Bonjour à tous,
J'ai fait le GR20 il y a quelques temps, et je suis en train d'écrire un texte sur cette expérience. Et dans mes notes je vois que les marcheurs parlent beaucoup sur le sentier (quand ça ne monte pas trop). Et qu'ils parlent de leur quotidien.
Il me semble en effet que la marche est aussi un moment où on prend le temps d'être entre amis ou en famille, et qu'en quelque sorte, on rattrape le temps qu'on a pas pris à discuter durant l'année. Des longues discussions, à la fois sérieuses et désinvoltes, parfois très intimes ou très profondes, s'égrainent le long du GR.
Ce qui attire mon attention c'est que presque tout le monde dit qu'il vient ici pour oublier ses problèmes, pour ne plus penser à rien, pour recharger les batteries et faire le vide.
Pensez-vous que les deux choses soient contradictoires?
Comment le vivez-vous?
Je me dis qu'en papotant, on se vide, d'où la sensation d'être loin des soucis du quotidien.
Y-a-t il un dilemme du marcheur qui consiste à aimer s'extraire du quotidien, mais à continuer à y penser (les gens disent qu'ils font le point) lorsqu'on est loin?
On peut d'ailleurs poser la question même quand on ne parle pas, car je me suis rendu compte qu'on marchant (seul) je repensais à des tas de choses qui s'étaient passées dans l'année. Je me repassais des scènes, des moments durs, des joies etc. Bref, je n'oublie rien sur le sentier
Et pourtant...
Merci de m'apporter vos lumères
Bises aux accros de la nature!