Marati · 11 novembre 2024 à 18:46 · 300 photos 196 messages · 26 participants · 9 672 affichages | | | | Yves, Du haut, il nous avait semblé que le fond de la paroi était trop haut, dans les 2,50-3 m, et aucun de nous trois ne s'est dit que ce serait facile de descendre puis de remonter. D'après ce que tu dis, on a donc probablement été trop prudents sur le coup. J'ai des regrets du coup. Je viens de regarder toutes mes photos, et j'en ai aucune qui contient le détail du dessus, qui aurait pu te permettre de savoir si tu peux mettre un coinceur. Pour l'accès par le bas, par contre, j'ai bien pris une photo de l'endroit où il faut poser l'échelle téléscopique... 
Pour Burger Rock, on n'avait que le point gps, et on a pris un chemin beaucoup trop au Sud pour y accéder. Pourtant, après Mélody Arch, l'accès semblait simple en contournant une butte rocheuse par un cap sud-est. Puis dès qu'on a pu aller vers l'Est, on l'a fait. On n'a pas compris... Faudra y retourner  ! | | | Merci Isabelle pour ton mot d'encouragement.  Pour la difficulté de la rando, il y a moyen de limiter le nombre de spots en se limitant à ceux situés sur le sentier principal (Rock Fins, Ginger Rocks, The Wave puis Second Wave), et en sacrifiant The Alcove, Melody Arch et Burger Rock. Je vais continuer à participer à la loterie pour continuer à explorer la zone, avec plusieurs arches (Hugh Heel arch et Moby Dick arch) et tout le secteur sud qui a été sacrifié pour ne pas bâcler les différents spots... | | | ce n'est pas qu'une question de hauteur, on peut se mettre un peu en opposition il me semble, par le haut. Mais d'après ce dont je me rappelle, il me semble que Sunny Stroer m'avait dit qu'elle passait par le bas. Ca m'avait d'ailleurs étonné. | | | 27/09/2022 : J4 - Coyote Buttes South - White Pocket
Une nouvelle journée de dingue nous attend sur le Paria Plateau. Normal, me direz-vous, c’est le voyage des Musts ! Enfin, surtout pour Franck et Sullivan qui n’ont jamais à Coyote Buttes South ni à White Pocket !
Pour ma part, ce sera la troisième fois à White Pocket, après 2015 et 2018, et la quatrième fois à Coyote Buttes South après des visites en 2015 (Paw Hole uniquement), 2018 et en juillet dernier, il y a 2 mois seulement. Malgré les deux visites précédentes dans le secteur de Cottonwood Cove, il me reste à explorer la zone la plus éloignée, car en 2018 nous n’avions eu que peu de temps à cause d’une crevaison. Cet été, les capacités physiques de notre fils aîné, en béquilles avec un appui partiel sur sa jambe gauche, ne lui permettaient pas de randonner plus de 7-8 kms par jour, ce qui est déjà énorme  !
Après un remontage de tente, et un déjeuner plutôt simple, nous attaquons la piste d’accès à Cottonwood Cove qui alterne les passages sablonneux et les secteurs cassants. 4X4 obligatoire bien sûr avec une bonne garde au sol pour ne pas frotter le bas de caisse.
Une demi-heure plus tard, on se gare au trailhead, ou plutôt juste 50 mètres avant le parking, car je garde un mauvais souvenir de 2018 où on a failli s’ensabler avec un Ford Expedition à 20 mètres du parking sur une portion hyper sablonneuse. Je préfère donc marcher 50 m plutôt que de pendre des risques inutiles !
Début des festivités vers 9h, et nous suivons la trace jusqu’aux premiers teepees caractéristiques des deux zones de Coyote Buttes, Nord ou Sud.
Le premier arrêt est pour l’immanquable Half and Half, un magnifique rocher bicolore
Et voici Control Tower, la formation rocheuse la plus connue avec Half & Half Rock
Il y a de multiples rochers aux formes biscornues, avec différentes teintes. Toutes ces formations rocheuses sont bien fragiles, ce qui explique que le nombre de permis délivrés soit limité à 20 par jour. Les vues sont aussi spectaculaires que les rochers...
Nous poursuivons ensuite avec la zone de hoodoos la plus à l’ouest du site, en contrebas. Il y a même une mini-vague, rien à voir avec celles de la veille, mais sympa quand même !
Il y a même quelques empruntes de dinosaures dont on disposait des points gps. Puis, nous décidons d’aller à The Beauty, un rocher situé 1,5 km plus au Sud. Pas évident de progresser, car il y a plusieurs plateaux. On progresse d’abord sur un plateau intermédiaire qui finit par devenir un cul-de-sac, à moins d’oser avance à flanc de falaise bien pentue. On rebrousse donc chemin jusqu’à ce qu’on puisse descendre jusqu’au plateau inférieur, et on peut alors avancer à bon rythme, en direction de The Beauty. La cadre de la rando est juste royal...
En chemin, quelques rochers valent le détour !
Et nous voici enfin arrivés à The Beauty, un rocheravec une forme, une texture et des couleurs qui tranchent avec tout l'environnement aux alentours ! Magnifique !!
Un arbuste résiste à la sécheresse à la base du rocher
[...] | | | Ce rocher est splendide, et le cadre paysager dans lequel il s’inscrit l’est tout autant. Que de grands espaces tout autour, on se régale  !
Puis nous reprenons le chemin en direction du trailhead
La trace nous fait passer par Rose Plateau, puis par deux hoodoos typiques, baptisés The Hydra et Olympic Torch qui porte bien son nom  !
Il est près de 14h lorsque nous arrivons au Tahoe, soit près de 5 heures d’exploration  ! Après avoir avalé plusieurs sandwichs, direction White Pocket en empruntant la piste directe entre les deux zones. Elle est plus difficile, et on y croise notre premier 4x4, celui d’un Tour operator. Heureusement, c’était dans un secteur où il y avait possibilité de se croiser. La dernière section en decsente avec du sable très profond, et Sedonax m’avait déconseillé de l’emprunter dans l’autre sens, au risque de s’ensabler.
Nous arrivons au parking de White Pocket vers 15h, sans avoir eu besoin d’acheter un permis quelconque, puisque ce site est bizarrement toujours exempté de permis ! Et pourtant, il n’a rien à envier à ses illustres voisins !
Le site n’est pas très étendu et nous nous séparons, chacun flânant où bon lui semble. Sullivan emporte son drone, étant donné que le site est autorisé pour les drones. De mon côté, je vais voir un peu le monolithe un peu excentré, car j’avais trouvé sur le site de Bill Belvin un spot sympa, appelé Lace Rock.
Il faut gravir le rocher, puis on arrive à une paroi avec de fines langues rocheuses qui se détachent de la paroi. Vraiment original !
Ce monolithe permet aussi de profiter d’une vue différente sur la zone principale de White Pocket !
Même si je ne suis pas certain que Lace Rock vaille de perdre autant de temps, j’ai quand même trouvé le spot sympa. | | | À: Marati · 23 novembre 2024 à 11:41 · Modifié le 24 nov. 2024 à 10:10 Re: Les "musts" de l' Ouest américain Message 66 de 196 · Page 4 de 10 · 708 affichages · Partager Une fois revenu sur secteur, je commence par la zone de roches blanchâtres, avec un arbre très photogénique,
puis j’explore le secteur où s’entremêlent des roches aux tons rose, blanc et jaune avec des formes, des torsions, des stries juste inimaginables !
On a juste l’impression d’une énorme boule de glace qui est en train de fondre n’importe comment, ou encore un cerveau humain étalé sur un plateau...
Mon rocher préféré, et avatar en passant, est The Swirl  !! Une photo avec moi dessus, pour vous donner une idée de la taille de la belle !
La zone tout autour de The Swirl est sympa également, avec des brainrocks, littéralement des "roches en cerveau"...
On a la chance de pouvoir photographier The Swirl différemment grâce à une pool bien située !
Après le coucher du soleil, nous restons encore un moment à savourer ! Franck et Sullivan ont beaucoup aimé, mais avouent ne pas avoir eu de coup de coeur pour White Pocket, qui est pour ma part mon site préféré de l’ Ouest américain, après The Wave bien sûr !
Plutôt que de bivouaquer sur place, nous reprenons rapidement la piste en faisant un long détour par le Sud, pour ne pas risquer de s’ensabler, de nuit qui plus est. Sur la route, arrêt course à Kanab, puis burger et Dr Pepper à volonté dans un Denny's !
C’est donc tard dans la soirée que nous trouvons un emplacement juste au Nord de la 89, à côté de Churchwekk pour y bivouaquer et être placé au plus près de la prochaine randonnée que nous débuterons de nuit, à la frontale !
Bilan : seulement 11 et 5 kms parcourus. Coyotes Buttes South et White Pocket ne sont pas très étendus comme sites, mais on se fatigue vite dans Cottonwood Cove car une partie importante de la marche se fait dans du sable. Ces deux incontournables restent très peu fréquentés, car ils nécessitent d’emprunter des pistes difficiles, sablonneuses, le tout à ses risques et périls, étant donné qu’une aucune compagnie ne prend en charge les dégâts off-road. Aucune... sauf une... mais il faut atterrir à Salt Lake City. | | | À: Marati · 24 novembre 2024 à 10:30 · Modifié le 27 nov. 2024 à 20:47 Re: Les "musts" de l' Ouest américain Message 67 de 196 · Page 4 de 10 · 684 affichages · Partager 28/09/2022 : J5 - Wahweap Hoodoos - Sidestep Canyon - Colourful Canyon - White Rocks - Sunset Yellow RockCette journée est celle de Franck. Cela fait des mois qu’il rêve de cette randonnée qui va combiner quatre spots en une journée : les Wahweap Hoodoos, Sidestep Canyon (avec son slot canyon), Colorful Canyon et les White Rocks. Nous laissons la voiture garée au niveau d’un réservoir, vers le point (37.13141 -111.75620°), à l’extrémité Ouest de notre boucle conçue avec Franck.
Les Wahweap Hoodoos sont situés à plus de 6 kms du trailhead, ce qui explique qu’on parte de nuit, àla frontale. On veut en effet arriver juste après le sunrise pour capter la plus belle lumière sur les hoodoos.
A peine partis, on longe une clôture en fil de fer barbelé, qu’on long jusqu’à un point de faiblesse où, en s’aidant mutuellement, on arrive à traverser s’en s’écorcher vif ou en y laissant accrochés nos bijoux.
Puis, on suit un cap, vers l’Est nord-est. D’après notre étude des lignes de niveau, il n’y aura qu’une difficulté à traverser : un canyon dans lequel il faut descendre, puis remonter de l’autre côté.
La descente est moins facile que prévue, et nous fait faire un détour. A partir de ce moment, deux possibilité s’offrent à nous : remonter par Sidestep Canyon, ou remonter directement par le chemin le plus court, une paroi qui l’air facile à escalader. On vote tous les 3 pour le chemin direct, mais la roche s’effrite facilement sous nos pieds et il va falloir qu’on s’entraide plusieurs fois pour sécuriser la grimpette. Le reste de la rando est ensuite facile, jusqu’aux Wahweap Hoodoos.
Et là, grossière erreur ! Ne voulant pas nous approcher trop près pour que Sullivan ait la surprise au dernier moment, et ne nous souvenant plus qu’un éboulis permet de descendre directement la paroi, nous commençons par nous éloigner pour trouver un moyen de descendre. Mais ce moyen d’accès n’arrive jamais, et on finit par faire 3 kms de détour pour accéder au site. Ce détour a le mérite de nous faire profiter d'un décor lunaire...
Déjà 9 kms dans les pattes à 9h30 quand on atteint Wahweap, ça promet pour la suite... ! Pas de chance en plus, car un gros nuage masque le soleil et rand les hoodoos plus fades. Cela ne nous empêche pas de profiter de ce secteur et d’une zone plus au sud où il y a quelques hoodoos bicolores avec chapeau.
Heureusement, le nuage finit par laisser sa place quelques minutes au soleil, avant que ce dernier ne passe derrière la paroi rocheuse et nous permet d’avoir quelques photos sympas.
Et bien entendu, en étant sur zone, on aperçoit l’éboulis qui va nous permettre de quitter le site. La mémoire nous revient, puisque le site ouestusa précisait bien cette possibilité d’accès par l’ouest. Le second spot de la journée est Sidestep Canyon, avec d’innombrables champignons rocheux et un slot canyon rarement fréquenté.
On commence par faire un petit écart pour aller voir les Stripped Hoodoos,
puis on entre dans la faille, prémice d'un slot canyon prometteur !
Après un déjeuner dans un des rares coins d’ombre, on dépose nos sacs à dos, trop volumineux, et on entre dans le slot. On fait attention dans notre progression car le site est très fragile, et le moindre impact peut faire tomber des bouts de roches friables.
Il n’est pas très long mais impressionnant grâce à ses roches finement ciselées.
On adore tous les trois, et on est bien sûr seuls au monde, comme d’ailleurs la veille ! [..] | | | Chouette début de rando ! Tu n'as pas vu d'arche dans ce slot ? J'ai vu une photo d'arche +/- "blanche" il y a quelques années, et personne n'a jamais pu dire où ça se trouve. Même pas certain que ça soit réellement une arche, peut-être une alcôve ? Je te mettrai la photo par messenger... | | | Une fois ressorti du canyon, on cherche un endroit pour grimper sur le plateau supérieur, prendre de l’altitude pour avoir une vue panoramique sur cette forêt de champignons.
Franck, qui avait étudié en détail le site sur internet, nous promettait une journée de dingue. Je crois bien qu’il avait raison, car la vue du haut de Sidestep Canyon est juste dingue  !!
Un petit coup de drone pour Sullivan, puis nous enchaînons avec Colourful Canyon, un petit canyon avec des roches multicolores plutôt sympathiques. Ce n’est pas le secteur le plus photogénique,
mais il nous permet de poursuivre notre boucle vers les White Rocks La progression est plutôt intuitive et nous slalomer au milieu de formations rocheuses toutes très originales !
En fin de rando, j’avais noté de faire un détour pour aller voir Camel Hoodoo, mais on a dévié de la trace théorique, et il nous faudrait alors faire 3 kms de plus pour juste un hoodoo. Même si Franck et moi savons que cet énorme hoodoo vaut le détour, on n’a plus le courage de se faire mal aux jambes. On préfère donc retourner à la voiture. Cette boucle mémorable aura quand même nécessité de marcher 25 kms. Si on avait mieux préparé, on aurait pu éviter les 3 kms de détour ce matin  .
De retour au 4x4, vers 16h on se dépêche de se mettre en tong pour laisser respirer nos pieds. Toujours pas d’ampoule... Il faut dire que nous mettons des pansements préventifs pour éviter qu’elles n’apparaissent  !
Pour rejoindre notre prochaine étape, nous empruntons la Cottonwood Canyon Road. Vers 16h30, alors qu’il fait encore bien jour, nous passons devant le trailhead de Yellow Rock, et on se regarde avec Franck.
Chacun comprend ce que l’autre aimerait, et on s’arrête pour réfléchir à la suite du programme. Nos jambes nous demandent de se reposer, mais on se dit que ce n’est peut-être pas demain la veille qu’on se retrouvera à cet endroit, avec en plus une petite chance d’avoir un sunset ensoleillé malgré la couverture nuageuse 
Au vote, Sullivan est partant à condition que le spot vaille le coup. Franck et moi, on se porte garants, et c’est donc parti pour Yellow Rock, la surprise du chef !!!
L’accès à Yellow Rock n’est pas long, mais semé d’embûches ! D’abord la traversée d’une forêt d’arbustes et roseaux pour arriver au pied du massif rocheux, puis la montée d’un éboulis rocheux d’environ 150 m de dénivelé. C’est casse-gueule, et on a l’impression de ne pas avancer... Puis, sur le haut du plateau, on a une belle vue sur le monolithe de Yellow Rock. C'est en grimpant au sommet que ses couleurs deviennent éclatantes ! Cette lumière de fin de journée n'a rien à voir avec celle que j'avais connu en milieu de journée en plein mois de juillet. On assiste à une orgie de couleurs jaune, blanc, orange avec une vue de dingue sur les massifs alentours.
Sullivan à son poste de commande pour piloter son drone...
C'est avec des étoiles pleins les yeux, avec une journée extrêmement riche en découvertes et un petit 28 kms dans les jambes, que nous rejoignons un camping à Escalante. Trop tard pour y manger un burger, tous les restos fermant très tôt, mais pas trop tard pour aller se boire 2 bières au pub du coin. Puis, une bonne vraie douche bien chaude, session lessive, un énorme plat de pâtes pour recharger les batteries, et gros dodo... car après quelques journée d'entraînement, on a prévu d'augmenter le volume de marche demain... | | | Tu n'as pas vu d'arche dans ce slot ? Je te mettrai la photo par messenger...
Non, je n'ai pas souvenir. Si tu m'envoies la photo, je comparerai avec toutes les photos prises en chemin, et il y en a un paquet. | | | Bonjour Guillaume Ton road trip est un must pour les connaisseurs. Merci pour le retour d'un passionné. Bien cordialement | | | Bienvenue Fabrice et merci pour ton mot d'encouragement ! | | | 29/09/2022 : J6 - Broken Bow Arch - Reflection Canyon
Il paraît que les chaleurs se prolongent de plus en plus en septembre ou octobre. En tout cas, ce matin, au lever du soleil, il n'en est rien ! A 6h30, l'humidité et la fraîcheur matinale nous tirent de notre sommeil réparateur  !
Pas de bol, car s'il y a bien un jour où il nous faudra être en forme, c'est bien aujourd'hui. Après les corvées du matin donc, à savoir repliage du campement et petit-déj, nous nous engageons sur la Hole-in-the-Road, une piste longue de 80 kms qui traverse tout le Grand Staircase Escalante monument. Il y a une bonne vingtaine de spots à voir dans les environs de cette piste, et nous avons décidé de jeter notre dévolu sur les sites les plus lointains, tout au bout de la piste, dont l'état est réputé sacrément se dégrader vers la fin !
La première étape de la journée est Broken Bow Arch, une arche massive située au bout de Willow Creek. Il nous faut bien 1h30 pour parcourir les 70 kms nous menant au trailhead. Seuls les derniers kilomètres sont un peu plus compliqués, sinon la HIRR est très roulante ! La rando ne faisant que 6 kms, nous prenons chacun très peu d'eau.
Les festivités commencent dès qu'on commence à descendre dans le canyon Willow Gulch, avec l'original Mortarboard Rock, un hoodoo qui doit son nom au couvre-chef que portent les étudiants américains lors des cérémonies de remise de diplômes
La progression est simple dans le canyon, avec un sentier bien marqué et peu de passages escarpés. En cette fin de saison, il n'y a pas d'eau dans le fond du canyon, même pas de pool... Ce n'est pas pour nous déplaire car nous avançons rapidement.
Après une demi-heure de marche et 3 kms parcourus, nous apercevons la belle et massive Broken Bow Arch ! 
Une trentaine de mètres de largeur et de hauteur tout de même ! Les photos ne rendent pas compte de l'immensité de l'arche au coeur de falaises de grès rouge.
Nous reprenons le chemin de retour, et, trop confiants, arrivons à nous tromper dans une bifurcation de canyon que nous n'avions pas remarquée à l'aller. Un autre jour, les quelques centaines de mètres gaspillés n'auraient pas été importants, mais aujourd'hui, il nous faut être prudents... car il nous reste un gros morceau encore à aller découvrir !
Pour atteindre le trailhead de la prochaine rando, il ne nous reste qu'une grosse dizaine de kms de piste à parcourir. Mais la qualité de la piste se dégrade très fortement, avec pas mal de cailloux et rochers affleurants qui obligent à rouler très doucement. Sans compter la fameuse bavette m.rdique du Tahoe qui accroche à chaque traversée de wash  . Quel intérêt de fabriquer un 4x4 avec haute garde au sol si c'est pour abaisser plus que de raison l'avant de la caisse et en lui rajoutant une bavette !
Bref, on finit par atteindre le trailhead de la mythique rando menant à Reflection Canyon. Je dis "mythique" car ce point de vue sur un méandre du Lac Powell est situé à 13 kms du parking, et que j'ai lu pas mal de récits de randonneurs qui en ont bavé, voire subi des déshydratations en plein cagnard. En tout cas, une écrasante majorité de gens font cette randonnée sur 2 jours pour profiter de la lumière douce du soir et du matin.
Deux paramètres nous ont fait envisager une autre option. Primo, quelques semaines avant le départ, j'ai vu des photos récentes du Lac Powell, et elles ont montré que ce point de vue n'était plus que l'ombre de lui-même, sauf à faire voler un drone pour gagner de précieux mètres de hauteurs pour retrouver la perspective d'antan.
Secundo, bivouaquer sur place, et effectuer le retour le matin, nous amputerait irrémédiablement notre programme du lendemain, infaisable en une demi-journée seulement. Et comme il était hors de question de perdre une grosse demi-journée à poireauter dans le secteur de Coyote Gulch, on a décidé de tenter le pari osé de profiter du sunset à Reflection Canyon, puis de revenir sur nos pas le soir même, ou plutôt la nuit même...
Fin septembre, les températures sont bien plus agréables, et pour la préparation de nos sacs à dos, il y a 2 teams : la team "Même pas peur" avec seulement un galon d'eau réparti dans différentes gourdes avec glaçons, et la team "Je le sens pas" avec 6,5 L d'eau, ce qui n'est pas négligeable pour le rythme de marche-course que nous allons adopter ! Franck et Sullivan font partie de la Team "même pas peur", tandis que moi, je suis plutôt ceinture et bretelle... Avant de démarrer, on déjeune plutôt léger à la voiture, histoire de ne pas avoir de point de côté tout l'heure.
Puis départ vers 13h. Le départ est plutôt pénible, en montée sur du slickrock, et on peine à trouver la bonne trace. Puis on finit par repérer le mini-sentier que nous allons pouvoir suivre une bonne partie du trajet.
On marche à bon rythme, autour de 5 km/h, et à chaque traversée de vallon, on profite de la pente descendant pour courir et gravir la montée sans difficulté, toujours en courant.
Les paysages traversés ne sont pas fous, mais pas si insipides que ce que j'avais pu lire.
Le temps passe finalement vite et notre petit jeu consiste à deviner la direction où se trouve Reflection Canyon sans s'aider du GPS. Impossible d'imaginer ce qui nous attend au bout, et on ne voit d'ailleurs pas le Lac Powell.
La dernière section de la rando nécessite obligatoirement un GPS, car super paumatoire ! Il nous faut régulièrement nous fixer un cap à suivre pour ne pas dévier de l'objectif final, toujours invisible...
Finalement, au bout de 2h30 de marche-course, on aperçoit le Lac Powell. C'est vraiment grandiose !
En grimpant en haut d'une butte, on aperçoit le fameux méandre du lac, même si l'angle de vue n'est pas celui que tout le monde connaît !
Puis, on contourne la falaise, et là, on reconnaît bien le point de vue dont on a tant rêvé, Franck et moi...
C'est magnifique  , le site est immense, mais il faut bien reconnaître qu'avec le niveau d'eau actuel, Reflection Canyon ne me procure pas d'effet Waouh ! Impossible de s'approcher plus près du bord, la pente est trop raide...
On reste 1h30 sur place, à contempler le spectacle en se prélassant sur le slickrock, histoire de reprendre des forces en attendant que le soleil se couche.
Vers 18h, les ombres s'allongent sacrément, et le soleil ne va pas tarder à se coucher... Nos dernières photos avant de prendre le chemin du retour
N'ayant pas de trépied, on se dit que ce n'est pas la peine de rester plus longtemps et qu'il vaut mieux profiter de la blue hour pour avancer le chemin du retour et tracer un maximum vers la voiture ! Car, mine de rien, on n'est pas certain que nos frontales tiennent 3 heures !!
Peu après 18h, on se met donc en marche, en engloutissant les 5 kms de slickrock paumatoire en une petite heure. La pénombre se fait ensuite de plus en plus présente, et 2-3 kms plus tard, il fait nuit noire, et les choses sérieuses commencent.
Ayant un peu trop forcé sur la cadence de marche, nos réserves d'eau s'amenuisent, en particulier celles de Franck et Sullivan à qui il ne doit rester plus qu'un demi-litre à la moitié du chemin retour.
On se met alors en mode commando : Sullivan, notre métronome en tête de convoi qui imprime le rythme, Franck dans ses pas, et moi-même avec le GPS pour m'assurer régulièrement que nous soyons sur la bonne trace. Mais avec la nuit tombée, ce qui était très simple à l'aller l'est nettement moins à présent : nous perdons régulièrement la trace de la sente, et nous galérons ensuite pour retrouver le chemin idéal. On fatigue, on perd des mètres précieux dans la trace idéale, on se rajoute du dénivelé, on se tape quelques arbustes et ronces qui nous ralentissent  ...
Bref, 3 kms avant la fin, les gourdes de Franck et Sullivan sont à sec  , alors qu'il nous reste bien une petite heure à marcher, qu'on a déjà plus de 30 kms au compteur, et qu'il nous faut à tout prix éviter la déshydratation... Heureusement, il me reste près de 2 L, et du coup, on se partage les réserves d'eau pour boucler sereinement les derniers kms de cette rando mythique !
C'est plein d'entrain qu'on retrouve notre cher Tahoe, et après 34 kms marchés au cours de cette journée de grands malades que nous sommes, on se dépêche de se mettre en tong pour préparer notre festin du soir !
On aura mis 2h30 à l'aller et 3h au retour, près de la moitié des chronos habituels lus par-ci par-là. Donc rien d'infaisable, en tout cas en cette période avancée de la saison. En plein mois de juillet, je ne m'y risquerais pas forcément, à moins d'être près à porter 10 L d'eau 
Pour compenser les calories dépensées, pâtes, poulet, et une grosse boite d'ananas en conserve pour chacun. Cette nuit, en plus des pieds qui ont bien gonflé, on dormira aussi avec le ventre plein et des images souvenirs plein la tête... | | | A faire ton malin avec les gallons, il m'a fallu une recherche sur Google pour savoir combien ça faisait en litre pour la team même pas peur | | | À: Rjulie95 · 28 novembre 2024 à 22:55 · Modifié le 28 nov. 2024 à 23:52 Re: Les "musts" de l' Ouest américain Message 75 de 196 · Page 4 de 10 · 563 affichages · Partager A New York, tu ne te baladais pas avec ton gallon d'eau à Manhattan  !? Ou alors tu l'avais annulé, ce voyage ? | | | Pas la moindre idée, j'avais une gourde en litre 😂 | | | J’adore les formations rocheuses de Coyote Buttes South et White Pocket.🤩
Magnifique votre randonnée au Lake Powell et quelle performance. Autant de km en si peu de temps. Bravo!👏 | | | 30/09/2022 : J7 - Coyote Gulch
Les jambes sont un peu lourdes au réveil ce matin, mais rien d'anormal. Maintenant qu'il fait jour, on découvre la cadre dans lequel on a planté notre tente au hasard hier soir, de nuit ! Il y a pire, je pense...
Après avoir déjeuné, nous reprenons la Hole-in-the-Roack Road vers le Nord. Après une dizaine de kms bien cassants, elle devient ensuite très roulante
Il nous faut une bonne heure pour parcourir les 30 kms qui nous séparent du parking de Coyote Gulch.
Coyote Gulch est un canyon considéré sur certains sites spécialisés comme l'un des plus beaux sites du Southwest, avec sa rivière qui serpente au coeur de falaises de sandstone, et ses combinaisons de cascades, d'arches et de ponts naturels. Le point d'orgue de cette randonnée est la très massive et impressionnante Jacob Hamblin Arch située au coeur d'une alcove, en tout cas d'après les photos vues sur le net. Deux possibilités d'y accéder : rando sur 2 jours via Hurricane Wash (accès Ouest), ou rando un peu plus courte (accès par l'Est), sur 1 ou 2 jours, via "Crack-in-the-wall", une fente creusée naturellement dans la roche. La plupart des gens choisissent la seconde option, en bivouaquant sur place. Lors de notre préparation, Franck et moi n'étions pas trop chauds pour alourdir notre paquetage avec le matériel de bivouac, car la boucle envisagée nécessite de grimper en haut d'une falaise de slickrock assez raide pour sortir du canyon, et couper ensuite au plus court pour rejoindre le trailhead. D'où l'intérêt de randonner léger pour réduire les risques au moment de sortir du canyon, mais on sait que la journée de marche tournera alors autour de 25 kms. En arrivant au parking, il y a 5-6 voitures garées. On ne sera pas seuls ! On commence par préparer nos sacs à dos. Outre le déjeuner, des fruits sec et de l'eau, Franck prend sa corde de 30 mètres, et moi mes chaussons d'escalade, emportés spécialement pour cette randonnée. C'est parti ! Quelques semaines avant le départ, on a vu une publication d'un très beau " Bend", situé à quelques centaines de mètres seulement de Crack-in-the-wall. Nous nous y rendons naturellement, et nous voici devant un point de vue, comme seul le Southwest peut en distiller des dizaines  !
On arrive ensuite à Crack-in-the-Wall. On profite d'une corde laissée sur place pour descendre nos sacs à dos en rappel, car ils ne passeront pas la très étroite faille qui permet de descendre dans l'amphithéâtre. Heureusement qu'on n'a pas trop forcé sur la bière depuis le début du road-trip, donc ça passe sans problème !
La vue plongeante vers le canyon est de toute beauté, surtout au soleil  ! La descente se fait dans du sable bien mou, et on se réjouit de ne pas faire l'aller-retour, car dans l'autre sens, cela ne doit pas être une partie de plaisir !
Nous commençons par faire le tour de cette crête de dinosaure avec pour objectif d'aller voir de plus près Stevens Arch, qu'on aperçoit déjà en arrière-plan !
Voici le meilleur point de vue sur Stevens Arch, à l'extrémité de la butte. Pour s'en approcher de plus près, il faudrait suivre le wash, puis longer la rivière, mais pas sûr que l'angle de vue soit plus sympa...
Nous attaquons ensuite notre marche le long du wash, en trempant de temps en temps nos baskets. Les falaises de grès de part et d'autre offrent un arrière-plan en perpétuel mouvement. On ne s'ennuie pas au fil des méandres !
Le sentier alterne les passages plutôt dégagés avec des secteurs bien plus embroussaillés qui nous retardent dans notre progression.
Il nous faut aussi franchir plusieurs cascades. A la traversée de l'une d'entre elles, Sullivan dérape et en perd ses Ray-Ban qui tombe dans l'eau. Malgré 10 mn de recherche, impossible de remettre la main dessus. Seconde cascade
| | | Un moment donné, on s'écarte du canyon principal pour aller à Black Lagoon
Du haut, on comprend mieux l'origine de son nom, et on n'aurait pas idée d'aller faire trempette dans cette eau saumâtre. Rien d'exceptionnel non plus, et on retourne sur nos pas. Même si l'environnement est superbe, il faut bien reconnaître que serpenter durant plus de 10 km dans les méandres creusés par la rivière finit pas être plutôt long. Toutes les zones ne sont pas aussi dégagées que celle-ci !
Pour apporter un peu de diversité, voici Coyote Natural bridge 
Depuis le début de l'après-midi, le temps s'est de plus en plus couvert, et la pluie finit même par tomber à quelques encablures de l'arrivée. Après encore quelques longs virages dont on a l'impression de ne pas voir le bout, nous arrivons à une alcôve de dimensions dignes d'une cathédrale !! La partie abritée au fond de l'alcôve doit bien faire plusieurs dizaines de mètres de profondeur, et une bonne cinquantaine de mètres de hauteur !
Nous n'avons toujours pas vu l'arche, objectif principal de la randonnée, mais rien que cette alcôve vaut toutes ces heures passées à marcher...
Il n'est que 15h30, et nous nous disons que notre flair était bon, car on n'aurait pas voulu rester toute la soirée et nuit sur place. Nous nous engageons dans la courbe, et on voit se profiler la fameuse Jacob Hamblin Arch sur notre droite ! On ne s'imaginait pas pareil décor : à gauche, il y a Jabob Hamblin Arch, et à droite, une seconde alcove encore plus impressionnante que l'arche, et de dimensions presque aussi gigantesques que la première, située à peine à 300 mètres d'ici ! C'est magique, on reste sans voix... 
Après une bonne demi-heure de pluie continue, le temps se calme, et on décide de revenir sur nos pas jusqu'au point enregistré permettant de sortir du canyon. Avec Franck sur la photo, on se rend mieux compte de la hauteur des falaises !! Tout est gigantesque par ici !
Au pied de la falaise, comme on pouvait s'en douter, tout est trempé, et les premiers mètres parcourus sur le slickrock n'augurent rien de bon. Les rochers sont glissants. Après 30 secondes de conciliabule, nous sommes tous unanimes : pas question de se retaper 5 heures de rando dans l'autre sens, va falloir que ça passe par ici... 
Je propose à Franck et Sullivan de mettre mes chaussons d'escalade et de passer en tête. Mais ils sont très confiants, chaussés de Speedcross, et Sullivan grimpe en tête. Les 30 premiers mètres ont l'air facile, et pendant que je me chausse, je les vois s'éloigner à toute allure. Je m'élance à mon tour, et puis, je vois Sullivan qui ne bouge plus dans le secteur où la pente se renforce sérieusement. Il nous crie qu'il est bloqué et que la roche glisse trop sur les pentes raides. Vu la hauteur à laquelle on se trouve, à la moindre glissade, c'est la dégrigolade assurée jusqu'en bas... Franck, à son tour, est coincé à quelques mètres de Sullivan, dans un secteur plus à gauche où il pensait pouvoir passer. Malgré leurs crampons, les Speedcross n'ont pas le grip suffisant sur de la roche humide, et finissent par déraper. A quelques mètres en retrait de Franck, je lui demande alors de sortir sa corde de 30 mètres, je me porte à sa hauteur et je la passe alors autour de mon cou après avoir passé mon sac à dos sur le ventre, histoire qu'il ne m'entraîne pas vers l'arrière. Dans la zone très pentue où mes compères sont bloquées, mes chaussons d'escalade passent très facilement et les pointes s'accrochent dans la moindre anfractuosité de la roche. Je passe sans difficulté le secteur compliqué et atteint un faux-plat avec un énorme bloc rocher qui doit bien faire une bonne tonne. De quoi enrouler la corde autour, et la balancer ensuite à Sullivan. Pendant que je me tiens en opposition avec la corde, avec le bloc rocheux pour me sécuriser, Sullivan peut alors passer sans sourciller le secteur pentu. Franck peut ensuite faire pareil, même s'il me demande plusieurs fois si le rocher va tenir ! Il grimpe en effet avec les fesses bien en arrière, face à la falaise, et c'est le moment de croire en la force de notre matériel, car s'il lâche la corde, c'est la lourde chute assurée... Une fois Franck hissé tout en haut, on se félicite d'avoir été prévenant avec tout ce matériel emporté au cas où... Le reste de la montée est bien moins exposé, et nous arrivons rapidement sur le haut de la falaise. Il ne nous reste plus qu'à rejoindre le parking et on emprunte un sentier bien marqué. Très (trop) confiant après nos péripéties pour sortir du canyon, je ne regarde pas mon GPS de suite. Au bout de 20 minutes de marche, on se rend compte qu'on est en réalité sur un sentier qui mène à Fortymile Ridge et non à notre parking ! On bifurque alors sur notre gauche, plein Est, pour limiter le détour. La fin de la journée est bien longue sous un ciel maussade. Quelques éclaircies mettent le canyon en valeur. A l'arrivée à notre voiture, le GPS de Sullivan indique 28 kms, mais je n'y crois guère malgré les 2-3 kms de détour faits au retour. La trace théorique de notre programme de la journée fait environ 20 kms, donc on a dû randonner autour de 23 kms. Au débriefing de fin de journée, nous sommes tous les trois d'accord sur un point : Coyote Gulch est une très belle randonnée au coeur d'un canyon photogénique, mais ses plus belles parties sont sans conteste situées au début et à la fin de la rando. Le secteur de Crack-in-the-wall avec la descente dans le canyon est superbe, mais le point d'orgue de la journée est sans aucun doute Jacob Hamblin Arch, nichée entre deux majestueuses alcôves. Ce spot mérite à lui tout seul cette longue et harassante journée de marche ! Nous reprenons la piste, en remontant toujours et encore la Hole-in-the-Rock Road. Plus au Nord, l'épisode pluvieux a été beaucoup plus marqué, et on est dégoûté, car on sait que nous allons devoir sacrifier Zebra Slot Canyon, qui était au programme demain matin. On décide alors de retourner sur Escalante pour manger un bon burger au Circle D et dormir à nouveau au camping Escalante Outfitters. | | | Perso Coyote Gulch ne m'a absolument pas paru long (même itinéraire que vous). Je ne vais pas dire non plus que j'adore, parce que l'eau, tu sais bien... ;) mais j'ai trouvé ça cool à la journée. Par contre 5-6 voitures vous avez eu de la chance, j'en avais plus de 20 ! C'était en avril 2022.
Les chaussures de trail - en général - ne sont pas très bonnes sur le slickrock. J'ai utilisé plusieurs paires de Meindl du même modèle, avec des semelles Contagrip, dont le relief était très "lisse" (je dis "était" parce qu'elles n'existent plus, présentant très peu de crampon, et très souple. Contrairement à la montagne, il faut vraiment éviter les vibrams à crampons dans l'ouest en général. Si tu veux rester sur du trail, les La Sportiva Ultra Raptor, qui existent en basses ou hautes, ont des semelles avec un relief parfait pour le slickrock même mouillé. Et l'idéal, c'est de prendre celles avec le logo rouge sous la semelle, qui signifie la gomme la plus tendre. C'est con, mais selon la couleur des chaussures, ce n'est pas la même gomme ! j'en ai en basses avec ou sans Goretex, et en hautes aussi. Les "non goretex" sont plus souples, et permettent de mieux épouser le slickrock à la montée. Mais là je suis sur ma deuxième paire de Lowa Innox, très souples, gomme très très tendre (ne tient pas 10000 kms sur le slickrock), avec un dessin bas et fourni, ça tient vraiment hyper bien. | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 199 visiteurs en ligne depuis une heure! |