Bon, ben me voilà de retour chez moi après la descente
Nantes-Hendaye.
Et c'est la déception qui prédomine. Je garde Saint-Jean de Monts/les Sables d'Olonne. Je jette tout le reste avec l'eau du bain. Le bouquin passe demain à la benne à papiers. Je ne le donnerai à personne.
En gros : en haut, en bas dans le forêt et au moins 250 km (j'ai pas envie de compter) dans les émanations du diesel, le nez dans le cul des bagnoles.
Et le fléchage : TOTAL CAUCHEMAR! L'enfer sur terre. Je ne sais pas ce que vaut le GPS outdoor au 25 millième. Si c'est bon, n'hésitez pas une seconde.
3 triomphes.
1- Le koga Miyata, pas la moindre bricole en 1'000 km. De la bombe, j'te dis.
2- les Schwalbe Marathon Plus. Ces pneus sont passés sur des milliers de débris de verre, ont escaladé ces trottoirs soit-disant pour les vélos (juste 2 cm de haut) où tu prends quand même une pêche, ont fait des chemins à tracteurs (aah l'étape Saint-Vincent-sur Jard), sont passés sur les morceaux de briques rouges qui tapissent certains chemins, même sur des coquillages... sans le moindre problème. je crois qu'ils sont toujours à 4 de pression comme quand je suis parti.
3- les sacoches Arkel. Je me suis pris deux poteaux. Je me suis vu dans un flash devoir faire un paquet pour l'envoyer en
Suisse et continuer avec 3 sacoches. Non! Quand tu te prends une volée, elle saute juste dehors de la traverse du porte-bagage Tubus et? et? Rien! Rien de cassé. Je sais pas par quel miracle. J'ai reclipsé et loin. Comme de rien! Solide et étanche, je peux le témoigner. Je les adore. Enchanté de mon choix!
Comment? Des bonnes surprises? Oui. Beaucoup.
Comme les chambres d'hôtes "Au vieux colombier" à la Barre de Monts. 100m derrière l'église. A 500m du belvédère de l'itinéraire officiel. Plusieurs chambres toutes avec entrée indépendante, propres, grande salle de bains, à prix doux, avec un abri à vélo fermé dans un parc fermé. Accueil sympa et discret (comme j'aime). C'est au vieux colombier que je dois d'avoir visité Noirmoutier. Comme c'était bien, je suis resté 2 nuits.
Comme la maison d'hôtes de Marennes "les lauriers roses". A 80 m des l'église. Tenue par une dame de 79 ans qui cherche à vendre sa maison... Le coeur sur la main. Pas cher.
Comme à Rochefort. Ce couple de retraités qui loue des chambres. A côté du rond-point d'arrivée. N'hésitez pas. Pas cher du tout. Les chambres un peu vieillottes mais c'est propre et madame m'a permis de faire ma lessive. Séchoir à disposition. Personnes généreuses et discrètes.
Je continuerai la liste...
Le pénible? Le diesel, cette folie française. J'ai les poumons un peu pris.
Les jeunes sur l'espace public acharnés sur leur smartphone ou le casque sur les oreilles. Mon cerveau les a zappés sans que je m'en rende compte. Je ne demandais plus de renseignement à un jeune. Des zombies. Et ils sont incapables de dire où conduit la route sur laquelle ils marchent ou alors ils comprennent pas la question. Je suis largué avec les jeunes. Complètement largué.
Ah! Moins drôle. Comment supportez-vous, Français, que vos enfants se fassent plaisir sur des mobylettes à pots trafiqués qui font un boucan du diable? Vous êtes fous. Oh oui. Mais vous êtes fous. Oh oui. Les tonnes de souffrance urbaine en
France sur 24 heures seulement à cause de ces motos... Une folie! et pas une plainte. Vous supportez pour le plaisir de ces petits jeunes. Vous êtes des saints, Français. Des saints, oh oui!
Et les maires? Celui de Mimizan-Plage dont les employés passent le souffleur à feuilles et les balayeuses sous les fenêtres des hôtels à 8 heures.
Mieux, celui du Vieux-Boucau-les Bains, c'est 7h10.
Mieux celui de Biarritz, sur la corniche. A 7heures. Le trax tasse le sable en marche arrière avec le bip, bip, bip, bip pendant 30 minutes sous les fenêtres des hôtels. Avec les balayeuses et même le camion citerne de débouchage des canalisations... Biarritz, c'est la totale. Comment? Il doit le faire avant l'encombrement des rues? En chassant les gens, c'est ça? Si t'aimes traîner au lit pendant les vacances, fuis ces 3 localités!
La
France est toujours belle mais s'il n'y en avait qu'une, ce serait la Vendée. Vendée adorée, c'est à tes côtés que je combattrai. Tu sais bien que tu pourras compter sur moi, Vendée. Mon sang pour toi. Terre, ciel, combat!