C'est incroyable tous les mot anglais que vous utilisez, prononcé à la francaise, tant écrit que parlé.
Ce qui est marrant, c'est que les mots anglais que nous utilisons ne sont pas ceux, nombreux, ne vous en déplaise, que vous utilisez au
Québec.
En faisant des recherches pour vérifier mon impression, je suis tombée sur cette page, extrêmement intéressante :
www.neovist.org/quebec1.htm
Dont voici un extrait :
Les anglicismes utilisés couramment en français européen et peu utilisés au Québec
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parking, parfois aussi utilisé (à l'oral) au
Québec. En
France, le mot "stationnement" désigne l'action de stationner, comme dans "stationnement réglementé", mais pas le lieu où l'on stationne son véhicule. D'où l'emploi de l'anglicisme "parking". Mais en
France, pas question de parler de "no parking", ni à l'écrit, ni à l'oral : "stationnement interdit" est l'unique expression, et on ne "parke" pas sa voiture, on la "gare".
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shopping. Ah, le fameux "shopping" qui scandalise les Québécois ! Mais il faut préciser que "shopping" désigne surtout l'achat de chaussures ou de vêtements, en général (synonyme : le "lèche-vitrine", aussi utilisé que "shopping"). Pour parler des achats courants, on dira simplement "faire des courses", "faire son marché"... Quant au "magasinage", il s'agit en français standard (Larousse) de mettre des articles en magasin, pas de les acheter, d'où la réticence des Français à utiliser ce mot, bien que la plupart d'entre eux connaissent sa signification québécoise.
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week-end. Non non non, le week-end et la fin de semaine ne sont pas la même chose ! "Week-end" a une connotation de détente, de vacances, plus forte, et "fin de semaine" est une expression ambiguë en Europe, car elle peut désigner le samedi et le dimanche, mais aussi la période du vendredi au dimanche, ou alors carrément la fin de la semaine de travail, c'est à dire le jeudi et le vendredi seulement (exemple dans une école : "vous aurez un examen en fin de semaine"). Donc "week-end" n'est pas un anglicisme inutile. D'ailleurs, il est de plus en plus utilisé au
Québec, particulièrement à
Montréal.
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pressing. Là je suis d'accord, c'est un mot anglais inutile et que les anglophones n'utilisent même pas (ils disent "dry cleaner's") ! Le terme québécois "nettoyeur", traduction intelligente de "cleaner" et le terme classique français de "blanchisserie" sont bien plus appropriés à mon avis ! Ou à la limite "repassage", "repasseur", qui serait la traduction de "pressing"...
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footing. Encore un mot inutile et entièrement créé par les Français, puisqu'en anglais, il n'a rien à voir avec le "jogging" (anglicisme justifié et utilisé des deux côtés de l'Atlantique), qui est à peu près son synonyme en
France.
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ferry (traversier),
sponsor (commanditaire), et quelques autres, dans les domaines techniques...
et, alors, attention :
Anglicismes les plus utilisés au Québec
Je n'en ai fait qu'une sélection, car un dictionnaire de près de 400 pages, le Colpron, les répertorie d'une manière plus exhaustive (mais il en met un peu trop à mon goût, car certains ne sont pas vraiment des anglicismes). Je n'ai mis que ceux que j'avais eu l'occasion d'entendre plusieurs fois. Deux types d'anglicismes sont les plus courants au
Québec : ceux comme "application", où l'on prend directement un mot anglais et on l'adapte à la française, alors qu'il signifie autre chose en français ou qu'un autre mot français existe déjà, et les anglicismes lexicaux (switcher, checker...). Entre parenthèses, son équivalent en
France (et souvent aussi au
Québec, du moins à l'écrit). Pour plus de clarté, j'ai exclu ceux qui s'utilisent couramment en
France aussi (e-mail, crash, leadership, business, etc.).
- accomodation (hébergement, capacité d'hébergement)
- a.m., p.m. (2 p.m. = 14 h. A.M. et P.M. viennent du latin mais sont des formes anglo-saxonnes).
- anyway (en tout cas, quoi qu'il en soit)
- applicant, application (candidat, candidature)
- appointement (rendez-vous)
- background (arrière-plan, contexte, origine...)
- badluck, badlucké (malchance, malchanceux)
- bag : sleeping bag (sac de couchage)
- balance, balancé (solde, équilibre, équilibré)
- balloon/balloune (ballon, bulle)
- batch (lot, paquet)
- beat (rythme, tempo)
- binnes (fèves)
- bleach (décolorant, eau de Javel)
- blender (mixeur, mélangeur)
- booker (engager, inscrire, réserver...)
- bouncer (videur)
- Boxing Day (après-Noël)
- braker (freiner, ralentir)
- break (pause, répit)
- bright (intelligent, subtil)
- bumper (pare-chocs)
- burnout (surmenage)
- canceller (annuler, décommander)
- canne (boîte, cannette, boîte de conserve)
- car wash (station de lavage)
- cartoon (dessin animé, bande dessinée)
- cash (comptant, en liquide, en espèces)
- cassé (à sec, fauché)
- catcher (attraper / piger, saisir, comprendre)
- chance (possibilité, occasion, risque)
- change (monnaie)
- charcoal (charbon de bois)
- charge (frais), charger (facturer)
- cheap (bon marché / avare, radin)
- checker (jeter un oeil, vérifier, inspecter, enregistrer...)
- check-up (bilan, inspection...)
- chiffre/shift de nuit (quart de nuit, équipe de nuit)
- chop (côtelette)
- choqué (consterné)
- clutch (embrayage)
- coat/jacket (manteau, blouson)
- compétition, compétitionner (concurrence, concurrencer)
- cute (mignon, joli...)
- darts (fléchettes)
- dash (tableau de bord)
- date (sortie, rendez-vous) - à date (pour l'instant)
- deadline (échéance, date butoir, date/heure limite)
- deal (marché, affaire) - package deal (forfait, accord global)
- dealer avec (négocier, traiter, faire face à)
- décade (décennie)
- (sun)deck (terrasse)
- défroster (dégivrer)
- déplugger (débrancher)
- domper/dumper (déposer, laisser tomber, déverser...)
- doorman (concierge, portier)
- downloader (télécharger)
- drink (boisson, comsommation, verre)
- dropper (lâcher, abandonner, décliner)
- dull (morne, ennuyeux)
- egg roll (nem, rouleau impérial, rouleau de printemps)
- exhaust (échappement)
- faker (simuler, feindre)
- fan (ventilateur)
- feedback (réaction, commentaire, retour)
- first aid (premiers soins)
- fitter (convenir, correspondre)
- flasher (clignotant)
- flashlight (lampe de poche, torche)
- flat (dégonflé, crevé)
- flusher (tirer la chasse d'eau / plaquer)
- flyer (voler, déguerpir)
- foreman (chef d'équipe, contremaître)
- frame (armature, cadre...)
- full (plein, complètement)
- gamique (manigance, combine)
- gang (groupe, bande - utilisé en
France uniquement pour parler d'un groupe criminel)
- gaz (essence)
- gun (arme à feu, pistolet, fusil)
- helper (assistant, aide)
- insécure (inquiet, peu sûr)
- intercom (interphone)
- job (boulot, travail - utilisé en
France uniquement pour parler d'un petit boulot)
- joke (blague, farce, attrape...)
- lap top (ordinateur portatif/portable)
- légal (juridique) - aviseur légal (legal advisor) : conseiller juridique
- lifeguard (maître-nageur, sauveteur)
- lift (donner un) (déposer, emmener)
- lighter (briquet, allume-cigares)
- location (situation, emplacement)
- lousse (loose) (lâche, desserré, en liberté...)
- make-up (maquillage)
- malle (mail) (courrier)
- moppe (mop) (serpillère)
- muffler (silencieux, pot d'échappement)
- napkin (serviette, essuie-tout)
- off (libre, en congé)
- offense (délit, faute...)
- one-way (sens unique)
- opérer (faire fonctionner, exploiter, être en activité...)
- overtime (heures supplémentaires, heures sup')
- package (forfait)
- packsack (sac à dos)
- pamphlet (brochure, dépliant...)
- parker (stationner, garer)
- passer une loi (voter, adopter une loi)
- peanut, pinotte (arachide, cacahuète)
- pedigree (description, CV...) (ne s'utilise en
France que pour un animal de race)
- pet shop (animalerie)
- pitcher (lancer, balancer)
- place (lieu, endroit...) (ne s'utilise en
France que pour une place dans une ville - ex. : la Place d'
Italie - ou pour un siège dans une voiture, un bus...)
- plancher (floor) (étage)
- plugger (brancher)
- plywood (contreplaqué)
- préjudice (préjugé)
- preview (bande-annonce)
- puncher (perforer, pointer...)
- Q-tip (coton-tige)
- rack (casier, panier, étagère....)
- rough (brut, brutal)
- route (itinéraire)
- runner (circuler, fonctionner, conduire, gérer...)
- runway (piste)
- rush (affluence, ruée, période de pointe)
- scrap (casse, débris...), scrapper (démolir, bousiller)
- sécure (en sécurité, sûr, tranquille)
- shack (cabane, bicoque)
- shaker (trembler, vibrer)
- shape (forme)
- shed (hangar, dépôt...)
- shipper (expédier)
- shop (usine, atelier, boutique)
- shot (coup...)
- show (spectacle, numéro)
- slack (mou, lâche, dévissé...)
- slow (lent, au ralenti)
- smatte (smart) (aimable, fin, habile...)
- spark plugs (bougies d'allumage)
- splitter (partager)
- spot (point, eplacement)
- spotlight (projecteur)
- spotter (repérer, matter)
- spread (pâte à tartiner)
- stage (estrade, scène...)
- stainless (acier inoxydable, inox)
- steamé (vapeur, à la vapeur)
- step (bond, saut, pas), stepper (bondir, sauter)
- storage (entreposage, garde-meubles)
- straight (honnête, droit, strict, de suite, sec / hétéro)
- strap (bandoulière, courroie, lanière)
- stretché (extensible)
- suit (costume, combinaison)
- switch (interrupteur, bouton), switcher (changer, passer de.. à..)
- ticket (contravention)
- timer (chronométrer)
- tip (pourboire)
- toffe/tough (pénible, tenace, dur), toffer (persévérer, tenir bon, endurer)
- touer (tow) (remorquer)
- toune (chanson, air)
- truck (camion), trucker (camionneur, chauffeur routier)
- truster (faire confiance à), trustable (fiable)
- twister (tordre, entortiller)
- update (mise à jour)
- U-turn (demi-tour)
- van (semi-remorque, fourgonnette)
- waiter, waitress (serveur, serveuse)
- watcher (surveiller, guetter)
- windshield (pare-brise)
- wiper (essuie-glace)
- yes-man (courbeur d'échine, marionnette)
- zipper (fermeture éclair, fermeture à glissière)
J'ajoute, à titre personnel, que j'ai remarqué que les Québecquois utilisent toujours "coconut", "noix de coco" leur semblant totalement étranger. Que les structures de phrases sont souvent très anglaises (alors que beaucoup de personnes que j'ai rencontrées n'en parlaient pas un mot !) et, malheureusement, incorrectes. Les répétitions de sujet, par exemple (tu vas tu... ?), ou les erreurs de préposition. Et ce qui m'a le plus "choquée" : l'apparente indifférence face à l'utilisation du masculin pour le féminin, et inversement, surtout pour l'accord des adjectifs (la prononciation des liaisons pouvant induire en erreur. Un exemple : vous dites vous-même "je trouve ça plate et très plate", alors que le terme exact est "plat", avec un t muet) C'est ce que j'ai pu constater lors d'une croisière aux Caraïbes, durant laquelle nous avons passé 12 jours avec une cinquantainte de Québecquois. Nous avons gardé le contact avec l'un des couples, et ces observations se sont confirmées au cours de nos différentes visites l'un chez l'autre. Et qu'on ne me demande pas leur milieu social : le monsieur était directeur d'école... Et oui, bien sûr, c'est une généralisation. Mais je pense qu'à ce stade du débat, on en est tous là...
Je précise que je ne jette pas la pierre, du tout. Face à une langue voisine aussi pénétrante et efficace que l'anglais, on serait contaminé à moins.