Bibouns51 · 13 décembre 2019 à 9:47 · 370 photos 232 messages · 24 participants · 20 909 affichages | | | | Bonjour Isabelle,
Ok, merci pour l'info, donc après midi ou matin... on va être secoué comme des cocotiers  .C'est tout de même bizarre cette histoire de sécurité  .
Oui, ça remue bien pour que chaque passager en profite. Il y a un petit sachet pour chaque voyageur, ils ont l'habitude  Nous n'avions pas réservés et sommes allés le matin de bonne heure quand on a vu que les avions volaient (tout dépend de la météo). La veille, l'aéroport avait ouvert à 11h du matin  .
Je pense que toutes les compagnies se valent et pratiquent les mêmes tarifs.
C'est une super expérience 
Bonne préparation.
Myriam | | | Je viens de regarder mes notes, mon fils a commencé à blanchir au bout de 20 mn sur les 35 de vol 
Il s'en souvient encore  mais il aimerait bien refaire | | | Merci Myriam, peut être vaut il mieux, en effet, attendre le jour même afin d'être sur d'avoir une bonne météo  . | | | Bonjour Isabelle,
Combien de jour as-tu prévu à Nazca ? Oui la météo est vraiment déterminante 
Tu as ouvert un post pour ta préparation ? cela m'éviterais de "polluer" celui de Franck 
Myriam | | | Non, je n'ai pas encore ouvert de post, je le ferai probablement en Janvier lorsque je finaliserai notre circuit  . En effet, laissons Franck, le vadrouilleur, continuer son carnet sans trop le polluer | | | Non, je n'ai pas encore ouvert de post, je le ferai probablement en Janvier lorsque je finaliserai notre circuit  . En effet, laissons Franck, le vadrouilleur, continuer son carnet sans trop le polluer 
Pas de souci, vous êtes ici chez vous !  Vous discutez du Pérou donc ça m'intéresse aussi... | | | 26 octobreCuzco, empereur mégaloUn Franck sans voyage, c’est comme un actionnaire sans licenciement, ça n’peut pas survivre ! Mais j’me soigne ! En guise de sevrage, pourquoi ne pas me farcir un trajet en bus à travers la Cordillère des Andes pour aller jusqu’à Cuzco ?... Attention, spoiler : Treize heures de bus ! Oui, se rendre à Cuzco, ce n'est pas une sinécure. D'où qu'on parte. Malgré les sièges confortables de notre bus, nous sommes réveillés dès cinq heures du mat’, secoués de droite à gauche, sans oublier de gauche à droite, dans chacun des cent quatre-vingt-douze mille cinq-cents virages et des poussières que compte notre chemin de croix. Bon, même si la route est chiante à s’en bouffer les ongles jusqu’à l’épaule, elle nous permet quand même d’entrapercevoir le vrai Pérou des campagnes, celui de notre imaginaire : Animaux en liberté sur la route, femmes en tenues traditionnelles avec chapeaux haut-de-forme et longues tresses, sans oublier tous ces pics enneigés de la Cordillère à perte de vue, culminant à plus de six-mille mètres d’altitude...
La ville de Cuzco, quant à elle, émarge fièrement à trois mille quatre cents mètres altitude parfaite pour une acclimatation tout en douceur pour nos petits organismes fragiles non habitués à être aussi proches du dieu soleil. Base parfaite, également, pour visiter cette région pleine de mythes et de légendes, berceau de cette civilisation disparue que sont les incas. N’est pas capitale de l’empire du soleil qui veut ! Car oui, tu l’imagines bien, si nous nous farcissons ce long périple en bus pour venir jusqu’ici, c’est que primo, nous n’avons pas les bourses suffisamment pleines pour l’acquisition de billets d’avion très dispendieux, et que secondo, Cuzco a évidemment de multiples cordes à son arc pour aguicher le commun des touristes. Son centre historique en est une. Le quartier San Blas en est une autre. Mais tout ça, c’est de la roupie de sansonnet comparé aux mastodontes touristiquintéressants qui trônent dans les environs. Le reste de notre journée d’aujourd’hui sera d’ailleurs consacré à l’organisation de ces visites, mais on aura l’occasion d’en reparler tout à l’heure car là, nous entrons dans ce qu’on peut appeler le nombril du monde. Ce n’est pas moi qui le dis car dans la langue quéchua, Cuzco signifie « nombril du monde ». En tout cas, nombril du monde ou pas, Cuzco est quoi qu’il en soit le nombril touristique du Pérou ! Donc welcome to Cuzco !
L’air de rien, on en est déjà à notre troisième étape de notre trip péruvien. Et première impression : « Ben dis donc, c’est ‘achement grand, Cuzco ! » Bien plus que je n’aurais osé l’imaginer ! Spectaculaire, c’est bien le mot ! Je ne sais pour quelle raison absurde, mais je m'imaginais une petite ville de campagne bien tranquille... Tout faux le garçon ! On découvre sous nos yeux une ville tentaculaire s’étendant à perte de vue et venant lécher goulument toutes les collines environnantes ! Et comme on dit, la première impression est souvent la bonne. Car on met encore presqu’une heure à traverser la ville pour gagner le terminal des bus d’où on négocie âprement un taxi à douze soles pour nous emmener dans le quartier San Blas où nous attend un vrai lit réservé pour la nuit prochaine.
Bon. Cuzco, on vient juste d'y arriver, mais on l'a déjà adoptée... Le trajet en taxi dans les petites rues de San Blas fait monter la cotte de magie de la ville à neuf sur l’échelle de Richter. Petites rues pavées blanchies par la chaux, architecture homogène, ambiance sud-américaine,... C’est tout mimi comme un petit chiot venant de naître... Mais méfiance, les petits chiots peuvent aussi te pisser dans les godasses donc on se prononcera ce soir sur notre ressenti final. Là, nous déposons nos sacs à notre hôtel, le bien nommé Samay Wasi. Le confort y est minime. Je veux dire par là que si tu as l'habitude de loger dans des hôtels de luxe douze étoiles, ça va te faire un choc. Nous, on s’y sent tout de suite comme chez mamie Dédé ! On est hyper bien accueilli et le cadre est top ! « Elle est pas belle la vue ? » Vue magnifique dégagée sur tout Cuzco. Bref, l’hôtel nous fait lui aussi une très bonne première impression... Mais chut, rappelle-toi du petit chiot...
Notre mission de l’après-midi, si nous l’acceptons, consiste à nous trouver de quoi manger, à humer la ville jusqu’à plus d’air, et accessoirement à organiser nos trois magnifiques prochaines virées exploratives : Vallée sacrée, Machu Picchu, et ascension de la Rainbow mountain, comme un triptyque de chez Maisons du monde qu’on accroche dans son salon... Un crochet par l’office du tourisme, puis par l’agence Peru Travel Explorer nous permet de régler tout ça en deux temps trois mots d’anglais,... et quelques soles. Pour ce qui est du resto, on trouve assez facilement une petite cantinas à trois soles le menu, soit moins d’un euro pour une soupe, un plat et une boisson. Pour ce prix dérisoire qui pourrait figurer au Guinness book de mes voyages, les plats qui nous sont servis nous font une bonne première impression. Sauf que... il faut se méfier du petit chiot vas-tu me dire. Et bien Paf le chiot, dans l’mille Emile ! Deux heures plus tard, alors que nous déambulons le nez en l’air dans le centre historique, nous avons la preuve que le petit chiot avait effectivement déféqué dans nos assiettes !!! Car oui, mon pauvre petit frère, cet homme pourtant intestinalement bien constitué, va maintenant devoir lutter de toutes ses forces pour ne pas déféquer dans son caleçon ! « Vite, les clés de la chambre ! » A voir son regard apeuré et ses gouttes de sueur lui perler sur le front, c’est sûr, il ne le répétera pas deux fois,... il n’en aurait malheureusement pas le temps !
Bon, rassure-toi, selon les manifestants, pas de dégât à déplorer ! Il faudra peut-être poser la question à la police des sous-vêtements pour savoir ce qu’elle a à dire... En tout cas, une fois mon frère revenu et soulagé, on peut donc tranquillement terminer cette journée de découverte de Cuzco qui nous semble être le repère idéal pour qui veut flirter avec sa moitié. De jolies places pour se bécoter sur les bancs publics, bancs publics, des ruelles sinueuses et fleuries, un petit marché artisanal, des rues ourlées d’arcades,... Bon, étant accompagné de mon frère, on ne s’attarde pas sur les bancs publics. Direction la terrasse de notre hôtel qui nous apparaît comme étant le repère idéal pour aller siroter une Cuzquena bien fraîche en contemplant tout ébahis Cuzco la belle se lover progressivement dans la pénombre de la nuit. Ouah, c’est beau comme du Cabrel, tu ne trouves pas ?... Je conclurai quand même cette journée en te disant que contrairement à notre restaurant de ce midi, Cuzco et notre hôtel ne nous ont pas déçus d’un poil, eux. Il en est d’ailleurs de même pour le Cultura Paraiso, petit restaurant bien goutu, mais aussi beaucoup plus cher que celui de ce midi, que nous avons choisi pour y déguster, en toute sécurité, loin des chiots, notre premier ceviche, plat traditionnel péruvien composé de poisson cru mariné dans du citron, accompagné de grains de maïs et d’une tooooooonnnnnnnne d’oignons. « Euuuh, Sullivan, les oignons, c’est bon pour toi, ça ?... Allez, je te charrie, le futur sera meilleur demain »... De toute façon, demain est une autre aventure...
| | | Bonjour Franck,
Cuzco, quelle belle ville  de belles journées à la découvrir et cela en toute sécurité. Pour rappel, j'étais seule avec mon petit bonhomme et mon appareil photo et je ne me suis jamais sentie en insécurité 
Vite la suite 
Joyeuses fêtes de fin d'année
Myriam | | | Bonjour Franck,
Cuzco, quelle belle ville  de belles journées à la découvrir et cela en toute sécurité. Pour rappel, j'étais seule avec mon petit bonhomme et mon appareil photo et je ne me suis jamais sentie en insécurité 
Vite la suite 
Joyeuses fêtes de fin d'année
Myriam
Hello Myriam, Oui, on a vraiment bien aimé aussi cette ville de Cuzco dans laquelle on va passer de nouveau un peu de temps en revenant du Machu. La suite bientôt ! Franck | | | À: Bibouns51 · 2 janvier 2020 à 11:05 · Modifié le 8 jan. 2020 à 16:09 Re: On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! Message 30 de 232 · Page 2 de 12 · 1 587 affichages · Partager 27 octobre Franck et le temple du soleilLe matin au réveil, soit on se rendort comme un nounours pour retomber dans ses rêves, soit on se lève pour les vivre ! En ce qui me concerne, ce matin, le réveil de frère Jacques n’aura même pas eu le temps de sonner les matines pour m’extirper de mes rêves de voyages et d’aventures. Il est six heures et demie, l’heure de prendre le petit-déjeuner sur notre terrasse face à Cuzco qui nous tend les bras... L’heure de débuter cette journée qui va nous emmener dans la vallée sacrée ! Il nous faut donc déjà remballer nos sacs qui n’auront pas eu le temps de moisir à Cuzco. « Quoi, vous quittez déjà Cuzco alors que vous n’y êtes arrivés qu’hier midi ? » Oui, et j’fais c’que j’veux !... Et pis t’es pas ma mère !... Allez, arrête de tondre la banquise, nous faisons notre petit bonhomme de chemin dans les environs et nous reviendrons bien évidemment à Cuzco dans quelques jours afin d’y approfondir l’idylle que j’ai commencé à sentir poindre hier entre nous...
Présentement, nous nous rendons au lieu de départ des collectivos pour y attraper celui qui part pour la petite ville d’Urubamba. Une fois notre van rempli comme une huître bien laiteuse, c’est parti pour une heure de route au milieu des magnifiques paysages de l’Altiplano où on aperçoit nos premiers lamas. A notre demande, on se fait jeter sur le bas-côté à Maras. De là, ce n’est pas qu’on soit anorexique du porte-monnaie, mais pour diviser les frais, on se regroupe avec cinq allemands pour négocier un autre van pour nous emmener sur le site de Moray, puis au Salinas de Maras... On visite Moray, on visite les salinas et voilà qui est fait pour le programme du jour. Bon, j’arrête de ramer des gencives et je te décris quand même un peu en quoi consiste ces deux sites incontournables.
Pour Moray, d’après l’étude que j’ai rapidement menée en arrivant sur le site, il s’agissait probablement d’un laboratoire agronomique où les incas testaient différentes cultures sur différents niveaux de terrasses circulaires avec différentes températures à différentes saisons pour obtenir différents résultats. En fait, différentes choses qui permettaient de simuler des microclimats avec des températures plus élevées dans les cercles centraux et plus fraîches en périphérie. Tu as vu, je me suis intéressé à la question comme un chien à ses propres bourses, s’il est souple, bien évidemment... Sauf que tout ça n’est bien sûr qu’une hypothèse qui n’engage que mon sens accru de l’observation... et Wikipédia. Quoi qu’il en soit, on ne peut s’empêcher d’admettre que les incas n’étaient pas issus d’un croisement entre Nabila et Franck Ribery... Sans rire, ces petits incas étaient des génies ! Je te laisse découvrir ça par tes propres petits yeux écarquillés sur les photos prises tout spécialement à ton attention.
On en fait le tour, on descend, on remonte, on croise d’autres touristes, on salue une énorme tarentule, on s’amuse comme des p’tits fous, puis on se rend aux Salinas de Maras. Et là, mon copain, ça commence à causer ! Pour te la faire courte, ici, le principe est très simple et il est également made in Incas ! Un ruisseau naturellement salé coule miraculeusement depuis le haut de la montagne. Il est capté par des canaux qui alimentent une multitude de bassins construits à flanc de pente. Une fois que l’un d’eux est rempli, on oriente l’arrivée d’eau vers un autre bassin et on laisse dame nature, ou plutôt monsieur soleil, faire le reste, c’est-à-dire faire évaporer l’eau stagnante prise au piège. Une fois ce processus terminé, il ne reste alors plus que le sel que l’on peut ramasser tranquillement en raclant les bassins asséchés, avant de recommencer la manipulation indéfiniment ; et ce, depuis des centaines d’années. Car oui, c’est toujours en activité ! Chaque petite parcelle appartient à une famille qui possède le droit de l’exploiter de génération en génération. Bon, je ne vais pas t’en écrire toute une Martine, vois plutôt par toi-même, surtout que c’est très photogénique ! Mon appareil photo est en surchauffe...
D’ailleurs, j’ai du mal à me déscratcher de ce que j’ai sous les yeux ! C’est grandiose, majestueux, imposant,... que dis-je... C’est un cap ! Une péninsule ! Ma première vraie claque visuelle du voyage ! Un paysage « Wahou » comme dirait mon frère... « Ah bon, tant que ça ? » Tu connais mes sept merveilles du monde ? En un, mes filles ! En deux, les crêpes de ma femme ! En trois, la tête de veau de ma maman ! En quatre, le site de Pétra ! En cinq, le stade Vélodrome ! En six, Woinic ! Et en sept, je dirais les Salinas de Maras ! Non, sérieusement, c’est top ! Nous arpentons le site dans tous les sens. On monte, on descend, on remonte, on tourne, trouvant à chaque instant le paysage plus beau que la minute précédente. Bon, le site n’a malheureusement pas été privatisé à l’occasion de notre venue, mais plus on avance et plus on s’exonère de tous ces feignants qui s’agglutinent sur le point de vue d’en haut. En revanche, une fois en bas et presque seuls, c’est le moment où une famille péruvienne décide de nous privatiser ; un couple d’une soixantaine d’années accompagné de ce qui semble être leur fille. Un moment étrange passé en leur compagnie qui me pousse à te conter l’anecdote. Déjà, la femme et sa fille étaient excitées comme de jeunes juments en rut lorsqu’elles nous ont abordées pour nous demander une photo. Soit... Mais l’irréparable a été commis lorsque nous posions innocemment pour l’appareil photo du mari, d’ailleurs tout content de voir sa femme si enjouée... Tu m’étonnes qu’elle était enjouée !!! Mettre son bras sur nos épaules pour prendre la pose aurait encore pu passer... Mais la dame, jugeant certainement être trop petite pour atteindre nos épaules, a simplement décidé de mettre sa main dans la poche arrière de mon pantalon et de me malaxer délibérément la fesse droite pendant de longues secondes... « C’est dans les coutumes locales du Pérou, ça, madame ? » Moi, tout pantois par « tant d’attention » et me tenant devant le mari qui ne se doutait de rien, je n’ai pas osé réagir..., me disant que ça me ferait une anecdote à te raconter ! Bref, on continue de parcourir ce site jusqu’à être confronté à un panneau énigmatique indiquant en anglais et en espagnol « Don’t cross / No pasar ». « Tu parles espagnol, toi ? - Non... Et anglais ? - Non plus... » Ok, donc on s’en tient au plan initial, on continue !
Et quand bien nous en a pris qu’on a bien fait ! J’avais lu un conseil sur le net qui disait vaguement de descendre dans le fond de la vallée. Et bien à mon tour, j’enfile mon collant bleu et mon slip rouge de « Supertuyau » pour t’expliquer tout de A à Z avec description de chacune des étapes à réaliser dans le même ordre : Ignore le panneau t’interdisant de passer en feignant une cessité visuelle passagère. Déjà, tu vas te retrouver seul au monde auprès de bassins de sel plus confidentiels ; c’est déjà ça de gagner ! Après ça, faisons l’amour avant de nous dire adieu ! Le cœur dégoulinant d’émotion, tu laisses dans ton rétroviseur les salinas et tu t’engages sur un magnifique chemin à flanc de montagne qui va te conduire jusqu’au rio Urubamba, une rivière bien plus bas au fond de la vallée. Tu longes cette rivière par la droite jusqu’au pont qui va te permettre de l’enjamber en tout bien tout honneur. Là, tu gagnes la route de la vallée, tu te plantes au milieu jusqu’à ce qu’un collectivo fasse son apparition par la droite. Tu l’attrapes au vol, tu lui dis que tu veux aller à Ollentaytambo, tu lui paies les dix soles que le monsieur te demande en contrepartie. Voilà, je t’ai mâché tout le boulot pour l’organisation de cette super expédition d’aventurier qui brave tous les dangers pour en prendre plein les yeux !
| | | À: Bibouns51 · 2 janvier 2020 à 11:18 · Modifié le 8 jan. 2020 à 16:12 Re: On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! Message 31 de 232 · Page 2 de 12 · 1 582 affichages · Partager Suite...Nous arrivons donc à Ollentaytambo. Déjà, rien que le nom donne l'impression d'un endroit mythique. Il faut dire qu’Ollanta, comme les gens du coin la surnomment, est la dernière ville du Pérou à avoir conservé intact son plan inital inca. Si tu es en plein dans ta thèse sur l’urbanisme inca, viens ici car c’est un musée à ciel ouvert sur cette civilisation... En arrivant, nous quittons nos gros sacs au Janaxpacha Hostel et partons aussitôt vérifier ça. Alors, laisse-moi te décrire la ville comme Mozart aurait pu te la peindre : Des petites ruelles, une placette mignonette, des montagnes que les anciennes générations ont aménagées en terrasses pour la culture, des ruines incas, des canaux qui font circuler l’eau dans toute la ville, un emplacement idéal au creux de la vallée sacrée. Le spectacle est à chaque coin de rue. Ajoute à ça des descendants d’incas aux visages typiques, des boutiques proposant des articles multicolores et des petits restos te faisant saliver les babines, et tu obtiens l’endroit idéal pour passer cet après-midi. Car oui, il est déjà l’heure de passer à table, et vue l’offre et les prix proposés, on ne va pas se gêner ! Vingt soles le ceviche au Tupac restaurant ; qui par le saint esprit de la tentative d’arnaque, se transforme en vingt-huit soles sur l’addition... Du coup, raye la mention inutile : Réponse A : Le gentil serveur a malencontreusement fait une erreur Réponse B : Le méchant serveur nous a pris pour des jambons fumés croisés avec des pigeons Réponse C : Le consciencieux serveur a mis à jour le prix entre la commande et l’addition au vu de l’inflation galopante qui sévit au Pérou
Allez, sans rancune aucune, on a la peau du ventre bien tendue, n’en parlons plus... Par contre, je vais encore te parler d’Ollentaytambo puisqu’on va maintenant s’attaquer à la visite du site inca du même nom. Déjà, il faut savoir que la forteresse d’Ollantaytambo fut un haut lieu de résistance des incas contre les conquistadors espagnols. Elle constitue aussi la porte d’entrée de la route pour le Machu Picchu. Mais ne mettons pas le carrosse avant le poney, on aura bien l’occasion de reparler du Machu Picchu plus tard... Là, pour l’instant, nous nous consacrons à ce site mineur... Ça, c’est ce que je croyais avant de venir. Car maintenant que j’y suis, je peux te dire que ce site est vraiment impressionnant. Le site inca le plus impressionnant que j’ai eu la chance de visiter dans la région, dans le pays, voire dans le monde entier. Oui ma bonne dame, oui mon bon monsieur, le monde ! Faut dire que je débute en termes de sites incas, mais ça laisse quand même augurer plein de bonheur en sacs de dix en imaginant notre virée au Machu Picchu dans quelques jours... Mais ne mettons pas le carrosse avant le poney, on aura bien l’occasion de reparler du Machu Picchu plus tard... Là, pour l’instant, nous nous consacrons à ce site... magnifique, construit en terrasses et surplombant la vallée et la ville.
On passe de terrasses en greniers, du temple du soleil aux anciens bains, des niveaux supérieurs aux niveaux inférieurs, d’une séance photos avec de vieilles mamies à une séance photos avec une classe d’étudiantes qui défilent, l’une après l’autre, pour se faire tirer le portrait en compagnie de deux grands blonds aux yeux bleus, denrée très rare au pays du Machu.
Et ce qui devait arriver arriva : La lumière descend aussi vite que les isos augmentent ! Du coup, on ferme le rideau pour les visites du jour ! Un steak de lama à la plancha à l’Inca travel, quelques danses folkloriques aux pieds du site, une Cuzquena, voir deux si affinité et il est l’heure d’aller se glisser sous nos couvertures. Oui, je sais, deux verres d’alcool par jour et tu es alcoolique... Donc c’est décidé, je boirai deux Fanta demain et je serai fantastique... De toute façon, demain est une autre aventure...
| | | salut l'ouf,
Dis moi, la tarentule à côté du jeune garçon, elle est vivante?
Sur la première photo présentant les paysages de Moray, ça a l'air sympa, et puis quand j'ai voulu découvrir la 2ème photo de Muray, il y avait 2 blondinets qui gênaient la vue. Tu ne pourrais pas les gommer stp???   
En guise de sevrage, pourquoi ne pas me farcir un trajet en bus à travers la Cordillère des Andes pour aller jusqu’à Cuzco ?... Attention, spoiler : Treize heures de bus ! Oui, se rendre à Cuzco, ce n'est pas une sinécure. D'où qu'on parte. Malgré les sièges confortables de notre bus, nous sommes réveillés dès cinq heures du mat’, secoués de droite à gauche, sans oublier de gauche à droite, dans chacun des cent quatre-vingt-douze mille cinq-cents virages et des poussières que compte notre chemin de croix. Bon, même si la route est chiante à s’en bouffer les ongles jusqu’à l’épaule, elle nous permet quand même d’entrapercevoir le vrai Pérou des campagnes, celui de notre imaginaire : Animaux en liberté sur la route, femmes en tenues traditionnelles avec chapeaux haut-de-forme et longues tresses, sans oublier tous ces pics enneigés de la Cordillère à perte de vue, culminant à plus de six-mille mètres d’altitude...
J'ai fait pire que toi: 19 heures de trajet en bus pour aller de Buenos Aires aux chutes d'Iguazu. Avec force arrêt des policiers aux check points.... C'était un trajet en bus couchette de nuit, avec clim à fond,...je ne sais pas pour toi, mais ce n'est pas mon meilleur souvenir. mais c'est économique, c'est certain.
Bises. | | | Salut Diamina ! La tarentule était, disons, mal en point...  Pour les deux blondinets, ça y est, je les ai gommés ! Après, pour le bus, ça ne me dérange pas tant que c'est de nuit. Par contre, c'est du temps de perdu si je voyage la journée... Et toi, le Pérou, c'est pour bientôt ? A bientôt pour la suite !!! Franck | | | Pour les deux blondinets, ça y est, je les ai gommés !
Je suis morte de rire!!! Mais alors, morte de rire!!!! Le pire c'est que tu as changé effectivement la photo!!! Quand je disais que tu étais complètement dégenté.... j'étais loin d'imaginer à quel point J'avais raison!!!! Allez, beau gosse, remets moi la photo, originelle stp!! 
Et au fait, la mamie qui te te tâtait les fesses pendant la photo, c'était véridique ou c'était encore une de tes blagues? 
Et toi, le Pérou, c'est pour bientôt ?
Euh..... ????? Mystère!
On attend patiemment la suite de la masturbation intellectuelle. | | | À: Bibouns51 · 8 janvier 2020 à 15:40 · Modifié le 8 jan. 2020 à 15:55 Re: On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! Message 36 de 232 · Page 2 de 12 · 1 455 affichages · Partager 28 octobreObjectif Machu !Aujourd’hui, journée de transition... Mais journée quand même ! Notre objectif du jour est en effet de rallier la petite ville d’ Agua Calientes qui se trouve aux pieds du Machu Picchu à une cinquantaine de kilomètres à vol d’oiseau d’ici. Sur le papier, dis comme ça, on serait tenté de dire « Simple formalité ! » Sauf qu’entre le papier et la réalité du terrain, il y a un gouffre, au sens propre comme au sens figuré. Tu peux me croire, ce n’est pas une mince affaire, sauf si tu fais partie du cercle fermé des cinquante-trois millions de millionnaires que porte notre belle planète. Oui, cinquante-trois millions, ça fait beaucoup de monde, mais après avoir ouvert mon portefeuille ce matin, je te confirme que je suis encore en dehors du cercle... Bref, nous ne cassons pas notre tirelire pour gagner rapidement et confortablement Agua Calientes en train qui, pour le prix extorqué pour le billet, doit être en or massif. Du coup, comment procéder quand on est un vrai vadrouilleur ?... Pas de panique, je vais tout te raconter...
Avant-hier, au moment où mon frère était en quête urgente d’un beau siège blanc émaillé, je nous ai réservé deux places dans un van qui fait la navette tous les jours entre Cuzco et Hydro Electrica. Et comme il passe par la place des grands hommes d’Ollentaytambo, on s’était dit rendez-vous à dix heures, même jour, même heure, même pomme... Une fois dans notre van et après cinq heures de route de montagne, il nous restera alors onze kilomètres pour atteindre Agua Clientes. Sauf qu’ Agua Calientes n’est desservi par aucune route ! Une nouvelle fois, on a la possibilité de prendre un train en or massif. Trente euros pour parcourir onze kilomètres !!! Mais à qui profite cette escrocquerie qui a pignon sur rue ??? « Bonjour messieurs... Avez-vous fait votre choix ? - Oui, oui, nous prendrons deux bonnes paires de jambes agrémentées de leurs chaussures de rando, merci bien !... » Bref, si tu ne veux pas te ruiner et que, comme bibi, tu penses qu’une merveille du monde comme le Machu Picchu, ça se mérite, il y a une alternative toute naturelle au train. Il suffit de marcher sur les rails !
Bon, en attendant l’heure du rendez-vous, on se trouverait bien un nouveau terrain de jeu, non ?... Ici, tout le monde se jette allègrement sur les ruines d’Ollantaytambo, mais tout ce petit monde oublie qu’il y a un autre site dans le coin : Pinkuylluna, là-bas, sur la montagne juste en face... Et de une, c’est gratuit. Et de deux, comme il faut un peu crapahuter pour s’y rendre, le site est exempté de toute trace de chinois. C’est donc super calme et presque désert ! Et comme le dit si bien mon dicton perso, « Si y’a pas d’chinois, on y va » ! Pour s’y rendre, en venant de Cuzco, il faut prendre la dernière rue à droite avant la place. Là, tu prends une nouvelle fois à droite jusqu’à trouver une petite porte donnant sur la montagne et des escaliers en pierre. Compte une heure de montée pour accéder à ces anciens entrepôts agricoles incas... Une fois arrivés, nous y sommes effectivement seuls. Et on jouit d’une vue imprenable sur le village et le site d’Ollentaytambo juste en face. « On n'est pas bien, là, ma Brenda ? »
Après ce bon moment de bon matin, nous nous rendons sur le petit marché local et constatons que l’accès à tout le village est interdit aux véhicules pour cause d’organisation d’une fête sur la place principale. « Euh, pardon ?... Aurais-tu l’obligeance de répéter ta dernière phrase, s’il te plait ? - Bien sûr. Je disais donc que l’accès à tout le village était interdit aux véhicules pour cause de... - Oh non, dis-moi pas qu’c’est pas vrai ! Si l’accès au village est interdit aux véhicules, notre van ne va pas pouvoir se rendre à notre lieu de rendez-vous. Le chauffeur va contourner le village et poursuivre son chemin sans se soucier de deux petits français abandonnés à Ollantaytambo. Nous n’allons pas réussir à parvenir à Agua Calientes ce soir. Nous allons perdre nos billets pour le Machu Picchu réservés exclusivement pour demain. Nous avons fait tout ce voyage pour rien. C’est la fin des haricots. Mon frère ne va pas réaliser son rêve. Je suis nul dans l’organisation de voyages. C’est la fin du monde. Bref, c’est la panique, nous rentrons en France ! »
Comme le disait si bien madame Hanras, mon institutrice du CM2 : « Dans pareille situation, l’important, c’est de garder son calme pour qu’une solution nous apparaisse tout naturellement » Et cette solution se nomme Carlos ! « Papayou ? Tout nu et tout bronzé ? Rosalie ? » Non, pas le chanteur ! Le sympathique propriétaire de notre hôtel Janaxpacha ! Je dirais même « très sympathique », car après lui avoir exposé notre équation mathématique, il se met en quête du numéro de téléphone de l’agence Viatravel où j’ai acheté les billets, la contacte, obtient le numéro de téléphone du chauffeur du van, l’appelle, et convient avec lui d’un nouveau lieu de rendez-vous à l’entrée du village ! Mille mercis Carlos et big bisous !!!
La suite est plus conventionnelle,... ou presque... On attrape notre van au vol, on roule, on roule, on roule, on passe un col à plus de quatre-mille trois-cents mètres d’altitude, on fait un arrêt restauration où peu importe la nourriture pourvu qu'on ait le ventre plein, on roule, on roule, et on arrive à Santa Teresa. A partir de là, la route n’a plus de route que le nom. Chemin étroit défoncé longeant une falaise de deux cents mètres de haut et sans garde-corps serait plus approprié ! C’est bien simple, j’ai beau essayé, mais de ma place le long de la fenêtre, impossible d’apercevoir un bout de terre ferme entre la roue de notre van et le vide pendant plus d’une heure de tape-cul. Imagine donc la scène lorsqu’on doit croiser un autre véhicule... Moi pas peur, moi pas le vertige, mais moi préfère pas dormir quand même... Pour les phobiques du vide, fermez les yeux ! Pour les autres, ouvrez les yeux car le paysage est à couper le souffle !
Bon, tant mal que encore plus mal, nous arrivons en vie à la gare d’Hydro Electrica vers quinze heures. Seules trois crises cardiaques sans gravité sont à déplorer dans notre van... On se chausse alors aussi sec les sacs sur le dos et pénétrons dans la jungle en suivant la voie de chemin de fer. Nous sommes en effet motivés comme jamais pour nous enquiller ces onze kilomètres à pied, ça use, ça use ! Mais bon, onze kilomètres dans un environnement pareil, je veux bien me manger ça tous les jours à mon petit-déj’ ! Végétation équatoriale, Machu Picchu tout en haut qu’on n’ose pas regarder dans les yeux,...
La preuve, c’est qu’on se fait même un détour de deux kilomètres de rab pour parcourir les jardins de Mandor où se trouve une magnifique cascade nimbée dans la végétation. L’arrivée à la cascade est une telle claque visuelle que nous en oublions complètement nos épaules endolories... On en profite bien évidemment pour y faire une pause et s’y rafraîchir un peu... beaucoup, passionnément, à la folie !!! Oui, il faut être complètement fou pour se baigner dans une eau à dix degrés ! Ça nous fait d’ailleurs tout bizarre d’être une femme l’espace de cette baignade ! Nous ne sommes par contre pas les seuls timbrés des alentours puisqu’on partage notre baignoire géante à bain bouillonnant avec deux chiliens, Emmanuel et Sébastien. On se prête nos serviettes, on se passe de la crème anti-moustique,... N’en faut pas plus pour devenir copains comme cochon, et faire un petit bout de route ensemble jusqu’ Agua Calientes où nous finissons enfin par arriver, de nuit, exténués,... surtout mon frère...
Le moment que nous attendons tous les deux arrive enfin ! Ce moment, c’est celui où nous déposons les armes, alias nos deux gros sacs, dans notre magnifique auberge de jeunesse, le Casa Machupicchu Hostel. Quatre lits superposés dans une chambre riquiqui, salle de bain commune, taches au plafond, quelques cafards pour nous accueillir,... Youhou, on est content ! Nous ne nous attardons donc pas et partons prendre le pouls de cette ville pas trop méridionale, encore moins sud-américaine et pas du tout péruvienne. Si je te téléportais ici, tu serais bien ennuyé pour me dire où tu te trouves ! Disons qu’on a la bizarre impression de se retrouver dans une station de ski sans les remontées mécaniques ni les fondues savoyardes. Mais très touristique et très huppée la station, car les prix s’en ressentent ! On sent bien qu’ici, en mathématiques, ils ne connaissent que l'équation « Touriste égale vache à lait » ! Par contre, tout y est négociable. On a donc droit, au restaurant Ch’aska, à un menu complet à vingt soles avec un pisco sour offert, l’apéritif local. Nous ne faisons ensuite pas de vieux os, le réveil étant programmé très tôt demain matin... Avant de fermer les yeux, on pense bien évidemment à faire trois « Notre père » et cinq « Je vous salue marie » pour espérer avoir beau temps demain : « Notre père, qui êtes aux cieux, merci de nous donner un bout de soleil demain pour voir le Machu Picchu sous son meilleur jour... Et s’il te plait, Seigneur, si on te donne Jul, serais-tu prêt à nous rendre David Bowie ? » Bon, la météo nous annonce beau temps mais selon les statistiques, quarante-trois pour cent des statistiques sont fausses, donc on se méfie ! Voilà, encore une nouvelle journée qui se termine. Une journée longue et fatigante qui aura servi à préparer la journée tant attendue de demain ! Comme on le dit, les investissements d’aujourd’hui sont les profits de demain... De toute façon, demain est une autre aventure...
| | | Coucou beau gosse,
Merci d'avoir remis la photo!
Et comme il passe par la place des grands hommes d’Ollentaytambo, on s’était dit rendez-vous à dix heures, même jour, même heure, même pomme...
Tu passes combien de temps à rédiger tes posts de blogs, pour trouver des jeux de mots ainsi sur tout un tas e chansons Célèbres?
Seules trois crises cardiaques sans gravité sont à déplorer dans notre van...
Finalement, ton parcours me fait penser à nos péripéties au Ladakh. C'était parfois épique en matière de conduite.
Pinkuylluna, là-bas, sur la montagne juste en face... Et de une, c’est gratuit. Et de deux, comme il faut un peu crapahuter pour s’y rendre, le site est exempté de toute trace de chinois. C’est donc super calme et presque désert ! Et comme le dit si bien mon dicton perso, « Si y’a pas d’chinois, on y va » !
Ah ben, le Ladakh c'est vraiment une destination pour ton frère et toi (pas pour ta femme et tes filles par contre, à mon avis)
bises | | | Super! La montée sur les rails, j’adore la photo où vous êtes les deux à faire les pitres 😀 Mais, je pense que nous contenterons du train et si je vois quelqu’un au bord du chemin de fer, je penserai a toi 😂 Superbes paysages! Je me suis mis dans la préparation de notre programme et maintenant j’ai hâte 😏 | | | Bon, je l'avoue, j'y passe un peu de temps. Qui a dit "perfectionniste" ? Disons que j'essaie de rendre la description des sites un peu plus vivante... Pour le Ladakh, je ne m'y suis jamais vraiment intéressé. Je vais regarder même si des projets ou des souhaits de voyage, j'en ai à la pelle ( Etats-Unis, Etats-Unis, Etats-Unis, Islande, Népal, Argentine, Guatemala, Malaisie,...) A+ | | | Super! La montée sur les rails, j’adore la photo où vous êtes les deux à faire les pitres 😀
"A faire le pitre", nous ? Tu es bien sûre ? 
Mais, je pense que nous contenterons du train et si je vois quelqu’un au bord du chemin de fer, je penserai a toi 😂
Dommage car les jardins en cours de route valent le détour...
Superbes paysages! Je me suis mis dans la préparation de notre programme et maintenant j’ai hâte 😏
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