| Lumière d'automne au cœur du Southwest Lol64 · 11 janvier 2017 à 19:15 · 243 photos 342 messages · 34 participants · 29 790 affichages | | | | À: Brigitte42 · 17 janvier 2017 à 22:50 · Modifié le 19 jan. 2017 à 0:41 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 101 de 342 · Page 6 de 18 · 1 939 affichages · Partager Bonsoir Brigitte,
C'est sympa d'être sortie un instant du silence pour signaler ta présence. L'écrit n'a pas de sens s'il n'y a pas de lecteur et je suis bien contente que mon récit vous rappelle de bons souvenirs.
j'avais mal calculé mon coup : nous n'avons pas eu l e temps de voir Petrified Forest...
C'est dommage mais on a tous des "ratés", des "pas le temps", des "trop fatigué". On prépare les choses des mois à l'avance parfois et un petit caillou dans l'engrenage vient bloquer toute la mécanique. Heureusement quelquefois, ça marche dans l'autre sens, une belle surprise qu'on n'attendait pas, une rencontre inattendue. C'est comme ça et finalement, ce n'est pas si mal. Un voyage sans surprise serait peut-être un peu trop... terne  .
Courage donc pour la suite : j'espère que la voiture a tenu le coup ?
Merci pour tes encouragements  Oui, la voiture se pliera à nos désirs cette fois-ci  .
Bonne soirée | | | À: Inc59 · 17 janvier 2017 à 23:01 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 102 de 342 · Page 6 de 18 · 1 935 affichages · Partager Bonsoir Cyril,
Tu parles très bien géologie, au contraire !
Tout espoir est donc permis  
j'ai trouvé ton CR très proche des écrits de Nicolas Bouvier, avec une écriture très 'visuelle' et qui retranscrit et fait partager clairement ton ressenti.
Je ne connaissais pas  mais la comparaison m'honore  . Mon but premier est effectivement de partager tout ce que je peux ressentir au contact de ces sites qui ne peuvent laisser indifférent (enfin, en règle générale  j'ai connu des irréductibles). Si j'y réussis un tant soit peu, tant mieux !
pour les changements de notre voyage de cet été, j'ai finalement décidé de faire la visite de Ha Ho No Geh, Blue Canyon et Coal Mine avec Evelyn Fredericks, histoire d'optimiser mon temps sur place et de discuter de la culture locale. Quant à la nuit sur place, je vais suivre ton conseil, mais j'hésite entre Tuba City et le Cameron Trading Post, pas très loin et qui a l'air plus sympa. Comme ça le lendemain matin je pourrai faire ou refaire Coal Mine avant de partir sur Page
Chouette programme, vous allez vous régaler ! Il faudra faire un petit retour sur l'expérience histoire de faire avancer le schmilblick pour les suivants  
Bonne soirée | | | À: Lol64 · 17 janvier 2017 à 23:13 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 103 de 342 · Page 6 de 18 · 1 923 affichages · Partager Ce soir, pas d'étape prévue mais au contraire un épisode plus personnel (du 100% vécu) que j'ai choisi d'intégrer au récit. Après tout, ça fait aussi partie du voyage.
Pour ceux que seuls les sites intéressent, quartier libre et rendez-vous demain pour la suite !
Mercredi 5 octobre : scène de vie 1
Il est environ 16h, nous sortons de notre chambre, sac au dos, prêts à découvrir le canyon de Chelly. Derrière nous un bruit de porte puis une voix, américaine : excuse me !
Une femme, âge moyen, coquette, volubile, s'approche. Elle parle, parle, vite, si vite. Je saisis un mot screw qui me dit vaguement quelque chose. Aidée par ses gestes, soudain la lumière se fait dans mon cerveau embrumé qui pourtant doute. Elle veut... un tire-bouchon, au milieu du couloir, à 4h de l'après-midi ? Ai-je vraiment bien compris ? Je doute encore et pourtant c'est bien ça.
Je souris, m'excuse. Sorry, I don't have any screw quand tout-à coup un doute me saisit. Wait a second. Je fais glisser mon sac à dos, ouvre la poche avant. Après quelques tâtonnements, mes doigts trouvent mon couteau suisse tout neuf. Le vieux est resté quelque part sur une table de pique-nique des Indian Canyons en février dernier.
J'extirpe le couteau multifonction devant ses yeux ébahis, dégage maladroitement the screw ! Il n'a pas beaucoup servi celui-là, il coince un peu. En face de moi, l'américaine s'exclame, crie, rit, me remercie cent fois, c'est à croire que je viens de lui sauver la vie. Pour un peu, elle m'aurait sauté au cou. Ah, l'expressivité américaine laisse rêveur...
Elle saisit mon couteau, court vers sa chambre deux portes plus loin m'assurant qu'elle va faire fast, very fast, as fast as possible ... et ressort quelques secondes plus tard le tire bouchon dans une main, une bouteille de vin rouge dans l'autre. Sans façon, la voilà à genoux au milieu du corridor. Elle commence la manœuvre laborieusement. Une seconde femme sort de la chambre une poche de glace à la main, nous remerciant encore. L'opération ne s'avère pas si facile, l'outil est rudimentaire, l'utilisatrice fébrile. En grand chevalier, mon homme intervient, propose son aide. Et les voilà tous deux agenouillés côte à côte au milieu du couloir, autour de la bouteille au bouchon récalcitrant... qui cède enfin.
Nouveaux remerciements, nouvelles exclamations, éclats de rire. La porte se referme enfin et nous poursuivons notre chemin vers le parking, encore ébahis par la scène.
Plus tard, bien plus tard quand nous rentrerons de balade, nous tomberons sur cette même femme qui nous reconnaîtra, nous interpellera, bras grands ouverts, s'enquerra de notre sortie, de notre santé, de notre soirée. Nous voilà avec une nouvelle amie américaine, éphémère, superficielle, exubérante ! Bon, elle ne nous a quand même pas invités à partager sa bouteille de gros rouge... avec glaçons 
| | | À: Lol64 · 19 janvier 2017 à 0:38 · Modifié le 22 jan. 2017 à 21:43 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 104 de 342 · Page 6 de 18 · 1 846 affichages · Partager Jour 4 : Jeudi 6 octobre : de Chinle à Mesa Verde
Réveil à 5h, y a du progrès ! Ce soir, nous nous coucherons dans l'état du Colorado mais avant, une exploration du canyon de Chelly plus en profondeur est prévue avec White house trail et encore avant, la recherche d'un lieu plus ou moins confidentiel dont j'ai entendu parler sur le net (merci, entre autres, à Orionide qui s'est montré très convaincant à ce sujet  ) : Hope Arch.
Le soleil n'est pas encore levé quand nous nous glissons sur le parking. Le ciel est totalement dégagé et il fait un froid de canard. Tour de la voiture : les pneus ont l'air intact. Contact : aucun voyant suspect. On y va !
A la sortie de Chinle, il nous faut trouver l'entrée de la piste. J'ai le point GPS de départ, celui d'arrivée, quelques photos satellites et des conseils d'internautes avertis. Quelques doutes sur place, légère divergence entre réalité et théorie, un moment d'hésitation, finalement on avance. La piste n'est pas vraiment difficile mais on n'a pas non plus une grande habitude. Ça flotte un peu sur le sable, pas mal de caillasse, des vaches et des chevaux.
On roule prudemment, doucement, mais on finit par arriver sous la fameuse ligne à haute tension, point de repère inratable. La toute dernière ligne droite, sableuse et ravinée à souhait, nous la ferons à pied. Pas question de risquer de rester coincer dans ce coin loin de tout. On approche lentement et lentement, l'arche se dévoile à nos yeux. Le soleil n'est pas encore très haut dans le ciel et la lumière, douce, enflamme la roche. Le silence. Elle est là, grandiose, majestueuse, parée de rouge, veinée de blanc. Elle s'étire, elle s'étale, elle prend ses aises.
On part à sa conquête et elle nous avale dans la courbe parfaite de son cœur.
Au loin un cheval efflanqué broute à proximité d'une mare d'eau. Derrière, une ébauche de vague vient caresser l'assise rocheuse
Inutile d'en dire plus. L'instant est sacré.
Retour à l'hôtel, petit-déjeuner improvisé, on refait les sacs, on rend les clés et retour sur la rive sud du canyon de Chelly où nous avons prévu une petite balade : White House Trail.
Le seul problème de ce trail, c'est qu'on commence par descendre tout au fond du canyon et qu'ensuite, bien évidemment, il faut songer à remonter !
La matinée est bien entamée, le soleil est déjà haut et le sentier très exposé. On cuit.
Heureusement, le cadre nous fait oublier ce "petit" désagrément. Comme toujours, le fait de descendre dans le canyon change l'angle de vue et en quelques mètres, tout est différent. Nous voilà dans le décors. La descente sur le slide rock d'abord puis sur un bon sentier gravillonné est facile. Le paysage est enchanteur. La roche rouge nous enveloppe, bientôt, on ne voit plus la rim. Les arbustes peignent des touches de verdures sur ce tableau où l'ocre domine. Plus bas, la vallée nous appelle. On la devine accueillante, réconfortante avec sa végétation luxuriante. Un tunnel, nous y sommes.
Le petit paradis que j'avais pressenti la veille au coucher du soleil, se confirme. C'est un havre de paix que cette vallée enfouie dans la roche avec une rivière, de l'herbe bien grasse, de gros arbres qui projettent sur le sol leur ombre bienfaisante, des champs fertiles, des oiseaux... Plus loin, White House, les vestiges d'habitats bien plus anciens, creusés dans la paroi de la falaise. Le paradis ne date pas d'hier.
On y traîne un peu. C'est en quelque sorte une parenthèse dans le monde d'aujourd'hui. Le temps ne semble pas s'y écouler à la même vitesse. Quelques stands de bijoux navajos attendent le client mais les vendeurs, nonchalants, ne semblent pas convaincus. Soudain un bruit de moteur. Une puis deux jeeps arrivent dans un nuage de poussière, se garent, laissent échapper de petits groupes de touristes. Ne pas s'attarder, faire demi-tour de ce pas lent, un peu lourd qui accompagnera toute la remontée et se remplir les yeux de ces images qui racontent la beauté et la paix tandis que derrière nous le monde moderne poursuit sa quête insatiable.
Curieusement, la remontée sera plus facile et plus courte que prévue. Quand je vous dis qu'il y a par ici quelque chose de plus qu'ailleurs !
Détour par Spider Rock que nous avons déjà vu hier soir mais qui était partiellement plongé dans l'ombre. Banco, cette fois ci, le rocher est baigné de lumière. C'est pas beau ça ?
Cette fois, nous quittons canyon de Chelly pour de bon. Il nous reste encore pas mal de route et l'heure tourne. Impasse sur la rive nord de Canyon de Chelly par laquelle nous passons sans nous arrêter. Il faut bien faire des choix.
C'est par le chemin des écoliers que nous reprenons la route du nord. Et on monte, on monte, toujours, encore, sans fin, sur une route à la pente parfois impressionnante, à l'assaut des monts Lukachukaï. Très vite, les arbres remplacent la roche. De grands conifères bordent la route, des aspens flamboyants habitent les pentes. L'automne, dans ses plus beaux atours, nous a rattrapés. On l'avait presque oublié. Il va falloir me croire sur parole, les photos du secteur ont mystérieusement disparues !?
Buffalo Pass, nous voilà au col. La route hésite un instant puis bascule lentement vers la plaine, de l'autre côté. Une plaine couleur sable, où rien ne pousse. Une plaine de rocaille, où le rare bétail cherche longuement une touffe de graminées à brouter.
Les pylônes électriques soulignent la route qui s'étire, droite, interminable devant nous et au milieu, seul, majestueux, Shiprock, le rocher ailé des Navajos, né du magma brûlant recraché par la terre soudain prise de secousses à moins que ce ne soit plutôt de cet aigle géant qui déposa ici un peuple d'indiens migrateurs. Les légendes se mêlent à la science avec une harmonie peu commune. Ici, c'est sûr, la pierre est habitée.
Petit détour sur la gauche par l'indian service road 5010 pour se rapprocher du monstre endormi. La piste n'est pas très bonne, on est secoué comme des pruniers. On n'en finit pas de se rapprocher mais la bête ailée semble toujours aussi lointaine. Pourtant ce géant de roc gonfle et grandit dans la plaine immense et vide. On finit par s'arrêter, par descendre de voiture, tentant une approche à pied. Le vent souffle à nos oreilles des mots incompréhensibles comme une interminable litanie. Je comprends qu'on puisse avoir envie de partir à sa conquête, de se lancer à l'assaut de ses pentes abruptes, de le dominer, de le dompter, lui qui règne sur cette espace infini et désert depuis si longtemps. Nous resterons humbles, abandonnant notre quête, faisant demi-tour sur la pointe des pieds. Nous n'avons fait qu'effleurer la longue silhouette qui trace, sur les images satellites, un trait sombre et bien net. Pas assez pour découvrir son secret sans doute mais suffisamment pour ressentir l'aura mystique qui s'en dégage.
La route continue, toujours aussi droite, toujours aussi interminable, avec son lot de mobilhomes disséminés ça et là, dans la poussière, sans même un morceau d'asphalte pour y accéder, avec en guise de ciel, des fils électriques qui se croisent en un enchevêtrement improbable. Et puis, encore, des citernes, des carcasses de voiture, une décharge. Matin et soir le bus scolaire passe par ici, s'arrête, ramasse son lot d'écolier. La seule issue possible semble-t-il dans ces réserves indiennes où les seuls bâtiments modernes qui se dressent tels des anachronisme saisissants sont l'hôpital et l'école.
Un ou deux virages, larges, amples comme on n'en connaît pas par chez nous et on change d'état : welcome to Colorado. Une ligne sur le sol, un simple trait que l'on franchit et tout change, les maisons, les gens, même la nature. Exit les visages basanés aux longs cheveux de jais, disparus les mobilhomes disparates et de guingois. Place aux pelouses vertes autour de coquets pavillons, aux grands arbres colorés, aux commerces florissants. Que s'est il donc passé, ici, qu'on a oublié la bas ?
Nous abordons la montée vers Mesa Verde, parc national. Il y a 20 ans, les collines ont été ravagées par le feu. Plus de sapin, plus de gros arbres feuillus, juste quelques buissons d'où s'échappent comme un sinistre appel à l'aide des branches calcinées, terribles squelettes. Combien de temps faudra-t-il aux géants de nos forêts pour coloniser à nouveau ces pentes désertées ?
Un, deux, trois points de vue sur la vallée qui s'éloigne. La température a terriblement chuté. Nous sommes à 2700m environ. Dans la chambre que nous occupons au far view lodge, le seul hôtel du parc, le chauffage fonctionne en continu. Ici, pas de télé, pas d'Internet, même pas de réseau. Les satellites ont oublié ce coin du globe et on se retrouve un peu bête sans toutes nos connexions.
Je me suis endormie la tête dans les étoiles. Notre chambre donne sur les collines, le regard s'y envole à des kilomètres sans que rien ne l'arrête. La nuit est noire d'encre. Pas de réverbères, pas de villes au loin, aucune pollution lumineuse. Même pas le moindre nuage. Dans ce tapis de velours noir qui nous enveloppe, de petits points lumineux apparaissent, se multiplient, habillent l'obscurité d'une rivière de diamants. J'ai laissé les rideaux tirés, blottie bien au chaud sous la couette, me voilà partie pour un voyage qui m'emmène au delà du système solaire.
HOTEL : Far View Lodge, le seul situé dans le parc de Mesa Verde. Les chambres rénovées sont charmantes. Vue sur les collines avoisinantes et petit balcon de bois. Elles étaient annoncées avec wifi mais on n'a pu se connecter qu'à la réception et nous n'étions pas les seuls ! C'est très bien mais ça reste cher pour la prestation. Je reste persuadée qu'il est préférable de loger hors du parc, à Cortez par exemple où il existe de nombreuses chaînes hôtelières et ceci malgré la route à faire pour gagner le parc. Il suffit alors de se lever tôt 
BILAN : Hope Arch   de toute beauté, l'élégance personnifiée. Sans hésitation, il faut faire l'effort d'y aller le matin ou en début de soirée. Et ce n'est pas un gros effort !
Canyon de Chelly White House trail     avec la south rim, c'est vraiment le truc à faire à Chelly. Il faut environ 2h, 2h30 grand maximum pour faire la balade sans se presser. Ça n'a l'air de rien, comme ça, descendre et remonter dans un canyon que l'on voit très bien du haut et pourtant, ça change tout.
Shiprock  ce rocher vaut bien le détour mais pas sûr qu'il soit absolument nécessaire de prendre la piste pour s'en rapprocher, à moins d'y être à la golden hour, avec un éclairage exceptionnel. Par contre, j'ai adoré la route qui passe par les monts Lukachupai et qui plonge ensuite dans la plaine avant de rejoindre le Colorado. Elle est incroyable de diversité et de contraste. Impossible de s'y ennuyer, elle vous emporte sans vous laisser le temps de reprendre votre souffle. SUITE | | | À: Lol64 · 19 janvier 2017 à 8:54 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 105 de 342 · Page 6 de 18 · 1 809 affichages · Partager Bonjour Laure, tes photos sont superbes, quel ciel bleu et ton récit est captivant et bien documenté. Je vais mettre à jour mon road book. Michèle | | | À: Lol64 · 19 janvier 2017 à 15:24 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 106 de 342 · Page 6 de 18 · 1 767 affichages · Partager Bonjour Laure,
Cette photo
permet de se rendre compte de la taille de l'arche.
Le Canyon de Chelly nous a beaucoup plu, ainsi que les points de vue de la rive nord. Mais, comme tu le dis : "Impasse sur la rive nord de Canyon de Chelly par laquelle nous passons sans nous arrêter. Il faut bien faire des choix"
Nous aussi, nous sommes obligés de faire des choix, on ne peut pas tout inclure par manque de temps.
A bientôt !
Christine | | | À: Franchie · 19 janvier 2017 à 23:19 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 107 de 342 · Page 6 de 18 · 1 705 affichages · Partager Bonsoir Michèle,
quel ciel bleu et ton récit est captivant et bien documenté. Je vais mettre à jour mon road book
C'est vrai que pour la météo, nous avons eu de la chance mais ça ne sera pourtant pas tous les jours aussi bleu, tu vas voir très bientôt 
Et si je te donne des idées ou des infos, tant mieux  ! Là, je vais entamer la partie Colorado et puis ce sera retour vers le Nouveau-Mexique. De quoi te donner encore plein de nouvelles idées ou pas  .
Merci pour ce petit mot | | | À: Hiacinthe · 19 janvier 2017 à 23:26 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 108 de 342 · Page 6 de 18 · 1 700 affichages · Partager Bonsoir Christine,
Merci pour ton assiduité et tes remarques toujours très pertinentes.
Cette photo permet de se rendre compte de la taille de l'arche.
En général, je n'aime pas mettre des photos avec des personnages (pourtant j'adore quand les autres en mettent   ) mais là, je dois avouer que ça aide bien pour se rendre compte de l'échelle.
les points de vue de la rive nord
Normalement, j'avais prévu de m'arrêter aux points de vue mais comme nous sommes retournés à Spider Rock, nous avons perdu un peu de temps et puis, je voulais en garder un peu pour Shiprock aussi. Ah, si on pouvait rallonger les journées de vacances (les autres aussi parfois  )
Bonne fin de soirée et à bientôt | | | À: Lol64 · 19 janvier 2017 à 23:35 · Modifié le 20 jan. 2017 à 22:44 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 109 de 342 · Page 6 de 18 · 1 695 affichages · Partager Scène de vie 2 : contraste
Chinle 9h du matin. Il nous faut de l'essence, notre jeep est toujours aussi gourmande. Arrêt à une station, des pompes, Diesel, Regular, un bâtiment à la porte vitrée, un caissier derrière le comptoir, bref une station service comme il en existe des millions dans le monde, standardisées, toutes identiques.
Je pousse la porte. Ici, on paie avant de se servir. 15 dollars sur la une, j'ai plus l'impression de miser à la table de jeu d'un casino que de remplir le réservoir de la voiture.
Mais d'ailleurs, est ce vraiment une station essence ? A ma gauche, deux rangées de 23 machines à laver, oui, ça fait 46 en tout, soigneusement numérotées, surmontées d'autant de sèche linge. Et derrière les hublots, du linge qui tourne dans des vagues de mousse. A ma droite, un supermarché offre des produits de première nécessité. Des sandwichs se mêlent aux produits d'entretien, au beurre de cacahuète, aux cahiers d'écolier. Et dans ce lieu qu'il est difficile de définir avec exactitude, des hommes, des femmes se croisent en traînant les pieds. Presque tous ont la peau cuivrée, les cheveux noirs, souvent mi-longs.
Ici pas de bavardages, de papotages, les échanges se comptent en mots, on va à l'essentiel. Les visages sont fermés, de marbre, les lèvres fines et serrées. Impossible de lire le moindre sentiment sur ces faces figées, impassibles. Et si d'occurrence mon regard venait à croiser un de ces regards sombres, immédiatement, il se détournerait, fuyant la confrontation, l'échange. Est ce de la pudeur, du respect ou alors de l'indifférence voir du mépris ? Impossible de répondre à cette question.
Une chose est sûre, l'ambiance qui résulte de cet état de fait est étrange, froide, inhumaine et donne juste l'envie de partir, vite, loin. Peut être est-ce le but recherché..
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Quelques heures plus tard nous marchons sur un sentier de terre, au milieu des parois de roche rouge du White House trail. Une femme est arrêtée sur le bas côté. Échange de sourires.
Hello ! Immédiatement la conversation s'engage, sur le temps, le site. Suit un : where are you from ? Et la conversation se poursuit, curiosité amicale : pourquoi êtes vous ici ? Qu'aimer vous dans notre pays ? Et les enfants et votre parcours ?
Elle est du nord de San Francisco, elle rêve de l'Europe où elle n'a jamais mis les pieds. Elle a la peau claire, les cheveux châtains. Elle est américaine jusqu'au bout des ongles. Les mots volent, virevoltent, se bousculent, tellement de choses à dire, à entendre. Elle nous assure qu'elle ne veut pas de Trump, qu'elle n'est pas la seule. On sourit sans relever. J'explique les grands espaces qu'on aime tant, apanage de l' ouest américain, qui n'existent pas (plus ?) sur le vieux continent où à chaque virage, on tombe sur un village avec son clocher. Et tandis que je parle, des étoiles brillent dans ses yeux.
On a envie de s’asseoir, de continuer, juste parce que c'est bien, c'est autre chose, c'est une rencontre, une porte qui s'entrouvre sur un ailleurs qui se laisse deviner et c'est bon.
SUITE | | | À: Lol64 · 20 janvier 2017 à 1:38 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 110 de 342 · Page 6 de 18 · 1 678 affichages · Partager Hello Laure,
Nous avons gardé de très bons souvenirs de nos rencontres avec des Indiennes à Chinle (et sur la rive nord du Canyon de Chelly).
Nous avons lavé notre linge à la laverie publique située juste à côté du grand supermarché de Chinle, là où tous les Indiens viennent (ils n'ont peut-être pas de machine à laver chez eux). Je les regardais, et voyais que les enfants et papas mettaient la main à la pâte pour plier le linge.
Nous avons mangé au 1er étage du supermarché pendant que les machines tournaient, il y avait des tables et chaises. Nous avons acheté notre pique-nique à la rôtisserie du supermarché, c'était bon.
Une Indienne me voit entrer aux toilettes publiques du supermarché. Et, comme elle savait qu'il n'y avait pas de papier toilettes, elle propose de me passer du papier par dessus la porte des WC. Elle arrache des feuilles de papier qui servent à s'essuyer les mains à côté du lavabo, et me les passe tout en commençant à engager la conversation (me demande de quel pays je viens...). C'était incongru et marrant comme situation.
Sur la rive nord, nous avons rencontré des Indiennes qui vendaient des bijoux et poteries. Nous avons demandé à l'une d'entre elles si elle pouvait raccourcir un bracelet. On devait le récupérer au retour des points de vue. Tout d'un coup, à quelques mètres de leurs stands, nous voyons un très beau lézard coloré. Nous essayons de le photographier, mais il s'enfuit. Et, puis, nous entendons des cris. Nous pensons aux Indiennes. Effectivement, ce sont elles. Elles rient, elles sont joyeuses. Nous apprenons qu'elles sont soeurs. Elles nous disent que leur grand-mère leur a parlé de cette espèce de lézard, mais elles n'en avaient pas vue. Le lézard se promène sur le drap blanc de l'un des stands et se laisse photographier. Nous discutons avec les Indiennes. Elles nous demandent si on peut leur envoyer des photos du lézard et nous donnent leur adresse. A notre retour en France, nous leur avons donc envoyé des photos du lézard sur leur stand.
En revanche, au parking et à la station essence, l'ambiance était beaucoup moins joyeuse. Comme à Tuba City (lors de notre circuit de juin dernier), des Indiens faisaient la manche.
Lors de notre visite du Canyon de Chelly, à un point de vue, je crois, nous avons fait la connaissance d'un couple qui venait du Texas. Nous avons discuté pendant un bon moment avec eux. Ils nous ont dit, notamment, qu'ils venaient ici parce qu'il faisait bon, beaucoup moins chaud que chez eux. Pourtant, nous avons visité le Canyon de Chelly en juillet 2013 et la température était assez élevée malgré les nuages menaçants.
A bientôt ! | | | À: Lol64 · 20 janvier 2017 à 8:44 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 111 de 342 · Page 6 de 18 · 1 649 affichages · Partager Bonjour Laure, J'ai adoré (si, si) la photo de l'arche, surtout celle où un personnage (toi ?) indique l'échelle !
Nous étions allés à Mesa Verde en 1990 et aussi logé au Far View : vrais petits chalets de montagne, agréables. Peu de contact avec les personnes de l'accueil, les serveurs,... : polis mais peu souriants. Pareil à Monument Valley, au Goulding Lodge.
L'endroit, cependant, nous avait plu et nous avions regretté de n'y passer qu'une nuit ; il y avait, le soir, des 'conférences ' et animations dans le bâtiment principal, après souper, pour les 'résidents' : centrées sur les Indiens, depuis leur vie d'avant... et la vie qu'ils menaient actuellement, l'artisanat, les récoltes,... : vraiment intéressant (nous avions, avec nous, notre fils : 18 ans).
Après Monument Valley, nous avions traversé Kayenta et nous étions arrêtés à une station d'essence : là, nous avions vu dans quelle misère, dans tous les sens du terme, les locaux (Indiens) vivaient En pleine journée, une rangée d'hommes, ni jeunes, ni vieux, assis sur une marche, le regard ailleurs, absents... : ils attendaient, simplement... Ils ne faisaient pas la manche, ni ne tentaient de vendre qq chose : ambiance plombée.
Par contre, nous avons fait souvent des rencontres lumineuses, avec des Américains qui entamaient la conversation, nous racontaient tout sur eux, parlaient de leurs opinions comme à des amis de longue date... et demandaient les mêmes choses sur nous : on est encore bien loin d'avoir nivelé les classes et les origines...
Tu as l'art de faire passer tes ressentis dans ton récit ; je ne te suis plus : je suis 'dedans' !
Bonne journée. | | | À: Hiacinthe · 20 janvier 2017 à 22:02 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 112 de 342 · Page 6 de 18 · 1 586 affichages · Partager Bonsoir Christine,
Merci pour ce témoignage, si différent, bien plus léger il me semble que le mien. Les rencontres se suivent et ne se ressemblent pas toujours. C'est ce qui fait la richesse du voyage mais aussi celle du témoignage partagé.
J'avais déjà lu, sans doute dans ton carnet, l'épisode des toilettes et du papier au dessus de la porte. Cocasse en effet 
Quant aux indiennes vendeuses de bijoux derrière leurs étals, je pense qu'on entre là dans un autre type de relation, un peu tronquée par l'enjeu commercial, comme lissée par le système, le tourisme et tout ce que cela implique.
Ce dernier post que j'ai mis en ligne, intitulé : Scène de vie 2, j'ai hésité à l'intégré dans mon carnet de voyage. Cependant je l'ai écrit au cours du voyage, instinctivement, un peu comme on appuie sur le déclencheur de l'appareil photo. Ce n'est pas une réflexion, c'est une impression, forcément subjective mais elle fait partie de ce trip autant que les impressions, écrites ou imagées, nées de la découvertes de sites ou de points de vue particulièrement jolis. C'est pourquoi j'ai finalement décidé de l'intégrer au récit.
Je suis contente que ce témoignage en évoque d'autres. Merci à toi d'avoir pris le temps d'apporter le tien 
A bientôt | | | À: Brigitte42 · 20 janvier 2017 à 22:07 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 113 de 342 · Page 6 de 18 · 1 580 affichages · Partager Bonsoir Brigitte,
C'est un plaisir de te retrouver ici et de lire tes interventions.
la photo de l'arche (...) où un personnage (toi ?) indique l'échelle
Oui, la petite croix noire au cœur de l'arche, c'est bien moi. Et je peux t'assurer que perchée là-haut, on découvre toute une autre gamme de sensations. Tout d'abord c'est la domination qui frappe. La plaine est à tes pieds, si lointaine, si petite soudain, et le regard part à l'assaut de l'horizon, court, s'envole comme s'il ne connaissait plus de limite. Ensuite, des yeux tu suis la courbe de ce "cœur", si douce, à l'arc presque parfait et tu atteints le "plafond" de l'arche. La roche rouge, aiguisée, comme sculptée sur tout ce bleu. Et le reste du monde se met à tanguer tandis que te voilà comme absorbée par ce monde minéral dont, un court instant, tu n'es plus qu'une infime part.
Non, non, promis je n'ai rien bu, rien fumé et je suis, autant que faire se peut, saine d'esprit  Mais c'est un souvenir très fort cette arche, seuls (on était quand même deux) au petit matin.
Après Monument Valley, nous avions traversé Kayenta et nous étions arrêtés à une station d'essence : là, nous avions vu dans quelle misère, dans tous les sens du terme, les locaux (Indiens) vivaient
En pleine journée, une rangée d'hommes, ni jeunes, ni vieux, assis sur une marche, le regard ailleurs, absents... : ils attendaient, simplement... Ils ne faisaient pas la manche, ni ne tentaient de vendre qq chose : ambiance plombée.
C'est exactement ce que j'ai ressenti au cours de la traversée de ces villages, avant Holbrook et aussi dans le secteur de Shiprock, avec ces regards qui se perdent dans le lointain, semblent vides, avec cette ambiance si pesante que tout à coup, elle ternit jusqu'à l'éclat du soleil. J'ai souvent lu dans des témoignages de voyageurs qui traversaient ces contrées, la description d'une impression de malaise poussant à s'éloigner, à partir sans trop s'attarder mais je n'avais jamais imaginé une telle réalité.
Par contre, nous avons fait souvent des rencontres lumineuses, avec des Américains qui entamaient la conversation, nous racontaient tout sur eux, parlaient de leurs opinions comme à des amis de longue date... et demandaient les mêmes choses sur nous.
C'est exactement ce que j'ai voulu mettre en exergue, le contraste, flagrant, choquant de ces deux mondes qui pourtant se côtoient au quotidien. Nos témoignages, il me semble, se rejoignent. Et la différence entre cette ouverture, ce contact, cette facilité à aller vers l'autre que j'admire et j'apprécie tant chez les américains et cette froideur brute et dure qui se dégage des "villages" indiens n'en est que plus flagrante.
je ne te suis plus : je suis 'dedans'
C'est le plus beau compliment que tu pouvais me faire, merci ! 
A bientôt | | | À: Lol64 · 20 janvier 2017 à 22:42 · Modifié le 22 jan. 2017 à 22:33 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 114 de 342 · Page 6 de 18 · 1 565 affichages · Partager Jour 5 : Vendredi 7 octobre : Mesa Verde
Réveil à 5h, peut mieux faire. Le petit matin est frais mais superbe. Nous partons à la conquête de Mesa Verde.
Hier soir, nous sommes arrivés trop tard pour prendre les billets pour Balcony House. Ce matin, à l'ouverture du VC, les premières visites disponibles sont à 11h ! Il faut préciser que la visite de Cliff Palace est fermée, tout le monde se précipite donc sur Balcony House. Les joies du hors saison  !
Qu'à cela ne tienne, en attendant, nous visiterons le musée ainsi que la Mesa Top Loop et ses points de vue.
A plusieurs reprises, j'ai lu que le musée était superbe, petit mais passionnant, à ne pas rater. Je ne suis pas une passionnée des musées. Je le sais mais là, j'ai cru que... peut-être...
Le musée est très joli, de l'extérieur. A l'intérieur, j'ai aimé les petites mises en scène installées derrière les vitrines qui représentent la vie dans les villages autrefois, façon Playmobils. Il y en a deux ou trois. Le reste... c'est un musée, tout petit, poussiéreux, avec des objets inanimés derrière des vitres maculées de traces de doigts. Et comme je ne suis pas musée, je n'ai pas particulièrement apprécié. Désolée 
Nous nous dirigerons ensuite vers la Mesa top loop en voiture avec divers arrêts aux points de vue désignés. Mesa Verde, c'est un vaste site d'habitations construites dans la roche, à flanc de falaise et datant, pour ses derniers occupants d’environ 1000 ans, hier, quoi !
Nous roulons lentement, premier stop, une pita, un trou creusé dans la terre. Ouais bof, c'est peut-être un vieux trou mais ça reste un trou. Deuxième arrêt, des vestiges d'habitations dans la roche, là-bas, tout là-bas. Ah oui, c'est beau. Troisième arrêt, encore des ruines dans la roche, oui mais encore ! Quatrième arrêt, cinquième, sixième, pfff, c'est toujours un peu pareil. ! La magie n'opère pas, trop loin, trop cadré ? Et puis, c'est encore plus fatiguant de descendre et monter sans cesse de voiture que de marcher !
On croise quelques bus, quelques groupes, ça n'aide pas pour profiter du charme des lieux. Heureusement, il y aura aussi, dans les buissons, un cheval au pas nonchalant et au milieu de la route, un troupeau de dindons gros et gras qui mettront un peu de vie dans toute cette beauté figée.
Et dire que j'ai prévu toute la journée dans le parc ! Je suis à deux doigts de regretter mon choix. Si j'étais seule, je ferais demi-tour sans plus attendre. Heureusement mon homme est plus posé.
Prochaine étape, la visite guidée : Balcony House. Nous attendons sagement le ranger qui doit nous guider, au point de rendez-vous, en compagnie des autres participants. 11h tapantes, ranger Kelly arrive. Pendant une heure, elle va nous raconter la vie des indiens et faire pénétrer notre petit groupe dans le saint graal, une habitation ou plutôt ce qu'il en reste.
Ranger Kelly, jeune, grande, costaud, le verbe haut, beaucoup d'humour et un débit de parole proche de celui de ma fille mais en anglais. Ça promet. On commence par 30´ de recommandations. La visite est dangereuse, fatigante, éprouvante, il va falloir descendre beaucoup, énormément, puis remonter. De nombreuses marches nous attendent, hautes, presque de l'escalade, il faudra gravir une immense échelle de bois mobile contre la paroi, surplombant le vide, ramper dans un tunnel sombre et étroit, le tout à flanc de falaise, quelques centaines de mètres au dessus de la vallée. Ranger Kelly insiste encore : si vous avez des problèmes de vertige, des problèmes de cœur, des problèmes respiratoires, des problèmes de claustrophobie, si vous n'êtes pas randonneurs avertis, vous pouvez, vous devez renoncer. Il n'y aura pas de retour possible pour ceux qui ne suivront pas.
Au fur et à mesure du discours, je pâlis, le vertige, hum pas vraiment mais la trouille oui et les falaises sont vraiment hautes, randonneur avertie... rappelez moi la définition... et puis, à presque 3000m, dans les montées on a vite le souffle court. Pour peu, je ferais presque demi-tour mais les autres n'ont pas l'air de s'inquiéter et mon homme, qui n'a pas tout compris du laïus initial est du coup très serein. Mais non, ça va aller.
Bon, on démarre. Le rythme est plutôt cool. C'est pas non plus un camp d'entraînement pour les GI ! Ranger Kelly parle, parle. Je ne comprends pas tout mais j'arrive à suivre. Elle est marrante, fait plein de blagues, un peu directive aussi, j'ai l'impression de retourner à l'école primaire. Un jeune couple de québécois nous repère. Ils sont bilingues et traduiront quelques mots clés qui nous échappent. Super. La visite est très intéressante, les lieux magiques et somptueux ! Mais pourquoi donc des hommes ont-ils été se fourrer dans cet endroit improbable pour y vivre ? Ni notre chère Ranger, ni les archéologues, ni les livres ne le savent avec certitude et ce flou intellectuel laisse la porte grande ouverte à l'imagination.
Et grâce à l'autoritaire ranger Kelly, nous voilà transportés au Moyen âge, nous vivons ici, nous mangeons ici, nous dormons ici dans une alcôve de roche et soudain les lieux nous appartiennent un peu.
Ah oui, il y a bien une échelle de bois, rien d'insurmontable. Et quelques marches et un tunnel où il faudra se glisser à quatre pattes. Mais était-il vraiment nécessaire d'en faire une montagne ? Je viens de faire connaissance avec le côté un peu marseillais des Rangers américains, alarmistes, hyper-protecteurs, un peu mère-poule. A la fin de la visite, nous sommes enchantés.
Petit pique-nique dans la forêt où vivent en liberté chevaux et autres bêtes à poils ou à plumes. Le coin est superbe, ombragé, intime, des tables, des bancs et pas très loin des toilettes. Que demande le peuple !
Afin de digérer notre déjeuner pantagruélique : pain, fromage, fruits. Nous entamons une petite rando, petroglyph point trail. Un peu plus de 5 km mais pas mal de dénivelé sur une pente exposée plein sud ! Si on gèle le matin, on cuit systématiquement à la mi-journée.
La balade est sympa. On découvre d'autres vestiges d'habitation, moins bien conservés mais plus accessibles, des pétroglyphes bien sûr. Nous voilà définitivement réconciliés avec le parc de Mesa Verde même s'il ne sera certainement pas dans mon top-classement.
Nous reprenons la route, plein Est direction Durango. C'est à travers les paysages du Colorado que nous roulons maintenant et nous sommes dans un autre monde. Terrain vallonné, montagnes, arbres aux couleurs de l'automne se succèdent derrière les vitres. Du bétail broute dans des prairies bien grasses. Un ranch, une grange au bout d'une longue allée bien dessinée, la région est visiblement cossue.
Notre entrée dans Durango le confirme, les boutiques succèdent aux maisons coquettes qui arborent déjà les premières décorations d'Halloween. Aux entrées des supermarchés des tas d'énormes citrouilles nous accueillent à côté des pelles à neige et du sel de déneigement. La région attend l'hiver.
Un petit air Old West flotte dans Main Street. Une foule hétéroclite se bouscule sur les trottoirs, à l'entrée des bars. On est vendredi soir. Et au milieu de la ville, telle une mascotte fort appréciée, le vieux train fait une entrée sonore et remarquée dans un panache de fumée noire ! Nous y grimperons demain, en wagons ouverts pour mieux goûter le bon air du Colorado. Ce soir, la lune est auréolée d'un large cercle d'humidité. La météo n'est pas optimiste. Apres cinq jours de grand beau temps, il va falloir nous confronter à des conditions un peu moins plaisantes. Affaire à suivre...
HOTEL : Far View Lodge : les chambres sont vraiment très bien et on n'est pas très loin de l'entrée du parc mais je n'ai pas été convaincue de loger là plutôt qu'à Cortez.
BILAN : Mesa Verde   avec un beau rattrapage grâce à la visite guidée de Balcony House (dire qu'on a failli ne pas y aller) et la balade Petroglyph point trail. Je pense sincèrement que si c'est juste pour faire les points de vue des deux scenic drives, on peut s'en passer à moins d'être passionné par les ruines indiennes. SUITE | | | À: Lol64 · 20 janvier 2017 à 22:50 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 115 de 342 · Page 6 de 18 · 1 557 affichages · Partager Une petite question technique pour ceux qui seraient de passage par ici :
J'avais l'habitude, auparavant, d'insérer des captures d'images, des plans ou des images tirées de vidéo. Je ne parviens plus à les charger sur VF. On me signale que mes images sont trop légères, un comble ! Quand je pense que j'ai passé un temps fou, dans mes précédents carnets à les alléger !
Quelqu'un aurait-il une solution ? C'était quand même bien pratique de pouvoir insérer une CE de google map !
Merci d'avance | | | À: Lol64 · 20 janvier 2017 à 22:54 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 116 de 342 · Page 6 de 18 · 1 550 affichages · Partager  Bienvenue au Club !  J'ai eu la même expérience que toi !...  VF passe à la HD on dirait...  Je ne suis pas certain d'avoir vu passer l'info par ailleurs... | | | À: Lol64 · 20 janvier 2017 à 23:29 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 117 de 342 · Page 6 de 18 · 1 545 affichages · Partager Bonsoir Laure,
Heureux que tu aies aimé cette arche. Finalement, elle est devenue indissociable d'une visite du canyon de Chelly. Prendre cette piste très peu empruntée au petit matin ajoute un petit plus | | | À: Pong · 20 janvier 2017 à 23:41 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 118 de 342 · Page 6 de 18 · 1 536 affichages · Partager Et donc aucun moyen de contourner l'obstacle  ! C'est bien dommage, ça rend les CR un peu trop monomorphe à mon goût. A quand le logiciel permettant de plomber un peu une image histoire de lui faire gagner quelques pixels   ? | | | À: Orionide · 20 janvier 2017 à 23:44 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 119 de 342 · Page 6 de 18 · 1 533 affichages · Partager Bonsoir Jean-Philippe,
Merci à toi de promouvoir cette belle arche avec autant d'énergie, elle le mérite. On n'en parle pas si souvent je trouve.
Les petits plus, c'est ce qui fait des voyages uniques | | | À: Lol64 · 21 janvier 2017 à 1:00 Re: Lumière d'automne au cœur du Southwest Message 120 de 342 · Page 6 de 18 · 1 523 affichages · Partager Une petite question technique pour ceux qui seraient de passage par ici :
J'avais l'habitude, auparavant, d'insérer des captures d'images, des plans ou des images tirées de vidéo. Je ne parviens plus à les charger sur VF. On me signale que mes images sont trop légères, un comble ! Quand je pense que j'ai passé un temps fou, dans mes précédents carnets à les alléger !
Quelqu'un aurait-il une solution ? C'était quand même bien pratique de pouvoir insérer une CE de google map !
Merci d'avance
Hello Laure,
Le forum a effectué ce changement en octobre. J'en avais parlé à Michèle (Mimimicha) qui a constaté aussi que des photos allégées ne pouvaient plus être publiées dans un carnet. Pendant une grande partie de mon carnet, je devais réduire mes photos. Et, maintenant, quand les photos ne sont plus assez lourdes, elles ne peuvent plus être publiées dans un carnet. Je crois qu'elles ne doivent pas faire moins de 3Mo. Pour moi, cela m'arrangeait, je n'avais plus besoin de réduire mes photos.
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