Bonsoir,
Voilà le problème qui se pose à moi en ce moment dans ma tête.
Pour le moment tout n'est que théorique et sur papier afin de prendre tranquillement mon temps pour ne pas faire de bêtises.
Enfin bref, pour faire un court résumé avant la grande explication, mon envie depuis (pfiou...) je ne sais plus combien de temps est d'aller vivre et travailler en Laponie, Rovaniemi plus précisément...
Mais comme pour tout dans la vie tout à un coût ou des contraintes n'est-il pas ? ^^
Bon pour le moment je ne sais, pour ainsi dire, ni le fonctionnement économique du pays et de ses communautés, les métiers favorables à l'embauche... et bien sûr la langue parlé "Le Finnois" ne m'est pas du tout familière pour le moment. Pour ce point de départ la curiosité et la volonté de réussir sont mis à l'épreuve. Et pour moi apprendre une nouvelle langue ne me fait pas peur, donc pas de soucis de ce côté là pour moi. Après il me reste que le fonctionnement économique à apprendre et tout le reste d'une liste bien longue.
Si je dois avoir un soucis que j'ai toujours eu du mal à prendre en compte durant de nombreuse vadrouille de par le monde dans ma courte vie du haut de mes 22 ans c'est bel et bien les visas.
La finlande, Laponie.. sont bel et bien dans l'Union Européenne (pour ceux qui ne connaissent pas tout les pays concerné par l'UE allez voir cette carte http://www.touteleurope.eu/...7-etats-membres.html toujous utile)
Je suis d'origine Française donc de nationalité Française, mais en étant Français dois-je avoir des Visas pour passer les frontières et y rester sans temps limité ? (Comme dans certains pays hors UE) je pose la question car côté visa je suis larguer de tout les sens lol.
C'est pareil vis à vis de l'emploi, en tant qu'étranger du pays mais faisant partis de l'UE, y a t-il des restrictions spécifiques à prendre en compte sur ce territoires ?
Je parcours google de font en large dès que j'ai 5 minutes dans la journée pour me renseigner toujours plus sur mes objectifs mais parfois les avis sont mitigés donc demandés peut toujours aider un peut.
Il faut savoir que pour le moment je ne connais personne sur le secteur qui peut m'aider au début, mais je commence à chercher par des sites de correspondances à voir si je peut lier une amitié avec des jeunes dans mes âges et leur parler de ce projet, qui peut-être un jour aboutira par une solution commune entre une simple rencontre par le net par correspondance.
Je sais que ce n'est pas facile mais réalisable car un très bon ami à moi à trouver une correspondante quant il souhaitait partir aux USA il y a quelques années et depuis grâce à son nouvel ami qui lui à faciliter énormément de chose sur place il a pu trouver un emploi et un petit appartement et au dernières nouvelle une petite amis. Bon là c'est hors UE je sais, mais, pour l'exemple de la correspondance je trouve cette exemple parfait. Et maintiens mon objectifs dans le bon chemin tout en me disant c'est possible, pas facile mais possible alors pour quoi pas moi.
Bon mon projet est d'envergure et ne sera pas réalisé en une semaine loin de là. Le jour où j'aurais accumulé assez d'informations et renseignements, que ma langue sera un minimum correct, que j'aurais (si j'y arrive) trouver un correspondant apte à m'aider (l'une des plus grandes difficultés à surmonter je pense à mon goût) et encore d'autres choses auxqu'elles je n'ai peut-être pas encore pensé à approfondir, je lancerais le top départ à mon projet sur un an.
C'est à dire que je me laisserai un an, pour travailler non stop (compter grande vacances aussi bien sûr) pour mettre le plus d'argent de coté afin survivre au début du périple et voir comment cela se prononce sur l'avenir dans ce pays. Bien sûr, environ 2000 euros seront mis sur un des mes comptes à part qui ne servirons que dans le cas éventuel où arrivé sur place et ayant passé x temps et que le projet coule et que je dois rentrer en france. Tant qu'à faire autant assurer ses arrières pour prendre le minimum de risque possible, car j'aimerais pas me retrouver sans le sous si je dois rentrer en France à cause d'un soucis (ce qui se comprend).
Bon comme vous pouvez le voir c'est un bon gros projet et tout n'est pas encore finalisé. Le fait d'en parler permet d'avoir des avis déjà peut-être de ceux qui y serait en ce moment ou peut-être qui y vivent et peuvent m'aider d'une façon qu'importe (conseil, chose à éviter, chose à prendre en compte...).
Bon si je continue je vais écrire 20 pages j'aurais jamais de réponses déjà que là -_- xD
Bon j'étofferais un peut le projet au fur et à mesure en attendant j'attend vos réponses vis à vis de mes questions sur les Visas et aussi vos avis sur le projet de longue haleine je prépare.
Cordialement
Stéphane
Bonsoir !
Avec une amie, on aimerait faire un voyage Saint-Petersbourg > Helsinki, du coup j'ai quelques questions au niveau du voyage (pour le visa, ce n'est pas trop un problème, j'ai déjà fait un voyage à Moscou et je vois le principe).
- Une semaine à Saint Petersourg et une autre à Helsinki, vous pensez que c'est suffisant, ou pas assez ? - On m'a souvent recommandé de visiter Saint Petersourg en été, dés le mois de Mai/Juin, vous pensez que c'est la bonne période ? - En terme de logement, avez vous des conseils (auberges de jeunesse, hotel...) ; - Pour le trajet vers Helsinki, j'ai cru comprendre qu'un TGV faisait la liaison avec Saint Petersbourg. C'est mieux que l'avion à votre avis ?
Par avance merci pour vos éclaircissements ! :)
- Une semaine à Saint Petersourg et une autre à Helsinki, vous pensez que c'est suffisant, ou pas assez ? - On m'a souvent recommandé de visiter Saint Petersourg en été, dés le mois de Mai/Juin, vous pensez que c'est la bonne période ? - En terme de logement, avez vous des conseils (auberges de jeunesse, hotel...) ; - Pour le trajet vers Helsinki, j'ai cru comprendre qu'un TGV faisait la liaison avec Saint Petersbourg. C'est mieux que l'avion à votre avis ?
Par avance merci pour vos éclaircissements ! :)
Bonjour,
Je suis stagiaire aux Etats Unis avec ma copine, elle est Finlandaise et je suis Francais, on recoit une paye en dollar qui nous permet de mettre un petit peu de coté.
On aimerait rapatrier une partie de cet argent en Europe sur nos comptes respectifs, la question est comment?
Les virements semblent hors de prix, et je suis un peu a court d'idée, je suis certain que vous avez des réponses :D!
En vous remerciant!
Me voilà revenue d’un voyage d’un mois pile. 24 jours en Russie et une semaine entre Tallinn et Helsinki. Des pays somme toute plutôt différents !
La visite de Tallinn et d’Helsinki n’était pas au programme j’ai donc découvert ces villes dans un contexte un peu particulier ! En effet, comme une idiote je me suis trompée dans la date de mon vol retour ! Les billets retour-simple Air France étant hors de prix (290 € chacun!), nous avons décidé de reprendre un vol nettement moins onéreux depuis Helsinki avec la compagnie Norwegian (70 € !) ; et d’en profiter pour découvrir également Tallinn.
Plutôt que de mettre l’argent dans un simple vol retour, on pouvait visiter deux villes pour à peine plus cher au global, autant en profiter ! Puis rester à Tallinn revenait bien moins cher qu’à Helsinki…
Bien sûr je raconterai tout ça en détail !
Pour en rajouter une couche avec mes boulettes, le jour du retour mon liquide démaquillant s’est renversé dans ma valise cabine (c’est çà d’être coquette, oups!) signant ainsi l’arrêt de mort de mon ordi… Heureusement j'ai pu m'en procurer un autre, je vais donc pouvoir rédiger tranquillement ce carnet 😛
Ce premier post concernera plutôt mes impressions et quelques aspects pratiques et un résumé de ce que nous avons vu. Le reste viendra après...
En attendant, vous pouvez déjà consulter mes précédents articles sur la Russie, sur mon blog, ou bien mon premier carnet de voyage.
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/voyage-russie/
voyageforum.com/...ost=8256849;#8256849
Pour ceux intéressés uniquement par Tallinn et Helsinki, ça commence là : voyageforum.com/v.f?post=9243964;a=9243964
AVANT LE DÉPART Ceci étant un second séjour en Russie, à plus ou moins un an d’intervalle de date à date (ce qui m’a valu de confondre justement) nous étions rôdés :- un AR Air France à 213€ chacun pour un tarif sans bagage en soute, soit moins cher que l’an dernier (305), tant mieux !- un voucher obtenu via Russie Autrement (gratuit pour les blogueurs).- attestation d’assurance via nos cartes bancaires, demandées en ligne. - le tout déposé chez Action Visas à Paris.
Je ne vais pas entrer dans les détails j’explique toute la procédure sur mon blog :
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/...isa-tourisme-...
LE PARCOURS Estimant ne pas avoir vu tout ce qui nous intéressait à Moscou et Saint-Pétersbourg, nous y avons repassé respectivement 9 et 11 jours (on aime prendre notre temps…), mais étant désireux de découvrir autre chose nous avons passé deux jours à Rostov-le-Grand.Le séjour s’est découpé ainsi :
- Arrivée à Saint-Pétersbourg, 3 jours pleins, puis départ pour Moscou en train rapide Sapsan (4h). 2 jours pleins à Moscou puis 2 jours et demi à Rostov (deux nuits), AR Moscou-Rostov en train express (2h30) .
De nouveau une semaine pleine à Moscou, trajet en Sapsan puis 8 jours à Saint-Pétersbourg, dont une journée en plus du coup… (qui compte pour moitié)
En supplément : train Allegro pour Helsinki et bateau pour Tallinn dans la foulée. 3 jours pleins à Tallinn, bateau pour Helsinki et deux nuits dans la capitale finlandaise (un jour et demi sur place)
HÉBERGEMENTS Comme souvent nous sommes passés par le site Airbnb et n’avons pas été déçus.
- Joli et assez grand deux pièces à Saint-Pétersbourg pour 24€/nuit, au calme sur cour, tout équipé et avec une hôte très sympathique, arrangeante et aidante. Une de mes meilleures expériences à ce jour… situé rue Rubinstein, rue animée avec des bars et des restos, juste après la Fontanka et à deux pas de Nevski donc plutôt pratique, et à deux pas du métro. - T1 «soviétique» à Moscou, un peu resté dans son jus mais confortable, au calme et très bien placé, à côté du métro Paveletskaya sur les lignes 2 et 5 (lignes très pratiques) à 2 km au sud du Kremlin et 1 km de la galerie Tretiakov. 35€/nuit pour les 3 premières nuits puis 25 quand nous y sommes retournés pour une semaine. Hôte arrangeant, pendant notre escapade de deux nuits à Rostov nous avons pu laisser un bagage, et avons pu partir à 15h30 le jour du départ.
- Petit hôtel (Lion hotel) à Rostov, 20€/nuit pour une chambre double correcte et refaite à neuf avec salle d’eau, en plein centre face au Kremlin, petit déjeuner inclus. Bon cela confirme que je préfère louer des apparts mais bon rapport qualité/prix.
- Première nuit réservée à l’arrache à Tallinn dans un hôtel pas cher près du port et pas trop loin de la vieille ville. Pas trop eu le choix… 36€/nuit pour une petite chambre avec deux lits simples et une salle d’eau, mais surtout un petit dej avec buffet à volonté donc ça c’était sympa ! Nous sommes de toute façon arrivés à 1h du mat donc peu nous importait.
- 3 nuits dans un petit studio sympa à 15 mn à pied de la vieille ville pour 33€/nuit je crois. Bon accueil et bon plan de notre hôte d’origine italienne, juste un bémol sur le bruit de la route et les rideaux quasi inutiles. Réservation à l’arrache la veille donc bon…
- Joli petit deux pièces à Helsinki, sur cour, bien placé à deux pas du bord de mer et 10 mn du centre. Hôte très sympa. 116€ pour deux nuits tout compris (frais Airbnb et frais de ménage), le meilleur rapport qualité/prix quand on a cherché et bon prix pour Helsinki où les hébergements sont chers.
TRANSPORTS SUR PLACE - Environ 40€ de Sapsan chacun pour un AR entre Saint-Pétersbourg et Moscou, en classe éco.
- 20€ par personne pour l’AR en train express Moscou-Rostov. Tout fut acheté sur le site officiel des chemins de fer russes environ un mois avant le départ.
- 70€ chacun pour le trajet simple en train Allegro entre Saint-Pétersbourg et Helsinki, mais les billets furent achetés la veille donc forcément plus chers… Ce fut une expérience intéressante et nous comptions la vivre un jour de toute façon ! Contrôle des passeports à bord !
Article détaillé sur le train Allegro ici :
https://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/train-allegro-helsinki-a-saint-petersbourg-prix-conseils-photos/
- 70€ chacun pour l’AR en bateau entre Helsinki et Tallinn avec la compagnie Tallink. Traversée en ferry agréable. Billets achetés la veille mais les prix n’ont pas l’air de trop bouger, par contre c’est plus cher le week-end, nous avons pu éviter.
- Pour la fin, 70€ chacun de billets Norwegian Helsinki-Paris, achetés une semaine avant.
BUDGET SUR PLACE Nous avons dépensé environ 1400€ sur place pendant ce mois de vadrouille. Ceci inclut surtout les repas, quasi tous pris à l'extérieur (sauf les déjeuners à Moscou et Helsinki), les transports locaux (métro tous les jours à Moscou, quelques fois le bus à Saint-Pétersbourg) et bien sûr les visites, surtout des musées et des palais. Honnêtement, pas de folies ! Plus quelques bricoles à ramener, des petites choses pas très chères (un sac en toile, un calendrier, des magnets, une boite faussement laquée...)
Globalement nous avons profité du rouble assez faible, avec un taux moyen de 78 roubles pour 1€, contre 68 l'an dernier, donc une petite augmentation du pouvoir d'achat.
NOURRITURE Le plus gros du budget donc ! Nous avons alterné avec quelques cafétérias vraiment pas chères à Saint-Pétersbourg (il y en a partout), la chaine très typique de crêpes Teremok (ils font aussi les soupes, salades et pelmenis) surtout pour le déjeuner, et quelques restos moyen de gamme certains soirs. Surtout des restaurants géorgiens, une des cuisine préférée des Russes ! A Moscou et Saint-Pétersbourg nous avons diné pour environ 20-25€ à deux.
A Rostov ce fut différent, nous avons enfin trouvé des restaurants de cuisine russe et les écarts de prix avec les deux "capitales" sont flagrants ! A titre d'exemple nous avons fait un très bon repas avec deux plats parmi les plus chers, deux boissons, un gros desserts à partager, pour... 8€ à deux ! Le retour à Moscou fut douloureux, hum. Il semble un peu compliqué de trouver des restos de cuisine russe dans les deux principales villes, qui ne soient pas à destination des touristes, hélas.
A Tallinn nous avons été étonnés de voir des prix très proches de ceux de la France (pas le cas du salaire moyen...) voire proches de ceux de Paris dans la vieille ville ! Nous avons tout de même réussi à trouver des bons plans, donc au final pas trop de dépenses (cantine de centre commercial à 5€ le plat, crêpes géantes dans le centre, burgers, nouilles chinoises à 5€)
Évidemment ce fut un peu moins facile à Helsinki mais on s'est débrouillé (buffet à volonté boissons incluses pour 13€ chacun, pizzas 10-12€ le dernier soir)
RÉSUMÉ DES VISITES Ne s’agissant pas d’un premier séjour nous avons pu approfondir nos connaissances des deux villes, donc peu d’ « incontournables » cette fois, du moins à Moscou. Nous nous sommes de nouveau baladés à Saint-Pétersbourg, au soleil (nous n’avions pas vu toute la ville au soleil l’année précédente) et avons complété avec les musées et palais. Séjour très « culturel » donc, alors qu’à Moscou nous avons privilégié les parcs et les monastères (entre autres).
En gros à Saint-Pétersbourg nous avons vu les palais Youssoupov (le plus beau de la ville selon nous), Menchikov (le plus ancien), Stroganov, le palais de marbre et le château des Ingénieurs.
En musées nous avons de nouveau arpenté l'Ermitage ainsi que le bâtiment de l'Etat major en face, où se trouvent les toiles impressionnistes et "avant-gardistes" (Picasso, Gauguin, Matisse...) et avons complété avec le musée Russe, grand musée de peinture, sculpture, et artisanat russe, et avons découvert l'étonnante Kunstkamera, "cabinet des curiosités" de Pierre le Grand.

A Moscou, nous avons donc été voir:
- Le domaine de Kolomenskoye, listé au patrimoine mondial de l'UNESCO et son étonnant palais de bois reconstruit (lieu de naissance de Pierre le Grand) avec ses églises anciennes et bâtiments en bois
- Le domaine royal de Tsaristyno et son palais
- Le parc Gorki, plus central (une partie)
- L'esplanade du VDNKh (prononcé VDNra) et ses pavillons dédiés aux anciennes républiques soviétiques
- Le Kremlin d'Izmaïlovo et son marché de souvenirs, étrange endroit entre Las Vegas/Disney et un marché aux puces, adapté de l'architecture traditionnelle russe; un brin kitsch mais lieu de sortie des Moscovites, à voir selon moi !
- Les deux galeries Tretiakov, deux musées à voir à Moscou quand on aime l'art !
- Les monastères Donskoï et Novospasky, véritables havres de paix.
- De nouvelles balades dans le centre, le vieil Arbat, autour de la galerie Tretiakov...
- Et bien sûr, de nouvelles visites des stations de métro, on est fan !

A Rostov nous avons bien sûr visité le très beau Kremlin, principal attraction, ainsi qu'un autre monastère au bord du lac, nous sommes baladés le long du lac et dans différents endroits de la ville, puis avons passé pas mal de temps à tester les spécialités locales 😛 😇

A Tallinn, balades dans la ville close et sa colline, le parc de Kadriorg et ses alentours, le musée d'art estonien KUMU, le bord de mer.

A Helsinki, tour du centre, du port, place du Sénat, balade Art nouveau, bord de mer (en même temps ce fut rapide...)

IMPRESSIONS GLOBALES Bien sur dur de donner une seule impression pour un voyage d'un mois et autant de villes différentes !
Connaissant déjà Moscou et Saint-Pétersbourg pas de grosses surprises, mais alors que l'an dernier j'avais été plutôt mitigée sur Moscou, j'ai beaucoup mieux apprécié mon séjour cette fois-ci ! J'ai mieux aimé ce que j'ai vu, puis nous avons volontairement choisi de privilégier les endroits au calme et au vert, plus supportables que les horribles autoroutes urbaines qui composent la ville.On s'est senti bien dans notre petit appart soviétique, on n'avait pas envie de partir 😛 Toujours le même bémol que l'an dernier : les jolis coins du centre font un peu "Disney" pour nouveaux riches, et l'omniprésence de chaînes de restauration ou salons de thé finit par agacer tant il ne semble y avoir de place pour rien d'autre...
Pour Saint-Pétersbourg, même avis, une très belle ville, pour moi une des plus belles d'Europe, mais au bout d'un moment, envie de m'en évader car TROP TROP polluée... des voitures partout, deux pauvres petites rues piétonnes (oui j'aime les rues piétonnes et je n'aime pas les voitures dans les centres-villes...) mais surtout qui FONCENT et qui PUENT. Essence mal raffinée, normes différentes des nôtres donc les bronches souffrent. On a vu des camionnettes laisser une bonne trainée noire derrière elles 🤪 Mon manteau blanc est vite devenu tout gris (oui je sais c'est idiot d'avoir un manteau blanc en voyage) Je sais que c'est comme ça dans beaucoup de pays, mais je ne connais que l'Europe (et Marrakech) alors au bout d'un moment j'avais juste hâte de me mettre au vert ! Car justement, contrairement à Moscou on ne peut pas dire que ça grouille sous les grands parcs... Oui je parais sévère mais à part ça pas de défauts 😛
Puis la ville est plus "sympa" que Moscou car plus de petits restos, bars, plus d'endroits où aller pour les petits budgets, etc
Nous avons apprécié notre petite escapade à Rostov, LA découverte du séjour ! Petite ville typique russe, très différentes des deux capitales, un peu décrépite, tranquille, on voit la différence de niveau de vie aussi...
Pour la dernière partie du séjour, petite déception pour Tallinn, non pas pour son aspect esthétique mais plutôt pour son aspect trop touristique (et nous étions toute fin septembre), la très jolie vieille ville nous a fait l'effet d'un Disney à touristes... en revanche nous avons bien aimé le KUMU. Bon 3 jours c'est pas énorme, et nous n'y étions pas dans les bonnes circonstances (stressés, fatigués, et... frigorifiés !) En revanche très contents de voir un centre historique piéton ! Après Saint-Pétersbourg ça faisait du bien justement !
Pour finir, on n'attendait pas grand-chose d'Helsinki, au final elle nous a bien plu. Là encore, le calme, les rues piétonnes ou peu fréquentées par les voitures, la verdure, furent les bienvenus ! Cela nous a paru plus authentique que Tallinn et on a trouvé l'accueil BEAUCOUP plus sympathique que dans cette dernière. Car oui à Tallinn ce fut un autre point négatif (pas partout ouf).
Et pour finir sur l’accueil en Russie, nous n'avons pas à nous plaindre à part pour quelques gardiennes de musées, de véritables caricatures 😏
Voilà pour le petit topo avant-carnet, n'hésitez pas si vous avez déjà des questions 😉
Suite très prochainement !
La visite de Tallinn et d’Helsinki n’était pas au programme j’ai donc découvert ces villes dans un contexte un peu particulier ! En effet, comme une idiote je me suis trompée dans la date de mon vol retour ! Les billets retour-simple Air France étant hors de prix (290 € chacun!), nous avons décidé de reprendre un vol nettement moins onéreux depuis Helsinki avec la compagnie Norwegian (70 € !) ; et d’en profiter pour découvrir également Tallinn.
Plutôt que de mettre l’argent dans un simple vol retour, on pouvait visiter deux villes pour à peine plus cher au global, autant en profiter ! Puis rester à Tallinn revenait bien moins cher qu’à Helsinki…
Bien sûr je raconterai tout ça en détail !
Pour en rajouter une couche avec mes boulettes, le jour du retour mon liquide démaquillant s’est renversé dans ma valise cabine (c’est çà d’être coquette, oups!) signant ainsi l’arrêt de mort de mon ordi… Heureusement j'ai pu m'en procurer un autre, je vais donc pouvoir rédiger tranquillement ce carnet 😛
Ce premier post concernera plutôt mes impressions et quelques aspects pratiques et un résumé de ce que nous avons vu. Le reste viendra après...
En attendant, vous pouvez déjà consulter mes précédents articles sur la Russie, sur mon blog, ou bien mon premier carnet de voyage.
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/voyage-russie/
voyageforum.com/...ost=8256849;#8256849
Pour ceux intéressés uniquement par Tallinn et Helsinki, ça commence là : voyageforum.com/v.f?post=9243964;a=9243964
AVANT LE DÉPART Ceci étant un second séjour en Russie, à plus ou moins un an d’intervalle de date à date (ce qui m’a valu de confondre justement) nous étions rôdés :- un AR Air France à 213€ chacun pour un tarif sans bagage en soute, soit moins cher que l’an dernier (305), tant mieux !- un voucher obtenu via Russie Autrement (gratuit pour les blogueurs).- attestation d’assurance via nos cartes bancaires, demandées en ligne. - le tout déposé chez Action Visas à Paris.
Je ne vais pas entrer dans les détails j’explique toute la procédure sur mon blog :
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/...isa-tourisme-...
LE PARCOURS Estimant ne pas avoir vu tout ce qui nous intéressait à Moscou et Saint-Pétersbourg, nous y avons repassé respectivement 9 et 11 jours (on aime prendre notre temps…), mais étant désireux de découvrir autre chose nous avons passé deux jours à Rostov-le-Grand.Le séjour s’est découpé ainsi :
- Arrivée à Saint-Pétersbourg, 3 jours pleins, puis départ pour Moscou en train rapide Sapsan (4h). 2 jours pleins à Moscou puis 2 jours et demi à Rostov (deux nuits), AR Moscou-Rostov en train express (2h30) .
De nouveau une semaine pleine à Moscou, trajet en Sapsan puis 8 jours à Saint-Pétersbourg, dont une journée en plus du coup… (qui compte pour moitié)
En supplément : train Allegro pour Helsinki et bateau pour Tallinn dans la foulée. 3 jours pleins à Tallinn, bateau pour Helsinki et deux nuits dans la capitale finlandaise (un jour et demi sur place)
HÉBERGEMENTS Comme souvent nous sommes passés par le site Airbnb et n’avons pas été déçus.
- Joli et assez grand deux pièces à Saint-Pétersbourg pour 24€/nuit, au calme sur cour, tout équipé et avec une hôte très sympathique, arrangeante et aidante. Une de mes meilleures expériences à ce jour… situé rue Rubinstein, rue animée avec des bars et des restos, juste après la Fontanka et à deux pas de Nevski donc plutôt pratique, et à deux pas du métro. - T1 «soviétique» à Moscou, un peu resté dans son jus mais confortable, au calme et très bien placé, à côté du métro Paveletskaya sur les lignes 2 et 5 (lignes très pratiques) à 2 km au sud du Kremlin et 1 km de la galerie Tretiakov. 35€/nuit pour les 3 premières nuits puis 25 quand nous y sommes retournés pour une semaine. Hôte arrangeant, pendant notre escapade de deux nuits à Rostov nous avons pu laisser un bagage, et avons pu partir à 15h30 le jour du départ.
- Petit hôtel (Lion hotel) à Rostov, 20€/nuit pour une chambre double correcte et refaite à neuf avec salle d’eau, en plein centre face au Kremlin, petit déjeuner inclus. Bon cela confirme que je préfère louer des apparts mais bon rapport qualité/prix.
- Première nuit réservée à l’arrache à Tallinn dans un hôtel pas cher près du port et pas trop loin de la vieille ville. Pas trop eu le choix… 36€/nuit pour une petite chambre avec deux lits simples et une salle d’eau, mais surtout un petit dej avec buffet à volonté donc ça c’était sympa ! Nous sommes de toute façon arrivés à 1h du mat donc peu nous importait.
- 3 nuits dans un petit studio sympa à 15 mn à pied de la vieille ville pour 33€/nuit je crois. Bon accueil et bon plan de notre hôte d’origine italienne, juste un bémol sur le bruit de la route et les rideaux quasi inutiles. Réservation à l’arrache la veille donc bon…
- Joli petit deux pièces à Helsinki, sur cour, bien placé à deux pas du bord de mer et 10 mn du centre. Hôte très sympa. 116€ pour deux nuits tout compris (frais Airbnb et frais de ménage), le meilleur rapport qualité/prix quand on a cherché et bon prix pour Helsinki où les hébergements sont chers.
TRANSPORTS SUR PLACE - Environ 40€ de Sapsan chacun pour un AR entre Saint-Pétersbourg et Moscou, en classe éco.
- 20€ par personne pour l’AR en train express Moscou-Rostov. Tout fut acheté sur le site officiel des chemins de fer russes environ un mois avant le départ.
- 70€ chacun pour le trajet simple en train Allegro entre Saint-Pétersbourg et Helsinki, mais les billets furent achetés la veille donc forcément plus chers… Ce fut une expérience intéressante et nous comptions la vivre un jour de toute façon ! Contrôle des passeports à bord !
Article détaillé sur le train Allegro ici :
https://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/train-allegro-helsinki-a-saint-petersbourg-prix-conseils-photos/
- 70€ chacun pour l’AR en bateau entre Helsinki et Tallinn avec la compagnie Tallink. Traversée en ferry agréable. Billets achetés la veille mais les prix n’ont pas l’air de trop bouger, par contre c’est plus cher le week-end, nous avons pu éviter.
- Pour la fin, 70€ chacun de billets Norwegian Helsinki-Paris, achetés une semaine avant.
BUDGET SUR PLACE Nous avons dépensé environ 1400€ sur place pendant ce mois de vadrouille. Ceci inclut surtout les repas, quasi tous pris à l'extérieur (sauf les déjeuners à Moscou et Helsinki), les transports locaux (métro tous les jours à Moscou, quelques fois le bus à Saint-Pétersbourg) et bien sûr les visites, surtout des musées et des palais. Honnêtement, pas de folies ! Plus quelques bricoles à ramener, des petites choses pas très chères (un sac en toile, un calendrier, des magnets, une boite faussement laquée...)
Globalement nous avons profité du rouble assez faible, avec un taux moyen de 78 roubles pour 1€, contre 68 l'an dernier, donc une petite augmentation du pouvoir d'achat.
NOURRITURE Le plus gros du budget donc ! Nous avons alterné avec quelques cafétérias vraiment pas chères à Saint-Pétersbourg (il y en a partout), la chaine très typique de crêpes Teremok (ils font aussi les soupes, salades et pelmenis) surtout pour le déjeuner, et quelques restos moyen de gamme certains soirs. Surtout des restaurants géorgiens, une des cuisine préférée des Russes ! A Moscou et Saint-Pétersbourg nous avons diné pour environ 20-25€ à deux.
A Rostov ce fut différent, nous avons enfin trouvé des restaurants de cuisine russe et les écarts de prix avec les deux "capitales" sont flagrants ! A titre d'exemple nous avons fait un très bon repas avec deux plats parmi les plus chers, deux boissons, un gros desserts à partager, pour... 8€ à deux ! Le retour à Moscou fut douloureux, hum. Il semble un peu compliqué de trouver des restos de cuisine russe dans les deux principales villes, qui ne soient pas à destination des touristes, hélas.
A Tallinn nous avons été étonnés de voir des prix très proches de ceux de la France (pas le cas du salaire moyen...) voire proches de ceux de Paris dans la vieille ville ! Nous avons tout de même réussi à trouver des bons plans, donc au final pas trop de dépenses (cantine de centre commercial à 5€ le plat, crêpes géantes dans le centre, burgers, nouilles chinoises à 5€)
Évidemment ce fut un peu moins facile à Helsinki mais on s'est débrouillé (buffet à volonté boissons incluses pour 13€ chacun, pizzas 10-12€ le dernier soir)
RÉSUMÉ DES VISITES Ne s’agissant pas d’un premier séjour nous avons pu approfondir nos connaissances des deux villes, donc peu d’ « incontournables » cette fois, du moins à Moscou. Nous nous sommes de nouveau baladés à Saint-Pétersbourg, au soleil (nous n’avions pas vu toute la ville au soleil l’année précédente) et avons complété avec les musées et palais. Séjour très « culturel » donc, alors qu’à Moscou nous avons privilégié les parcs et les monastères (entre autres).
En gros à Saint-Pétersbourg nous avons vu les palais Youssoupov (le plus beau de la ville selon nous), Menchikov (le plus ancien), Stroganov, le palais de marbre et le château des Ingénieurs.
En musées nous avons de nouveau arpenté l'Ermitage ainsi que le bâtiment de l'Etat major en face, où se trouvent les toiles impressionnistes et "avant-gardistes" (Picasso, Gauguin, Matisse...) et avons complété avec le musée Russe, grand musée de peinture, sculpture, et artisanat russe, et avons découvert l'étonnante Kunstkamera, "cabinet des curiosités" de Pierre le Grand.

A Moscou, nous avons donc été voir:
- Le domaine de Kolomenskoye, listé au patrimoine mondial de l'UNESCO et son étonnant palais de bois reconstruit (lieu de naissance de Pierre le Grand) avec ses églises anciennes et bâtiments en bois
- Le domaine royal de Tsaristyno et son palais
- Le parc Gorki, plus central (une partie)
- L'esplanade du VDNKh (prononcé VDNra) et ses pavillons dédiés aux anciennes républiques soviétiques
- Le Kremlin d'Izmaïlovo et son marché de souvenirs, étrange endroit entre Las Vegas/Disney et un marché aux puces, adapté de l'architecture traditionnelle russe; un brin kitsch mais lieu de sortie des Moscovites, à voir selon moi !
- Les deux galeries Tretiakov, deux musées à voir à Moscou quand on aime l'art !
- Les monastères Donskoï et Novospasky, véritables havres de paix.
- De nouvelles balades dans le centre, le vieil Arbat, autour de la galerie Tretiakov...
- Et bien sûr, de nouvelles visites des stations de métro, on est fan !

A Rostov nous avons bien sûr visité le très beau Kremlin, principal attraction, ainsi qu'un autre monastère au bord du lac, nous sommes baladés le long du lac et dans différents endroits de la ville, puis avons passé pas mal de temps à tester les spécialités locales 😛 😇

A Tallinn, balades dans la ville close et sa colline, le parc de Kadriorg et ses alentours, le musée d'art estonien KUMU, le bord de mer.

A Helsinki, tour du centre, du port, place du Sénat, balade Art nouveau, bord de mer (en même temps ce fut rapide...)

IMPRESSIONS GLOBALES Bien sur dur de donner une seule impression pour un voyage d'un mois et autant de villes différentes !
Connaissant déjà Moscou et Saint-Pétersbourg pas de grosses surprises, mais alors que l'an dernier j'avais été plutôt mitigée sur Moscou, j'ai beaucoup mieux apprécié mon séjour cette fois-ci ! J'ai mieux aimé ce que j'ai vu, puis nous avons volontairement choisi de privilégier les endroits au calme et au vert, plus supportables que les horribles autoroutes urbaines qui composent la ville.On s'est senti bien dans notre petit appart soviétique, on n'avait pas envie de partir 😛 Toujours le même bémol que l'an dernier : les jolis coins du centre font un peu "Disney" pour nouveaux riches, et l'omniprésence de chaînes de restauration ou salons de thé finit par agacer tant il ne semble y avoir de place pour rien d'autre...
Pour Saint-Pétersbourg, même avis, une très belle ville, pour moi une des plus belles d'Europe, mais au bout d'un moment, envie de m'en évader car TROP TROP polluée... des voitures partout, deux pauvres petites rues piétonnes (oui j'aime les rues piétonnes et je n'aime pas les voitures dans les centres-villes...) mais surtout qui FONCENT et qui PUENT. Essence mal raffinée, normes différentes des nôtres donc les bronches souffrent. On a vu des camionnettes laisser une bonne trainée noire derrière elles 🤪 Mon manteau blanc est vite devenu tout gris (oui je sais c'est idiot d'avoir un manteau blanc en voyage) Je sais que c'est comme ça dans beaucoup de pays, mais je ne connais que l'Europe (et Marrakech) alors au bout d'un moment j'avais juste hâte de me mettre au vert ! Car justement, contrairement à Moscou on ne peut pas dire que ça grouille sous les grands parcs... Oui je parais sévère mais à part ça pas de défauts 😛
Puis la ville est plus "sympa" que Moscou car plus de petits restos, bars, plus d'endroits où aller pour les petits budgets, etc
Nous avons apprécié notre petite escapade à Rostov, LA découverte du séjour ! Petite ville typique russe, très différentes des deux capitales, un peu décrépite, tranquille, on voit la différence de niveau de vie aussi...
Pour la dernière partie du séjour, petite déception pour Tallinn, non pas pour son aspect esthétique mais plutôt pour son aspect trop touristique (et nous étions toute fin septembre), la très jolie vieille ville nous a fait l'effet d'un Disney à touristes... en revanche nous avons bien aimé le KUMU. Bon 3 jours c'est pas énorme, et nous n'y étions pas dans les bonnes circonstances (stressés, fatigués, et... frigorifiés !) En revanche très contents de voir un centre historique piéton ! Après Saint-Pétersbourg ça faisait du bien justement !
Pour finir, on n'attendait pas grand-chose d'Helsinki, au final elle nous a bien plu. Là encore, le calme, les rues piétonnes ou peu fréquentées par les voitures, la verdure, furent les bienvenus ! Cela nous a paru plus authentique que Tallinn et on a trouvé l'accueil BEAUCOUP plus sympathique que dans cette dernière. Car oui à Tallinn ce fut un autre point négatif (pas partout ouf).
Et pour finir sur l’accueil en Russie, nous n'avons pas à nous plaindre à part pour quelques gardiennes de musées, de véritables caricatures 😏
Voilà pour le petit topo avant-carnet, n'hésitez pas si vous avez déjà des questions 😉
Suite très prochainement !
Bonjour a tous !
Voila j'ai pour projet de faire un voyage en Laponie Finlandaise, je sais qu'il y a déja pas mal de post que l'on peut trouver un peut partout sur le sujet mais les ayant lu et m'etant bien renseigné il y a pas mal de point sur lequel c'est flou dans ma petite tete !
Donc je vais partir en Laponie Finlandaise début Octobre et ayant un petit budget j'ai toujours voyager en autonomie avec mon sac a dos ainsi je ne dépense pas d'argent pour dormir et presque pas pour manger et je me deplace principalement en stop. Je pense traversé comme ca la Laponie Finlandaise j'ai toujours rever de voir la quoi ressemble le nord du cercle polaire.La nature a perte de vue et pas grand monde a coté !
Le probleme est que je ne n'y connais rien au grand froid de la Laponie et je me demandais s'il était possible de voyager comme cela dans un endroit comme celui ci ? J'ai vu qu'il existe des vetements et du materiel(tente, sac de couchage) approprié au ses temperatures mais esque cela ne va pas etre vraiment trop contraignant d'etre tout le temps dehors par de tel temperature ?
Est-il possible de faire du stop dans une région avec une faible densité de population comme celle ci ? Je sais que juillet/aout sont des mois avec une meteo plus vivable mais je veux voir la neige et le froid ! Merci beaucoup a vous de m'avoir lu ! Bisous !
Voila j'ai pour projet de faire un voyage en Laponie Finlandaise, je sais qu'il y a déja pas mal de post que l'on peut trouver un peut partout sur le sujet mais les ayant lu et m'etant bien renseigné il y a pas mal de point sur lequel c'est flou dans ma petite tete !
Donc je vais partir en Laponie Finlandaise début Octobre et ayant un petit budget j'ai toujours voyager en autonomie avec mon sac a dos ainsi je ne dépense pas d'argent pour dormir et presque pas pour manger et je me deplace principalement en stop. Je pense traversé comme ca la Laponie Finlandaise j'ai toujours rever de voir la quoi ressemble le nord du cercle polaire.La nature a perte de vue et pas grand monde a coté !
Le probleme est que je ne n'y connais rien au grand froid de la Laponie et je me demandais s'il était possible de voyager comme cela dans un endroit comme celui ci ? J'ai vu qu'il existe des vetements et du materiel(tente, sac de couchage) approprié au ses temperatures mais esque cela ne va pas etre vraiment trop contraignant d'etre tout le temps dehors par de tel temperature ?
Est-il possible de faire du stop dans une région avec une faible densité de population comme celle ci ? Je sais que juillet/aout sont des mois avec une meteo plus vivable mais je veux voir la neige et le froid ! Merci beaucoup a vous de m'avoir lu ! Bisous !
Bonjour
Pour notre troisième voyage en Scandinavie, nous envisageons un très long trajet en voiture (avec des stops bien sûr) entre Stockholm et Tromso en passant par la Finlande bien sûr. Ma question est simple : est-ce que c'est possible ? Est-ce que partout en Suède, comme dans le nord de la Norvège, les routes sont praticables (même si enneigées) ? Est-ce que la frontière entre la Finlande et la Norvège est ouverte en cette saison? J'imagine que des exceptions soient possibles genre tempête de neige mais ma question concerne plus la situation générale. Je remercie par avance toutes les personnes connaissant bien la région qui pourraient me répondre. Bonne soirée.
Anne-Marie
Pour notre troisième voyage en Scandinavie, nous envisageons un très long trajet en voiture (avec des stops bien sûr) entre Stockholm et Tromso en passant par la Finlande bien sûr. Ma question est simple : est-ce que c'est possible ? Est-ce que partout en Suède, comme dans le nord de la Norvège, les routes sont praticables (même si enneigées) ? Est-ce que la frontière entre la Finlande et la Norvège est ouverte en cette saison? J'imagine que des exceptions soient possibles genre tempête de neige mais ma question concerne plus la situation générale. Je remercie par avance toutes les personnes connaissant bien la région qui pourraient me répondre. Bonne soirée.
Anne-Marie
Bonjour,
nous revenons juste de Tallinn et de Rovaniemi, un grand merci à ceux qui nous ont donné des infos lors de notre préparation (bridgtouille, huffy, elicendi, ...), nous sommes à votre dispo si vous avez besoin de nouvelles fraiches, des bonnes adresses, ...😉!!
Cédric et Fanny
nous revenons juste de Tallinn et de Rovaniemi, un grand merci à ceux qui nous ont donné des infos lors de notre préparation (bridgtouille, huffy, elicendi, ...), nous sommes à votre dispo si vous avez besoin de nouvelles fraiches, des bonnes adresses, ...😉!!
Cédric et Fanny
Bonjour,
Je vous fais part de l'achevement d'un carnet de voyage, traitant d'une balade de 24 jours en Twingo en Norvège et Finlande surtout, en passant rapidement au Danemark et en Suède.
Le site internet n'est pas un guide touristique: les informations ne sont pas groupées par thème, il n'y a pas de détail sur les prix, ni sur toutes les choses à voir dans une ville donnée. Tout est rédigé au jour le jour d'après des notes prises durant le voyage, puis complétées par des précisions géographiques, culturelles, etc.
J'ai essayé de mettre pas mal de photos, agrémentées de quelques vues aériennes pour retrouver les endroits visités. C'est très (voire trop) détaillé, mais je l'ai tout d'abord fait dans une optique personnelle, histoire de me rappeller d'un maximum de chose quand je le relirai dans 10, 20 ans :) Voilà, si ça peut vous servir à préparer votre voyage, tout comme les nombreux autres carnets de voyages en ligne nous ont aidé à préparer le notre, c'est chouette :) La rédaction de ce récit m'a finalement pris beaucoup plus de temps que le voyage lui-même! Il me reste quelques trucs à arranger (orthographe, surtout pour les premiers jours, conclusions...). Si vous avez des commentaires, des questions, ou si vous constatez des bugs, n'hésitez pas à m'en faire part (par l'intermédiaire de ce forum, ou mieux par l'enregistrement de messages sur mon site, qui seront conservés)!
Merci d'avance!
OUPS, j'ai failli oublier le plus important: l'adresse du site! http://scandinavie2007.free.fr

Je vous fais part de l'achevement d'un carnet de voyage, traitant d'une balade de 24 jours en Twingo en Norvège et Finlande surtout, en passant rapidement au Danemark et en Suède.
Le site internet n'est pas un guide touristique: les informations ne sont pas groupées par thème, il n'y a pas de détail sur les prix, ni sur toutes les choses à voir dans une ville donnée. Tout est rédigé au jour le jour d'après des notes prises durant le voyage, puis complétées par des précisions géographiques, culturelles, etc.
J'ai essayé de mettre pas mal de photos, agrémentées de quelques vues aériennes pour retrouver les endroits visités. C'est très (voire trop) détaillé, mais je l'ai tout d'abord fait dans une optique personnelle, histoire de me rappeller d'un maximum de chose quand je le relirai dans 10, 20 ans :) Voilà, si ça peut vous servir à préparer votre voyage, tout comme les nombreux autres carnets de voyages en ligne nous ont aidé à préparer le notre, c'est chouette :) La rédaction de ce récit m'a finalement pris beaucoup plus de temps que le voyage lui-même! Il me reste quelques trucs à arranger (orthographe, surtout pour les premiers jours, conclusions...). Si vous avez des commentaires, des questions, ou si vous constatez des bugs, n'hésitez pas à m'en faire part (par l'intermédiaire de ce forum, ou mieux par l'enregistrement de messages sur mon site, qui seront conservés)!
Merci d'avance!
OUPS, j'ai failli oublier le plus important: l'adresse du site! http://scandinavie2007.free.fr

Hi,
How do you prepare for a trip in Northern European countries when you own a 2000-model motorhome?
Bonjour
Ma femme va revenir d'asie du sud le mois prochain elle changent d'avion à Helsinki en Finlande Comme je ne suis jamais passer par cette aéroport et je ne connait pas du tout ce pays j'ai quelques question ???
Les avions qui arrivent sur le tarmac sont ils tracter puis connecter à un accordéon et à un terminal (comme dans les grands aéroport, ou alors faut il passer par une navette bus et attendre quelques minutes sur le tarmac ??? ( car vu la latitude, j'ai peur que mon épouse qui va revenir en ti-short-gilet d'un pays ou il fait 40°c chope la mort ) (à Roissy pas de problème, les avions sont connecter à un accordéon et j’arriverais avec un manteau chaud)
2e question sur le Duty Free de l’aéroport Comme la Finlande fait partis de l'UE normalement ma femme devrais pouvoir me ramener des clopes, alors j'aimerais quelle m’achète 3 cartouches localement ( elle en ramènera déjà 1 depuis chez elle, car localement c'est 10-15 euro la cartouche en duty free) (normalement c'est 1 cartouche hors zone euro, et 4 cartouches zone euro) www.service-public.fr/...liers/vosdroits/F804
j’aimerais connaitre le prix des cigarettes ( le prix de base pour des clope de base type winston malboro camel etc, et aussi la devise locale (euro, couronne etc) ???
même si la devise local n'est pas l'euro, peut on payer en Euro et en cash dans un magasin de clopes duty free de leurs Aeroport ??? (sans avoir à faire un crochet par la case boutique de change) mon épouse aura que 50 minutes de battement pour faire le changement d'avion, elle ne pourra donc pas aller faire le change (mais prendre des clopes au passage si il n'y à pas grand monde) (je me rappelle de l’aéroport de Stockholm, 1 seul boutique de change surcharger à l'autre bout de l’aéroport, 1 heur de queue pour changer 10 euro ... d'un mcdow 🤪)
amicalement
Ma femme va revenir d'asie du sud le mois prochain elle changent d'avion à Helsinki en Finlande Comme je ne suis jamais passer par cette aéroport et je ne connait pas du tout ce pays j'ai quelques question ???
Les avions qui arrivent sur le tarmac sont ils tracter puis connecter à un accordéon et à un terminal (comme dans les grands aéroport, ou alors faut il passer par une navette bus et attendre quelques minutes sur le tarmac ??? ( car vu la latitude, j'ai peur que mon épouse qui va revenir en ti-short-gilet d'un pays ou il fait 40°c chope la mort ) (à Roissy pas de problème, les avions sont connecter à un accordéon et j’arriverais avec un manteau chaud)
2e question sur le Duty Free de l’aéroport Comme la Finlande fait partis de l'UE normalement ma femme devrais pouvoir me ramener des clopes, alors j'aimerais quelle m’achète 3 cartouches localement ( elle en ramènera déjà 1 depuis chez elle, car localement c'est 10-15 euro la cartouche en duty free) (normalement c'est 1 cartouche hors zone euro, et 4 cartouches zone euro) www.service-public.fr/...liers/vosdroits/F804
j’aimerais connaitre le prix des cigarettes ( le prix de base pour des clope de base type winston malboro camel etc, et aussi la devise locale (euro, couronne etc) ???
même si la devise local n'est pas l'euro, peut on payer en Euro et en cash dans un magasin de clopes duty free de leurs Aeroport ??? (sans avoir à faire un crochet par la case boutique de change) mon épouse aura que 50 minutes de battement pour faire le changement d'avion, elle ne pourra donc pas aller faire le change (mais prendre des clopes au passage si il n'y à pas grand monde) (je me rappelle de l’aéroport de Stockholm, 1 seul boutique de change surcharger à l'autre bout de l’aéroport, 1 heur de queue pour changer 10 euro ... d'un mcdow 🤪)
amicalement
Bonjour,
Je vais partir de Nice en camping car pour le Cap Nord le 15 mai 2015.
Je compte revenir vers fin août (2015 😉)
J'ai 2 petites questions à vous poser:
1) Est il préférable de 'monter' par la Finlande pour 'redescendre" par la côte ouest de la Norvège (ou l'inverse), et pour quelle raison (si toutefois il y en a une)
2) Le passage par le site mythique du Cap Nord est il aussi féérique que l'on peut se l'imaginer (sachant bien que c'est comme allez en France sans passer par la tour Eiffel)
Merci de vos bons conseils.
Cordialement.
Merci de vos bons conseils.
Cordialement.
Coucou :)
Voila comme indiqué dans le titre je pars en Laponie Finlandaise au mois de mai pour faire quelques treks et pour decouvrir un peu cette magnifique région, j'etais déja parti en Laponie Finlandaise en septembre dernier avec mon sac a dos et comme mon budget est tres limité et que la scandinavie est cher !! :) J'avais donc tout pris pour etre autonome(tente, sac de couchage, recho etc...) et ne me deplacait qu'en auto-stop et comme ca j'ai pu rester un mois entier labas pour presque rien.
Le probleme est le suivant :) La derniere fois j'etais parti avec une tente decathlon 20€(sa prenait l'eau et tout...) et un sac de couchage pas forcement adapté ainsi qu'un matelas en mousse assez fin. J'aimerai du coup corriger le tir pour cette année et donc m'acheté une tente correct ainsi qu'un sac de couchage et un matelas pour l'isoler du froid mais le probleme c'est que je ne trouve aucune indication sur des forums et guide en dehors de la periode estival et hivernal ni meme la meteo des année precedente qui pourrait me donner une idée des temperatures(la nuit)du coup je ne sais pas quoi emporté, j'ai un sac de couchage 0 degres mais serat-il suffisant ? Si quelqun qui connait l'endroit peut me conseiller au niveau sac de couchage, tente, matelas ca serait troooop sympa :) J'essai de me documenter au mieux sur internet mais c'est vraiment difficile de savoir quoi prendre, je ne peux qu'imaginer mais je ne connais pas .
Merci beaucoup je ne sais pas si j'ai été claire j'ai un peu de mal a m'exprimer par ecrit, j'ai fait un pavé en plus.... merci :)
Voila comme indiqué dans le titre je pars en Laponie Finlandaise au mois de mai pour faire quelques treks et pour decouvrir un peu cette magnifique région, j'etais déja parti en Laponie Finlandaise en septembre dernier avec mon sac a dos et comme mon budget est tres limité et que la scandinavie est cher !! :) J'avais donc tout pris pour etre autonome(tente, sac de couchage, recho etc...) et ne me deplacait qu'en auto-stop et comme ca j'ai pu rester un mois entier labas pour presque rien.
Le probleme est le suivant :) La derniere fois j'etais parti avec une tente decathlon 20€(sa prenait l'eau et tout...) et un sac de couchage pas forcement adapté ainsi qu'un matelas en mousse assez fin. J'aimerai du coup corriger le tir pour cette année et donc m'acheté une tente correct ainsi qu'un sac de couchage et un matelas pour l'isoler du froid mais le probleme c'est que je ne trouve aucune indication sur des forums et guide en dehors de la periode estival et hivernal ni meme la meteo des année precedente qui pourrait me donner une idée des temperatures(la nuit)du coup je ne sais pas quoi emporté, j'ai un sac de couchage 0 degres mais serat-il suffisant ? Si quelqun qui connait l'endroit peut me conseiller au niveau sac de couchage, tente, matelas ca serait troooop sympa :) J'essai de me documenter au mieux sur internet mais c'est vraiment difficile de savoir quoi prendre, je ne peux qu'imaginer mais je ne connais pas .
Merci beaucoup je ne sais pas si j'ai été claire j'ai un peu de mal a m'exprimer par ecrit, j'ai fait un pavé en plus.... merci :)
NDLR: comme à chaque carnet de voyage que je publie, je n'obligerai personne à adhérer à mes commentaires, ils n'engagent que moi, je relate mon ressenti et puis c'est tout. Vos commentaires seront bien sur les bienvenus, mais je m'abstiendrai de répondre à tout début de polémique, comme cela s'est déjà présenté par le passé.

Donc pour les vacances d'été 2018, nous décidons de poursuivre la trève avec les grands voyages lointains transcontinentaux. Coûteux et épuisants, il nous faut cette année en plus, tenir compte du faible nombre de jours de congés de notre jeune étudiante, ce sera donc un petit circuit de 14 jours seulement en Scandinavie. Très vite, je suis contraint d'abandonner l'idée irréalisable de faire du porte à porte avec notre voiture perso (contrairement à l'année dernière, voir mon récit sur "promenade Balkanique" ) trop de kms et d'étapes. Pourtant, traverser Pologne, Littuannie, Estonnie et Lettonie était bien tentant avant de rejoindre Helsinki et la Finlande en ferry depuis Tallin: dommage.

Comme d'habitude je m'y prend à l'avance, et commence les résas dès le début Février, pour un départ mi juillet, période normalement la plus favorable question météo vers cette destination. La consultation des catalogues des tours opérateurs plus ou moins spécialisés n'apporte pas beaucoup d'élément, juste une idée des circuits habituels. Généralement l'objectif commun est le cap Nord, mais nous n'irons pas jusque là, faute de temps. En premier lieu, via expédia, les billets d'avion, à savoir Paris Stockholm, Helsinki Paris pour le retour, (880 euros pour trois) et en plus, un vol intérieur Oulu Helsinki en Finlande.(220 euros) En effet, les avis unanimes sont aussi partagés, entre les deux villes, il n'y a pas grand chose à voir, cela économisera une nuitée et une journée de loc pour la voiture. Cependant les frais "d'abandon" de véhicule (non restitué dans le pays de départ) sont inévitables, ainsi sur 1100 euros de location pour 12 jours cette contribution, de mémoire était conséquente, je dis de mémoire car je n'ai jamais pu obtenir un document détaillé, ni même le contrat en lui même après prise en charge de la voiture, malgré mes réclamations. Ceci dit, ou plutôt écrit, holiday auto proposait les meilleurs tarifs du moment avec Hertz, de plus je pense que nous avons été à l'insu de notre plein gré surclassés avec une volvo XC 40 T5 automatique bardée d'électronique et avec un GPS plus qu'efficace non prévu au départ (du coup j'ai trimbalé mon tom tom mis à jour pour l'occasion pour rien ) à laquelle je n'étais pas habitué, j'y reviendrai. Ensuite pour 50 euros, je n'oublis pas de réserver aussi une des nombreuses traversée en ferry obligatoire en Norvège, si on ne veut pas faire des kilomètres et des kilomètres pour contourner les très nombreux fjords. En l'occurence, la liaison Bognes Lodingen pour rejoindre les îles Lofoten, incontournables lors d'une visite en Norvège (pas forcément le meilleur choix que j'ai pu faire, j'y reviendrai aussi). Puis progressivement, via booking.com, je réserve les hébergements hôteliers, et c'est pas si facile que cela, à des prix raisonnables. En effet, pour trois, quasiment impossible de trouver une chambre avec trois vrais lits, souvent un canapé voir fauteuil lit, voire carrément 2 chambres!!!! La Norvège n'est pas une destination bon marché pour nous, et pourtant les touristes Français y sont très nombreux, en groupe ou en individuel en famille. Bon quand est ce qu'il va commencer êtes vous en train de vous dire?, j'y viens j'y viens.. Tout d'abord Stockholm à 2 heures de vol de Paris. Une petite première pour nous, on avait déjà pris l'habitude de nous enregistrer en ligne généralement dans les 30h00 avant le vol, et parfois d'imprimer nos cartes d'embarquement. Mais, comme on arrête pas le progrès, maintenant à Roissy en tout cas, c'est aussi à nous d'imprimer à la borne nos étiquettes pour les bagages en soute, puis d'aller les mettre nous même sur le tapis roulant "peseur", scanner le code barre avec la "douchette" et voir partir le bagage, en espérant éviter les erreurs d'aiguillage. Avec tout ce personnel en moins, j'espère que le prix des billets va baisser. Comment? HEIN?, je suis naïf... OK d'accord! En plus, au cours du vol, inutile d'espérer la moindre collation, maintenant, à part le verre d'eau et le café, tout est payant, j'vais pourtant pas l'impression d'avoir pris un vol low coast!!! Prise en charge à l'aéroport d'arlanda de la voiture sans trop de difficulté, sauf que le contrat signé sur tablette (décidément vive le progrès) ne me sera jamais envoyé par mail comme annonçé, bien dommage.... La Volvo SUV 4X4 bourrée d'électronique: comme d'hab, à part régler les rétros et le siège, je ne prends pas la peine de faire le tour de tous les équipements et accessoires pour une meilleure prise en main. Du coup dès le début, je ressens des à coups dans la direction, indépendants de ma volonté. En effet, le détecteur de lignes blanches est activé et corrige ma direction dès que je m'en approche de trop.... Et ce n'est pas tout, il y a aussi l'assistance au pilotage, outre le modérateur de vitesse, la voiture accélère ou freine toute seule selon la distance qui sépare le véhicule précédent, il faut quand même garder les mains sur le volant, dommage, on aurai pu jouer aux cartes et la laisser conduire seule. Dès qu'on est ralenti, si on met le clignotant pour doubler, et tourne le volant, elle accélère pour dépasser, bref, bientôt plus besoin d'avoir le permis.... Sans oublier, la petite lumière dans le rétro extérieur, pour signaler les véhicules dans "l'angle mort" bien utile et pratique. Mais finalement, vu les limitations de vitesse plus qu'excessives dans ces contrées, c'est bien pratique quand même, j'y reviendrai malheureusement aussi plus tard!!!!!! au final nous ferons 4700 kms sur 8 jours de circuit réel, ce qui n'est pas négligeable!!!!!! Stockholm, toujours aussi fidèles aux bus seesighting hop off hop on (ou l'inverse) j'ai réservé via internet avec réduction nos billets, cela reste (toujours selon nous) l'un des meilleurs moyens de visiter et de se déplacer dans les grandes villes. Finalement les centres d'intêrets touristiques ne sont pas si nombreux. A 40 kms de l'aéroport, nous rejoignons notre hôtel Clarion Amaranten, et là, à la réception, on nous annonce que notre réservation porte sur non pas 2 mais 4 jours, j'insiste et l'on me dit que c'est à moi d'appeler booking pour régler le problème!!!! qu'ils ne peuvent rien faire eux mêmes. Heureusement une belle blondasse comprend la situation et nous demande d'où nous venons, histoire de détendre la situation, en ce qui me concerne c'est réussi....Enfin bref, après quelques minutes de tergiversations, on s'aperçoit qu'un homonyme aurai aussi réservé en même temps que nous, je crois plutôt que la stagiaire s'est emmêlé les crayons et puis c'est tout. On dépose enfin les bagages dans la piaule et on gicle sous le soleil pour faire la petite croisière incluse dans nos billets, c'est beau et reposant sous les 26°. On frôle les immenses paquebots de croisière très nombreux dans ces pays nordiques, notamment pour voir les Fjords.

On longe notamment l'une des 14 îles de la ville, Djurgarden où se trouvent le parc d'attraction tivoly et plusieurs musées, dont celui dédié à ABBA et celui dédié au Wasa, je parle pas des tartines croustillantes vendues depuis 1919, mais du tristement célèbre bateau de guerre qui coula dans le port le jour de son inauguration en 1628 après avoir parcouru seulement quelques centaines de mètres. Sa coque retrouvée intacte fut renflouée en 1961, et depuis, il s'agit de l'un des musées les plus visités de Suède. Ce pays est un quart plus petit que la France et compte 10 millions d'habitants résidant essentiellement dans les 3 grandes villes (stockholm, goteborg, malmoe) c'est dire si le reste est vide laissant place aux lacs et forêts. La monnaie est la couronne, 1 euro valant 10 SEK environ. Le "repas" du soir, dans la vieille ville, se compose d'un soit disant viking burger qui tient plus du kebab qu'autre chose mais aussi de meatballs, les fameuses boulettes de viandes pomme de terre, les mêmes que chez IKEA..... Faut bien dire qu'ici apparemment il semble que depuis longtemps les vikings ne soient plus que des têtes blondes, je me comprends... Cela nous coûte tout de même 550 SEK, il est vrai qu'un demi coûte au bas mot 9 euros!!!! JOUR 2. Beau soleil, après un copieux petit dej buffet, avec saumon, harengs sous toutes ses formes, oeufs et autres charcuteries, mais aussi pain et viennoiseries classiques rassurez vous, on commence la journée par la visite de la tour de l'hôtel de ville, annuellement célèbre pour les prix nobel (excepté celui de la paix remis à Oslo). Haute de 106 mètres, avec ses 365 marches et ses 9 horloges, elle pèse le double de la tour eiffel. L'accès se fait à des heures fixes et par petit groupe pour raison de sécurité, on peut monter jusqu'à 73 mètres pour avoir une vue à 360° sur la ville. On visite ensuite le château royal, encore résidence officielle du roi de Suède, et sa salle du trésor.(entrée 160SEK). A l'issue, on renonce au show de 12h15 pour la relève de la garde, car 3/4 d'heure avant, des dizaines de badauds s'agglutinent déjà aux premiers rangs en plein soleil qui plus est.

Du coup, on emprunte notre bus préféré pour se reposer un peu et faire le tour complet de la ville. On n'oublie pas d'emprunter aussi le métro pour aller voir plusieurs stations "décorées": ça plaît ou pas mais c'est original. En fin d'après midi on retourne dans la vieille ville et sa GAMLASTAN afin de dénicher quand même quelques petits souvenirs à ramener, même si ici cela ressemble plus à Bollywood qu'au pays viking, musique y compris dans les magasins, joli signe d'intégration..... Une des premières choses qui nous surprend c'est la très faible circulation de voitures, aucun embouteillage dans cette capitale, mais faut dire qu'il y a énormément de 2 roues électriques ou pas, mais aussi des skates boards ou planches à roulette, électriques ou pas également. A noter aussi de très très nombreux travaux, de voiries, mais aussi de constructions de logements, apparemment une grande nécessité. Pour notre repas du soir, ( et unique de la journée) on s'offre un peu mieux et local chez Borgmastar'n (stora nygatan 35). DECIDEMENT JE VOUS DIS TOUT;... JOURS 3,4 Contrairement à ce qui m'a été dit en arrivant, le parking de l'hôtel (à 700 SEK!! pour 2 nuits) n'ouvre non pas à 7h00 mais 9h00 en ce Samedi, et après avoir été obligé d'appeler moi même, (là encore le réceptionniste africain francophone ne pouvait pas le faire pour moi, surtout après que je lui ai dis que pour moi les Croates allaient gagner contre la France en finale de la coupe du monde) le brave gardien du parking en partenariat avec l'hôtel (là est toute la nuance) arrive enfin en avance, le pauvre, et nous permet à 8h30 d'entamer notre route d'Est en Ouest pour rejoindre la Norvège et Oslo à 530 kms et enfin réellement débuter notre périple estival. A la frontière, absolument aucun contrôle, et sur la route à part lacs et forêts pas grand chose à voir. En revanche les péages sont très nombreux, point à ne pas négliger dans votre budget. En effet si pour la Suède, tout est prévu par le loueur, il n'en est pas de même pour les autres pays, et en Norvège, il y a de très très nombreux tronçons de route à péages automatiques, c'est à dire par caméras qui filment votre plaque d'immatriculation et vous envoie ultérieurement l'addition. Donc obligation de s'inscrire par internet sur le site www.epcplc.com/rental en donnant ou pas vos références de carte bancaire et en attendant la facture finale. A ce jour, je ne l'ai pas encore reçu mais après avoir noté la totalité ou presque, cela devrai avoisinner les 200 euros facilement. En effet, les routes, tunnels et ponts sont souvent payants, ces péages ne sont pas fixes et permanents mais servent à financer ponctuellement l'entretien des infrastructures existantes, ou de celles en construction. On rejoint la capitale Norvégienne à 15h00 et prenons possession de notre chambre, petit hic, le parking de l'hôtel non réservable est plein en ce samedi, les parcmètres acceptent les pièces pour 2h00 maxi, heureusement demain c'est dimanche c'est gratuit à partir de 20h00 jusqu'à lundi matin ouf!! après avoir bien tourné dans le quartier, je fini par trouver une place pour ma titine, car même si elle n'est pas à moi, j'y tiens quand même.....

L'hôtel thon slottsparken est très légèrement excentré, mais un peu de marche ne fait pas de mal. l'agence hertz voisine est fermée, dommage car j'aurai bien voulu quand même réclamer mon contrat de loc toujours pas reçu par mail.... Vu le beau temps, on attaque par une visite pédestre des principaux points d'intérêts, passage devant le palais, puis la Karl Johans gate, artère névralgique et quelques achats de souvenirs qui rempliront au retour les vitrines dédiées s'il y reste de la place. On traverse aussi la forteresse désertée de Akershus où 2 pauvres jeunes bidasses font le pied de grue!! en plein cagnard. A son pied l'espace réservé et dédié coupe du monde de foot se prépare pour la finale. le repas du soir se fait chez rorbua pour 90 euros ça fait mal quand même, pas facile à trouver car en retrait de la jetée du port. On a du renoncer à l'ascension payante de la seule "tour" de la ville permettant une belle vue circulaire, en effet paiement des tickets obligatoire en carte de crédit, et vu ce que me ponctionne comme frais la BNP à chaque fois , y en à ras le C.... Sachez qu'ici le paiement par carte bancaire est largement généralisé, y compris pour les petites sommes, ainsi pour me rendre ma monnaie en espèces sur un petit billet équivalent à 50 euros, certains cafetiers étaient embarrassés. JOUR 4 Après concertation, le planning de la journée est fait, et on commence par l'un des incontournables à Oslo, la parc des sculptures en bronze, granit ou fonte de Gustav Vigeland, (1869 1943) et compte tenu de la distance qui nous en sépare on prend le tramway dont certaines rames ont conservé leur cachet d'antan!!!!. Malgré l'heure matinale, les hordes de touristes aux yeux bridés sont déjà là, et prendre des photos devient vite un calvaire, comme d'habitude partout où ils sont. là encore ce parc plaît ou pas, histoire de goût....le monolithe de 17 mètres avec ses 121 corps entrelaçés est quand même remarquable et remarqué à juste titre. Fainéantise oblige, on reprend le tram, surtout pour éviter de perdre du temps sur l'emploi du même nom très serré. Au passage, je me pose à l'agence Hertz, où le "préposé" submergé de travail me promet d'essayer de faire le nécessaire, vu son enthousiasme, je doute. Depuis le début, je commence à réellement penser que l'accueil, ici en tout cas avec les français, n'est pas au top du tout. D'ailleurs, remember mes précédents comptes rendu, ça devient une habitude, les dépliants touristiques ici aussi ne sont pas disponibles en français, étrange.... Bref, on attaque une petite croisière sur le fjord, bien reposante, et outre l'opéra excentrique, les très belles résidences secondaires sur les îles font vraiment envies. Dans la foulée, avec un autre bateau payant, direction la presqu'île de Bygdoy avec ses musées, et là encore ses très belles résidences, toutes archies sécurisées...... On néglige le musée viking, "au profit" du norsk folksmuseum. Y sont représentées les différentes constructions du pays, selon les époques et les régions, cependant très peu d'animateurs en tenue historiques, comme malheureusement souvent dans ce type d'attraction touristique. Son réel pôle d'intérêt est l'église en bois debout, très belle. En cette fin d'après midi de Dimanche, les bars resto rivalisent pour s'improviser "fans zones" pour la finale FIFA 2018, il y a foule partout. Du coup, on décide de regagner nos pénates afin de jeter quand même un coup d'oeil à l'équipe de France d'afrique contre les Croates, c'est vrai que restera dans les annales que le score victorieux de 4 à 2 avec quand même un très joli but de Lloris........ Vive les "bleus" enfin là encore je me comprends... JOUR 5 oslo bergen: 450Kms, là commence enfin le vrai périple départ 7h00 après la grasse mat et le petit dej moyen, et arrivée 17h00 et oui ça roule pas vite... Encore de nombreux péages divers, mais sous 26° les réelles belles choses à voir commencent à partir de Geilo. Premier réel Fjord et c'est beau, et puis ces maisons aux toits végétaux qui se fondent à merveille dans le paysage, au point parfois de devenir indécelables... (pas mal dit tout cela, et c'est de moi!!!)

On y découvre aussi des tunnels, "avec rond point intérieur" et plusieurs routes souterraines qui se croisent, du jamais vu en ce qui me concerne!! On longe les rives du lac Tyrifjord et les vallées de Hallingdall. Après Geilo, vues sur le glacier Hardangerjokulen (atchoum), puis les cascades de Voringfoss (la plus haute du pays 163 mètres) et steinsdal dans le fjord Hardangerfjord (le 2° plus long du pays) Bergen, la deuxième ville du pays, est bâtie entre 7 montagnes, et mis à part l'alignement des anciens docks reconvertis le long des quais et leur belle façade colorée pas grand chose à voir. Au marché, étals de poissons frais, bocaux d'oeufs de poissons divers, tous appelés ici "caviar" et autres charcuteries à base de reine (heu non pardon:renne), élan et baleine se succèdent.

Pour 10 euros par personne, on fait la queue au funiculaire particulièrement abrupt pour avoir une belle vue sur l'ensemble de la ville. Le repas du soir se fait chez "fish me", très fréquenté, le saumon est appétissant, et mon premier steack de baleine à 27 euros ne laisse pas indifférent. Notre hôtel Augustin, est près du centre, et on me demande 150 NOK pour garer la voiture au parking public extérieur voisin... JOUR 6 Boverdal, notre étape du soir n'est qu'à moins de 300 Kms, mais sur le trajet, nos 2 premières routes panoramiques et notre première traversée en ferry. En reprenant la voiture, je constate qu'elle a dérangé et fait chier les mouettes, locataires en titre du port, en l'espace d'une courte nuit, elles me l'ont transformé en une oeuvre de Picasso... On fait une première halte à Voss, pour jeter un oeil payant dans son église Vangskyrkja où les personnages des icônes murales souffrent tous d'un strabisme marqué, ce qui ne manque pas de faire sourire les anges qui ornent le plafond, voilà l'originalité des lieux, qui en leur temps (1277) avaient choqués.

Gudvangen au bout du naeroyfjord offre de très belles vues, et une cascade, un tunnel de 11 kms nous amène à Aurland et le Sognefjord, le roi des fjords avec ses 180 kms de long, ensuite on emprunte la route 243 pour rejoindre Laerdal, au lieu d'un second très long tunnel. 47 kms de route très étroite avec impossibilité de se croiser en dehors des espaces prévus ci et là. Bus, camping cars et caravanes sont de la partie, entre avançades et reculades, comment veut tu que je..... te croise? et à certains endroits, je dois dire que je fais de l'huile (non alimentaire). Les points de vue très beaux le long du parc de Jotunheimen et ses hauts sommets se méritent.

A la mi journée, les 26° connus les jours précédents laissent la place progressivement à 11° sous des trombes d'eau et bourrasques. Pour rejoindre Kaupanger, son église en bois debout et la route 55 (108kms), on prend le ferry de Fodness à Mannheller moyennant 119 kr soit environ 13 euros pour 20 mn de traversée. Pour ces petites traversées, les rotations sont très nombreuses et le temps d'attente très réduit. Cette route du Sognefjellet nous fait longer lacs et sommets enneigés, dommage que la météo ne soit pas au rendez vous. A Boverdal, en pleine cambrousse, on rejoint l'hôtel ELVESETER, sans concurrent dans la région, et évidemment c'est plein à craquer, heureusement que c'est grand. Les dernières critiques lues sur cette ancienne ferme reconvertie nous ont un peu effrayées, mais personnellement tous ces bâtiments en bois parfaitement entretenus donnent du cachet au lieu, nos deux petites chambres au confort sommaire ont du charme, et la déco des parties communes est interressante, amoncellement d'antiquités.... Sauf à dîner sur place en réservant pour l'un des 2 services, on a pas d'autre choix que d'aller jusqu'à Lom à 20 kms, voir sa belle église en bois debout, mais sans y rentrer car c'est 7 euros par tête et ça commence à suffire. Ce soir c'est trois pizzas pour 70 euros, et oui ici c'est cher.

Sachez que dans la plupart des établissements, bar ou restaurant, il faut aller soit même commander et payer à l'entrée. Une stavkirke ou stavkyrkje (en norvégien bokmål et nynorsk) est une église médiévale en bois typique de la Norvège bien que des fouilles laissent penser que d'autres églises de ce type aient pu exister ailleurs en Europe du Nord. On a répertorié environ 1300 églises médiévales dont 28 ont été sauvegardées en Norvège. On les appelle en français les « églises en bois debout » car des mats ou poteaux sont utilisés pour soutenir le toit et l'élévation de la nef mais aussi élever les murs. La stavkirke constitue un des types les plus élaborés et les plus techniquement avancés de construction en bois qu'ait connu le Nord-Ouest de l'Europe au Moyen Âge. Cette technique de construction est représentée par l'église d' Urnes inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, celle de Borgund, la mieux conservée dans sa forme médiévale et 25 autres de la plus grande l' église de Heddal à la plus petite à Undredal dans le site exceptionnel du Sognefjord en Norvège et quelques autres en Europe du Nord-Ouest JOUR 7 Direction Trondheim à en principe 320 kms, mais avec les tours, détours et tours de c... ce sera pas loin de 550. Météo capricieuse jusqu'à environ 13h00, c'est mieux car c'est la journée des triples, 3 routes panoramiques au programme, 3 ferrys et 3 tunnels "sous la mer". De toute façon, on a le temps, car ici pas la peine de dire "dêpechons nous d'arriver avant la nuit" car progressiveement en remontant vers le Nord, le soleil fait du rab et se couche de moins en moins longtemps, pour finalement ne plus se coucher du tout. Tout d'abord à Grotli, on prend les 27 kms de la route 258 "gamle strynefjellsvegen (atchoum), elle aussi très étroite et non goudronnée dans sa première partie, heureusement les campeurs et campings caristes ne sont pas des lèves tôt, sinon j'aurai encore eu l'occasion de faire non pas de l'huile comme hier, mais des olivettes cette fois ci. On croise en tout que 4 usagers, par contre, malgré l'heure matinale, des forçats des ponts et chaussées locaux sont déjà au boulot, et on oblige à plusieurs reprises les pelleteuses à se bouger pour nous laisser passer. A langvatnet, on rejoint la route 63, dite à cet endroit, route des aigles, c'est moyen, excepté Geiranger, au bout du fjord le plus étroit du pays, là un paquebot vient de libérer son flot de passagers qui se ruent dans les quelques boutiques. Après le ferry Eidsdal-linge (10 mn) et Gudbrandsjuvet et ses chutes d'eau, on attaque la fameuse route des trolls, sinueuse et très touristique. Nous en arrivant du Sud, on la fait donc en descendant. Pause photo obligatoire au centre touristique et sa promenade impressionnante. La descente vers la vallée est pénible, car le chauffeur de bus nous précédant doit être handicapé, aveugle et tétraplégique, s'y reprenant à 2 fois à chaque virage en épingle, provoquant un véritable embouteillage derrière lui, mais aussi chez ceux "qui montent" obligés de l'attendre aux endroits propices aux croisements.!!

Sur la 64, on prend le ferry Afarnes solnes, au lieu de la 660 envisagée initialement car ma jeune passagère insiste pour faire une partie de la route dite "de l'atlantique". De ce que nous avons pu lire sur certains blogs, seuls les 11 derniers Kms sont spectaculaires avec les ponts arqueboutés reliant les îlots. Du coup à Molde on rejoint Eide, puis Vevang c'est beau mais sans plus, faut dire que la pluie gâche le paysage, pause photo rapide à Kristiansund et l'on prend un long tunnel sousmarin puis le ferry Kanestraum Halsa (7 kms 20 mn) pour rallier la E39 vers Trondheim.

Nous sommes unanymes pour dire que toutes ces maisons et églises en bois ne sont pas sans rappeler les états unis dans leur architecture, d'autant que comme là bas, ici aussi, le plus souvent un mât supportant le drapeau national trône devant la maison.Trondheim, pourtant 3° ville de Norvège n'offre pas grand chose à voir, ville universitaire située au centre du pays, à part sa cathédrale Nidaros, fermée à notre arrivée tardive, son pont de bois et ses anciens docks colorés sur pilotis, basta, même pour manger c'est compliqué, quant à l'herbergement ce que booking avait oublié de préciser, c'est que le nidaros pilegrimsgard, n'est autre qu'un "gîte étape" pour les pélerins sur le chemin de St Jacques de compostelle. Ambiance monacale assurée et chambre spartiate vouée à la reflexion, pareil pour le petit dej frugal qui se fait en silenceenfin bref....Heureusement que la veille au soir, dans un décor kitch, tenu par des jeunes branchés j'ai pu faire le plein d'un assortiment copieux de harengs marinés à toutes les sauces, accompagné d'un aquavit qui m'a brulé le restant de l'oesophage. (BAKLANDET SKYDSSTATION) décidément je vous mâche le boulot.... JOUR 8 Direction MO I RANA, 633 kms réels parcourus au lieu des 480 prévus à travers le Nord trondelag!!! Après Steinkjer et son fjord, on décide d'emprunter la route 763, parallèle à la E6, pour avoir un peu moins de circulation, et voir de jolis villages dans les montagnes, on s'arrête aussi à Bola voir une espèce de petroglyphe (gravure rupestre de l'âge de pierre) représentant un renne dans la roche. Après Medja, on zappe Kiskumfoss et la plus grande échelle à saumons d'europe dont l'accès est payant. A la place, via le ferry Holm Vennesund, on fait un bout de la route panoramique 17 avant de rejoindre Mosjoen et Mo i rana (beaucoup trop de ferrys à prendre si on la fait en entier). En route, à plusieurs reprises on croise rennes et élans qui se détendent les sabots sur le bitume. Moi i rana est petit, l'hotel ole tobias est plein à craquer, le stationnement compliqué. Pour le dîner, on traverse la rue pour aller chez "N°3" sans concurrence, du coup les 2 spicy bacalao et le steack de baleine nous reviennent à 90 euros..... A ce rythme, je me vois contraint de trouver un DAB pour pouvoir finir convenablement le séjour Norvégien. Les 2000 euros changés avant de partir (au taux de 9,28) sont déjà partis partiellement en fumée, la fumée justement, ici le paquet de cigarettes est à 13 euros, 2 fois plus cher qu'en Suède, tandis que le litre de sans plomb est à 1,85 euros. JOUR 9 Direction le GROS morceau du séjour, les îles LOFOTEN, et première erreur de programmation. En effet, faute d'avoir bien étudié le sujet, j'ai préféré privilégier une traversée en ferry plus courte en partant plus du Nord du continent. Seulement, cela fait aussi arriver plus au nord des îles.

J'ai réservé pour 50 euros (soit un véhicule avec son chauffeur inclus et 2 passagers supplémentaires sur le site officiel Torghatten nord) Bognes Lodingen soit une heure de navigation, mais j'aurai mieux fait de partir de Bodo vers Leknes ou mieux encore Moskenes et la ville de A pour 3 heures, cela aurai finalement fait gagner du temps en évitant la route vers le Nord et traverser vers le Sud puis remonter les différentes îles.Heureusement, on a quand même réussi à prendre 2 itinéraires différents. Par chance, le grand beau temps est revenu, et il faut bien dire les choses, C EST REELLEMENT TRES TRES TRES.... BEAU.... les cartes mémoires fondent et pas seulement à cause de la chaleur.

Deux choses vont quand même "jouer en notre faveur" si j'ose dire et contrecarrer ma petite bévue: d'une part j'avais réservé le bateau à 14h30, mais en arrivant au départ à 12h00 nous avons pu sans aucune difficulté prendre celui d'avant, soit 2 heures de gagner, car là en effet, avec les traversées plus longues, les rotations à 2 bateaux seulement, sont beaucoup moins fréquentes (8 à 12 par jour selon la saison, contre 6 à 8 pour la liaison plus au Sud), et d'autre part, après Mo i rana, nous avons franchi le cercle polaire artique, et aujourdh'uy le soleil ne "va se coucher" que de 0h20 à 1h50. Quelle chance, avec un départ à 7h40 (toujours après la grasse mat) je vais pouvoir rouler jusqu'à 23h00 tranquilou!!!!!!!!!!!et faire seulement 740 kms!!!!!! Ici l'hiver les températures ne descendraient pas en dessous de zéro, mais de début Novembre à fin Janvier, il fait nuit tout le temps ou presque, avec de 10h00 à 14h00 une clareté soit disant de jour de pluie de chez nous, mais il parait que les aurores boréales, et les reflets sur la neige servent aussi de lumière!! j'aurai bien voulu voir, mais il faudra revenir.... On sillonne en long et en large tout ce qui est humainement possible, avec parfois arrêt photo brutal en pleine chaussée au grand damne des locaux, mais habitués quand même aux folies des envahisseurs ponctuels tombés sous le charme des lieux..... Ces montagnes abruptes qui "tombent" dans l'eau avec tous ces villages "RORBU" colorés c'est magnifique Les RORBU, cabanes traditionnelles de pêcheurs, sur pilotis au bord de l'eau, devenues au fil du temps l'hébergement incontournable ici, grand nombre d'entre elles n'ont aujourdh'uy jamais connues quelconque pêcheurs!! Les villages se succèdent et sont tous plus beaux les uns que les autres. A Nusfjord, en saison, un droit d'accès est même demandé aux piétons entre 10 et 18h00. Nous à 19h00 la caisse est fermée et c'est tant mieux, d'ailleurs y a pas ou plus foule. Les façades ocres en bois sont belles, mais ne les frôlez pas de trop près, car les mouettes ont pris l'habitude d'y nicher, et elles interprêtent comme agression tout rapprochement de votre part, résultat, les fientes bombinettes larguées peuvent vous laisser de désagréables souvenirs. Allez jeter un œil à l'intérieur de l'épicerie qui a gardé tout son cachet d'antan. En cette saison les nombreux séchoirs à morues sont vides l'heure tourne et notre périple vers le Sud s'arrête à Reine, tant pis pour "A" pourtant pas si loin, mais la fatigue me gagne et il faut "remonter" jusqu'à Kabelvag pour notre Rorbu Nyvagar. Prévoyants, on a fait quelques emplettes pour se restaurer tranquilles dans ce petit logement douillet bien équipé (très petites chambres à lits simples à l'étage). JOUR 10 On remonte le "Nord" des îles pour rejoindre Tromso (très pompeusement surnommé le Paris du Nord) , avec un départ tardif à 7h50 malgré les 450 kms à parcourir, ça commence à se relâcher en fin de séjour!!! Cependant, cette étape ne révèle pas grand chose d'intéressant à voir, c'est la région des lacs mais boff. En fait les tours opérators la font car c'est la dernière étape vers le grand Nord, à part la cascade de Malsevfossen, et son échelle à saumons (payante) RAS. A 15H00 on arrive déjà à destination, et la seconde chambre de notre hôtel quality saga n'est pas encore prête, sans compter que le parking pourtant demandé à la réservation n'est pas accessible, les 8 places étant prises, et malgré qu'il s'agisse d'un bled, pas de stationnement facile et gratuit. Deux boutiques de souvenirs et une rue principale (storgata) et point barre, sans oublier un bel orage qui rafraîchit l'atmosphère. La seule curiosité c'est l'église, mais elle est fermée et en travaux, les échaffaudages extérieurs empêchent la seule photo à faire ici. Sinon la cathédrale "Artique" se voit de loin, et ça nous suffit.Faut dire que le soleil ne va faire dodo que 20 mn de 0h40 à 1h00!!!!! Dernière précision avant de quitter ce pays: chaque matin, au buffet petit dej avec tous ces œufs je leur demandais une omelette de chez eux: et bien croyez moi ou pas, ils ne connaissent pas la recette de l'omelette Norvégienne!!!!😏😛😉 JOUR 11 Direction la Finlande (avec une heure de décalage horaire en plus) et Rovaniémi, autoproclamée Village officiel du père Noel, c'est pas bien de jouer sur la corde sensible des enfants pour faire du fric!!!! sur les 400 kms de route (c'était ça ou éviter les lofoten) rien de rien à voir à part 2 malheureuses boutiques "sami" mais il y a aussi et SURTOUT: Le croisement avec un radar police embarqué sur le tableau de bord pour me souhaiter la bienvenue dans ce pays: seul , dans une ligne droite, plate et en pleine fôret j'ai ce privilège, qui plus est à cet endroit limité à 80 km/heure au lieu de 100 comme je le croyais. Bien sur la majorité des bien pensants qui me liront, penseront: Bien fait pour lui.... Seulement voilà, en Finlande, depuis des années, le montant des amendes pour les excès de vitesse dépend du "Päivasakko", c'est à dire concrètement que selon vos revenus et votre nombre d'enfants, un subtil calcul d'argent moyen quotidien est fait et multiplié proportionnellement à la "gravité" estimée de l'infraction..... Ignorant cela, je réponds naïvement mais honnêtement aux questions posées, résultat la douloureuse est carrément énorme, à tel point que je tairais par honte, mais surtout par haine de ce pays le montant qui gâche mes vacances. Sachez que d'autres chauffards, meurtriers en puissance comme moi, se sont déjà vu condamnés à payer parfois 170000 euros (j'ai bien écris CENT SOIXANTE DIX MILLES EUROS) pour un excès de 40 kms heure!!!!. J'espère que les guignols qui dirigent la France vont rapidement s'inspirer de cette mesure particulièrement SOCIALE. Que les fainénants et parasites du pays puissent librement s'épanouir et profiter de la route au volant de leur BM et autres MERCOS.!!! Autant vous dire, que mes économies j'irai dans l'avenir les dépenser autrement et surtout AILLEURS, alors un conseil soyez aussi malhonnêtes que ces policiers sont consciencieux, dites que vous êtes chômeur avec 5 gosses, et c'est eux qui vous donneront peut être de l'argent!!!!! je suis réellement dégouté Pas étonnant que dans ce bled où y a rien à voir, les automobilistes moutons roulent "en petit train" à 40 derrière un camping car sans que personne ose doubler, je pense que des fois la connerie humaine devrai avoir ses limites et que le mot liberté devrai retrouver tout son sens!!! A bon entendeur salut, et comme écrit au début: polémiqueur s'abstenir je persiste et je signe. Après cette brutale découverte des lois discriminatoires Finlandaises, pensez bien que Rovaniémi et son père Noel à deux balles, j'en rien à fou..., d'ailleurs sous l'orage, à 18h00 le dimanche, même en été, les magasins escrocs et profiteurs du santa klaus village installé comme par hasard sur la ligne du cercle polaire... sont déjà fermés. Et c'est tant mieux!!! L'artic city hôtel est correct. J'ai du mal à avaler mon tex mex chez pancho villa (chaîne locale). JOUR 12 Vers Oulu via Tornio à 200 kms, et là encore, rien à voir dans ce pays de lacs et fôrets. Détour, et pause photo unique à Tervola pour une église en bois, la fin de mes vacances est définitivement gâchée.... Le cumulus city hôtel est correct dans cette ville agréable mais bien vide et fade, bien que centre universitaire et pôle technologique. Pour essayer de me remonter le moral, on s'offre à prix d'or un repas soit disant Viking chez Harald, je ne sais pas si les recettes sont d'époque, moi mes connaissances en "Vikingneries" s'arrêtent à Vik, le des seins animé....En tout cas c'est bon, inhabituel et copieux. JOUR 13 Après avoir eu du mal à compléter le réservoir, (faute de station ouverte avec paiement en espèces et non pas en carte) on rend la charette à l'aéroport, où les bureaux bien évidemment ne sont pas encore ouverts à cette heure matinale, (vol à 8h35), du coup je laisse la clef dans une boite à lettre, sans aucun constat effectué sur la voiture, ce que je n'aime pas du tout. Je pensais que nous aurions droit à un coucou à hélices, bien au contraire il s'agit d'un airbus de bonne taille bien rempli. Une heure de vol pour relier Helsinki, la capitale. Impossible d'avoir des indications et informations claires et précises sur les bus pour rejoindre le centre ville à 40 kms, du coup moyennent 37 euros, on prend un taxi avec coffre suffisamment grand pour nos 3 valoches et 3 autres dites "cabines". Je ne suis plus à une dépense superflux. A 10 heures, on peut quand même prendre possession de notre grande chambre pour trois à l'hôtel Cumulus city de la place Hakaniémi, là encore, malgré la taille, avec un fauteuil lit dépliant. Et hop, début de la visite de notre dernière ville, avec achat évidemment, vous vous doutez de quoi, le fameux ticket de bus valable 24h00 avec mini croisière d'une heure trente pour 43 euros par tête....

Le tour en bateau, permet de constater qu'ici aussi le niveau de vie semble élevé, les maisons secondaires ou pas sur les îles sont très beautiful.Un petit canal a même été creusé afin d'éviter à ces heureux propriétaires de passer trop de temps dans les transports maritimes. Les appartements s'y vendraient aussi à prix d'or. Au retour à market square, on se prend une collation, justement au market, un kebab de renne accompagné d'un échantillon de renne séché avec fromage et mini cracotte, simple mais succulent. Bon, bref, pas de temps à perdre, le notre est compté. Même si, il faut dire qu'il n'y a pas grand chose à voir ici aussi au point de vue touristique. 4 églises se disputent le marché, la très très fréquentée et belle de l'extérieur cathédrale d'Helsinki, et sa concurrente directe l'orthodoxe Uspenski, toutes deux plus belles vues de dehors qu'à l'intérieur. En revanche l'église dans la roche (temppeliaukio) et celle de bois (kampin) sont, elles, aussi belles dehors que dedans!!! Ici aussi, très peu de circulation routière, mais par contre énormément de monde, touriste ou autre et de joggeurs. Le soir, un peu fatigués quand même, on rejoint l'hotel excentré, pour tester la chaîne scandinave Hesburger, avec pour les connoisseurs et contre 29 euros, des frites pas trop mal et des burgers ressemblant pas mal à ceux de burger king, tandis que l'autre historique Américain est distancé, toujours affaire de gôut personnel. Le lendemain, on reprend le tour en bus avec passage devant le parlement et le monument controversé dédié au musicien Sibélius, amas de 24 tonnes de tuyaux en feraille s'entrechoquant. Et puis, eh bien il faut tuer le temps, alors direction le parc d'attraction Linnanmaki, situé sur une colline dominant la ville, les manèges y sont concentrés les uns sur les autres, et chaque année un nouveau fait son apparition. C'est essentiellement orienté famille et jeunes enfants, mais 2 ou 3 montagnes russes à sensations fortes font le plein, malgré ma sénilité approchante je tente le coup, et évidemment, après, mon restant de lucidité le regrette.... La plus vieille montagne russe d'europe en bois (1950) démontre le génie des créateurs de l'époque, avec à l'arrière un préposé au freinage, ça vaut le détour, et ça passe le temps.On se restaure si je peux dire sur place pour 19 euros. Retour "en ville", les centres commerciaux "classiques" sont nombreux, mais les boutiques de souvenirs se comptent sur les doigts d'un amputé. Pas grave, on doit préparé les valises car demain c'est déjà le retour. Le soir on mange encore burger à côté de l'hotel et de Hes... mais servis à table pour 67 euros. Le lendemain matin, toujours pour tuer le temps avant de rejoindre l'aéroport pour notre vol de 16h00, on va sur le port et son marché touristique, où j'ose la dernière dépense de 15 euros pour m'offrir une casquette qui enrichira, ou encombrera, ma collection déjà bien entamée. On finit par savoir que c'est la ligne omnibus 615 qui dessert le tarmac, avec un arrêt devant notre hotel où les bagages ont été laissés en consigne une fois la chambre libérée, comptez quand même 40 mns avec ce trajet indirect. Via le vol air france, mais opéré par finnair, comme on dit maintenant, et après 3h00, on regagne Roissy CDG, cette fois nos vacnaces sont belles et bien finies!!!!!! CONCLUSION (si je peux me permettre) Parmi les 3 capitales survolées, notre "classement" est unanyme, dans l'ordre Oslo, Helsinki et Stockholm, un point c'est tout. Malgré quelques petites imperfections dans mon programme, je dirais que les Lofoten méritent vraiment le coup, 2 jours sur place sont un minimum. La Finlande, et pas seulement pour ces radars, est très largement en dessous, rien à voir au niveau touristique, je n'ai pas dis rien à faire pour ceux qui ont le temps, nuance........ Les Fjords Norvégiens, même si quand on en a vu un, on les a tous vu, sont vraiment très beaux, bien que cette destination soit pour nous assez onéreuse. Faut dire que ce pays, gràce à son pétrole et son gaz est très riche, proche du plein emploi, le PIB annuel par habitant serai de 70 000 euros!!! Le paquet de clopes à 13 euros, et la binouze à 10 ne rend pas pour un addict comme moi cette destination comme un rêve. Nous avons eu beaucoup de chance question météo, 2 jours et demi de pluie répartis sur 14, ça n'a pas été le cas pour bon nombre de blogueurs dont j'avais lu les récits avant de partir. L'accueuil n'a pas forcément toujours été comme ce à quoi l'on s'attendait, malgré la présence massive de français, nous ne sommes pas toujours aussi les bienvenus que les conquérants asiatiques, à qui l'Occident, qui court à sa perte, continue de faire les yeux doux et de dérouler le tapis rouge, c'est le cas de le dire! Je ne renis pas notre choix, c'est à voir une fois, mais une fois seulement, comme ça au moins on sait de quoi on parle!!!! Pour finir, comme à chaque fois maintenant, je vous met le lien vers mon diaporama public sur youtube, car en ce qui concerne le privé, certaines scènes un peu chaudasses (notamment avec le père Noel et un troll) pourraient me valoir encore des problèmes et j'en ai eu assez comme ça!!! www.youtube.com/...zbIgZC6Pk&t=165s A bientôt, encore et peut être pour de nouvelles promenades et escapades DJ93.

Donc pour les vacances d'été 2018, nous décidons de poursuivre la trève avec les grands voyages lointains transcontinentaux. Coûteux et épuisants, il nous faut cette année en plus, tenir compte du faible nombre de jours de congés de notre jeune étudiante, ce sera donc un petit circuit de 14 jours seulement en Scandinavie. Très vite, je suis contraint d'abandonner l'idée irréalisable de faire du porte à porte avec notre voiture perso (contrairement à l'année dernière, voir mon récit sur "promenade Balkanique" ) trop de kms et d'étapes. Pourtant, traverser Pologne, Littuannie, Estonnie et Lettonie était bien tentant avant de rejoindre Helsinki et la Finlande en ferry depuis Tallin: dommage.

Comme d'habitude je m'y prend à l'avance, et commence les résas dès le début Février, pour un départ mi juillet, période normalement la plus favorable question météo vers cette destination. La consultation des catalogues des tours opérateurs plus ou moins spécialisés n'apporte pas beaucoup d'élément, juste une idée des circuits habituels. Généralement l'objectif commun est le cap Nord, mais nous n'irons pas jusque là, faute de temps. En premier lieu, via expédia, les billets d'avion, à savoir Paris Stockholm, Helsinki Paris pour le retour, (880 euros pour trois) et en plus, un vol intérieur Oulu Helsinki en Finlande.(220 euros) En effet, les avis unanimes sont aussi partagés, entre les deux villes, il n'y a pas grand chose à voir, cela économisera une nuitée et une journée de loc pour la voiture. Cependant les frais "d'abandon" de véhicule (non restitué dans le pays de départ) sont inévitables, ainsi sur 1100 euros de location pour 12 jours cette contribution, de mémoire était conséquente, je dis de mémoire car je n'ai jamais pu obtenir un document détaillé, ni même le contrat en lui même après prise en charge de la voiture, malgré mes réclamations. Ceci dit, ou plutôt écrit, holiday auto proposait les meilleurs tarifs du moment avec Hertz, de plus je pense que nous avons été à l'insu de notre plein gré surclassés avec une volvo XC 40 T5 automatique bardée d'électronique et avec un GPS plus qu'efficace non prévu au départ (du coup j'ai trimbalé mon tom tom mis à jour pour l'occasion pour rien ) à laquelle je n'étais pas habitué, j'y reviendrai. Ensuite pour 50 euros, je n'oublis pas de réserver aussi une des nombreuses traversée en ferry obligatoire en Norvège, si on ne veut pas faire des kilomètres et des kilomètres pour contourner les très nombreux fjords. En l'occurence, la liaison Bognes Lodingen pour rejoindre les îles Lofoten, incontournables lors d'une visite en Norvège (pas forcément le meilleur choix que j'ai pu faire, j'y reviendrai aussi). Puis progressivement, via booking.com, je réserve les hébergements hôteliers, et c'est pas si facile que cela, à des prix raisonnables. En effet, pour trois, quasiment impossible de trouver une chambre avec trois vrais lits, souvent un canapé voir fauteuil lit, voire carrément 2 chambres!!!! La Norvège n'est pas une destination bon marché pour nous, et pourtant les touristes Français y sont très nombreux, en groupe ou en individuel en famille. Bon quand est ce qu'il va commencer êtes vous en train de vous dire?, j'y viens j'y viens.. Tout d'abord Stockholm à 2 heures de vol de Paris. Une petite première pour nous, on avait déjà pris l'habitude de nous enregistrer en ligne généralement dans les 30h00 avant le vol, et parfois d'imprimer nos cartes d'embarquement. Mais, comme on arrête pas le progrès, maintenant à Roissy en tout cas, c'est aussi à nous d'imprimer à la borne nos étiquettes pour les bagages en soute, puis d'aller les mettre nous même sur le tapis roulant "peseur", scanner le code barre avec la "douchette" et voir partir le bagage, en espérant éviter les erreurs d'aiguillage. Avec tout ce personnel en moins, j'espère que le prix des billets va baisser. Comment? HEIN?, je suis naïf... OK d'accord! En plus, au cours du vol, inutile d'espérer la moindre collation, maintenant, à part le verre d'eau et le café, tout est payant, j'vais pourtant pas l'impression d'avoir pris un vol low coast!!! Prise en charge à l'aéroport d'arlanda de la voiture sans trop de difficulté, sauf que le contrat signé sur tablette (décidément vive le progrès) ne me sera jamais envoyé par mail comme annonçé, bien dommage.... La Volvo SUV 4X4 bourrée d'électronique: comme d'hab, à part régler les rétros et le siège, je ne prends pas la peine de faire le tour de tous les équipements et accessoires pour une meilleure prise en main. Du coup dès le début, je ressens des à coups dans la direction, indépendants de ma volonté. En effet, le détecteur de lignes blanches est activé et corrige ma direction dès que je m'en approche de trop.... Et ce n'est pas tout, il y a aussi l'assistance au pilotage, outre le modérateur de vitesse, la voiture accélère ou freine toute seule selon la distance qui sépare le véhicule précédent, il faut quand même garder les mains sur le volant, dommage, on aurai pu jouer aux cartes et la laisser conduire seule. Dès qu'on est ralenti, si on met le clignotant pour doubler, et tourne le volant, elle accélère pour dépasser, bref, bientôt plus besoin d'avoir le permis.... Sans oublier, la petite lumière dans le rétro extérieur, pour signaler les véhicules dans "l'angle mort" bien utile et pratique. Mais finalement, vu les limitations de vitesse plus qu'excessives dans ces contrées, c'est bien pratique quand même, j'y reviendrai malheureusement aussi plus tard!!!!!! au final nous ferons 4700 kms sur 8 jours de circuit réel, ce qui n'est pas négligeable!!!!!! Stockholm, toujours aussi fidèles aux bus seesighting hop off hop on (ou l'inverse) j'ai réservé via internet avec réduction nos billets, cela reste (toujours selon nous) l'un des meilleurs moyens de visiter et de se déplacer dans les grandes villes. Finalement les centres d'intêrets touristiques ne sont pas si nombreux. A 40 kms de l'aéroport, nous rejoignons notre hôtel Clarion Amaranten, et là, à la réception, on nous annonce que notre réservation porte sur non pas 2 mais 4 jours, j'insiste et l'on me dit que c'est à moi d'appeler booking pour régler le problème!!!! qu'ils ne peuvent rien faire eux mêmes. Heureusement une belle blondasse comprend la situation et nous demande d'où nous venons, histoire de détendre la situation, en ce qui me concerne c'est réussi....Enfin bref, après quelques minutes de tergiversations, on s'aperçoit qu'un homonyme aurai aussi réservé en même temps que nous, je crois plutôt que la stagiaire s'est emmêlé les crayons et puis c'est tout. On dépose enfin les bagages dans la piaule et on gicle sous le soleil pour faire la petite croisière incluse dans nos billets, c'est beau et reposant sous les 26°. On frôle les immenses paquebots de croisière très nombreux dans ces pays nordiques, notamment pour voir les Fjords.

On longe notamment l'une des 14 îles de la ville, Djurgarden où se trouvent le parc d'attraction tivoly et plusieurs musées, dont celui dédié à ABBA et celui dédié au Wasa, je parle pas des tartines croustillantes vendues depuis 1919, mais du tristement célèbre bateau de guerre qui coula dans le port le jour de son inauguration en 1628 après avoir parcouru seulement quelques centaines de mètres. Sa coque retrouvée intacte fut renflouée en 1961, et depuis, il s'agit de l'un des musées les plus visités de Suède. Ce pays est un quart plus petit que la France et compte 10 millions d'habitants résidant essentiellement dans les 3 grandes villes (stockholm, goteborg, malmoe) c'est dire si le reste est vide laissant place aux lacs et forêts. La monnaie est la couronne, 1 euro valant 10 SEK environ. Le "repas" du soir, dans la vieille ville, se compose d'un soit disant viking burger qui tient plus du kebab qu'autre chose mais aussi de meatballs, les fameuses boulettes de viandes pomme de terre, les mêmes que chez IKEA..... Faut bien dire qu'ici apparemment il semble que depuis longtemps les vikings ne soient plus que des têtes blondes, je me comprends... Cela nous coûte tout de même 550 SEK, il est vrai qu'un demi coûte au bas mot 9 euros!!!! JOUR 2. Beau soleil, après un copieux petit dej buffet, avec saumon, harengs sous toutes ses formes, oeufs et autres charcuteries, mais aussi pain et viennoiseries classiques rassurez vous, on commence la journée par la visite de la tour de l'hôtel de ville, annuellement célèbre pour les prix nobel (excepté celui de la paix remis à Oslo). Haute de 106 mètres, avec ses 365 marches et ses 9 horloges, elle pèse le double de la tour eiffel. L'accès se fait à des heures fixes et par petit groupe pour raison de sécurité, on peut monter jusqu'à 73 mètres pour avoir une vue à 360° sur la ville. On visite ensuite le château royal, encore résidence officielle du roi de Suède, et sa salle du trésor.(entrée 160SEK). A l'issue, on renonce au show de 12h15 pour la relève de la garde, car 3/4 d'heure avant, des dizaines de badauds s'agglutinent déjà aux premiers rangs en plein soleil qui plus est.

Du coup, on emprunte notre bus préféré pour se reposer un peu et faire le tour complet de la ville. On n'oublie pas d'emprunter aussi le métro pour aller voir plusieurs stations "décorées": ça plaît ou pas mais c'est original. En fin d'après midi on retourne dans la vieille ville et sa GAMLASTAN afin de dénicher quand même quelques petits souvenirs à ramener, même si ici cela ressemble plus à Bollywood qu'au pays viking, musique y compris dans les magasins, joli signe d'intégration..... Une des premières choses qui nous surprend c'est la très faible circulation de voitures, aucun embouteillage dans cette capitale, mais faut dire qu'il y a énormément de 2 roues électriques ou pas, mais aussi des skates boards ou planches à roulette, électriques ou pas également. A noter aussi de très très nombreux travaux, de voiries, mais aussi de constructions de logements, apparemment une grande nécessité. Pour notre repas du soir, ( et unique de la journée) on s'offre un peu mieux et local chez Borgmastar'n (stora nygatan 35). DECIDEMENT JE VOUS DIS TOUT;... JOURS 3,4 Contrairement à ce qui m'a été dit en arrivant, le parking de l'hôtel (à 700 SEK!! pour 2 nuits) n'ouvre non pas à 7h00 mais 9h00 en ce Samedi, et après avoir été obligé d'appeler moi même, (là encore le réceptionniste africain francophone ne pouvait pas le faire pour moi, surtout après que je lui ai dis que pour moi les Croates allaient gagner contre la France en finale de la coupe du monde) le brave gardien du parking en partenariat avec l'hôtel (là est toute la nuance) arrive enfin en avance, le pauvre, et nous permet à 8h30 d'entamer notre route d'Est en Ouest pour rejoindre la Norvège et Oslo à 530 kms et enfin réellement débuter notre périple estival. A la frontière, absolument aucun contrôle, et sur la route à part lacs et forêts pas grand chose à voir. En revanche les péages sont très nombreux, point à ne pas négliger dans votre budget. En effet si pour la Suède, tout est prévu par le loueur, il n'en est pas de même pour les autres pays, et en Norvège, il y a de très très nombreux tronçons de route à péages automatiques, c'est à dire par caméras qui filment votre plaque d'immatriculation et vous envoie ultérieurement l'addition. Donc obligation de s'inscrire par internet sur le site www.epcplc.com/rental en donnant ou pas vos références de carte bancaire et en attendant la facture finale. A ce jour, je ne l'ai pas encore reçu mais après avoir noté la totalité ou presque, cela devrai avoisinner les 200 euros facilement. En effet, les routes, tunnels et ponts sont souvent payants, ces péages ne sont pas fixes et permanents mais servent à financer ponctuellement l'entretien des infrastructures existantes, ou de celles en construction. On rejoint la capitale Norvégienne à 15h00 et prenons possession de notre chambre, petit hic, le parking de l'hôtel non réservable est plein en ce samedi, les parcmètres acceptent les pièces pour 2h00 maxi, heureusement demain c'est dimanche c'est gratuit à partir de 20h00 jusqu'à lundi matin ouf!! après avoir bien tourné dans le quartier, je fini par trouver une place pour ma titine, car même si elle n'est pas à moi, j'y tiens quand même.....

L'hôtel thon slottsparken est très légèrement excentré, mais un peu de marche ne fait pas de mal. l'agence hertz voisine est fermée, dommage car j'aurai bien voulu quand même réclamer mon contrat de loc toujours pas reçu par mail.... Vu le beau temps, on attaque par une visite pédestre des principaux points d'intérêts, passage devant le palais, puis la Karl Johans gate, artère névralgique et quelques achats de souvenirs qui rempliront au retour les vitrines dédiées s'il y reste de la place. On traverse aussi la forteresse désertée de Akershus où 2 pauvres jeunes bidasses font le pied de grue!! en plein cagnard. A son pied l'espace réservé et dédié coupe du monde de foot se prépare pour la finale. le repas du soir se fait chez rorbua pour 90 euros ça fait mal quand même, pas facile à trouver car en retrait de la jetée du port. On a du renoncer à l'ascension payante de la seule "tour" de la ville permettant une belle vue circulaire, en effet paiement des tickets obligatoire en carte de crédit, et vu ce que me ponctionne comme frais la BNP à chaque fois , y en à ras le C.... Sachez qu'ici le paiement par carte bancaire est largement généralisé, y compris pour les petites sommes, ainsi pour me rendre ma monnaie en espèces sur un petit billet équivalent à 50 euros, certains cafetiers étaient embarrassés. JOUR 4 Après concertation, le planning de la journée est fait, et on commence par l'un des incontournables à Oslo, la parc des sculptures en bronze, granit ou fonte de Gustav Vigeland, (1869 1943) et compte tenu de la distance qui nous en sépare on prend le tramway dont certaines rames ont conservé leur cachet d'antan!!!!. Malgré l'heure matinale, les hordes de touristes aux yeux bridés sont déjà là, et prendre des photos devient vite un calvaire, comme d'habitude partout où ils sont. là encore ce parc plaît ou pas, histoire de goût....le monolithe de 17 mètres avec ses 121 corps entrelaçés est quand même remarquable et remarqué à juste titre. Fainéantise oblige, on reprend le tram, surtout pour éviter de perdre du temps sur l'emploi du même nom très serré. Au passage, je me pose à l'agence Hertz, où le "préposé" submergé de travail me promet d'essayer de faire le nécessaire, vu son enthousiasme, je doute. Depuis le début, je commence à réellement penser que l'accueil, ici en tout cas avec les français, n'est pas au top du tout. D'ailleurs, remember mes précédents comptes rendu, ça devient une habitude, les dépliants touristiques ici aussi ne sont pas disponibles en français, étrange.... Bref, on attaque une petite croisière sur le fjord, bien reposante, et outre l'opéra excentrique, les très belles résidences secondaires sur les îles font vraiment envies. Dans la foulée, avec un autre bateau payant, direction la presqu'île de Bygdoy avec ses musées, et là encore ses très belles résidences, toutes archies sécurisées...... On néglige le musée viking, "au profit" du norsk folksmuseum. Y sont représentées les différentes constructions du pays, selon les époques et les régions, cependant très peu d'animateurs en tenue historiques, comme malheureusement souvent dans ce type d'attraction touristique. Son réel pôle d'intérêt est l'église en bois debout, très belle. En cette fin d'après midi de Dimanche, les bars resto rivalisent pour s'improviser "fans zones" pour la finale FIFA 2018, il y a foule partout. Du coup, on décide de regagner nos pénates afin de jeter quand même un coup d'oeil à l'équipe de France d'afrique contre les Croates, c'est vrai que restera dans les annales que le score victorieux de 4 à 2 avec quand même un très joli but de Lloris........ Vive les "bleus" enfin là encore je me comprends... JOUR 5 oslo bergen: 450Kms, là commence enfin le vrai périple départ 7h00 après la grasse mat et le petit dej moyen, et arrivée 17h00 et oui ça roule pas vite... Encore de nombreux péages divers, mais sous 26° les réelles belles choses à voir commencent à partir de Geilo. Premier réel Fjord et c'est beau, et puis ces maisons aux toits végétaux qui se fondent à merveille dans le paysage, au point parfois de devenir indécelables... (pas mal dit tout cela, et c'est de moi!!!)

On y découvre aussi des tunnels, "avec rond point intérieur" et plusieurs routes souterraines qui se croisent, du jamais vu en ce qui me concerne!! On longe les rives du lac Tyrifjord et les vallées de Hallingdall. Après Geilo, vues sur le glacier Hardangerjokulen (atchoum), puis les cascades de Voringfoss (la plus haute du pays 163 mètres) et steinsdal dans le fjord Hardangerfjord (le 2° plus long du pays) Bergen, la deuxième ville du pays, est bâtie entre 7 montagnes, et mis à part l'alignement des anciens docks reconvertis le long des quais et leur belle façade colorée pas grand chose à voir. Au marché, étals de poissons frais, bocaux d'oeufs de poissons divers, tous appelés ici "caviar" et autres charcuteries à base de reine (heu non pardon:renne), élan et baleine se succèdent.

Pour 10 euros par personne, on fait la queue au funiculaire particulièrement abrupt pour avoir une belle vue sur l'ensemble de la ville. Le repas du soir se fait chez "fish me", très fréquenté, le saumon est appétissant, et mon premier steack de baleine à 27 euros ne laisse pas indifférent. Notre hôtel Augustin, est près du centre, et on me demande 150 NOK pour garer la voiture au parking public extérieur voisin... JOUR 6 Boverdal, notre étape du soir n'est qu'à moins de 300 Kms, mais sur le trajet, nos 2 premières routes panoramiques et notre première traversée en ferry. En reprenant la voiture, je constate qu'elle a dérangé et fait chier les mouettes, locataires en titre du port, en l'espace d'une courte nuit, elles me l'ont transformé en une oeuvre de Picasso... On fait une première halte à Voss, pour jeter un oeil payant dans son église Vangskyrkja où les personnages des icônes murales souffrent tous d'un strabisme marqué, ce qui ne manque pas de faire sourire les anges qui ornent le plafond, voilà l'originalité des lieux, qui en leur temps (1277) avaient choqués.

Gudvangen au bout du naeroyfjord offre de très belles vues, et une cascade, un tunnel de 11 kms nous amène à Aurland et le Sognefjord, le roi des fjords avec ses 180 kms de long, ensuite on emprunte la route 243 pour rejoindre Laerdal, au lieu d'un second très long tunnel. 47 kms de route très étroite avec impossibilité de se croiser en dehors des espaces prévus ci et là. Bus, camping cars et caravanes sont de la partie, entre avançades et reculades, comment veut tu que je..... te croise? et à certains endroits, je dois dire que je fais de l'huile (non alimentaire). Les points de vue très beaux le long du parc de Jotunheimen et ses hauts sommets se méritent.

A la mi journée, les 26° connus les jours précédents laissent la place progressivement à 11° sous des trombes d'eau et bourrasques. Pour rejoindre Kaupanger, son église en bois debout et la route 55 (108kms), on prend le ferry de Fodness à Mannheller moyennant 119 kr soit environ 13 euros pour 20 mn de traversée. Pour ces petites traversées, les rotations sont très nombreuses et le temps d'attente très réduit. Cette route du Sognefjellet nous fait longer lacs et sommets enneigés, dommage que la météo ne soit pas au rendez vous. A Boverdal, en pleine cambrousse, on rejoint l'hôtel ELVESETER, sans concurrent dans la région, et évidemment c'est plein à craquer, heureusement que c'est grand. Les dernières critiques lues sur cette ancienne ferme reconvertie nous ont un peu effrayées, mais personnellement tous ces bâtiments en bois parfaitement entretenus donnent du cachet au lieu, nos deux petites chambres au confort sommaire ont du charme, et la déco des parties communes est interressante, amoncellement d'antiquités.... Sauf à dîner sur place en réservant pour l'un des 2 services, on a pas d'autre choix que d'aller jusqu'à Lom à 20 kms, voir sa belle église en bois debout, mais sans y rentrer car c'est 7 euros par tête et ça commence à suffire. Ce soir c'est trois pizzas pour 70 euros, et oui ici c'est cher.

Sachez que dans la plupart des établissements, bar ou restaurant, il faut aller soit même commander et payer à l'entrée. Une stavkirke ou stavkyrkje (en norvégien bokmål et nynorsk) est une église médiévale en bois typique de la Norvège bien que des fouilles laissent penser que d'autres églises de ce type aient pu exister ailleurs en Europe du Nord. On a répertorié environ 1300 églises médiévales dont 28 ont été sauvegardées en Norvège. On les appelle en français les « églises en bois debout » car des mats ou poteaux sont utilisés pour soutenir le toit et l'élévation de la nef mais aussi élever les murs. La stavkirke constitue un des types les plus élaborés et les plus techniquement avancés de construction en bois qu'ait connu le Nord-Ouest de l'Europe au Moyen Âge. Cette technique de construction est représentée par l'église d' Urnes inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, celle de Borgund, la mieux conservée dans sa forme médiévale et 25 autres de la plus grande l' église de Heddal à la plus petite à Undredal dans le site exceptionnel du Sognefjord en Norvège et quelques autres en Europe du Nord-Ouest JOUR 7 Direction Trondheim à en principe 320 kms, mais avec les tours, détours et tours de c... ce sera pas loin de 550. Météo capricieuse jusqu'à environ 13h00, c'est mieux car c'est la journée des triples, 3 routes panoramiques au programme, 3 ferrys et 3 tunnels "sous la mer". De toute façon, on a le temps, car ici pas la peine de dire "dêpechons nous d'arriver avant la nuit" car progressiveement en remontant vers le Nord, le soleil fait du rab et se couche de moins en moins longtemps, pour finalement ne plus se coucher du tout. Tout d'abord à Grotli, on prend les 27 kms de la route 258 "gamle strynefjellsvegen (atchoum), elle aussi très étroite et non goudronnée dans sa première partie, heureusement les campeurs et campings caristes ne sont pas des lèves tôt, sinon j'aurai encore eu l'occasion de faire non pas de l'huile comme hier, mais des olivettes cette fois ci. On croise en tout que 4 usagers, par contre, malgré l'heure matinale, des forçats des ponts et chaussées locaux sont déjà au boulot, et on oblige à plusieurs reprises les pelleteuses à se bouger pour nous laisser passer. A langvatnet, on rejoint la route 63, dite à cet endroit, route des aigles, c'est moyen, excepté Geiranger, au bout du fjord le plus étroit du pays, là un paquebot vient de libérer son flot de passagers qui se ruent dans les quelques boutiques. Après le ferry Eidsdal-linge (10 mn) et Gudbrandsjuvet et ses chutes d'eau, on attaque la fameuse route des trolls, sinueuse et très touristique. Nous en arrivant du Sud, on la fait donc en descendant. Pause photo obligatoire au centre touristique et sa promenade impressionnante. La descente vers la vallée est pénible, car le chauffeur de bus nous précédant doit être handicapé, aveugle et tétraplégique, s'y reprenant à 2 fois à chaque virage en épingle, provoquant un véritable embouteillage derrière lui, mais aussi chez ceux "qui montent" obligés de l'attendre aux endroits propices aux croisements.!!

Sur la 64, on prend le ferry Afarnes solnes, au lieu de la 660 envisagée initialement car ma jeune passagère insiste pour faire une partie de la route dite "de l'atlantique". De ce que nous avons pu lire sur certains blogs, seuls les 11 derniers Kms sont spectaculaires avec les ponts arqueboutés reliant les îlots. Du coup à Molde on rejoint Eide, puis Vevang c'est beau mais sans plus, faut dire que la pluie gâche le paysage, pause photo rapide à Kristiansund et l'on prend un long tunnel sousmarin puis le ferry Kanestraum Halsa (7 kms 20 mn) pour rallier la E39 vers Trondheim.

Nous sommes unanymes pour dire que toutes ces maisons et églises en bois ne sont pas sans rappeler les états unis dans leur architecture, d'autant que comme là bas, ici aussi, le plus souvent un mât supportant le drapeau national trône devant la maison.Trondheim, pourtant 3° ville de Norvège n'offre pas grand chose à voir, ville universitaire située au centre du pays, à part sa cathédrale Nidaros, fermée à notre arrivée tardive, son pont de bois et ses anciens docks colorés sur pilotis, basta, même pour manger c'est compliqué, quant à l'herbergement ce que booking avait oublié de préciser, c'est que le nidaros pilegrimsgard, n'est autre qu'un "gîte étape" pour les pélerins sur le chemin de St Jacques de compostelle. Ambiance monacale assurée et chambre spartiate vouée à la reflexion, pareil pour le petit dej frugal qui se fait en silenceenfin bref....Heureusement que la veille au soir, dans un décor kitch, tenu par des jeunes branchés j'ai pu faire le plein d'un assortiment copieux de harengs marinés à toutes les sauces, accompagné d'un aquavit qui m'a brulé le restant de l'oesophage. (BAKLANDET SKYDSSTATION) décidément je vous mâche le boulot.... JOUR 8 Direction MO I RANA, 633 kms réels parcourus au lieu des 480 prévus à travers le Nord trondelag!!! Après Steinkjer et son fjord, on décide d'emprunter la route 763, parallèle à la E6, pour avoir un peu moins de circulation, et voir de jolis villages dans les montagnes, on s'arrête aussi à Bola voir une espèce de petroglyphe (gravure rupestre de l'âge de pierre) représentant un renne dans la roche. Après Medja, on zappe Kiskumfoss et la plus grande échelle à saumons d'europe dont l'accès est payant. A la place, via le ferry Holm Vennesund, on fait un bout de la route panoramique 17 avant de rejoindre Mosjoen et Mo i rana (beaucoup trop de ferrys à prendre si on la fait en entier). En route, à plusieurs reprises on croise rennes et élans qui se détendent les sabots sur le bitume. Moi i rana est petit, l'hotel ole tobias est plein à craquer, le stationnement compliqué. Pour le dîner, on traverse la rue pour aller chez "N°3" sans concurrence, du coup les 2 spicy bacalao et le steack de baleine nous reviennent à 90 euros..... A ce rythme, je me vois contraint de trouver un DAB pour pouvoir finir convenablement le séjour Norvégien. Les 2000 euros changés avant de partir (au taux de 9,28) sont déjà partis partiellement en fumée, la fumée justement, ici le paquet de cigarettes est à 13 euros, 2 fois plus cher qu'en Suède, tandis que le litre de sans plomb est à 1,85 euros. JOUR 9 Direction le GROS morceau du séjour, les îles LOFOTEN, et première erreur de programmation. En effet, faute d'avoir bien étudié le sujet, j'ai préféré privilégier une traversée en ferry plus courte en partant plus du Nord du continent. Seulement, cela fait aussi arriver plus au nord des îles.

J'ai réservé pour 50 euros (soit un véhicule avec son chauffeur inclus et 2 passagers supplémentaires sur le site officiel Torghatten nord) Bognes Lodingen soit une heure de navigation, mais j'aurai mieux fait de partir de Bodo vers Leknes ou mieux encore Moskenes et la ville de A pour 3 heures, cela aurai finalement fait gagner du temps en évitant la route vers le Nord et traverser vers le Sud puis remonter les différentes îles.Heureusement, on a quand même réussi à prendre 2 itinéraires différents. Par chance, le grand beau temps est revenu, et il faut bien dire les choses, C EST REELLEMENT TRES TRES TRES.... BEAU.... les cartes mémoires fondent et pas seulement à cause de la chaleur.

Deux choses vont quand même "jouer en notre faveur" si j'ose dire et contrecarrer ma petite bévue: d'une part j'avais réservé le bateau à 14h30, mais en arrivant au départ à 12h00 nous avons pu sans aucune difficulté prendre celui d'avant, soit 2 heures de gagner, car là en effet, avec les traversées plus longues, les rotations à 2 bateaux seulement, sont beaucoup moins fréquentes (8 à 12 par jour selon la saison, contre 6 à 8 pour la liaison plus au Sud), et d'autre part, après Mo i rana, nous avons franchi le cercle polaire artique, et aujourdh'uy le soleil ne "va se coucher" que de 0h20 à 1h50. Quelle chance, avec un départ à 7h40 (toujours après la grasse mat) je vais pouvoir rouler jusqu'à 23h00 tranquilou!!!!!!!!!!!et faire seulement 740 kms!!!!!! Ici l'hiver les températures ne descendraient pas en dessous de zéro, mais de début Novembre à fin Janvier, il fait nuit tout le temps ou presque, avec de 10h00 à 14h00 une clareté soit disant de jour de pluie de chez nous, mais il parait que les aurores boréales, et les reflets sur la neige servent aussi de lumière!! j'aurai bien voulu voir, mais il faudra revenir.... On sillonne en long et en large tout ce qui est humainement possible, avec parfois arrêt photo brutal en pleine chaussée au grand damne des locaux, mais habitués quand même aux folies des envahisseurs ponctuels tombés sous le charme des lieux..... Ces montagnes abruptes qui "tombent" dans l'eau avec tous ces villages "RORBU" colorés c'est magnifique Les RORBU, cabanes traditionnelles de pêcheurs, sur pilotis au bord de l'eau, devenues au fil du temps l'hébergement incontournable ici, grand nombre d'entre elles n'ont aujourdh'uy jamais connues quelconque pêcheurs!! Les villages se succèdent et sont tous plus beaux les uns que les autres. A Nusfjord, en saison, un droit d'accès est même demandé aux piétons entre 10 et 18h00. Nous à 19h00 la caisse est fermée et c'est tant mieux, d'ailleurs y a pas ou plus foule. Les façades ocres en bois sont belles, mais ne les frôlez pas de trop près, car les mouettes ont pris l'habitude d'y nicher, et elles interprêtent comme agression tout rapprochement de votre part, résultat, les fientes bombinettes larguées peuvent vous laisser de désagréables souvenirs. Allez jeter un œil à l'intérieur de l'épicerie qui a gardé tout son cachet d'antan. En cette saison les nombreux séchoirs à morues sont vides l'heure tourne et notre périple vers le Sud s'arrête à Reine, tant pis pour "A" pourtant pas si loin, mais la fatigue me gagne et il faut "remonter" jusqu'à Kabelvag pour notre Rorbu Nyvagar. Prévoyants, on a fait quelques emplettes pour se restaurer tranquilles dans ce petit logement douillet bien équipé (très petites chambres à lits simples à l'étage). JOUR 10 On remonte le "Nord" des îles pour rejoindre Tromso (très pompeusement surnommé le Paris du Nord) , avec un départ tardif à 7h50 malgré les 450 kms à parcourir, ça commence à se relâcher en fin de séjour!!! Cependant, cette étape ne révèle pas grand chose d'intéressant à voir, c'est la région des lacs mais boff. En fait les tours opérators la font car c'est la dernière étape vers le grand Nord, à part la cascade de Malsevfossen, et son échelle à saumons (payante) RAS. A 15H00 on arrive déjà à destination, et la seconde chambre de notre hôtel quality saga n'est pas encore prête, sans compter que le parking pourtant demandé à la réservation n'est pas accessible, les 8 places étant prises, et malgré qu'il s'agisse d'un bled, pas de stationnement facile et gratuit. Deux boutiques de souvenirs et une rue principale (storgata) et point barre, sans oublier un bel orage qui rafraîchit l'atmosphère. La seule curiosité c'est l'église, mais elle est fermée et en travaux, les échaffaudages extérieurs empêchent la seule photo à faire ici. Sinon la cathédrale "Artique" se voit de loin, et ça nous suffit.Faut dire que le soleil ne va faire dodo que 20 mn de 0h40 à 1h00!!!!! Dernière précision avant de quitter ce pays: chaque matin, au buffet petit dej avec tous ces œufs je leur demandais une omelette de chez eux: et bien croyez moi ou pas, ils ne connaissent pas la recette de l'omelette Norvégienne!!!!😏😛😉 JOUR 11 Direction la Finlande (avec une heure de décalage horaire en plus) et Rovaniémi, autoproclamée Village officiel du père Noel, c'est pas bien de jouer sur la corde sensible des enfants pour faire du fric!!!! sur les 400 kms de route (c'était ça ou éviter les lofoten) rien de rien à voir à part 2 malheureuses boutiques "sami" mais il y a aussi et SURTOUT: Le croisement avec un radar police embarqué sur le tableau de bord pour me souhaiter la bienvenue dans ce pays: seul , dans une ligne droite, plate et en pleine fôret j'ai ce privilège, qui plus est à cet endroit limité à 80 km/heure au lieu de 100 comme je le croyais. Bien sur la majorité des bien pensants qui me liront, penseront: Bien fait pour lui.... Seulement voilà, en Finlande, depuis des années, le montant des amendes pour les excès de vitesse dépend du "Päivasakko", c'est à dire concrètement que selon vos revenus et votre nombre d'enfants, un subtil calcul d'argent moyen quotidien est fait et multiplié proportionnellement à la "gravité" estimée de l'infraction..... Ignorant cela, je réponds naïvement mais honnêtement aux questions posées, résultat la douloureuse est carrément énorme, à tel point que je tairais par honte, mais surtout par haine de ce pays le montant qui gâche mes vacances. Sachez que d'autres chauffards, meurtriers en puissance comme moi, se sont déjà vu condamnés à payer parfois 170000 euros (j'ai bien écris CENT SOIXANTE DIX MILLES EUROS) pour un excès de 40 kms heure!!!!. J'espère que les guignols qui dirigent la France vont rapidement s'inspirer de cette mesure particulièrement SOCIALE. Que les fainénants et parasites du pays puissent librement s'épanouir et profiter de la route au volant de leur BM et autres MERCOS.!!! Autant vous dire, que mes économies j'irai dans l'avenir les dépenser autrement et surtout AILLEURS, alors un conseil soyez aussi malhonnêtes que ces policiers sont consciencieux, dites que vous êtes chômeur avec 5 gosses, et c'est eux qui vous donneront peut être de l'argent!!!!! je suis réellement dégouté Pas étonnant que dans ce bled où y a rien à voir, les automobilistes moutons roulent "en petit train" à 40 derrière un camping car sans que personne ose doubler, je pense que des fois la connerie humaine devrai avoir ses limites et que le mot liberté devrai retrouver tout son sens!!! A bon entendeur salut, et comme écrit au début: polémiqueur s'abstenir je persiste et je signe. Après cette brutale découverte des lois discriminatoires Finlandaises, pensez bien que Rovaniémi et son père Noel à deux balles, j'en rien à fou..., d'ailleurs sous l'orage, à 18h00 le dimanche, même en été, les magasins escrocs et profiteurs du santa klaus village installé comme par hasard sur la ligne du cercle polaire... sont déjà fermés. Et c'est tant mieux!!! L'artic city hôtel est correct. J'ai du mal à avaler mon tex mex chez pancho villa (chaîne locale). JOUR 12 Vers Oulu via Tornio à 200 kms, et là encore, rien à voir dans ce pays de lacs et fôrets. Détour, et pause photo unique à Tervola pour une église en bois, la fin de mes vacances est définitivement gâchée.... Le cumulus city hôtel est correct dans cette ville agréable mais bien vide et fade, bien que centre universitaire et pôle technologique. Pour essayer de me remonter le moral, on s'offre à prix d'or un repas soit disant Viking chez Harald, je ne sais pas si les recettes sont d'époque, moi mes connaissances en "Vikingneries" s'arrêtent à Vik, le des seins animé....En tout cas c'est bon, inhabituel et copieux. JOUR 13 Après avoir eu du mal à compléter le réservoir, (faute de station ouverte avec paiement en espèces et non pas en carte) on rend la charette à l'aéroport, où les bureaux bien évidemment ne sont pas encore ouverts à cette heure matinale, (vol à 8h35), du coup je laisse la clef dans une boite à lettre, sans aucun constat effectué sur la voiture, ce que je n'aime pas du tout. Je pensais que nous aurions droit à un coucou à hélices, bien au contraire il s'agit d'un airbus de bonne taille bien rempli. Une heure de vol pour relier Helsinki, la capitale. Impossible d'avoir des indications et informations claires et précises sur les bus pour rejoindre le centre ville à 40 kms, du coup moyennent 37 euros, on prend un taxi avec coffre suffisamment grand pour nos 3 valoches et 3 autres dites "cabines". Je ne suis plus à une dépense superflux. A 10 heures, on peut quand même prendre possession de notre grande chambre pour trois à l'hôtel Cumulus city de la place Hakaniémi, là encore, malgré la taille, avec un fauteuil lit dépliant. Et hop, début de la visite de notre dernière ville, avec achat évidemment, vous vous doutez de quoi, le fameux ticket de bus valable 24h00 avec mini croisière d'une heure trente pour 43 euros par tête....

Le tour en bateau, permet de constater qu'ici aussi le niveau de vie semble élevé, les maisons secondaires ou pas sur les îles sont très beautiful.Un petit canal a même été creusé afin d'éviter à ces heureux propriétaires de passer trop de temps dans les transports maritimes. Les appartements s'y vendraient aussi à prix d'or. Au retour à market square, on se prend une collation, justement au market, un kebab de renne accompagné d'un échantillon de renne séché avec fromage et mini cracotte, simple mais succulent. Bon, bref, pas de temps à perdre, le notre est compté. Même si, il faut dire qu'il n'y a pas grand chose à voir ici aussi au point de vue touristique. 4 églises se disputent le marché, la très très fréquentée et belle de l'extérieur cathédrale d'Helsinki, et sa concurrente directe l'orthodoxe Uspenski, toutes deux plus belles vues de dehors qu'à l'intérieur. En revanche l'église dans la roche (temppeliaukio) et celle de bois (kampin) sont, elles, aussi belles dehors que dedans!!! Ici aussi, très peu de circulation routière, mais par contre énormément de monde, touriste ou autre et de joggeurs. Le soir, un peu fatigués quand même, on rejoint l'hotel excentré, pour tester la chaîne scandinave Hesburger, avec pour les connoisseurs et contre 29 euros, des frites pas trop mal et des burgers ressemblant pas mal à ceux de burger king, tandis que l'autre historique Américain est distancé, toujours affaire de gôut personnel. Le lendemain, on reprend le tour en bus avec passage devant le parlement et le monument controversé dédié au musicien Sibélius, amas de 24 tonnes de tuyaux en feraille s'entrechoquant. Et puis, eh bien il faut tuer le temps, alors direction le parc d'attraction Linnanmaki, situé sur une colline dominant la ville, les manèges y sont concentrés les uns sur les autres, et chaque année un nouveau fait son apparition. C'est essentiellement orienté famille et jeunes enfants, mais 2 ou 3 montagnes russes à sensations fortes font le plein, malgré ma sénilité approchante je tente le coup, et évidemment, après, mon restant de lucidité le regrette.... La plus vieille montagne russe d'europe en bois (1950) démontre le génie des créateurs de l'époque, avec à l'arrière un préposé au freinage, ça vaut le détour, et ça passe le temps.On se restaure si je peux dire sur place pour 19 euros. Retour "en ville", les centres commerciaux "classiques" sont nombreux, mais les boutiques de souvenirs se comptent sur les doigts d'un amputé. Pas grave, on doit préparé les valises car demain c'est déjà le retour. Le soir on mange encore burger à côté de l'hotel et de Hes... mais servis à table pour 67 euros. Le lendemain matin, toujours pour tuer le temps avant de rejoindre l'aéroport pour notre vol de 16h00, on va sur le port et son marché touristique, où j'ose la dernière dépense de 15 euros pour m'offrir une casquette qui enrichira, ou encombrera, ma collection déjà bien entamée. On finit par savoir que c'est la ligne omnibus 615 qui dessert le tarmac, avec un arrêt devant notre hotel où les bagages ont été laissés en consigne une fois la chambre libérée, comptez quand même 40 mns avec ce trajet indirect. Via le vol air france, mais opéré par finnair, comme on dit maintenant, et après 3h00, on regagne Roissy CDG, cette fois nos vacnaces sont belles et bien finies!!!!!! CONCLUSION (si je peux me permettre) Parmi les 3 capitales survolées, notre "classement" est unanyme, dans l'ordre Oslo, Helsinki et Stockholm, un point c'est tout. Malgré quelques petites imperfections dans mon programme, je dirais que les Lofoten méritent vraiment le coup, 2 jours sur place sont un minimum. La Finlande, et pas seulement pour ces radars, est très largement en dessous, rien à voir au niveau touristique, je n'ai pas dis rien à faire pour ceux qui ont le temps, nuance........ Les Fjords Norvégiens, même si quand on en a vu un, on les a tous vu, sont vraiment très beaux, bien que cette destination soit pour nous assez onéreuse. Faut dire que ce pays, gràce à son pétrole et son gaz est très riche, proche du plein emploi, le PIB annuel par habitant serai de 70 000 euros!!! Le paquet de clopes à 13 euros, et la binouze à 10 ne rend pas pour un addict comme moi cette destination comme un rêve. Nous avons eu beaucoup de chance question météo, 2 jours et demi de pluie répartis sur 14, ça n'a pas été le cas pour bon nombre de blogueurs dont j'avais lu les récits avant de partir. L'accueuil n'a pas forcément toujours été comme ce à quoi l'on s'attendait, malgré la présence massive de français, nous ne sommes pas toujours aussi les bienvenus que les conquérants asiatiques, à qui l'Occident, qui court à sa perte, continue de faire les yeux doux et de dérouler le tapis rouge, c'est le cas de le dire! Je ne renis pas notre choix, c'est à voir une fois, mais une fois seulement, comme ça au moins on sait de quoi on parle!!!! Pour finir, comme à chaque fois maintenant, je vous met le lien vers mon diaporama public sur youtube, car en ce qui concerne le privé, certaines scènes un peu chaudasses (notamment avec le père Noel et un troll) pourraient me valoir encore des problèmes et j'en ai eu assez comme ça!!! www.youtube.com/...zbIgZC6Pk&t=165s A bientôt, encore et peut être pour de nouvelles promenades et escapades DJ93.
Bonjour, Je passe en transit à l’aéroport d’Helsinki le 30 décembre, je repart le 31 pour St Saint-Pétersbourg, je voudrais savoir s’il est ouvert toute la nuit et s’il est possible de dormir dans le terminal.
merci beaucoup.
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas posté de carnets de voyage, ceci dit on ne voyage pas tous les jours 😛. Mais voilà en février dernier nous sommes parties de nouveau en Laponie pour un road trip de 10 jours entre la Norvège la Suède et la Finlande. Alors j'espère que vous êtes parés pour le voyage!
Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr
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Quoi de mieux qu’une Saint-Valentin pour commencer un voyage ? Et pourtant, croyez le ou non, nous ne l’avons pas fait exprès ! On avait une revanche à prendre sur l’année dernière et notre voyage avorté en Norvège faute d’avoir réussi à s’organiser convenablement.
Bref, départ de Roissy-CDG sur les coups de 14h dans l’immonde terminal bétonné qu’est le terminal 1. Le plan de vol ? Un départ de Paris, direction Stockholm, puis de là une escale de 4h à Stockholm-Arlanda, pour reprendre un vol direction Kiruna. Le tout par la compagnie SAS.
Pour une fois, nous qui sommes assez malchanceux avec les avions, on n'a eu aucun souci de vol. Tous les avions sont arrivés en temps et en heure. L’escale à Arlandanous paraîtra un peu longue, malgré un aéroport bien fourni et assez sympa (tout est relatif hein !). Pour le second vol, ce qui devait arriver arriva, des aurores boréales en plein ciel, malheureusement elle seront juste en face de l’avion, ne laissant pour seuls spectateurs le pilote et le co-pilote. Nous tenterons bien de regarder dehors, mais on n'en verra que des miettes. On est qu’au début des vacances, tout est encore possible !
L’atterrissage à Kiruna est assez impressionnant, puisque sans souci, le Boeing atterrit sur une piste où neige et glace se mélangent. Comme quoi tout est possible, et les aéroports français feraient bien d’en prendre de la graine. L’aéroport est minuscule, nous sommes le seul avion (environ 3 vols par jour), et la descente se fait directement sur la piste, accueillis par l’enseigne de l’aéroport qui nous souhaite la bienvenue à Kiruna et nous délivre une température extérieure de seulement, -4°c. Le temps de récupérer nos bagages et nous voilà dans un taxi direction notre auberge de jeunesse. Sur le chemin nous n’aurons de cesse d’apercevoir au loin, celle qui fait la réputation et la richesse de la ville, Kiirunavaara, la mine de fer de Kiruna.

On se réveille tranquillement avant d’attaquer cette première journée au-delà du Cercle Polaire Arctique. En arrivant hier soir, on a remarqué que juste en face de l’hôtel s’était installé un marché. C’est donc l’occasion pour nous d’aller y traîner nos guêtres (ou nos moonboots, au choix). Mais plutôt que d’y aller directement, on y va en déambulant et en se perdant dans les rues glissantes et venteuses de Kiruna.
La découverte d’une ville est toujours intéressante, surtout lorsqu’on est arrivés de nuit la veille. Nouveaux lieux, nouvelle architecture, nouvelle ambiance. De prime abord, Kiruna me donne l’impression d’une ville de province où tout le monde semble se connaître, et même si l’architecture ne le laisse pas l’apercevoir, l’ambiance y est chaleureuse.
On est vite interpellés par un premier bâtiment. C’est un immense bloc de brique rouge. Après une petite gymnastique, nous comprenons très vite que ce qui se dresse face à nous est en fait l’hôtel de ville, Stadshuset.


Inauguré en 1963, l’hôtel de ville a été dessiné par Artur von Schmalensee. Lorsqu’on pénètre dans ce lieu, la première chose qui frappe, ce sont les poignées de portes en bouleau et en bois de renne. Ce travail magnifique de l’artiste Esaias Poggats a grandement été inspiré par le design des tambours sames.

L’intérieur du bâtiment surprend, grand et vide, mais avec un certain charme. Les matériaux sont nobles, mosaïques italiennes pour le sol, boiserie en pin de l’Oregon, et briques fabriquées à la main aux Pays-Bas. Dans le hall lumineux sont exposés les différents projets de déplacement de la ville de Kiruna, je vous invite à aller faire un tour sur notre blog où nous en avons parlé. La plupart de ces projets sont novateurs, et prennent ce grand chambardement comme un bon moyen de moderniser la ville.


On a continué en admirant les détails de la sculpture en bois de renne et bouleau de Lars Sunna et après cette courte mais instructive visite, on est ressortis pour continuer notre chemin en direction de l’église de Kiruna que l’on a aperçu ce matin depuis notre hôtel.
Impressionnante, posée sur sa colline, elle semble dominer la ville de son beffroi. On remonte donc le chemin sous une légère neige qui tombe et qui doucement vient nous picoter le visage de ses infimes flocons et sous un soleil qui tente quelques percées.



Avec le campanile qui se détache de l’église et le soleil qui commence à poindre, la vue est juste magnifique. Cette église, dont la forme s’inspire d’une hutte lapone, est de chaque côté vitrée en son sommet. Malheureusement alors qu’on s’apprête à y rentrer, voilà que surgit un corbillard pour une cérémonie. Décidément, les églises protestantes de Scandinavie ne nous portent pas chance, on a toujours du mal, pour diverses raisons, à rentrer dedans. Nous nous éloignons à pas feutrés sur le chemin qui redescend vers le centre ville.



Bref imaginez ce type de marché mais à la sauce scandinave. C'est-à-dire que les babioles sont remplacées par des stands de Sames venus vendre gants, chapka, et chaussures en fourrure de raton laveur ou de renard blanc, les stands de nourriture sont remplacés par des vendeurs de kanelbullar, de donuts (très populaires dans les pays du nord) ou bien de saucisses.
Je ne sais pas pourquoi mais je trouve l’influence same très forte sur ce marché. Et au milieu de tout ça, un camion de boucher français ! Tout droit venu du 46, impossible à croire et pourtant. A l’intérieur du camion, on voit encore les affiches de ticket restaurant, une affiche vantant même les mérites du cochon français. Malheureusement, le vendeur est un local, nous ne pourrons donc en savoir plus sur cette étrange apparition.

Après renseignements pris à l’office de tourisme et auprès d’amis en France, nous décidons d’abandonner la visite de la mine initialement prévue, le prix est astronomique (plus de 35€ par personne) et la visite ne semble pas être si intéressante que ça. Après un rapide déjeuner dans le Kafé Rost de l’office de tourisme, nous décidons de tenter la visite du « Ice Hôtel » à Jukkasjärvi.
Mais là aussi contrairement à ce que nous pensions le prix est prohibitif ! Qu’à cela ne tienne, on décide tout de même de partir à Jukkasjärvi, au pire on pourra toujours se promener dans le coin.
On choppe notre bus 501 à la Gare Routière, juste devant l’hôtel de ville et on descend à l’arrêt du Ice Hôtel. Quitte à être là, on tente quand même d’aller voir cet hôtel qui attire des gens du monde entier.

Au final on se rend vite compte qu’on ne peut pas rentrer à l’intérieur de l’hôtel et visiter les chambres sans passer par la caisse mais par contre on peut sans problème se balader tout autour, rentrer dans l’église, etc...
La magie du lieu opère, c’est indéniable. Le lieu est impressionnant, le blanc immaculé de la neige contraste avec le ciel un peu chargé et le bleu de la glace qui sert à la construction. Le lieu est presque apaisant, et ce malgré le coté Disneyland et machine à touristes qui saute tout de même aux yeux.



On pousse la porte de l’église, dont le prêtre multilingue et parlant un français impeccable, marie les riches touristes. L’architecture et la décoration y sont pensées avec goût et avec des détails assez impressionnants.



On continue de se perdre dans les allées du Ice Hôtel, et on atterrit face au lac Sautusjärvi d’où, au loin, on peut apercevoir les usines de Kiruna. Le long des berges, une salle d’exposition présente des photos dans des trous percés dans les murs de glace. L’ambiance créée à base de led est assez…déconcertante.


Ayant vu le maximum que l’on pouvait voir, on décide, en attendant le bus du retour, de s’enfoncer un peu plus dans le village de Jukkasjärvi. Le chemin qui nous mène à l’église est plutôt sympa, et son côté « perdu » nous fait rappeler Pelkosenniemi en Finlande. Une grande artère, quelques maisons, un seul magasin, une seule route.


La route se termine en sens unique au pied de l’église, la plus vieille de Laponie, plus vieille encore que celle de Sodankylä que nous avions vue l’année dernière. Mais celle ci est…fermée. Décidément ! Nous la regardons de loin, ne pouvant franchir les derniers mètres.
On lira plus tard dans les guides que sous le porche on peut lire diverses inscriptions de voyageurs dont l’une en latin de trois explorateurs français venus ici en 1681 :« Elevés en France, nous avons visité l’Afrique, goûté l’eau sacrée du Gange, et parcouru l’Europe ; ainsi, conduits par le destin et voyageant sur terre et sur mer, nous sommes finalement parvenus ici, au pôle où finit le monde »



Les maisons qui donnent sur la Torne River, sont vraiment mignonnes et nous donne envie de revenir à une autre saison pour voir le changement de paysage. On tombe littéralement amoureux d'une grande maison, les pieds dans l’eau. C’est décidé nous reviendrons l’été !

Nous faisons le chemin en sens inverse, le bus nous ramène à Kiruna en faisant un détour par l’université de physique spatiale de Kiruna qui, elle, nous donnerait presque envie de reprendre les études tant le coin est sympa.
La mine au loin, en plus de sans cesse délivrer une immense colonne de fumée et de faire clignoter un énorme phare métallique à son sommet, nous fait entendre un vrombissement, toujours perceptible, et ce 24h sur 24h. Encore plus le soir, lorsque les activités stoppent et que chacun rentre chez soi. Qui plus est un samedi soir, où la ville nous semble comme désertée.
Retour donc sur Kiruna, passage obligé au supermarché avant d’attaquer notre road trip. On attaque ensuite une petite balade nocturne dans l’un des parcs de la ville, où on peut admirer les sculptures des trois gagnants du Kiruna Snow Festival, dont celle des mexicains (!), troisième du concours. Les 1er étant les Russes et la Suède pour la seconde place.



La ville est presque fantômatique, les bâtiments vides et inertes sont les seuls phares de cette ville. Retour à l’Hotell City, notre auberge de jeunesse. Demain les choses sérieuses commencent.


Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr
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Quoi de mieux qu’une Saint-Valentin pour commencer un voyage ? Et pourtant, croyez le ou non, nous ne l’avons pas fait exprès ! On avait une revanche à prendre sur l’année dernière et notre voyage avorté en Norvège faute d’avoir réussi à s’organiser convenablement.
Bref, départ de Roissy-CDG sur les coups de 14h dans l’immonde terminal bétonné qu’est le terminal 1. Le plan de vol ? Un départ de Paris, direction Stockholm, puis de là une escale de 4h à Stockholm-Arlanda, pour reprendre un vol direction Kiruna. Le tout par la compagnie SAS.
Pour une fois, nous qui sommes assez malchanceux avec les avions, on n'a eu aucun souci de vol. Tous les avions sont arrivés en temps et en heure. L’escale à Arlandanous paraîtra un peu longue, malgré un aéroport bien fourni et assez sympa (tout est relatif hein !). Pour le second vol, ce qui devait arriver arriva, des aurores boréales en plein ciel, malheureusement elle seront juste en face de l’avion, ne laissant pour seuls spectateurs le pilote et le co-pilote. Nous tenterons bien de regarder dehors, mais on n'en verra que des miettes. On est qu’au début des vacances, tout est encore possible !
L’atterrissage à Kiruna est assez impressionnant, puisque sans souci, le Boeing atterrit sur une piste où neige et glace se mélangent. Comme quoi tout est possible, et les aéroports français feraient bien d’en prendre de la graine. L’aéroport est minuscule, nous sommes le seul avion (environ 3 vols par jour), et la descente se fait directement sur la piste, accueillis par l’enseigne de l’aéroport qui nous souhaite la bienvenue à Kiruna et nous délivre une température extérieure de seulement, -4°c. Le temps de récupérer nos bagages et nous voilà dans un taxi direction notre auberge de jeunesse. Sur le chemin nous n’aurons de cesse d’apercevoir au loin, celle qui fait la réputation et la richesse de la ville, Kiirunavaara, la mine de fer de Kiruna.

On se réveille tranquillement avant d’attaquer cette première journée au-delà du Cercle Polaire Arctique. En arrivant hier soir, on a remarqué que juste en face de l’hôtel s’était installé un marché. C’est donc l’occasion pour nous d’aller y traîner nos guêtres (ou nos moonboots, au choix). Mais plutôt que d’y aller directement, on y va en déambulant et en se perdant dans les rues glissantes et venteuses de Kiruna.
La découverte d’une ville est toujours intéressante, surtout lorsqu’on est arrivés de nuit la veille. Nouveaux lieux, nouvelle architecture, nouvelle ambiance. De prime abord, Kiruna me donne l’impression d’une ville de province où tout le monde semble se connaître, et même si l’architecture ne le laisse pas l’apercevoir, l’ambiance y est chaleureuse.
On est vite interpellés par un premier bâtiment. C’est un immense bloc de brique rouge. Après une petite gymnastique, nous comprenons très vite que ce qui se dresse face à nous est en fait l’hôtel de ville, Stadshuset.


Inauguré en 1963, l’hôtel de ville a été dessiné par Artur von Schmalensee. Lorsqu’on pénètre dans ce lieu, la première chose qui frappe, ce sont les poignées de portes en bouleau et en bois de renne. Ce travail magnifique de l’artiste Esaias Poggats a grandement été inspiré par le design des tambours sames.

L’intérieur du bâtiment surprend, grand et vide, mais avec un certain charme. Les matériaux sont nobles, mosaïques italiennes pour le sol, boiserie en pin de l’Oregon, et briques fabriquées à la main aux Pays-Bas. Dans le hall lumineux sont exposés les différents projets de déplacement de la ville de Kiruna, je vous invite à aller faire un tour sur notre blog où nous en avons parlé. La plupart de ces projets sont novateurs, et prennent ce grand chambardement comme un bon moyen de moderniser la ville.


On a continué en admirant les détails de la sculpture en bois de renne et bouleau de Lars Sunna et après cette courte mais instructive visite, on est ressortis pour continuer notre chemin en direction de l’église de Kiruna que l’on a aperçu ce matin depuis notre hôtel.
Impressionnante, posée sur sa colline, elle semble dominer la ville de son beffroi. On remonte donc le chemin sous une légère neige qui tombe et qui doucement vient nous picoter le visage de ses infimes flocons et sous un soleil qui tente quelques percées.



Avec le campanile qui se détache de l’église et le soleil qui commence à poindre, la vue est juste magnifique. Cette église, dont la forme s’inspire d’une hutte lapone, est de chaque côté vitrée en son sommet. Malheureusement alors qu’on s’apprête à y rentrer, voilà que surgit un corbillard pour une cérémonie. Décidément, les églises protestantes de Scandinavie ne nous portent pas chance, on a toujours du mal, pour diverses raisons, à rentrer dedans. Nous nous éloignons à pas feutrés sur le chemin qui redescend vers le centre ville.



Bref imaginez ce type de marché mais à la sauce scandinave. C'est-à-dire que les babioles sont remplacées par des stands de Sames venus vendre gants, chapka, et chaussures en fourrure de raton laveur ou de renard blanc, les stands de nourriture sont remplacés par des vendeurs de kanelbullar, de donuts (très populaires dans les pays du nord) ou bien de saucisses.
Je ne sais pas pourquoi mais je trouve l’influence same très forte sur ce marché. Et au milieu de tout ça, un camion de boucher français ! Tout droit venu du 46, impossible à croire et pourtant. A l’intérieur du camion, on voit encore les affiches de ticket restaurant, une affiche vantant même les mérites du cochon français. Malheureusement, le vendeur est un local, nous ne pourrons donc en savoir plus sur cette étrange apparition.

Après renseignements pris à l’office de tourisme et auprès d’amis en France, nous décidons d’abandonner la visite de la mine initialement prévue, le prix est astronomique (plus de 35€ par personne) et la visite ne semble pas être si intéressante que ça. Après un rapide déjeuner dans le Kafé Rost de l’office de tourisme, nous décidons de tenter la visite du « Ice Hôtel » à Jukkasjärvi.
Mais là aussi contrairement à ce que nous pensions le prix est prohibitif ! Qu’à cela ne tienne, on décide tout de même de partir à Jukkasjärvi, au pire on pourra toujours se promener dans le coin.
On choppe notre bus 501 à la Gare Routière, juste devant l’hôtel de ville et on descend à l’arrêt du Ice Hôtel. Quitte à être là, on tente quand même d’aller voir cet hôtel qui attire des gens du monde entier.

Au final on se rend vite compte qu’on ne peut pas rentrer à l’intérieur de l’hôtel et visiter les chambres sans passer par la caisse mais par contre on peut sans problème se balader tout autour, rentrer dans l’église, etc...
La magie du lieu opère, c’est indéniable. Le lieu est impressionnant, le blanc immaculé de la neige contraste avec le ciel un peu chargé et le bleu de la glace qui sert à la construction. Le lieu est presque apaisant, et ce malgré le coté Disneyland et machine à touristes qui saute tout de même aux yeux.



On pousse la porte de l’église, dont le prêtre multilingue et parlant un français impeccable, marie les riches touristes. L’architecture et la décoration y sont pensées avec goût et avec des détails assez impressionnants.



On continue de se perdre dans les allées du Ice Hôtel, et on atterrit face au lac Sautusjärvi d’où, au loin, on peut apercevoir les usines de Kiruna. Le long des berges, une salle d’exposition présente des photos dans des trous percés dans les murs de glace. L’ambiance créée à base de led est assez…déconcertante.


Ayant vu le maximum que l’on pouvait voir, on décide, en attendant le bus du retour, de s’enfoncer un peu plus dans le village de Jukkasjärvi. Le chemin qui nous mène à l’église est plutôt sympa, et son côté « perdu » nous fait rappeler Pelkosenniemi en Finlande. Une grande artère, quelques maisons, un seul magasin, une seule route.


La route se termine en sens unique au pied de l’église, la plus vieille de Laponie, plus vieille encore que celle de Sodankylä que nous avions vue l’année dernière. Mais celle ci est…fermée. Décidément ! Nous la regardons de loin, ne pouvant franchir les derniers mètres.
On lira plus tard dans les guides que sous le porche on peut lire diverses inscriptions de voyageurs dont l’une en latin de trois explorateurs français venus ici en 1681 :« Elevés en France, nous avons visité l’Afrique, goûté l’eau sacrée du Gange, et parcouru l’Europe ; ainsi, conduits par le destin et voyageant sur terre et sur mer, nous sommes finalement parvenus ici, au pôle où finit le monde »



Les maisons qui donnent sur la Torne River, sont vraiment mignonnes et nous donne envie de revenir à une autre saison pour voir le changement de paysage. On tombe littéralement amoureux d'une grande maison, les pieds dans l’eau. C’est décidé nous reviendrons l’été !

Nous faisons le chemin en sens inverse, le bus nous ramène à Kiruna en faisant un détour par l’université de physique spatiale de Kiruna qui, elle, nous donnerait presque envie de reprendre les études tant le coin est sympa.
La mine au loin, en plus de sans cesse délivrer une immense colonne de fumée et de faire clignoter un énorme phare métallique à son sommet, nous fait entendre un vrombissement, toujours perceptible, et ce 24h sur 24h. Encore plus le soir, lorsque les activités stoppent et que chacun rentre chez soi. Qui plus est un samedi soir, où la ville nous semble comme désertée.
Retour donc sur Kiruna, passage obligé au supermarché avant d’attaquer notre road trip. On attaque ensuite une petite balade nocturne dans l’un des parcs de la ville, où on peut admirer les sculptures des trois gagnants du Kiruna Snow Festival, dont celle des mexicains (!), troisième du concours. Les 1er étant les Russes et la Suède pour la seconde place.



La ville est presque fantômatique, les bâtiments vides et inertes sont les seuls phares de cette ville. Retour à l’Hotell City, notre auberge de jeunesse. Demain les choses sérieuses commencent.


Lors de notre précédent voyage en scandinavie, nous n'avons que traversé une partie de la Finlande, afin d'arriver à Cap Nord (Norvège).
Cette année, nous souhaitons remonter en approfondissant la Finlande.
Y-a-t-il des "incontournables" ?
Merci de vos infos et tuyaux, nous précisons que nous voyageons avec deux enfants (6 et 11 ans).
bonjour,
mon mari, mon fils de 7 ans et demi et moi partons en laponie le 27 decembre au 3 janvier.
a l'hotel ivalo club bennette arctic et nous aimerions savoir si vous y etes dejas allé et comment avez-vous trouver cette hotel?
la nourriture y est-elle correct?
les activitées sont elles bien organisés ?
notre fils de 7 ans et demi va t-il supporter le climat?
merci
Bonjour!
Avec 2 amies nous projettons de partir pendant nos vacances d'été faire un peu de cyclotourisme en Irlande ou en Finlande... En fait, ça dépend surtout du budget! Etant toutes les 3 étudiantes, nous avons des moyens limités mais une grande motivation!
Sachant que c'est pour nous le premier grand trajet en vélo et surtout que nous ne somme pas... comment dire... des sportives professionnelles (hum), quel trajet pensez vous que nous puissions parcourir par jour? En tenant compte du relief de ces 2 pays... D'autre part, pensez vous qu'il soit raisonnable pour 3 jeunes filles de 17, 19 et 20 ans de partir ainsi seules à l'aventure? 😛 (c'est que l'inquiétude de ma chère maman arriverait presque à déteindre sur moi...)
Quel mode d'hébergement conseillez vous? Avez vous déjà eu des problèmes en cas de camping sauvage? Je sais que dans certains pays c'est interdit... Les campings sont-ils abordables et faciles à trouver? (Toujours en parlant d'Irlande ou de Finlande...) Les auberge de jeunesse sont certes agréables, mais obligent à se rapprocher des "grandes villes", et coûtent trop cher pour que nous nous le permiettions toutes les nuits pendant 3 semaines!
Un autre souci concerne le transport jusqu'au dit pays. Pour la Finlande, pas d'alternative il me semble, c'est l'avion. Mais pour l'Irlande, se pose le choix entre avion et ferry, sachant que le ferry implique 17 heures de traversée en moyenne et n'est pas forcément moins cher que l'avion... Que conseillez vous?
Concernant le matériel, est-ce qu'un VTT classique suffit? Après avoir lu pas mal de discussions sur ce forum, je prends peur avec les témoignages de cyclotouristes de longue date, et je me demande si notre projet n'est pas un peu trop ambitieux? Nous sommes vraiment des novices, je l'avoue... C'est pourquoi nous sommes ouvertes à tous les conseils que vous voudrez bien nous prodiguer pour que notre voyage se déroule le mieux possible!
Enfin, quel matériel est-il indispendable d'emporter? Pour ce qui est de la nourriture, l'eau, l'hebergement, les protection contre la pluie, l'équipement du vélo...
D'autres questions me viendront sûrement à l'esprit, mais pour l'instant je crois que ça fait déjà beaucoup... Nous serions très reconnaissantes à quiconque prendra la peine de nous répondre! Merci d'avance!
Mélissa (future cyclotouriste avec Marie et Marine...)
Sachant que c'est pour nous le premier grand trajet en vélo et surtout que nous ne somme pas... comment dire... des sportives professionnelles (hum), quel trajet pensez vous que nous puissions parcourir par jour? En tenant compte du relief de ces 2 pays... D'autre part, pensez vous qu'il soit raisonnable pour 3 jeunes filles de 17, 19 et 20 ans de partir ainsi seules à l'aventure? 😛 (c'est que l'inquiétude de ma chère maman arriverait presque à déteindre sur moi...)
Quel mode d'hébergement conseillez vous? Avez vous déjà eu des problèmes en cas de camping sauvage? Je sais que dans certains pays c'est interdit... Les campings sont-ils abordables et faciles à trouver? (Toujours en parlant d'Irlande ou de Finlande...) Les auberge de jeunesse sont certes agréables, mais obligent à se rapprocher des "grandes villes", et coûtent trop cher pour que nous nous le permiettions toutes les nuits pendant 3 semaines!
Un autre souci concerne le transport jusqu'au dit pays. Pour la Finlande, pas d'alternative il me semble, c'est l'avion. Mais pour l'Irlande, se pose le choix entre avion et ferry, sachant que le ferry implique 17 heures de traversée en moyenne et n'est pas forcément moins cher que l'avion... Que conseillez vous?
Concernant le matériel, est-ce qu'un VTT classique suffit? Après avoir lu pas mal de discussions sur ce forum, je prends peur avec les témoignages de cyclotouristes de longue date, et je me demande si notre projet n'est pas un peu trop ambitieux? Nous sommes vraiment des novices, je l'avoue... C'est pourquoi nous sommes ouvertes à tous les conseils que vous voudrez bien nous prodiguer pour que notre voyage se déroule le mieux possible!
Enfin, quel matériel est-il indispendable d'emporter? Pour ce qui est de la nourriture, l'eau, l'hebergement, les protection contre la pluie, l'équipement du vélo...
D'autres questions me viendront sûrement à l'esprit, mais pour l'instant je crois que ça fait déjà beaucoup... Nous serions très reconnaissantes à quiconque prendra la peine de nous répondre! Merci d'avance!
Mélissa (future cyclotouriste avec Marie et Marine...)
Après 2 fabuleux voyages en été ( 2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø. Nous avons rayonné en voiture en profitant des activités hivernales et du spectacle des aurores boréales.
Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/
Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/
Et celui de 2016 est ici :
sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !

============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.
Présentation
En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !
Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.
Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.
A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.
Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.
Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.
Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !
Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.
En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)
Notre parcours
Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen
J1 : Jeudi 9 juin 2016
En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.
Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.
Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.
J2 : Vendredi 10 juin 2016
A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.
Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.
Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.
Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.
Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.
Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.
Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(
Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.
Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.
Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.
Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.
Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.
Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.
Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.
La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.
C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.
Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.
Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.
En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.
Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.
Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.
Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.
Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.
Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.
Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.
Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.
En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais rep��ré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.
Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Phare de Lyngstuva
Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)
J3 : Samedi 11 juin 2016
Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !
Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.
Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.
Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.
Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !
Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.
Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.
Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.
Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.
Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.
Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.
Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.
Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !
A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.
Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !
Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.
A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.
Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.
Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.
Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.
Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.
Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.
Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.
Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.
Vallée de Steindalen
J4 : Dimanche 12 juin 2016
Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.
Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.
Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.
Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.
Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.
Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.
L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.
Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.
9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.
Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.
A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.
Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.
La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.
Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !
La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.
Fin de la randonnée vers 12 h 30.
Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.
Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.
En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.
A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)
Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.
Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.
Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.
Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.
Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.
C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !
Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Vue du sommet de Vardhaugen
Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)
J5 : Lundi 13 juin 2016
A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.
Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.
Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.
Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.
Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.
A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.
Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.
Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.
Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.
Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.
Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.
C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?
C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.
C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.
C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.
Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.
Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !
Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.
En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.
En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)
A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.
Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.
Canyon d'Alta
J6 : Mardi 14 juin 2016
Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.
Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.
Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.
Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.
Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.
Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.
Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.
La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.
Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.
Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.
La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.
En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.
Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.
Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.
Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.
Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !
Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.
En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.
Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !
Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres
Près du cap Nord
De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables
J7 : Mercredi 15 juin 2016
Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !
Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !
Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.
Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.
Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?
Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.
Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.
Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.
D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.
Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard
Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.
Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.
L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.
Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !
Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.
Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.
En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)
Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.
Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.
Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.
Ils ont plutôt une bonne bouille !
Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.
C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.
Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.
Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.
Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.
Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.
Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !
Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.
Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.
En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !
En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.
Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres
Trollholmsund
D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger
J8 : Jeudi 16 juin 2016
Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !
Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.
Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.
Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?
Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).
Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.
Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.
Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.
Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.
En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.
Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.
Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.
Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.
A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.
Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.
Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.
Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.
Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.
A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.
Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.
Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.
Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.
A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !
Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.
Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.
Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !
Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !
Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.
Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.
Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.
Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord
J9 : Vendredi 16 juin 2016
Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.
Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.
Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.
Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !
Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…
Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.
Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)
Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.
Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.
A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.
Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.
Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…
Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.
Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.
Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.
Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.
La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.
Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)
Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.
Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !
A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.
Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !
Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.
Renard (roux ?)
Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale
J10 : Samedi 18 juin 2016
Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !
Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.
Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.
L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.
Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !
La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.
Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.
Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!
Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !
Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !
Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.
Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)
Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)
Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !
Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !
A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.
Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.
Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.
Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.
La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.
Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.
Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.
Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.
Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.
En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !
Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !
Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.
Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.
Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.
C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.
Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !
Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !
Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.
Guillemot de Troïl (?)
De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari
J11 : Dimanche 19 juin 2016
Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.
A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?
Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.
Ben… allons-y !
Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.
A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?
Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.
Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !
Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !
A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !
Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.
A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.
A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.
Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.
D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.
Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.
Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.
A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.
C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.
A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)
Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.
Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !
Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.
Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !
Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)
Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !
Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés
Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres
Moutons à l'abri !
J12 : Lundi 20 juin 2016
La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !
Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.
Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.
A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.
Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.
Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos
Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)
A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.
Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.
Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indig��nes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.
Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.
D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.
Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.
Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.
Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !
Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.
A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.
Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.
Musée sami
Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac
J13 : Mardi 21 juin 2015
Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.
A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.
Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.
La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !
Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.
Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.
Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.
Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.
Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.
De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.
Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)
L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.
Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.
Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.
En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.
Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.
Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.
L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.
Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.
Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.
Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.
Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.
Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.
Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.
A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.
Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.
Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.
Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.
Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.
Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !
Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.
Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !
Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).
Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.
Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.
Tourbière près d'Inari
Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero
J14 : Mercredi 22 juin 2016
Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.
C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)
Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.
Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?
Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.
Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.
Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !
… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !
Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !
… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.
Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.
Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…
Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.
Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.
La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.
Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.
Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.
Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.
Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.
Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.
Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.
A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)
Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Au sommet du Pyhä Nattanen
J15 : Jeudi 23 juin 2016
Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.
Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.
En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.
Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.
Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.
L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.
Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.
C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.
Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.
La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.
A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.
Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.
Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.
Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.
L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.
A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !
Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !
En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".
Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.
Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.
Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.
La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.
Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.
Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.
Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.
Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.
Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)
Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres
Rennes en goguette !
Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak
J16 : Vendredi 24 juin 2016
Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.
Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.
Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.
Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.
La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)
Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.
A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.
A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.
Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.
Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.
Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.
Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.
Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.
Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.
Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?
Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !
Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !
Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.
Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.
Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.
Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.
Hum, on voulait du piquant ?
Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.
Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)
Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.
En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.
Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !
Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.
Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.
Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak
Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta
J17 : Samedi 25 juin 2016
Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.
Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.
Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.
Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.
Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".
Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.
De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.
Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.
Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.
Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.
Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.
Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.
Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.
Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.
Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.
Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.
Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.
Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.
Voilà qui fait notre affaire !
Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.
Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.
Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.
Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.
Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.
A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.
Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.
L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.
Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !
Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.
Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.
Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !
Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).
De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.
Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.
A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.
Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.
Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.
L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.
Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.
Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen
De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko
J18 : Dimanche 26 juin 2016
Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.
C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.
Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.
C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.
Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)
Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !
Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?
10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.
Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.
Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !
Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.
Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !
Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.
Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.
Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.
En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.
Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.
Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.
Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.
A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".
Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.
La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)
Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.
Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.
Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !
A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.
Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !
La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !
Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.
Canyon d'Abisko
Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön
J19 : Lundi 27 juin 2016
Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !
Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.
Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.
Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.
A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.
Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.
Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.
A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.
Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !
Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.
Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.
Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !
Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.
En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.
Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.
l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande
Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.
Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.
Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.
Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.
Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.
Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.
Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.
Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.
Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.
Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.
L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)
Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.
Lac Trollsjön
La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/
Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/
Et celui de 2016 est ici :
sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !

============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.
Présentation
En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !
Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.
Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.
A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.
Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.
Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.
Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !
Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.
En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)
Notre parcours

Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen
J1 : Jeudi 9 juin 2016
En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.
Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.
Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.
J2 : Vendredi 10 juin 2016
A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.
Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.
Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.
Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.
Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.
Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.
Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(
Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.
Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.
Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.
Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.
Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.
Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.
Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.
La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.
C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.
Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.
Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.
En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.
Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.
Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.
Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.
Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.
Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.
Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.
Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.
En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais rep��ré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.
Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Phare de Lyngstuva

Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)
J3 : Samedi 11 juin 2016
Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !
Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.
Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.
Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.
Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !
Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.
Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.
Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.
Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.
Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.
Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.
Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.
Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !
A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.
Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !
Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.
A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.
Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.
Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.
Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.
Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.
Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.
Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.
Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.
Vallée de Steindalen
J4 : Dimanche 12 juin 2016Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.
Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.
Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.
Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.
Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.
Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.
L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.
Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.
9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.
Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.
A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.
Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.
La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.
Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !
La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.
Fin de la randonnée vers 12 h 30.
Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.
Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.
En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.
A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)
Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.
Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.
Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.
Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.
Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.
C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !
Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Vue du sommet de Vardhaugen

Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)
J5 : Lundi 13 juin 2016
A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.
Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.
Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.
Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.
Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.
A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.
Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.
Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.
Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.
Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.
Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.
C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?
C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.
C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.
C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.
Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.
Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !
Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.
En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.
En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)
A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.
Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.
Canyon d'Alta

J6 : Mardi 14 juin 2016
Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.
Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.
Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.
Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.
Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.
Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.
Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.
La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.
Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.
Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.
La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.
En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.
Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.
Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.
Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.
Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !
Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.
En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.
Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !
Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres
Près du cap Nord

De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables
J7 : Mercredi 15 juin 2016
Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !
Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !
Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.
Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.
Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?
Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.
Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.
Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.
D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.
Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard
Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.
Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.
L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.
Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !
Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.
Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.
En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)
Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.
Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.
Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.
Ils ont plutôt une bonne bouille !
Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.
C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.
Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.
Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.
Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.
Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.
Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !
Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.
Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.
En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !
En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.
Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres
Trollholmsund

D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger
J8 : Jeudi 16 juin 2016
Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !
Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.
Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.
Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?
Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).
Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.
Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.
Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.
Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.
En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.
Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.
Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.
Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.
A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.
Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.
Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.
Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.
Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.
A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.
Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.
Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.
Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.
A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !
Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.
Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.
Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !
Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !
Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.
Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.
Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.
Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord

J9 : Vendredi 16 juin 2016
Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.
Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.
Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.
Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !
Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…
Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.
Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)
Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.
Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.
A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.
Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.
Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…
Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.
Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.
Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.
Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.
La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.
Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)
Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.
Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !
A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.
Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !
Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.
Renard (roux ?)

Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale
J10 : Samedi 18 juin 2016
Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !
Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.
Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.
L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.
Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !
La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.
Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.
Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!
Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !
Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !
Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.
Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)
Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)
Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !
Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !
A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.
Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.
Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.
Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.
La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.
Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.
Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.
Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.
Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.
En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !
Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !
Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.
Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.
Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.
C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.
Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !
Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !
Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.
Guillemot de Troïl (?)

De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari
J11 : Dimanche 19 juin 2016
Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.
A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?
Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.
Ben… allons-y !
Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.
A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?
Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.
Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !
Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !
A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !
Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.
A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.
A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.
Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.
D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.
Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.
Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.
A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.
C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.
A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)
Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.
Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !
Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.
Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !
Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)
Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !
Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés
Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres
Moutons à l'abri !

J12 : Lundi 20 juin 2016
La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !
Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.
Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.
A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.
Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.
Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos
Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)
A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.
Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.
Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indig��nes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.
Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.
D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.
Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.
Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.
Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !
Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.
A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.
Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.
Musée sami

Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac
J13 : Mardi 21 juin 2015
Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.
A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.
Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.
La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !
Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.
Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.
Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.
Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.
Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.
De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.
Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)
L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.
Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.
Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.
En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.
Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.
Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.
L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.
Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.
Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.
Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.
Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.
Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.
Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.
A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.
Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.
Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.
Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.
Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.
Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !
Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.
Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !
Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).
Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.
Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.
Tourbière près d'Inari

Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero
J14 : Mercredi 22 juin 2016
Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.
C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)
Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.
Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?
Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.
Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.
Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !
… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !
Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !
… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.
Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.
Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…
Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.
Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.
La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.
Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.
Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.
Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.
Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.
Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.
Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.
A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)
Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Au sommet du Pyhä Nattanen

J15 : Jeudi 23 juin 2016
Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.
Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.
En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.
Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.
Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.
L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.
Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.
C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.
Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.
La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.
A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.
Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.
Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.
Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.
L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.
A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !
Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !
En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".
Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.
Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.
Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.
La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.
Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.
Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.
Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.
Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.
Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)
Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres
Rennes en goguette !

Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak
J16 : Vendredi 24 juin 2016
Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.
Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.
Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.
Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.
La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)
Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.
A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.
A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.
Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.
Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.
Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.
Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.
Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.
Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.
Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?
Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !
Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !
Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.
Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.
Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.
Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.
Hum, on voulait du piquant ?
Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.
Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)
Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.
En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.
Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !
Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.
Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.
Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak

Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta
J17 : Samedi 25 juin 2016
Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.
Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.
Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.
Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.
Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".
Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.
De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.
Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.
Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.
Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.
Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.
Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.
Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.
Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.
Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.
Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.
Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.
Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.
Voilà qui fait notre affaire !
Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.
Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.
Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.
Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.
Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.
A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.
Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.
L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.
Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !
Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.
Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.
Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !
Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).
De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.
Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.
A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.
Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.
Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.
L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.
Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.
Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen

De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko
J18 : Dimanche 26 juin 2016
Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.
C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.
Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.
C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.
Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)
Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !
Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?
10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.
Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.
Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !
Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.
Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !
Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.
Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.
Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.
En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.
Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.
Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.
Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.
A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".
Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.
La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)
Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.
Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.
Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !
A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.
Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !
La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !
Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.
Canyon d'Abisko

Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön
J19 : Lundi 27 juin 2016
Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !
Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.
Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.
Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.
A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.
Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.
Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.
A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.
Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !
Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.
Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.
Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !
Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.
En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.
Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.
l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande
Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.
Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.
Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.
Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.
Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.
Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.
Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.
Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.
Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.
Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.
L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)
Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.
Lac Trollsjön

La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Bonjour
je suis nouvelle sur ce forum et je cherche des renseignements pour voyager en Laponie Finlandaise.
Je voudrais partir en séjours (en chalet si possible) comprenant les vols A/R et la demi-pension et réserver des activités à la carte là-bas.
J'ai déjà fait plusieurs demandes dans certains organismes et j'ai besoin de vous pour approfondir mes recherchers. Par exemple quel organisation me proposez-vous, moi j'ai :
Bennett-voyages, comptoir.fr et Nouvelles Frontiéres. Quel est la mieux qualité-prix?
Est ce que certaines personnes parmi vous on fait ce genre de voyage dans ce pays?
Je suis ouverte à tous vos conseils (quel vêtement prendre, comment faire pour les photos, les choses à faire et à ne pas faire) pour préparer au mieux mon voyage.
Merci d'avance de votre aide
Sophie
Merci d'avance de votre aide
Sophie
Bonjour,
J'ai pour projet de partir en Finlande pour faire un trek cet été(début juillet), j'ai l'habitude d'en faire en France (GR principalement) mais je ne l'ai encore jamais fait ailleur. J'ai un budget de 1000euros, je compte aller en allemagne en car puis prendre le bateau pour la Finlande. Je me suis pas mal documenté et je pensse aller dans le parc national d'Oulanka cependant il me reste encore quelque questions auquel je n'ai pas trouvé de réponse.
-J'ai pour habitude de voyager en stop, est-il répendu en Finlande ? -J'ai vu qu'il y avait un bon réseau férovié du nord au sud mais y a t-il un réseau de Car qui permet de voyager a moindre coup ? -Je peux voir la meteo du Oulanka en se moment qui a l'air plutot clémente, savez vous quelle y sont les temperature en juillet/aout ? Y a t-il du vent, les nuits y sont-elle froide ? J'ai tout le materiel necessaire seulement il n'est pas adapté a des temperature froide. -On m'a dit que la Scandinavie était cher mais d'apres ce que j'ai lu, en Finlande/Suede il n'y avait pas enormement de difference, je me trompe ? -Etant jeune conducteur, puis-je louer une voiture une fois sur place ? -Quand je pars faire un trek en France je n'utilise que peu d'argent(je dois dépensser 60€ par semaine a peu pres), est-ce viable en Finlande ? Dois-je me réparer a des couts que je ne soupsonne pas ?
Je vous remercie d'avoir prit le temps de me lire, si vous avez quoi que se soit a me dire qui pourrait me documenter sur ce pays ou m'aider a préparer mon voyage je vous en serais reconnaissant.
Bonne journée a vous merci ! :)
J'ai pour projet de partir en Finlande pour faire un trek cet été(début juillet), j'ai l'habitude d'en faire en France (GR principalement) mais je ne l'ai encore jamais fait ailleur. J'ai un budget de 1000euros, je compte aller en allemagne en car puis prendre le bateau pour la Finlande. Je me suis pas mal documenté et je pensse aller dans le parc national d'Oulanka cependant il me reste encore quelque questions auquel je n'ai pas trouvé de réponse.
-J'ai pour habitude de voyager en stop, est-il répendu en Finlande ? -J'ai vu qu'il y avait un bon réseau férovié du nord au sud mais y a t-il un réseau de Car qui permet de voyager a moindre coup ? -Je peux voir la meteo du Oulanka en se moment qui a l'air plutot clémente, savez vous quelle y sont les temperature en juillet/aout ? Y a t-il du vent, les nuits y sont-elle froide ? J'ai tout le materiel necessaire seulement il n'est pas adapté a des temperature froide. -On m'a dit que la Scandinavie était cher mais d'apres ce que j'ai lu, en Finlande/Suede il n'y avait pas enormement de difference, je me trompe ? -Etant jeune conducteur, puis-je louer une voiture une fois sur place ? -Quand je pars faire un trek en France je n'utilise que peu d'argent(je dois dépensser 60€ par semaine a peu pres), est-ce viable en Finlande ? Dois-je me réparer a des couts que je ne soupsonne pas ?
Je vous remercie d'avoir prit le temps de me lire, si vous avez quoi que se soit a me dire qui pourrait me documenter sur ce pays ou m'aider a préparer mon voyage je vous en serais reconnaissant.
Bonne journée a vous merci ! :)
Bonjour,
J'ai relu le Retard qui indique l'organisme BSP Auto. Si vous avez utilisé ses services, votre expérience m'intéresse. Est-il possible de choisir le loueur finlandais, comme Scandia, par exemple, et avez-vous obtenu la voiture demandée? Les prix proposés sont-ils intéressants? J'avoue que je galère un peu en allant directement sur le site de Scandia. Mon fils sera le conducteur, je ne conduis pas, mais c'est moi qui assume les frais de la réservation, organisant tout le séjour.Or, le paiement devrait être fait par le conducteur...? Habitant Paris, utiliser BSP Auto me faciliterait la tâche. Merci de votre éventuelle aide. Cordialement. Chabcha
J'ai relu le Retard qui indique l'organisme BSP Auto. Si vous avez utilisé ses services, votre expérience m'intéresse. Est-il possible de choisir le loueur finlandais, comme Scandia, par exemple, et avez-vous obtenu la voiture demandée? Les prix proposés sont-ils intéressants? J'avoue que je galère un peu en allant directement sur le site de Scandia. Mon fils sera le conducteur, je ne conduis pas, mais c'est moi qui assume les frais de la réservation, organisant tout le séjour.Or, le paiement devrait être fait par le conducteur...? Habitant Paris, utiliser BSP Auto me faciliterait la tâche. Merci de votre éventuelle aide. Cordialement. Chabcha
Bonjour,
Nous sommes une famille de 5 personnes (2 adultes + 6 ans + 4 ans + 1 an) et nous prévoyons de passer nos vacances d’été en Finlande. Nous partirons en avion de Nice et prévoyons de rester environ 15 jours sur place. Nous pensons passer 1 ou 2 jours à Helsinki puis louer une voiture. Le programme serait le suivant : 1 semaine en forêt (peut être dans un parc naturel) dans une cabane au bord d’un lac, avec quelques sites à visiter pas trop loin, et 1 semaine au bord de la Mer Baltique, vers Turku … Auriez-vous des villes / sites à nous conseiller dans ces régions de Finlande ? Et surtout des hébergements à nous conseiller dans ces 2 coins, sachant que nous cherchons plutôt des locations / gîtes / bungalows pour loger toute notre famille (pas de camping ni d’hôtels) ?
Merci bcp pour tous vos bons plans !
Ln & co
Nous sommes une famille de 5 personnes (2 adultes + 6 ans + 4 ans + 1 an) et nous prévoyons de passer nos vacances d’été en Finlande. Nous partirons en avion de Nice et prévoyons de rester environ 15 jours sur place. Nous pensons passer 1 ou 2 jours à Helsinki puis louer une voiture. Le programme serait le suivant : 1 semaine en forêt (peut être dans un parc naturel) dans une cabane au bord d’un lac, avec quelques sites à visiter pas trop loin, et 1 semaine au bord de la Mer Baltique, vers Turku … Auriez-vous des villes / sites à nous conseiller dans ces régions de Finlande ? Et surtout des hébergements à nous conseiller dans ces 2 coins, sachant que nous cherchons plutôt des locations / gîtes / bungalows pour loger toute notre famille (pas de camping ni d’hôtels) ?
Merci bcp pour tous vos bons plans !
Ln & co
Bonjour,
Nous avons réservé un vol Helsinki-Rovaniemi et retour, avec la compagnie Norwegian qui proposait le trajet à bas coût (beaucoup moins cher que Finnair)
Le souci, c'est que j'ai un double nom de famille (sans tiret entre les deux) et je me suis aperçue que le système de réservation avait considéré mon premier nom de famille comme faisant partie de mon prénom !
P.ex. Marie Dupont Dubois --> sur le billet j'ai DUBOIS/MARIE DUPONT au lieu d'avoir DUPONT DUBOIS/MARIE
Il ne s'agit pas d'une erreur de ma part car lorsque j'essaie de refaire une réservation, je vois que le système a gardé en mémoire mon double nom dans la case "Last Name"
A noter que mon époux, qui m'accompagne, a un seul nom de famille qui dans l'exemple ci-dessus correspondrait à DUBOIS
Paniquée à l'idée de ne pouvoir embarquer dans ce vol, j'ai appelé le Customer Service de Norwegian, j'ai eu un monsieur qui m'a dit que peu importe finalement l'ordre tant que tous les noms figurent sur le billet.
Qu'en pensez-vous ? Certains d'entre vous ont-ils déjà eu des soucis du genre sur des vols internes en Finlande ? Est-ce que les contrôles sont stricts ?
Merci pour votre aide
Nous avons réservé un vol Helsinki-Rovaniemi et retour, avec la compagnie Norwegian qui proposait le trajet à bas coût (beaucoup moins cher que Finnair)
Le souci, c'est que j'ai un double nom de famille (sans tiret entre les deux) et je me suis aperçue que le système de réservation avait considéré mon premier nom de famille comme faisant partie de mon prénom !
P.ex. Marie Dupont Dubois --> sur le billet j'ai DUBOIS/MARIE DUPONT au lieu d'avoir DUPONT DUBOIS/MARIE
Il ne s'agit pas d'une erreur de ma part car lorsque j'essaie de refaire une réservation, je vois que le système a gardé en mémoire mon double nom dans la case "Last Name"
A noter que mon époux, qui m'accompagne, a un seul nom de famille qui dans l'exemple ci-dessus correspondrait à DUBOIS
Paniquée à l'idée de ne pouvoir embarquer dans ce vol, j'ai appelé le Customer Service de Norwegian, j'ai eu un monsieur qui m'a dit que peu importe finalement l'ordre tant que tous les noms figurent sur le billet.
Qu'en pensez-vous ? Certains d'entre vous ont-ils déjà eu des soucis du genre sur des vols internes en Finlande ? Est-ce que les contrôles sont stricts ?
Merci pour votre aide
bonjour à tous, étant pour le moment en mode sédentaire pour cause de problème à un genou, je me suis amusé à monter une vidéo (ma toute 1ère, soyez indulgents !) sur mon expérience en Finlande durant l'été 2012.
https://youtu.be/jsuIpKnWEEo
https://youtu.be/jsuIpKnWEEo
Bonjour,
j'ai fouillé le forum (mal?)et n'ai pas trouvé la réponse à mon problème. je suis un peu perdu dans tout les contrats d'assurance voyage. Ma situation: Je pars en Finlande du 1 novembre au 31 mars 2020, pour travailler avec une entreprise locale. J'ai donc un contrat finlandais, qui me donne droit à la "sécurité sociale" finlandaise. Je recherche une assurance rapatriement pour 6 mois pour un travailleur ayant un contrat local. Que me conseillez vous? Merci de votre réponse, Gael
j'ai fouillé le forum (mal?)et n'ai pas trouvé la réponse à mon problème. je suis un peu perdu dans tout les contrats d'assurance voyage. Ma situation: Je pars en Finlande du 1 novembre au 31 mars 2020, pour travailler avec une entreprise locale. J'ai donc un contrat finlandais, qui me donne droit à la "sécurité sociale" finlandaise. Je recherche une assurance rapatriement pour 6 mois pour un travailleur ayant un contrat local. Que me conseillez vous? Merci de votre réponse, Gael
Bonjour,
je souhaiterai me rendre en Finlande en avion pour y effectuer un voyage à vélo. Le problème, c'est que je ne compte pas faire ce tour avec un gros sac pour vélo de 4kg sur le porte bagage, alors pouvez vous m'indiquer un endroit pour la stocker?
Y a t il des consignes à l'aéroport d'Helsinki ? Des lieux prévues à cet effet ?
Merci
je souhaiterai me rendre en Finlande en avion pour y effectuer un voyage à vélo. Le problème, c'est que je ne compte pas faire ce tour avec un gros sac pour vélo de 4kg sur le porte bagage, alors pouvez vous m'indiquer un endroit pour la stocker?
Y a t il des consignes à l'aéroport d'Helsinki ? Des lieux prévues à cet effet ?
Merci
Bonjour à tous,
J’ouvre cette discussion en espérant que certain pourront m’aider .
A partir de mai 2021 , je pars faire un tour d’Europe d’environ 9 mois :)
Mais faire l’itinéraire n’est pas simple .. il faut considérer plusieurs facteurs, et c’est la que j’ai besoin de votre aide :)
Le problème est que ça nous fait arriver dans les pays du Nord ( Finlande suede norvege ) en décembre ( ou en novembre si on fait quelques changements)
A la base c’est ce qu’on voulait pour fêter noël en Laponie . Mais on se rend compte que c’est peut être pas la meilleure idée avec un camping car à cause des températures ... que le ciel est pas très dégagé en décembre ( aurores boréals..) , et que la nuit dure toute la journée ...
je veux absolument pas gâcher cette partie du voyage qui je pense est magnifique.
Certain d’entre vous ont ils été amené à y être à cette période également ? En camping car ? Que me conseiller vous
Merci beaucoup
Certain d’entre vous ont ils été amené à y être à cette période également ? En camping car ? Que me conseiller vous
Merci beaucoup
Bonjour,
Nous voudrions changer notre Van contre un Hymer MLT 580 4X4 ou un intégral Rapido M96.
Nous aimons les pays du Nord, en été et en hiver.
Le problème c'est que nous voudrions de l'espace pour passer quelques mois à l'intérieur et faire certains pays en hiver qui sont parfois isolés.
J'aimerais avoir des retours de certains qui auraient pu avoir des expériences similaires.
merci et bon voyage.
Daniel










