J4
Martinique
Comme d'habitude rendez vous du groupe VF à 8h au Tucano (ce ne sont pas des vacances ça) pour descendre ensemble et rejoindre le centre ville.
Bonne surprise les taxis ont baissé leur prix depuis 2012, et la course vers le centre ville 2,4km reste abordable si vous êtes 4 soit 8€.
Mais nous préférons y aller à pieds par le raccourci du port des ferrys et la passerelle, car le syndicat d'initiative qui délivre les billets d'accès au Fort donnant sur la baie du cul de sac Royal (désignation donnée au 16ème siècle), ouvre seulement à 9H.
Nous en profitons pour revisiter la célèbre bibliothèque
Schoelcher, du nom du donateur des 10000 livres et des 250 partitions musicales en 1850. Un endroit resté intact avec escaliers en fer forgé donnant accès aux rangées de livres situées à plus de 8m de haut. Pas possible d'accéder à ces livres qui font pleinement partie du décor, car d'après l'employé, la poussière accumulée au fil des années n'est pas recommandable pour nos petites bronches.
A 9H tapantes nous prenons nos billets avec nos cousins et notre grand enfant adoptif

(vu qu'il n'avait pas encore de famille) pour visiter le Fort St Louis, avec une charmante guide française qui nous raconta l'histoire étonnante de cette fortification.
Baptisé d'abord fort Royal de la
Martinique, ce n'était alors qu'un fortin en bois, le marquis de Bass y repoussa victorieusement les hollandais, sujet à une incroyable méprise de leur part. En effet la garnison en place ne comptait pas plus de 200 hommes, et en faisant tourner ses troupes sur le chemin de ronde, les hollandais avec ses 3000 soldats qui voyaient tant d'hommes défiler ont donc hésité à attaquer.
Les envahisseurs étant déjà bien arrangés (d'où le nom de rhum

) par l'abus des barriques abandonnées volontairement et dont ils avaient déjà copieusement abusé. Voyant sans doute double et même triple ils abandonnèrent la place alors que le marquis Français lui même battait en retraite par la mer.

Croyant à une attaque de la garnison alors qu'il n'y restait plus âme qui vive sur le fort, les hollandais ont ainsi plié bagages et faute de combattant, les Français ont été contraints de revenir occuper le fort jusqu'à l'invasion successive des Anglais ou le fort fut baptisé 2 fois Fort Edward et finalement Fort St Louis.
Le fort abrite maintenant une garnison de la base navale française avec d'anciens occupants du Zoo du XIX siècle, de gros Iguanes verts que nous avons pu approcher et photographier.

Une visite intéressante que je vous recommande de faire, malgré les 8€, car notre jeune guide a su nous faire partager les coins insolites de ce fort, d'où vous avez un splendide point de vue à 360 degrés sur toute la baie et même jusqu'à la vue sur le mini sacré cœur près de Balata.
Le retour aux grilles de la porte du fort ou un autre groupe plus conséquent attendait la prochaine visite, se fit au pas de course, car nous avions largement dépassé notre horaire. Nous sommes allés ensemble au marché aux épices, histoire de nous replonger dans les aromes divers et variés des
Antilles.
Ayant oublié ma chemises à fleurs pour la soirée antillaise à la maison, je m'en achetais une seconde, mais un peu plus ample afin d'être à l'aise pour la fête tropicale du soir.

Puis visite de la cathédrale réalisée par un élève de Eiffel, ce qui explique les énormes arcades de la toiture réalisées en acier riveté comme sur la tour du même nom. Passage obligé par un charmant petit bar dans le complexe des magasins du centre, avant de rentrer au bateau pour manger, en passant voir de prés la cale sèche servant à la réparation des bateaux.
L'après midi départ en groupe pour rejoindre à pieds l'embarcadère vers la pointe du bout, un ensemble de 3 plages à l'abri des vents, et pas de pluie pour nous lors de nos baignades alors que le ciel était plutôt chargé par moment.
Tant mieux car les places à l'ombre étaient rares sous les quelques palmiers bordant cet ancien hôtel désaffecté, nous étions mercredi et il y avait de nombreuses familles locales avec leurs enfants qui profitaient de l'eau tiède. Le ballon de plage que j'avais emporté, nous a permis d'échanger quelques balles, mais le tuba ne m'a pas servi à grand chose,

alors que certains ont quand même vu la queue d'un poisson.

Vers 16H nous décidâmes de renter, les nuages s'épaississants et nous primes la navette maritime de retour dans la foulée, alors que d'autres du groupe VF restés sur le quai agitaient les mains un peu dépités que le capitaine ne les attendent pas.

L'accostage fut un peu plus humide, alors que je cherchais en vain un bar pour déguster un rhum local.

Incroyable mais vrai, pas un bar près de la jetée à part de petits box en bois de restauration rapide, sans aucune chaise pour apprécier ce coin du parc de la Savane.
Et là pataras, la douche chaude, et alors que je sortais les capuches MSC de 2013 (voir les clowns à
Istanbul)

, la pluie avait pratiquement cessé alors que je n'avais pas encore trouvé la différence entre les orifices des manches ou du col.
Ma femme et Francine en étaient pliées en deux sous le seul parapluie que j'avais emporté.
Je laissais malgré tout la capuche des "ch'tis touristes à la
Martinique"

, en prenant soin de bien regarder à droite et à gauche, avant de traverser le grand boulevard menant au port, vu que l'capuche elle tourno point.

Moins 2kg après, car tu sue là dedans comme un escargot dans cette coquille en plastique,

j'enlevais mon habit de "Schtroumpf ridicule" avant d'arriver à l'embarcadère pour ne pas provoquer l'hilarité des passagers, car en bermuda t'as l'air d'avoir oublié de mettre ton pantalon.

Le ridicule ne tue pas, sauf ta réputation (oui cette version là, c'est pas de Capello, c'est de moi)

A 19H nous avions une réunion informelle VF pour accueillir deux nouveaux membres du groupe en plus, inscris pour la sortie du lendemain à St Lucie.
Après une courte attente Christian était donc bien là, mais Jacques ayant quelques soucis à nous rejoindre avec son itinéraire détourné, est arrivé un peu plus tard. Quand à sa moitié elle avait un peu mal aux pieds, et espérait rapidement changer de chaussures, mais ça c'est une autre histoire.

N'est ce pas Jacques ? Tu nous la racontes ?
Pour le spectacle "les couleurs de la
Martinique" bien mais sans plus, un programme très coloré mais assez répétitif à mon gout.
Au resto après le traditionnel apéro, nous regagnons notre table toujours amputée d'une place.

La cuisine est bonne, toujours le choix entre plusieurs plats, qui composent un menu différent chaque jour avec des thèmes différents en fonctions des escales.
Impossible d'en garder un exemplaire, car ils sont cartonnés et repris systématiquement par le maitre d'hôtel. L'important c'est ce qu'il y a dans l'assiette avant de manger et plus rien après.

Le soir c'était donc fête tropicale sur le pont de la piscine, et avec ma chemise à fleurs je suis passé inaperçu parmi tout ces gens très colorés, n'en déplaise à ma dame.

En discothèque toujours de l'animation bien sur et Dodo car demain on se lève tôt.
Images attachées:
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