Kate · 25 octobre 2024 à 12:31 · 120 photos 157 messages · 22 participants · 18 868 affichages | | | | C'était ma quatrième fois à Jodhpur cet été et ça a été un des tops du voyage même si Udaipur est exceptionnelle. J'ai aussi tiré de ce voyage qu'on peut avoir une perception différente des endroits que l'on a déjà visités selon le contexte, les événements, les gens avec qui on voyage et plein d'autres paramètres. Autrement dit, l'expérience est différente à chaque fois et on peut avoir l'impression de redécouvrir un lieu sous un jour totalement différent.
J'ai commencé l'écriture de mon carnet. | | | Annonce · Sponsorisé | | | Je suis chauvine avec Udaipur 😃 et j'étais heureuse de visiter Jodhpur et j'ai aimé m'y balader. Je vais suivre ton carnet avec plaisir. | | | 5. Agra- Fatehpur- Jaipur
D’évidence notre chauffeur est un très bon conducteur. Prudent, habile à faufiler son véhicule entre les obstacles les plus divers, flegmatique, et faisant un usage modéré de l’avertisseur il nous met rapidement en confiance. Complètement rassurés nous nous laissons aller à somnoler pendant qu’Ajay conduit tout phares allumés à travers un épais brouillard.
Nous voici à Fatehpur, capitale éphémère de l’Empire moghol bâtie au XVIe en à peine plus de 10 ans. Le site est impressionnant : 6km de remparts enserrent la ville-palais toute de grès rouge. Très peu de monde et le silence combiné aux nappes de brume qui s’accrochent aux élégantes façades donnent à l’ensemble un rendu fantomatique.
En retournant à la voiture un vendeur de souvenirs avec qui j’avais un peu discuté à l’entrée m’interpelle. « Do you remenber me ? ». Me voici délesté de quelques roupies et alourdi d’autant par une nouvelle série de magnets. Il va falloir peut-être que je change de stratégie.
Le trajet jusqu’à Jaipur est assez long, 4 heures de voiture environ. C’est l’occasion pour nous d’en découvrir un peu plus sur les règles, disons plutôt les usages de conduite en Inde pour les grands axes et notamment les autoroutes. On peut doubler par la droite ou par la gauche peu importe, il suffit au préalable de donner un long coup d’avertisseur. La chaussée n’appartient pas uniquement aux véhicules puisque de nombreux animaux, vaches, dromadaires, chiens divaguent sur les bas-côtés ou carrément au milieu. C’est sans doute la raison pour laquelle les voitures dépassent rarement les 80 km/h. Il faut aussi faire attention aux piétons, souvent des paysans ou des paysannes chargés de fagots, de sacs. Attention aussi aux mobylettes, tuk-tuk qui peuvent circuler à contresens sur les côtés toutefois.... Je ne crois pas que les Indiens soient particulièrement imprudents, mais ils ont une façon d’aborder la conduite différente de la nôtre, moins dans les normes, plus dans l’anticipation.
Nous arrivons enfin à Jaipur, dans les embouteillages. Le soir tombe rapidement, nous sentons tous un peu fatigués. L’hôtel que nous avons choisi est magnifique, et l’accueil une fois encore très cordial (All Seasons Homestay). Nous décidons de dîner sur place. | | | À: RichardXI · 26 octobre 2024 à 20:10 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 24 de 157 · Page 2 de 8 · 2 636 affichages · Partager J6. Jaipur : Le fort d’Amber – Le Palais des vents
Après un petit déjeuner indien très copieux, nous partons en voiture vers le fort d’ Amber résidence des maharadjahs Rajput et de leurs familles durant des siècles. Comme toujours au Rajasthan le palais-forteresse est bâti sur un site perché dominant la vallée. Pas question pour nous de de gravir la forte pente à dos d’éléphant. Même s’ils sont magnifiquement décorés et paraissent à ce que j’ai pu voir en bonne santé, de nombreuses enquêtes menées par des associations de protection animale dénoncent régulièrement les mauvais traitements dont ils sont trop souvent victimes. Nous voici donc au cœur de l’ Inde des maharadjahs. Ordre et beauté, luxe et volupté, nés, ici comme ailleurs, du travail et de la souffrance de « ceux d’en bas ». Mais ces considérations philosophico-morales sont vite emportées par l’enthousiasme communicatif de Nathalie qui ponctue la longue visite par une série de « trop beau ! » à chaque découverte de salle ou de cour.
La sortie du site va s’avérer épique comme nous le redoutions. Nous sommes abordés par une nuée de vendeurs en tout genre qui nous empêchent littéralement d’avancer. Menton levé, mâchoires crispées je réalise une percée de plusieurs dizaines de mètres. Bruno lui, ne s’en est pas sorti. Un, puis deux, puis trois, quatre vendeurs s’agglutinent autour de lui. Et de loin je le vois acheter un peu de tout : stylos, figurines, porte-clés. C’est Tintin dans les Cigares du Pharaon face au señor Da Oliveira l’homme qui vend tout ! La scène est vraiment drôle surtout quand Nathalie inquiète pour son homme revient en arrière en maugréant pour essayer de le sortir de ce mauvais pas ! Enfin la voiture d’Ajay garée sur l’esplanade. Sauvés on va pouvoir s’enfuir...
Retour sur Jaipur, nous nous installons sur le rooftop d’un petit resto juste en face du Palais des Vents. La façade de grès rose, ouverte de plusieurs de dizaines de niches délicatement ouvragées constituait en fait l’arrière du palais des femmes d’où elles pouvaient observer la rue, voir sans être vues. Un véritable enchantement visuel.
L’après-midi sera consacrée au shopping Jaipur étant réputée pour la qualité de ses textiles colorés, étoffes de coton, cachemire, pashmina... Je ne suis que très modérément emballé par l’idée de faire les boutiques, mais je me plie à la décision du groupe. Nous nous laissons happer par un rabatteur et nous voici à l’intérieur d’un petit magasin au fond d’un étroit passage en arrière de la rue. Deux heures de palabres avec des commerçants cordiaux et un brin gouailleurs. Kate a négocié âprement et nous ressortons avec tout un lot de chemises, d’écharpes, que nous pensons avoir obtenus pour un bon prix. L’expérience des jours suivants nous apprendra que nous avons probablement payé deux fois le prix courant. Mais peu importe au fond.
En fin de journée nous arpentons le Johari Bazar (bazar des bijoutiers) une enfilade interminable d’échoppes de bijoux, de textiles, de confiseries. Nous jouons des coudes sur les trottoirs étroits bourdonnant d’activité, dans un tohu-bohu incroyable mêlant cris des rabatteurs et klaxons assourdissants. La traversée de l’immense carrefour de Bari Chaupar est une véritable épreuve, les passages piétons servant uniquement au décor urbain. La journée s’achève dans un institut de massage ayurvédique qu’Ajay nous a indiqué. Repos du corps et de l’esprit...
| | | À: RichardXI · 27 octobre 2024 à 16:22 · Modifié le 27 oct. 2024 à 16:41 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 25 de 157 · Page 2 de 8 · 2 606 affichages · Partager Je reprends pour Bundi les publications écrites par Richard...
J7. De Jaipur à BundiPersonnellement je ne suis pas fâché de quitter Jaipur, ville dans laquelle je me suis senti un peu trop « touristisé » tout de même. Bundi est moins fréquentée, un peu plus l’écart des grands circuits. Et puis nous allons avoir davantage de temps puisque nous avons réservé trois nuits. L’envie est forte pour nous quatre je pense, de sortir du mode « tour operator » dans lequel nous évoluons depuis Agra et d’être davantage au contact même superficiellement de la population indienne.
La relation avec Ajay commence à se construire. Les débuts ont été un peu compliqués. Sa réserve, son mauvais niveau d’anglais, le nôtre à peine un peu meilleur n’ont pas facilité le dialogue. Nous avons décidé de l’inviter à déjeuner à chaque fois que nous relierons une ville à une autre. Je crois qu’il apprécie le geste, il se montre plus détendu et nos oreilles comme les siennes s’habituent progressivement à ce globish qui nous sert de langue véhiculaire.
Nous arrivons à Bundi en début d’après-midi. Nous sommes hébergés dans une guesthouse familiale (Bundi Castel View Homestay) tout en haut de la ville, tenue par un jeune homme et son frère. La vue depuis le rooftop juste en contrebas de la forteresse est absolument splendide. Logés à l’intérieur des remparts nous avons l’impression d’être dans un village.
Si les vaches toujours aussi débonnaires encombrent les rues du petit quartier, les relations entre les singes (des macaques je crois) et les chiens ne semblent pas des plus cordiales. Comme espéré, l’ambiance de Bundi est bien différente de celle de Jaipur. Nous descendons tranquillement vers la ville basse pour visiter un grand marché sans être aucunement importuné. Juste quelques « Namasté », « Where are you from ? » « First time in India ? » pour engager de brèves conversations ou parfois tenter une approche commerciale, mais sans insistance aucune. Kate semble de plus en plus à l’aise avec son appareil photo, elle m’impressionne par sa façon de créer le lien très vite pour obtenir les portraits qu’elle désire. Un regard, un petit geste, deux trois mots. Elle se heurte parfois à des refus ou des demandes d’argent, mais dans l’ensemble les Indiens aiment se faire photographier. Ils sont eux-mêmes souvent demandeurs de selfies avec nous. « Selfie, selfie ? ». Eh oui, l’on est toujours l’exotique de l’autre.
Le marché est immense mais plutôt à l’écart des grands flots de circulation, nous pouvons déambuler assez sereinement. Une vache un peu effrontée en train de déguster sans vergogne des légumes sur un étal, se fait sévèrement frotter les côtelettes par un homme armé d’un bâton, sans doute un agent de sécurité du marché. Plus loin un marchand de légumes qui nous voit prendre des photos nous propose un verre de thé. Nous acceptons poliment, le thé est délicieusement sucré, mais que va-t-il nous demander ? Beh, rien en fait. Un simple geste d’hospitalité, de bienvenue à Bundi. La nuit tombe vite sous ces latitudes plus basses qu’en France, nous remontons au crépuscule vers notre hébergement. Mais nous sommes littéralement coincés dans une rue étroite par un invraisemblable embouteillage de motocyclettes, scooters, tuk-tuk, vaches. Concerto en majeur pour klaxons et autres avertisseurs. Les Indiens aiment le bruit.
| | | À: Kate · 27 octobre 2024 à 16:36 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 26 de 157 · Page 2 de 8 · 2 601 affichages · Partager J8. / J.9. Deux journées à Bundi. Le « kite festival »
Réveil en fanfare tôt ce matin. Depuis les toits-terrasses du quartier des sonos crachent de la musique populaire indienne. Nous demandons à notre hôte ce qu’il se passe. « Kite festival for two days ». Le festival des cerfs-volants. Il s’agit d’une grande fête populaire d’ Inde du Nord ( Utarayan) mi-religieuse mi-profane qui célèbre la fin de l’hiver et le début de la saison des récoltes. Deux jours de réjouissances avec musique, feux d’artifice, pendant lesquels les enfants et les plus grands lancent des centaines de cerfs-volants le plus haut possible dans le ciel. L’espoir d’un séjour plus calme à Bundi s’évanouit. Décidément l’ Inde est un pays stimulant, mais pas vraiment reposant.
Pas question cependant de faire les mauvaises têtes. Nous sommes en vacances et ils sont chez eux. Autant profiter de l’effervescence joyeuse qui anime la ville. Nous décidons prudemment cependant de consacrer la matinée à la visite du palais / forteresse à l’écart des bruits de la ville. Certainement un de mes sites préférés au Rajasthan. Probablement, outre la beauté des lieux, parce qu’en dehors des singes maîtres du site, il n’y avait presque personne. Pas de horde de touristes, de rabatteurs dans ce lieu mi-entretenu et mi à l’abandon, empreint d’une splendeur aujourd’hui assoupie. Encore une manifestation de la puissance et de la munificence des souverains rajputs. Toujours cette architecture d’inspiration indo-persane faite d’arcs brisés et polylobés légèrement outrepassés, cette succession de cours intérieures, de coursives, de salles aux couleurs chatoyantes. Un des rares employés du lieu ouvre pour nous quelques pièces pour découvrir de magnifiques fresques murales des XVIIe / XVIIIe siècles. Scènes de chasse, de guerre, d’amour courtois (dieux ou hommes ?) dans des tons où dominent le vert émeraude et le bleu turquoise. Petite pause sur une des terrasses du palais. Nous nous amusons à observer les nombreux petits écureuils au dos rayés toujours à la recherche de nourriture, quand arrive une bande de singes à l’allure tranquille mais déterminée. Du genre « on est chez nous ! ». Prudence tout de même. Belle matinée dans ce lieu hors du temps des hommes d’aujourd’hui. Dans le ciel les cerfs-volants continuent leur danse festive...
L’après-midi est un peu décevant. Nous espérions nous mêler, même discrètement, aux festivités de l’ Utarayan. Mais il ne semble pas y avoir de rassemblement populaire ou peut-être n’avons-nous pas su le découvrir. Pas de bal du 14 juillet en tout cas. C’est une fête étrangère que nous n’avons pu pénétrer si ce n’est à travers les nombreux fils de nylon des cerfs-volants vaincus qui trainent au sol et nous entravent régulièrement les pieds. Bruno va heureusement nous sauver la soirée. Je le connais depuis peu mais j’ai compris comment il fonctionne en voyage. Peu intéressé par les questions d’organisation il est en revanche ouvert à toutes les rencontres. La veille il a noué connaissance avec Jay un Indien d’une quarantaine d’années et tout en sourire dont la maison d’hôtes est judicieusement placée au croisement de la rue qui descend du palais. Lieu stratégique qu’il utilise pour proposer aux touristes des bâtons destinés à éloigner les singes parfois trop entreprenants qui occupent le site. Jay est parvenu à stopper Bruno pour lui montrer son « livre d’or » attestant de la qualité de son accueil et de ses repas. Rendez-vous est donc pris pour la soirée. Jay et sa sœur nous servent un succulent repas indien dont j’ai malheureusement oublié les noms des plats. Agréable moment.
Dernière journée à Bundi. Le matin nous retournons vers le marché pour visiter le « Raniji-ki-Baori », puits de la reine (XVIIe). Une étonnante construction de 45 mètres de profondeur destinée à recueillir les eaux pluviales et de ruissellement au moment de la mousson. Monument utilitaire et communautaire mais également à fonction religieuse, couvert sur ses parois de bas-reliefs représentant les innombrables dieux du panthéon indien. Eau, bien si précieux hier comme aujourd’hui dans ce Rajasthan aride.
Ajay nous amène d’un coup de voiture en fin d’après-midi découvrir le cénotaphe aux 84 piliers. Un élégant monument construit au XVIIe siècle par le roi Rao Raja Anirudh pour honorer la mémoire de sa nourrice. Dernières déambulations dans les rues de la vieille ville, le temps aussi de prendre un massala chai.Dîner sur le toit-terrasse de notre chambre d’hôtes. Les jeunes du quartier se livrent à des concours de sono et les feux d’artifice éclatent des quatre coins de la ville. Dans le ciel des cerfs-volants lumineux finissent d’enchanter la nuit.
| | | À: Kate · 27 octobre 2024 à 19:08 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 27 de 157 · Page 2 de 8 · 2 582 affichages · Partager Aaah Bundi 🤩. On y a aussi passé 3 nuits quelques semaines après vous et on a aussi rencontrer Jay, l'autochtone au débit de paroles le plus rapide que j'ai vu en 7 voyages Indien 😂. Je garde un souvenir émerveillé de la quiétude de cette ville et des repas du soir sur les toits terrasses au pied de la forteresse illuminée ! Bonne soirée | | | À: Kate · 27 octobre 2024 à 19:09 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 28 de 157 · Page 2 de 8 · 2 580 affichages · Partager Pas de horde de touristes, de rabatteurs dans ce lieu mi-entretenu et mi à l’abandon
Si c'est l'atmosphère que tu veux retrouver pour ton prochain voyage indien, ce n'est pas en Inde du Sud qu'il faut te diriger mais au Madhya Pradesh ( Bhopal) et au Gujarat. (Pas vu un touriste dans cet état et très peu dans l'autre alors qu'il y a beaucoup à y voir...)  Et de là, un final à Goa... 
J'avais aussi bien aimé Bundi. | | | À: Solene40 · 27 octobre 2024 à 21:38 · Modifié le 27 oct. 2024 à 22:41 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 29 de 157 · Page 2 de 8 · 2 557 affichages · Partager Solene, c'est drôle cette rencontre ! Sacré Jay ! On a d'ailleurs très bien mangé chez lui (malgré son côté un peu collant  )
Attila, on imagine que le sud (au moins le Tamil Nadu) sera moins touristique que le Rajasthan, enfin nous le pensons. Quoiqu'il en soit nous espérons découvrir une Inde encore différente de celle du nord (Voyage prévu pour janvier 2025) | | | À: RichardXI · 27 octobre 2024 à 22:34 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 30 de 157 · Page 2 de 8 · 2 550 affichages · Partager Oui, le Tamil Nadu est moins touristique que le Rajasthan. Le Kerala, je ne sais pas ? Mais toujours beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup plus que le Gujarat. 
C'est très sympa le sud cela dit. | | | À: Kate · 27 octobre 2024 à 22:41 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 31 de 157 · Page 2 de 8 · 2 543 affichages · Partager Bonjour Kate et Richard, Je découvre ce beau carnet écrit à quatre mains qui me rappelle nos séjours en Inde. Nous sommes passés à Bundi en 2015 et nous avons également visité le palais où un vieux monsieur nous a ouvert des pièces avec de magnifiques fresques. Nous étions les seuls touristes ce jour là. Il faut croire qu'aucune restauration n'a été faite depuis. C'est bien triste de se demander combien de temps va t on encore pouvoir admirer ces merveilles.. Je suis curieuse de la suite de votre voyage Bonne soirée Gabriele | | | À: RichardXI · 27 octobre 2024 à 22:47 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 32 de 157 · Page 2 de 8 · 2 538 affichages · Partager Ça dépend Richard : Mahabalipuram et Pondy sont bien plus touristiques que Karauli ou Ajmer au Rajasthan, tout dépend des étapes choisies et de la période aussi. Lors de nos 3 semaines au Rajasthan fin Mars on a croisé très très peu de touristes occidentaux. D'une part j'ai eu plein de bons tuyaux d'Aleph/ Marie Jo et il commençait à faire trop chaud pour les agences de voyage j'imagine 😉 | | | À: Zebulonne · 27 octobre 2024 à 22:48 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 33 de 157 · Page 2 de 8 · 2 535 affichages · Partager Nous sommes passés à Bundi en 2015 et nous avons également visité le palais où un vieux monsieur nous a ouvert des pièces avec de magnifiques fresques. Nous étions les seuls touristes ce jour là.
Nous avons eu cette chance également 
| | | À: RichardXI · 28 octobre 2024 à 14:05 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 34 de 157 · Page 2 de 8 · 2 507 affichages · Partager J10. La route de Bundi à Udaipur. Le temple jaïn de Ranakpur
Longue étape aujourd’hui entre Bundi et Udaipur, près de 5h de route. Mais la première partite de trajet qui doit nous emmener au temple de Ranakpur est très agréable. Pour la première fois nous empruntons des itinéraires secondaires qui nous permettent de mieux découvrir la campagne et les villages du Rajasthan. Le paysage est plus verdoyant qu’à l’accoutumée nous longeons probablement un important cours d’eau.
Rencontre avec des gibbons sur le bord de la route qui nous font presque signe de nous arrêter ! Ils sont très mignons avec leur tête noire toute poilue et leurs grands bras. Mais il vaut mieux laisser les fenêtres fermées. Un peu plus loin Kate demande à Ajay de stopper la voiture pour photographier des femmes en sari occupées à nettoyer leur linge au bord d’une rivière. Plus loin encore j’aperçois en contre-haut de la route, un bœuf accompagné de trois gamins s’appliquant à faire tourner l’animal en rond pour mettre en mouvement une grosse roue de bois. C’est une noria ! Un outil d’irrigation vieux de plusieurs millénaires. Le soleil brille dans cette vallée verdoyante et animée du travail des Hommes. La campagne du Rajasthan s’offre à nous.
Étape au temple jaïn de Ranakpur. Le jaïnisme est une religion née au VIe av-J.C. en marge de l’hindouisme. D’après ce que j’ai lu leurs adeptes sont peu nombreux (8 millions environ) mais bien représentés dans les secteurs économiques et politiques, la mère de Gandhi était jaïn, et leur influence culturelle acceptée et reconnue en Inde, plus aisément que l’Islam. Le temple de Ranakpur fait partie des principaux lieu saints du jaïnisme. Le temple, imposant de l’extérieur est soutenu à l’intérieur pas une véritable forêt de piliers de marbre légèrement ambrés tous finement ornementés de motifs floraux, géométriques ou de représentations, animales comme humaines. Petits personnages souvent assis en tailleur ou en train de danser un léger sourire aux lèvres. Chaque salle est surmontée d’immenses coupoles elles aussi si délicatement travaillées qu’elles donnent à la pierre l’apparence de la dentelle. Dans le temple où se mêlent fidèles et touristes, il est difficile pour nous de ressentir la spiritualité du lieu en partie à cause du monde et également parce que nous ne comprenons pas le sens des rituels de dévotion qui s’offrent à nos regards d’observateurs.
| | | À: RichardXI · 28 octobre 2024 à 14:13 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 35 de 157 · Page 2 de 8 · 2 502 affichages · Partager Je reviens à Bundi... J'ai beaucoup aimé cette étape mais j'ai un petit bémol  C'était la fête à l'occasion du Kite-festival (13/14/15 janvier), Bundi étant une ville assez petite nous étions forcément au coeur de l'agitation. Pèle-mêle de musiques, heu... cacophonie à fond les manettes, pétards en tous genres, un bruit infernal de 5h le matin à 23h, voire plus le soir. J'ai disjoncté | | | À: Kate · 28 octobre 2024 à 14:14 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 36 de 157 · Page 2 de 8 · 2 499 affichages · Partager Kate n'a pas la même tolérance auditive que moi | | | À: RichardXI · 28 octobre 2024 à 14:20 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 37 de 157 · Page 2 de 8 · 2 494 affichages · Partager Kate n'a pas la même tolérance auditive que moi 
Ou des boules Quiés moins efficaces 😏🤷🏼 | | | À: RichardXI · 28 octobre 2024 à 14:29 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 38 de 157 · Page 2 de 8 · 2 492 affichages · Partager Magnifique ce palais | | | À: RichardXI · 28 octobre 2024 à 14:34 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 39 de 157 · Page 2 de 8 · 2 491 affichages · Partager J.10 / J.12.Udaipur et ses environs
Udaipur, nouvelle étape au Rajasthan. Ajay nous dépose à l’entrée de la ville intra-muros. Nous logeons cette fois-ci dans un haveli magnifiquement restauré. Les haveli sont de vastes demeures bourgeoises d’allure princière édifiées par de riches marchands à partir du XVIIe servant tout à la fois de résidence et de lieu de négoce. Ils constituent un patrimoine architectural exceptionnel à travers tout le nord-est Rajasthan, mais abandonnés depuis longtemps par leurs propriétaires ils se dégradent rapidement. Le nôtre a été racheté par un français qui a entrepris un important et délicat travail de rénovation pour le transformer en hôtel. (Madri Haveli)
Le temps de nous installer et de nous émerveiller de la beauté du lieu, nous descendons dans la vieille ville prendre nos premiers repères, ressentir un peu l’atmosphère. Nous le percevons tout de suite, Udaipur est différente des autres cités visitées depuis le début du voyage. Plus propre, plus ordonnée, plus policée, presque plus bourgeoise si tant est que ce mot signifie quelque chose en Inde, ou ailleurs. Les guides touristiques avec leurs périphrases ridicules la surnomment « la Venise de l’ Inde » Dans l’air enfin tiède du soir tombant nous longeons les quais qui bordent le fameux lac Pichola et nous nous attardons sur une jolie petite place encombrée de pigeons et de touristes venus photographier le coucher du soleil.
Grosse journée de visite aujourd’hui avec un programme de tour operator : City Palace, temple hindou de Jagdish, promenade en bateau sur le lac Pichola. Le C ity Palace édifié à partir du XVIe siècle ressemble à un palais des mille et une nuits et il est toujours habité par la famille royale des maharanas du Mewar, le souverain actuel est Arvind Singh 76e du nom. Il ne dispose pas de pouvoir politique, mais il exerce une réelle influence économique, sociale, culturelle par le biais de ses nombreuses fondations caritatives et religieuses au rayonnement international. En visitant le grand temple dédié à Vishnu nous tombons sur une cérémonie religieuse. Hommes et femmes psalmodient avec ferveur des prières dont nous ignorons évidemment le sens, même si j’arrive à distinguer un moment donné des « Hare Krishna » qui me font sourire.
L’après-midi, petite promenade en bateau sur le lac qui nous permet d’avoir un autre regard sur la cité et le palais. Dîner au brasero sur le toit-terrasse de notre haveli, les soirées sont régulièrement fraîches depuis le début de notre séjour en Inde. Du fond de la nuit monte l’appel à la prière du muezzin. L’Islam a droit de cité au pays du maharana de Mewar.
Le lendemain nous prenons la voiture en direction de Nagdar à 20 kms d’Udaipur pour visiter le temple Sahasra Bahu. Le site est absolument désert. Les deux temples abandonnés sont partiellement en ruine et en voyant leurs grandes tours à moitié détruites je pense au domaine du « roi Louie » dans le Livre de la Jungle de Disney. Mais il s’agit ici du royaume du dieu Virabhadra, né d’après la légende de la colère de Shiva et l’atmosphère qui y règne est tout à fait paisible. Retour à Udaipur. En fin de journée nous nous baladons de l’autre côté de la rive dans un quartier assez tranquille le long des ghâts. Finalement les guides n’ont pas entièrement tort. C’est vrai qu’avec ses venelles, ses ponts, ses quais, ses places, ses palais, la ville a parfois un petit côté vénitien.
| | | À: RichardXI · 28 octobre 2024 à 15:04 · Modifié le 28 oct. 2024 à 15:29 Re: 4 amis découvrent un morceau d' Inde du Nord Message 40 de 157 · Page 2 de 8 · 2 485 affichages · Partager J.13 / 14 /15. Séjour au village de Salawas. Visite de Jodhpur
Nous avions choisi lors de la préparation du voyage de nous accorder un temps d’étape hors des grandes villes afin d’être plus en contact avec le monde rural indien. Choix judicieux qui va nous permettre de découvrir une autre ambiance. Nous arrivons au soir tombé, après avoir suivi une piste assez poussiéreuse. La chambre d’hôtes se situe un peu à l’écart du village. Le propriétaire du lieu qui nous accueille avec un grand sourire s’appelle Chotaram Prajapat. Un vrai beau nom indien dont la sonorité coule fluide et ample, comme l’eau du Gange. Sa maison est organisée autour d’une vaste cour dans laquelle nous prendrons tous nos repas sur des nattes à même le sol. Les logements sont constitués de cases rondes en pisé bâties dans le style traditionnel de cette région du Rajasthan. Assis en tailleur autour d’un thé de bienvenue, nous écoutons les explications de Chotaram sur l’organisation du village et sur les possibilités de découvrir avec lui « le pays bishnoï ». Volubile, le regard très rieur il s’exprime dans un très bon anglais. En plaisantant il nous délivre cette sentence que doivent répéter entre eux les professionnels du tourisme : « les Français, c’est comme les bananes, il y en a partout, toute l’année ».
Nous sommes assez tentés de passer deux journées entières dans le village et ses environs pour sortir un peu du cycle, forteresse / palais / temple/ marché, mais Jodhpur n’est qu’à 15 kms et nous décidons finalement d’aller la visiter le lendemain.
Mention spéciale pour Chhotaram Prajapat Home Stay
Ce matin donc, direction Jodhpur, « la ville bleue ». Il existe en Inde toute une symbolique complexe des couleurs et de leur utilisation en fonction de l’appartenance à telle ou telle caste ou de certains événements de la vie. Le bleu est souvent associé aux divinités comme Shiva, Krishna, Vishnou, mais et c’est paradoxal, les brahmanes ne le portent pas car la fabrication de l’indigo est considérée comme une tâche impure.
Nous débutons la journée par la visite de l’imposante forteresse qui domine la ville. Le musée à l’intérieur du palais est d’une extraordinaire richesse. Le temps, d’une grande douceur aujourd’hui, nous incite à traîner sur la grande place qu’entoure le chemin de ronde. Redescente dans la ville basse pour découvrir un magasin de vente d’épices. La propriétaire nous apprend à les reconnaître selon la forme, l’odeur, et elle nous explique leur utilisation culinaire, médicinale, cosmétique. La visite est intéressante, mais les prix de vente élevés, dans cette boutique que Kate trouve trop attrape-touriste.
Promenade l’après-midi dans les étroites ruelles de la vieille ville, toute bleue donc. Les maisons sont assez délabrées, les rues maculées de la boue des eaux usées. Le quartier est peu animé, assez triste je trouve, et comme assoupi. Nous terminons la promenade sur la place de l’horloge au centre de Sandar Market, le grand bazar de la ville où règne en revanche une indescriptible cohue. Le temps pour Nathalie et Bruno de s’offrir un dernier « banana lassi » et nous demandons à Ajay de rentrer au village. La journée a été intéressante mais aucun d’entre nous n’a semblé vraiment enthousiasmé. Lassitude ? Nous sommes peut-être passés à côté.
Au village l’atmosphère est en pleine effervescence. Du monde plein les rues, les magasins comme les habitations sont couverts de drapeaux orange. Encore une fête ? Chotaram nous explique à l’heure du dîner qu’il s’agit de célébrer l’inauguration prévue le lendemain d’un immense temple dédié au dieu Rama dans la ville d’ Ayodhya. Toute l’ Inde est apparemment concernée par l’événement. A la fin du repas Chotaram nous propose une virée en jeep demain pour découvrir « le pays bishnoï ».
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