Le blues du voyage... voilà un sujet de conversation qui peut nous faire tenir jusqu'à la fin des temps, ou tout du moins, nous faire tenir le crachoir jusqu'au prochain départ.
Récement, certains de mes amis m'ont demandé si je n'étais pas piqué par la maladie du voyage: il semble que je ne tienne plus en place! Et comment celà se passe-t'il au retour? Mmmmh, c'est parfois bien difficile. La première chose que j'ai tendance à dire en rentrant de voyage, c'est :"j'y serais bien resté...". Cette petite expression apparement anodine fait souvent lever un sourcil à mes proches, qui s'attendent à la deuxième phrase qui tue:" Où est-ce que j'irais bien la prochaine fois?" immédiatement suivie par le coup de bambou:"Tiens, je repartirais bien quelque part encore cette année..."
Une fois cette discussion finie (la dernière fois, elle a eu lieu entre la sortie de l'aéroport et la voiture au parking...), on plonge un peu dans le rêve... c'est la période "létargique", qui correspond parfois au besoin d'hiberner! Puis une idée un peu plus précise pointe son nez, et là on a envie de discuter de son voyage, celui qu'on vient de faire et qui se mélange parfois un peu déjà avec celui qu'on a envie de faire... C'est la période d'incubation, période dangereuse pour l'entourage: la contagion est la plus forte! C'est durant cette période plus ou moins longue (suivant le budget à rassembler...) qu'on rencontre les autres voyageurs parmi nos connaissances...
Puis on tombe dans les préparatifs... et là, ça sent le départ à plein nez, et gare à celui qui se met dans le chemin, il va se retrouver au milieu de la tempête!
Et enfin... ON REPART!
et puis ça recommence! Triste, hein? C'est incurable! Les médecins cherchent toujours, mais ils ne trouvent pas de solution...
Ben, en plein crise! (j'ai actuellement trois voyages en tête pour les sept prochains mois... Mais que vais-je faire???)