| Fable de la fourmi voyageuse Raph497 · 31 janvier 2008 à 13:13 29 messages · 18 participants · 5 517 affichages | | | | À: Struebi · 5 février 2008 à 9:03 Re: Fable de la fourmi voyageuse Message 21 de 29 · Page 2 de 2 · 2 018 affichages · Partager Bonjour, Merci pour ces références, j'essaierais de les trouver. Raphaëlle | | | À: Raph497 · 8 février 2008 à 21:22 Re: Fable de la fourmi voyageuse Message 22 de 29 · Page 2 de 2 · 1 912 affichages · Partager Bonsoir Gely, 
- Tu posais effectivement de bonnes questions au sujet de l'acculturation. Malheureusement, pris dans la tourmente ton message a disparu avec beaucoup d'autres.
- A propos d'échanges entre différentes communautés, j'évoquais le voyage du zéro. Le chiffre zéro m'a toujours qq peu fasciné, par son curieux parcours d'une culture à l'autre. En Occident, il figure sous la forme du cercle, qui en géométrie céleste incarne la perfection, l'infini, l'éternité. Le cercle pouvant aussi contenir un carré ou un octogone (association de deux carrés), ces figures géométriques ont toujours eu une haute valeur symbolique qui a été reprise dans la construction d'édifices religieux. Ainsi, Charlemagne adopta l'ordonnance octogonale lors de la construction de la chapelle palatine.
- Les arabes introduisirent le zéro en Europe, en particulier, en Espagne. Mais les autorités religieuses marquèrent une certaine hostilité à l'égard de ce chiffre, qui outre le fait que ce concept était importé par des infidèles, était assimilé au néant. Selon le dogmatisme religieux, le vide était la négation de l'existence d'un Dieu omniprésent. A l'époque, pour éviter de finir en brochettes sur un bûcher, il valait mieux ne pas aborder le sujet. Toutefois, c'est un moine champenois dont j'ai oublié le nom, qui est à l'origine de la reconnaissance du zéro en France vers le douzième siècle (date à vérifier).
- Etrangement, chez les arabes, le zéro n'est pas représenté par un cercle mais par un point. De son côté le chiffre cinq, qui porte chance, figure sous la forme d'un cercle souvent incarné par la coupole symbolisant la voûte céleste. Cinq, c'est aussi les cinq doigts de la main, la main de Fatima, la fille préférée du prophète.
- Chaque culture s'approprie des éléments d'autres cultures en les intériorisant. En Alsace, un cinq était suspendu au-dessus du lit de la grand-mère pour faire tomber la fièvre. Et celà marchait...
- Comme quoi, "la fable de la fourmi voyageuse "contrairement à deux avis inutilement blessants, ouvre de multiples perspectives en rapport avec la découverte des autres mondes.
Michel | | | À: Harlaut · 8 février 2008 à 21:58 Re: Fable de la fourmi voyageuse Message 23 de 29 · Page 2 de 2 · 1 901 affichages · Partager .........."L'épopée de l'invention du zero" de D. Guedj......chez Pocket....... | | | À: Dennis · 9 février 2008 à 17:09 Re: Fable de la fourmi voyageuse Message 24 de 29 · Page 2 de 2 · 1 861 affichages · Partager Bonjour Dennis, 
- C'est bien sympathique de m'avoir transmis ces références. Tous mes remerciements.
- Une petite question, connaissez-vous le nom du moine champenois dont j'ai parlé ? Je n'arrive plus à le retrouver.
- Pour revenir au zéro, il me semble que ce sont les sumériens qui sont les inventeurs du zéro, sans pour autant l'avoir utilisé.
- Leurs mains, encore elles, leur servaient, en sorte, de première machine à calculer. Avec le pouce de l'une de leur main, ils comptaient le nombre de phalanges des 4 autres doigts, au total celà donne 12. Chaque douzaine était ensuite retenue à l'aide d'un doigt de l'autre main, ce qui donnait finalement 5 x 12 = 60, voilà comment ils sont arrivés au système sexagésimal.
- Encore de nos jours, nous utilisons ce système de numération, un héritage sumérien, comme par exemple, quand nous demandons une douzaine d'oeufs, regardons l'heure (soixante minutes), ou faisons un tour complet appelé aussi un 360 degrés (60 par 6) dans certaines disciplines sportives.
- Les Babyloniens puis les Omeyyades ont repris ce système de numérisation.
Comme quoi, il n'y a pas de frontières à l'intelligence. Bon WE. Michel | | | À: Harlaut · 10 février 2008 à 9:23 Re: Fable de la fourmi voyageuse Message 25 de 29 · Page 2 de 2 · 1 454 affichages · Partager Gerbert d'Aurillac ? Mais il venait d' Auvergne... | | | À: Struebi · 10 février 2008 à 17:03 Re: Fable de la fourmi voyageuse Message 26 de 29 · Page 2 de 2 · 1 430 affichages · Partager Difficile de ne pas tirer la conclusion que le passage de touristes occidentaux au très fort pouvoir d'achat, présentant ostensiblement tous les signes d'une fortune dérangeante, conduit les autochtones à perdre une partie de leur âme tandis qu'ils gagnent les miettes acquises en s'abaissant. Le sujet est délicat. Le mythe du bon sauvage corrompu par l'étranger n'est pas loin. Pourtant il y a des témoignages qui sont très révélateurs. Comment envisager une rencontre des cultures qui ne soit pas une acculturation à sens unique ? Vaste question, je ne trouve pas idiot d'y réfléchir...
Euh... je n'ai pas tres bien compris pourquoi on considerait dans la fable que l'abeille ne travaille pas. L'apparition du miel dans la ruche, c'est comme la vierge de lourdes? Et en quoi est ce affreux que l'abeille vive du commerce de son miel? c'est honteux de travailler? Et votre "bon sauvage", vous ne croyez pas qu'il bosse? Ce n'est peut etre pas dans un bureau, mais c'est du travail quand meme. Du coup, je ne vois pas le rapport avec le mythe du bon sauvage. Que l'abeille donne un peu de miel a une fourmi qui passe, je comprend. Que lorsque une horde de fourmies lui demande du miel, elle demande un peu d'argent pour compenser car elle ne peut pas donner gratuitement a tous. L'aculturation serait qu'apres peu de temps elle ne sache plus faire du miel, mais gagne de l'argent juste pour se faire prendre en photo a cote d'un vieux pot de miel vide. Ce n'est pas le cas dans la fable. Moralite, ben, j'ai pas compris la morale ou le rapport avec le bon sauvage. Si quelqu'un pouvait m'expliquer....  La fable partait bien pourtant je trouvais.... | | | À: Redcloud16 · 10 février 2008 à 21:22 Re: Fable de la fourmi voyageuse Message 27 de 29 · Page 2 de 2 · 1 411 affichages · Partager Bonsoir Redcloud, 
Effectivement, il s'agit bien d'un moine auvergnat, Gerbert d'Aurillac, qui, d'ailleurs, fut appelé à enseigner en Champagne, au collège de l'archevêché de Reims. A la fin de sa vie, en 999, à la suite d'une belle promotion, il accède à la papauté sous le nom de Sylvestre II, mais avec ses théories sur le zéro, les ecclésiastiques le considéraient comme un pape pas très catholique.
Avec tous mes remerciements pour cette info. 
Michel | | | À: Petitpanda · 11 février 2008 à 9:05 Re: Fable de la fourmi voyageuse Message 28 de 29 · Page 2 de 2 · 1 390 affichages · Partager "L'aculturation serait qu'apres peu de temps elle ne sache plus faire du miel, mais gagne de l'argent juste pour se faire prendre en photo a cote d'un vieux pot de miel vide. Ce n'est pas le cas dans la fable."
L'acculturation, ce ne serait pas faire du miel, non pas parce que c'est dans sa culture mais, parce que ça rapporte de l'argent ? | | | À: Struebi · 2 août 2008 à 12:26 Re: Fable de la fourmi voyageuse Message 29 de 29 · Page 2 de 2 · 1 271 affichages · Partager intéressante cette bibliographie, pour info "la fabrique de l'homme occidental" tu la trouveras dansl a collection des mille et une nuits (arte éditions) | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 965 visiteurs en ligne depuis une heure! |