Marati · 7 mars 2018 à 14:37 · 621 photos 231 messages · 31 participants · 30 429 affichages | | | | J8 : samedi 30 juillet : Tsitsikamma NP (suite)
L'après-midi nous attaquons à partir de l'extrémité Ouest de la route bitumée un bout de l'Otter Trail qui mène à la cascade. Le chemin est encore détrempé des averses de la veille, alors on avance difficilement par endroits.
On alterne les secteurs dégagés et ceux au coeur de la forêt primitive.
La randonnée de 6 km A/R plaît aux enfants car toute la 2e partie se fait en crapahutant sur les rochers qui longent la cote.
La cascade au bout du parcours est une bien belle récompense.
Côté océan, d'impressionnantes vagues déferlent sur le rivage rocailleux.
A présent il est déjà 16h10, et comme on a mis près d'une heure à l'aller, on se dépêche de prendre le chemin du retour. Une option sur le trajet retour consistait à faire une boucle à l'intérieur de la forêt primitive. Mais n'ayant aucune idée de l'état du chemin, je préfère ne pas prendre le risque qu'on s'enlise et qu'on se salisse plus que de raison.
Sur le chemin du retour, à 16h30, on croise des Français qui nous demandent si la cascade est encore loin. Ils ont intérêt à avoir des frontales s'il ne veulent pas avoir des soucis au retour...
A 17h, on est de retour au Visitor Center où tout le monde nettoie ses chaussures, avant de rejoindre notre logement de ce soir, Tube'n Axe Backpackers Lodge, à Storms River.
On ne sort pas ce soir et décidons de manger un braaï organisé par l'établissement.
On passe une soirée tranquille à boire des bières et à jouer au baby-foot.
Nuitée : Tube'n Axe Backpackers Lodge (52 €) pour une chambre dortoir de 6 personnes qu'on occupe seuls. Douches assez fun dans une déco jungle, mais à l'extérieur (même en hiver !). Laetitia est fâchée car elle est frileuse, mais les enfants et moi nous marrons bien  . L'important est que l'eau était chaude, même si longue à venir. Le soir, bonnes grillades dans une ambiance routarde sympa. Bilan : Nous avons tous bien aimé cette journée à Tsitsikamma NP. Que ce soit dans ce Parc ou dans les précédents, ce n'est pas la foule qui risque de nous incommoder. Tant mieux pour nous qui aimons nous retrouver au calme ! | | | J9 : dimanche 31 juillet : Tsitsikamma NP – Addo Elephant NP
Le programme de la semaine 2 :
2h30 de route nous attendent de Storms River à Addo, alors on décolle avant 8h, et vers 10h30, nous voici arrivés à l'entrée Sud Colchester d' Addo Elephant NP, lui aussi inclus dans la liste des Parks gratuits avec la Wild Card.
Plan du National Park
On va visiter les secteurs Sud-Est 5 et 4 : Colchester Section, puis Addo main Camp.
Les enfants ne tiennent plus en place, cela fait plus d'une semaine qu'ils nous tannent pour voir des animaux de la savane, alors tout le monde a ses jumelles autour du cou, et le 70-200L de chez Canon est déjà en place sur son boitier !
Le safari commence bien tranquillement avec un phacochère qui a le poil malade, 
puis, 20 minutes plus tard, un couple qui a le poil bien plus brillant
Un peu plus loin : quelques zèbres très loin et une autruche...
Bon, bon... Colchester section n'est apparemment pas le coin le plus riche en animaux. 
10 minutes plus tard, on pénètre dans le secteur Addo Main Camp, et à un embranchement, on voit plusieurs véhicules arrêtés. On s'approche par curiosité, et là, un touriste nous explique qu'il y a une lionne dans la colline. Préparez-vous, les enfants ! Il faut se concentrer pour la voir, heureusement qu'on a tous des jumelles...
Vue au zoom à une focale de 200
Allez, je re-zoome un peu plus avec lightroom... pour avoir un aperçu de ce qu'on a vu aux jumelles !
Au moins on n'est pas Fanny au niveau Lion, mais on ne sait pas encore ce qui nous attend dans les prochains jours...
Un groupe de koudous,
Puis notre premier éléphant, qui sera suivi de plusieurs autres, majestueux,
ou beaucoup moins...
Un troupeau d'antilopes
Joli travail d'érosion
Notre premier buffle
Des nyalas
Et bien d'autres animaux, comme ce grand koudou
ou ce chacal à dos noir
A 17h on quitte avant la tombée de la nuit la réserve pour se rendre à Avoca River Cabins, à Addo, géré par un certain François, où on a réservé 2 nuits. Au moment du check-in, François nous informe qu'il organise demain un dîner dans sa salle de réception pour l'ensemble des touristes. Ce soir, on mange tranquillement sur la terrasse surélevée qui jouit d'une belle vue sur la campagne environnante.
Nuitée : 1ère nuit à l'Avoca River Cabins, Addo, 52 € le cottage pour 5 personnes, propre, avec cuisine équipée et terrasse avec vue dégagée. Excellent rapport qualité-prix Bilan : Très belle entrée en matière pour cette première journée de safari avec 3 des 5 Big Five à nos tableau de... photos | | | J10 : lundi 1er août : Journée Addo Elephant NP
Ce matin, on est bien décidés à visiter les immenses secteurs 1 à 3. Avant de partir, j'avais demandé confirmation à François des 2 possibilités d'accès à Addo NP, mais il ne m'a parlé que d'une seule entrée, à savoir Addo Main Camp Gate. Bizarre, bizarre, ce genre de réponse de la part quelqu'un qui habite à côté  ... Comme je suis plutôt du genre têtu, on prend tout de même la route R336 vers le Nord-Ouest jusqu’à Kirkwood Gate.
A Kirkwood, petit arrêt dans un supermarché pour faire un complément de courses et à un DAB pour du cash. On voulait initialement laisser le linge sale à une blanchisserie, mais la réponse de François m'incite à la prudence et à attendre...
J’ai enregistré les coordonnées de l’accès, et bien m’en a pris car il n’y a aucun panneau indicatif. On traverse ensuite un quartier où il vaut mieux ne pas tomber en panne, et où tout le monde nous observe, comme s'ils n'avaient jamais vu de touriste. Là, ça commence vraiment à sentir le pâté... 
On arrive à 9h pétantes au portail d’entrée. On passe sans problème avec la Wild Card, mais tous les employés se retournent à notre passage. Quand j’arrive au bureau d’accueil, la Ranger est très surprise de voir des touristes et m’explique que l’entrée d’ Addo Elephant n’est pas ici... Mais devant ma mine déconfite, elle rajoute qu’on passer sans problème la journée ici.
On reprend alors le volant en direction de Mvubu. La piste est en mauvais état, et ne fait que traverser une forêt. Vingt minutes plus tard, alors qu'on progressait trop doucement à mon goût, et après avoir été stoppés par 2 employés qui nous demandaient ce qu’on faisait ici, on décide de rebrousser chemin et de ne pas s’entêter dans un secteur non aménagé avec un simple X-Trail 2x4.
Finalement, on se retrouve au Main Gate peu après 10 h, avec quelques autres voitures à Main Gate. Je suis déçu car les sections 4 et 5 ouvertes au public ne constituent qu’un tiers de la superficie de la réserve.
Dans un premier temps, je me dis que si j’avais su cela, je n’aurais pas prévu 2 nuits à Addo. Mais c’était sans savoir que 2 journées en safari au même endroit ne donnent jamais les mêmes résultats... 
On profite des nombreux éléphants qui se trouvent dans le secteur River Bend Lodge, au Nord de la route derrière la clôture.
Addo Elephant, c'est ça...
mais aussi ça, des photos qu'on aime un peu moins...
On pénètre ensuite dans la réserve. On fait bien attention à ne pas écraser cette tortue qui traverse la route. Avec le nombre d'éléphants qui vivent dans cette réserve, on se demande bien par quel miracle ce type d'animaux peut survivre...
On a le plaisir de croiser différents herbivores
A 14h, après un pique-nique dans une aire protégée, on décide de s'engager dans une piste qui fait une boucle, qu'on avait déjà prise la veille sans rien voir de remarquable.
Au bout de 5 minutes, on voit passer 1, puis 2, puis toute une horde d'éléphants qui s'arrête à un point d'eau pour se rafraîchir. Impressionnant !
On craque pour l'éléphanteau...
La horde finit pas repartir au milieu des voitures. On ne se sent pas vraiment à l'aise, il vaut mieux que les éléphants ne s'énervent pas.
Le même éléphanteau qu'avant, avec sa mère
10 minutes plus tard, alors qu'on va bientôt terminer la boucle, on aperçoit 4 voitures garées sur le côté, et là on découvre 2 lionnes autour d'une carcasse toute fraîche !
On n'est pas très bien placés pour les photos. Priorité aux premiers arrivés, et c'est pas nous ! Mais peu importe, on se régale... 
Tout-à-coup les lionnes déguerpissent
En jetant un coup d'oeil à gauche, on voit débouler un éléphant qui fonce tout droit sur elles ! Alors, c'est qui le vrai ROI de la jungle ?!? 
L'éléphant finit par partir, et au bout de quelques minutes, 2 voitures avec des occupants trop impatients, quittent les lieux. On en profite immédiatement pour se garer à leur emplacement, à une quinzaine de mètres de la carcasse. Et on décide d'attendre... J'explique aux enfants que les prédateurs tentent toujours de revenir vers leur proie, et que pour avoir le maximum de chance de revoir ces lionnes, il fallait patienter.
Un quart d'heure plus tard, bingo !  Les lionnes sont de retour, mais cette fois-ci on est aux premières loges  . Les enfants comme les parents sont aux anges !
..... | | | J10 : lundi 1er août : Journée Addo Elephant NP (suite)
Alors qu'une des lionnes festoie, une deuxième, qu'on n'avait pas vu la première fois, se repose à proximité. Et la troisième a la bonne idée de venir se réfugier à l'autre de la voiture juste derrière nous...
Avec une lionne à 5-6 mètres de nous, plus personne ne chuchote, tout le monde retient son souffle, d'autant plus que j'ai la fenêtre ouverte pour mieux shooter!
Vu la taille des canines, vaut mieux pas la fâcher
En mode sphynx
En mode gourmande
En mode sieste
En mode coquine
Vingt minutes plus tard, la première lionne demande du renfort, et les lionnes finissent par se mettre à trois pour exploser la panse de leur victime.
Et elles finissent leur festin toutes ensemble...
Près d'une heure après le début de cette aventure, on finit par quitter les lieux. Il est près de 16h, alors nous reprenons tranquillement le chemin du retour.
On croisera une nouvelle horde d'éléphants,
Il y en a un qui repose sa trompe...
On croise aussi des antilopes,
et pour la première fois des springboks
Nuitée : 2e nuit à Avoca River Cabins. Le dîner organisé le soir dans la salle de réception est excellent, dans une ambiance raffinée. Chaque famille a droit à son dîner aux chandelles, avec comme menu bobotie et malva pudding, accompagné d'une bouteille de pinotage. On recommande chaleureusement ce logement. Bilan : Entre les hordes d'éléphants et la séquence "lionnes", quel après-midi extraordinaire on a passé ! C'est pour ce genre d'émotions qu'on a souhaité voyager en Afrique australe, et on a été servis  ... La chance du débutant ! | | | Vous avez été gâté en observation | | | Ah oui, vous avez eu beaucoup de chance avec ces lionnes  . Les enfants devaient être ravis. Nous allons rester à Addo NP 2 nuits et j'appréhendais un peu d'être déçue mais là tu me rassures  mais bon, je sais bien que ce n'est pas gagné pour autant | | | Oui, on a été souvent chanceux, contrairement à d'autres voyageurs qu'on a croisés à plusieurs reprises, et qui jouaient de malchance dans les différents parcs, notamment pour voir les lions. | | | Les enfants sont restés scotchés, c'est le genre d'expérience qui reste gravée... Une journée dans un parc passe très vite, donc 2 nuits sur place, ce n'est pas de trop. | | | Bonjour Quel beau voyage avec des enfants, je vais embarquer également s'il te reste de la place car ce carnet est très réussi et les photos particulièrement photogéniques ! Je suis allé 2 fois en AFS mais je n'ai pas visité la partie sud de l' Afrique du Sud. C'est sur que c'est un très beau souvenir pour les enfants mais je ne serais pas certain qu'ils vont s'en souvenir plus grand car mes enfants n'ont quasiment pas de souvenirs, à part les photos, de leurs voyages faits même jusqu'à une dizaine d'années, et même un peu plus, voyages faits il y a quinze, vingt ans😔 En revanche, nous, les parents, on garde de tellement bons souvenirs de toutes ses découvertes faites avec eux😀 | | | Bienvenue, il y a encore beaucoup de place  . Si par malheur, dans quelques années, ils n'avaient plus trop de souvenirs, ça leur fera une bonne excuse pour y retourner en solo ou avec leurs propres enfants... | | | J11 : mardi 2 août : Addo - Clarens (800 km)
Aujourd'hui, c'est une journée de transition pour rejoindre le Drakensberg : le trajet Addo - Clarens de 800 km nécessite 8 h de route. Pour rendre le trajet moins monotone, on quitte Addo dès 7h, ce qui doit nous permettre de faire un crochet de 2h à Moutain Zebra NP
A 10h, on a parcouru les 260 premiers kms et on prend la direction du Visitor Center.
Seulement voilà, on perd 20 minutes à traverser un secteur sans intérêt, et encore autant de temps pour obtenir au guichet notre billet de sortie, avant de pouvoir nous engager sur les pistes du parc... 
1h30 plus tard, on aura tout juste réussi à apercevoir 3 zèbres de montagne qui ont la particularité de ne pas avoir de rayures noires et blanches au niveau du ventre,
et quelques singes...
Une fois les 2 heures de "pause" écoulées, sans oublier l'escale technique, on reprend vers 12h30 la route pour avaler sans difficulté les 650 kms restants sans aucun arrêt jusqu'à Clarens, excepté pour de rares photos.
Sur la route, les automobilistes respectent autrui en faisant en sorte de faciliter les dépassements. Chaque automobiliste qui va se faire doubler décale son véhicule sur la bande d'arrêt d'urgence, ce qui permet à celui qui dépasse d'effectuer sa manoeuvre en toute sécurité, même avec une voiture en face (3 voitures peuvent se croiser de front sans difficulté sur les routes principales).
Par contre, il faut être vigilant à proximité des villes, car tous les dos d'âne ne sont pas forcément indiqués. En roulant à 120 km/h (vitesse autorisée sur ces routes), on s'est fait surprendre en voyant au dernier moment un gros ralentisseur placé à plusieurs centaines de mètres de l'entrée de la ville. Même en freinant en urgence, les amortisseurs n'ont que moyennement apprécié un passage à 80 km/h et sont arrivés en butée  , nous causant une sacrée frayeur...
Nuitée : Kiara Lodge à Clarens, juste à côté du Golden Gate NP, 70 € le lodge de 60 m² tout confort. Mobilier récent, déco agréable, cuisine équipée, ménage quotidien. Excellent rapport qualité-prix. Ce mini-village est idéal pour les familles : il y a une énorme salle de jeux, des jeux extérieurs dont un trampoline, une piscine couverte (mais pas ouverte) et des machines à laver. C'est notre 2e logement préféré du voyage. Bilan : Pas grand chose à se mettre sous la dent. On ne peut donner d'avis sur Mountain Zebra NP, car le temps passé y a été trop faible. | | | Bonjour Guillaume,
je viens de prender le train en route  super ces photos qui me rappellent de lointains souvenirs, avec un faible comme toujours pour les fauves et les girafes | | | Hello Faby, Merci de me suivre. La suite arrive très vite... Nous aussi, on adore les girafes, et on a espéré tout le voyage voir un groupe de girafes en train de boire à un point d'eau... en vain | | | Toujours un plaisir de lire ton carnet agrémenté de belles photos. Est ce que beaucoup de parties d Addo sont grillagées? Nous passerons 2 nuits dans ce parc, j espère avoir autant de chance que toi :)
Vivement la suite!! | | | Est ce que beaucoup de parties d Addo sont grillagées?
Ce n'est qu'au niveau de l'entrée principale qu'on voit les grillages, de part et d'autre de la route qui va d'ouest en Est. Dans le secteur au Nord de la route ("River Bend lodge" et Nyati Section) on a vu beaucoup d'éléphants, mais il n'est pas ouvert au public. Ensuite, dans les secteurs 4 "Addo main Camp" et 5 "Colchester", les pistes sont bien distantes des extrémités, donc pas de souci. | | | J12 : mercredi 3 août : Royal Natal NP (Sentinel Peak) - Golden Gate NP (150 km AR)
Aujourd'hui on a prévu de faire la randonnée que j'attends avec impatience depuis des mois, et dont j'ai lu plusieurs retours : Sentinel Peak dans le Royal Natal NP. Cette randonnée est réputée pour son échelle de 30 mètres à escalader avant d'arriver à un immense plateau d'où l'on peut admirer les Tugela Falls vues du haut. Pour sécuriser cette montée, on a investi avant le départ dans 5 kits « via ferrata » et 5 baudriers. C'est dire à quel point j'espérais que cette randonnée allait être un Must.
On sort du cottage à 7h30, il doit faire à peine 2 ou 3°C  . Mais surtout, le vent s'est levé dans la nuit. On n'y prête guère attention, et on prend la route, tout excités, en direction de Phuthaditjhaba.
Quel spectacle matinal  ! Quand je pense qu'on était déçus, au moment de la préparation du voyage, de ne pas y être à la saison "verte"...
Traversée de Phuthaditjhaba
Une heure plus tard, avant de gravir les derniers kilomètres, on doit laisser quelques euros à une « barrière de péage », qui ont pour but de financer la rénovation de la piste d'accès.
On constatera un peu plus tard que ce n'est pas du luxe, car les derniers kms se font en grimpant sur une piste en mauvais, voire très mauvais état. Mais ça passe sans problème avec notre X-Trail.
Une fois au parking, alors que chacun sort pour s'équiper des baudriers et bâtons, on ne peut que déplorer ce vent froid qui souffle très fort, par bourrasques. On décide malgré tout de débuter la rando, en s'acquittant une nouvelle fois de droits d'entrée, cette fois-ci pour effectuer la rando. Le gars dans la guérite ne nous fait absolument aucune mise en garde, encaisse les rands, et nous laisse repartir... 
Départ de la rando
A peine on débute la marche, on aperçoit à 200 mètres de nous un secteur très dégagé, en crête, et donc très exposé au vent. On y voit des gens qui n'avancent pas, et finissent par revenir dans notre direction. On avance à leur encontre : ils nous expliquent que c'est trop dangereux et qu'ils repartent... 
A mesure qu'on progresse, on ne peut que constater que le vent souffle de plus en plus violemment. Quand on arrive à l'endroit exposé, une bourrasque déporte Tim de 2 mètres, je le tiens fort par la main, mais même les 2 plus grands n'arrivent pas à avancer et ont peur.  Laetitia et les enfants décident de faire demi-tour parce que c'est vraiment trop risqué. 
N'arrivant à renoncer, je m'équipe du baudrier, allège mon sac en ne gardant que mon kit via ferrata, et décide de partir en mode trail.
Tous les secteurs ne sont pas autant exposés au vent, donc j'arrive bien à courir.
A un moment, je me prends une bourrasque de face, tellement forte qu'elle me stoppe nette et me fais reculer... 
Quand le vent se calme, j'en profite pour faire quelques photos de ce décor à la fois magnifique et inquiétant.
D'autres secteurs sont encore couverts de neige qui s'est transformée par endroits en glace. La pente est telle qu'une glissade m'enverrait 200 mètres plus bas.
Je suis content d'avoir laisser les enfants en bas, et avance très prudemment en m'aidant des bâtons pour bien tâter le terrain avant d'engager le pied.
Une heure plus tard, j'arrive à la fameuse échelle qui se situe dans une secteur très exposé... Ce n'était pas très long : 5 km pour D500.
J'attaque la montée de l'échelle, A chaque marche, j'ai l'impression que la tempête souffle de plus en plus fort. A 10 mètres de hauteur, le vent souffle tellement qu'il me faut parfois attendre jusqu'à 20 secondes avant d'oser placer le mousqueton au barreau suivant. A 15 mètres de haut, le vent ne faiblit plus du tout. Au contraire, une bourrasque s'engouffre entre la falaise et moi-même et commence à soulever l'échelle qui doit peser des centaines de kgs. C'en est trop, c'est vraiment trop risqué. Si l'échelle se retourne, y pas d'autres randonneurs qui risquent de me sortir du pétrin en me décoinçant... et j'abandonne à 15 mètres du but...
Dégoûté, mais pas tant que ça, car je suis arrivé au bout de ce qu'il était possible de faire sans danger. Je prends donc le chemin du retour. En arrivant à la bifurcation où devait se faire la boucle, je tente de gravir la pente. Mais ce sentier très raide est couvert de glace, et je glisse très vite. Impossible de monter par là aussi.
Je renonce donc définitivement, continue la descente...
Un dernier coup d'oeil à ce panorama magnifique
et je suis de retour 30 mn plus tard à la voiture. Je ne croiserai personne sur le chemin de retour.
Quand je vois le reste de la famille, tout le monde est soulagé, surtout les enfants. Ils m'expliquent qu'il étaient surtout très inquiets parce qu'ils se demandaient comment leur maman allait faire pour conduire à gauche avec le volant à droite, en devant manoeuvrer le levier de vitesse avec la main gauche !!   
On repart donc en direction du Golden Gate NP. On a l'impression que la traversée de la ville de Phuthaditjhaba, sur plusieurs dizaines de kms, est interminable.
| | | Quand tu dis que tu es têtu c'est pas un vain mot. Mais bon partir en randonnée tout seul sur le secteur avec les conditions climatiques c'est pas très intelligent, surtout que là tu peux toujours courir pour les secours..... | | | Au Golden Gate NP, on commence par profiter de tous les paysages visibles depuis la route.
Certains secteurs en bordure de route ont fait l'objet de brûlages dirigés qui servent de coupe-feu et favorisent la repousse d'herbe en cette période se sécheresse.
Puis on s'arrête à un petit cimetière bordé d'une petite mare avec roseaux... On adore l'ambiance et on reste longtemps à flâner dans ce lieu charmant. 
Nous effectuons ensuite 2 boucles en voiture : Blesbok Loop et Oribi Loop.
Puis, on fait la balade menant à Echo Ravine
Une petite arche au passage.
Oui je sais, il y en a de plus belles dans d'autres régions du globe, et qui me manquent beaucoup, mais on fait avec ce qu'on a sous la main...
De retour au Kiara Lodge, les enfants s'amusent avec les jeux extérieurs, pendant que les parents sont de corvée linge.
Le soir, on dînera au restaurant du complexe, excellent et bon marché.
Nuitée : 2e nuit au Kiara Lodge Bilan : La rando de Sentinel Peak a été évidemment un grand flop, mais sans regret. Le vent modéré à Clarens aurait dû nous faire tiquer, car on aurait pu se douter qu'à 3000 mètres, les choses allaient se compliquer, et changer le programme du jour pour reporter la rando au lendemain. En revanche, on a eu un réel coup de cœur pour cette mise en bouche dans le Golden Gate NP. Même si la plupart des photos du Drakensberg et du Golden Gate NP, visibles sur le net, ont été prises durant la saison « verte », on trouve que la saison sèche apporte une ambiance de savane. | | | J'avais hésité à mettre la version brute et non édulcorée de la rando, car je savais que je m'exposais à ce type de reproches, fort justifiés. J'ai d'ailleurs eu les mêmes de ma moitié, bien plus vifs, avant que je ne parte seul... Ceci étant dit, à part sur l'échelle où j'ai de suite rebroussé chemin, je n'ai pas ressenti de danger. Quand on randonne en juin dans les Alpes, il nous arrive aussi de passer par des secteurs encore enneigés où il faut avancer très prudemment. Et si dans ce secteur il y a avait eu du vent violent, je ne me serais pas engagé... Tu as raison pour le problème des secours, qui vaut aussi bien seul ou en famille. Pour cet été, où on ira souvent hors des sentiers battus dans l'Ouest US, une chute ou mauvaise rencontre peut mal se terminer. C'est pour ça qu'on va s'équiper d'une balise satellitaire ( celle-ci ) et partir comme toujours avec une bonne assurance voyage. | | | Quand on randonne seul ou en famille dans des endroits pas spécialement fréquentés ce genre de balise devrait être obligatoire.
Ça c'est bien finit tant mieux, mais quand on voit le nombre de mort dans les montagnes Françaises, pourtant tout le monde fait attention.
Les assurances des cartes suffisent largement, sur ce forum quelqu'un explique la mésaventure qu'il lui est arrivé, j'essaierai de la retrouver demain et te la ferai passer en MP.
Je pense que l'on était dans le parc au même moment, il y avait aussi un vent pas possible et j'avais annulé les redonnées a cause de ça, mais je ne serai jamais monté à l''échelle quelque que ce soit le temps.
On y était du 15/08 au 17/08 et on a logé dans les chalets qui dominent la vallée avec le vent et l' isolement on avait une impression incroyable. | Carnets similaires sur l'Afrique du Sud: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 408 visiteurs en ligne depuis une heure! |