Il m'arrive de balader des américains(es) dans
Paris après avoir échangé avec eux sur Internet (juste un retour de politesse). Une fois, j'ai véhiculé une jeune femme de
San Diego qui, après s'être trémoussée sur son siège au café, me dit : je n'y tiens plus, il faut que je vous pose une question : est-il vrai que tous les français ont tous une maîtresse ? Ma réponse n'a pas d'importance. La question traduit une image des français et... des françaises par conséquence qui m'a laissé pantois.
Il y a des questions qui sont indiscrètes mais le sont moins aux
USA qu'en
France : pour qui avez-vous voté ? Combien gagnez vous ? par exemples.
Dans le cadre des questions indiscrètes, il y a l'entretien que j'ai eu en
Californie avec une femme d'origine française qui avait épousé successivement 2 américains. C'était de savoir si les américaines n'étaient pas si impossibles (le style de la femme du Général Alcazar dans Tintin et les Picaros) que les américains préfèraient les européennes. Quoique la conversation se déroulât en français, ce qui m'aurait permis d'être nuancé, je n'ai pas osé poser la question.
Au moment de la 2ème Guerre du Golfe, un américain à NY m'aborde dans un français excellent, en me disant qu'il a vécu en
France mais qu'il ne comprend pas l'attitude de la
France dans la guerre avec l'Irak et que nous n'aurions pas dû nous y opposer même si nous ne voulions pas participer. Là aussi, la réponse a moins d'importance que la question qui traduit une période d'agacement (le mot est peut-être faible) entre nos 2 populations. Cela dit, le soir, dans un restaurant, un client américain est venu me saluer parce que j'étais français.
Les américains sont plutôt tolérants. Dans la banlieue d'
Atlanta, un ami m'a montré le front yard de son voisin couvert de pancartes contre la guerre en Irak en me disant chacun son opinion et en me faisant comprendre que cette opinion, il ne la partageait pas.