Oui, cela dit, la contrainte que tu poses n'est pas trop limitante quand même !
On a vite fait de trouver une cabane ou une chapelle ou un randonneur égaré, une trace d'habitat, et comme tu le dis dans la présentation du thème, un filet de fumée ou un chemin tracé par l'homme.
Ensuite, à chacun de voir ce qu'il veut mettre en avant : forêt qui s'efface devant l'avancée (voire l'envahissement) de l'homme, forêt ou plus rien n'est inaccessible (dans les Redwoods, les bûcherons sont acheminés sur les terrains de coupe en hélicoptère, et les arbres centenaires / millénaires sont enlevés par le même moyen, évitant ainsi la nécessité de percer des routes), forêt encore hégémonique, mais pour combien de temps... et forêt qu'on tente de replanter après l'avoir anéantie, ou forêt qui reprend ses droits comme dans certains coins de l'arrière-pays niçois ou du haut pays provençal où les hameaux abandonnés disparaissent sous l'assaut des figuiers sauvages et autre chataigniers ou chênes pubescents.
Vaste thème qui permet une grande variété de traitement !
Pour ma part, une des difficultés réside dans la frontière entre la forêt et ce qui n'est plus la forêt. Et ensuite, comme l'a dit Pierre, le manque de lumière dans le sous-bois.
Remarque en passant : Terre Sauvage édite ce mois-ci un numéro spécial consacré aux Arbres et forêts - saine lecture et belles couleurs d'automne !