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Retour au Far West (première partie): cinq semaines en juillet 2009 avec trois enfants

Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec TOUTES les photos en grand format ici: https://sites.google.com/site/retouraufarwest/
Introduction, itinéraire et carte.
Pourquoi avoir tant tardé pour publier ce carnet ? Toutes les conditions ont été réunies pour un voyage extraordinaire : - Un itinéraire, que nous avons pu réaliser dans sa totalité (de ce que nous avons décidé de faire), - Un temps plus que clément qui nous a permis de réaliser ce même itinéraire qui était dépendant des conditions météo, puisque bon nombre de routes et de sites prévus n’étaient praticables que par temps sec. - Un partage de nos aventure avec les »Maries », c’est-à-dire Marie Lefèvre de Voyage Forum, ma copine virtuelle, Fred son mari, et leurs trois enfants, pendant une bonne partie du périple. Un vrai moment de plaisir, et quand nous évoquons notre parcours commun, c’est avec beaucoup de nostalgie. La réponse est : En ce qui concerne les photos, j’ai voulu jouer dans la cour des grands, et me mettre au format RAW. J’ai adoré bidouiller les photos avec Lightroom, oui mais….. je les trouvais toutes trop jaunes, et ça ne me plaisait pas ! De plus, j’ai fait des « bêtises photographiques » à la tant attendue « the wave » et du coup, j’ai tout laissé tomber par dépit, par dégoût !!!! En ce qui concerne le texte, je ne sais pas, c’est Gilles le spécialiste, mais ça ne venait pas non plus !
Alors maintenant, après dix huit mois, nous allons quand même essayer de vous présenter une première partie, je laisse la plume à Gilles, et en route……
Nous l’attendions et la redoutions un peu, mais, comme chaque année, il faut bien y passer : la réunion annuelle au sommet, où Grisemote propose à la famille de choisir la destination qu’elle a déjà déterminée avec précision. Déjà dans les rangs du fond, ça spécule sec. Après les USA et ses geysers, l’Afrique et ses fauves, le Canada et les ours, certains cherchent la bête féroce qu’il va falloir affronter cette année, sachant que les épreuves sont de plus en plus corsées. « Pourvu que les dragons n’existent pas » pense tout bas le plus petit d’entre nous …
- Il y a trois longues années, déjà, nous sommes partis dans l’ouest américain pour notre premier grand voyage familial. Cela a en partie changé nos vies. Un pèlerinage s’impose : - Ouf, les USA c’est cool - Votre mission cet été, si vous l’acceptez, sera de découvrir le désert et ses richesses uniques au monde. Je ne vous cache pas que ces endroits ne se gagnent pas facilement car outre la chaleur étouffante, il est possible de rencontrer parfois quelques autochtones qui apprécient peu la compagnie : scorpions, tarentules, serpents à sonnette et autres trucs qui se défendent avec férocité … En revanche, pour qui en revient, l’aventure marque à jamais les esprits par sa beauté et son ambiance envoûtante. Et puis, il y aura un peu de Las Vegas avec ses buffets pantagruéliques …
La majorité de l’assemblée fut conquise avec ce dernier argument qui reste une valeur sûre, préférant oublier le reste qui semble plus flou. Traîtres de parents, ils savent toujours détourner l’attention au bon moment …
Six mois plus tard, cent vingts kilos de bagages soigneusement préparés, pesés, compactés, un itinéraire aventure hors des sentiers battus, nous sommes fins prêts pour affronter ce nouveau périple sous la tente. L’aventure est de plus pimentée par un fait nouveau … ayant rencontré la famille de Marie en décembre 2008, nous allons faire une partie de nos étapes ensemble, ce qui est une grande première pour tous. Le bonus, outre la rencontre bien entendu, c’est qu’à deux véhicules, cela ouvre des portes sur des contrées totalement isolées qui auraient été vraiment hasardeuses seuls.
ITINERAIRE (5 semaines)
CARTE

A 30 000 pieds au-dessus du sol, nous progressons au milieu des gigantesques colonnes de gouttes orageuses, sombres et menaçantes. Voilà déjà plus de 10 heures que vous sommes entassés dans la cabine de notre 747 et nous commençons à avoir des fourmis dans les jambes. Comme la première fois, le survol du Groenland fut un régal pour les yeux, avec son tapis de glace blanche, ses glaciers géants et ses canyons. Puis vint le temps des cultures qui ont progressivement fait place aux contrées arides et désertiques au-dessus desquelles nous passons. En tout cas, sec ou pas, vu le gigantisme de l’orage, tout cela tombera bien quelque part…. Nous arrivons enfin en vue de Phoenix, l’une des plus chaudes villes des USA, avec des routes et des villes rangées sur le format d’un quadrillage. Pas de doute, nous sommes bien en Amérique du nord. Même dans le désert on peut voir des routes qui tournent à angle droit.
Après la récupération sans encombre de tous nos bagages (nous avions quelques craintes avec British Airways à ce sujet), nous affrontons notre premier dilemme avec la voiture. La Dodge Durango ou équivalent que nous avions réservée n’est pas au parking et le loueur (Thrifty) nous propose un véhicule de la catégorie supérieure. Ce qui est sûr, c’est que vu l’itinéraire qui est prévu avec la Famille Marie, un bon 4x4 est absolument indispensable. Sinon, c’est éliminatoire pour tous car un certain nombre de pistes sont prévues assez sportives. Il nous est proposé une Suburban. Certes, le véhicule a un look franchement tout terrain avec un pare choc à un mètre du sol, 2 positions 4x4 (lent et normal -> ce qui est indispensable), mais la garde au sol n’est pas très importante et les pneus sont déjà bien entamés. En revanche, il est grand à souhait. Pas facile de faire la fine bouche. La lassitude du voyage, s’ajoutant à l’envie d’aller dormir, nous finissons par partir avec la voiture proposée, un poil contrariés quand même dans la mesure où nous n’avons pas une vraie certitude que cela conviendra pour le périple.
L’hôtel est magnifique, la chaleur étouffante et la piscine avenante, mais nous sombrons rapidement dans un sommeil profond et réparateur. Ah, quel plaisir d’étendre les jambes …

Cactus à gogo Samedi 4 juillet Le petit déjeuner de l’hôtel Embassy est copieux et nous plonge tout de suite dans l’ambiance culinaire américaine avec ses saucisses, ses œufs au bacon, son sirop d’érable et pour les plus accros, ses sodas. Un peu calorique, mais super agréable !
Nous ne nous attardons pas dans la ville que nous quittons pour Tucson et ses cactus en passant par l’Apache trail. Cette piste est agréable et nous permet de voir nos premiers Saguaros qui peuplent les collines. En revanche, nous n’avons pas entraperçu ne serait-ce que la plume d’un apache – publicité mensongère ou lieu historique ?. La piste est très bien entretenue. Nos inquiétudes quant aux capacités tout terrain de notre 4x4 ne sont donc pas levées ce qui nous vaut un duel relevé entre celui qui pense que ça ira mais qui n’en est pas sûr et celle qui pense que ça n’ira pas mais qui n’en est pas certaine (avec de lâches arguments comme quoi un $%€ de membre du forum avait attendu de pied ferme plusieurs heures chez le loueur pour avoir satisfaction sur le véhicule qu’il souhaitait). Bref, en plein désert, rien ne vaut une petite reconstitution de OK corral. Etait-ce un signe ? Toujours est-il qu’alors que nous admirions une vue imprenable sur un barrage finalement quelconque, Grisemote fit un sacrifice pour que tout aille bien par la suite : elle fit choir son beau zoom (celui qu’un voleur avait déjà jeté par la portière d’un véhicule en Namibie). Bilan, l’autofocus ne fonctionne plus. Bon début ! Espérons que cela serve à quelque chose …. Bon, il ne faut pas être trop dur quand même avec cette piste qui nous offrira nos premières collines de saguaros – inédit pour nous comme paysage. La route qui ne devait durer que trois heures s’éternise et le baromètre positionné sur le rétroviseur (avec la direction cardinale) affiche des chiffres à faire froid dans le dos : 110 °F (ce qui ne fait pas loin de 40 ° C quand même). Bref, nous arrivons un peu saoulés de voiture et lessivés de chaleur à Tucson. Pour récupérer, rien ne vaut un bon restau mexicain. Guide du routard en main, nous partons à la recherche de la perle rare : excellent et pas cher. Bigre, beaucoup de rues sont fermées et la police est partout. N’y aurait-il pas un événement particulier le 4 juillet ? Bien sûr, c’est la fête nationale…. Du coup nous avons droit à un feu d’artifice poussif tiré fusée après fusée et qui s’éternise. C’est pas tout cela mais ça cronchonne dur dans les estomacs. Nous reprenons donc notre quête du restau perdu, mais, aux environs de vingt et une heures, tout est fermé. Nous finirons par manger Mac Do avec beaucoup de regret puis direction le motel qui nous protège de la chaleur infernale…Nous nous attendions quand même a un peu plus de ferveur dans les rues pour la fête nationale.
Dimanche 5 juillet. Nous quittons Tucson en direction de White Sands. Impressionnantes quand même la taille et les formes de ces plantes. Sur la route nous visitons le Saguaro desert museum : musée à ciel ouvert (petit coin sympathique de désert) dans lequel sont présentées la faune et la flore locale. Côté faune, tout ce petit monde est tellement avenant qu’il est soigneusement enfermé, parfois même derrière des vitres bien solides : rattlesnake (serpent à sonnette), tarentule, bobcat, … Tout n’est pas dangereux non plus et la serre aux colibris permet de voir voler ces espèces pas si courantes à observer dans le milieu naturel. Le tout est très bien fait et on ressort un peu moins ignorant qu’en y entrant et un peu moins lourd également quand on ne prend pas assez d’eau. Grosse chaleur garantie et je ne parle pas de celle qui règne dans la voiture quand nous l’ouvrons. Pour nous remettre, nous passons au Saguaro National Park faire un petit trek, histoire de transiter au milieu des respectueux vieillards qui nous observent du haut de leur dizaine de mètres d’épines acérées. Les formes sont propices à faire marcher l’imagination, avec leurs bras aux positions si diverses. Thibaud a la bonne idée de ramasser une boule d’épines de Saguaro inoffensive à terre, malgré les recommandations de notre G.O qui a tout lu sur le sujet. - Surtout il ne faut jamais essayer de retirer des épines avec les doigts … - Bah, une petite boule d’épines, faut pas exagérer quand même ! Gagné ! Les épines se comportent comme de la colle et chaque doigt qui les touche pour aider le malheureux pris au piège se retrouve pris à son tour. Après Thibaud, c’est le plus vénérable d’entre nous qui participe. Résultats, de deux doigts collés nous sommes passés à quatre. L’affaire s’avère délicate. A chaque mouvement le truc est conçu pour s’incruster d’avantage. Grisemote prend son courage à une main, glisse un bâton sous l’intrus dans la forêt de doigts et tente d’un geste souple et gracieux de l’arracher. Et hop ! …. On passe de quatre doigts collés à cinq (on pourrait en faire une comptine pour les enfants…). L’incident finira par une épilation délicate entre victimes et du sparadrap, avec un œil noir vers « qui nous savons ». Conclusion, même si on a l’impression de maîtriser, ne jamais toucher des aiguilles de Saguaro (petit message pour les ados qui connaissent tout …). Adios les saguaros aux formes surprenantes, nous filons vers d’autres cieux … ceux de White Sands, le désert blanc.

Cinq cents kilomètres plus loin, après un passage montagneux, nous arrivons aux abords de White Sands. Comme la veille et l’avant-veille, le ciel s’obscurcit et de gros cumulonimbus d’orage commencent à bourgeonner dès le début d’après-midi. La route toute droite des cent derniers kilomètres est traversée de gros buissons comme dans les films. Un nuage de poussière arrive sur nous rendant la visibilité quasi nulle puis continue son chemin. Impressionnant quand même le phénomène. Arrivés dans le parc de White Sands que nous devions commencer à visiter en soirée pour la « belle lumière », les éléments se déchaînent. C’est un déluge de nature à rendre jaloux Noé. Les rangers ferment le parc !
Nous n’avons pas d’autres choix que de renoncer et de nous diriger vers la ville la plus proche : Alamogordo . Pour noyer cette petite déconvenue, nous décidons tout naturellement, après l’installation au motel, de manger … mexicain -> tentative N° 2. Rien de plus facile, car si la ville n’a pas un charme fou, les restaus y pullulent. Enfer et putréfaction, nous subissons la même punition que la veille : vers vingt et une heures nous sommes en décalage horaire et plus personne ne veut vous servir. *$ ?!% Ambiance de la brousse dans le village Grisemote qui fait grise mine. Ceux qui ne se sont pas couchés par dépit, ont quand même grignoté …. dans un fast food plus ou moins mexicain, Grommel, grommel !

Le ciel est limpide lorsque nous entrons dans le parc de White Sands, aux premières lueurs de l’aube. Inutile de se demander d’où vient le nom : y a pas photo, le sable est résolument blanc de blanc et fortement détrempé de la veille. C’est un sable de gypse qui n’a pas du tout la même consistance que celui de nos plages habituelles qui « roule » sous les pieds. Rapidement la chaleur monte et le port de lunettes de soleil s’avère indispensable. Quelques sauts de dunes n’épuiseront pas nos pitchouns et vers onze heures, nous partons pour un « grand » tour de dunes d’environ sept kilomètres, chargés d’eau modérément. Sous un soleil de plomb nous progressons seuls au milieu des « vagues » de sable à perte de vue, éblouissantes, sur un tracé un peu laxiste où les marques à suivre sont bien camouflées. Ceci dit, le sol n’est pas trop fuyant sous les pieds et la chaleur n’a finalement rien d’étouffante (puisque le blanc réfléchit la chaleur) à tel point qu’il est tout à fait possible de marcher pieds nus si on le souhaite. Franchement, ça vaut le déplacement !

En route pour cinq cents kilomètres en direction de Santa Fé où nous arrivons en soirée. Qu’y a-t-il à faire pendant cinq cents kilomètres de route assez monotone quand on est français… ? Parler restau mexicain bien sûr, pour sublimer deux échecs cuisants qui nous laissent encore comme un arrière-goût amer. La cible est soigneusement choisie dans le guide du routard. Dès l’arrivée, nous déposons à la volée nos bagages dans le très beau motel réservé. Bien que pressés, certains ne résistent pas à l’envie de se jeter dans la piscine vite fait (glacée cependant !). Le ciel est comme tous les soirs couleur plomb avec des éclairs. Revigorés, nous partons à la recherche de notre paradis papillaire. Après avoir tourné pas mal entre les petites ruelles, guidés par notre GPS, nous trouvons …porte close. Vingt et une heures approche et des sueurs froides commencent à perler sur nos fronts irrités. M’enfin, sommes-nous touchés par le syndrome du restau clos ? Heureusement, nous trouverons sur notre route de retour une sorte de saloon très animé décoré façon western, autorisé aux enfants, qui remis les pendules gastronomiques à l’heure pour ceux qui qui n’ont pas piqué du nez dans leurs assiettes. Le décalage horaire fait son œuvre…
Mardi 7 juillet: sous un ciel limpide nous visitons le centre de Santa Fé, très belle ville aux formes arrondies de couleur ocre, dans le style mexicain. Pendant que les uns font les boutiques touristiques, un autre enchaîne les galeries d’art très attractives qui ont envahi les rues du centre. C’est toujours un grand plaisir que de voir l’imagination fertile et sans limite des artistes, souvent très inspirés par l’époque du far west et les origines indiennes. J’y rencontre plusieurs français expatriés qui tiennent des galeries et dont le commerce semble profitable. En tout cas, cela fait du bien de parler un peu français.

Nous pratiquons nos premières vraies pistes l’après-midi en nous dirigeant vers Bisti Badlands à environ trois cents kilomètres de Santa Fé sous une chaleur torride. Le planning indiquait un arrêt sur le site de Ah-Sli-She-Pah, situé sur notre route et qui faisait très envie à Grisemote. « Qui trop embrasse , mal étreint » dit le proverbe. Conscient du programme trop chargé, nous préférons nous concentrer sur Bisti.

La voiture est à l’aise sur le sol poussiéreux et un peu marqué des derniers kilomètres. Cela donne confiance pour la suite. Ici c’est le désert total, à la fois par rapport au paysage mais aussi par la fréquentation du site (au moins ce jour-là). Pas un chat ! (tout de même nous croiserons un petit pompon de lapin, mais pas plus !) Il faut dire également qu’à l’extérieur de la voiture, la température est étouffante (plus de 90 ° F soit un petit 35°C quand même). Pourtant nous arrivons aux environs de seize heures. Petite surprise à l’entrée, sur le livre d’or, un petit coucou aux « Grisemotes » des « Maries », c'est-à-dire de Marie Lefèvre de VF et sa famille qui sont passés la veille. Nous devons les retrouver dans quelques jours et elle savait que nous passerions le jour suivant leur visite. Ça fait chaud au cœur d’avoir un petit mot du fin fond de nulle part, même si ce n’est pas précisément la chaleur qui nous manque le plus sous cette latitude … Le site est large et agréable mais il est plutôt facile de s’y perdre. Nous prenons un peu de hauteur pour avoir une vue d’ensemble, puis nous essayons de nous y retrouver dans ce dédale. Il y en a pour tous les goûts pour qui aime le désert : cheminées de fée, troncs d’arbre pétrifiés, structures géologiques remarquables où chacun reconnaît selon son imagination des œufs de dinosaure ou des vaisseaux spatiaux … Le clou de la journée est la eggs factory (sorte d’exposition naturelle à ciel ouvert de blocs de roche arrondis qui ressemblent à des œufs) en fin de parcours au moment de la « golden light ». La lumière chaude du coucher de soleil étire les ombres et donne un relief tout particulier aux structures géologiques très atypiques. Nous restons jusqu’aux derniers instants de lumière. C’est pas tout ça , mais maintenant, on rentre comment dans ce dédale minéral qui commence à s’assombrir dangereusement ? « Qui s’attarde à la eggs factory rentrera de nuit » dit un proverbe local.
A la queue leu leu, sous une lune radieuse et pleine qui apparaît à l’horizon, avec les indications d’une boussole, nous entamons le chemin du retour. Les hurlements des coyotes, d’abord lointains puis plus précis ont commencé à nous inquiéter. Faut-il faire du feu pour les éloigner ? Ça attaque ces bêtes-là lorsqu’elles sont en groupe? Y a d’autres trucs avec des dents qui peuvent venir chatouiller nos mollets ? A la pleine lune, c’est quoi déjà les bêtes qui aiment s’exprimer ?…. M’enfin, je m’égare. S’il est vrai que des idées farfelues aient pu trotter dans nos têtes, le retour, de plus d’une heure quand même, fut une formalité sans mauvaise rencontre (mais en se perdant un peu pour garder un certain suspens) grâce à une lampe frontale qui trainait dans un des sacs au cas où nous serions surpris par la nuit. On n’y pense pas forcement en arrivant au grand jour, mais finalement ce n’était pas de trop … Nous finissons la soirée dans un motel de Farmington. Dégonflés direz-vous ! Depuis le début on vous bassine que nous partons à l’aventure sans filet dans le désert torride et finalement ça se termine au restau et dans un motel à chaque nuit. Pas faux ! Mais qui lira saura …

Tiens, en parlant de désert minéral, je ne résiste pas à l’envie de vous parler dès maintenant de celui que nous ferons plus tard en compagnie de Marie et sa famille et qui revêt un parfum de mystère, puisque son nom est tenu secret , et dénommé par tous ceux qui le connaissent sous le petit nom de « White and Red canyon ».De nombreuses recherches de Marie nous ont permis de trouver l’endroit magique, et c’est avec joie que nous avons découvert ce lieu, autre désert peuplé de gobelins et autres créatures fantastiques minérales. Le doux surnom de White and Red n’est pas usurpé, vous le comprendrez bien, en voici quelques photos. Là aussi, le site étant magique nous nous attarderons jusqu’au coucher du soleil, petit pique-nique sur place, et forcément derrière route, enfin piste, de nuit !

Mercredi 8 juillet Direction Durango, par Aztec Arche !
Nous débutons la journée par un super petit déjeuner où l’on pouvait faire ses gaufres soi-même. Les enfants observent avec stupeur deux petits américains d’à peu près leur âge, dotés déjà d’un tour de taille conséquent, préparer leurs gaufres avec du sucre recouvert d’une bonne couche de sirop d’érable, le tout agrémenté de plaquettes de beurre. De quoi être calé pour la journée avec l’une d’elle. Ceci dit, il ne faut pas exagérer non plus, on voyait encore un peu la gaufre. Un plouf dans la piscine pour se refroidir en prévision du désert à venir puis nous partons en direction de Durango via « Aztec arches ». « Aztec Arches » est un lieu-dit regroupant un bon nombre d’arches sur un espace quand même assez vaste. Le but, c’est de les trouver car elles ne sont indiquées nulle part : un grand jeu de piste en quelque sorte. Armés de nos coordonnées GPS, et de notre carte routière, nous voilà partis à la recherche de celle de « Cedar Hill ». Cette arche n’est ni très spectaculaire, ni dans un lieu magique bien que de bonne facture. Ce qu’elle a de particulier ? c’est notre première arche et elle se mérite à cause du « chemin » sélectif pour y accéder, très escarpé, qui monte une petite falaise à escalader.

Durango est une petite ville aux bâtisses plutôt coquettes et colorées, très touristique, dans laquelle on trouve de tout à foison. On dirait un village de Disneyland tant tout est propre et attrayant. Entre les nombreuses boutiques touristiques, quelques galeries d’art et des … restau (on ne s’en prive pas d’ailleurs vu le programme que l’on nous annonce pour les jours à venir). Nous nous installons au camping, enfin, ce qui nous permet de tester notre équipement de spartiate. Les nuits précédentes, le problème pour dormir était soit la chaleur étouffante, soit la clim et son bruit infernal. Sous la tente, quel calme, quelle sérénité, sauf qu’en montagne il caille la nuit. N’empêche que c’est bien plus confortable pour dormir. Le camping est traversé par une authentique voie de chemin de fer où passe le fameux Durango-Silverton, train à vapeur d’époque (laquelle me direz-vous !). Le monstre est très photogénique avec son panache de fumée au milieu des sapins et son acier noir transpercé d’un œil unique de lumière. Il roule des mécaniques juste à nos pieds puis continue sa route en se dandinant dans tous les sens. Les voyageurs ont le temps de bien profiter du paysage car c’est pas une flèche l’engin. Sur le parcours, les américains saluent le convoi, comme s’il transportait des pionniers. Quant à la voie, pas besoin d’être géomètre pour voir qu’il y a bien longtemps que les rails ne sont plus parallèles. Belle image d’Epinal en tout cas.
La journée du 9 juillet est consacrée à la visite de Silverton. C’est l’archétype de la ville pionnière de chercheur d’or telle que l’on peut la voir dans les films, la peinture neuve en plus. La rue principale a un vrai charme avec ses boutiques aux décors western. Maintenant les pépites ont pris une autre forme, celle des touristes… et il y en a. A part admirer le train à vapeur qui arrive à son terminus, faire les boutiques, ou casser une croûte dans un saloon « authentique », que peut-on faire à Silverton ? Un tour de cheval…d’acier : moto cross ou trial, quad, 4X4. C’est un paradis des nouveaux aventuriers d’un jour, avec des pistes de difficultés inégales mais allant jusqu’à l’expertise de haut niveau. Belle reconversion dirons les uns. Dur dur pour la montagne la faune et la flore diront les autres. Nous, nous avons passé le nez par la porte battante d’un saloon au décor « fièvre de l’or de 1880 et des poussières » qui fit mouche. Impossible d’en ressortir sans avoir envie de taquiner les papilles dans une ambiance piano désaccordé et brouhaha du récit des aventures de chacun (et visiblement l’endroit est propice à l’aventure). Un petit hamburger de Elk agrémenté d’une bonne bière locale et le cerveau prolifique de Grisemote recommence à travailler : et si on en faisait un bout de la fameuse « alpine loop trail » une piste un peu difficile, pour tester enfin les capacités 4x4 de notre engin ? C’était pas prévu sur le roadbook, mais ça fait du bien de « désobéir » à l’ordre établi. Bingo !

Equipés d’une carte sommaire achetée, nous entamons les premiers kilomètres poussiéreux mais sans grandes difficultés. Arrivés sur un plateau où l’on peut visiter les restes de bicoques de bois de pionniers, « Animas Fork », adossées à une mine, les choses se corsent : la montée est impressionnante et caillouteuse. Notre gros 4X4 monte imperturbablement, transfert son poids d’une roue sur l’autre au raz des abîmes, mais ne raccroche pas d’un poil le sol. C’est encourageant pour la suite. Du coup, nous estampillons cette voiture apte aux futurs parcours. Un problème de réglé ! Notre programme ne nous permet pas, hélas, de tester les fameuses » Engineer Pass et Cinnamon Pass », nous nous contenterons de la boucle Silverton-Ouray, et retour. Bigre, ça doit être quelque chose au vu de ce que nous avons testé, il faudra revenir pour éprouver notre témérité ! La route vers Ouray ne s’avère pas très pentue mais franchement défoncée juste à côté de ravins et totalement désertée de tout véhicule. La carte est formelle, on est sur la bonne route. Arrivés au col, la piste est coupée par de gros rochers. Gloups, une heure à batailler pour rien. En tout cas, notre « Suburban » tient très bien le choc (sauf la bavette avant qui tente une échappée solitaire). Nous quittons les cîmes froides, vertes et très attrayantes pour revenir à notre point de départ : Durango. Le repas du soir fut pris avec un réchaud sous une petite pluie pénétrante. On y vient tout doucement, mais on le sent, notre condition de doux vacanciers ne va pas tarder à se transformer …

Vendredi 10 juillet :
Le train siffle au moins trois fois au loin pour nous réveiller. Nous sautons dans nos shorts, l’appareil photo à la main, pour voir une fois de plus passer la vedette du camping, toujours aussi essoufflée en arrivant à notre niveau. De l’asthme, c’est possible pour une loco ? En route à nouveau pour la chaleur étouffante vers Mesa Verde où l’on peut visiter des maisons troglodytes des indiens Anasazis. Pour y accéder, il faut monter une haute falaise qui donne accès à un plateau immense traversé de canyons, lieu où se trouvent nichées les fameuses maisons, dans de vastes cavernes naturelles. Vue imprenable sur les terres arides de l’Arizona. Le tout vaut le coup d’œil. On sent qu’ici s’est installée une civilisation certainement assez prospère vu le nombre de sites. Équipés de nos chapeaux (toujours obligatoires), d’une bonne dose de crème solaire et de gourdes remplies (c’est maintenant un rituel automatique dès que nous nous éloignons de la voiture), nous visitons plusieurs « villages » taillées directement dans la roche ocre. Seul bémol, on est loin d’être tout seuls sur les chemins. Ce n’est pas l’métro, mais c’est un peu trop. L’affluence est telle que nous n’avons pu faire aucune des visites guidées, donc nous nous contentons de la vue d’ensemble et de la seule visite autorisée sans guide.

Nous repartons aux heures chaudes pour Moab – trois cents kilomètres. Avant de passer en Utah, nous faisons le plein de bières (c’est pas bien, mais bon, pour les grosses soifs du soir).
C’est maintenant un des tournants du voyage puisque l’équipe des « Maries » doit nous rejoindre à notre l’hôtel le soir. Nous allons donc avec une certaine impatience vers une autre ambiance, ouverte, qui va nous faire découvrir une vision différente du voyage. Les paysages rouges et sculptés de l’Utah nous rappellent de bons souvenirs de notre premier voyage. La pierre joliment polie semble lisse et douce comme un oreiller. C’est un appel permanent à l’escalade et à la photo. Quel régal ! Nous devions passer à Needles overlook, mais vue l’heure, l’opération est annulée.
La rencontre a lieu, à Moab, juste après le plouf dans la piscine. Ils sont tous en forme, nous aussi. Ils ont un 4X4 Suburban, (pour lequel ils se demandaient s’ils auraient assez de garde au sol !), nous aussi. Ils ont faim, cela tombe bien, nous aussi. Les enfants nous réclament un retour aux sources de notre premier voyage, chez « Zak pizzas. Nous y entraînons les « Maries » pour débattre de nos voyages respectifs et préparer la journée du lendemain. Les choses vont commencer à devenir sérieuses. Nous entamons la White Rim Road, cent kilomètres de piste plus ou moins difficile avec deux passages parait-il particulièrement délicats, et le pire serait de rester coincés entre les deux…... Et si nous ne pouvons pas passer, il faudra faire demi-tour, mais aurons-nous alors assez d’essence ? En tout cas, y aller à deux véhicules est une mesure de sécurité appréciable. L’aurions-nous fait sinon ?

L'expédition sur deux jours commence après les grosses chaleurs, vers 16h00. A l'horizon, le ciel est couleur plomb, ce qui n'augure rien de bon si nous sommes sur la trajectoire. Jusqu'ici, ce scénario s'est reproduit tous les jours avec au final qu'une seule grosse pluie subie. Croisons les doigts. La piste s'accroche par étages aux différentes structures géologiques. Vu d'en haut il y a trois étages principaux : - L'étage supérieur que nous quittons dès le début et qui sera également notre porte de sortie en fin de parcours. - Le ou les étages intermédiaires souvent fait d'une roche dure dont le socle supérieur semble plat, mais qui n'est pas très roulant pour autant. - Le fond du canyon souvent plus fluide avec une roche plus friable. En quittant la couche supérieure, nous remontons le temps géologique en traversant des zones de couleur différentes, sans difficulté particulière, si ce n'est que la pente est rude et que le vide n'est pas loin. Nous atteignons au bout d'une heure le deuxième étage que nous ne quitterons pas la première journée. Paysage envoûtant, plein de surprises au détour des virages : cheminées de fée, rochers en équilibre qui paraît précaire, failles, une arche, que dis-je une arche, un pont naturel ... Les « Marie » sont partis devant et nous avons laissé de l’espace entre les voitures pour ne pas avaler trop de poussière. Avec des arrêts photo à répétition, nous sommes très en retard sur l'horaire. Le soleil commence à vaciller du côté obscur. Aucune voiture à l'horizon, pas même un nuage de poussière. Dans un film, tous les ingrédients seraient alors réunis pour avoir un problème. Au retour d'une photo, près de la voiture, un sifflement se fait entendre : Serpent ? Insecte ? La réponse est plus simple et beaucoup moins poétique : crevaison. Le filet d'air n'est pas très important, mais ce qu'il y a de sûr, c'est qu'à brève échéance le pneu sera à plat. Tu m'étonnes, vue l'usure de la gomme. Une petite pensée émue pour le loueur qui profite de ses clients pour faire l'entretien sur leur temps de vacances, et nous remontons tous dans la voiture avec l'objectif de rejoindre le point de rendez-vous au plus vite. L'électronique nous indique que la pression du pneu descend, histoire de faire augmenter la nôtre. Sur la roche, il est impossible d'appuyer sur l'accélérateur car aussitôt la voiture se dandine de tous les côtés et devient instable. Au bout d'un moment, rien n’y fait, il faut soit regonfler, soit changer la roue, soit réparer avec notre kit. Comme nous sommes censés ne pas être très loin de la destination, nous optons pour le regonflage avec notre pompe manuelle, plus destinée à un vélo qu'à un gros 4x4. Ça marche, mais ne dure pas très longtemps. Par étapes d'environ cinq kilomètres nous rejoignons les « Marie », de nuit, qui commençaient à trouver notre retard bien important.
Dommage pour la vue paraît-il imprenable. A la lumière de nos torches nous montons les tentes (3 secondes) en quelques minutes après une longue recherche d'un sol à peu près plat. Une fois de plus, l'orage annoncé n'a pas eu lieu et c'est sous un ciel limpide que nous remplissons les estomacs affamés avec un diner frugal. Sans table ni chaise, ce n'est pas vraiment le palace. Pour le pneu, avec Fred, nous essayons le kit de réparation. Cela semble marcher, mais il faudra contrôler le lendemain.
- « Tiens une veuve noire! » dit très calmement Lucas en se brossant les dents - « Co Comment ça une veuve noire ? Es-tu sûr ? - Ben oui, sûr ! On la reconnaît au sablier rouge sous l'abdomen. - Ah oui ? Aaaaargh ouiiii !
Au pied du spécialiste des arachnides, pas plus ému que cela, nous distinguons une élégante demoiselle, toute de noire vêtue, pas très grande, en train de tisser sa toile. Finalement, on est bien debout aussi pour manger. Marie file aussitôt fermer sa tente qu'elle avait laissée ouverte pour l'aérer.
- « Robin : Il faut la laisser vivre et ne pas la déranger, il faut respecter la nature »
Respectons, respectons, mais notre tente et notre voiture sont juste à côté. Gloups. Pour le lavage de dents, les adultes, fort courageusement, optent pour un autre coin, qui peut être était tout aussi dangereux …. mais tant que l’on ne le sait pas, l’innocence est rassurante.
Aux premières lueurs de l'aube, la lumière rasante illumine l'endroit splendide. Quel dommage d'être arrivés de nuit la veille. Un petit coup d'oeil à l'habitante des lieux qui a disparue (ce qui est normal d’après notre spécialiste ) et au pneu qui est dégonflé et que nous changeons avec la roue de secours et nous repartons vers Monument Basin que la lumière basse n'avait pas permis de voir correctement. Cette fois, avec l'orientation du soleil, ce n'est pas terrible non plus. Comme nous avons grillé notre joker sur la roue, nous repartons dans le bon sens pour prendre de l'avance sur les Maries compte tenu du fait qu'il faut y aller piano. Sur l'étage 2 de la piste, il est impossible de rouler rapidement de toute façon. Une bonne heure après notre départ, le premier obstacle majeur se présente : c’est Murphy Hogback. C'est simple, une bonne pente avec de gros cailloux et des ornières. Si on ripe, on devrait avoir des difficultés à repartir, voire se retourner. Avec le talkie-walkie inter-voitures, nous prévenons l'autre équipage. En position 4x4 court, le premier essai fut rapide. La voiture plonge de l'avant avant l'obstacle et racle la bavette tout en étant en équilibre instable sur deux roues opposées. Gloups ! Les Maries arrivent et nous inspectons minutieusement le terrain. Il faut remplir certains vides avec des pierres et passer en partie sur le talus. Je ne dis pas que ce fut fluide lorsque les roues essayaient d'adhérer à ce qui voulait bien rester en place, mais en souplesse nous arrivons en haut ! Au tour des Maries. Avec entrain et détermination, la trajectoire fut la bonne tout de suite, sauf pour la bavette avant qui elle, est restée sur place. Au fils des kilomètres nous en prenons plein les yeux. Des points de vue somptueux nous laissent bouche bée, touts petits au milieu d'un monde de géants. La descente entre le 2ème étage et le fond du canyon ne laisse pas indifférent. Devant le capot, le vide, jusqu'à ce que la voiture prenne l'assiette de la pente. Les freins surchauffent et nous aussi qui essayons d'éviter la clim. A la mi-journée nous atteignons le deuxième obstacle, Hardscrabble, qui se passe sans trop d’encombres, à petite vitesse, sur une forte pente bien caillouteuse. Trop facile ! Ensuite, le reste est une formalité d'un point de vue pilotage, rejoignant les bords du fleuve sous une chaleur torride. La remontée des derniers kilomètres est plus simple que la descente initiale avec une route bien travaillée. On l'a fait ! Même si sur la fin les longues heures de conduite étaient un peu fastidieuses.
Nous filons à Moab pour une rapide douche suivie d’une visite au garage du coin pour faire réparer le pneu. Sans surprise celui-ci n'est pas réparable car trop usé et le garagiste préconise de changer les deux pneus avant. Mon anglais en rodage suffira pour persuader le loueur de l'opération. Mais je ne suis pas dupe, il connaissait le potentiel des pneus dès le départ. A mon avis, les pneus arrière suivront dans quelques jours ! Le seul hic, c’est qu’on ne pourra le faire que le lendemain… Petite visite pélerinage au parc Arches qui nous avait enchanté trois ans plus tôt, restau aux couleurs farwest, un plouf dans la piscine avant de s'enfermer dans notre chambre d'hôtel pour y goûter un peu de fraîcheur.

Changement des pneus, et en piste, ce soir nous devons atteindre Page. La route pour Monument Valley reste une valeur sûre. Du haut de la falaise de Muley Point nous contemplons l'aridité de la région. L’eau lascive ici a tricoté un labyrinthe de roches avec un sillon tout en courbes harmonieuses. Le faible couvert nuageux projette ses ombres au sol, ce qui donne de la profondeur à cette plaine totalement écrasée par la chaleur. Le vert n’est pas la couleur locale, c’est le moins que l’on puisse dire.
Fin de la PREMIERE PARTIE!
Pour les plus curieux, la suite est présente en photos sur notre site, mais seules quelques annotations sommaires y figurent. Pour le texte, il faudra attendre encore un peu.....
Ko Pha Ngan (Thaïlande)
( Le paradis des « teufeurs » existe!
Il persiste et résiste encore et toujours à la désapprobation des politiciens occidentaux, des grands shérifs qui sous prétexte de vouloir nous protéger de nous même, de sauver notre santé, bannissent et interdissent la fête que des millions d'êtres humains veulent faire.
Est-ce qu'ils pensent à notre santé mentale? Pas le moins du monde! Ils espèrent juste que l'on sera de bons moutons effrayés capables de mettre un bulletin dans une urne, de cotiser assez pour payer leurs salaires et de consommer.
Aller à la Full Moon Party est une façon de faire la révolution et de dire « merde » a tous les moralisateurs.
A Ko Pha Ngan on se sent libre. Des gens des quatre coins du monde ont élu pour domicile cette charmante petite île, s'échappant de tout ce qui les empêchaient de s'épanouir chez eux pour se consacrer au moment présent, à la musique, à créer leur petit business, à vivre les pieds dans l'eau dans des paysages magnifiques et surtout à s'amuser, à partager de bons moments avec des gens qui ont soif de vivre.)
Nous quittons Ko Lanta, du moins le Family Resort le 12 février à midi, prenant, pour 650 baths chacun, un bateau qui mettra quatre heures pour rallier Phuket, un grand bordel (dans tous les sens du terme) où nous ne resterons que le temps d'une nuit et de perdre quelques parties de Puissance 4 face à de jolies thaïlandaises. 24 heures plus tard, nous nous asseyons dans un minibus, venant tout juste d'acheter nos billets pour Ko Pha Ngan (600 Baths, 15 euros). Nous allons mettre du temps à réaliser que ce taxi inconfortable, qui va durant quatre heure nous écraser les nerfs sciatiques et nous amener à Surat Thani, est en fait notre moyen de locomotion. Nous rêvions d'un grand bus moderne, spacieux. Nous avons le droit à un pauvre monospace rabaissé, sensible aux moindres défauts de la route. Douze passagers dans une boite à sardines qui souffrent en silence!
Arrivés dans la ville portuaire, nous déposons nos bagages dans une agence et partons diner. Au retour un gars nous presse : « Allez, dépêchez vous, nous partons au port maintenant! ». Le gars nous dépose face à un gros bateau qui ne part que dans trois heures, je comprendrai plus tard pourquoi ce type était si pressé de nous voir partir quand je m'apercevrai qu'il manque de l'argent dans ma banane, mon sac était pourtant cadenassé, ils ont du me voir faire le code. Ils n'ont pris ni mon passeport, ni ma carte de crédit, et m'ont même laissé un peu d'argent. Ils sont mignons... Jusqu'à présent je faisais confiance aux agences de voyage, elles proposent tous le temps de garder nos bagages et de les surveiller, ce temps est révolu. Malheureusement je n'ai pas noté son nom pour lui faire un peu de publicité, je n'avais pas traité directement avec elle. En Thaïlande, il y a des tonnes et des tonnes d'intermédiaires. Le comble, c'est que la veille, un pote m'a envoyé un message me disant que mes récits étaient bien beaux mais que je ne parlais jamais de mes galères. Je lui ai répondu que pour l'instant je les avais évitées et qu'elles avaient été clémentes avec moi, conneries! Il suffisait juste de l'évoquer pour qu'une apparaisse. Bruno, je ne te remercierai pas de m'avoir envoyé de l'énergie négative ! Tu dois bien rigoler là ! Oui je sais, le « nagual » est farceur !
Notre bateau décolle à 23 heure, nous nous installons sur notre couchette pour nous réveiller 7 heures plus tard à Thongsala, le port de Ko Pha Ngan. Nous prenons un taxi pour nous rendre vers Baan Tai, au Jungle Bar, afin de nous reposer quelques heures dans un des trois bungalows et passer notre première nuit sur l'île. Après une longue sieste, nous rejoignons Nathalie, une vieille copine tourangelle exilée à Ibiza. Elle loge sur le port, nous a trouvé une chambre propre pour 200 baths. Nous déménageons dés le lendemain. Nous resterons à la Yellow Guesthouse, pendant tout notre séjour. Le propriétaire s'appelle Jesse, il est anglais. Il vit en Thaïlande depuis trois ans et a parcouru tout le pays avant de s'installer ici. Il est le père d'un très beau petit métis. C'est un chic type, souriant, costaud, les cheveux rasés. Il passe tous les jours pour laver les sanitaires et se soucier de notre confort, il nous indique les endroits à ne manquer sous aucun prétexte. Dans la maison jaune, il y a une anglaise qui passe ses journées à s' entrainer à la boxe thaïe, trois hollandaises marrantes qui ne nous plaisent guère et un couple de fêtards canadiens.
Pour se déplacer sur l'île, il est plus pratique d'utiliser un engin motorisé. Nous louons deux 125cm3 pour 150 baths. Pour moins de 10 euros par jour nous avons une chambre et un moyen de locomotion, royal! Notre leitmotiv sera d'explorer l'ensemble des plages de Phangan, du nord au sud, d'est en ouest, de Haad Yao à Thong Nai Pan, de Haad Rin à Chaloklum... Nous partons en général le matin vers 11 heure pour rentrer à l'heure de l'apéro, sillonnons des routes montagneuses impressionnantes, des pistes de terre qui nous donnent l'impression de participer à un rallye-raid, les cheveux dans le vent, les lunettes de soleil bien calées pour contrer la poussière, les masques, tubas et appareils photos dans nos sacs étanches. Après être passés par Ko Phi Phi, les plages d'ici nous paraissent un peu plus banales mais nous ne boudons pas notre plaisir. Le décor est très varié, nous nous retrouvons tantôt en haut d'une crique ou encore assis sur du sable blanc, dans la jungle en train d'acheter un peu d'essence, dans un petit troquet au bord d'une route pour boire à la paille un shake à la banane, à proximité d'une chute d'eau.
Nos premières journées sont calmes, nous nous reposons et gardons nos forces pour le marathon de la Full Moon Party. Le mercredi, nous nous décidons enfin à sortir, il y a un concert du plus grand groupe de reggae thaï, Job 2 Do. Nous y allons avec deux locaux, des potes de Nathalie. L' endroit est sublime, au bord d'une plage. A notre grande surprise, il y a beaucoup de monde. C'est la pleine saison, les fêtards sont arrivés en force. La scène est haute, le son, de qualité. Il y a plein de petits stands qui vendent de la bouffe ou des fringues, un bar difficilement accessible où il ne s'y vend pas que de l'alcool. Le premier groupe joue un rock'n roll puissant, les musiciens sont bons, à l'aise. Le batteur fait des breaks dévastateurs, le guitariste branle son manche avec aisance, le chanteur a la voix cassé. Ils font l'unanimité en balançant « Rock'n Roll » de Led Zeppelin. Une dizaine de chevelus, rescapés des 70's, sautent dans tous les sens au premier rang. Ils sifflent, ils hurlent, brandissant fièrement leur bière au dessus de leur tête. Arrive le moment tant attendu, les « number one », comme disent les Thaïs, entrent en scène…. Un chanteur, une Ibanez blanche entre les mains, un bonnet ample sur la tête cachant d'épaisses dread-locks, qui semble tout droit sorti d'une vieille jacket d'un vinyle de Kingston, dont la voix n'a rien a envier à celles qui fleurissent des studios d'enregistrements jamaïquains, un bassiste à la coupe afro qui le grandi de dix centimètres, un guitariste solo qui utilise sa pédale wha-wha à la perfection, une section rythmique en place. Ils ont un son bien « roots » qui m'évoque Burning Spears, la réalisation est de très bonne qualité. Malgré une très bonne reprise des Pink Floyd, « An other brick in the wall » et quelques standards de notre cher et tendre Bob, je regrette de ne pas avoir assez entendu leurs propres compositions, ils faut bien donner à manger aux fauves. Juste le temps de réorganiser les balances, apparaît un groupe russe. Dans un esprit clubber mais musicalement comparable à Hilight Tribe , ils envoient un live electro « label rouge ». Le leader est aux percussions, il tape à une vitesse phénoménale, menant la troupe. Le chef d'orchestre, lui, est caché derrière son Mac, il equalise tous les instruments en direct, règle les réverbes des voix, rajoute des effets et des samples. Il y a un batteur, une joueuse de didgeridoo, un chanteur, une chanteuse et une danseuse pleine de grâce. Leur musique est un mixe de house et de trance. Ils sont bons, ils ont du charisme, tout le monde danse. C'est le bouquet final.
Le son s'arrête vers deux heure du matin, il y a une « jungle party » dans un autre coin de l'île, nous nous y dirigeons. Sur le chemin, Rico décide d'envoyer les gaz, histoire de se faire plaisir sur sa moto. Les thaïs, qui nous accompagnent et nous montrent le chemin, n'apprécient guère et se décident à prendre un autre chemin sans se préoccuper de lui. Je les abandonne, pensant qu'Éric nous attend un peu plus loin. En fait, il avait juste envie de faire un tour de l'île « by night ». Je ne le retrouve pas, je rentre à la maison. J'ai envie de me fumer une dernière cigarette avant de me coucher mais je n'ai plus de briquet, je descend pour aller m'en acheter un au « Seven-Eleven » ( des épiceries ouvertes 24 heures sur 24, il y en a partout en Thaïlande ). Au retour, à deux pas de chez moi, j'entends :
« Hey Vincent!!! » Je vois Sarah et toute la troupe de français que nous avons rencontrés au concert. «-Tu fais quoi là? - Bein... je vais me coucher. - T'es pas bien toi! Allez, viens à la Jungle! Dépêches toi! En plus j' suis un peu bourrée j'ai peur de conduire. - Ok, mets toi derrière, c'est parti! »
Je comptais aller me coucher tranquillement, j'étais décidé, et me voici, pour une histoire de briquet, en train de retourner faire la fête... Cette nuit là, je n'étais pas programmé pour dormir.
Vingt minutes plus tard, je me gare, paye les 300 baths de droit d'entrée et pénètre dans l'enceinte. Effectivement, nous sommes au cœur de la jungle, l'espace est bien aménagé, il y a un grand « dance-floor », beaucoup de monde, plusieurs « chill-out », un bar. C'est une teuf trance! Yes! A l'affiche, des dj russes qui balancent des galettes de psy-trance. Le son est énorme. Tout le monde danse d'une même façon tribale. Les filles sont belles, stylées, les mecs, torses-nus, tatoués. Les gens ont le sourire, communient, sauf peut-être ce type qui a l'air d'avoir pris trop de stéroïdes pour se gonfler les muscles et dont les mâchoires semblent bloquées, on dirait Hulk, en plus blanc que blanc, avec une calvitie. Il y a pas mal de français, des espagnols, des brésiliens, des argentins, des russes, des israéliens et des anglos-saxons... C'est génial de faire la fête avec le monde entier. Je rentre en taxi vers 11 heure, après la coupure de son, après avoir vu le soleil se lever doucement, après avoir fait connaissance avec quelques charmantes demoiselles. Je me sens bien, heureux d'avoir participé à une « teuf » digne de ce nom, d'avoir écouté de la musique de qualité, sans que des policiers viennent éteindre le son et confisquer le matériel des organisateurs. Il est temps d'aller me coucher.
Si nous le souhaitions, nous pourrions sortir tous les soir, mais nous préférons nous réveiller en forme pour enfourcher nos engins et partir sur les routes. Notre rythme de vie est sain, nous mangeons un bon petit déjeuner le matin, à base de fruits et de céréales, nos repas sont équilibrés. Je raffole du pad-thaï, ces nouilles sautées cuisinées avec des légumes, du poulet et des arachides. Nous buvons notre petite bière le soir et évitons de boire trop de ce whisky thaï qui fait mal au crâne.
La lune grossi de jour en jour, elle atteint sa taille maximale le 19 février, il est temps de se rendre à Haad Rin, la plage de la Full-Moon. C'est impressionnant, des milliers de gens se sont donnés rendez-vous pour célébrer la puissance de notre astre nocturne. L'excitation est a son comble, la foule est hypersensibilisée par l'énergie que déploie la lune, la cérémonie a commencée. Sur cette petite plage, il doit y avoir une dizaine de sound- systems. De la drum'n bass, du dub-step, de la house, de l'electro minimale, de la techno et bien sûr de la trance. Nous resterons toute la nuit devant le Zoom Bar, bercés par des dj's israéliens, faisant quelques longueurs de plage pour regarder le spectacle. Le meilleur moment est toujours quand le soleil se lève, danser sous un ciel rose est juste... magique. Certes, il y a toujours quelques têtes qui font mal à voir, mais c'est tellement plus agréable de voir tous ces sourires, ces déguisements fluorescents que la plupart des gens arborent, le visage des jolies filles à coté desquelles on danse. En plus ça évite de draguer ou de se faire piéger par un « lady-boy », car ils sont belles, c'est bluffant. Après la fête nous nous dirigeons dans un premier after, un petit bar dans lequel se joue de l'electro minimale, puis avec Rico, nous atterrissons dans un autre after trance. Nous n'en repartirons que le soir à 21 heure, passant la journée à danser sur le sable ou dans un univers de tentures psychédéliques, à boire des bières, à nous étaler comme des loques dans un hamac, le regard perdu entre le bleu du ciel et de la mer, les tympans caressés par une basse ronde et répétitive, discutant avec des espagnols et des françaises, admirant des mecs qui jonglent, rigolant de voir se russe tout sec, perché, sauter partout, rigolant, rigolant, rigolant... Nous prenons le bateau demain à midi, direction Bangkok, Rico rentre chez lui et moi je vais aller dans le nord... Il y a un temps pour tout, celui de la fête est passé... pour le moment.
Nous quittons Ko Lanta, du moins le Family Resort le 12 février à midi, prenant, pour 650 baths chacun, un bateau qui mettra quatre heures pour rallier Phuket, un grand bordel (dans tous les sens du terme) où nous ne resterons que le temps d'une nuit et de perdre quelques parties de Puissance 4 face à de jolies thaïlandaises. 24 heures plus tard, nous nous asseyons dans un minibus, venant tout juste d'acheter nos billets pour Ko Pha Ngan (600 Baths, 15 euros). Nous allons mettre du temps à réaliser que ce taxi inconfortable, qui va durant quatre heure nous écraser les nerfs sciatiques et nous amener à Surat Thani, est en fait notre moyen de locomotion. Nous rêvions d'un grand bus moderne, spacieux. Nous avons le droit à un pauvre monospace rabaissé, sensible aux moindres défauts de la route. Douze passagers dans une boite à sardines qui souffrent en silence!
Arrivés dans la ville portuaire, nous déposons nos bagages dans une agence et partons diner. Au retour un gars nous presse : « Allez, dépêchez vous, nous partons au port maintenant! ». Le gars nous dépose face à un gros bateau qui ne part que dans trois heures, je comprendrai plus tard pourquoi ce type était si pressé de nous voir partir quand je m'apercevrai qu'il manque de l'argent dans ma banane, mon sac était pourtant cadenassé, ils ont du me voir faire le code. Ils n'ont pris ni mon passeport, ni ma carte de crédit, et m'ont même laissé un peu d'argent. Ils sont mignons... Jusqu'à présent je faisais confiance aux agences de voyage, elles proposent tous le temps de garder nos bagages et de les surveiller, ce temps est révolu. Malheureusement je n'ai pas noté son nom pour lui faire un peu de publicité, je n'avais pas traité directement avec elle. En Thaïlande, il y a des tonnes et des tonnes d'intermédiaires. Le comble, c'est que la veille, un pote m'a envoyé un message me disant que mes récits étaient bien beaux mais que je ne parlais jamais de mes galères. Je lui ai répondu que pour l'instant je les avais évitées et qu'elles avaient été clémentes avec moi, conneries! Il suffisait juste de l'évoquer pour qu'une apparaisse. Bruno, je ne te remercierai pas de m'avoir envoyé de l'énergie négative ! Tu dois bien rigoler là ! Oui je sais, le « nagual » est farceur !
Notre bateau décolle à 23 heure, nous nous installons sur notre couchette pour nous réveiller 7 heures plus tard à Thongsala, le port de Ko Pha Ngan. Nous prenons un taxi pour nous rendre vers Baan Tai, au Jungle Bar, afin de nous reposer quelques heures dans un des trois bungalows et passer notre première nuit sur l'île. Après une longue sieste, nous rejoignons Nathalie, une vieille copine tourangelle exilée à Ibiza. Elle loge sur le port, nous a trouvé une chambre propre pour 200 baths. Nous déménageons dés le lendemain. Nous resterons à la Yellow Guesthouse, pendant tout notre séjour. Le propriétaire s'appelle Jesse, il est anglais. Il vit en Thaïlande depuis trois ans et a parcouru tout le pays avant de s'installer ici. Il est le père d'un très beau petit métis. C'est un chic type, souriant, costaud, les cheveux rasés. Il passe tous les jours pour laver les sanitaires et se soucier de notre confort, il nous indique les endroits à ne manquer sous aucun prétexte. Dans la maison jaune, il y a une anglaise qui passe ses journées à s' entrainer à la boxe thaïe, trois hollandaises marrantes qui ne nous plaisent guère et un couple de fêtards canadiens.
Pour se déplacer sur l'île, il est plus pratique d'utiliser un engin motorisé. Nous louons deux 125cm3 pour 150 baths. Pour moins de 10 euros par jour nous avons une chambre et un moyen de locomotion, royal! Notre leitmotiv sera d'explorer l'ensemble des plages de Phangan, du nord au sud, d'est en ouest, de Haad Yao à Thong Nai Pan, de Haad Rin à Chaloklum... Nous partons en général le matin vers 11 heure pour rentrer à l'heure de l'apéro, sillonnons des routes montagneuses impressionnantes, des pistes de terre qui nous donnent l'impression de participer à un rallye-raid, les cheveux dans le vent, les lunettes de soleil bien calées pour contrer la poussière, les masques, tubas et appareils photos dans nos sacs étanches. Après être passés par Ko Phi Phi, les plages d'ici nous paraissent un peu plus banales mais nous ne boudons pas notre plaisir. Le décor est très varié, nous nous retrouvons tantôt en haut d'une crique ou encore assis sur du sable blanc, dans la jungle en train d'acheter un peu d'essence, dans un petit troquet au bord d'une route pour boire à la paille un shake à la banane, à proximité d'une chute d'eau.
Nos premières journées sont calmes, nous nous reposons et gardons nos forces pour le marathon de la Full Moon Party. Le mercredi, nous nous décidons enfin à sortir, il y a un concert du plus grand groupe de reggae thaï, Job 2 Do. Nous y allons avec deux locaux, des potes de Nathalie. L' endroit est sublime, au bord d'une plage. A notre grande surprise, il y a beaucoup de monde. C'est la pleine saison, les fêtards sont arrivés en force. La scène est haute, le son, de qualité. Il y a plein de petits stands qui vendent de la bouffe ou des fringues, un bar difficilement accessible où il ne s'y vend pas que de l'alcool. Le premier groupe joue un rock'n roll puissant, les musiciens sont bons, à l'aise. Le batteur fait des breaks dévastateurs, le guitariste branle son manche avec aisance, le chanteur a la voix cassé. Ils font l'unanimité en balançant « Rock'n Roll » de Led Zeppelin. Une dizaine de chevelus, rescapés des 70's, sautent dans tous les sens au premier rang. Ils sifflent, ils hurlent, brandissant fièrement leur bière au dessus de leur tête. Arrive le moment tant attendu, les « number one », comme disent les Thaïs, entrent en scène…. Un chanteur, une Ibanez blanche entre les mains, un bonnet ample sur la tête cachant d'épaisses dread-locks, qui semble tout droit sorti d'une vieille jacket d'un vinyle de Kingston, dont la voix n'a rien a envier à celles qui fleurissent des studios d'enregistrements jamaïquains, un bassiste à la coupe afro qui le grandi de dix centimètres, un guitariste solo qui utilise sa pédale wha-wha à la perfection, une section rythmique en place. Ils ont un son bien « roots » qui m'évoque Burning Spears, la réalisation est de très bonne qualité. Malgré une très bonne reprise des Pink Floyd, « An other brick in the wall » et quelques standards de notre cher et tendre Bob, je regrette de ne pas avoir assez entendu leurs propres compositions, ils faut bien donner à manger aux fauves. Juste le temps de réorganiser les balances, apparaît un groupe russe. Dans un esprit clubber mais musicalement comparable à Hilight Tribe , ils envoient un live electro « label rouge ». Le leader est aux percussions, il tape à une vitesse phénoménale, menant la troupe. Le chef d'orchestre, lui, est caché derrière son Mac, il equalise tous les instruments en direct, règle les réverbes des voix, rajoute des effets et des samples. Il y a un batteur, une joueuse de didgeridoo, un chanteur, une chanteuse et une danseuse pleine de grâce. Leur musique est un mixe de house et de trance. Ils sont bons, ils ont du charisme, tout le monde danse. C'est le bouquet final.
Le son s'arrête vers deux heure du matin, il y a une « jungle party » dans un autre coin de l'île, nous nous y dirigeons. Sur le chemin, Rico décide d'envoyer les gaz, histoire de se faire plaisir sur sa moto. Les thaïs, qui nous accompagnent et nous montrent le chemin, n'apprécient guère et se décident à prendre un autre chemin sans se préoccuper de lui. Je les abandonne, pensant qu'Éric nous attend un peu plus loin. En fait, il avait juste envie de faire un tour de l'île « by night ». Je ne le retrouve pas, je rentre à la maison. J'ai envie de me fumer une dernière cigarette avant de me coucher mais je n'ai plus de briquet, je descend pour aller m'en acheter un au « Seven-Eleven » ( des épiceries ouvertes 24 heures sur 24, il y en a partout en Thaïlande ). Au retour, à deux pas de chez moi, j'entends :
« Hey Vincent!!! » Je vois Sarah et toute la troupe de français que nous avons rencontrés au concert. «-Tu fais quoi là? - Bein... je vais me coucher. - T'es pas bien toi! Allez, viens à la Jungle! Dépêches toi! En plus j' suis un peu bourrée j'ai peur de conduire. - Ok, mets toi derrière, c'est parti! »
Je comptais aller me coucher tranquillement, j'étais décidé, et me voici, pour une histoire de briquet, en train de retourner faire la fête... Cette nuit là, je n'étais pas programmé pour dormir.
Vingt minutes plus tard, je me gare, paye les 300 baths de droit d'entrée et pénètre dans l'enceinte. Effectivement, nous sommes au cœur de la jungle, l'espace est bien aménagé, il y a un grand « dance-floor », beaucoup de monde, plusieurs « chill-out », un bar. C'est une teuf trance! Yes! A l'affiche, des dj russes qui balancent des galettes de psy-trance. Le son est énorme. Tout le monde danse d'une même façon tribale. Les filles sont belles, stylées, les mecs, torses-nus, tatoués. Les gens ont le sourire, communient, sauf peut-être ce type qui a l'air d'avoir pris trop de stéroïdes pour se gonfler les muscles et dont les mâchoires semblent bloquées, on dirait Hulk, en plus blanc que blanc, avec une calvitie. Il y a pas mal de français, des espagnols, des brésiliens, des argentins, des russes, des israéliens et des anglos-saxons... C'est génial de faire la fête avec le monde entier. Je rentre en taxi vers 11 heure, après la coupure de son, après avoir vu le soleil se lever doucement, après avoir fait connaissance avec quelques charmantes demoiselles. Je me sens bien, heureux d'avoir participé à une « teuf » digne de ce nom, d'avoir écouté de la musique de qualité, sans que des policiers viennent éteindre le son et confisquer le matériel des organisateurs. Il est temps d'aller me coucher.
Si nous le souhaitions, nous pourrions sortir tous les soir, mais nous préférons nous réveiller en forme pour enfourcher nos engins et partir sur les routes. Notre rythme de vie est sain, nous mangeons un bon petit déjeuner le matin, à base de fruits et de céréales, nos repas sont équilibrés. Je raffole du pad-thaï, ces nouilles sautées cuisinées avec des légumes, du poulet et des arachides. Nous buvons notre petite bière le soir et évitons de boire trop de ce whisky thaï qui fait mal au crâne.
La lune grossi de jour en jour, elle atteint sa taille maximale le 19 février, il est temps de se rendre à Haad Rin, la plage de la Full-Moon. C'est impressionnant, des milliers de gens se sont donnés rendez-vous pour célébrer la puissance de notre astre nocturne. L'excitation est a son comble, la foule est hypersensibilisée par l'énergie que déploie la lune, la cérémonie a commencée. Sur cette petite plage, il doit y avoir une dizaine de sound- systems. De la drum'n bass, du dub-step, de la house, de l'electro minimale, de la techno et bien sûr de la trance. Nous resterons toute la nuit devant le Zoom Bar, bercés par des dj's israéliens, faisant quelques longueurs de plage pour regarder le spectacle. Le meilleur moment est toujours quand le soleil se lève, danser sous un ciel rose est juste... magique. Certes, il y a toujours quelques têtes qui font mal à voir, mais c'est tellement plus agréable de voir tous ces sourires, ces déguisements fluorescents que la plupart des gens arborent, le visage des jolies filles à coté desquelles on danse. En plus ça évite de draguer ou de se faire piéger par un « lady-boy », car ils sont belles, c'est bluffant. Après la fête nous nous dirigeons dans un premier after, un petit bar dans lequel se joue de l'electro minimale, puis avec Rico, nous atterrissons dans un autre after trance. Nous n'en repartirons que le soir à 21 heure, passant la journée à danser sur le sable ou dans un univers de tentures psychédéliques, à boire des bières, à nous étaler comme des loques dans un hamac, le regard perdu entre le bleu du ciel et de la mer, les tympans caressés par une basse ronde et répétitive, discutant avec des espagnols et des françaises, admirant des mecs qui jonglent, rigolant de voir se russe tout sec, perché, sauter partout, rigolant, rigolant, rigolant... Nous prenons le bateau demain à midi, direction Bangkok, Rico rentre chez lui et moi je vais aller dans le nord... Il y a un temps pour tout, celui de la fête est passé... pour le moment.
Cauchemar à Delhi!
Bonjour à toutes et à tous,
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Tour d'Asie Centrale en camion d'avril 2011 à février 2012
Salut salut!!!
Depuis quelques temps, l'idée d'un voyage en cam's nous trotte dans la tête. Depuis septembre on a pris la décision de partir pour un an vers la Mongolie !!
Le départ se ferait vers le début avril 2011 pour un retour vers février 2012.
Voici le trajet envisagé, à partir de la Turquie. Avant on ferait 15 jrs dans les pays de l'est.
puis : Turquie, Géorgie, , Azerbaïdjan, (traversée de la Caspienne), Turkménistan, Ouzbékistan Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakstan, Russie (en transit), Mongolie, Russie, Kazakhstan, Russie et soit la Géorgie pour un retour par la Turquie (c'est le plan A) , ou bien l'Ukraine et les pays de l'est.
Comme n'importe lequel des voyages, sa demande un peu d'organisation et des fois c'est un peu dure de trouver des infos présises, donc nous faisons appel au voyageurs qui auraient fait un périple similaire ..
Voilou ou ont bloque pas mal : sur les visas (et surtt le visa russe), on va avoir quelques info par rapport à sa donc on vous transmettra tt sa puis sur l'état des routes et plus précisément au Tadjikistan et au Kirghizstan après le Turkménistan on souhaiterai passer par Douchanbé pour chopper le permis GBAO (véritable clé du paradis) qui nous permettrais d'empreinter la route du pamir : de douchambé on prendrai la M41 jusqu'à Khorog puis après grosse question, comment sont l'état des routes : 1 par la valée du chokh dara, ou bien la route qui longe la frontière Afghane (cette route ne craint pas trop pour dormir dans son cams ?), puis passer par mourgab et suivre la M41 jusqu'à Och au kirghistan..
voilou si des personne on fait cette route merci d'éclairer notre lanterne !
Merci d'avance Love&Light Mael et Jany
Depuis quelques temps, l'idée d'un voyage en cam's nous trotte dans la tête. Depuis septembre on a pris la décision de partir pour un an vers la Mongolie !!
Le départ se ferait vers le début avril 2011 pour un retour vers février 2012.
Voici le trajet envisagé, à partir de la Turquie. Avant on ferait 15 jrs dans les pays de l'est.
puis : Turquie, Géorgie, , Azerbaïdjan, (traversée de la Caspienne), Turkménistan, Ouzbékistan Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakstan, Russie (en transit), Mongolie, Russie, Kazakhstan, Russie et soit la Géorgie pour un retour par la Turquie (c'est le plan A) , ou bien l'Ukraine et les pays de l'est.
Comme n'importe lequel des voyages, sa demande un peu d'organisation et des fois c'est un peu dure de trouver des infos présises, donc nous faisons appel au voyageurs qui auraient fait un périple similaire ..
Voilou ou ont bloque pas mal : sur les visas (et surtt le visa russe), on va avoir quelques info par rapport à sa donc on vous transmettra tt sa puis sur l'état des routes et plus précisément au Tadjikistan et au Kirghizstan après le Turkménistan on souhaiterai passer par Douchanbé pour chopper le permis GBAO (véritable clé du paradis) qui nous permettrais d'empreinter la route du pamir : de douchambé on prendrai la M41 jusqu'à Khorog puis après grosse question, comment sont l'état des routes : 1 par la valée du chokh dara, ou bien la route qui longe la frontière Afghane (cette route ne craint pas trop pour dormir dans son cams ?), puis passer par mourgab et suivre la M41 jusqu'à Och au kirghistan..
voilou si des personne on fait cette route merci d'éclairer notre lanterne !
Merci d'avance Love&Light Mael et Jany
Chiens errants à la Réunion
Je suis allée en vacances à la RUN dernièrement.
Je me réjouissais de découvrir cette île magnifique, et point de vue accueil des Réunionais, beauté des paysages, cuisine créole savoureuse et délicieuse, randos magiques, lagon, volcan...je n'ai pas été déçue car c'était au delà de tout ce que j'avais imaginé;vraiment un séjour fabuleux!
Par contre, ma hantise était de voir/croiser plein de chiens/chats errants, comme je l'avais lu à maintes reprises dans les forums...ce n'était pas la peur qui me faisait appréhender, mais bien que ça me brise le coeur, et malheureusement, ce fût le cas et c'était encore pire que tout ce que j'avais imaginé.🙁
Chiens(et chats)faméliques, malades, blessés, estropiés, écrasés le long des routes, et qui se décomposent là, dans l'indifférence générale... Chiens avec une ficelle qui leur rentre dans le cou en guise de collier, chiens battus... L'horreur absolue, c'était épouvantable de voir ça. Je lis que c'est moins pire qu'il y a qques années...mais alors qu'est-ce que ça devait être!!!!??? Le respect des animaux est quasi inexistant sur l'île, et la maltraitance ne vient pas que des créoles, les métros ne sont guère mieux, à ce qu'on m'a expliqué. Il y a bien une SPA "générale", mais la présidence est corrompue...
C'est très regrettable, car cette île est superbe, mais beaucoup de touristes(dont je fais partie) ne veulent plus y retourner pour cette raison.
Par contre, ma hantise était de voir/croiser plein de chiens/chats errants, comme je l'avais lu à maintes reprises dans les forums...ce n'était pas la peur qui me faisait appréhender, mais bien que ça me brise le coeur, et malheureusement, ce fût le cas et c'était encore pire que tout ce que j'avais imaginé.🙁
Chiens(et chats)faméliques, malades, blessés, estropiés, écrasés le long des routes, et qui se décomposent là, dans l'indifférence générale... Chiens avec une ficelle qui leur rentre dans le cou en guise de collier, chiens battus... L'horreur absolue, c'était épouvantable de voir ça. Je lis que c'est moins pire qu'il y a qques années...mais alors qu'est-ce que ça devait être!!!!??? Le respect des animaux est quasi inexistant sur l'île, et la maltraitance ne vient pas que des créoles, les métros ne sont guère mieux, à ce qu'on m'a expliqué. Il y a bien une SPA "générale", mais la présidence est corrompue...
C'est très regrettable, car cette île est superbe, mais beaucoup de touristes(dont je fais partie) ne veulent plus y retourner pour cette raison.
Transcription de mariage franco-algérien
m'étant mariée en mai en algérie, la transcription de mariage n'étant toujours pas réglée, je me demandais si mon mari pourrait venir me rejoindre pour une quinzaine de jours pour les fetes de fin d'année. Sachant que nous travaillons tous les deux, est-ce qu'il y a des chances que le visa soit refusé ?
merci d'avance pour vos réponses
Qualité de service sur Air France
Bonjour à tous,
je reviens de 2 mois de voyage où j'ai pris 12 vols différents : Air France / Delta / Hawaiian Air Line.
Je suis attaché à Air France en tant que compagnie nationale et "joue le jeu" de la fidélité avec Flying Blue mais je dois reconnaître que les prestations des PNC en classe éco me déçoivent. Peut-être ai-je une attente trop haute de la compagnie nationale ? en classe éco ?
Je suis rentré ce jour d'un vol JFK - CDG en A380 et j'ai bien senti que les PNC font leur job mais sont assez peu orientés vers le fait de faire ressentir au client qu'il est "important". Je me permets d'écrire cela car je l'ai beaucoup vu sur les autres compagnies et dans les entreprises aux USA (restaurants par exemple), cela ne veut pas dire pour autant qu'on lèche les bottes des clients.
Ce soir, j'étais sur le pont supérieur, en bout de classe éco. Mon plateau repas arrive en dernier et je n'ai pas mon souhait de plat. Ce n'est pas un drame, je dîne ! Mais je prends mon temps, je discute avec la passagère à côté de moi et les plateaux commencent à repartir à l'arrière et là, un échange démarre avec un PNC : PCN "vous en êtes-où avec votre plateau ?" Moi "Pourquoi une telle question ?" PNC "pour savoir" Moi "je dîne et j'apprécie mon repas"
Remarque : le PNC était passé avant, m'enlever ma bouteille de vin, alors qu'elle n'était pas terminée.
La passagère à côté de moi souhaite un fromage en plus, il n'y en a plus. Réponse d'un autre PNC "nous avons juste le nombre de plateaux".
Bref, j'ai bien senti que je ne respectais pas le temps du repas, que je dépassais de 10 minutes et que cela allait les déranger dans leur propre repas, quand ils se mettent au fond de l'appareil, rideaux fermés.
Idem en cours du voyage, pour demander un verre d'eau. Il faut passer le bout de son museau à travers le rideau qui est fermé.
Cette sensation est assez désagréable car j'ai le sentiment d'être traité comme du bétail, que l'on me nourrit certes avec une coupe de champagne mais néanmoins comme du bétail. On porte une jolie tenue, on sent bon mais j'ai le sentiment que le fond n'y est pas. Aux USA, ils vendent leur nourriture c'est vrai et il n'y a rien à manger mais lorsqu'ils vous servent à boire, j'ai eu le ressenti qu'ils étaient plus souriants et nous laissait le temps, pour que l'on se sente bien.
Le temps alloué au repas semble également être strict, chez AF.
Mais peut-être que j'en demande trop ?
je reviens de 2 mois de voyage où j'ai pris 12 vols différents : Air France / Delta / Hawaiian Air Line.
Je suis attaché à Air France en tant que compagnie nationale et "joue le jeu" de la fidélité avec Flying Blue mais je dois reconnaître que les prestations des PNC en classe éco me déçoivent. Peut-être ai-je une attente trop haute de la compagnie nationale ? en classe éco ?
Je suis rentré ce jour d'un vol JFK - CDG en A380 et j'ai bien senti que les PNC font leur job mais sont assez peu orientés vers le fait de faire ressentir au client qu'il est "important". Je me permets d'écrire cela car je l'ai beaucoup vu sur les autres compagnies et dans les entreprises aux USA (restaurants par exemple), cela ne veut pas dire pour autant qu'on lèche les bottes des clients.
Ce soir, j'étais sur le pont supérieur, en bout de classe éco. Mon plateau repas arrive en dernier et je n'ai pas mon souhait de plat. Ce n'est pas un drame, je dîne ! Mais je prends mon temps, je discute avec la passagère à côté de moi et les plateaux commencent à repartir à l'arrière et là, un échange démarre avec un PNC : PCN "vous en êtes-où avec votre plateau ?" Moi "Pourquoi une telle question ?" PNC "pour savoir" Moi "je dîne et j'apprécie mon repas"
Remarque : le PNC était passé avant, m'enlever ma bouteille de vin, alors qu'elle n'était pas terminée.
La passagère à côté de moi souhaite un fromage en plus, il n'y en a plus. Réponse d'un autre PNC "nous avons juste le nombre de plateaux".
Bref, j'ai bien senti que je ne respectais pas le temps du repas, que je dépassais de 10 minutes et que cela allait les déranger dans leur propre repas, quand ils se mettent au fond de l'appareil, rideaux fermés.
Idem en cours du voyage, pour demander un verre d'eau. Il faut passer le bout de son museau à travers le rideau qui est fermé.
Cette sensation est assez désagréable car j'ai le sentiment d'être traité comme du bétail, que l'on me nourrit certes avec une coupe de champagne mais néanmoins comme du bétail. On porte une jolie tenue, on sent bon mais j'ai le sentiment que le fond n'y est pas. Aux USA, ils vendent leur nourriture c'est vrai et il n'y a rien à manger mais lorsqu'ils vous servent à boire, j'ai eu le ressenti qu'ils étaient plus souriants et nous laissait le temps, pour que l'on se sente bien.
Le temps alloué au repas semble également être strict, chez AF.
Mais peut-être que j'en demande trop ?
Bons plans pour dormir à Shanghai?
Bonjour, 🙂
Je voulais connaitre les bons plans pour se loger pas cher à Shangai durant l'expo universelle. Je sais que ce n'est pas gagné mais j'espère que vous pourrez m'informer. Hotels ou toute autre forme de logement ! Je suppose que vivre au contact de la population, dans des sortes de gîtes est très contrôlé par les autorités, voir impossible. qu'en est-il vraiment ?
Je voulais connaitre les bons plans pour se loger pas cher à Shangai durant l'expo universelle. Je sais que ce n'est pas gagné mais j'espère que vous pourrez m'informer. Hotels ou toute autre forme de logement ! Je suppose que vivre au contact de la population, dans des sortes de gîtes est très contrôlé par les autorités, voir impossible. qu'en est-il vraiment ?
Pourquoi les Canadiens et les Américains ne préfèrent t-il pas la Martinique à Cuba ou la République Dominicaine?
Les touristes américains et canadiens qui viennent en martinique ne représentent que 1% des touristes qui viennent en martinique...
95% des touristes de martinique sont francais...
Je me demandais pourquoi les quebecois ne viennent pas en martinique?
on parle francais en martinique pourtant!!
qu est-ce qui manque à la martinique pour que vous veniez en nombre en martinique?
Je me demandais aussi comment se fait il que les américains adorent venir en france( preuve que la langue francaise n est pas une barriere pour eux) et que ces memes americains ne viennent jamais en martinique pourtant à 2 pas de chez eux??
que manque t il a la martinique pour attirer les américains et les quebecois en martinique (qui est une ile magnifique) ??
J aimerai comprendre car je ne comprend pas...
😕
Filmer mon voyage en Italie
Bonjour,
Je pars en Italie fin mai, avec la visite des principales villes et bien sûr de leurs monuments. J'ai l'habitude de filmer mes voyages avec, parfois un materiel assez imposant, qui m'a valu quelques déconvenues (Espagne, Thaîlande) où l'on m'a parfois refué le doir de filmer, il faut dire que j'utilise un monpode par dessus le marché.
Cette attitude est très frustante et injustifiée sachant que mes videos n'on aucune destination commerciale.
J'aimerais savoir comment se passent les choses en Italie : peut-on filmer librement à l'interieur des sites et monuments où les autorités sont elles aussi bornées qu'en Espagne, par exemple.
J'ajoute que les petits camescopes familiaux sont acceptée en général sans difficulté...pourquoi cette discrimination?
je vous rmercie de votre contribution
Fin des hostilités en Thaïlande?
Le 1er ministre a annoncé une dissolution de l'assemblée et des élections pour novembre, ainsi qu'une commission d'enquête indépendante sur les affrontements.
Sa proposition englobe une démarche de réconciliation nationale et une protection de la monarchie.
Il répond à peu prêt aux demande des chemises rouges.
La réponse de ceux ci est attendu aujourd'hui pour une levée de leur "camp" sur Bangkok et la fin des manifestations.
🙂
🙂
Remboursement de voyage avec Lastminute suite au nuage volcanique
bonjour,
j'espère que vous pourrez un peu eclairer mes lanternes.
mon mari et moi avons prit un voyage ( vol et hotel) chez last minute pour Istambul.
nous devions partir le 17 mais le nuage a fait que notre vol a été annulé.
j'ai esssayé d'avoir lastminute depuis samedi mais rien.
j'ai donc essyé de leur faire un mail mais je n'ai toujours pas leur mail d'accusé de reception. j'avoue que je ne sais plus trop comment faire pour soit me faire remboursé soit décaler le voyage
avez vous des indications ....
merci a tous
Martinique: petites nouvelles du quotidien à partir du 1er mars 2010
Bonjour,
Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.
Bonne prochaine venue dans nos îles.
Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.
Bonne prochaine venue dans nos îles.
Test de paternité pour un enfant cubain
Bonsoir à tous,
Voila suite à une histoire de plusieurs années avec une cubaine, cette derniére m'annonce il y a 1ans et demie qu'elle est enceinte et qu'il est impossible que je ne sois pas le pére. Depuis la naissance de l'enfant je n'ai pas pu retourner à Cuba. Au départ je souhaitais attendre de m'y rendre pour effectuer un test de paternité. Néanmoins plus le temps passe et plus cela me tracasse. D'autant plus qu'elle arrive difficilement a l'assumer financiérement...
Est-ce que l'un d'entre vous sait comment je pourrai procéder a un test de paternité par correspondance?
Voila suite à une histoire de plusieurs années avec une cubaine, cette derniére m'annonce il y a 1ans et demie qu'elle est enceinte et qu'il est impossible que je ne sois pas le pére. Depuis la naissance de l'enfant je n'ai pas pu retourner à Cuba. Au départ je souhaitais attendre de m'y rendre pour effectuer un test de paternité. Néanmoins plus le temps passe et plus cela me tracasse. D'autant plus qu'elle arrive difficilement a l'assumer financiérement...
Est-ce que l'un d'entre vous sait comment je pourrai procéder a un test de paternité par correspondance?
Partir en République Dominicaine après le séisme?
Une interrogation de plus sur ce forum quant à l'opportunité d'aller en Rep Dom après le seïsme ayant touché le pays voisin ....
Mon amie et moi sommes catastrophés par la misère qui règne sur Haïti. Or nous devons partir une semaine à Samana du 04
au 11/02. Mais nous nous posons beaucoup de questions quant à l'opportunité d'y aller, bénéficier du tout confort et
du tout inclus quant tant de gens souffrent. J'ai halluciné aujourd'hui en lisant sur une page web les réactions de certains croisiéristes qui devaient faire escale à 60 km de Port au Prince. Certains ne voulaient surtout rien changer et profiter de tout ce qui était initialement prévu ....
Quels conseils pouvez-vous nous donner ? Nous nous disons aussi que bcp d'haîtiens vivent aussi du tourisme en Rep Dom ...
Enfin voila, merci d'avance pour vos éventuelles remarques et conseils !!
Démarrer une activité en Thaïlande
bonjour a tous si je me permet de mettre un nouveau post sur un sujet 10000 fois rabattu est justement pour donner un élan un peut plus réaliste des membres qui veulent s'établir au pays du sourire perdu ..
perso je vois tellement de doux rêveurs qui désire s'implanter . ou pire qui le font .. avec des idées peut être géniales mais mal adapter .. que il serais bon que des membres donne des indications realistes .. des plans realistes .. des réussites réaliste .. car il n'y a rien de plus triste que de revoir sur vf ses membres haineux de ce pays simplement parce que ils ont rien compris de commet sa marche .. ou ont suivie leur instinct sans voir ce qui se passe réellement ..
je précise que je ne poste pas pour dire sa c'est bien et pas cela .. ( je le laisse aux autres .. ) simplement je suis ravi que des membres réussisse dans le coin ..
un exemple .. la restauration .. on se dit c'est facile .. mais très peut y arrivent .. je propose une idée .. la création de un moukata .. ces restos populaires qui sont quasiment plein ( de thais essentiellement ) .. pourquoi un étranger ne pourrais pas le faire ? bien il est possible .. je peut vous présenter un expert dans la matière .. il peut vous prendre en charge de a a z .. cette façon de voir les affaires est la bonne .. avoir un expert a ses côtés pour vous guider éviter les faux pas , les pièges . et prendre les raccourcis . ( anglais indispensable ...) ( je précise que je n'ai aucun intérêt financier je le fait car je suis persuadé que l'implantation est possible . si on suit certaines règles .. mon souhait est que ce post apporte des idées nouvelles .. realistes .. a bientôt .. thuan
un exemple .. la restauration .. on se dit c'est facile .. mais très peut y arrivent .. je propose une idée .. la création de un moukata .. ces restos populaires qui sont quasiment plein ( de thais essentiellement ) .. pourquoi un étranger ne pourrais pas le faire ? bien il est possible .. je peut vous présenter un expert dans la matière .. il peut vous prendre en charge de a a z .. cette façon de voir les affaires est la bonne .. avoir un expert a ses côtés pour vous guider éviter les faux pas , les pièges . et prendre les raccourcis . ( anglais indispensable ...) ( je précise que je n'ai aucun intérêt financier je le fait car je suis persuadé que l'implantation est possible . si on suit certaines règles .. mon souhait est que ce post apporte des idées nouvelles .. realistes .. a bientôt .. thuan
Album de paquebots de croisière (2)
😉Je réédite cet album qui avait plus et qui nous a permis de découvrir d'autres navires peu connu.
Voici pour vous le 2° album qui comprendra de belles photos de votre part et de la mienne sur ces paquebots qui font la joie des croisièristes.
Pour commencer : voici le Costa EUROPA.
Lancement : 1986 Longueur : 243 m Largeur : 31, 7 m Tonnage : 54 763 Vitesse : 19 nds Ponts : 12 Passagers : 1773 Equipage : 636
JC
Voici pour vous le 2° album qui comprendra de belles photos de votre part et de la mienne sur ces paquebots qui font la joie des croisièristes.
Pour commencer : voici le Costa EUROPA.
Lancement : 1986 Longueur : 243 m Largeur : 31, 7 m Tonnage : 54 763 Vitesse : 19 nds Ponts : 12 Passagers : 1773 Equipage : 636
JC
Trek du tour des Annapurnas
Amis voyageurs, bonjour à tous !
J'arrive au Nepal le 23 octobre et je désire faire le Tour des Annapurnas sur 2 semaines environs. Et j'ai quelques questions :-)
1) Sachant que je n'ai que 14/15 jours, est-ce faisable de faire le tour "complet" des Annapurnas (j'entends par là : Besisahar + col du Thorung La + Jomosom + Pokhara ). Ou bien dois-je plutôt me concentrer sur une partie du parcours ? Par exemple : - Besisahar + col du Thorung La et retour vers Pokhara avec un vol de Jomosom, - ou bien Pokhara + Jomosom + col du Thorung La et retour a Katmandu avec un vol de Manang ... Lequel de ces 2 itinéraires serait le plus beau ? Autre suggestion ?
2) Je lis beaucoup qu'il est possible de faire ce trek sans guide. J'aimerais quand même en avoir un pour le passage du col de Thorung La (quoique...). Est-il possible de prendre un guide seulement pour cette partie là (à Manang, ou Jomosom, ou autre village plus proche...)?
3) Est-il possible de se procurer le permis de trek tout les jours de la semaine à Katmandu ? à Besisahr ?
Merci d'avance ! Martin
J'arrive au Nepal le 23 octobre et je désire faire le Tour des Annapurnas sur 2 semaines environs. Et j'ai quelques questions :-)
1) Sachant que je n'ai que 14/15 jours, est-ce faisable de faire le tour "complet" des Annapurnas (j'entends par là : Besisahar + col du Thorung La + Jomosom + Pokhara ). Ou bien dois-je plutôt me concentrer sur une partie du parcours ? Par exemple : - Besisahar + col du Thorung La et retour vers Pokhara avec un vol de Jomosom, - ou bien Pokhara + Jomosom + col du Thorung La et retour a Katmandu avec un vol de Manang ... Lequel de ces 2 itinéraires serait le plus beau ? Autre suggestion ?
2) Je lis beaucoup qu'il est possible de faire ce trek sans guide. J'aimerais quand même en avoir un pour le passage du col de Thorung La (quoique...). Est-il possible de prendre un guide seulement pour cette partie là (à Manang, ou Jomosom, ou autre village plus proche...)?
3) Est-il possible de se procurer le permis de trek tout les jours de la semaine à Katmandu ? à Besisahr ?
Merci d'avance ! Martin
Organisation d'un salon du voyage à vélo: qu'en dites-vous cyclo(tes)?
Une question me passe par la tete cette apres midi:
Si j'organisais un mechant salon du voyage a velo vous viendriez ?
J'ai pense a la ville de Gex dans l'Ain. Parce que je connais tres bien la municipalite, parce que c'est tres proche d'une grande ville bien desservie (Geneve), parce que c'est situe sur le trace de tous les nordistes qui roulent vers le soleil en passant par les rives du lac Leman ou par le col de la Faucille depuis le Haut Jura, parce qu'il y a toute l'infrastructure necessaire pour cela dans cette ville, etc etc...
Comme idee originale, il pourrait y avoir obligation de venir a velo, (retour au choix ;-) Camping en tente obligatoire egalement. Pour 1 ou 2 euros maxi. Vie en groupe; Cuisine et achat de nourriture de facon collective... Inviter un ou deux exposants du coin? Autre? Si vous avez de bonnes idees elles sont les bienvenues bien sur.
Pour la date j'aurais bien vu debut juillet juste au depart des grandes vacances. ...Avant de s'elancer sur la route du Rhone dont le depart est a 15 km, ou la traversee des Grandes Alpes juste a cote egalement.
S'il n'y a que 4 ou 5 personnes cela ne derange pas. ...Vu qu'elles seront venu a velo et que tout le monde sera en camping ce sera forcement sympa...🙂
J'ai bon ?
Si j'organisais un mechant salon du voyage a velo vous viendriez ?
J'ai pense a la ville de Gex dans l'Ain. Parce que je connais tres bien la municipalite, parce que c'est tres proche d'une grande ville bien desservie (Geneve), parce que c'est situe sur le trace de tous les nordistes qui roulent vers le soleil en passant par les rives du lac Leman ou par le col de la Faucille depuis le Haut Jura, parce qu'il y a toute l'infrastructure necessaire pour cela dans cette ville, etc etc...
Comme idee originale, il pourrait y avoir obligation de venir a velo, (retour au choix ;-) Camping en tente obligatoire egalement. Pour 1 ou 2 euros maxi. Vie en groupe; Cuisine et achat de nourriture de facon collective... Inviter un ou deux exposants du coin? Autre? Si vous avez de bonnes idees elles sont les bienvenues bien sur.
Pour la date j'aurais bien vu debut juillet juste au depart des grandes vacances. ...Avant de s'elancer sur la route du Rhone dont le depart est a 15 km, ou la traversee des Grandes Alpes juste a cote egalement.
S'il n'y a que 4 ou 5 personnes cela ne derange pas. ...Vu qu'elles seront venu a velo et que tout le monde sera en camping ce sera forcement sympa...🙂
J'ai bon ?
Habits dans la chaleur du Maroc?
Bonjour,
Je pars au Maroc avec ma femme samedi 🙂. Dans le guide, il est indiqué de mettre des t-shirts à longues manches et des pantalons. Mais comme il est prévu dans les 40°, je crains que je vais pas supporter cela. En même temps, on est des voyageurs sac-à-dos et on aime voyager en respectant les gens du pays. En plus, c'est le mois du Ramadan, donc j'imagine qu'il faut être encore plus respectueux.
Je vois sur pas mal de discussion qu'on peut très bien aller en short et t-shirt sans manche. ça c'est pour les circuits touristique, mais bon, l'idée pour nous est de bien découvrir la culture locale, de voir ce que le touriste "lambda" ne peut pas voir en quelque sorte. Mais quand-même, l'idée d'être sous plus de 40° avec pantalon et manches longues ne m'enchante pas moult🤪...
Est-ce vraiment mal perçu que je sois en pantacourt, genre bermuda "sous" les genoux, et t-shirt à manche courte?? Et ma femme avec un t-shirt à manche courte (et un pantalon bien entendu...)?`
On envisage aussi d'aller dans l'atlas. FAut-il prendre des habits plus chauds là-bas?
Merci de vos réponses
On envisage aussi d'aller dans l'atlas. FAut-il prendre des habits plus chauds là-bas?
Merci de vos réponses










