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Mais en explorant un peu plus la toile, on constate que les rangs des déçus de la filiale d'Odigeo sont anormalement fournis. Ils semblent même s'élargir de jour en jour.
En témoignent plusieurs groupes créés sur Facebook comme «
L'Association des victimes des pratiques commerciale d'Opodo
» qui compte
518 mentions « J'aime ».
La page consacrée aux «
Victimes des Arnaques Opodo
», en totalise, elle,
890. Quant au «
collectif de défense citoyenne contre les arnaques aux billets d'avion
» qui s'attaque à l'ensemble du groupe Odigeo
(eDreams, GoVoyages, Liligo et Opodo), il regroupe
1 017 personnes.
On trouve aussi de nombreux témoignages de colère de consommateurs sous chaque publication de l'agence en ligne sur le réseau social. Une
pétition baptisée « Opodo, fin aux arnaques » a même été lancée sur
Change.org
. 142 personnes l'ont signée.
Les litiges évoqués concernent
des billets non délivrés, des
réservations annulées sans raison ni justification, des
refus de paiement injustifiés, des
prélèvements multiples ou des
écarts importants entre le prix affiché et le montant finalement facturé.
A chaque fois, les mécontents se plaignent du manque de réactivité de l'agence et du
silence radio de son service clientèle....En général, il s'agit de dossiers de quelques centaines, voire quelques milliers, d'euros. Des sommes trop faibles pour convaincre les intéressés de se lancer dans des poursuites judiciaires coûteuses en temps comme en argent.
Ce n'est pas le cas d’Isabelle Volet. Administratrice d'une société en
Suisse, elle a été mandatée par l'un de ses employés qui s'estime lésé par Opodo.
Elle vient de déposer une plainte au pénal auprès du Parquet de Paris pour « Abus de confiance, voire escroquerie en bande organisée au niveau international », à l'encontre d'Opodo. Elle vise également la Deutsche Bank pour « possible complicité d'escroquerie et d'abus de confiance ».
Pour justifier sa démarche, elle accompagne sa plainte d'un dossier d'une vingtaine de pages qui rappelle la chronologie du litige.
Une réservation pour 3 billets
Genève-Pristina est effectuée le 7 janvier 2014 pour 797,16 €. Le lendemain, le virement est confirmé par la Deutsche Bank à
Paris et la réservation est confirmée par Opodo.
Sauf que, le 11 janvier 2014, les voyageurs qui arrivent à l'aéroport de
Genève-Cointrin pour prendre leur avion apprennent que leur réservation n'existe pas. Ils sont obligés de racheter 3 nouveaux billets.
Leur mésaventure ne s'arrête pas là puisque juste avant l'heure prévue pour le décollage, le vol est finalement annulé en raison de mauvaises conditions météorologiques. Les trois billets achetés le jour même sont remboursés.
Le 16 janvier 2014, les clients adressent une réclamation à Opodo pour demander le remboursement des premiers billets et des frais occasionnés pour un montant total de 1 617, 16 €. Jusqu'au 31 mars 2014, l'agence ne donne pas suite à la demande ni aux relances.
Elle a mis son
dossier en ligne
et incite les clients d'Opodo mécontents qui la contactent à suivre son exemple.
La fronde judiciaire à l'encontre de la filiale d'Odigeo ne fait donc certainement que débuter.