Coachmanu · 6 mai 2008 à 13:38 · 7 photos 385 messages · 75 participants · 71 562 affichages | | | | En France, un diner, c'est le moyen pour Madame de vous faire partager sa meilleure recette (de la famille ou des fiches cuisines de "Femme Actuelle") et pour Monsieur le plaisir de vous faire partager la bonne bouteille du "petit producteur dont je t'ai parlé"... En Amérique, et ben c'est un peu différent.
Tout commence par le timing. Là où il est de bon ton d'arriver tard (et en retard) dans l'hexagone, ici, vous serez recus vers 6:00 PM et soyez ponctuel ! On traverse le lotissement (la "subdivision") en saluant d'un signe de la main les personnes croisées en chemin (même et surtout si on ne les connais pas !) et on arrive chez notre hôte.
Si le diner est en intérieur, on se déchausse à l'éntrée (comme à la Mosquée !?!), la télévision Plasma se charge de vous rappeler sa présence, Monsieur sirote sa bière et Madame vous amène ses apéros et plats tout droit sortis de chez le traiteur.
Si c'est en extérieur, vive le BBQ !!! On a beau savoir les animaux nourris aux hormones et au soja transgénique (encore un sujet qui divise Français et Américains), la viande ici est EXCELLENTE, un vrai bonheur : Tendre, juteuse et beaucoup moins chères (même chez Whole food) qu'à la Boucherie Sanzos.
Au fait, pendant que les faucheurs fauchent les parcelles de l'INRA sous les vivas de la foule en France, ici, au pays de Mickey et de Monsanto, on cultive environ 60 millions d'hectares d'OGM de Soja, maïs, coton, colza, courge, papaye, luzerne (c'est envron la moitié des surfaces du globe).
A nous le "principe de précaution", à eux le "principe de faire du pognon".   
Ah ben ça... grosse différence bien sûr!
La culture de la bonne bouffe n'est pas universelle et, en tout cas, sans aucune mesure avec ce qui se fait en France, ou en Italie. J'ai lu récemment que les Canadiens étaient ceux qui passaient le moins de temps à prendre leurs repas... ça ne m'étonne pas. Ici, mais pas partout (j'ai des contre-exemples), manger c'est souvent juste s'alimenter... pas un plaisir de partager et surtout de préparer ses repas. Moins on se fait ch... à cuisiner, mieux c'est. Il faut que tout soit vite fait, pas le temps de s'emm.... avec ça. Pourquoi croyez-vous que les BBQ sont au gaz ici?  Quant à manger à 18 h, voire 17 h  , très peu pour moi. Je reste à mon 19 h / 20 h bien français. Concernant la viande (et autres), tout ce que tu dis est très juste : elle est très bonne, peu chère dans l'ensemble, mais il ne faut pas penser à comment elle a été produite...
Une autre chose qui m'amuse souvent ici : cette façon d'assimiler tous les Européens en un seul peuple... combien de fois ai-je entendu, venant d'un Canadien, "vous les Européens", "en Europe", etc... comme si Français, Norvégiens, Espagnols ou Anglais se ressemblaient et ne formaient qu'un seul peuple. Et Paris représentait la France... La plupart des Français que je connais font au moins la distinction entre États-Uniens et Canadiens qui ont sensiblement le même mode de vie, bien qu'il y ait des disparités d'un État ou Province à l'autre. | | | Une autre différence : les Américains ne repassent pas leurs vêtements.
Quoi? Il faut repasser les vêtements?? | | | Mon cher Néfer, c'est bien entendu une généralisation et il est bien évident que ce n'est pas partout pareil... Ma modeste expérience me suggère cependant que c'est comme ça dans beaucoup de familles, et que le contraire est l'exception plus que la règle.
Cette expérience-là, 6 mois d'août à janvier, a été vécue dans une famille du Massachussets qui venait de s'installer depuis un an en Floride, à Port St Lucie, plus exactement. Milieu plutôt aisé : tous les deux infirmiers, 3 voitures, villa avec piscine, bateau, fanas de golf. Pas la caricature du "White trash", donc. J'ai effectivement vécu Thanksgiving là, mais pour moi, cela ne compte pas dans les "repas de famille" au sens "ceux que l'on prend tous les jours ensemble". En effet, de la famille et des amis étaient descendus du Massashussets, ça a été un beau bazar pendant 3 jours et il y avait effectivement plusieurs tablées (jeunes, parents) avec un grand buffet. Mais la SEULE fois où les 2 parents, ma "soeur" et moi avons mangé ensemble, assis, à table, ça a été... à Noël.  Juste après la messe et juste avant... le cinéma  . Evidemment, le boulot et les horaires décalés des parents ne facilitaient pas les choses, je leur accorde ça bien volontiers. J'ai au cours de ces 6 mois été amenée à dormir et à rendre visite à pas mal d'amis de l'école, et j'ai retrouvé le même schéma partout, pour ce que j'en ai vu. Et les témoignages des 3 autres exchange students de l'école allaient dans le même sens.
J'ai encore passé 2 autres expériences d'un mois en tant qu'exchange student.
D'abord au Wyoming, à Casper. Une famille plus grande (4 enfants et moi), classe moyenne. Maman au foyer et papa vendeur dans je ne sais quelle boîte. Ils ne repassaient pas leurs vêtements non plus  , mais eux mangeaient ensemble, et la maman aimait beaucoup cuisiner. J'ai effectivement retrouvé un esprit bien plus "famille" que dans ma famille de Floride. Deux anecdotes me reviennent cependant à l'esprit : en revenant de Yellowstone, alors qu'il était midi et que je mourrais de faim, nous nous sommes arrêtés dans un diner. Eux ont tous pris un "malt", un genre de milkshake, et des frites. Et, je ne plaisante pas, ils trempaient les frites dans le milkshake, sous mes yeux ahuris. Pour ma part, j'ai voulu prendre un hamburger, ce qu'ils m'ont interdit, car ils avaient emporté de quoi déjeuner et que la spécialité ici, c'était le "malt" !  Et comme de juste, 30 minutes plus tard, nous nous sommes arrêtés pour pique-niquer ! Après avoir bu un milkshake ! Une autre fois : en voiture, nous nous arrêtons pour prendre de l'essence, sur le chemin de la maison. Il était environ 17h. L'un des frères me dit qu'il va s'acheter une barre chocolatée et me demande si j'en veux une. Je réponds que non merci, je n'ai pas faim. "You don't NEED to be hungry, it's just a snack !" Et de revenir avec un snickers alors que nous allions passer à table.
Et enfin, dernière expérience : un mois dans une famille plutôt modeste cette fois, à San Jose, en Californie, en compagnie de ma soeur. Maman au foyer et papa qui conjugait 2 jobs, chauffeur pour UPS et monteur de châteaux gonflables le week-end. Repas TRES rarement pris en famille à la maison. La plupart du temps, nous allions au Mc Do, au Taco Bell, au Subway, à Pizza Hut, à el Pollo Loco, KFC... you name it  Avec les restes, chaque "sortie" nous faisait 2 repas. Je n'ai jamais vu la maman cuisiner autre chose qu'un pain à l'ail dégoulinant de "I can't believe it's not butter" pour accompagner nos spaghetti with meatballs surgelés  . Ce n'est pas compliqué : ma soeur, qui y est restée 6 mois, a pris... 14 kg ! Quand elle est venue m'accueillir à l'aéroport, je n'en croyais pas mes yeux... (et je précise qu'eux non plus ne repassaient pas les vêtements !  )
Donc bon, je suis souvent allée aux USA en tant que touriste par la suite, mais je les ai aussi vécus "de l'intérieur", plongée au sein de familles américaines. Ce qui est bien différent que d'y vivre avec d'autres Européens (ce que j'ai fait aussi, pendant deux semaines, à Scottsdale). Alors oui, forcément, ma vision des choses est partiale et partielle, mais pas non plus complètement dénuée de fondement. 
J'ai par contre passé plusieurs séjours chez un couple de retraités adorables au Québec, et j'ai effectivement retrouvé des habitudes nettement plus européennes chez eux : repas ensemble, et repassage des vêtements  . Par contre, comme ce sont les seuls Québecquois que je connais, je me garderai bien de généraliser | | | Bonjour,
Vous m'avez fait passer par toute une gamme d'émotions 
D'abord félicitations à vos parents qui vous ont permis ces expériences américaines inoubliables. Vous avez été privilégiée.
Le milshake et les frites... Ouach et Pouach!
" La plupart du temps, nous allions au Mc Do, au Taco Bell, au Subway, à Pizza Hut, à el Pollo Loco, KFC... you name it  Avec les restes, chaque "sortie" nous faisait 2 repas. Je n'ai jamais vu la maman cuisiner autre chose qu'un pain à l'ail dégoulinant de "I can't believe..."
Incroyable! Et comment ne pas prendre de poids!
"j'ai effectivement retrouvé des habitudes nettement plus européennes chez eux " disons plus saines comme celles à laquelle vous étiez habituée.
Par contre, comme ce sont les seuls Québecquois que je connais, je me garderai bien de généraliser 
On est tous comme ça, ne vous en faites pas.     Ceux de chez-vous qui seront ici bientôt vous le diront.
Bonne fin de journée. | | | Oui, j'ai été privilégiée, et je ne remercierais jamais assez mes parents de m'avoir permis de partir ainsi aux USA à 17 ans. A l'époque (c'était il y a 20 ans, pas d'Internet, téléphone hors de prix, poste d'une lenteur ahurissante), c'était encore une sacrée aventure. Des moments magnifiques, mais parfois difficiles, qui marquent à jamais et dont on ne revient pas indemne. Maintenant que j'ai un fils, j'avoue que je les en admire encore plus. (pour la petite histoire, en rentrant ici, je suis partie 6 mois en Espagne où, bien que ne connaissant absolument pas la langue, apprise très vite néanmoins, j'ai eu beaucoup moins de difficultés d'acclimatation. Style de vie plus proche du nôtre, vie en ville et pas besoin de voiture - je n'avais pas de voiture aux USA, de toute façon, je n'avais pas le permis -, et attitude moins "supérieure" envers moi. Les Espagnols étaient flattés qu'on s'intéresse à leur langue et qu'on viennent l'étudier, alors que les Américains, ma famille y compris, voyaient mon séjour aux USA comme un moyen de me "civiliser" et de m'éduquer. Je grossis bien évidemment le trait, mais en substance, c'était ça ! L'aspect "intérêt linguistique" leur échappait totalement.)
Pour mes deux autres séjours, j'avais respectivement 21 et 23 ans, je me suis débrouillée seule et je les ai financés en travaillant. Mais je n'aurais sans doute jamais franchi le cap sans la première expérience. Et là aussi, merci à mes parents d'avoir accepté la fille de la famille du Wyoming chez eux pendant un mois, en échange de mon propre séjour. Le séjour en Californie s'est passé dans la famille d'accueil de ma soeur, à qui mes parents avaient offert la même possibilité qu'à moi 6 ans plus tôt (et qui est elle aussi allée en Espagne, mais avant le séjour aux USA, chez des amis que je m'étais faits à l'époque). Donc indirectement, c'est grâce à eux aussi.
Que tout cela semble loin, et pourtant si proche ! | | | A propos de pain...
Le pain, c'est vraiment l'aliment que je préfère, dont je ne peux me passer, et qui me manque le plus aux USA. Le pseudo "French bread" que l'on trouve parfois ne me comble pas (par contre, les "biscuits", qui ressemblent à des petits pains, sont délicieux, et me sauvent !). Un jour, dans cette famille du Wyoming, la maman, qui était la plus traditionnelle de mes expériences, m'annonce qu'elle va "at the bakery" et me demande si je veux l'accompagner. Quelle question ! Bien sûr ! J'en salivais d'avance, me disant qu'on m'avait jusque là caché l'existence de boulangeries comme chez nous aux USA (jusque là, j'avais toujours vu le pain acheté dans les hypermarchés). Et quelle ne fut pas ma déconvenue en arrivant dans un réduit de 30 mètres carrés, sans fenêtre, rempli de rayonnage de pain de mie en sachets... Pas un seul pain frais ! Nous avions un caddie, qu'elle s'est empressée de remplir. Remplir un caddie entier de pain ! Je n'avais jamais vu ça. Arrivés à la maison, tout ce pain a été mis au congélateur, et je n'ai bien sûr plus revu la "boulangerie" de tout mon séjour.
Et cela me fait penser à une autre anecdote, toujours dans cette même famille. Un jour, la maman m'annonce qu'elle va préparer une salade de fruits. J'en salive d'avance, là aussi. Le lendemain, pas de trace de cette salade de fruits dans le frigo. Je lui demande si en définitive, elle a changé d'avis et n'en a pas fait. "Mais si, elle est là !" Et de me montrer un saladier une crème informe, VERT pâle, agrémentée de morceaux de marshmallow.  En cherchant bien, j'ai trouvé quelques morceaux de pomme, mais pour le reste, aucune idée...
Mais pour lui rendre justice, c'est également elle qui m'a appris à faire des gâteaux "sans cuisson" (surprenant, de prime abord), avec une pâte à base de biscuits, qui m'a fait découvrir le minute maid en brique surgelée auquel il suffit de rajouter de l'eau pour avoir du jus de fruit délicieux (inédit chez nous, encore aujourd'hui), les "carrot cakes" et autres cakes aux légumes, les fameux marshmallows au BBQ, et, dans un registre qui me plaît beaucoup moins, toutes les sortes de poudres parfumées et colorées qui agrémentent l'eau et le "jell-O". | | | Moi dans ma famille Américaine on prend le petit déj tous emnsembles préparé avec sussage pancake corn bred gravy fruts ect puis le repas de midi de méme souvent les restes de la veille au soir quand au repas du soir là c'est réunion familialle 30 à 35 personnes chaque soeur apporte un ou deux plats (elles se concertent le matin par téléphone)puis le raméne chez elle s'il n'est pas finit; les restes sont partagés; Tous dans le jardin de l'une ou l'autre ou dans la salle a manger cuisine et séjour si le temps est mauvais Des fois barbecue enplus Ceci dans une famille Middle class aisé de l' Alabama avec du sang chérokee et noir Mére d'origine française
méxique pareil repas ensemble toute la famille tous les jours les 3 repas
Donc pas de généralités | | | Et tu crois qu'ils font ça TOUS les jours ? 
L'avantage des mes expériences, c'est que je n'étais pas considérée comme une invitée, mais comme un membre de la famille à part entière, dont je partageais la vie quotidienne.
Et ce que tu nous comptes là, c'est l'expérience d'UNE famille donc, effectivement, pas de généralités... | | | Merci à FamillyUS, Cochize, Virginath et à nos amis québecois pour toutes ces anecdotes, et comparaisons joliment illustrées.
Deux/trois petites différences m'ayant marqué, en passant : - dans l'ouest, les maisons sont en bois  , mais l'isolation est réduite à peau de chagrin (lorsqu'il y en a !), alors que de gros climatiseurs tournent sans desse dehors, pour refroidir  la journée, ou pour chauffer  le soir. Jouer sur l'inertie et le déphasage thermique, c'est pas pour tout de suite.
- aux abords des écoles, les feux clignotants se déclenchent pour limiter strictement la vitesse, LORSQUE les enfants entrent ou sortent ; en France, c'est vitesse très réduite imposée 24h/24 7j/7, et cela devient désormais un lieu d'embuscade pour les jumelles radars (toujours lorsque les enfants sont en classe, ou en vacances  ).
- un américain (même pas "d'âge avancé", ne circulant pas dans une vieille gimbarde) est capable de descendre un col de 20 km de long, le pied constamment sur le frein, sans même penser une seule fois à jouer du frein moteur ! (serait-ce trop compliqué à comprendre ?  )
- il y a toujours un américain prêt à proposer (avec le sourire) son aide pour TE prendre en photo avec ta moitié devant un quelconque panorama ; combien d'européens le proposent naturellement aux étrangers de passage chez nous ?
- lorsque tu rends la pareille à ces sympas ricains qui viennent de te photographier avec ta moitié, ils prennent immédiatement la pause avec un sourire figé "je suis heureux" qui pousserait au suicide la dame de chez Colgate.
- on croise partout dans les campagnes des cinquantenaires édentés ou aux dentitions dans un très triste état....
- ils ont quand même des panneaux surprenants qui poussent le long des highways  : Image attachée: Photo postée par le membre Lhommée. | | | - un américain (même pas "d'âge avancé", ne circulant pas dans une vieille gimbarde) est capable de descendre un col de 20 km de long, le pied constamment sur le frein, sans même penser une seule fois à jouer du frein moteur ! (serait-ce trop compliqué à comprendre ?  )
Ah ça... mais faut dire que le frein moteur sur une automatique, c'est plutôt léger... | | | Sans oublier les sous-vêtements, autrement... | | | Bonjour,
Il suffit de mettre le levier de vitesse sur la position 3 ou 2 non ? Il me semble que sur toute les voitures que j'ai louées, il y avait une position qui permettait justement d'avoir du frein moteur, ou est-ce que je me trompe ? | | | dans l'ouest, les maisons sont en bois  , mais l'isolation est réduite à peau de chagrin (lorsqu'il y en a !), alors que de gros climatiseurs tournent sans desse dehors, pour refroidir  la journée, ou pour chauffer  le soir. Jouer sur l'inertie et le déphasage thermique, c'est pas pour tout de suite. - aux abords des écoles, les feux clignotants se déclenchent pour limiter strictement la vitesse, LORSQUE les enfants entrent ou sortent ; en France, c'est vitesse très réduite imposée 24h/24 7j/7, et cela devient désormais un lieu d'embuscade pour les jumelles radars (toujours lorsque les enfants sont en classe, ou en vacances  ). - on croise partout dans les campagnes des cinquantenaires édentés ou aux dentitions dans un très triste état.... - ils ont quand même des panneaux surprenants qui poussent le long des highways  :
Je souscris aux 4 points : - Même dans l'Est (nous sommes à 200 km d' Atlanta), les maisons sont en bois mais tout comme le Canada dry, elles ressemblent à du bois, elles ont l'odeur du bois mais...ells sont en carton pâte.
Amis Français, surtout n'achetez pas ici. En France, notre maison est une vieille bâtisse en pierre de 1875. Elle n'est pas parfaite mais on sait à quoi s'attendre. Ici, une fois encore, c'est window dressing à tous les étages.
Il faut voir une maison sortir de terre pour s'en convaincre : pas de sous sol, une armature en bois d'alumette, des cloisons de 5mn comme mur intérieur, des panneaux isolants pour les murs extérieurs, un climatiseur au grenier, un toit en bardeau, du bardage plastique sur les extérieurs et le tour et joué. On est loin de la "maison de maçon" de monsieur TF1. Bien sûr, elles sont hyperfonctionnelles, mais la cuisine qui ressemble à 100% aux 30 maisons autour, la cheminée avec faux bois et arrivée de gaz et le ronronnement de la climatisation nuit et jour, ça peut lasser.
Au passage, il est important d'entretenir son jardin. Une pelouse trop haute, c'est un voisin qui ne pourra pas vendre sa maison car la subdivision n'est pas tenue (souvenez vous, l'important, c'est la communauté). Vous l'avez compris, ici, tout est dans le "PARAITRE" !
Alors bien sûr, vous allez me dire que c'est comme en France. OK, prenons un exemple : un collègue américain m'a dit qu'au bureau, le meilleur moyen de savoir si tu es Français, c'était de voir si tu avais les dents blanches et alignées. Ici, les dents, c'est LE moyen de porter son statut social : c'est le signe que vous êtes couvert par une bonne mutuelle (50 millions de locaux ne sont pas couverts et ont donc des look de " cinquantenaires édentés". En plus ça montre que vous avez les moyens (souvenez vous la Cayenne jaune de mon dentiste) car ici, allez chez le dentiste peut faire mal... au portefeuille.
La première fois que nous avons fais un check up pour nos 3 garçons (on le fait tous les 6 mois), ce cher dentiste nous a trouvé 8 caries sur notre n°2. Bien sûr, ma femme a été un peu surprise et moi, je l'ai été encore plus en voyant la note : 8x165$ + 3 radios à 85$.... Heureusement pour ce prix là, mon fils repartait avec un avion à élastiques publicitaire !
Toujours sur les dentistes, j'ai entendu cette semaine un "Cosmetic Dentistry" qui faisait de la pub à la radio. Je vous résume le message : "Vous avez perdu votre travail, l'économie est rude pour tout le monde. Alors, plus que jamais, il est important d'avoir un beau sourire, contactez le docteur Machin et il vous fera un sourire qui vous permettra de rebondir dans votre vie"...
Au sujet des abords des écoles, ce que vous dîtes et vrai : c'est là où je vois le plus de police en embuscade sans parler de celui qui règle la circulation avec voiture et gyrophare au milieu de la route. C'est vraiment très agréable.
Il faut dire que là encore, tout est différent de la France. Dans notre école, nos chères têtes blondes restent dans la voiture. Chaque voiture rentre dans une queue qui fait le tour du parking et 12 voitures par 12, on avance pour faire le drop off de nos bambins. La porte de la voiture est ouverte par des 5° grade (CM2) en tenue jaune qui vous gratifie bien sûr d'un "have a good day !" (Voir photo ci dessous). Le soir, rebelote, on fait la queue en voiture et arrivé au Pickup, un CM2 annonce au micro le numéro de votre voiture que votre enfant a mémorisé. Il peut donc sortir de l'école et grimper dans le minivan (définition d'un "minivan" pour les Frenchies : monospace de 7 places et de plus de 5 mètres de long).
- Pour les panneaux, celui que j'adore, c'est celui qui indique que vous êtes à proximité d'une prison fédérale et... qu'il ne faut donc pas prendre d'auto-stoppeur !
Un dernier point sur la religion. Malraux a dit que "le XXI° siècle serait religieux ou ne serait pas". Je pense qu'il parlait du Sud Est des USA. Ami laïque, il te sera difficile de t'intégrer ici car le poids des églises est fondamentale. Je ne parle pas des papistes inconnus dans nos contrées mais de l'influence des églises Protestantes, particulièrement sur la politique. Vous ne comprendrez pas les américains si vous n'avez pas compris le gouffre qui sépare un "pro-life" d'un "pro-choice", si vous ne distinguez pas la subtilité entre un "Conservateur" et un "Républicain". Pour témoigner de cette relation, regardez ci dessous ce que le pasteur d'une des églises locales avait écrit la semaine des élections de Novembre 2008.
Sur ce chapître, j'aime beaucoup les américains, mais parfois, quand j'ai envie de me dire qu'il y a quand même des gens bizarres ici, je branche Fox Radio et j'écoute les talk show des conservateurs du type Sean Hannity ou Rush Limbaugh. Quand vous savez que 20 millions d'américains les écoute tous les jours...et ben ça fait un peu peur. Mais bon, c'est aussi ça l'Amérique !   Images attachées: | | | À: FamilleUS · 8 juin 2009 à 7:38 · Modifié le 8 juin 2009 à 8:24 Re: Différences entre la France et les Etats-Unis? Message 94 de 385 · Page 5 de 20 · 2 513 affichages · Partager Bonjour,
je ne suis sur le forum que depuis quelques mois, mais j'ai rarement vu une discussion aussi intéressante. Des informations "vraies" qui ne sortent pas du café du commerce du coin.
J'ai donc décidé, non pas d'apporter ma contribution car ma connaissance des USA et de ses habitants est essentiellement livresque, mais de solliciter les avis éclairés de tous les pros qui se sont manifestés.
J'entreprends (dans 38 jours), un voyage de 5 semaines en famille avec 3 enfants (filles : 13 & 10, garçon 8). Je logerai en hôtel (1/3) et en cabin dans des campings (essentiellement KOA). A travers ce forum, j'ai pris quelques notes sur les attitudes "techniques" (vitesse au volant, stationnement à SF, stopper en présence d'un bus jaune à l'arrêt...) mais on y parle finalement très peu des conventions sociales (hormis le pourboire).
Quels sont les impairs à éviter dans mes relations avec les autochtones (au sens large) ? Quelles attitudes devons-nous avoir en arrivant dans un camping, en repartant, au restaurant... ?
Dois-je dire simplement bonjour en arrivant, dois-je les ignorer ? Faut-il mettre une caisse de bières, une bouteille de whisky et une tarte aux pommes, à disposition (c'est une plaisanterie !) ?
Ais-je le droit de m'offusquer si mon voisin mets sa chaine hi fi à fond ? Dois-je autoriser mes enfants à aller jouer chez leurs copains, à aller les chercher ? Puis-je proposer à ces derniers des bonbons, une boisson...
Je suis certainement ce qu'en France on appelle un bon voisin, serviable et relativement discret, du moins autant que l'on puisse l'être avec 3 enfants et donc, je ne suis pas trop inquiet, mais il est vrai que lorsque l'on voyage, on doit éviter de choquer par une attitude que certains qualifieront de désobligeante alors qu'elle n'est finalement que le reflet de l'ignorance des us et des coutumes. Mes questions sont légions, et finalement peut-être que la bonne attitude est d'être naturel mais si vous avez des réponses n'hésitez pas.
Merci | | | À: Lyg · 8 juin 2009 à 9:15 Re: Différences entre la France et les Etats-Unis? Message 95 de 385 · Page 5 de 20 · 2 489 affichages · Partager Pour faire simple... En tant que touriste : souriez, soyez jovial. Les Américains vous adresseront sans doute la parole en premier. Comme dit plus haut, ils ne peuvent s'empêcher. Répondez un petit truc en souriant. Ne rentrez pas dans trop de détails, l'important, c'est de répondre de bonne humeur, de tenter un peu d'humour (pas trop subtil et pas de deuxième degré, car difficile à manier dans une autre langue, à moins que vous ne la maîtrisiez, ce que j'ignore, et susceptible de provoquer des malentendus).
Je ne connais pas la vie en camping, mais connaissant les Américains, vous ne devriez avoir aucun problème de voisinage. Quant à vos enfants et à leurs amis... Pour ce que j'en ai vu, les enfants américains sont très vite indépendants, moins "couvés" que chez nous. Donc je dirais de les laisser libres d'aller chez les uns et les autres, pour ne pas être catalogués "les Français dont les parents interdisent de nous fréquenter" (=attitude méfiante de votre part, ce que les Américains ne vont pas apprécier) | | | Je regarde tous vos messages et je trouve que cela donne vraiment une idée de la mentalité américaine. Néanmoins, je voulais savoir si les américains ont changé de comportement depuis le début de la crise économique. Ont il pris conscience de la situation et cela se voit-il concrètement? | | | Là aussi, je pense que le message s'adresse plutôt à FamilleUS ou à quelqu'un qui y vit actuellement. Malheureusement, mes expériences en famille là-bas remontent à trop longtemps pour vous éclairer. | | | Je regarde tous vos messages et je trouve que cela donne vraiment une idée de la mentalité américaine. Néanmoins, je voulais savoir si les américains ont changé de comportement depuis le début de la crise économique. Ont il pris conscience de la situation et cela se voit-il concrètement?
Ceux que je connais (Sud Est) sont frappés de plein fouet (+ de 12% de chomage) mais inutile de se lamenter ou de bruler une sous prefecture, ce n'est pas dans leur mentalité. Il faut dire qu'ici, les infos sont toujours positives. On ne parle pas des dizaines d'usines qui ferment mais de celles qui s'installent ou qui embauchent. Alors, si on est au chomâge on se remet en question, on déménage, on change de métier, dans tous les cas on cherche des bonnes idées pour "profiter" de la crise en attendant le rebond...Think positive !
En témoigne le dernier sandwich du fast food du coin, voir la photo. Je vous l'ai dit, ils sont forts ces américains.
Sinon, pour la majorité des Américains qui ont un boulot, la crise s'est traduite par l'effondrement de leur 401K. Ici, on ne cotise pas pour la retraite des autres, on place volontairement un % de son salaire (abondé par l'entreprise) pour préparer sa propre retraite, ça s'appelle un "Four O one Kè". Le hic, c'est que tout est malheureusement placé en Bourse, donc quand ça chute, votre retraite chute... Heureusement, la Bourse remonte depuis Janvier 2009 et avec la confiance des futurs retraités...
Coté maison, je n'ai pas de cas précis mais je vois les maisons à vendre dans ma subdivision, j'entends les publicités des banques qui vendent aux enchères des dizaines de maisons et Dave Ramsay le dit tous les soir : "C'est le meilleur moment pour acheter une maison". Là encore, on ne focus pas sur l'orage, on pense déjà au soleil qui reviendra demain... Image attachée: | | | une anecdote: arrivée au grand canyon, rive nord au camping toroweep, nous avons trouvé de jolies toilettes en forme de chalet, propres, sans graffitis sur les murs, il y avait du papier, ce sont toilettes seches avec un bac et une petite pelle pour la ciure, une pancarte avec les recomandations d'usage, et la liste des objets trouvés au fond.....et bien sur il etait poliment ecrit:"faites attention a ne pas laisser tomber ces objet car il est perilleux de les recuperer". j'ai beaucoup aimé ce respect qu'on les americains pour les endroits publics mis a leurs disposition, aurait-on trouvé si bien dans pareil cas en Françe? | | | - Même dans l'Est (nous sommes à 200 km d' Atlanta), les maisons sont en bois mais tout comme le Canada dry, elles ressemblent à du bois, elles ont l'odeur du bois mais...ells sont en carton pâte.
Amis Français, surtout n'achetez pas ici. En France, notre maison est une vieille bâtisse en pierre de 1875. Elle n'est pas parfaite mais on sait à quoi s'attendre. Ici, une fois encore, c'est window dressing à tous les étages.
Il faut voir une maison sortir de terre pour s'en convaincre : pas de sous sol, une armature en bois d'alumette, des cloisons de 5mn comme mur intérieur, des panneaux isolants pour les murs extérieurs, un climatiseur au grenier, un toit en bardeau, du bardage plastique sur les extérieurs et le tour et joué. On est loin de la "maison de maçon" de monsieur TF1. Bien sûr, elles sont hyperfonctionnelles, mais la cuisine qui ressemble à 100% aux 30 maisons autour, la cheminée avec faux bois et arrivée de gaz et le ronronnement de la climatisation nuit et jour, ça peut lasser.
Au passage, il est important d'entretenir son jardin. Une pelouse trop haute, c'est un voisin qui ne pourra pas vendre sa maison car la subdivision n'est pas tenue (souvenez vous, l'important, c'est la communauté). Vous l'avez compris, ici, tout est dans le "PARAITRE" !
Oui et, concernant les maisons, on s'étonne d'en voir des centaines à terre après une tornade dans la Tornado Alley...
Ici, au Canada, elles ne sont pas toutes en carton-pâte, mais beaucoup le sont quand même. Alors oui, c'est fonctionnel, il y a de l'espace, mais côté finitions et isolation phonique... pardon.
Quant au "paraître", j'adhère à 100%... et on ne retrouve absolument pas ça en France. Le coup de la pelouse ça m'amuse toujours. D'ailleurs, en automne, on peut se faire dénoncer par son voisin si on laisse les feuilles pourrir sur son terrain... Toute une mentalité.
Enfin je pense que chez les Ricains, on est encore un grand au-dessus... | Discussions similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 067 visiteurs en ligne depuis une heure! |