Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Brigitte42 · 11 novembre 2019 à 16:07 · 149 photos 184 messages · 16 participants · 20 169 affichages | | | | À: Sissi57 · 16 novembre 2019 à 19:02 · Modifié le 17 nov. 2019 à 16:13 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 61 de 184 · Page 4 de 10 · 1 399 affichages · Partager Coucou, de fait, on se sent moins seuls... et moins stupides ! Merci ! Bonne soirée. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Brigitte42 · 17 novembre 2019 à 4:46 · Modifié le 17 nov. 2019 à 16:16 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 62 de 184 · Page 4 de 10 · 1 379 affichages · Partager Sitôt les bagages arrivées et récupérés dans la salle commune du petit hôtel, nous faisons un tour rapide de la maison: elle comporte 8 chambres toutes différentes par leur taille, leur situation et leur aménagement car on a suivi sans l'abîmer l'architecture de l'église : certaines ont 2 étages, salle de bain accessible par une échelle et d'autres, comme la nôtre, ont une ouverture ouvrant directement sur le sentier... L'employée qui gère l'hôtel nous propose une grande carte bien détaillée et nous montre (les entoure d'un surligneur !) tous les lieux qu'il faudrait voir : belvédères avec point de vue, églises rupestres au dehors des murs, le Duomo et ce n'est qu'un début : nous décidons d'y aller au plus vite... Nous revenons à la place Veneto par un autre chemin qu'à l'aller, bien involontairement ! Première vue générale sur les sassi ; au centre de la place, le Palumbaro Lugo, colossale citerne creusée à partir du XVIème s. pour répondre aux besoins en eau de la Cité. Nous prenons la rue principale : la via Domenico Ridola. Des boutiques chic au début, quelques bars et restos discrets et, bien vite, ce sont les églises qui se succèdent : D'abord, l 'église Saint François d'Assise, façade du XVIIIème s.
dont l'intérieur est de style baroque tardif.
Sur la place San Francesco, une composition de Dali, dont des oeuvres sont exposées temporairement en ville et font partie d'une expo temporaire dans l'un des palais :
Nous poursuivons vers le Duomo, notre dernier objectif pour ce soir ; éclairé par le soleil couchant, il profite de la lumière dorée. Il occupe la position la plus élevée de la ville ; il date du XIIIème siècle et est d'un style roman très pur.
Détails du côté :
et l'intérieur, qui remonte à 4 et 5 siècles après la construction : seuls les colonnes et une fresque sont de cette époque. Le reste est baroque...
En sortant, nous sommes aux 1ères loges pour profiter du changement de lumière sur la ville : du crépuscule...
à la nuit !
Nous redescendons à l'hôtel (grosse erreur : un aller - retour pour rien !!!) pour faire un peu de toilette et on repart au fonds du Sassi, pour un souper qui s'annonce bien ! Image attachée: | | | À: Brigitte42 · 17 novembre 2019 à 9:11 · Modifié le 18 nov. 2019 à 12:01 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 63 de 184 · Page 4 de 10 · 1 362 affichages · Partager La suite du 1er jour !
Hier soir, avant de remonter dans notre gîte haut perché en ville, nous avions repéré, tout en bas, un resto recommandé par les guides : il s'agit du Gatta Buia que je vous recommande (voir Tripadvisor), situé via delle Beccherie (des Boucheries), selon les commerces qui la peuplaient autrefois. Quand la population s'est réinstallée en ville et que des commerces s'y sont ouverts, cette rue s'est peuplée de restaurants ! C'était une grosse erreur de remonter pour descendre ensuite ! Règle d'or dans les Sassi : ne jamais perdre de dénivelée, autant que possible, à moins que nous n'ayez moins de 30 ans ou une forme d'Iron Man !!! Il vous faudrait, en plus, un sens de l'orientation sans faille... et, la nuit, des yeux de chat... C'est après de nombreux aller - retour pour rien, et avec retard, que nous sommes arrivés au restaurant ; nous ne l'avons pas regretté : nourriture locale modernisée, service jeune et efficace et aussi le cadre : tuf blond et arcades !
Le lendemain, 2ème et dernier jour à Matera : Promenade guidée dans le sassi Caveoso, moins peuplé que le premier, sur l'autre versant du ravin.
L'âge venant, les 'ennemis' de groupes, guides et C° que nous étions (liberté avant tout !) ont fini par accepter qu'un guide local, s'il est bon, puisse être plus efficace et intéressant qu'une visite effectuée seuls, avec des notes, une feuille de papier et des lunettes (!!!) tout en tentant de trouver son chemin : cette évidence nous a semblé d'application forcée à Matera.
J'ai épluché quantité de guides - papier, Tripadvisor et le Net, rejeté toute visite en gros groupe et écrit 3 messages, un peu à l'aveugle. J'en ai retenu, celui de Marjorie, charmante jeune femme qui est originaire de là comme sa famille, parle de ce qu'elle connait et nous a guidés 1/2 journée avec 4 autres personnes francophones, âges en rapport. Nous avons échangé quelques idées, elle m'a conseillé pour des visites à faire seuls la veille... et la matinée a été très enrichissante. Nous avions RV à 9 heures 30, place Veneto qui est le point de ralliement de tous les groupes, avec leur guide ; quand nous avons vu les groupes de 40 ou 50 personnes descendre des bus et qu'ils étaient regroupés par 25 derrière un guide... muni d'un parapluie fermé, nous avons été soulagés. Une vue, en passant, de la façade du Palais des gouverneurs, sur la place...
La visite commence par la montée classique au Duomo et nous basculons sur l'autre versant pour la visite d'une maison - grotte historique laissée telle qu'en 1950 question pièce d'habitation où vivaient aussi les animaux et où sont exposés de nombreux ustensiles et outils d'époque collectés dans d'autres maisons : pas d'électricité, pas d'eau courante et pas de chauffage autre qu'improvisé : on imagine difficilement que c'était habité au XXème siècle !
Ensuite, nous avons pu admirer l'église Saint Pierre de Caveoso et visité une église rupestre, Santa Maria de Idris, qui est immergée dans une masse de calcaire et domine la ville. Ses murs sont ornés de belles fresques byzantines restaurées fin des années 30 (pas de photos...) : les autres églises de ce genre sont plus éloignées et il faut un véhicule...
Voici la route qui mène au Parc des Eglises Rupestres !
Nous avons aussi visité le lieu dit ' l a Riccolta delle Acque', qui explique l'ingénieux système de récupération des eaux qui alimentait tout le sassi Caveoso.
Durant la visite, les haltes étaient entrecoupées d'anecdotes et de détails historiques sur la ville ainsi que de conseils sur d'autres visites possibles dans la journée ; nous avons décidé d'aller, l'après - midi, au palais Lanfranchi pour en apprendre plus sur Carlo Levi... Bonne journée et à bientôt ! | | | À: Brigitte42 · 17 novembre 2019 à 12:52 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 64 de 184 · Page 4 de 10 · 1 340 affichages · Partager Coucou Brigitte,
Que de belles photos !!
Superbe restau situé dans une cave voûtée...
Magnifiques vues prises dans des ruelles pavées...
Quant à cette maison des années 50 "dans son jus", oui, on a du mal à imaginer qu'elle fut habitée à cette époque.
Un souvenir : nous avons quitté notre Bretagne natale pour arriver en Charente ds le Sud- Ouest. C'était en 1962. J'ai le souvenir d'une petite ferme à quelques centaines de mètres de notre maison. Famille nombreuse vivant dans une pièce principale dont le sol était de terre battue, murs irréguliers peints à la va-vite... La petite citadine que j'étais du haut de ses 9 ans n'avait jamais imaginé cette vie austère, d'un autre âge... | | | À: Sissi57 · 17 novembre 2019 à 14:28 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 65 de 184 · Page 4 de 10 · 1 330 affichages · Partager | | | À: Jourdes · 17 novembre 2019 à 15:14 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 66 de 184 · Page 4 de 10 · 1 321 affichages · Partager - Quant à cette maison des années 50 "dans son jus", oui, on a du mal à imaginer qu'elle fut habitée à cette époque.
Il est vrai que dans les années 50 on a commencé à avoir des critères de confort différents, qui vont de soi pour nous aujourd'hui, et tout le monde a pu bénéficier de meilleures conditions sanitaires. Mais, pour avoir visité aussi la maison "témoin" dans les sassi je n'ai pas été horrifiée par les conditions de vie, qui me semblent avoir été finalement pas si inconfortables au regard des celles qui prévalaient dans les habitations non troglodytes au XIXème siècle par ex, et avant. Je me souviens dans mon enfance, dans les années 60, quand nous traversions la France pour aller en vacances sur la côte vendéenne que mes parents appréciaient, les toilettes des restaurants étaient en général au fond d'une cour ou d'un jardin.Ma grand-mère a eu une salle de bains dans son appartement après la guerre, en convertissant une pièce, et la tante de mon mari, qui habitait le 1er arr. à Paris et est décédée en 1989, n'avait pas de salle de bains (elle avait fait installer une cabine de douche dans sa cuisine, et les WC étaient communs à tout l'étage et sur une coursive extérieure. | | | À: Sissi57 · 17 novembre 2019 à 17:51 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 67 de 184 · Page 4 de 10 · 1 297 affichages · Partager Coucou Sissi, je dois bien dire que je suis étonnée par ta réponse : peut-être n'avons nous pas visité la même ? Je reviens à cette maison (pense bien qu'elles étaient TOUTES comme çà, si ce n'est que celle que j'ai vue était assez spacieuse pour y mettre, dans la pièce commune, une meule ou un pressoir dont la rotation était entraînée par un âne, toute la journée) : l'ENORME différence entre mon enfance à la campagne et ce que les habitants des Sassi vivaient, c'était la promiscuité entre les membres de la famille (1 seul lit, parfois 10 enfants + ou - grands...) et les animaux qui passaient la nuit dans LA même pièce, question de partager la chaleur... C'était surtout l'extrême misère avec laquelle ils ont dû compter et elle était pire quand ils ont été déplacés : par ex., obligation scolaire pour les enfants MAIS pas d'argent du tout pour les habiller, pas de transport,... Savais - tu qu' à cause de l'extrême misère des gens et de ces conditions sanitaires déplorables, le taux de mortalité chez les petits enfants (3, 4,... ans) était supérieur à 50 % ? Dans une famille, à ce que j'ai appris (par des lectures puis sur place), le père et les garçons plus âgés partaient cultiver un lopin de terre, en bordure de ville et rentraient chez eux 1 fois par semaine... Tu écris que les conditions dans les Sassi n'étaient pas pire que celles qui prévalaient dans les habitations non troglodytes au XIXème siècle par ex, et avant ; là, je suis bien d'accord avec toi : ils vivaient comme d'autres paysans mais 100 ans avant !
Je reviens sur les conditions de vie que nous avons connues, nous, en MP ! Ce n'est pas désagréable de discuter...
Bonne soirée à toi, amitiés. | | | À: Jourdes · 17 novembre 2019 à 18:26 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 68 de 184 · Page 4 de 10 · 1 292 affichages · Partager Merci de ton message et contente que tu apprécies les photos !
Assez dur à écrire, le résumé historique sur la ville de Matera, et pourtant nécessaire pour la compréhension de la visite !
Je me repose jusqu'à demain, passe une bonne nuit. Bbises. Brigitte. | | | À: Brigitte42 · 17 novembre 2019 à 19:03 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 69 de 184 · Page 4 de 10 · 1 288 affichages · Partager Je pense que nous avons vu la même, avec une pièce où se trouve le lit. le métier à tisser, il y avait au fond une deuxième pièce et de côté une alcôve où se trouve la cuisine? Je suis tout à fait d'accord sur le fait que leurs conditions de vie étaient très dures, et ce effectivement avec 100 ans de retard, quoique Londres dans l'East End, même au début du XXème, ce n'était pas le paradis, et les conditions décrites dans les films italiens comme Riz Amer n'étaient pas enviables. Ce sont malheureusement es conditions qui existent toujours dans certains pays peu favorisés de nos jours. | | | À: Sissi57 · 17 novembre 2019 à 19:32 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 70 de 184 · Page 4 de 10 · 1 281 affichages · Partager Bonsoir Sissi,
Je vis près d'une ville fortifiée qui "date". Et en effet, en visitant certaines maisons situées sur le plateau on peut encore voir de toutes petites pièces construites en dehors de la maison, sur des sortes de pilotis fixés aux murs, à l'étage. Toutes petites pièces qui étaient les premières salles de bains des gens les plus fortunés.
Mon mari qui a vécu une partie de sa jeunesse à la campagne me disait que la salle de bains de ses grands-parents a été aménagée dans une partie d'une des chambres. Mais, avant cette aménagement, chaque chambre avait son lavabo. Avant de posséder une baignoire, les "bains" se prenaient ds ce que l'on appelait des "tubes" : une sorte d'immense bassine placée devant le lavabo...
J'avoue n'avoir jamais connu tout cela... | | | À: Jourdes · 17 novembre 2019 à 19:36 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 71 de 184 · Page 4 de 10 · 1 278 affichages · Partager Mes parents m'ont aussi raconté, prendre le bain hebdomadaire dans la cuisine dans une grande cuve, avant d'avoir converti une pièce de l'appartement de salle de bain. Ce qui pour la famille de ma mère représentait aussi une perte de place car ils vivaient à 3 familles dans un appartement qu'on appellerait F4 en France de nos jours..... | | | À: Sissi57 · 17 novembre 2019 à 19:46 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 72 de 184 · Page 4 de 10 · 1 277 affichages · Partager Peut-être connaissez-vous Claude Michelet, écrivain et fils d'un ministre de de Gaulle. C'est un ancien agriculteur qui raconte la saga d'une famille de Corrèze tout au long du XXème siècle. L'histoire commence dans les années 1895...
C'est passionnant. | | | À: Sissi57 · 17 novembre 2019 à 19:53 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 73 de 184 · Page 4 de 10 · 1 273 affichages · Partager Oui, mais avouons qu'un bain hebdomadaire, c'est peu...
Mais, sachez que je l'ai connu enfant, une fois arrivée ds le Sud-Ouest... Neuf enfants, deux grands-mères sous le même toit, je me souviens de ce bain hebdomadaire et de ce shampooing... Pas d'eau de concession, mais l'eau d'une source, fallait économiser.
Aujourd'hui, nous entendons qu'une douche ou un bain par jour serait "de trop"...
J'en parle, mais cela ne m'a guère traumatisée !!! | | | À: Brigitte42 · 17 novembre 2019 à 19:54 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 74 de 184 · Page 4 de 10 · 1 271 affichages · Partager Désolée Brigitte, mais là, on dévie un peu de ton sujet !!!!!!!!!!!!!!!!! | | | À: Jourdes · 17 novembre 2019 à 20:00 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 75 de 184 · Page 4 de 10 · 1 266 affichages · Partager (Ce message a été supprimé par le membre Brigitte42 le 17 novembre 2019 à 20:43.)
| | | À: Brigitte42 · 17 novembre 2019 à 20:20 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 76 de 184 · Page 4 de 10 · 1 261 affichages · Partager Mais il y avait l'eau courante !!! Mais de l'eau de source ou d'un ruisseau arrivant dans un puits.
Je peux t'assurer que chez mes parents, propriété vendue en 2011, il y a l'eau courante, mais pas de concession.
Une source, un puits, une pompe et... l'eau...
Donc, l'eau se "ménage" et attention surtout l'été et les périodes de sécheresse... | | | À: Brigitte42 · 17 novembre 2019 à 22:36 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 77 de 184 · Page 4 de 10 · 1 249 affichages · Partager Bonjour !
Excellent résumé et de superbes photos. Lecture très agréables !
Josiane | | | À: Frampton37 · 18 novembre 2019 à 8:14 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 78 de 184 · Page 4 de 10 · 1 235 affichages · Partager Merci Josiane ! Je continue mais on en est aux 2/3 : pas mal de temps nécessaire... mais je refaiis le voyage !
Bonne journée. | | | À: Brigitte42 · 18 novembre 2019 à 12:28 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 79 de 184 · Page 4 de 10 · 1 215 affichages · Partager Bonjour Brigitte,
Pour faire vite, je vous fais un résumé des étapes marquantes de la création de Matera ! *** Il faut savoir que l'habitat dans les grottes creusées dans le calcaire tendre est apparu dans la région il y a 250 000 ans, dès le Paléolithique. *** La ville compte nombre d'églises rupestres superbement décorées de fresques byzantines : lieux de prières cachés pour les immigrants venus notamment de Turquie, d' Arménie ou d'Asie Mineure. *** Au XIV et XVème siècles enfin, la ville s'est enrichie de très nombreuses églises et de monuments, dans les murs fortifiés qui entourent le Centre... *** Hélàs, au siècle passé (XXème siècle !), les conditions de vie sanitaires et économiques sont de plus en plus précaires pour la population qui croît et qui compte, après la seconde guerre mondiale, 16 000 habitants.
En 1950, suite à la visite de A. Gasperi, éminent ministre de l'époque, la Gazetta del Mezzogiorno publie en 1ère page un article sur Matera, avec en gros titre : " HONTE NATIONALE ". En 1945, était paru le livre autobiographique de Carlo Levi :'Le Christ s'est arrêté à Eboli', de Carlo Levi, dont je parlerai plus tard : il raconte, dans l' Italie fasciste, les conditions de vie misérables du monde paysan. Des hommes politiques, s'étant documenté et ayant été choqués par la réalité contenue dans l'ouvrage, cherchent une solution au problème. On décide alors d'ériger, autour des Sassi, des HLM pour reloger les paysans qui y vivaient : ce sont ces constructions que nous avions vues à l'entrée.En 1952, commencent les transferts forcés des habitants et une loi décide de l'isolement complet des Sassi : on laisse en ruine complète ces quartiers, on mure les grottes et on bloque les accès. C'est Carlo Levi, encore une fois, qui soutient la nécessité de conserver et de valoriser le trésor historique et social que nous pouvons voir actuellement.
En 1993, les Sassi sont reconnus 'Patrimoine mondial de l'Humanité ' par l'Unesco et, en 2014, on proclame Matera 'Capitale de la Culture Européenne' pour 2019. Dorénavant, les Sassi sont les témoins du développement et de la valorisation d'un territoire italien, aux yeux du monde entier !
C'est très intéressant.
J'aime beaucoup cette photo :
Si vous me suivez toujours, nous étions en route pour l'hôtel et les bagages suivraient : ils ont failli arriver avant nous !
Il y avait un employé de l'hôtel au garage à qui vous avez confié les bagages afin qu'il les porte à l'hôtel ?
A+
Christine | | | À: Brigitte42 · 18 novembre 2019 à 12:56 · Modifié le 18 nov. 2019 à 16:20 Re: Périple automnal des Pouilles à Naples en passant par la Basilicate... Message 80 de 184 · Page 4 de 10 · 1 205 affichages · Partager Frais et en forme ? Nous allons continuer la visite seuls... mais auparavant, permettez - moi de glisser ici une photo pour Sissi : après la visite de la casa - grotte, nous n'avions pas eu la même perception de la vie que menaient les habitants des Sassi et je me demandais si nous avions vu la même... Dans la maison que j'ai visitée et qui était, semble-t-il, celle d'un meunier, voici une photo non publiée : à côté de la pièce principale (avec le lit et une petite armoire), la seule à l'usage de la famille et des enfants, il y a une seconde pièce assez grande qui contient la meule : on voit bien les traces du passage de l'âne qui tournait inlassablement durant la journée pour actionner le mécanisme ; la nuit, il dormait sur place...
Nous allons passer à un sujet plus léger : après une matinée de grimpettes entrecoupées de visites et d'explications bien captivantes, nous avons besoin d'un peu de repos et, surtout, de boire un verre ; nous quittons donc, à 2, le sassi Caveoso car là, point de commences ni de bars et repartons pour le Barisano ; quelques photos au soleil :
Nous retrouvons avec plaisir le petit snack où nous avons pris l'apéro hier soir ! C'est un bar avec terrasse, dans une rue proche d'une artère très passante, la Via Ridola, et il est situé juste en face de l 'église du Purgatoire : vous ne pouvez pas vous tromper... : ce sera Prosecco pour moi et une bière pour mon mari, puis panini au choix ! Nous aurons tout le temps du repas pour apprécier la façade de cette église : ossements et crânes de hauts dignitaires, prélats et gens ordinaires, tous égaux devant la mort. Sa décoration a été achevée, fin XVIIIème siècle.
Voyez aussi le détail des portes...
Après 3/4 heure de repos (oui, nous sommes intrépides...), nous avons arrêté le programme des dernières heures : en passant devant l'église Sainte Claire, en bordure d'un ancien hôpital, nous visiterons le Musée National Domenico Ridola, un médecin du XIXème siècle passionné d'archéologie, qui a participé à des fouilles et a fait don de sa collection à la ville : sections préhistoriques qui confirment mes lectures et les propos de Marjorie, notre guide.
Ensuite, nous en viendrons à notre idée principale, c'est d'aller au Palais Lanfranchi, dont le rez-de-chaussée est consacré à Carlo Levi. Une formule brève mais bien adaptée : Carlo Levi est un humaniste du XXème siècle.
C. Levi est né à Turin en 1902 ; il a été à la fois médecin, peintre, écrivain... et homme politique. Ses idées ont été la cause de son arrestation par le régime de l'époque, dès 1935 et il fut condamné à l'isolement dans le village rural d'Aliano, à 40 kms de Matera. A la demande des habitants, qui vivaient dans une misère noire et dont la population était décimée par la malaria, et malgré l'interdiction d'exercer et d'écrire, il y reprend, un temps, son rôle de médecin. Il tire de son séjour le sujet de son roman dont j'ai parlé hier, " le Christ s'est arrêté à Eboli" publié en 1945 et qui traite de la vie misérable des habitants de la Basilicate rurale et de ses paysages poignants. Il y a aussi trouvé l'inspiration pour une énorme fresque, commandée pour l'expo de 1961 à Turin et qui est maintenant exposée dans ce palais. Libéré en 1936, réarrêté ensuite, il passe la durée de la guerre en prison puis reprend son action politique : son rôle dès 1952 et ensuite, en tant Sénateur dès 1963, a été décisif quant au sort de Matera et de ses habitants...
La suite ne tardera pas... Bonne journée ! | Carnets similaires sur l'Italie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 11 029 visiteurs en ligne depuis une heure! |