Bibouns51 · 13 décembre 2019 à 9:47 · 370 photos 232 messages · 24 participants · 20 903 affichages | | | | Allez j'embarque pour ce voyage aussi, c'est sur ma bucket list :) | | | Allez j'embarque pour ce voyage aussi, c'est sur ma bucket list :)
Et bien, bienvenue à toi ! J'ai regardé tes voyages faits ou en projet. On en a en commun. J'étais au Cambodge en 2019. N'hésite pas si besoin (car tu l'as en projet pour 2020). La rédaction de ce carnet est en cours sur mon blog (si ça te tente...)
A+ Franck | | | À: Bibouns51 · 10 janvier 2020 à 11:01 · Modifié le 10 jan. 2020 à 11:52 Re: On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! Message 43 de 232 · Page 3 de 12 · 1 362 affichages · Partager Oh j'étais au Mexique yes, Inde wow, dans quelques autres pays européens aussi mais pas le temps de faire des carnets, je commence doucement à y prendre goût j'en ferai pour les prochains :D
Ah oui si tu a un carnet sur le Cambodge ça me tente en effet ! Je ne dormirai pas bien tant que je n'aurai pas un bon brouillon de mon itineraire ! Et bien sûr j'adore m'inspirer des autres, lire des anecdotes, ressentis et voir les photos (miam hahah)
Milena | | | À: Bibouns51 · 15 janvier 2020 à 12:57 · Modifié le 16 jan. 2020 à 10:27 Re: On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! Message 45 de 232 · Page 3 de 12 · 1 296 affichages · Partager 29 octobreOn a marché sur le Machu !Top départ pour une journée qu’on espère top. Ça, ça aurait pu être mon accroche d’introduction si nous n’avions pas été sortis de notre mode veille par la dénommée « pluie battante » qui n’a pas cessé de frapper violemment à notre fenêtre pendant une bonne partie de la nuit. Voir le Machu Picchu de ses propres yeux est dans ma « todo list before to die ». Voir le Machu Picchu de ses propres yeux sous la pluie, le visage engoncé dans une capuche de K-way et les pieds baignant dans un jus de chaussettes, non... Au réveil, l’heure est à la déprime générale, notre moral affiche moins dix au thermomètre... Aïe, il ne sait pas que je l’ai vu, mais mon frère vient de partir à la douche avec une corde... On se raccroche aux branches comme on peut en se disant qu’il est encore tôt et que le temps va peut-être se lever d’ici notre arrivée sur le site... Au réveil, le ciel est plombé. Après le petit-déj’, c’est toujours plombé de chez plombé. On sort pour aller prendre la navette qui doit nous monter à l’entrée du site, plombé, plombé, vous avez dit plombé ?... Que pourrait-il nous arriver de pire ?? Et bien, le pire est devant nous ! Là où nous étions arrosés par les nuages en bas, nous sommes maintenant dans les nuages en haut. En arrivant au point de vue le plus connu du Machu Picchu, celui d’où sont pris les clichés qu’on voit dans tous les magazines, sur tous les posters dans les agences de voyage, sur tous les fonds d’écran d’ordinateurs, nous avons droit à un joli monochrome de Whiteman... Rien, rien de rien, non, nous n’apercevons rien. Ni le bout de nos pieds, ni le graal, tout ça ne nous est pas égal... Aïe, il ne sait pas que je l’ai vu, mais mon frère vient de partir aux toilettes avec une boîte de barbiturique...
Bon, après un coup de mou, après deux trois claques pour se remettre la tête à l’endroit, les aventuriers de la tribu réunifiée ont décidé de monter un piquet de grève, et leur sentence est irrévocable ! Nous ne bougerons pas d’un poil tant que le soleil n’aura pas daigné éclairer de ses petits rayons l’objet de toutes nos convoitises. Repartir d’ici sans pouvoir le caresser du regard alors qu’il est là, sous notre nez,... Non, totalement inconcevable ! J’aurais honte de venir ici te raconter ça... Du coup, comme deux vieux pêcheurs regardant fixement leurs bouchons flottant dans une flaque d’eau, nous patientons..., nous patientons..., une heure, deux heures, trois heures, quatre heures,... Comme nous ne faisons rien à part attendre dans notre village dans les nuages, j’en profite quand même pour te parler un peu du Machu Picchu. Ben oui, le Machu Picchu, tout le monde en parle, tout le monde l’a déjà vu en photos, tout le monde veut y aller, mais est-ce que tout le monde sait ce que c’est ?... Déjà, le Machu Picchu, ça s’écrit comme ça. Un « c » pour Machu, et deux pour le Picchu. Et sais-tu pourquoi Machu ne prend qu’un seul « c » là où Picchu a eu la chance d’en avoir deux ? Non ? Ben moi non plus ! Ensuite, il faut savoir que le Machu Picchu est une des sept nouvelles merveilles du monde. Mais avant d’être élu, savais-tu qu’il n’a été découvert par hasard par les occidentaux qu’en 1911 par un certain Hiram Bingham ? Enfin, retiens que le Machu Picchu est une citée fondée par le peuple inca dans les années mille quatre cents, qu’il n’a jamais été découvert par les conquistadors espagnols, et que ce qui fait du site un incontournable et l’attraction touristique number one au Pérou, c’est surtout sa beauté et son environnement montagneux puisqu’il est situé sur un magnifique perchoir surplombant le vide...
Attends un peu,... mais oui, pince-moi, je n’ai pas la berlue, c’est bien mon frère que j’entends applaudir !!! Serait-ce pour fêter le dieu soleil qui se pointe enfin ?... Ah non, désolé, enflammade de courte durée car les applaudissements sont à destination des salopards de moustiques qui nous mitraillent joyeusement. C’est simple, les jambes de mon frère ressemblent à Las Vegas by night vu du ciel tellement ça clignote ! Si on chope le palu moins de trois fois chacun, on sera chanceux !!! Du coup, c’est décidé, on bouge ! Faut dire qu’il est midi, qu’on est toujours brecouille comme on dit dans le bouchonnois, et qu’on a une réservation pour faire l’ascension du Wayna Picchu ce matin, brouillard ou pas ! Le Wayna Picchu, je suis certain que tu sais ce que c’est sans savoir que ça s’appelle comme ça. Le Wayna Picchu, c’est la montagne à la forme arrondie qui se trouve derrière le Machu Picchu et qu’on voit sur toutes les photos. Le Wayna Picchu, en quéchua, ça signifie « Jeune montagne » alors que Machu Picchu se traduit par « Vieille montagne ». Sur réservation, il est possible d’en faire la fatigante ascension via les mille quatre cents marches creusées dans la roche par les incas pour accéder à cette montagne sacrée et y jouir d’une vue différente sur le Machu. « Bon, maman, ce n’est pas pour te faire peur, mais tes deux fils se lancent dans ce que certains appellent « les marches de la mort ». Mais pas de panique, ces marches n’ont jamais fait de victime, tout du moins jusqu’à aujourd’hui... C’est simplement qu’elles sont étroites, glissantes et plantées dans la roche à même la falaise... Une bonne dose d’adrénaline pour les flippettes du vide que nous ne sommes pas...
La bonne nouvelle, c’est que plus on monte, plus les nuages en font de même. Alléluia, on commence même par apercevoir un bout du Machu ! Arrivés au sommet, on le contemple même dans son ensemble ! De là-haut, plus spectaculaire tu meurs, puisque plus spectaculaire, tu sautes ! On profite de la vue à s’en gaver la rétine, on sort notre petit pique-nique du sac, puis on redescend de la montagne, non pas à cheval, mais quand même au pas de course pour être sûr de pouvoir visiter le Machu Picchu avec une visibilité supérieure à dix mètres. Sauf que Jean-Pierre Pernaut vient de l’annoncer au journal télévisé de treize heures : « Drame au Pérou ! Les éléments s’acharnent sur le sort de ces deux pauvres petits français au Machu Picchu ! ». A peine parvenus sur le site, c’est maintenant une pluie torrentielle qui s’abat sur nos têtes ! Non mais allo, quoi !... Il restait quelques touristes sur place ? Il n’y en a maintenant plus ! Comme le dirait mieux que moi Denis Brogniart : « Et à la fin, il n’en restera qu’un ! » Et bien je crois que les dieux incas ne nous ont pas bien compris tout à l’heure car on le répète, s’il ne doit en rester qu’un, ce sera nous deux ! Nous ne partirons pas d’ici sans avoir vu le Machu Picchu sous le soleil !
Et sinon, tu crois au paranormal ? Aux fantômes, aux esprits,... aux adages ? En tout cas, un adage dit « Après la pluie, le beau temps ! » Et bien ma zette, ça marche ! Une fois tous les nuages bien vidés et essorés de leur contenu, le vent a plus de facilités pour les envoyer se faire voir en France. Ce qui fait qu’après quelques minutes, nous avons droit à nos premiers rayons de soleil ! Huit heures ! Huit heures de patience pour avoir le droit, la chance, l’honneur de contempler le Machu Picchu sous son meilleur profil ! Tu imagines aisément que nous sommes excités comme des puces sur un nouveau chien ! On a envie de baiser les pieds des gardiens du site tellement on est content. On photographie le site sous toutes les coutures. D’en haut, d’en bas, avec nous, sans nous, avec lama, sans lama,... mais toujours avec le soleil !! Quel pied ! On ne remerciera jamais assez les dieux incas, ou qui tu veux, de nous avoir montré cette merveille sous une brume étonnante, une pluie battante, et surtout un soleil magnifique !
| | | Suite...
Ça y est, c’est la fin ! Car oui, après dix heures d’une relation intense, il faut bien se résoudre à se quitter. Un dernier roulage de pelles, un dernier regard langoureux, et on reprend la navette du retour vers Agua Calientes où la fin de journée sera consacrée au lavage de notre linge, à un happy hour dans un bar australien, et à un repas dans le même restaurant qu’hier au son d’une flûte péruvienne jouant sa douce mélodie auprès de nous... Une bien belle journée, un site magnifique certainement magnifié par le fait d’avoir dû patienter pour le découvrir avec la peur au ventre de passer à côté, un super souvenir partagé entre frères que nous nous sommes gravés à tout jamais dans le lobe temporal en compagnie de ceux des jours précédents, en attendant ceux des jours à venir, à commencer par demain... De toute façon, demain est une autre aventure... | | | Oh! Quelle malchance avec le temps! Heureusement que vous avez été persévérants car sinon... vous seriez rentrés bredouille  . Tes photos sont superbes car après la pluie, c’est super limpide... l'idéal pour les photos  . En Octobre 2018, ce n'était pas encore la nouvelle réglementation? Vous avez pu rester sur le site toute la journée, c'est top! | | | Oh! Quelle malchance avec le temps! Heureusement que vous avez été persévérants car sinon... vous seriez rentrés bredouille  . Tes photos sont superbes car après la pluie, c’est super limpide... l'idéal pour les photos  . En Octobre 2018, ce n'était pas encore la nouvelle réglementation? Vous avez pu rester sur le site toute la journée, c'est top!
Si, la nouvelle réglementation était en place mais il n'y avait aucun contrôle... Je t'avouerai qu'avec mon frère, si le temps ne s'était pas levé, on commençait à évoquer la fraude en restant sur le site toute la nuit pour attendre le lendemain matin... Mais dans notre malheur, la pluie nous a bien aidé et a chassé tous les vilains nuages... A+ Franck | | | Bonjour Franck,
Quelle chance d'avoir pu rester si longtemps sur le site 😁 J'avoue que nous n'avions pas un soleil radieux et qu'il fallait être au taquet pour les photos lorsque les nuages voulaient bien se pousser. Le Machu Picchu reste pour moi une sacrée claque quand on arrive en haut.
Vite la suite
Myriam | | | À: Myriam94 · 16 janvier 2020 à 10:34 · Modifié le 21 jan. 2020 à 13:16 Re: On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! Message 50 de 232 · Page 3 de 12 · 1 235 affichages · Partager Avec un peu de recul, je ne sais pas si j'ai tant apprécié le Machu du fait de sa beauté, ou du fait de la longue attente pour pouvoir le voir (et la crainte de ne pas le voir). En tout cas, c'est un super souvenir ! La suite bientôt ! Franck | | | 30 octobreTu reprendras bien un petit morceau de couille ?Agua Calientes est incontestablement un incontournable à ne pas contourner du Pérou ! Généralement, par « incontournable », j’entends « à ne manquer sous aucun prétexte, même en cas de gastro-entérite aiguë ». Ici, par « incontournable », c’est plutôt « même si on aurait bien aimé l’éviter, on n’a pas vraiment le choix d’y passer, voir même d’y dormir » ! Pour tout te dire, nous, on y a même dormi deux nuits ! Pour économiser quelques billets verts dans un premier temps, mais surtout un peu de sable dans le sablier... Ouvre bien grand tes écoutilles, je t’explique : Je t’ai dit avant-hier que le train coûtait un rein pour venir ou repartir du Machu Picchu. C’est vrai, mais surtout aux heures de pointe, c’est-à-dire en fin d’après-midi lorsque nos « amis » les chinois souhaitent regagner la grande ville avant la nuit tombée. Ne souhaitant pas nous recoltiner une pleine journée dans les transports pour regagner Cuzco comme à l’aller, nous avons donc réservé le premier train ce matin qui nous remmènera jusqu’à Ollantaytambo, tout de même à plus de cent dollars pour deux bien qu’en période creuse... Puis, on prendra un collectivo qui fera la route jusqu’à Urubamba, puis un autre pour Cuzco. Malgré les apparences, ce sera beaucoup plus rapide qu’à l’aller sans pour autant nous coûter la peau des fesses. Mais pour cela, comme tu l’as maintenant compris, cela a imposé de dormir une seconde nuit à Agua Calientes. Bref, toute cette introduction pour te dire qu’on est resté ici une nuit supplémentaire et qu’on va en repartir de bon matin par le train mythique de l’Inca Rail...
Train mythique car il serpente dans la vallée des incas. J’ai beau chercher, je ne vois rien d’autre. Car les paysages traversés, bien que jolis, ne nous comblent pas de bonheur plus que ça. Car le confort de nos sièges, bien que vintages, ne nous comblent pas de bonheur plus que ça. Car les hôtesses dans le train, bien que souriantes, ne nous comblent pas de bonheur plus que ça. Bref, je le dis et je le redirais même face au président directeur général d’Inca Rail, « c’est bien cher pour ce que c’est votre train mythique » !!!
Après une heure trente de train, nous débarquons de nouveau à Ollantaytambo. Et on n’y fait pas de vieux os car aussitôt arrivés, aussitôt repartis dans un collectivo, direction Urubamba pour trente nouvelles minutes de bétaillère. On encaisse ce genre de trajet comme si c’était un tour de manège jusqu’à se faire jeter sur le bord de la route à proximité d’Urubamba.
A Urubamba, pas de site inca ni même de cathédrale machin chose à voir. On fait un stop ici pour le marché couvert qui se tient ici tous les jours. Alors, pourquoi ce marché plutôt qu’un autre ? De une, il paraît que le marché y est vivant et fréquenté. De deux, il paraît que le marché y est coloré et photogénique. Et de trois, il paraît que c’est un vrai marché local où l’on y trouve tous les produits péruviens de tous les jours. N’en jetez plus ! M’en faut pas plus pour me convaincre. Et nous ne sommes pas déçus en y arrivant car le marché d’Urubamba est effectivement tout ça à la fois, et même un peu plus car on y trouve à l’étage tout un tas de petites cantinas parfaites pour nos estomacs et nos portefeuilles : Local et pas cher !
Et alors, qu’est-ce qu’ils mangent les péruviens ? Le lundi, des patates, le mardi, des patates, le mercredi, des patates aussi ! Il y en a partout, de toutes les sortes, de toutes les tailles, de toutes les couleurs, pour tous les goûts ! Savais-tu que le Pérou était le pays de la pomme de terre ? Qu’elle était née ici, à l’état sauvage, il y a plus de sept mille ans ? Que ce sont les conquistadors espagnols qui l’ont rapatriée en Europe au seizième siècle ?... Non ? Ben maintenant tu le sais ! Il se dit même ici qu’il y a autant de jours de l’année que de sortes de pommes de terre... Au final, c’est bien plus que ça car ce sont près de cinq mille variétés qui ont été comptabilisées au dernier recensement de la population... Purée, on ne va pas en faire tout un plat à gratin car nous, finalement, on décide d’y manger un ceviche ! Un ceviche tellement bon qu’on n’a même pas laissé une chance à nos assiettes d’être prises en photo ! Un ceviche tellement bon et tellement peu cher qu’on en a même pris deux grandes rations chacun !
Après ça ? Et bien on retourne faire le trottoir sur la route principale pour espérer y attraper un nouveau collectivo. Collectivo qui se pointe rapidement pour un retour tout en douceur et en sommeil jusque Cuzco... La boucle est bouclée, c’en est officiellement terminé de notre escapade machu-picchesque ! On va pouvoir se projeter mentalement sur notre prochaine aventure qui débutera dès cette nuit. Mais chaque chose en son temps, on s’organisera une causette à ce sujet plus tard...
Car là, bruni par le soleil et ses chansons monocordes, nous déposons nos gros sacs à l’hôtel Kay Pacha et partons arpenter les hauteurs de la ville à bord de nos jambes avec pour objectif le Christo Blanco et le site inca de Saqsahuaman. Et là, la machine infernale des pseudo-guides se met en marche : « Monsieur, ascension trop dure, préférable toi monter sur mon bourricot ! - Non merci, ma mère m’a fait des jambes, je vais m’en servir... - Monsieur, si toi monter dans mon taxi, toi pas payer le prix de l’entrée ! - Non merci, ma mère m’a fait des jambes, je vais m’en servir... - Monsieur, si toi vouloir, possibilité de monter sur le dos de ma grand-mère pour toi faire visite pas fatigante !... -... »
Et c’est qu’ils sont persévérants les bougres !... Ou stupides ? Ou durs de la feuille ? Ou les deux ? A vrai dire, on ne le saura jamais car on préfère les esquiver en redescendant dans le quartier San Blas pour mieux remonter via une série de marches bien raides. Quand je te dis « bien raides », il faut surtout entendre qu’il y en a une foultitude, qu’elles sont irrégulières et que nous sommes à trois mille six-cents mètres d’altitude. Oui, je justifie comme je peux le fait qu’on arrive en haut à bout de souffle ! Mais le jeu en vaut une fière chandelle car la vue sur Cuzco est impressionnante une fois parvenus au Christo Blanco, version miniature du Christ Rédempteur de Rio. Après quelques photos prises en compagnie d’une classe de nains péruviens, euh pardon, je voulais dire une classe de lycéens péruviens, nous embrassons maintenant une vue d’ensemble sur le site de Saqsahuaman surtout réputé pour ses énormes monolithes hétérogènes de granit parfaitement imbriqués et sans jointement.
Pourquoi les incas se sont-ils ainsi pris la tête à tailler ces pierres avec ces formes si tarabiscotées ? Avaient-ils tous pris option sculpture au bac ? Etaient-ils sous l’emprise d’une substance hallucinogène ? Etaient-ils des adorateurs du dieu Tétris ?... Rien de tout ça ! Sache que cette imbrication complexe permet tout simplement une meilleure stabilité, très utile en zone sismique... Et on ne dira pas le contraire, car même si certains de ces murs ont été rénovés, beaucoup sont encore cent pour cent origine garantie. Bon, je fais mon malin à t’expliquer tout ça, mais au final, nous n’avons pas visité cette ancienne forteresse inca. Le ticket d’entrée regroupant tout un volet de sites que nous ne visiterons pas, il est très cher, même pour un porte-monnaie européen. Et même en tentant une petite négociation, soit c’est soixante-dix sols, soit c’est rien ! Ok, ma p’tite dame, ce sera rien ! Nous nous contenterons donc de cette vue gratuite et d’une balade toute aussi gratuite le long des remparts extérieurs où on peut approcher de très près les énormes blocs le plus grand mesurant neuf mètres de haut pour cinq mètres de large, pour un poids d’environ trois cent cinquante tonnes. Oui, quand même...
Bon, la journée arrive bientôt à son terme et tu commences certainement à te demander pourquoi j’ai appelé cette journée avec ce titre farfelu, hein ? Patience petit hobbit, j’y viens. Car si tu vas à Rio, n’oublie pas de monter là-haut... Et si tu vas à Cuzco, n’oublie pas de faire deux choses : Aller au Machu picchu, et manger du cuy. Pour mon frère et moi, missions validées !... « Cuy, was ist das ? » Alors, le cuy est le plat traditionnel péruvien. Aussi traditionnel qu’étonnant pour nous, petits européens en quête d’inattendu et d’exotisme, car il s’agit de cochon d’ Inde ! Et oui, chez nous, les gens les cajolent. Ici, les gens en raffolent ! Mmmm le bon petit cochon d’ Inde grillé à la broche ! En fait, une fois confortablement allongé dans mon assiette, ce cochon d’ Inde entier ressemble aux petites bestioles que je caressais et habillais avec des vêtements de poupée avec mes cousines quand j’étais petit chez mes grand-parents. Et le truc marrant, c’est que « Cuy » se prononce ici « Couille » ! Oui, c’est l’occasion de sortir quelques unes de tes meilleures blagues. Moi, désolé, ce n’est pas du tout mon genre...
Pour en revenir à notre sympathique rongeur, je ne saurais que trop te conseiller d’oublier leur bonne petite bouille sympathique et le prénom que tu avais donné au tien il y a quelques décennies, et de croquer dedans ! Venir au Pérou sans goûter au cuy, ce serait comme venir en France et ne pas goûter aux fromages qui puent. Vraiment dommage, surtout que c’est succulent ! Le meilleur repas depuis notre arrivée au Pérou ! En espérant qu’on passe aussi la meilleure nuit dans notre hôtel ! Ce dont je suis sûr, c’est qu’elle va être une des plus courtes vu qu’on a rendez-vous à trois heures trente du matin. Ainsi soit-il. Oui, comme tu dis, demain va venir plus vite que d’habitude... De toute façon, demain est une autre aventure... | | | 31 octobreOver the rainbow...« Toc toc toc ! - Qui est là ? - Apu Winicunca ! - Apu Winicunca qui ? - Apu Winicunca, la montagne arc-en-ciel pour une super journée ! » Et pour s’y rendre, on se lève à l’aube ! Oups, correction, on se lève plutôt à un moment entre le crépuscule et l’aube car une navette passe nous prendre à notre hôtel à trois heures et demi ce matin ! Bon, ça, c’est ce qui est écrit noir sur blanc sur le contrat. Car en réalité, on fait le trottoir de trois heures et quart jusqu’à quatre heures et demie. Mais à cette heure-là, pas un seul client, pas une seule passe jusqu’à ce que le chauffeur de notre van daigne enfin se montrer... Si tu rajoutes à ça le téléphone de l’accueil de l’hôtel, adjacent à notre chambre, qui a sonné sans discontinuer entre minuit et trois heures, empêchant par la même occasion Morphée de venir nous kidnapper, tu imagines aisément la tête de nos têtes. Du coup, par pitié, sois indulgent si je ne te décris pas avec une précision chirurgicale les trois heures de trajet nécessaires pour accéder depuis Cuzco à Apu Winicunca ! Zzzzzzzzzzzzz...
Trois heures pendant lesquelles mon esprit rêve aux paysages irréels qu’on va s’injecter dans les yeux aujourd’hui... Faut dire que la première fois que j’ai vu une photo de la montagne arc-en-ciel d’Apu Winicunca, c’était en flânant sur Facebook. La photo faisait partie d’un article dont le titre racoleur était un truc du genre « Exclusivité : Le top 20 des endroits naturels incroyables mais vrais qu’il faut absolument avoir vu au moins une fois dans sa vie ! Le numéro 10 va vous faire tomber par terre ! » Arrivé en tête à tête avec le numéro 10, je suis dans un premier temps effectivement tombé de ma chaise. Une fois mon cerveau remis dans le sens de la marche, je me suis dit que c’était obligatoirement un gros fake Photoshop tellement ça paraissait irréel. En tout cas, je n’aurais jamais pensé que quelques mois plus tard, je viendrais sur place pour témoigner de mes propres yeux de l’existence d’une telle manifestation artistique de dame nature. Aucun trucage cent pour cent garanti ! Attention, minute culturelle qui constitue la vraie valeur ajoutée de ce blog : Les différentes couches de couleurs de cette Rainbow Mountain sont le fait de la présence de zinc pour le vert, de cuivre pour le rouge, de manganèse pour le bleu, et de calcaire pour le blanc. Bon, après vérification sur d’autres sites internet, il semblerait que le vert soit du cuivre, le rouge du fer, le jaune du soufre et le blanc du zinc. A moins que ce ne soit de la menthe, de la grenadine, du citron et de la coco... Bref, ce dont je suis sûr et certain, c’est qu’il y a de belles couleurs ! S’il y a un scientifique dans la salle, qu’il se manifeste tout de suite pour nous éclairer de sa lumière,... ou qu’il se taise à jamais ! Merci d’avance...
Après deux heures et quelques de route, nous sommes réveillés dans la dernière montée, en pleine Cordillère, par les premiers rayons du soleil, mais aussi et surtout par les nids de poule et les coups de volant pour éviter les vraies poules. Ça tombe bien, ça nous permet de constater que les paysages environnants sont grandioses... Nous traversons des villages tout droit sortis du siècle dernier jusqu’à celui où nous allons prendre notre petit-déjeuner. C’est très copieux et tous les membres du groupe abusent honteusement de l’infusion à la coca qui aide soi-disant à lutter contre le mal de l’altitude. Faut dire que durant notre trek, il est prévu de passer un col à cinq mille cent mètres ! Car oui, la Rainbow Mountain ne s’offre pas au premier venu comme une vieille prostituée ! Il va falloir s’agiter les gambettes pour avaler les six kilomètres et les sept cents mètres de dénivelé à une altitude d’où on toisera le sommet du Mont Blanc !
Début des hostilités à quatre mille quatre cents mètres d’altitude. Tout le monde est motivé, les quatorze membres de notre expédition sont bien équipés... à part Jean-Michel Jépafrois, un mexicain qui s’est cru en avril et s’est découvert d’un fil pour se lancer dans l’ascension en jean t-shirt baskets ! « Hé, Jean-Michel Jépafrois, vue la température de pingouin, tu ne savais pas qu’aujourd’hui, c’était culotte obligatoire ? Ce n’est pas le moment de te la jouer à la Sharon Stone... Pour le croisage - décroisage de jambes sans culotte, mieux vaut attendre un jour meilleur ! » Bon, le premier kilomètre est parfait pour s’échauffer les jambes sur du plat. Après, ça grimpe sévère. Certains feignants capitulent déjà, préférant avoir recours aux services de pauvres business-canassons pour continuer à monter. D'autres avancent mais à un rythme de sénateur comparés aux dragsters bleu blanc rouge made in France. Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons... On double le mexicain, on largue le chilien, on dépose les canadiens... Seuls les allemands tentent désespérément de se caler dans notre roue. En vain puisqu’on envoie du pâté ardennais pour se retrouver rapidement seuls en tête. Pierre de Coubertin peut aller se rhabiller, le jour de gloire est arrivé, l’étendard sanglant est levé ! Le guide nous avait indiqué dans le van que le record de l’ascension pour un touriste était d’une heure et demi. Mon frère passe la ligne d’arrivée en une heure dix et moi en une heure seize sous un tonnerre d’applaudissements imaginaires ! A nous le Guinness Book !
Et alors, cette montagne couleur Dragibus ?... Ouragan sensoriel, extracteur d'œil de son orbite, cerveau frappé par la foudre divine,... Apu Winicunca, roi des superlatifs ! Sans mentir, le paysage est inconcevable pour un esprit normalement constitué ! Une beauté sans nom. La preuve, je suis incapable de te le décrire avec des mots qui existent dans mon vocabulaire... Et comme on est arrivé avec presqu’une heure d’avance sur la lanterne rouge de notre groupe, on prend le temps d’en profiter, de le contempler sous le soleil, de l’admirer sous les nuages, de méditer sous les flocons de neige,... Oui, il se met à neiger ! Je rappelle qu’on se les gèle bien comme il faut, qu’on est à plus de cinq mille mètres d’altitude et qu’on a même des glaciers juste autour de nous ! « Par contre, qu’est-ce que c’est que ce bruit de claquement ? » Rassure-toi, ce n’est que notre mariachi Jean-Michel Jépafrois qui joue des castagnettes avec ses dents !
| | | Suite...
Bon, alors, cette montagnes aux sept couleurs, ça t’a plu ?... Et pourtant, le plus cool de cette journée reste encore à venir ! Si si, j’te jure, c’est possible ! Contrairement à quatre-vingts dix-neuf pour cent des chanceux qui montent jusqu’ici, la grimpette du matin n’était pour nous qu’un appetizer. On a faim, on en redemande. Loin de nous l’idée de snober la montagne arc-en-ciel en repartant bêtement par le même chemin. Pour venir ici, on a volontairement choisi de passer par l’agence Peru Travel Explorer qui est une des seules à proposer le retour par Red Valley contre quelques sols et onze kilomètres de marche en plus. Résultat, il n’y a que notre petit groupe qui s’élance pour un bonus de trois heures de balade supplémentaires.
Bon, certes, on parle de balade mais ça commence fort avec une descente assez raide sur des cailloubles, mélange de cailloux et de sables qu’on dévale en courant avec notre guide ! Les vues nous coupent le souffle, mais pas les jambes. Les paysages sont vraiment kiffants, partout où notre regard se pose sur cette vallée aux couleurs une nouvelle fois irréelles. On se sent seuls au monde à gambader dans cette vallée, à sauter au-dessus de petits ruisseaux, à croiser des troupeaux de lamas. Franchement, je ne suis pas du genre à devenir gaga devant un animal, mais eux, rien que voir leurs trognes ahuries nous regarder stoïquement passer me fait marrer ! On croise aussi des familles de paysans qui vivent ici, au fin fond du trou du cul de Trifouillis-la-Galette ! On se pose cette question cent vingt-huit fois sur le parcours : « Mais par quelle opération du petit Jésus en sont-ils arrivés à venir vivre ici ? »
Conclusion, on a adoré la Rainbow Mountain, mais nos cœurs balancent encore plus vers la Red Valley. Certainement le fait que nous y soyons seuls, car une fois de plus, nous avons pris les commandes de la course et sommes tous les deux looooiiiinnn devant le reste du groupe... A chaque pas, nous restons bouche bée devant ce décor digne du Seigneur des Anneaux dans lequel nous tenons les rôles principaux... Jusqu’au moment où on doit se rendre à l’évidence : Le van est en approche et ce moment fort du voyage va prendre fin. Quand faut y aller, faut y aller... Bon, faut dire qu’à cette heure-ci, la dalle commence à se faire pressante. Nouvel arrêt dans le même village que tout à l’heure pour un bon repas revigorant, nouvelle route pour une sieste reposante, et nous voici revenu à notre point de départ : Cuzco où la fête d’Halloween bat déjà son plein ! Déguisés en routards vagabonds mimi cracra, on erre comme ça parmi les vampires, les sorcières et autres Donald Trump en attendant l’heure de départ de notre bus. Car oui, après une bonne journée de marche à macérer dans sa sueur, quoi de mieux qu’une bonne douche ? Euh, pardon, quoi de mieux qu’une bonne nuit dans un bus ?... « Et pour aller où ? » Dans la culture inca, il paraîtrait que le soleil se couche chaque jour à Cuzco pour renaître chaque matin des entrailles du lac Titicaca, suivant la vallée qui sépare ces deux endroits durant son périple quotidien. C’est pour cette raison qu’on appelle cette route « Ruta del Sol ». Bref, si je te dis tout ça, c’est parce que c’est cette même route qu’on va emprunter cette nuit. Objectif Titicaca pour demain ! De toute façon, demain est une autre aventure... | | | Effectivement 18 jours intenses, mais aussi très intense à lire, surtout quand on arrive en retard !! Un petit air de Tintin sans Milou (par respect pour ton frère) et le temple du soleil, je me régale de vous suivre.... Voir MP et mourir, même en mode Pandora sous la brume, mais voir MP tout de même !! Pour mourir, on s'accordera un peu de temps (le plus possible d'ailleurs) Merci Franck pour ce carnet décalé et décoiffant, on en redemande !!! Je suis à jour, je vais pouvoir souffler un peu... On est quand même à plus de 4000m, non ? Bruno | | | Effectivement 18 jours intenses, mais aussi très intense à lire, surtout quand on arrive en retard !! Un petit air de Tintin sans Milou (par respect pour ton frère) et le temple du soleil, je me régale de vous suivre.... Voir MP et mourir, même en mode Pandora sous la brume, mais voir MP tout de même !! Pour mourir, on s'accordera un peu de temps (le plus possible d'ailleurs) Merci Franck pour ce carnet décalé et décoiffant, on en redemande !!! Je suis à jour, je vais pouvoir souffler un peu... On est quand même à plus de 4000m, non ? Bruno
Alors là, voici un message bien sympathique ! Merci beaucoup ! Ça fait plaisir de voir que le temps passé à l'écriture de ces textes n'est pas du temps de perdu ! A bientôt, donc, pour la suite !!! Franck | | | Hello Franck,
Le temps que tu passes à écrire est un pur bonheur de lecture 😁 j'adore ton ton décalé et waow les photos.
Trop beau la rainbow mountain 🤩🤩🤩
Rdv au lac titicaca.
Myriam | | | Hello Franck, Vu qu’on aimerait trop voir la montagne arc en ciel mais qu’on est loin de vos capacités physiques, nous allons y aller par le côté le moins long, départ par Cusipata 😎 on devrait pouvoir arriver au sommet en moins d’une heure trente 😂 | | | Hello Franck, Vu qu’on aimerait trop voir la montagne arc en ciel mais qu’on est loin de vos capacités physiques, nous allons y aller par le côté le moins long, départ par Cusipata 😎 on devrait pouvoir arriver au sommet en moins d’une heure trente 😂
Salut Isabelle Je sais que cela ne dépend pas que de toi, mais essaie d'être au point de départ le plus tôt possible pour éviter la foule... et les nuages qui se pointent généralement vers midi sur la Rainbow... Tu vas adorer ! Dommage pour la Red Valley, c'est top ! Tu penseras à moi lorsque tu verras le départ du haut de la Rainbow... A+ Franck | | | Hello Franck,
Le temps que tu passes à écrire est un pur bonheur de lecture 😁 j'adore ton ton décalé et waow les photos.
Trop beau la rainbow mountain 🤩🤩🤩
Rdv au lac titicaca.
Myriam
Je n'ai pas trouvé d'autre subterfuge pour inciter les personnes à suivre mes aventures jusqu'à la fin...  Mais je ne sais pas si ça fonctionne vraiment... En tout cas, toi, tu es toujours là ! | | | Hello Franck,
Le temps que tu passes à écrire est un pur bonheur de lecture 😁 j'adore ton ton décalé et waow les photos.
Trop beau la rainbow mountain 🤩🤩🤩
Rdv au lac titicaca.
Myriam
Je n'ai pas trouvé d'autre subterfuge pour inciter les personnes à suivre mes aventures jusqu'à la fin...  Mais je ne sais pas si ça fonctionne vraiment... En tout cas, toi, tu es toujours là ! 
Ne t’inquiète pas, il y en a pleins qui te suivent 😏 Moi aussi, j’adore tes écrits et attends la suite de tes aventures 😊 | Carnets similaires sur l'Amérique du Sud: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 13 544 visiteurs en ligne depuis une heure! |