Jour 21 – RetourLa dernière journée de voyage consiste simplement à se lever à 5h, à être sur les pistes à 6h, à rouler prudemment jusqu'à la Gate, à supplier les Rangers du parc à bien vouloir nous laisser sortir une heure avant l'heure officielle d'ouverture de la barrière, puis à rallier les locaux de Britz.
Au moment de rendre le véhicule, lavé juste avant à une station, on a de la chance, car le manager qui n'avait cessé de nous faire des mises en garde, est occupé avec un autre client. La jeune employée, chargée de faire le tour du propriétaire, tique sur les rayures au-dessus de la roue gauche et commence à tâter chacune des éraflures. Mais contre toute attente, elle finit par barrer le croquis du véhicule et nous valide un check-up vierge

!! Et 3000 rands de franchise d'économisés

!
Un employé de Britz nous conduit au terminal 1 de Tambo. Après une longue attente dans les différents halls d'attente, et quelques moment de rigolade en lisant le carnet namibien de Tidju, histoire de rester dans l'ambiance, le vol retour se passe sans souci.
Bilan :Nous avons passé à nouveau un merveilleux voyage en
Afrique australe.
Lors de la préparation, je craignais qu'une sorte d'ennui s'installe en enchaînant 10 jours de montagne puis 10 jours de safari. Mais il n'en a rien été, au contraire...
Le
coup de cœur du voyage a été le
Lesotho, pour lequel on avait finalement peu d'informations pratiques avant le départ, mais qui se visite facilement, d'autant plus aisément que le réseau routier ne cesse de s'améliorer.
On sent clairement que ce petit royaume est encore situé hors des circuits traditionnels, même si quelques enfants nous ont poursuivis en criant, au choix, "money" ou "mani". Les gens y sont gentils, toujours souriants malgré des revenus modestes. Aucun sentiment d'insécurité, pas de harcèlement touristique, le pays se visite en douceur, au rythme africain

!
Après avoir lu quelques carnets d'autres pays d'Afrique (
Botswana,
Zambie Zimbabwe), où on a désormais envie de traîner nos guêtres, je me dis que le
Kruger est le parc idéal pour familles souhaitant faire le plein d'observations animalières sans que ce ne soit trop l'aventure.
Cette année au
Kruger a été incontestablement l'année des éléphants et lions, et à un degré moindre celle des guépards et léopards. De quoi nous laisser des souvenirs impérissables !
Mais place d'abord à la
Namibie pour l'été 2020, si l'état de santé de Maxime nous le permet.
Points à améliorer, si c'était à refaire :Pour notre première nuit à Clarens, si on était partis à une autre saison, on aurait choisi sans hésiter le Mountain Retreat Lodge. Mais en plein mois de juillet, avec nos horaires de vol et un soleil qui se couche à 17h15, c'est sans regret, car on n'aurait pas eu la possibilité de profiter de LA vue panoramique.
Au
Lesotho, je n'ai qu'un regret, mais quel regret : c'est le fait d'avoir réservé les 2 nuits à Underberg, ne nous laissant donc pas le choix de partir explorer le
Sehlabathebe NP en dernière minute, sachant que la météo hivernale a été très clémente.
A refaire, j'aurais conservé 4 nuits libres, que j'aurais réservé juste avant le départ : 1 à Ramabanta, 1 à Semonkong Lodge et 2 à
Sehlabathebe.
Plutôt que de sortir à
Qacha's Nek, cela nous aurait permis de rallier ensuite l'
Afrique du Sud via le
Sani Pass (donc pas d'aller-retour
Sani Pass comme on l'a fait, sans grand intérêt), en enchaînant le soir avec un dîner gastronomique au Moorcroft Manor d'Underberg !
Il y a suffisamment de logements dans la région d'Underberg pour ne pas être dans l'obligation de réserver.
En revanche, réserver à Ramabanta Trading Post ou au Semonkong Lodge semble nécessaire, non pas pour avoir de la place, mais pour être certain de pouvoir y dîner !
Au
Drakensberg, je regrette juste de ne pas avoir pu explorer la randonnée au départ de Champagne Castle, et qui permet d'explorer Sphinx, Crystall Falls...
Pour la partie
Safari, le seul regret est de ne pas avoir acheté de quoi faire des braai à Leokwe Camp, dont les terrasses de bungalows sont pourtant conçues pour en profiter pleinement.
Enfin, le plus grand regret est évidemment d'avoir laissé Maxime se baigner dans plusieurs piscines avec une grosse croûte au genou, qui est une porte d'entrée à toutes les bactéries, en particulier ce staphylocoque doré particulièrement résistant à tous nos antibios.
Après une nouvelle rechute courant novembre, les chirurgiens ont en effet décidé de scier le tibia sur un quart de la section sur toute sa longueur, pour cureter et éradiquer le staphylo qui s'était réfugié et se propageait à l'intérieur même de l'os (cas très rare, mais c'est tombé sur lui

).
Six semaines après la 5e opération, on commence doucement à espérer, avant une longue convalescence, pour que l'os se referme à son rythme (s'il se referme tout seul), et que Max puisse de nouveau poser le pied normalement au sol sans risquer une fracture. Les ados de 15 ans ont une insouciance et force de caractère propres à eux, donc on est confiants !
Pour ma future belle-fille, vue la taille de la cicatrice (dont je vous épargnerai une photo), il faudra que je trouve plus crédible comme coupable, qu'une morsure de requin ou un grand coup de sabot de poney du
Lesotho 
, mais l'essentiel est ailleurs.
Merci à tous (silencieux ou actifs) d'avoir suivi ce carnet, de l'avoir fait vivre ou d'avoir corrigé mes bêtises de novice. Pour moi, son intérêt aura surtout été de se remémorer les bons souvenirs d'un voyage qui sera définitivement le plus marquant, et de se changer les idées, car on culpabilise forcément en tant que parent.
Si j'ai pu inciter l'un ou l'autre d'entre vous à explorer certaines régions du
Lesotho ou d'
Afrique du Sud, j'en serai le premier heureux !
Et longue vie à cette section de VF, la plus attachante de toutes, animée par des personnes généreuses dans une ambiance familiale toujours chaleureuse

!