GeorgesOZ · 23 août 2009 à 7:45 · 132 photos 521 messages · 20 participants · 61 979 affichages | | | |  Comme l'idéogramme un carré avec un trait au milieu!!!!
En fait c'est vraiment simple le Chinois!!!! LOL
A+ | | | "as-tu noté en regardant une carte de la Chine que les noms des provinces qui intègrent des points cardinaux fonctionnent souvent par paires ?" - --
Bonjour Marie,
Tu as tout à fait raison. J’ai bien observé la même chose. Tu cites la paire Beijing/ Nanjing. On peut rajouter.... Tokyo ! En effet, Tokyo, qui était à l’origine Edo (“estuaire”), a changé de nom quand elle est devenue la capitale impériale en 1868. La ville est devenue Tōkyō, de tō (“est”) + kyō (“capitale”). Pendant la période Meiji, on l’appelait aussi "Tōkei", une prononciation alternative pour les mêmes caractères chinois (on y arrive !) représentant " Tokyo" :
東京
(J’espère que les caractères passeront sur VF !  ).
Le premier caractère est Dong (1) qui veut dire « est ». Le deuxième caractère est Jing (1) qui veut dire « capitale ». Ce sont les mêmes caractères qu’on retrouve dans les toponymes chinois Beijing, Nanjing, Shandong etc.... Ce sont probablement les Japonais qui ont de leur propre chef donné ce nom à la ville (située à l’est de quelqu’autre point de référence au Japon), mais les Chinois disent Dong (1) Jing (1), la « capitale de l’est », ce qui est pour eux d’une logique foudroyante.
Je continue sur cette lancée. La ville de Kyōto est représentée par les caractères :
京都
On retrouve le même caractère Jing (1) (« capitale »), suivi du caractère Du (1) qui veut dire « métropole, capitale ». Donc, vraiment une capitale, pas d’erreur possible ! Il ne faut pas s'étonner de la prononciation japonaise approximative des mots chinois d’origine.
On voit bien que les Japonais ont largement emprunté à la culture chinoise, comme bien d’autres nations en Asie. On pourrait écrire des volumes sur ce sujet.....
Le mot Du (1) est celui qu’on retrouve dans Chengdu, capitale du Sichuan, et...... dans Xanadu !, la capitale d’été des Mongols mythifiée par Marco Polo. Xanadu est une déformation de Shàng Dū (ou Shang (4) Du (1) pour utiliser les indications chiffrées des tons). Les caractères chinois sont :
上都
À part le fait que les voisins des Chinois ont été énormément influencés par leur culture, on commence à se rendre compte, avec un tant soit peu de réflexion, que le système chinois est en fait très simple, d’une logique foudroyante, je l’ai dit ! RRR a aussi observé que dans le fond, le chinois, c’est simple !
"Guangxi/ Guangdong, guang signifie quelque chose comme expansion etc... La géographie chinoise, c’est finalement assez simple  . "
- --
Tout à fait. J’avais demandé à un ami Chinois, à l’aéroport de Guangzhou (Guǎngzhōu), de me lire les caractères sur les panneaux. Il avait calé un peu sur la signification de Guang dans Guangzhou, Guangdong. C’ est le premier caractère ci-dessous. Il m’avait dit que cela représente un « espace ouvert ». C’est logique, ça ressemble assez bien au caractère « porte ».
广州
Intéressant, non ? Grande simplicité, liée au sens pragmatique extraordinaire des Chinois, et cependant extrême complexité. Je vous laisse mijoter là-dessus ! | | | [citation" Tokyo" : 東京
La ville de Kyoto est représentée par les caractères : 京都
Xanadu est une déformation de Shàng Dú; (ou Shang (4) Du (1) pour utiliser les indications chiffrées des tons). Les caractères chinois sont : 上都
Guangzhou - Guang (4) Zhou (1) : 广州
C’est bien ce que je pensais, les caractères ne passent pas. Je les remets en jpeg (pffff !). Image attachée: | | | Merci Olivier pour ces liens.  Comme le dit Marie, ce sont de très bons articles. Je note dans l’article « L'empire du Milieu : Pourquoi appelle-t-on la Chine ainsi ? » cette petite phrase : « Dans les pays voisins, les appellations de la Chine dérivent en général de ces termes. Les Japonais parlent de Chuugoku, les Coréens de Jungguk. »
Une chose qui me semble intéressante, c’est la transcription « goku » ou « guk » du mot chinois Guo (4). C’est à rapprocher du mot vietnamien quốc qui veut dire nation, état, pays, comme dans le mot « tổ quốc » = patrie. On retrouve systématiquement cette dernière consonne « c/k » qui a disparu en chinois. Beaucoup de linguistes pensent que les langues chinoises n’avaient pas de tons à l’origine, et que les tons sont apparus lors de l’évolution de la prononciation, simultanément avec la perte des consonnes finales.
Autre remarque. C’est bien un mot chinois qu’on emploie en vietnamien pour dire « pays », alors qu’en thai on dit « prateet », qui s’écrit « prades » (on sait bien que le « s » final se prononce « t » en thai). D’où vient ce mot ? Et bien, du sanscrit ou du pali. On trouve ce mot partout en Inde : Himachal Pradesh, par exemple. On trouve la racine « desh /des» dans Bangla desh. Je crosi même que c’est une racine qui existe en persan. En farsi moderne, on dit « deh » pour dire « village », parce que le « s » des langues indiennes correspond à un « h » en persan.
Une preuve de plus de l’influence chinoise au Vietnam, et indienne en Thailande. Il y a bien sûr l’autre mot, bien thai lui (sinon chinois !) : « meuang ». | | | En fait c'est vraiment simple le Chinois!!!! - --
Oui!.... et Non!  | | | Salut Olivier!
Je voulais apporter une reponse supplementaire, suite a l'article de l'Express. Mon modem me joue des tours et j'en suis a taper sur mon blackberry - pas ideal! Ce sera donc pour plus tard! | | | Pas de souci Georges, j'avais trouvé l'article intéressant et original comme approche...mais c'est un peu grace a toi et mariecurry si je l'ai trouvé  J'attends ton commentaire avec impatience  encore merci pour ce post passionnant | | | Je suis bien content que cela te passionne.  Je me demande parfois s’il y a grand monde qui se penche sur de tels sujets. La majorité des gens semblent ne se soucier que des prix des prestations touristiques et à trouver « une plage paradisiaque » qui par définition, une fois connue, ne l’est plus pour longtemps.  Et même quand on s’intéresse à la culture locale, aux monuments par exemple, je crois que le plus souvent on se contente d’un petit vernis de connaissance pour pouvoir déclarer : « ca y est, j’ai visité le pays X ; le peuple Y est ainsi et la culture Z, ah ! oui ! ne m’en parlez pas ! vraiment fascinante ! ». Et vlan ! on a « fait » le pays, le peuple et la culture en question, et très souvent on veut voir quelque chose d’autre la prochaine fois, histoire de cocher le plus de cases possibles. D’où un certain amateurisme.
J’exagère ? Je ne crois pas, car je me reconnais même moi-même un peu dans ce schéma ! 
Trève de balivernes, revenons à cet article de Benoît Vermander, paru dans l’Express, que tu as cité et qui est vraiment excellent. J’ai relevé quelques passages. Ils n’ont pas besoin de beaucoup de commentaires, il suffit de les laisser « fondre dans la bouche », pour ainsi dire :
· Parlant de la Chine : « un « collage » de micro-univers » - « l'infiniment grand et l'infiniment petit s'appelant l'un l'autre. »
· « surtout, la diversité des cultures ayant existé dans la Chine elle-même : sur l'ouest du pays, avant leur entrée dans l'empire des Han, le Sichuan et le Yunnan ont vu surgir des civilisations brillantes, profondément différentes de celles des plaines centrales... »
· « Comme c'est souvent le cas dans la langue chinoise, l'expression zhongguo ne se comprend que par rapport à un binôme jouant en opposé, waiguo, « les pays extérieurs » (donc étrangers). » (un rappel aux « paires » mentionnées par Marie  ).
· « attirés par la vertu du Centre, les peuples des quatre horizons sont agglomérés à la civilisation chinoise par vagues successives. » (Belle expression!)
L'article s’étend sur « Le glissement de la civilisation chinoise du Nord vers le Sud » :
« Mais les positions relatives du Nord et du Sud se sont peu à peu modifiées au cours du 1er millénaire de notre ère, en raison des mouvements de population. D'abord, vers l'an 310, une première migration est provoquée par les invasions de cinq peuples déferlant du Nord. Ensuite, au milieu du 8-ème siècle, un nouvel afflux suit une rébellion militaire dévastatrice qui précipite le déclin de la dynastie des Tang (618-907) ; pour les zones faiblement peuplées du Sud, ces migrants sont une précieuse main-d'oeuvre et, surtout, des agents de développement économique, culturel et social. Au début du 2-ème millénaire de notre ère, les immigrants venus du Nord ont déjà fusionné avec les populations locales... Après 1120, enfin, l'entrée des Jin - l'un des peuples venus du Nord - dans les plaines centrales provoque une troisième vague de migration en direction du Sud. »
Pourquoi me suis-je donc donné la peine d’écrire tout ce que j’ai écrit jusqu’ici  ? Ce journaliste le dit bien en quelques phrases ! Mais, un point intéressant, l’importance du riz au sud de la Chine, pour la Chine tout entière (nous avions déjà frôlé ce sujet) :
« Le pouvoir nutritionnel des plantations de riz - bien supérieur à celui obtenu, dans les régions septentrionales, par le blé et par le pâturage - explique comment le sud de la Chine a été en mesure de recevoir et d'intégrer un tel afflux d'immigrants. »
Puis encore :
« Au cours de l'Histoire, le pouvoir central a intégré avec un succès variable des populations non Han dans son orbite territoriale. » (parfait, c’est exactement ce que je voulais démontrer !  ).
Et enfin ces réflexions qui me semblent toucher à un problème fondamental de l’expansion chinoise, pour les Chinois comme les non Chinois : · « Il faut comprendre cette histoire pour évaluer les défis d'aujourd'hui. Car la Chine actuelle conçoit toujours le développement de sa partie occidentale - le Tibet et le Xinjiang, en particulier - sur le modèle qui a présidé historiquement à la croissance du Sud. »
· « Pour la Chine - comme pour les autres nations - il n'y aura pas de développement durable sans une diversité culturelle ancrée dans l'intelligence du passé. » (un défi lancé aux Chinois Han : le respect des différences ! on pense au Tibet, et aux Uighurs !).
· « Il n'y a pas non plus de « solutions moyennes » autour desquelles on harmoniserait intérêts et passions, au prix de savants marchandages. Au contraire. L'art chinois de la politique s'apparente plutôt à une série de recettes stratégiques destinées à asseoir la domination de l'une ou l'autre des parties. » (ça promet !  ). | | | Je rappelle que le fil conducteur de mon récit, c’est l’intérêt que je porte (ici) aux mouvements de population dans la sphère chinoise, pour passer plus tard aux conséquences sur le peuplement du reste de l’Asie. Nous en étions aux Mongols (j’ai un peu de mal à les quitter, ils sont tellement sympathiques !  ). Comme ils avaient pris le contrôle de toute la Chine, on pourrait supposer qu’ils ont « injecté » à la Chine une bonne dose de sang et de culture mongols. Et bien, pas tellement que ça !
La population était en effet divisée en quatre castes ethniques bien distinctes. Les Mongols constituaient la première, et les autres peuples dits « aux yeux colorés », d' Asie centrale ou même d'Europe, la seconde. Les Chinois (Han), Jurchen/Mandchous de l'ancien territoire Jin, dits « du Nord », faisaient partie de la troisième caste. Les Chinois et ethnies habitant l'ancien territoire des Song du Sud constituaient la dernière caste. Tous les postes importants étaient réservés aux Mongols. Les mariages entre Mongols et autres castes étaient interdits, ce qui entretint la séparation ethnique et conserva sa nature étrangère à la famille et à la noblesse impériales, et probablement limita le brassage entre Mongols et non-Mongols plus bas dans l’échelle sociale. Sur la partie du territoire en majorité Han, les Yuan choisirent dans la mesure du possible des non-Han comme employés de l'administration, dont des étrangers, européens parfois. Les fonctionnaires Han étaient souvent envoyés en poste aux confins de l'empire.
Le comble, c’est que les empereurs Yuan qui étaient jugés trop mongols par les Chinois étaient jugés trop sinisés par les nobles mongols !
Comment finit la dynastie Yuan ? Au milieu du XIVe siècle, malgré des efforts de sinisation partielle de la part de certains empereurs, la dynastie mongole avait créé trop d'insatisfaction, et il ne lui fut bien sûr pas épargné les calamités naturelles, récurrentes en Chine, aggravant le mécontentement de la population. Des révoltes eurent lieu, encadrées comme c'est souvent le cas par des mouvements religieux. La tradition chinoise prétend que le signal de l'insurrection anti-mongole fut donné le soir de la Fête de la mi-automne par des messages dissimulés dans les gâteaux de lune, consommés par les seuls Han.
Le coup de grâce fut donné par Zhu Yuanzhang, fondateur de la dynastie Ming, la dynastie « Brillante». Il était né paysan, et avait été au début de sa carrière assistant d’un petit temple où il recevait comme tout salaire deux bols de riz par jour, jusqu’à ce qu’on le mette à la porte le jour où le temple ne pouvait même plus se permettre une telle dépense. Il avait étudié les techniques militaires mongoles et pris la tête du mouvement des Turbans Rouges, dont une des branches provenait de la Secte du Lotus Blanc (!  ). Sous la pression des rebelles, l'empereur Yuan Huizong s'enfuit en Mongolie en 1368. Il continua de se considérer comme le souverain de la Chine (Yuan du Nord), tandis que Zhu Yuanzhang proclamait de son côté l'avènement des Ming. La montée au pouvoir d’un paysan n’était pas sans rappeler un précédent fameux, le début de la dynastie Han. Les armées chinoises entreprirent l'attaque de la Mongolie en 1380. Sa capitale, Karakorum, tomba en 1388. Huizong et les deux empereurs qui se succédèrent jusqu'à cette date sont parfois appelés empereurs des Yuan postérieurs.
Comme je l’ai dit un peu plus haut, les Mongols n’auraient pas contribué beaucoup au mixe génétique de la Chine. Il est possible qu’ils aient dû avoir un certain impact sur les populations de la Chine, causant des mouvements migratoires (vers le sud bien sûr) pour leur échapper. Je n’ai pas réussi par contre à trouver une documentation suffisante sur des actes cruels à grande échelle qu’ils auraient pu commettre, tels les massacres épouvantables  qu’ils ont perpétrés ailleurs, en Perse par exemple. Mes lecteurs auront peut-être quelque chose à rajouter sur ce sujet ? 
Les Mongols n’auraient pas eu non plus d’influence notoire sur la culture chinoise, qui sortit quasiment intacte de cette « traversée du désert » de 90 années sous la dynastie étrangère des Yuan. Ce que les Mongols laissaient à la Chine, par contre, c’était l’unification politique et administrative. Une fois retournés dans leurs steppes et déserts, ils continuèrent leur mode de vie traditionnel comme s’ils n’avaient jamais été en Chine. Ils restèrent une menace pour la Chine jusqu’au 16-ème siècle, quand les Mandchous, réincarnation des Jurchen, les remplacèrent dans ce rôle.
Il faut noter en passant que les mélanges de population aux confins ouest de l'empire Yuan s'accompagnèrent d'une expansion de l'Islam. Commencent à se constituer des communautés musulmanes et Ouïgoures au Xinjiang, au Gansu et au Yunnan. | | | Mes lecteurs semblent être essoufflés, ou alors ils m’ont abandonné, vu le manque de réactions à mes derniers écrits.  Peu importe ! Il faut continuer de l’avant, car il y a encore beaucoup de chemin à faire pour en terminer avec la Chine et enfin pouvoir passer au reste de l’Asie !
Bien que mon objectif premier soit de me concentrer sur les populations, il faut commencer par un minimum d’histoire sur la dynastie Ming. Sous les Ming, la Thailande ainsi que la Birmanie rejoignirent le groupe des nations qui reconnaissaient la souveraineté chinoise, et qui comptait déjà la Corée, la Mongolie, le Turkestan Chinois et le Vietnam.
Au début du 15-ème siècle, les Ming avaient fort à faire avec les Vietnamiens, qu’ils essayaient de ramener sous contrôle chinois. Ils avaient pour allié l’état de Champa qui occupait la partie centrale du Vietnam d’aujourd’hui, et qui faisait partie du monde Malayo-Polynésien. C’est après avoir repoussé les Chinois que les Vietnamiens commencèrent leur expansion vers le sud, en prenant le Champa et une partie du Cambodge, pour établir le territoire du Vietnam d’aujourd’hui. La défaite au Vietnam mit fin au besoin des Chinois de maintenir une flotte en mer de Chine et aux abords de l’archipel Malayo-Indonésien, pour soutenir le Champa qui maintenant n’existait plus. De plus, la construction de leur capitale à Beijing, non loin de la Mongolie qui restait une menace permanente, conduit les Ming à délaisser l’ Asie du sud-est. Ils construirent les murs qui forment dans leur ensemble la fameuse Muraille de Chine telle que nous la connaissons.
Les Chinois connurent leurs moments maritimes glorieux sous le troisième empereur Ming, Yongle (« Bonheur Perpétuel »). Ils lancèrent des armadas impressionnantes qui atteignirent jusqu’aux côtes de l’Afrique. Ces armadas étaient sous le commandement d’un eunuque, l’amiral Zheng He. Il y eut sept grandes expéditions entre 1405 et 1433, fait unique pour les Chinois qui étaient d’habitude peu enclins aux aventures maritimes. Certains même maintiennent qu’ils auraient « découvert » l’Amérique à cette époque, donc précédant les Européens en cela. Ce n’est pas impossible, mais je n’en sais rien du tout personnellement, donc je passe sur la question.
Les Ming étaient en général plutôt despotiques. Sous leurs règnes, des systèmes de points se développèrent selon lequel les fonctionnaires pouvaient estimer par eux-mêmes à quel degré ils avaient démérité. Ces systèmes étaient répertoriés dans les Tables Gongguoge, ou Tables des Mérites et Démérites, qui avaient vu le jour sous les Yuan. Voici par exemple un extrait qui touchait à la débauche :
- faire naître des pensées lascives en soi-même 10 point
- montrer sa nudité quand on fait ses besoins la nuit 1 point
- avoir des rêves érotiques 1 point
- si tel rêve cause une action lascive 5 points
- chanter des chansons frivoles 2 points
- étudier des chansons frivoles 20 points
- ne pas faire place à une femme dans la rue 1 point
- si à ce moment on regarde la femme 2 points
- si on la regarde avec désir 5 points
- si on conçoit des pensées lascives à son sujet 10 points
- entrer dans les appartements de ses femmes sans avertir 1 point
- raconter ses histoires d’amour à ses femmes 10 points
- si cela est fait avec l’intention d’exciter en elles des pensées lascives 20 points
- raconter des histoires osées pour les exciter 20 points
- exception : si on raconte ces histoires pour faire naître en elles des sentiments de pudeur aucun point
Officiellement, on ne semblait pas apprécier les chansons paillardes! Et même chez soi, avec ses propres femmes, on était censé réfréner ses pulsions physiques !  
Cette attitude excessivement puritaine semble ne s’être développée que sous les Yuan., de même que la réclusion des femmes, peut-être parce qu’il fallait les protéger des soldats Mongols. La pudeur allait devenir typique des confucéens stricts sous les Ming et plus tard sous les Qing. | | |  Salut GeorgesOZ,
Et même quand on s’intéresse à la culture locale, aux monuments par exemple, je crois que le plus souvent on se contente d’un petit vernis de connaissance pour pouvoir déclarer : « ca y est, j’ai visité le pays X ; le peuple Y est ainsi et la culture Z, ah ! oui ! ne m’en parlez pas ! vraiment fascinante ! ». Et vlan ! on a « fait » le pays, le peuple et la culture en question, et très souvent on veut voir quelque chose d’autre la prochaine fois, histoire de cocher le plus de cases possibles. D’où un certain amateurisme.
Surtout quand on prend la culture Chinoise, y a du boulot!!! C'est pour ça que ton topic est interressant, car il montre bien, que la culture Chinoise est en fait, plusieures cultures, vu le nombre d'ethnies, peuplades etc qui se sont brassées sur la région, et qui se sont donc mélangés (ou pas)!!! Mais ont beaucoup de chose en commun quand meme!!!
C'est peut etre de la qu'on (occidentaux) a du mal a cerner le systeme de pensé Asiatique!!!!
Quand on dit qu'en fait le Chinois c'est simple, il faudrait presque préciser qu'il est simple si on se met a reflechir avec leur logique!!! Difficile pour les enfants de Descartes and co!!!! Ex leur écriture, c'est en fait presque un systeme de rébus, alors que nous on doit deja mettre les lettres a la suite, pour en faire un mot qui signifie quelques chose, et en plus on peut y glisser plusieurs sens!!! Eux ils font directement appel au sens en partant d'un dessin!!!! en fait c'est plus logique, plus rapide quand on a la "culture"!!! Meme si apres il faut connaitre au moins 4000 idéogrammes!!! (je ne sais pas en comparaison combien on a de mot en langue Française)
Rien que le nom du pays!!! Ils font un carré avec un trait au milieu!!! (deja rien que de le décrire ça me prend 31 caracteres avec les espaces) et pour ecrire Empire du Milieu (15 toujours avec les espaces) eux ils font 2traits!!!
Parlant de la Chine : « un « collage » de micro-univers » - « l'infiniment grand et l'infiniment petit s'appelant l'un l'autre. »
Dans un de tes passages, tu dis que les Mongols, n'ont pas laissé beaucoup de trace dans la "culture Chinoise", certainement du fait que si ils ne se sont pas mélangés, le reste de la population a continué a vivre a sa façon, et vu la taille du pays, c'est dure de gerer et de voir ce qui se passe réellement au fin fond des régions!!!
Ex bien plus récent : pendant la politique de l'enfant unique, c'était certainement appliqué dans les villes, mais dans les campagnes on continuait a faire des gosses (surtout garçons pour ensuite bosser dans les rizieres)
A Jinghong, on m'a bien dit : "Tu sais, Pékin c'est loin d'ici!!!"   
A+ et t'inquiet pas si tu n'a pas beaucoup de réponse, on suit quand meme!!! Peut etre les Vfistes sont parti a la pharmacie acheter du paracétamol   | | | et t'inquiet pas si tu n'a pas beaucoup de réponse, on suit quand meme!!! Peut etre les Vfistes sont parti a la pharmacie acheter du paracétamol    - -- C'est sympa Pierre de me rassurer, c'est que je n'ai pas trop envie de me retrouver seul sur le poste  . Serais-tu le premier à être revenu de la pharmacie ? 
Rien que le nom du pays!!! Ils font un carré avec un trait au milieu!!! (deja rien que de le décrire ça me prend 31 caracteres avec les espaces) et pour ecrire Empire du Milieu (15 toujours avec les espaces) eux ils font 2traits!!! - -
Cinq traits pour être précis. Mais tu as raison dans le fonds. Et il y a une autre chose qui est vraiment géniale, et qu’on retrouve dans beaucoup (la plupart ?) des langues asiatiques, en tout cas en Chine et en Asie du Sud-Est, c’est la grammaire ultra-simplifiée. Mandarin, Thaï. Vietnamien.... Pas de singulier, pas de pluriel, pas de futur, pas de passé, pas de conjugaison, pas de déclinaison, pas de féminin ni de masculin. C’est d’une simplicité !  Quand on connaît 4 ou 5 mots, on peut déjà faire des phrases. En Français, ou en Allemand, ou en Italien, il faut encore qu’on se soucie de la personne qui parle, du temps et du mode etc.... c’est d’un compliqué ! Parler en Thaï, par exemple, c’est pour moi comme faire un tableau à coups de pinceaux, à l’impressioniste !
A Jinghong, on m'a bien dit : "Tu sais, Pékin c'est loin d'ici!!!"    - -
Je suis passé par Zhanjiang l’année dernière. C’était le Hong Kong des Français, à la porte du Golfe du Tonkin (juste au-dessus de Hainan). Deux millions d’habitants +/- et un port très important, en fait la base navale la plus importante au sud de la Chine. Personne à Pékin ou à Shanghai n’en a entendu parler  . Coin sympa d’ailleurs, je mets quelques photos. Toutes prises de l’île (je ne me rappelle pas le nom, ca fait partie de la ville). Les scènes de jardinage bucoliques sont prises juste après le pont. La rue principale est hyper tranquille en courant de journée. Les gens ne se pressent pas trop. He ! C’est le midi de la Chine !  Images attachées: | | | Je ne peux pas laisser mes lecteurs sur l’impression que le puritanisme a prévalu à l’époque des Ming. Ce serait oublier l’épanouissement d’une culture érotique remarquable. Je vais vous parler du Roù pútúan, Le Tapis de Prière de Chair, de Li Yu, un grand classique des romans érotiques chinois.
Li Yu commence par un chapitre où il explique qu’en fait il veut défendre les valeurs puritaines, «usant de la débauche pour mettre fin à la débauche». Il introduit le prêtre zen Pic Isolé, qui n’arrive pas à détourner le héros, l’étudiant Vesperus, de sa vie de débauché. Vesperus se marrie, débauche sa femme innocente, puis se met à la recherche d’aventures amoureuses, la laissant à la charge de son beau-père. Il se lie d’amitié avec un voleur qui tombe d’accord pour l’aider à séduire les femmes les plus belles.
Mais tout d’abord, il faut que Vesperus remédie à une déficience sérieuse: il faut qu’il trouve quelqu’un qui puisse l’aider à élargir son pénis ! Car, pour quelqu’un qui veut chasser les jupons, il se trouve qu’il possède un équipement plutôt léger! Et la méthode pour résoudre ce grave problème consiste à greffer un pénis de chien sur son pénis  , car il est bien connu qu’un chien, une fois qu’il s’est mis à copuler, met de temps à débander ! Cela fait, Vesperus se dédie à six femmes qui sont loin d’être réticentes. 
Quelques expressions typiques donneront une idée du style de Li Yu. Le «jeu du vent et de la lune» semble être une métaphore populaire pour faire l’amour. On trouve des formules ampoulées du genre : «le nuage de la tension diplomatique éclate, après que l’ambassadeur a présenté ses lettres de crédence dans le cabinet d’audience et rempli sa mission diplomatique». De tels passages se répètent et finissent par devenir lassants. Mais ce sont les relations entre Vesperus et les femmes, les relations des femmes entre elles-mêmes et l’environnement social qui amusent le plus, et non les activités sexuelles.
La culture érotique ne s’arrête pas aux romans, loin de là ! Il faut absolument faire une place spéciale aux peintures et imprimés érotiques. Les détails les plus intimes de la vie dans la Chine d’antan ont été préservés par les artistes dans des œuvres fascinantes et instructives. Nulle part nous ne pouvons entrevoir la vie derrière « les rideaux de soie » avec plus de franchise que dans certaines collections d’images de la dynastie Ming, connues sous le nom de « livres de mariées », dont je donne quelques exemples ici.
Ces peintures charmantes et aux couleurs fraîches  constituent un trésor de modèles très explicites des techniques sexuelles dont les jeunes mariés pouvaient s’inspirer. Dans le domaine sexuel, comme dans d’autres aspects de la vie, les gens étaient guidés par les préceptes taoïstes de Lao Tseu (6-ème siècle avant JC). L’analyse physique du corps par les taoïstes avait conduit au développement de l’acupuncture. Assez naturellement, avec ses préoccupations sur la dualité universelle du « yin » (femelle) et du « yang » (male), le taoïsme avait conduit à l’examen et codification des relations physiques entre les sexes. Il était important que les mœurs et techniques sexuelles fussent correctement enseignées et adoptées pour maintenir une santé physique optimale et assurer une longue vie.
Il peut être utile de voir que la culture chinoise, très sage et belle, avait accepté une grande variété de pratiques érotiques – les encouragea même – alors que la culture occidentale commence à peine à devenir plus honnête sexuellement. Cette collection de belles images illustre certaines facettes de la sexualité chinoise, telle la pratique du « coitus reservatus », l’importance de l’orgasme féminin, ainsi (hélas !) que la coutume du bandage des pieds qui fut une obsession pendant une dizaine de siècles.
Pour accompagner ces images, citons Chang Heng (78-139 après JC), l’un des premiers poètes chinois à en avoir fait mention. La jeune mariée, se préparant à l’acte, déclare :
« Fermons maintenant la double porte avec son cadenas d’orEt allumons la lampe pour remplir notre chambre de lumièreJe laisse tomber mes robes et enlève mon maquillage et ma poudreEt déroule les images à côté de l’oreillerJe vais faire de la servante (*) mon instructriceDe sorte que nous puissions pratiquer toutes ces posturesCelles qu’un mari ordinaire a rarement vuesTelles qu’elles ont été enseignées par T'ien-lao à l’Emperuer Jaune, Il n’y aura pas de joie égale aux délices de cette première nuit, Qui ne seront jamais oubliés, aussi vieux que nous puissions devenir. »
(*) Une petite note: j’ai traduit « the plain girl » dans le texte en anglais dont je disposais par « la servante ». Je ne vois pas ce que cela aurait ou être d’autre. D’après les images que nous avons vues, il semble aussi que se livrer aux ébats amoureux en présence d’autres personnes proches était chose fréquente.
J'ajoute une légende pour les images :
J’intitulerais bien la première « Mignonne, allons voir si la rose..... » 
La seconde et la troisième sont juste là pour montrer qu’on peut commencer à deux.....
La quatrième, je l’ai nommée « chacune son tour ! », je la trouve assez « cozy » pour utiliser un mot anglais.
La cinquième « Salut les amis ! Je ne fais que passer ! », je la trouve impayable ! Image attachée: | | | Salut GeorgesOZ,
La pharmacie est a 5min de la maison    !!!!
Cinq traits pour être précis.
Oui et non en fait je pensais a un coup de stylo a main levé pour faire le carré d'une traite et un dernier au centre 
La grammaire effectivement est simplifiée!!! Mais il existe un passer, présent et futur, mais on ne conjugue pas c'est juste un adverbe (enfin ce qu'on appelle nous un adverbe) ils mettent un mot en plus, enfin pour le Thai!!! (les autres langues je sais pas)
C'est vrai que tu voulais qu'on rajoute quelques photos pour aérer un peu le topic, DSL j'avais oublié, mais je devrais en retrouver quelques unes, mais j'attends que tu parle de ces ethnies 
C'est normale qu'ils n'aient pas entendu parler de cette ville, elle n'a "que" 2millions d'habitants    (petite ville a taille chinoise)
A+ | | | Cinq traits pour être précis.
Oui et non en fait je pensais a un coup de stylo a main levé pour faire le carré d'une traite et un dernier au centre  - --
Si tu veux, les Chinois ont bien une cursive, c’est clair. Mais, comme je l’ai dit, je voulais être précis (l’amatrurisme mène à la confusion, il y en a plusieurs exemples sur le forum). Il y a des règles très précises sur la manière d’écrire les caractères chinois. Dans ce cas :
- premier trait, le vertical gauche, tracé du haut vers le bas ;
- deuxième trait : trait horizontal supérieur, tracé de la gauche vers la droite ;
- troisième trait : trait vertical droite, tracé du haut vers le bas ;
- quatrième trait : trait horizontal inférieur, tracé de la gauche vers la droite ;
- cinquième trait : grand trait vertical, tracé du haut vers le bas à travers le carré formé par les quatre premiers traits; Les deuxième et troisième traits sont bien sûr tracés en continuation l’un de l’autre mais ne sont pas, strictement parlant, un seul et même trait.
il existe un passer, présent et futur, mais on ne conjugue pas c'est juste un adverbe (enfin ce qu'on appelle nous un adverbe) ils mettent un mot en plus, enfin pour le Thai!!! (les autres langues je sais pas) - --
Ne chipotons pas ! Bien sûr il existe un sens du temps dans ces langues ! Ce que je voulais dire, c’est qu’il n’y a pas de conjugaison. Rajouter un petit mot pour dire hier, tout ~a l’heure, bientôt, demain etc...., ce n’est pas la même chose que de se gratter la tête pour se demander quelle est la bonne terminaison, voire quel est le bon mode !
Même chose en (1) thai, en (2) bahasa indonesia, et en mandarin, et (je crois bien) en vietnamien. Je suis sûr que c’est aussi valable pour d’autres langues de la région :
Exemple :
Demain, j’irai au marché (nous irons, allez ! etc...)
(1) Prungnee bpai talaat
(2) Besok pergi ke pasar (“esok” en malais je crois)
Il faut que j’aiile au marché
(1) Dtoong bpai talaat
(2) Harus pergi ke pasar
Il suffit de rajouter des petits mots pour préciser, c’est tout, et c’est infiniment plus simple que nos langues européennes, je crois que c’est d’une grande évidence. L’ennui, pour moi en tout cas, c’est qu’il faut bien suivre le contexte sinon il y a moyen de perdre le fil assez vite. C’est aussi pour ca que je parlais d’ « impressionnisme » : on met plusieurs mots ensemble pour donner l’impression de ce qu’on veut dire, pour « peindre » la phrase en quelque sorte. C’est l’une des raisons pour lesquelles dans toutes ces langues on double souvent les mots ou on leur ajoute un autre mot qui veut dire pratiquement la même chose, pour être sûr d’être bien compris : phuut reo-reo ko kao jai mai dai ! pergi bersama-sama. | | | Salut GeorgesOZ,
Ne chipotons pas !???  
Mais soyons préci!!! LOL
Si tu veux, les Chinois ont bien une cursive, c’est clair. Mais, comme je l’ai dit, je voulais être précis (l’amatrurisme mène à la confusion, il y en a plusieurs exemples sur le forum). Il y a des règles très précises sur la manière d’écrire les caractères chinois. Dans ce cas :
- premier trait, le vertical gauche, tracé du haut vers le bas ;
- deuxième trait : trait horizontal supérieur, tracé de la gauche vers la droite ;
- troisième trait : trait vertical droite, tracé du haut vers le bas ;
- quatrième trait : trait horizontal inférieur, tracé de la gauche vers la droite ;
- cinquième trait : grand trait vertical, tracé du haut vers le bas à travers le carré formé par les quatre premiers traits; Les deuxième et troisième traits sont bien sûr tracés en continuation l’un de l’autre mais ne sont pas, strictement parlant, un seul et même trait.
Mais tu as raison, perso je ne suis pas rancunier mais je m'en souviendrais   
A+ | | | Allez ! Je ne suis pas mauvais cheval, comme on dit !  Pour me racheter, je vais te faire cadeau de quelques extraits d’un article que j’ai trouvé, dans lequel on compare l’art érotique chinois avec son équivalent japonais. J’espère que tu les trouveras intéressants. 
N’était-ce pas inévitable ? Il semble que les « professionnels » des arts s’en donnent à cœur joie, de comparer l’art X à l’art Y, d’opposer le coup de pinceau de Chose avec l’applique du couteau de Van Machin, le tracé du sein de Bricolo avec la façon dont Chouetteski le taille dans le granit, et ainsi de suite..... Je cite :
"Les imprimés et peintures chinois de la période Ming furent une grande source d’inspiration pour les images japonaises ukiyo-e du 18-ème siècle. L’art érotique chinois diffère sur bien des plans de celui du Japon. La différence la plus évidente est que l’art érotique chinois n’exagère pas, en général, la taille des parties génitales. Au contraire, il a plutôt tendance à les minimiser ou même à les miniaturiser. Deuxièmement, les images érotiques chinoises sont plus tendres et dégagent une atmosphère plus romantique que leurs contreparties japonaises, qui souvent font montre d’une forme agressive de la sexualité. En troisième lieu, les images érotiques chinoises semblent être anatomiquement moins correctes en ce qui concerne le tracé et les proportions du corps humain. Les parties supérieures du corps sont souvent négligeables, de sorte que les hommes semblent souvent être féminisés. Il en résulte que l’observateur occidental trouve parfois difficile de distinguer entre les sexes. Il se peut que cette déficience soit due en partie au fait que l’artiste chinois avait moins d’occasions que son collègue japonais de dessiner « sur le vif ». Il devait se contenter des modèles miniatures « ti pen », en bois ou en ivoire, qui eux-mêmes n’étaient pas très précis.
Si les occidentaux ont occasionnellement des difficultés semblables avec les images japonaises, c’est surtout dû à la similarité des coiffures classiques japonaises des hommes et des femmes, mais pratiquement jamais parce que les corps ne montrent pas suffisamment de différences sexuelles.
L’art érotique japonais aussi bien que chinois montre fréquemment des scènes de copulation entre un homme et deux, trois ou même plusieurs femmes. Dans le cas des scènes japonaises, les femmes sont des courtisanes et leurs assistantes, alors que les scènes chinoises veulent représenter le mari et ses femmes ou concubines."
Ah ! On les retrouve, ces concubines qui plaisent tant à notre ami René ! 
C‘est promis, après ces digressions « artistiques », je vais me remettre aux Ming ! | | | Et un peu de lecture "érotique" a la chinoise!!!   
extrait de "la cinquième courtisane"
[..] Le plus élévé s'appelle Pic du lotus rouge ; sa médecine est dite fontaine de jade, fluide de jade ou fontaine des esprits braves. Cette médecine tire ça source des deux cavités qui sont sous la langue de la femme.Elle est de couleur grise. Quand ellesot du champ fleuri, l'homme doit l'avaler de maniere qu'elle atteigne la pagode a plusieurs étages et qu'elle soit recueilli dans son champ de cinabre. Elle humectera ses cinq visceres, fortifiant sur la gauche la porte mysterieuse et agrandissant sur la droite le champ de cinabre, produisant de l'essene vitaleet du sang nouveau. [..]
A+
PS c'est sensé ce dérouler vers 730 ap JC | | | Si les occidentaux ont occasionnellement des difficultés semblables avec les images japonaises, c’est surtout dû à la similarité des coiffures classiques japonaises des hommes et des femmes, mais pratiquement jamais parce que les corps ne montrent pas suffisamment de différences sexuelles
L’esthétique japonaise exprime une séduction érotique et sensuelle subtile, très spécifiquement liée un sentiment d’érotisation raffinée, conjuguée à une sensualité de l’éphémère, de l’impersonnel, du transitoire. C’est, au fond, une sensualité qui éprouve le double sentiment de l’impermanence des choses et du détachement. Contrairement au maquillage occidental, conçu pour embellir, magnifié, singulariser, le doran, maquillage japonais traditionnel, tend seulement à effacer le visage singulier, à dissimuler la figure en la recouvrant de blanc, à gommer toute particularité. Une femme ainsi maquillée de blanc ne cherche pas à masquer ses défauts, à sembler plus jeune ou à ressembler à un modèle de perfection. Elle tend à s’identifier non à un idéal de femme, mais, au contraire, à une idée abstraite, à une forme générique, à un archétype essentiel. Cette esthétique de l’effacement manifeste une sensualité essentiellement fugace, impersonnelle, cultivée. La culture japonaise cherche, à travers le doran de la geisha, à exprimer cet élan vers l’inatteint, l’indéterminé, l’immatériel. Ce sont ces nuances et ces ambiguïtés que le visage d’une femme voilée de blanc célèbre avec érotisme et détachement. Kimiko Yoshida
| | | Tu es resté “sobre” avec l’exemple que tu nous donnes des mangas ! Félicitations, tu sais te maintenir dans des limites respectables  (j’ai vu pire, c’est la moindre des choses que je puisse dire !).
Question naïve : c’est quoi, la pagode à multiples étages ? | Discussions similaires sur la Chine: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 7 665 visiteurs en ligne depuis une heure! |