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 49,0 km/h; Gain alt: 467 m;
Villa O'Higgins, avant dernière étape au Chili avant de prendre le traversier pour l'Argentine. La route qui longe le Lago Cines est splendide mais il en va tout autrement des 10 derniers kilomètres de rupio. Ils devaient surement servir à graver dans votre mémoire combien il est parfois pénible et enrageant de rouler dessus! L'Enfer avec ses planches à laver, ses côtes pentues et sa poussière. Un bon vent de face pour agrémenter le tout! Mais quelle satisfaction d'arriver à destination!
O'Higgins est un charmant petit village touristique et constitue la fin de la Carretera Australe. Impossible de se rendre plus loin avec un véhicule moteur!
Le défi consiste ici à se trouver un place sur l'un des trois traversiers qui assurent la liaison avec l'Argentine. La procédure de réservation est chaotique, voir anarchique sinon délirante! Il faut mentionner que le plus gros des 3 traversiers est hors d'usage depuis plusieurs mois. Les 2 autres peuvent transporter 18 passagers et entre 5 et 7 vélos sur le pont arrière. Il peut y avoir 2 voyages par jour selon l'humeur des capitaines et des conditions météo. Les 2 premiers quittent le port vers 7h du matin. Si le vent le permet, les capitaines acceptent parfois de faire une deuxième traversée vers 13h. Prenez note que les vagues passent parfois par dessus le bateau!
La première étape consiste à enregistrer son nom sur les listes d'attente. Comme il y a 2 compagnie maritime différentes, il y a 2 listes. Pour ajouter un peu de piment, les touristes s'inscrivent sur les 2 listes en espérant embarquer sur le premier qui se libère. Ça fout le bordel total. Pas moyen de savoir quand nous embarquerons, mais on nous prévient que ce ne sera pas avant 3 ou 4 jours. Nous rencontrons des cyclistes qui attendent depuis une semaine. Au moins, du côté de O'Higgins, il y a des hôtels, des restaurants et des épiceries. Si vous venez dans l'autre sens, il n'y a aucune nourriture disponible de l'autre côté du lac. Imaginez 5 jours sans bouffe!!! Heureusement, la majorité des voyageurs connaissent la situation et l'entre-aide est de mise.
Pour mettre les chances de notre bord, je suggère à Henry de louer notre chambre chez la femme de l'un des capitaines. Elle tient une auberge et des cabanas. On ira même jusqu'à y prendre nos soupers pour qu'elle nous aime encore plus! On s'installe donc pour quelques jours, tout en rayant mon projet de visiter Torres Del Paine en raison du manque de temps avant de m'envoler de El Calafate. Nous sommes mercredi!
3 Février, Samedi, 22C O'Higgins/Candelario Mancilla Distance: +/-12 km; De O'Higgins au bateau; du Quai au Douanes; Des douanes au camping sauvage.
Vendredi, elle (Ana) nous laisse un petit espoir pour le voyage de l'après-midi....mais il sera annulé. Samedi matin au déjeuner, je lui montre mon billet d'avion pour Buenos Aires le 11 février tout en lui expliquant que j'ai besoin de 5 jours de vélo au minimum pour me rendre à El Calafate. Mon calme, mon sourire et ma gentillesse finiront par porter fruits!
Vers midi, elle me suggère de préparer nos bagages au cas où...et vers 13h, elle nous confirme de nous rendre en toute urgence au port qui est à 7 kilomètres d'O'higgins. Ni une ni deux, on roule comme des débiles jusqu'au port!
Arrivé au quai, l'ambiance est tendue. Il y a 7 cyclistes et un groupe de 15 marcheurs australiens sur un tour organisé. Moi et Henry sommes arrivés les derniers, on fait pattes blanches. Soudainement, le Capitaine nous crie d'avancer avec nos vélos. On passe devant tout les autres cyclistes et les 4 jeunes commencent à se plaindre argumentant que ça fait une semaine qu'ils attendent et que leurs billets sont déjà payés! Des Carabineros surveillent l'embarquement. On monte avec les vélos, le cœur plus léger! Quelle chance nous avons! Notre stratégie a été payante!
La traversée a été mouvementée. 2 heures à se faire brasser par le vent et les vagues. Les derniers 30 minutes ont été holé holé!
Rendus à Candelario Mancilla, il y avait un camping à côté du port. Nous avons préféré passer immédiatement aux douanes pour faire un bivouac sauvage quelques kilomètres plus loin afin de tenter d'embarquer sur le traversier de 11h à Lago Del Desierto demain.
Les 8 premiers kilomètres en sortant du traversier sont costauds. Un montée continuelle avec des dénivelés variant de 7 à 14% sur un ripio impossible à rouler sur le vélo. On pousse continuellement! Nous avons parcouru 4 kilomètres avant de trouver un terrain plat à l'abri du vent pour planter nos tentes.
4 Février, Dimanche, 14C Candelario Mancilla/El Chalten Distance: 48,39 km; Temps roulé: 3:37:49; Vitesse moyenne: 13,4km/h; Vitesse Max: 38,9 km/h; Gain alt: 861 m.
Réveil à 5h du matin, il fait encore noir. La nuit a été fraiche et courte. C'est pas l'envie de me blottir au fond de mon sac de couchage qui me manque! On plie bagages, Henry nous prépare un café et des céréales avec du lait en poudre et de l'eau chaude. Beurk!...mais il faut se mettre quelque chose dans l'estomac avant d'entreprendre le mythique sentier vers Lago Del Desierto!
Le soleil se lève et nous offre des éclairages magiques sur la montagne. On pousse, pousse et pousse.
Arrivé au sommet, la piste fait 2 mètres de large et devient partiellement carrossable sur 3 à 5 kilomètres. Il faut rouler avec prudence sur cette corniche car la falaise est profonde et escarpée. Soudainement, on aperçoit un pancarte de bienvenue en Argentine. Surprise, le sentier passe de 2 mètres à 50 centimètres de large. Ayoye, c'est un sentier pédestre!
Nous traverserons des marécages, des cours d'eau à pieds nus, des forêts enchanteresses, des montées dingues, des talus à 20%D+, des passages étroits entre les conifères, et j'en passe. Ce sentier nous laisse des souvenirs inoubliables et merveilleux. Tout un défi mais tellement fascinant. Nous nous comptons chanceux car depuis quelques jours, il n'y a pas eu de pluie. Le sentier est presque sec!
À 3 ou 4 km de la fin, du sommet de la montagne, on aperçoit le Lago Del Desierto . Il est 10;50h et le traversier est encore à quai. Encore un peu d'espoir mais nous ne nous faisons pas d'illusions, ça va être serré. Je prends les devant et pousse du mieux que je peux dans la longue descente mais le sentier est tellement accidenté qu'il est impossible d'accélérer sans tomber. J'arriverai au quai à 11;15h pour voir le bateau s'éloigner à 500 mètres de moi. Déception, mais heureusement, il y sera de retour vers 17h.
Nous passons par le contrôle frontalier pour estampiller nos passeports et officialiser notre entrée sur le territoire Argentin. Nous profiterons de la journée pour laver nos vélos, admirer le paysage et les bourrasques de vents qui soulèvent l'eau sur le lac comme des tempêtes de sable: Lago Del Desierto tient-il son nom de là?
Le bateau revient vers 18h et le vent nous fait craindre le pire...mais on largue les amarres vers 6:30h. La traversée se passe sans encombres mais c'est très impressionnant de voir les gouttelettes d'eau balayées par le vent. Nous accostons à destination vers 20h. Il reste environ 38km de rupio avant d'atteindre El Chalten et la pluie s'est mise de la partie. Le parcours est relativement plat et nous bénéficions d'un vent de dos. Par endroit, la route est inondée par la rivière.
Nous rejoignons El Chalten à la brunante vers 21;30h. J'avais réservé une chambre double dans une magnifique auberge avant de partir de Québec. J'offre à Henry de la partager avec moi.
5 Février, Lundi, 19C
El Chalten est une petite bourgade très touristique situé au pied du Fitz Roy. C'est une plaque tournante internationalement reconnue pour ses multiples sentiers pédestres en montagne. On se croirait en Suisse! Des dizaines de restaurants et de boutiques offrent des produits aux nombreux touristes. Un confort occidental parfait mais le cachet argentin en prend pour son rhume!
Henry reprend la route vers El Calafate après-demain. J'irai le rejoindre en bus 2 jours plus tard. Au programme: lecture avec ma liseuse, promenades dans le village, copieux repas dans les restaurants argentins. Déjà trois semaines qu'on voyage ensemble! Ça fait du bien de me retrouver seul à relaxer à mon rythme. J'aurais aimé escalader le sentier qui se rend au Fitz Roy mais d'épais nuages enveloppent la montagne et mon corps n'a pas envie de se faire violence.
8 Février, Jeudi, 18C
Je prends le bus à 13h en direction d'El Calafate. 235km de pampa. Le chauffeur me demande de retirer les pédales, la Roue Avant et le guidon pour pouvoir loger le vélo dans le compartiment a bagages. On m'avait prévenu que le vélo pourrait suivre dans un autre bus en cas de manque d'espace. Ouf!
Le paysage change dramatiquement dès la sortie de El Chalten. De plaines à pertes de vues et aucun arbre à l'horizon..et le vent qui ne cesse d'augmenter. Ça me fait penser à Henry qui s'est tapé ces 235km en 48 heures.
J'arrive à El Calafate vers 16;30h. Je reçois un texto d'Henry. Il a choisi un autre hotel que le mien. Celui que j'avais réservé est en haut de la montagne, à 3km du centre-ville. J'annule ma réservation et je rejoins Henry quelques minutes plus tard. Son hotel est super. El Calafate est un gros village touristique et constitue le point de départ pour se rendre au glacier Perito Moreno. Henry a déjà acheté les billets pour demain matin. On s'offre une bonne bouffe avant d'aller se coucher tôt pour l'expédition au glacier.
Le bus se pointe à 8:30h et nous nous dirigeons vers le terminus où un luxueux autobus nous attend. Le trajet pour se rendre au Perito Moreno durera presque 2 heures. Nous arrivons dans un gros stationnement vide situé à proximité d'un gros restaurant. L'endroit doit être très achalandé en milieu de journée! Des indications nous dirigent vers de modernes passerelles en acier qui se rendent au glacier. Un panneau nous indique qu'il y aura plusieurs kilomètres de passerelles à parcourir. Après quelques minutes de marche nous apparait le glacier au loin. La scène me coupe le souffle. Il est gigantesque! J'ai pris des centaines de photos...mais aucune ne semble rendre hommage aux images que j'ai sous les yeux!
Tout simplement Grandiose! On se sent minuscule devant autant de beauté!
Nous retournerons à El Calafate vers 16 heures. Quelle journée mémorable...et un souper typique nous attend en ville!
Encore une fois, on se paye la traite. Nous irons dévorer un parrilla (barbecue argentin avec d’énormes morceaux de viande qui cuisent sur une braise blanche) dans le plus chic restaurant de la ville. Pour couronner le tout, on s'offre notre première bouteille de vin du voyage, un savoureux Syrah Argentin.
C'est notre repas d'adieu! Henry poursuit sa route jusqu'à Ushuaïa demain. Pour ma part, je dois démonter mon vélo pour prendre l'avion en direction de Buenos Aires dans 2 jours. Henry a été un compagnon de voyage idéal. Je n'avais pas prévu voyager en duo et sincèrement, l'idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit! Nous nous sommes entendus comme des copains d'enfance. Aucune tension, un respect mutuel total, un rythme similaire, même si Henry a dû m'attendre à quelques reprises. J'ai beaucoup appris de lui et il a su m’amener à dépasser mes limites. Je n'aurais jamais pu franchir de si longues distances en solo, du moins j'en doute fort! Merci Henry, j'espère que nous aurons l'occasion de faire un autre voyage ensemble un jour...Le Pamir?
10 Février, Samedi, 18C
J'ai pris possession de la boîte que j'avais réservée avant mon départ dans une boutique de vélo locale. USD$25 pour une boite de carton qui avait déjà au moins un voyage trans-atlantique dans le corps. (Étiquette de France sur la boîte)...mais elle est parfaite! Me voici donc prêt à rentrer à la maison.
Après une escale de 36 heures à Buenos Aires, j'ai pris le Vol AC93 en direction de Santiago/Toronto/Québec.
Fin de l'aventure! Un petit montage Vidéo de mon périple!
12 Janvier 2018, Vendredi
Tout a commencé par une tempête de verglas à Toronto le jour de mon départ. Arrivé à l'aéroport de Québec 3 heures à l'avance avec mon vélo et mes sacoches, je voulais m'assurer d'embarquer avec tout mon kit!
Premier en ligne au comptoir d'Air Canada, on m'annonce que mon vol de 20h est annulé. J'avais une correspondance à Toronto à minuit. La préposé me déniche un siège sur le vol de 18:30h, Youpie!!! Je me retrouve dans la zone internationale...mais ce vol est reporté à 5 reprises jusqu'à ce qu'on confirme son départ pour 23h. Inutile de patienter plus longtemps à l'aéroport pour espérer rejoindre ma connexion à Toronto sur mon vol vers Santiago à minuit! Je fais débarquer mon vélo de la soute de l'avion et je retourne à la maison après m'être assuré une place sur le vol du lendemain. Par la même occasion, je venais de perdre mon vol au Chili entre Santiago et Puerto Montt. $$$
Je décolle finalement le lendemain à 16h et arrive à temps avec TOUT mes bagages à Santiago. Je rejoins Puerto Montt vers 21h et mon taxi m'attendait comme prévu!
Puerto Montt est une coquette ville touristique avec sa promenade longeant la côte. Comme la Carretera est partiellement fermée à Santa Lucia en raison d'un glissement de terrain, je dois prendre 2 traversiers, le premier de Puerto Montt à Chaiten. Ce glissement a définitivement rayé de la carte Villa Santa Lucia...du moins pour un bon moment. Le gouvernement a fait évacuer le village car les risques d'un second glissement sont encore bien présents. La pluie incessante a obligé les secouristes à interrompre la recherche des disparus. C'est un glacier qui s'est décroché en haute montagne emportant avec lui roches et végétation. Tout ça a provoqué la création d'un gigantesque torrent qui dévalait la vallée engloutissant sur son passage la moitié du village et tuant plus d'une quinzaine de personnes.
16 Janvier, Mardi; 15C Ballade à Chaiten:
Je fais escale à Chaiten pendant 15 heures avant d'embarquer sur le second traversier de 23h. Je passe la journée à me balader en ville après avoir loué une chambre pour la journée avant que la pluie ne se pointe. J'aurais pu m'en passer... je n'ai pas réussi à dormir de toute façon! 17 Janvier, Mercredi; 11C Raul Marin Balmaceda/La Junta: Distance: 75.35 km; Temps roulé: 5:55:39; Vitesse moyenne: 12,7km/h; Vitesse Max: 38,5km/h; Gain alt: 773 m; Cadence moyenne: 78RPM
Départ à 23h pour 7 heures de mer jusqu'à Chaiten. Tout le monde dort sur les banquettes.
Arrivé sous la pluie à 6h du matin à Raul Marin pour entreprendre mon périple sur le Ripio (route de terre et de gravier, genre planche à laver). Je fais un arrêt 2 km plus loin chez le premier Hospedage afin d'y déposer 2 pneus que j'ai apportés pour mes amis Normand et Hélène qui voyagent sur leur tandem depuis plus d'un an. Ils viendront les chercher dans quelques semaines. Je leur ai offert 2 petites bouteilles de sirop d'érable en cadeau! 75km et 773D+ sous la pluie pour me rendre à La Junta. Un peu raide pour la première journée d'un cycliste qui n'a pas vraiment la forme. On prétend que ça revient après la première semaine! Consolation: Lorsqu'il pleut, les véhicules ne soulèvent pas de poussière!
Je croise 3 Chiliens en vélo de montagne quelques km plus loin. L'un d'eux a fait une chute dans le ripio mou en prenant trop vite une courbe au bas d'une descente. Il a fracturé son porte-bagage arrière dans sa chute. Je lui offre 2 Tie-wrap en plastique mais je doute que ça fasse l'affaire. La ville la plus proche est à 75km et la route est en ripio jusqu'à destination. Il devra sans doute trouver un véhicule pour se rendre à La Junta. J'ai fait la rencontre d'un australien (Henry) et d'un argentin (Andreas) sur le ferry. Henry, qui est âgé de 70 ans, a traversé les USA de San Francisco à New York en 89 jours l'an dernier. Après s'être croisé 2 fois sur la route, il me tient compagnie jusqu'à La Junta et nous ne nous quitterons plus jusqu'à El Calafate en Argentine. Andreas cassera la patte de son dérailleur après 30 km. J'apprendrai quelques jours plus tard qu'il a réussi à en trouver une par hasard dans un petit magasin de vélo. Incroyable!
Le plus déconcertant avec le ripio, ce sont les rouleaux de terre, des bosses à répétition, comme un planche à laver. Difficile à expliquer si vous n'avez jamais expérimenté par vous même! Admettons qu'il est préférable de tenir le guidon à deux mains. Il est impossible de maintenir un rythme, même en descente. Casse-gueule assuré! Le voyage s'annonce un peu plus compliqué que j'anticipais!
Il a plu toute la journée mais je suis très confortable sous mes vêtements de pluie. Le mercure se tient autour de 09-12C. Arrivé à La Junta, nous ne trouvons qu'un gîte avec un lit double à se partager....hahaha...plutôt intime pour une première nuit avec mon nouveau copain! Espérons que nous ne ronflerons pas trop!
18 Janvier, Jeudi, 14C La Junta/Puyuhuapi: Distance: 44.62 km; Temps roulé: 2:56:39; Vitesse moyenne: 15.2km/h; Vitesse Max: 50,5km/h; Gain alt: 728 m; Cadence moyenne: 85RPM
Lever à 7h et on embarque sur la route vers 8:00h. Henry préfère rouler tôt, ce qui est préférable pour éviter la circulation et la poussière soulevée par les véhicules. Henry a beaucoup d'expérience en cyclotourisme et des mollets d'acier. Il est très méthodique et j'apprendrai beaucoup de lui. Comme il est beaucoup plus en forme que moi, il m'amènera à dépasser mes limites à de nombreuses occasions. Il est un partenaire patient, courtois, et nous nous accordons à merveille.
Partiellement nuageux, 27km de route pavée, nous arrivons à Puyuhuapi vers 11:30h. Jolie petite ville située sur le bord d’un lac où j'avais réservé un guest house tenu par une allemande. Nous louerons un taxi (Pickup) pour nous rendre au Parc Queulat en après-midi. La route est fermée sur une section de 5km et nous devrons prendre un ferry. On en profite pour embarquer des pouceux dans la boîte. Au souper, nous aurons droit à la parade du Carnaval avec danse et musique. Malgré la bruine, tout le village est présent!
19 Janvier, Vendredi, 17C Puyuhuapi/Villa Amengual: Distance: 81.71 km; Temps roulé: 6:22:45; Vitesse moyenne: 12.8 km/h; Vitesse Max: 53,3km/h; Gain alt: 1969 m; Cadence moyenne: 81RPM
Ouf, un grosse journée aujourd'hui. Départ de Puyuhuapi à 8h et arrivée à Villa Amengual à 20h! Le rythme d'Henry est beaucoup plus soutenu que le mien mais il est patient. Il prend ça cool mais moi j'ai toujours le pied dans le plancher! Les derniers kilomètres ont été pénibles. Je fais attention de bien m'hydrater et on bouffe fréquemment. J'ai apporté des électrolytes pour diluer dans mes gourdes et des jujubes GU. On bouffe des Snickers, du pain, du fromage, des biscuits, des barres tendres, du chocolat, beurre d'arachides, des cannes de saumon ou de thon, etc... On remplit nos bouteilles dans les milliers de ruisseaux et chutes qui longent la route.
En approchant du village, on rencontre un cycliste au bord de la route pour lui demander de nous indiquer un gîte. Je suis heureux de constater que mon espagnol 101 n'est pas complètement effacé de ma mémoire car Henry ne parle qu'anglais et Allemand. Il s'avère que ce cycliste est un Argentin dans la 60n qui voyage avec 6 copains venus avec leurs vélos de montagne pour rider sur la Carretera. Il me recommande un guest house et nous convenons de souper ensemble vers 21h. Ce sera un repas très agréable et une bonne pratique pour mon espagnol qui est de niveau semblable à leur anglais. LOL!
20 Janvier, Samedi, 28C Villa Amengual/Villa Maniguales Distance: 59.07 km; Temps roulé: 3:26:45; Vitesse moyenne: 17.2 km/h; Vitesse Max: 66,6km/h; Gain alt: 692 m; Cadence moyenne: 86RPM
Nous avons fait une pause ravito sur un viaduc surplombant une rivière...encore! À l'approche d'une voiture, à la blague, j'allonge le bras pour leur présenter un biscuit au bout de mes doigts afin de les inviter à partager avec nous. 10 mètres plus loin, la voiture s'immobilise...je m'approche, un peu méfiant! Le chauffeur et sa conjointe me font un large sourire et m'offrent une grosse barre de chocolat à peine entamée. Muchos Gracias! et ils reprennent leur chemin. Génial, nous l'avons bouffé au complet sur le champ!
Ce fût une magnifique journée ensoleillée et chaude...un peu trop même! Une étape reposante. Les paysages sont à couper le souffle. Le village borde une grande lagune dans laquelle nous n'hésiterons pas de s'y baigner! L'eau est froide mais devient confortable après quelques minutes d'immersion. Quel plaisir après une journée de vélo! Ce sera la seule occasion qui se présentera pour se baigner au cours du voyage.
21 Janvier, Dimanche, 22C Villa Maniguales/Coyhaique Distance: 88.55 km; Temps roulé: 5:42:36; Vitesse moyenne: 15,5 km/h; Vitesse Max: 55,6km/h; Gain alt: 1336 m; Cadence moyenne: 86RPM.
Journée costaude avec de bonnes côtes! À mi-chemin, on fait un arrêt dans un ranch équestre pour se ravitailler. Nous sommes les seuls clients et nous aurons droit à un hamburger de mouton gargantuesque. Nous traverserons un tunnel dans la montagne au cours d'une longue montée de 12km atteignant D+11% par endroit. Elle sera suivi d'une deuxième montée abrupte avant d'atteindre la ville de Coyhaique. Ouf, j'étais content d'arriver!
Coyhaique est une magnifique petite ville touristique. Un centre de ski en saison hivernale. Le cœur du village offre une multitude de boutiques et restaurants le long d'une rue piétonnière. Nous y dégusterons notre premier Parrilla, un plateau de viandes variées grillées sur un mini BBQ au charbon de bois. (Poulet, Boeuf, Mouton, Porc, Saucisses accompagnés d'un gigantesque plats de frites!) Hé non, on en viendra pas à bout!
En sortant du restaurant, on fait une rencontre ahurissante, un chien au comportement pour le moins bizarre!
22 Janvier, Lundi, 15C Coyhaique/Cerro Castillo Distance: 97,61 km; Temps roulé: 7:02:07; Vitesse moyenne: 13,9 km/h; Vitesse Max: 75,6km/h; Gain alt: 2831 m; Cadence moyenne: 87RPM.
Ouf, celle-là a été tough! J'ai vraiment été au bout de mes ressources et j'ai failli renoncer à plusieurs reprises, d'autant plus que la journée précédente avait été costaude aussi. Des montées qui n'en finissent pas, à chaque virage, on espère que c'est la dernière. Je dois pousser mon vélo sur plusieurs kilomètres et des cyclistes plus jeunes que nous rencontrons en font autant. J'en ai même vu un abdiquer! Henry est un ancien coureur de vélo de montagne. Il s'adapte plus facilement que moi et jamais on ne l'entend se plaindre. Un exemple de résilience inspirant!
Vers le 80ième km, j'envisage sérieusement de faire du pouce. J'avance péniblement par poussée de 500mètres. Pause...Chocolat...breuvage...jujubes! Rien y fait et le vent de face s'est levé depuis plusieurs kilomètres. Je suis découragé mais je me rend bien compte qu'Henry a encore de l'énergie à revendre. Merde, je me sens comme un poids lourd. Je lui propose de continuer seul, il refuse et m'affirme que lui aussi souffre beaucoup. On envisage même de planter notre tente sur le bord de la route.
Sur le point d'abandonner, je consulte mon GPS Garmin et je constate qu'à quelques km plus loin se profile une longue côte descendante. Exactement ce qu'il fallait pour me ragaillardir. Nous sommes à environ 25km de Cerro Castillo et nous sommes en ascension depuis 50 kilomètres. Il faudra bien que ça descende à un moment donné!
Arrivé au km 81, nous entreprenons une descente continue sur plus de 12 kilomètres. La jouissance totale et le panorama est à couper le souffle!!! Je m'en serais voulu pour le reste de mes jours si j'avais embarqué dans un camion 25 km plus tôt! La route descend comme un serpent jusqu'au village de Cerro Castillo. Nous faisons un pause dans une halte pour prendre des photos et jouir du moment!
On finit par trouver un guest house plutôt ordinaire ( il y avait des champignons de 6 centimètres qui poussaient dans la salle de bain) et un petit resto sympa pour le souper. On y retournera même le lendemain pour déjeuner.
Aujourd'hui, Henry a eu 71 ans!
23 Janvier, Mardi, 19C Cerro Castillo/Bivouac camping sauvage Distance: 52,35 km; Temps roulé: 5:30:39; Vitesse moyenne: 9,5km/h; Vitesse Max: 32,8 km/h; Gain alt: 983 m; Cadence moyenne: 84RPM.
Les derniers 12km étaient robustes! Notre destination est Puerto Tranquillo mais c'est trop loin pour y arriver en une journée. À mi-chemin, on commence à chercher un endroit pour bivouaquer. Un couple de cycliste français nous guide vers un endroit près d'un ruisseau qu'ils ont repéré sur une application IPhone. Malheureusement, une clôture barrée en interdit l'accès. Ils poursuivent leur chemin alors que nous décidons d’enjamber la barrière. Ce sera ma première nuit sous la belle étoile. Au moins, il ne pleut pas! Henry a une crevaison lente sur sa roue arrière et en profite pour tenter de la localiser...sans succès! Changement de tube! Depuis ce matin qu'il doit gonfler son pneu périodiquement.
J'ai gelé toute la nuit, le mercure a du descendre sous les 0C. Il y avait même de la glace sur le double-toit de la tente. Lever à 7h et on reprend la route vers 8h.
24 Janvier, Mercredi, 19C Bivouac/Puerto Tranquilo Distance: 63,76 km; Temps roulé: 4:54:39; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 47,5 km/h; Gain alt: 892 m; Cadence moyenne: 78RPM.
Étape importante avec une journée de repos pour visiter les célèbres Cavernes de Marbre. Une petite pause me fera le plus grand bien! On arrive en début d'après-midi et on se trouve une auberge à proximité. J'en avais réservé une sur Booking.com mais on a réalisé qu'il fallait monter 5km de pente pour y accéder!
On magasine nos billets pour la croisière prévue le lendemain et on relaxe en faisant sécher nos tentes. J'en profite pour aller faire laver nos vêtements chez une voisine.
Lever à 7h pour se rendre au bateau. Chanceux, il n'y a qu'une famille de 4 chiliens qui se joint à nous. Les autres embarcations transportent parfois jusqu'à 12 touristes. Nous voguons pendant 30 minutes pour atteindre les cavernes. La visite durera 2 heures et nous sommes époustouflés par la beauté et les couleurs des cavernes. Un must à ne pas manquer!
Nous passons le reste de la journée à bouffer et relaxer sur une terrasse tout en profitant du WIFI pour communiquer avec nos familles via Facebook. Le WIFI est tellement lent que nous le surnommons WIFOU! Je trimballe mon ordinateur pour maintenir le contact avec mes clients et faire rouler la business depuis le début. C'est parfois un peu agaçant mais j'ai pas à me plaindre! Quelle chance que j'ai de pouvoir m'absenter du bureau pendant 30 jours tout en continuant de travailler et de voyager. Joindre l'utile à l'agréable!
26 Janvier, Vendredi, 24.4C Puerto Tranquillo/Puerto Bertrand Distance: 63,43 km; Temps roulé: 5:47:39; Vitesse moyenne: 11,5km/h; Vitesse Max: 46,09 km/h; Gain alt: 1346 m;
Une belle journée sans encombres. De bonnes montées en début et fin de journée sous des paysages magnifiques. Rendu à Puerto Bertrand, on s'est arrêté dans un petit resto et j'ai demandé à la serveuse des indications pour s'héberger. Elle nous propose une merveilleuse chambre dans un bâtiment en construction à l'arrière du resto. Génial!
27 Janvier, Samedi, 19C Puerto Bertrand/Cochrane Distance: 49,61 km; Temps roulé: 3:55:46; Vitesse moyenne: 12,6km/h; Vitesse Max: 51,1 km/h; Gain alt: 1145 m; Cadence moyenne: ???RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Cette étape est très vallonnée. Ça ne cesse démonter et descendre. Cochrane est la dernière ville dotée d'un guichet automatique (ATM) où nous pouvons acheter des devises pour nous rendre jusqu'en Argentine. Nous y trouvons un guest house potable et passons la journée à se promener en vélo et à déguster des bières dans un petit bistro. Je vous confirme que les bières artisanales chiliennes sont nombreuses et délicieuses. Bien que je ne boive plus d'alcool depuis plus de 3 ans, je n'ai pu résister à me désaltérer avec la bière chilienne. Je n'ai trouvé qu'une seule fois de la bière sans alcool.
Nous repartons vers 9h le lendemain après être repassé au guichet ATM et je constate que j'ai perdu mon détecteur de cadence hier.
Nous longeons la Rio Baker. Son eau est turquoise!
28 Janvier, Dimanche, 22C Cochrane/Bivouac Camping Framboises Distance: 49,02 km; Temps roulé: 4:40506; Vitesse moyenne: 10,5km/h; Vitesse Max: 44,3 km/h; Gain alt: 936 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Les prochains 40km seront les plus difficiles ou du moins, les plus dangereux du voyage en raison de la qualité du rupio. En effet, une vingtaine de centimètres de gravier a été récemment ajouté sur la route. Il est mou, poussiéreux, instable et mal compacté. La roue avant du vélo s'enfonce dedans et dérape en tout sens. Je réduit la pression dans mes pneus. Il faut ralentir l'allure et être constamment aux aguets lorsque des véhicules nous dépassent. Encore pire dans les descentes, on risque la chute à tout moment. À chaque véhicule qui passe, nous sommes saupoudrés de poussière. J'ai le moral au plus bas! On prend un ravito à l'écart du chemin pour respirer un peu.
À plusieurs reprises nous échangerons nos positions avec un groupe de jeunes cyclistes chiliens. On se dépassera mutuellement à plusieurs reprises. Après une longue descente, nous les rencontrerons encore à l'approche d'un pont. Ils nous indiquent qu'il y a un camping magnifique à 3.5Km dans la forêt. Après réflexions, nous décidons de les suivre. Ce sera une très sage décision!
On se retrouve sur une ferme perdue longeant une magnifique rivière. La propriétaire y a aménagé un terrain de camping avec douche (froide), toilette et foyer extérieur. Un cheval se promène librement au milieu du terrain. Nous sommes les seuls clients. Le site est enchanteur, que du bonheur!
Je me dirige vers la maison de la fermière pour payer mais il n'y a âme qui vive! J'entends la voix d'une femme au loin. C'est la fille de la fermière qui m'indique qu'elle est en train de cueillir des framboises pour préparer de la confiture. Henry est un grand amateur de fruits sauvages. Je vais donc le chercher pour aller aider la fille. On se retrouve dans une grande clairière couverte de framboisiers. Il y en a des milliers. En moins d'une heure, nous remplissons un 4 litres de framboises et lui remettons en cadeau! Je lui demande si nous pouvons déjeuner chez elle le lendemain. Yes!!!
Nous passons une soirée magnifique et je prépare un spaghetti sauce tomates et fromage pour nous eux. C'est le paradis! Vers 21h, nous allons nous coucher bien que la brunante n'arrive que vers 22h. Le lendemain, déjeuner chez la fermière. Délicieuses brioches et confitures de cerises et de framboises servis avec Nescafé, bien entendu! (Le chilien ne boivent que du Nescafé, à notre grand damne!)
29 Janvier, Lundi, 16C Bivouac Camping super/Caleta Tortel Distance: 84,59 km; Temps roulé: 6:33:54; Vitesse moyenne: 12,9km/h; Vitesse Max: 48,6 km/h; Gain alt: 972 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Caleta Tortel
Journée costaude. On savait que la route serait longue et qu'il y avait peu de possibilité que nous atteignons Caleta Tortel en une journée. Pour s'y rendre, nous devons quitter la Careterra Australe pour franchir 20km en direction de l'océan. Ce village est reconnu mondialement pour ses trottoirs en bois. C'est la seule façon de circuler dans le village. Pittoresque! Arrivé à l'intersection en fin de journée, nous y rencontrons une jeune cycliste Suisse que nous avions croisé à deux reprises plus tôt cette semaine. Elle revient de Tortel et nous indique qu'il y pleut tout le temps! La route descend sur plusieurs km avec une remontée abrupte vers la fin. Nous profitons d'un vent arrière et décidons d'essayer de l'atteindre. Ouf...j'ai poussé fort! Nous avons atteint le village vers 17h. Sur la place principale, un kiosque touristique vous indique les pensions disponibles pour nous héberger. Le préposé nous propose un gite au bas des escaliers (quelques centaines). Ça fait pas mon affaire pantoutte! Il nous propose de camper sur une plate-forme en bois! Pas vraiment, merci!
Je demande à Henry de surveiller les vélos pendant que j'entreprends de cogner aux portes des maisons à proximité du stationnement pour trouver un gîte plus facile d'accès. Bingo! Nous sommes allés diner dans un petit bistro qui n'offrait que du pain et des confitures. Vers 20h, une pluie diluvienne ne cessera de tomber jusqu'au lendemain!
En soirée, nous irons souper dans un charmant petit resto à la cuisine prétendument française. Le proprio était vraiment sympa!
Lever vers 7h am. Nous profitons d'une accalmie pour aller visiter le village. Les trottoirs se prolongent sur plusieurs kilomètres. C'est magique de parcourir la baie sur ces planches de bois franc pendant que plusieurs chiens nous accompagnent! Nous nous sommes promenés jusqu'à 9h sans réussir à trouver un seul endroit pour déjeuner. En dernier recours, nous nous sommes rendus chez la boulangère du village qui a accepté de nous préparer exceptionnellement 2 cafés et de nous vendre des gâteaux pour déjeuner. Elle est allée chercher les cafés dans sa maison à l'arrière!
30 Janvier, Mardi, 12C A) Caleta Tortel/Puerto Yungay ; B) Rio Bravo/Refugio Distance: 25,92 km; Temps roulé: 1:49:36; Vitesse moyenne: 13,5km/h; Vitesse Max: 13,5 km/h; Gain alt: 450 m;
Nous quittons Caleta Tortel en voiture. Je déniché un chauffeur pour nous reconduire à l'intersection quelques 20km plus loin. Ça ne me tentait pas de me retaper la même route qu'hier. Nous avons ensuite roulé jusqu'au traversier de Puerto Yungay\Rio Bravo. Nous avons bouffé au resto du quai en attendant le bateau.
La traversée a duré environ 90 minutes. Arrivé de l'autre côté à Rio Bravo, nous avons roulé pendant 12km avant de trouver un refuge abandonné sur le bord de la route. Je suis allé demandé l'autorisation de camper au propriétaire et nous nous sommes installés pour la nuit. Une heure plus tard, un des jeunes que nous avions rencontrés sur le ferry est venu nous rejoindre. Un cyclotouriste argentin en vacances pour 6 semaines. Après le souper, nous avons placoté jusqu'à 20 heures et puis dodo pour tous dans nos tentes respectives que nous avions montées à l'intérieur du refuge.
31 Janvier, Mercredi, 8C Rio Bravo Refugio/ Refugio de Jorge Distance: 57,75 km; Temps roulé: 4:30:36; Vitesse moyenne: 12,8km/h; Vitesse Max: 50,4 km/h; Gain alt: 1211 m;
Lever à 7h après une nuit glaciale. On plie bagages après avoir ingurgité un bol de céréales et un Nescafé. Notre ami Argentin décide de faire la grasse matinée. Quelques bonnes bosses sur le parcours et la pluie s'installe en début d'après-midi. On nous avait recommandé le refuge de Jorge à 55 km de Rio Bravo. On s'arrête à la première maison que nous rencontrons et demandons si on peut camper au propriétaire. Il ne parle pas un mot d'anglais mais on finit par comprendre qu'on peut s'installer un peu n'importe où. Le sol est en forte pente et la forêt est intense. Après plusieurs minutes à rechercher un talus horizontal, j'en conclu qu'on est pas au bon endroit. Je sors mon espagnol 201 et j'essaie de faire comprendre au proprio qu'on recherche un Refugio. Il finit par nous indiquer qu'il y en a un 5 km plus loin.
On reprend la route sous la pluie et on tombe sur le fameux refuge de Jorge. Je vais demander la permission qui nous est accordée avec un mot de bienvenu! Le refuge est une cabane en bois dont les planches pivotent pour laisser entrer l'air. Surprise en ouvrant la porte...un gros feu de foyer réchauffe l'endroit. C'est très rustique mais au moins, nous sommes à l'abri de la pluie et bien au chaud. Il y a même une bécosse sèche à l'arrière. Un ruisseau roule de l'autre côté de la rue où nous pouvons nous approvisionner en eau potable.
Une demi-heure plus tard, on entend quelqu'un arriver avec une brouette de buches. C'était le célèbre Jorge! Il ne parle pas un mot d'anglais et est collant comme une mouche. Il s'est paisiblement assis à côté du foyer et nous a observé pendant de longues minutes...pendant des heures! En réalité, il est resté avec nous pendant au moins 2 heures, jusqu'à ce que nous lui fassions comprendre qu'on devait préparer notre repas et dormir. On a bien essayé d'échanger un peu avec lui. J'ai cru comprendre qu'il est né à O'Higgins, qu'il est célibataire, que ses seuls amis sont les cyclotouristes qui font escale au refuge. Il est bien gentil Jorge, mais c'est une méchante tache à marde comme on dit chez nous.
Il est revenu en soirée nous porter 2 bûches mais nous avions déjà fait une razzia dans la forêt de l'autre coté de la rue. Nous avons réussi à le mettre dehors pour dormir mais on s'est fait emboucaner solide pendant la nuit, à tel point qu'Henry a dû ouvrir la porte pour ne pas étouffer (il fait de l'asthme) . Nos vêtements et sacs de couchage auront une odeur de fumée pour le reste du voyage!
Nous avons levé le camp vers 7 heures avant que Jorge ne se pointe encore. En faisant mes bagages, j'ai remarqué qu'il manquait un mousqueton sur l'une de mes sacoches. Henry me dit qu'il l'avait aperçu sur le plancher la veille... Jorge?
En discutant avec notre amie Cycliste Suisse le lendemain, nous apprendrons que Jorge l'a harcelé sexuellement la veille. Il réclamait des baisers et voulait qu'elle aille avec lui dans sa maison. Elle a eu la peur de sa vie! Heureusement, d'autres cyclistes sont arrivés dans la soirée!
1 Février, Jeudi, 12C Refugio de Jorge/Villa O'Higgins Distance: 31,15 km; Temps roulé: 2:23:49; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 49,0 km/h; Gain alt: 467 m;
Villa O'Higgins, avant dernière étape au Chili avant de prendre le traversier pour l'Argentine. La route qui longe le Lago Cines est splendide mais il en va tout autrement des 10 derniers kilomètres de rupio. Ils devaient surement servir à graver dans votre mémoire combien il est parfois pénible et enrageant de rouler dessus! L'Enfer avec ses planches à laver, ses côtes pentues et sa poussière. Un bon vent de face pour agrémenter le tout! Mais quelle satisfaction d'arriver à destination!
O'Higgins est un charmant petit village touristique et constitue la fin de la Carretera Australe. Impossible de se rendre plus loin avec un véhicule moteur!
Le défi consiste ici à se trouver un place sur l'un des trois traversiers qui assurent la liaison avec l'Argentine. La procédure de réservation est chaotique, voir anarchique sinon délirante! Il faut mentionner que le plus gros des 3 traversiers est hors d'usage depuis plusieurs mois. Les 2 autres peuvent transporter 18 passagers et entre 5 et 7 vélos sur le pont arrière. Il peut y avoir 2 voyages par jour selon l'humeur des capitaines et des conditions météo. Les 2 premiers quittent le port vers 7h du matin. Si le vent le permet, les capitaines acceptent parfois de faire une deuxième traversée vers 13h. Prenez note que les vagues passent parfois par dessus le bateau!
La première étape consiste à enregistrer son nom sur les listes d'attente. Comme il y a 2 compagnie maritime différentes, il y a 2 listes. Pour ajouter un peu de piment, les touristes s'inscrivent sur les 2 listes en espérant embarquer sur le premier qui se libère. Ça fout le bordel total. Pas moyen de savoir quand nous embarquerons, mais on nous prévient que ce ne sera pas avant 3 ou 4 jours. Nous rencontrons des cyclistes qui attendent depuis une semaine. Au moins, du côté de O'Higgins, il y a des hôtels, des restaurants et des épiceries. Si vous venez dans l'autre sens, il n'y a aucune nourriture disponible de l'autre côté du lac. Imaginez 5 jours sans bouffe!!! Heureusement, la majorité des voyageurs connaissent la situation et l'entre-aide est de mise.
Pour mettre les chances de notre bord, je suggère à Henry de louer notre chambre chez la femme de l'un des capitaines. Elle tient une auberge et des cabanas. On ira même jusqu'à y prendre nos soupers pour qu'elle nous aime encore plus! On s'installe donc pour quelques jours, tout en rayant mon projet de visiter Torres Del Paine en raison du manque de temps avant de m'envoler de El Calafate. Nous sommes mercredi!
3 Février, Samedi, 22C O'Higgins/Candelario Mancilla Distance: +/-12 km; De O'Higgins au bateau; du Quai au Douanes; Des douanes au camping sauvage.
Vendredi, elle (Ana) nous laisse un petit espoir pour le voyage de l'après-midi....mais il sera annulé. Samedi matin au déjeuner, je lui montre mon billet d'avion pour Buenos Aires le 11 février tout en lui expliquant que j'ai besoin de 5 jours de vélo au minimum pour me rendre à El Calafate. Mon calme, mon sourire et ma gentillesse finiront par porter fruits!
Vers midi, elle me suggère de préparer nos bagages au cas où...et vers 13h, elle nous confirme de nous rendre en toute urgence au port qui est à 7 kilomètres d'O'higgins. Ni une ni deux, on roule comme des débiles jusqu'au port!
Arrivé au quai, l'ambiance est tendue. Il y a 7 cyclistes et un groupe de 15 marcheurs australiens sur un tour organisé. Moi et Henry sommes arrivés les derniers, on fait pattes blanches. Soudainement, le Capitaine nous crie d'avancer avec nos vélos. On passe devant tout les autres cyclistes et les 4 jeunes commencent à se plaindre argumentant que ça fait une semaine qu'ils attendent et que leurs billets sont déjà payés! Des Carabineros surveillent l'embarquement. On monte avec les vélos, le cœur plus léger! Quelle chance nous avons! Notre stratégie a été payante!
La traversée a été mouvementée. 2 heures à se faire brasser par le vent et les vagues. Les derniers 30 minutes ont été holé holé!
Rendus à Candelario Mancilla, il y avait un camping à côté du port. Nous avons préféré passer immédiatement aux douanes pour faire un bivouac sauvage quelques kilomètres plus loin afin de tenter d'embarquer sur le traversier de 11h à Lago Del Desierto demain.
Les 8 premiers kilomètres en sortant du traversier sont costauds. Un montée continuelle avec des dénivelés variant de 7 à 14% sur un ripio impossible à rouler sur le vélo. On pousse continuellement! Nous avons parcouru 4 kilomètres avant de trouver un terrain plat à l'abri du vent pour planter nos tentes.
4 Février, Dimanche, 14C Candelario Mancilla/El Chalten Distance: 48,39 km; Temps roulé: 3:37:49; Vitesse moyenne: 13,4km/h; Vitesse Max: 38,9 km/h; Gain alt: 861 m.
Réveil à 5h du matin, il fait encore noir. La nuit a été fraiche et courte. C'est pas l'envie de me blottir au fond de mon sac de couchage qui me manque! On plie bagages, Henry nous prépare un café et des céréales avec du lait en poudre et de l'eau chaude. Beurk!...mais il faut se mettre quelque chose dans l'estomac avant d'entreprendre le mythique sentier vers Lago Del Desierto!
Le soleil se lève et nous offre des éclairages magiques sur la montagne. On pousse, pousse et pousse.
Arrivé au sommet, la piste fait 2 mètres de large et devient partiellement carrossable sur 3 à 5 kilomètres. Il faut rouler avec prudence sur cette corniche car la falaise est profonde et escarpée. Soudainement, on aperçoit un pancarte de bienvenue en Argentine. Surprise, le sentier passe de 2 mètres à 50 centimètres de large. Ayoye, c'est un sentier pédestre!
Nous traverserons des marécages, des cours d'eau à pieds nus, des forêts enchanteresses, des montées dingues, des talus à 20%D+, des passages étroits entre les conifères, et j'en passe. Ce sentier nous laisse des souvenirs inoubliables et merveilleux. Tout un défi mais tellement fascinant. Nous nous comptons chanceux car depuis quelques jours, il n'y a pas eu de pluie. Le sentier est presque sec!
À 3 ou 4 km de la fin, du sommet de la montagne, on aperçoit le Lago Del Desierto . Il est 10;50h et le traversier est encore à quai. Encore un peu d'espoir mais nous ne nous faisons pas d'illusions, ça va être serré. Je prends les devant et pousse du mieux que je peux dans la longue descente mais le sentier est tellement accidenté qu'il est impossible d'accélérer sans tomber. J'arriverai au quai à 11;15h pour voir le bateau s'éloigner à 500 mètres de moi. Déception, mais heureusement, il y sera de retour vers 17h.
Nous passons par le contrôle frontalier pour estampiller nos passeports et officialiser notre entrée sur le territoire Argentin. Nous profiterons de la journée pour laver nos vélos, admirer le paysage et les bourrasques de vents qui soulèvent l'eau sur le lac comme des tempêtes de sable: Lago Del Desierto tient-il son nom de là?
Le bateau revient vers 18h et le vent nous fait craindre le pire...mais on largue les amarres vers 6:30h. La traversée se passe sans encombres mais c'est très impressionnant de voir les gouttelettes d'eau balayées par le vent. Nous accostons à destination vers 20h. Il reste environ 38km de rupio avant d'atteindre El Chalten et la pluie s'est mise de la partie. Le parcours est relativement plat et nous bénéficions d'un vent de dos. Par endroit, la route est inondée par la rivière.
Nous rejoignons El Chalten à la brunante vers 21;30h. J'avais réservé une chambre double dans une magnifique auberge avant de partir de Québec. J'offre à Henry de la partager avec moi.
5 Février, Lundi, 19C
El Chalten est une petite bourgade très touristique situé au pied du Fitz Roy. C'est une plaque tournante internationalement reconnue pour ses multiples sentiers pédestres en montagne. On se croirait en Suisse! Des dizaines de restaurants et de boutiques offrent des produits aux nombreux touristes. Un confort occidental parfait mais le cachet argentin en prend pour son rhume!
Henry reprend la route vers El Calafate après-demain. J'irai le rejoindre en bus 2 jours plus tard. Au programme: lecture avec ma liseuse, promenades dans le village, copieux repas dans les restaurants argentins. Déjà trois semaines qu'on voyage ensemble! Ça fait du bien de me retrouver seul à relaxer à mon rythme. J'aurais aimé escalader le sentier qui se rend au Fitz Roy mais d'épais nuages enveloppent la montagne et mon corps n'a pas envie de se faire violence.
8 Février, Jeudi, 18C
Je prends le bus à 13h en direction d'El Calafate. 235km de pampa. Le chauffeur me demande de retirer les pédales, la Roue Avant et le guidon pour pouvoir loger le vélo dans le compartiment a bagages. On m'avait prévenu que le vélo pourrait suivre dans un autre bus en cas de manque d'espace. Ouf!
Le paysage change dramatiquement dès la sortie de El Chalten. De plaines à pertes de vues et aucun arbre à l'horizon..et le vent qui ne cesse d'augmenter. Ça me fait penser à Henry qui s'est tapé ces 235km en 48 heures.
J'arrive à El Calafate vers 16;30h. Je reçois un texto d'Henry. Il a choisi un autre hotel que le mien. Celui que j'avais réservé est en haut de la montagne, à 3km du centre-ville. J'annule ma réservation et je rejoins Henry quelques minutes plus tard. Son hotel est super. El Calafate est un gros village touristique et constitue le point de départ pour se rendre au glacier Perito Moreno. Henry a déjà acheté les billets pour demain matin. On s'offre une bonne bouffe avant d'aller se coucher tôt pour l'expédition au glacier.
Le bus se pointe à 8:30h et nous nous dirigeons vers le terminus où un luxueux autobus nous attend. Le trajet pour se rendre au Perito Moreno durera presque 2 heures. Nous arrivons dans un gros stationnement vide situé à proximité d'un gros restaurant. L'endroit doit être très achalandé en milieu de journée! Des indications nous dirigent vers de modernes passerelles en acier qui se rendent au glacier. Un panneau nous indique qu'il y aura plusieurs kilomètres de passerelles à parcourir. Après quelques minutes de marche nous apparait le glacier au loin. La scène me coupe le souffle. Il est gigantesque! J'ai pris des centaines de photos...mais aucune ne semble rendre hommage aux images que j'ai sous les yeux!
Tout simplement Grandiose! On se sent minuscule devant autant de beauté!
Nous retournerons à El Calafate vers 16 heures. Quelle journée mémorable...et un souper typique nous attend en ville!
Encore une fois, on se paye la traite. Nous irons dévorer un parrilla (barbecue argentin avec d’énormes morceaux de viande qui cuisent sur une braise blanche) dans le plus chic restaurant de la ville. Pour couronner le tout, on s'offre notre première bouteille de vin du voyage, un savoureux Syrah Argentin.
C'est notre repas d'adieu! Henry poursuit sa route jusqu'à Ushuaïa demain. Pour ma part, je dois démonter mon vélo pour prendre l'avion en direction de Buenos Aires dans 2 jours. Henry a été un compagnon de voyage idéal. Je n'avais pas prévu voyager en duo et sincèrement, l'idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit! Nous nous sommes entendus comme des copains d'enfance. Aucune tension, un respect mutuel total, un rythme similaire, même si Henry a dû m'attendre à quelques reprises. J'ai beaucoup appris de lui et il a su m’amener à dépasser mes limites. Je n'aurais jamais pu franchir de si longues distances en solo, du moins j'en doute fort! Merci Henry, j'espère que nous aurons l'occasion de faire un autre voyage ensemble un jour...Le Pamir?
10 Février, Samedi, 18C
J'ai pris possession de la boîte que j'avais réservée avant mon départ dans une boutique de vélo locale. USD$25 pour une boite de carton qui avait déjà au moins un voyage trans-atlantique dans le corps. (Étiquette de France sur la boîte)...mais elle est parfaite! Me voici donc prêt à rentrer à la maison.
Après une escale de 36 heures à Buenos Aires, j'ai pris le Vol AC93 en direction de Santiago/Toronto/Québec.
Fin de l'aventure! Un petit montage Vidéo de mon périple!
Bonjour
Je suis en balade à vélo en Amérique du Sud . Je devrai arriver à ushaia vers le 10 mars 2018.
Je souhaite envoyer mon vélo à Buenos aires Argentine ( sans Moi ).
Est ce qu'il existe un système de fret par bus ou avion?
Combien ça coûte? Est ce que le vélo peut rester 3 semaines à buenos aires en attendant que j'arrive ?
Merci de vos réponses et retour d'experience !!!
Lolo
Lolo
Coucou tout le monde !
On se prépare pour la balade à vélo suivante : de Puerto Montt à Villa O'Higgins, puis la traversée vers El Chalten et la suite jusqu'à Ushuaia, via Puerto Natales et Punta Arenas.
On saute partout, on a hâte d'y être, ça va être super méga chouette !!
Mais il nous reste des points à creuser...
Je cherche des infos sur la fréquence possible de ravitaillement, pour la bouffe et surtout pour l'eau.
Qui saurait nous dire tous les combien de kilomètres environ on a des chances de trouver un lieu où acheter à manger, et surtout, où trouver de l'eau ?
J'imagine que c'est très différent selon qu'on est sur la Carretera Austral ou ensuite, sur les longues routes entre El Chalten et Ushuaia...
Un point particulier pour l'eau : est-ce que celle qu'on trouve dans la nature est OK à boire avec un petit cachet de micropur, ou bien faut-il carrément prévoir un filtre à eau ?
Mille mercis pour vos infos !
La bise impatiente.
Mille mercis pour vos infos !
La bise impatiente.
conseil velo en argentine/chili?
Est il plus"sympa" de pedaler mendoza-santiago via los andes ou santiago-mendoza via los andes? merci
Est il plus"sympa" de pedaler mendoza-santiago via los andes ou santiago-mendoza via los andes? merci
Bonjour,
Peut-on trouver à acheter de quoi manger (et boire) entre Puerto Natales et El Calafate ? Plus précisément sur les 215 km de la Route 40 de la frontière Chili/Argentine et El Calafate ?
(Je vais faire ce trajet en vélo en novembre).
Hi there,
I’ve got my flight ticket sorted—departing in mid-November and returning in mid-March. I’ll arrive in Santiago and leave from Buenos Aires. I’ve already been to southern Argentina, specifically Torres del Paine National Park, and I’d love to go back to do the full W trek (I only did the shorter version last time). I also want to do some hiking and maybe even tackle a summit. I climb and occasionally do some mountaineering, so I’ll definitely be going with a guide.
I plan to start around Temuco in Chile, with the idea of heading toward the lakes, then taking the Carretera Austral. I’m not sure if I’ll go all the way to Ushuaia—it’s supposed to not be *that* worth it, except for the bragging rights of saying you’ve been to the end of the world.
I saw there are lakes in Argentina too.
I don’t have a precise itinerary, but what I’d love is, once I reach the southernmost point of my trip, to take a mini-cruise to see some wildlife. Any tips for that?
What kind of sleeping bag did you take? Is a 0°C (32°F) one enough? And one last question: white gas stove or can I get by with my gas stove?
Nath
I’ve got my flight ticket sorted—departing in mid-November and returning in mid-March. I’ll arrive in Santiago and leave from Buenos Aires. I’ve already been to southern Argentina, specifically Torres del Paine National Park, and I’d love to go back to do the full W trek (I only did the shorter version last time). I also want to do some hiking and maybe even tackle a summit. I climb and occasionally do some mountaineering, so I’ll definitely be going with a guide.
I plan to start around Temuco in Chile, with the idea of heading toward the lakes, then taking the Carretera Austral. I’m not sure if I’ll go all the way to Ushuaia—it’s supposed to not be *that* worth it, except for the bragging rights of saying you’ve been to the end of the world.
I saw there are lakes in Argentina too.
I don’t have a precise itinerary, but what I’d love is, once I reach the southernmost point of my trip, to take a mini-cruise to see some wildlife. Any tips for that?
What kind of sleeping bag did you take? Is a 0°C (32°F) one enough? And one last question: white gas stove or can I get by with my gas stove?
Nath
Bonjour,
j'envisage faire un voyage à vélo partant du Pérou, passant par le chili et ayant comme destination finale Buenos Aires en Argentine. Je possède présentement un vélo de route bas de gamme , mais qui a bonne allure. Je me demandais si ce vélo était adapté pour le voyage que j'envisage faire. Serait-il plus préférable d'utiliser un vélo hybride et moins récent pouvant ainsi être mieux adapté à différents types de route et éviter des vols? L'itinéraire n'est pas prévu encore à 100% mais nous envisagions utiliser des routes telles que la 3s au Pérou et la 1 au chili. De plus, si vous avez des conseils supplémentaires à partager n'hésité pas à les partager.
Merci
L-P
j'envisage faire un voyage à vélo partant du Pérou, passant par le chili et ayant comme destination finale Buenos Aires en Argentine. Je possède présentement un vélo de route bas de gamme , mais qui a bonne allure. Je me demandais si ce vélo était adapté pour le voyage que j'envisage faire. Serait-il plus préférable d'utiliser un vélo hybride et moins récent pouvant ainsi être mieux adapté à différents types de route et éviter des vols? L'itinéraire n'est pas prévu encore à 100% mais nous envisagions utiliser des routes telles que la 3s au Pérou et la 1 au chili. De plus, si vous avez des conseils supplémentaires à partager n'hésité pas à les partager.
Merci
L-P
Je pars de Santiago début juillet pour un trip à vélo jusqu'à San Carlos de Bariloche en Argentine (1100km). Je cherche un vélo d'occasion à acheter à santiago, et si jamais quelqu'un se sent tenté par l'aventure un coéquipier ne serait pas de refus. Je sais que la saison n'est pas super-appropriée pour traverser les Andes, mais à cette latitude les dénivelés restent largement abordables (max 1200m) et la distance jusqu'aux plaines d'Argentine est assez courte. Je compte ensuite remonter jusqu'en Bolivie en avion et donc laisser mon vélo sur place.
N'hésitez pas à me contacter!
Jérôme
N'hésitez pas à me contacter!
Jérôme
Bonjour à tous !!
J'envisage un trip vélo de route au départ de l'Argentine jusqu'au Chili.Atlantique au Pacifique.Pour l'instant c'est Mar del Plata jusqu'à Valparaiso.
L'aspect sportif nous intéresse donc beaucoup, bon, c'est pas non plus la tête dans le guidon, mais un peu qd m 😉!!
On est un groupe d'une 20 de riders, la traversée des Pyrénées, la Manche jusqu'à la Mediterranée, the long line, Ecosse John o'groot jusqu'à Land's end, extréme sud-ouest england.
On adore ça !!
Je recherche de la cartographie, j'en trouve en France mais avec une échelle importante, trop pour ce genre de trip.
Si vous connaissez une possibilité d'avoir des carte plus précises, j'apprécierais que vos envisagiez de partager.Un mag sur place en Argentine, une boutique, une adresse email, un site web.
C'est limite une expé !! Des vélos, de la logistique (van de soutien, hotels, bouffe), des riders.
je pense pouvoir être prêt avec mes potes pour 2012.On fait pas que ça !! 😮
Aprés, quelle est la meilleure période pour ce genre de ballade ??
On pense à 15 jrs mini mais 3 semaines me semble plus adapté.
J'ai un a-priori pour ce qui est l'état des routes et la façon de conduire qui ressemble à 'ça-passe-ou-ça-casse', à vélo ça peut être douloureux !! Mais je ne suis jamais allé en Argentine et au Chili !!!
Merci de vos idées et suggestions
Bien à vous
Fred
Bonjour,
Je pars très bientôt à vélo sur la Carretera austral. Jusqu'ici je ne me posais pas trop de questions sur les problèmes de sécurité éventuels (agressions, vols..), notamment lors des campings sauvages. Je considérais le Chili, surtout en Patagonie (moins à Santiago...) comme relativement sûr, contrairement à certains de ces voisin.
Las, ma coéquipière à rencontré une de ses copines qui à décris un tableau tout autre, avec par exemple:Peu de liquides (plutôt des travelers), car de tout de manière on ne le garderais pas...On nous le volerais. Dormir prés des villages, ou mieux chez l'habitant...Bref, j'ai l'impression que cela concerne davantage d'autres pays, en particulier le Pérou que connais bien la dite copine. Mais qu'en est-il réellement?
Pour ne pas avoir trouvé de messages alarmants dans le forum, je pense toujours quel la route australe est plutôt sûre. Mais j'aimerais beaucoup en avoir confirmation (ou infirmation le cas échéant hélas) pour rassurer ma coéquipière.
Merci de beaucoup de vos infos.
Denis
Je pars très bientôt à vélo sur la Carretera austral. Jusqu'ici je ne me posais pas trop de questions sur les problèmes de sécurité éventuels (agressions, vols..), notamment lors des campings sauvages. Je considérais le Chili, surtout en Patagonie (moins à Santiago...) comme relativement sûr, contrairement à certains de ces voisin.
Las, ma coéquipière à rencontré une de ses copines qui à décris un tableau tout autre, avec par exemple:Peu de liquides (plutôt des travelers), car de tout de manière on ne le garderais pas...On nous le volerais. Dormir prés des villages, ou mieux chez l'habitant...Bref, j'ai l'impression que cela concerne davantage d'autres pays, en particulier le Pérou que connais bien la dite copine. Mais qu'en est-il réellement?
Pour ne pas avoir trouvé de messages alarmants dans le forum, je pense toujours quel la route australe est plutôt sûre. Mais j'aimerais beaucoup en avoir confirmation (ou infirmation le cas échéant hélas) pour rassurer ma coéquipière.
Merci de beaucoup de vos infos.
Denis
Je prepare un voyage seule en velo au Chili, Bolivie et Argentine, et je n'arrive pas à trouver des cartes detaillees.
C'est surtout la region entre Santiago et la Paz qui m'interesse. Savez vous je peux me procurer des cartes???
Merci de vos reponses.







