Bonsoir à tous !
Quelle tension ! Je viens tout juste de terminer le récit et les photos à 20h57, juste avant 21:00 ! C'était un peu le rush à la fin je dois dire

Tout d'abord pour répondre aux questions, ma GoPro Black capture des photos en 12 MP. Les 11 MP de la Silver Edition sont déjà bien suffisants, en revanche la qualité des photos de la GoPro White est légèrement en retrait à cause des 5 MP. En conclusion, la Silver doit être un bon choix.
Merci pour ton retour Chris06

Aujourd'hui ça parle beaucoup de la voiture, mais c'était un peu "l'attraction du jour" on va dire, en attendant d'atteindre les parcs nationaux.
Bonne lecture à tous !
JOUR 4 (10 août 2013) : Un gros caprice chez Hertz !
San Francisco fut une fantastique expérience, brève mais intéressante. Heureusement, la suite n’est pas moins exitante...
Aujourd’hui,
c’est le début de mon "road-trip", une boucle passant par quelques-uns des coins remarquables de la côte ouest, et ne passant pas non plus par quelques-uns des coins remarquables de la côte ouest... Disons que je ne souhaitais pas trop charger mon emploi du temps.
Ayant choisi de retirer la voiture à l’aéroport,
je prends le BART (équivalent du RER)
tôt le matin afin de conserver une certaine MARGE. Bart, Marge... série... ? Flop.
BREF, sur le trajet, autant dire que le stress se fait sentir :
si je rencontre un problème à la location, c’est TOUT le projet qui s’effondre, et moi avec. En
France on ne peut même pas louer une Corsa en dessous de 21 ans, alors comment ça pouvait marcher ici à 20 ans ? Et si le fait d’avoir réservé depuis le site d’Hertz
Ireland – parce que c’était moins cher – fasse tout « foirer » ? Et si ? Et si ?
Je mets toutes les chances de mon côté : je sors permis français, permis international, papier internet, passeport, carte bancaire, et je présente tout d’un coup au comptoir Hertz. A ma grande surprise, le type plutôt cool ne fait aucune remarque particulière. Après un certain temps il commence à me proposer les assurances que je refuse une par une suivant les conseils de VoyageForum. Et devinez quoi ?! Je peine à le croire mais il me propose...
un surclassement sur une voiture de la catégorie « Adrénaline » réservée aux 25+. Je réponds « I think I’m too young for this one » et il me répond en rigolant “Oh yeah, toooooooo faaaaast”. Il termine en me fournissant une carte de
San Francisco avant de conclure par “
San Francisco baby !”. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est que je n’allais pas me contenter de
San Francisco et faire tellement de kilomètres que
la calandre finirait tapissée de moustiques et autres sauterelles...
Je quitte le comptoir Hertz avec succès.
Suis-je dans une dimension parallèle ? Non, simplement aux
Etats-Unis d’Amérique, un pays très cool visiblement ! Avec les papiers en mains, je n’ai qu’à descendre au parking, mettre le contact et avaler la route.
Je ne cache pas un certain gain d’adrénaline alors que j’approche de l’emplacement où se trouve la voiture, quand elle apparait enfin, évoquant la puissance de ses chevaux vapeurs :
la Kia Rio.
En réalité, l’emplacement indiqué sur la papier est un peu plus loin.
Finalement ce sera donc une Ford Mustang Convertible ! Plus précisément l’édition 2014, dont le V6 de 3,7L délivre pas moins de 305 ch. Attendez... ça fait 15,2 ch par anniversaire en se basant sur mon âge, contre seulement 3,1 pour une Opel Corsa ! Et dire que le monsieur au comptoir me proposait sans faire attention la Mustang GT de 420 ch.
Ils sont fous chez Hertz...
Rien ne peux
à priori m'arrêter désormais ! A bord, ça ne respire pas la qualité européenne, mais ça m'est égal :
j’avais la Mustang, la route et... ma musique ? Petit soucis: il n’y a pas de connecteur pour y brancher ma clé USB...
Pire : Hertz m’a refourgué le modèle de base, de base. En effet,
une chose vaut le coup d’être su: lorsque vous louez une Mustang chez Hertz, indépendamment du prix que vous payez, vous pouvez aussi bien vous retrouver avec un modèle de base ou un modèle avec ce que Ford appelle le « Pack Premium », facturé 4,000$ chez le constructeur. En l’occurrence je n’ai pas eu de chance, mais j’étais au courant de ce détail.
Réflexion. LOOOOOooooongue réflexion. Oh et puis zut : je sors ma valise du coffre et je retourne au comptoir. Mais BON DIEU que ça a été difficile de leur faire comprendre que la Mustang V6 existait en deux versions : « Do you mean the GT ? », « No ! there is a Premium version with added features including a USB key reader ». Ils finissent par me mettre « en quarantaine » tandis que j’insiste encore un peu plus.
Finalement ils me renvoient au garage pour consulter le « gardien des clés » et HEUREUSEMENT, cette personne connait bien la flotte de Mustang V6. Super sympa, elle me prête les clés d’une autre Mustang pour que j’aille voir et
Oh Joy, c’est une magnifique Mustang blanche
AVEC le pack Premium. Je retourne au comptoir, clés à la main, pour refaire les papiers. Cette fois, j’ai LA Mustang que je voulais.
La différence avec le modèle de base est nette : sièges baquets en cuir, petit béquet discret à l’arrière, jantes beaucoup plus originales, ordinateur de bord littéralement
BARDE d’infos aussi précises que le rapport Air/Fuel ou la température en tête des cylindres, sans mentionner les applications pour circuit (G-mètre, 0-60 MPH, 60-0, etc, etc...), couleurs de l’éclairage intérieur changeables à volonté, autoradio Shaker qui envoie littéralement du pâté (malgré la douane...),
port USB, deux chargeurs allume-cigare...
Pour le coup, je trouve la finition très correcte. J’ai peut-être perdu une heure mais ça valait vraiment le coup !
Le temps de fixer une GoPro à l’intérieur du pare-brise, je baisse les fenêtres pour écouter démarrer le V6. Vous imaginez le sourir qui se fixe sur mon visage à ce moment-là :)
C’est l’une des premières fois que j’utilise une boîte automatique. Si le principe est simple, la seule vraie particularité est qu’une fois engagée en D ou en R, la voiture se déplace doucement lorsque le frein est relâché. Un dernier contrôle du permis avant d’être autorisé à quitter le parking Hertz, et
c’est parti pour la grande aventure ! Objectif du jour: rejoindre
Reno par
Lake Tahoe.
Les premiers tours de roues sont saisissants ! Malgré ma concentration,
j’oublie qu’on peut tourner à droite au rouge, ce qui me vaut un petit coup de klaxon derrière. Suite à ça je n’aurai plus jamais le problème. Je trouve même ce principe très intelligent; si seulement c’était systématique en
France, au lieu d’une flèche orange clignotante très occasionnelle...
En rejoignant la partie Ouest de
San Francisco, je me rends compte à quelle point la conduite est facile, même en ville ! Pas de priorité à droite, beaucoup de rues en sens unique, des conducteurs tranquilles...
Après avoir pris soin d’ouvrir le toit,
je prends la 19e Avenue vers le Golden Gate que je traverse sous un mélange soleil/nuages et dans la pollution.
Peu après la traversée du pont, au cours de laquelle ma caméra s'est coupée SANS AUCUNE RAISON (GoPro je te hais...), je ne résiste pas à une petit photo souvenir avant d'oublier. Le regard portant sur toute la route qui m'attend...
La route vers
Lake Tahoe n’est pas spécialement intéressante pour le moment; je respire surtout les gaz d’échappement des grosses voitures américaines sur les Interstates !
Mais la Mustang a du punch, une pression franche sur l’accélérateur, passage de la 5ème à la seconde et
BOOM : ça accélère brusquement dans un bruit enivrant; je ne m’en lasse pas ! Un fait à considérer lorsque vous roulez en cabriolet :
les coups de soleils. Après pas mal de route,
je suis obligé de retourner mes bras et de tenir le volant par le bas, histoire d’équilibrer la cuisson. Lorsque l’occasion se présente enfin, je m’arrête pour mettre de la crème solaire devant un vieux bâtiment désaffecté. Je dois dire que
jamais je n’ai eu une telle sensation de liberté !
J’arrive à
Lake Tahoe mais malheureusement mon caprice chez Hertz m’a fait perdre du temps; je n'ai donc plus vraiment l'occasion de m'arrêter sur place. Ca ne m’empêche pas d’admirer le lac depuis la route, et
QUELLE ROUTE ! Absolument magnifique,
sinueuse à travers les conifères, avec parfois
un jolis dévers sur le lac. Autant dire que je prends mon pied avec la ’Stang !
Je fais tout de même quelques pauses au bord du lac et vient
DEJA le temps du premier plein...
Je me rends dans un 7 Eleven. Première surprise:
dans les stations-services américaines on rentre et on stationne dans le sens qu’on veut ! Soit. Autre surprise,
on me demande un code postal et ma MasterCard ne passe pas. J’essaie la « CB de secours »: même problème. Et là, VoyageForum à nouveau à ma rescousse: je vais voir la caissière, lui explique mon problème, et très gentiment
elle m’explique qu’il faut demander un certain montant d’essence. Je calcule
TRES approximativement $40. Bon j’étais un peu short mais 316 miles, ça suffit largement pour rejoindre
Reno, à une heure d’ici.
Quand je quitte la station-service il fait déjà noir. Je me rends vite compte que les feux ne sont pas automatiques et à quel point c’est dangereux de conduire sans phares ! Comme sur beaucoup de voitures, la commande est un sélecteur situé à tout à gauche du tableau de bord.
Autre petite frayeur: j'entends une sorte claquement répétitif en roulant, comme si un pneu était à plat. En sortant je ne constate rien sur les pneus. Le bruit finit par cesser; j'en conclus qu'une branche devais être bloquée dans un passage de roue.
Même dans la nuit,
la route de montagne qui rejoint Reno est un vrai plaisir, surtout avec le toit ouvert et
les étoiles au-dessus de la tête. Je finis par m’arrêter sur un bord de route qui surplombe de loin
Reno tout illuminée.
Aucun bruit; c’est un spectacle aussi agréable que saisissant! Je regrette de ne pas avoir d’appareil photo professionnel; dans l’obscurité comme ça, c’est vraiment la misère !
Une fois la route montagneuse dévorée, la suite ne présente pas de particularité. Je rejoins une voie rapide qui me mène directement à au
Motel 6 Reno. J’arrive vers 22:00 et pour être honnête, le coin n’est vraiment pas terrible. Qui plus est ma réservation faite cinq mois plus tôt sur Booking.com n’est pas dans leur base de données. Résultat : je dois prendre une des chambres restantes et manque de chance, je me retrouve dans une chambre fumeur. Ce fut une bonne leçon :
désormais je comprends pourquoi on parle de chambre fumeur et de chambre non-fumeur : l’odeur n’était vraiment pas agréable au début, le temps de m’habituer...
Enfin bon, tant pis pour ce soir. Je sauvegarde mes photos, vidéos et bandes sonores puis direction dodo. Aujourd'hui j'ai beaucoup roulé et j'ai encore un peu de chemin avant d'atteindre les zones d'intérêt. Demain je fais littéralement la course avec le soleil !
Dans le prochain épisode : je défie le soleil en rejoignant ma destination avant le « sunset ». C’était sans compter sur un léger imprévu...
Merci pour votre lecture !
Sources: l'image de la Kio Rio n'est pas de moi mais issue de Wikipedia Image attachée: