Salut Caroline, Sylvain, Choucarde, GilesB et les autres Voyageforumistes,
Je vois que le palu est un sujet qui passionne bon nombres d'internautes et je m'excuse auprès de celles et ceux qui n'avaient pas compris dans mes écrits que je répondais à Sylvain, particulièrement anti-médoc et qu'en aucun cas je conseillais à quiconque de ne pas prendre de taitement préventif. Donc pour éclairer mes propos, si tu viens au
Burkina, Sylvain, pour un séjour de moins de trois mois, même en période d'hiver, il est vivement conseillé de choisir un préventif et un curatif. Au delà de trois mois, celà peut entrainer, comme je l'ai subi au début de mes périples burkinabès, des interractions sur l'organisme. (nausées, problèmes de vue, maux de têtes....), il ne tient qu'à toi de choisir ton remède longue durée. Je rencontre depuis des années des chercheurs, médecins, africains ou occidentaux. J'essaie régulièrement de rendre visite aux centres pédiatriques pour évaluer les besoins, ils sont en ce moment surchargés d'enfants sur le point de mourir de cette maladie, le manque d'argent surtout et les remèdes locaux, décoctions de feuilles, poudres de racines ne sont pas toujours efficaces. Caroline me relatait l'expérience de son amie qui se trouve en soin intensif (va-t-elle mieux?), prenait-elle des médicaments, comment se prévenait-elle? Un ami me relatait que l'on a vu cette année de nombreux cas de neuro palu chez les occidentaux en soins actuellement et de décès pour certains. Bien sûr, ce n'est pas un sujet qu'il faut traiter à la légère ni pour les futurs voyageurs ni pour les états qui ont tant promis leurs aides. Des chercheurs, ici, se penchent sur diverses solutions même celle d'essayer de rendre le moustique stérile, l'espèce anophèle quadrimaculatus, femelle responsable de tous ces dégats. D'autres solutions sont à l'étude, en particulier la vaccination. Je ne vais pas vous embêter avec un cours magistral mais ces précisions ont pour but de connaître, pour les néophytes, et d'apaiser les passions pour les habitués de l'Afrique.
Il faut rester vigilant, ne rien oublier de tous les conseils des uns et des autres et d'aider quand on le peut.
Il est de ma seule responsabilité de suivre mon traitement homéopathique et je me garderai bien de le conseiller à nouveau. Mais je n'ai pas le choix, je vis ici depuis près d'un an etj'y viens depuis fort longtemps. J'ai donc vu et subi par des proches les ravages du palu. J'essaie au maximum de me protéger et j'espère que celà ne m'arrivera pas. Je sais que personne ne peut affirmer que mon traitement est efficace comme personne ne peut affirmer qu'il est inefficace.
Quelques conseils et réflexions : le ledum palustre, l'apis mellifica, malaria officinalis aideraient (je reste au conditionnel et rien n'est prouvé) et
auraient l'avantage pour l'un d'acidifier la peau, l'autre l'amertume du sang...... Eviter si vous le pouvez les endroits à eau stagnantes (un robinet qui goutte dans une cour est un lieu privilégié pour les pontes), n'hésitez pas à aider à réparer, à recouvrir et assécher au maximum ces flaques.
ET L'ESSENTIEL SE TROUVE DANS LES PREVENTIONS QUE NOUS VOUS AVONS DETAILLE PRECEDEMMENT.
Le
Burkina est un extraordinaire pays où l'on se sent bien vivre, à vous de les aider par vos présences et vos voyages.
A bientôt de vous lire
Xavier