Bonsoir et merci pour vos deux messages ! J'espère que vous avez passé de belles fêtes de fin d'année
!
Au préalable je tiens à m'excuser pour le retard pris dans la publication de l'ultime fin du récit. Entre Noël, le nouvel an et une petite excursion aux 3 Vallées pour me vider la tête, je n'ai pas trop trouvé le temps pour écrire (surtout que je n'avais pas d'ordinateur à portée de mains)
Certaines nuits, tu ne rêves pas que tu es au volant de la Ford Mustang ? Tu as eu tellement de mal à la quitter, tu dois avoir la nostalgie des moments où tu la conduisais sur les belles routes de l'ouest.
Jusqu'à maintenant je n'ai pas rêvé être au volant de ma Mustang; en revanche, les photos de la voiture (et de tous les paysages aussi bien entendu) me rendent assez nostalgique !
Voici donc la fin des fins de mon récit; rien de très particulier mais j'espère que ça se lit tout de même

JOUR 17 (23 août 2013): Dernière journée
Officiellement je n’ai rien prévu de particulier pour cette dernière journée aux
Etats-Unis, dans cette superbe ville qu’est
Chicago.
Mon choix se porte sur le Science and Industry Museum; voilà une visite sympathique en vue, qui plus est instructive par rapport à mon domaine d’étude.
Ce que je n’avais pas prévu non plus, c’est que ce musée est très excentré pour donner une idée, plus de 11 Km séparent Millenium Park du Science and Industry Museum. N’ayant plus de voiture à disposition, je n’ai d’autre choix que de prendre le bus.
Sans faire attention,
je prends une ligne express qui m’amène 2 kilomètre trop loin, en banlieue sud: pendant le trajet, je me rends compte que je suis le seul touriste dans le bus, et impuissant, je vois ma destination initiale me passer sous le nez. Ces deux kilomètres supplémentaire sont l’occasion de marcher un peu et de longer un port de plaisance :
Jackson Harbor.
Je continue ma route à travers un parc avant de finalement atteindre le musée.
Le bâtiment est gigantesque, tout comme le hall d'entrée où j'achète mon billet. Quelques visites un peu plus spécifiques sont à horaire fixe, comme c'est souvent le cas dans ce genre de musée.
Naturellement, le musée est divisé en sections.
La première que je visite est regroupe une multitude d’expériences en tout genre : formation de tornades (dans une gigantesque colonne s'étalant du sol au plafond), formation de tsunamis (dans un canal à vague), mise en évidence de frottements entre différents matériaux, comportement des matériaux granulaires (les grosses particules remontent à la surface lorsque l’on secoue), mécanique élémentaire, création d’arcs électriques...
Respectivement: formation d'avalanches, comportement d'ondes, formation d'une tornade
La liste est sans fin ! Pour chaque expérience, le visiteur est invité à modifier lui-même des paramètres. Globalement, c’est très interactif et intéressant.
C'est déjà l'heure de ma première visite spécifique : la projection OMNIMAX (image projetée sur un dome) d’un
reportage sur la prolifération des débris dans l’espace : Space Junk. Pour faire patienter les premiers spectateurs, une animatrice nous explique ce qui fait la particularité d'un projecteur IMAX. Les gros chiffres fusent et les spectateurs doivent deviner ces derniers. Puis la projection débute, en anglais naturellement !
Le reportage est super il relate le syndrome de Kessler - qui constitue d'ailleurs le scénario du film Gravity sorti fin 2013 - à savoir qu’un débris dans l’espace peut entrainer, en percutant à grande vitesse un engin spatial, la formation d’autres débris, nouveaux débris qui iront percuter d’autres engins spatiaux : c’est une réaction en chaîne. Finalement un énorme nuage de débris se formera autour de la Terre. Heureusement, dans la pratique, les petits débris ont tendance à être ralentis par l’atmosphère résiduelle, ce qui les amène à retourner sur Terre. Pas de panique donc !
Suite à cette projection,
je visite la section « Espace » du musée, où sont exposées de véritables pièces d’engins spatiaux.
Module Apollo
Dans l'une des expositions, il est possible de contrôler et de faire atterrir la navette spatial. Le précédent candidat s'écrase au sol; je prends alors le relais et, fort des mes heures de jeux vidéos datant du lycée, je pose l'appareil du premier coup !
Mission accomplie, Houston.
J'arrive ensuite à ma seconde visite spécifique:
un ancien U-Boat allemand, le U-505, capturé pendant la Bataille de l’Atlantique (entre 1939 et 1945). Ce sous-marin est gigantesque vu de l’extérieur.
L’intérieur est quant à lui très étriqué mais s’en trouve d’autant plus fascinant. J’essaye d’imaginer la vie à bord lors de la guerre ça ne devait pas être particulièrement agréable : température élevée, hygiène dérisoire, isolement, impression d’enfermement, incertitude... Et compte tenu de toute la machinerie de l’époque, il valait mieux faire confiance aux concepteurs !
Je termine ma visite dans la section aviation, où est notamment entreposé
un vieux Boeing 727. A proximité se trouvent des « simulateurs » de vol pouvant effectuer une rotation à 360° autour d'un des axes. Je n’hésite pas et j’achète un ticket (en réalité je dois payer deux tickets car je suis seul mais le simulateur contient deux places). Je monte à bord et après avoir mis en place le harnais de sécurité, la simulation se lance.
Je suis un peu déçu en raison de l’animation peu fluide. Mais ce qui compte, c’est le fait de pouvoir réellement se retourner.
J’enchaine tonneaux et loopings à en laisser son déjeuner au plafond ! Heureusement je n’ai pas de passager...
En sortant, on me remet un diplôme de pilotage visiblement je suis apte à voler sur un F-18 Super Hornet (avion de chasse américain). C’est bon à savoir !
Ce musée fut une bonne surprise en fin de compte je ne regrette pas ma visite. De retour dans le centre de
Chicago, je me repose un peu à l’hôtel avant de prendre la route pour
le Hancock Center.
Le John Hancock Center
Objectif : prendre un verre en haut de cette tour, au Signature Lounge du 96ème étage. Au même niveau se situe la Signature Room, un restaurant de luxe. Par conséquent,
je me sens un peu seul dans ma tenue de touriste en attendant l’ascenseur, entouré de couples en tenue de soirée. Une fois en haut, on me place sur un bord avec vue sur la ville. N’ayant personne avec moi pour partager un verre, je me contente d’un Coca. Le ticket de caisse laisse sous-entendre que le Coca-Cola est vendu avec la vue sur
Chicago...
Pour mon dernier repas du soir aux
Etats-Unis, je décide de changer un peu mes habitudes :
je mange au restaurant, pour la deuxième fois depuis le début du voyage. Plus précisément le même restaurant dans lequel j’ai mangé quatre ans auparavant lors de mon précédent passage à
Chicago :
le Grand Lux Cafe. Compte tenu de l'affluence, on me donne un pager pour patienter. Celui-ci se met à vibrer et clignoter comme un sapin de noël lorsqu'une table se libère !
J’ai aussi pris le même plat de pâtes à la carbonara.
Quant au dessert, une image suffit !
Cette fois l’addition est plutôt salée, mais quitte à faire les choses jusqu’au bout...
Je rentre à l’hôtel vers 23:00 pour préparer mon retour en France. Cette fois c'est vraiment la fin, à mon grand regret.