Le 19 février 2025, nous avons voyagé sur le vol CX702 de Cathay Pacific qui devait nous conduire de
Bangkok à
Paris Roissy Charles de Gaulle, en opérant un transfert depuis le hub de
Hong Kong.
Le décollage était prévu à 19h15 au départ de
Bangkok, avec une arrivée à
Hong Kong à 23h05 heure locale.
L’escale prévue était de 1h10mn et nous devions redécoller à destination de
Paris à 00h15 sur le vol CX261, pour une arrivée prévue à
CDG à 7h35, heure locale.
Au départ de
Bangkok, le vol CX702 a pris plus d’une heure de retard au décollage, sachant que les bribes d’informations données ne nous ont pas permis d’en savoir réellement la raison, ni si la correspondance à
Hongkong se ferait à l’heure prévue sur le vol CX261.
Ensuite, dans l’avion, le personnel du vol CX702 a été incapable de nous renseigner sur la correspondance, ni de confirmer que nos bagages seraient bien acheminés avec nous jusqu’à
Paris (nous étions pour le moins inquiets, car du matériel et des résultats de recherches étaient présents dans les bagages).
A l’arrivée à
Hongkong, on nous a immédiatement annoncé, mais sans justification, que nous ne prendrions pas le vol CX261 !
Le personnel nous a ensuite transférés - au pas de course dans les couloirs de l’aéroport et en passant par le contrôle de la police chinoise - en nous ayant auparavant fourni deux billets d’avion, non réglementaires pour le vol CX289, à destination de
Francfort au lieu de
Paris.
Ces billets étaient annotés au crayon à bille, sous une heure de départ dépassée et sans spécifier la porte d’embarquement....
L’avion a décollé le 20 février 2025, bien après l’heure de départ prévue à 00H15.
Nous avons ensuite atterri à
Francfort vers 7h00 environ, heure locale.
De là, après avoir été obligés de satisfaire à de nouvelles opérations de contrôle, et bien que complètement épuisés par le voyage, nous avons dû marcher le long des interminables couloirs de l’aéroport de
Francfort, entendu que nous avons été débarqués à l’opposé de la porte d’embarquement prévue pour les vols en direction de
CDG.
Sans compter, qu’arrivés à la porte A01, nous apprenions qu’il fallait refaire le trajet à l’envers pour se rendre à la porte A24, et comme si ce n’était pas assez pénible au bout de 15 heures de trajet, la porte d’embarquement a encore changé une nouvelle fois sans annonce, ni message mail....
Au passage, gageons que les dirigeants de Cathay Pacific doivent connaître la longueur des trajets...
Au final, l’arrivée à
Paris CDG a eu lieu à 13h30, soit avec 6 heures de retard sur l’horaire prévu avec un transit supplementaire à
Francfort.
Discussion :
Cathay Pacific nous a informés, par mail du 19 février et alors que nous étions en vol..., que la correspondance serait annulée pour des raisons commerciales et opérationnelles.
Or, l’avion effectuant le vol CX289 était complet au niveau passagers et rien n’empêchait par conséquent le vol initial CX261 d’être retardé : nous en avons donc déduit que nous étions victimes de surbooking, sans en avoir été informés !
D’autant que le principe de transfert et de détournement sur
Francfort semblait bien rodé....
Pour en revenir au surbooking, il faut savoir que nos billets d’avion étaient flexibles et que nous avons payé pour cela un supplément de 220€50.
Nous n'aurions alors jamais dû être victimes de surbooking !!!
J'informe aussi les internautes que, par mail, Cathay Pacific nous a informés dans un premier temps que l’arrivée retardée à
Paris se ferait à 10h30, au lieu de 7h35.
Nous avons aussitôt fait le nécessaire auprès de nos collaborateurs à
Paris pour qu’on puisse venir nous récupérer à l’heure dite.
Sauf que, l’horaire d’arrivée a encore été modifié pour une arrivée annoncée à
CDG à 13h30. Et là, plus moyen de se rapatrier à domicile avant le 21 février au soir. Avec les frais s'y rattachant.
Pour en revenir à
Francfort, nous sommes restés bloqués à attendre de 7h00 à 12h15 sur des sièges pour le moins peu confortables, sans rafraichissements, ni collations, ni assistance aucune, au milieu du flux incessant de voyageurs en partance pour des vols courts et moyens courriers, alors que la moindre des choses aurait été de nous laisser avoir accès au salon international, plus approprié pour des voyageurs fatigués et frigorifiés. Non ?
A ce sujet, le droit européen juge que, si le transporteur aérien manque à ses obligations, le passager aérien peut demander à être indemnisé de la totalité du préjudice matériel et moral qu’il a subi sans application du plafond d’indemnisation. Le préjudice moral peut ainsi être indemnisé (CJCE, 13 octobre 2011, affaire C 83/10).
Et n'en déplaise à la direction de Cathay Pacific, contrairement à ce qu'elle affirme, les problèmes commerciaux et les problèmes techniques entraînant l’annulation ou le retard d’un vol ne constituent pas des “circonstances extraordinaires” susceptibles d’écarter la responsabilité de la compagnie aérienne (arrêt de la CJCE du 19 novembre 2009).
Sachant enfin et surtout, qu'en raison du retard subi de plus de 6 heures, de la distance entre l’aéroport de départ et celui de
CDG, nous aurions dû pouvoir, en regard du droit européen (art.7 du règlement (CE) 261/2004) être dédommagés au minimum d’un montant de 600€ pour chacun des passagers.
Sauf que ce n'est pas possible, car Cathay Pacific refuse de respecter la législation européenne qui garantit cette indemnisation aux voyageurs victimes de ces retards.
Pour contourner le droit des passagers aériens, Cathay Pacific se dédouane de ses responsabilités au motif que la compagnie chinoise a son siège social a
Hong Kong et par conséquent, qu'elle n'a pas l'obligation de se soumettre aux lois européennes.
Ce qui ne l'empêche pourtant pas, pour bénéficier d'avantages commerciaux, d'avoir créé une filiale française de transport voyageurs, immatriculée au registre du commerce et domiciliée à Neuilly sur Seine.
Donc soumise au droit européen !!!
Les clients du transport aérien sont ainsi victimes des stratégies d'implantation et de contournement du droit européen, mis en œuvre par la compagnie chinoise Cathay Pacific....
Nous concernant, nous avons dû subir l’annulation de notre accès au vol CX261, l’ajout d’un transit (que Cathay Pacific nous a imposé à
Francfort), l’absence d’assistance minimale pendant les 5 longues heures d’attente en
Allemagne, un retard de plus de 6 heures à l'arrivée, les frais liés au retard de plus d’une journée pour regagner notre domicile.
Et comme si cela ne suffisait pas, se rajoute en sus un préjudice moral et financier qui sont consécutifs au grave mépris client que cette compagnie d'aviation chinoise développe à l'encontre de ses victimes !
En effet, force est de constater que Cathay Pacific et ses dirigeants nous ont fait subir ces préjudices en raison d’une politique commerciale de surbooking ignorée des clients, sans que nous soyons informés de nos droits et des motifs de retard et de transfert, sans que nous soyons accompagnés lors du transit imposé, sans remboursement du supplément pour billets flexibles, dont on se demande au passage l’utilité en regard du surbooking planifié.
Et en nous excluant, par-dessus tout, du droit européen qui nous permettait d'être dédommagés du retard subi à hauteur de 2 X 600€ soit 1200€
Cela, nous l'avons écrit à 3 reprises par courrier recommandé avec AR au directeur général du groupe Cathay, au directeur régional
France, au dirigeant de la société Cathay Pacific immatriculée en
France.
Aucune réponse ne nous a été envoyée, hormis un refus par mail de respecter la législation européenne !
Face à cette politique de contournement de la législation européenne et du droit protecteur au bénéfice des voyageurs, il faut imposer que les offres de vols en ligne de Cathay Pacific, et en agence, informent très clairement les clients, qu'en cas de retard, de suppression de vol, ou de détournement sur d'autres transit ils ne seront pas remboursés ou dédommagés par la compagnie chinoises !!!