Ça y est ! Depuis le temps que je l'ai dans ma bibliothèque, en attendant des jours meilleurs qui me donneraient le temps de me plonger dedans, je l'ai enfin lu ce foutu bouquin qui me nargue !
La planète disneylandisée, ou le récit d'une éminente géographe partie autour du monde (40 jours, mais objectivement, elle en a fait le tour) en famille.
Au départ, un voyage programmé en
Australie ; et puis, tant qu'à faire, autant effectuer le retour par un autre chemin ; quelques escales, donc :
Nouvelle-Zélande, Bora-Bora,
Brésil et LA. Des escales, pas des voyages en profondeur.
Le style est enlevé, le ton tour à tour drôle et grave.
On rit des péripéties de cette famille,... et on s'interroge. Car Sylvie Brunel pose sur tout ce qu'elle voit le regard amusé de la touriste qu'elle revendique être pour ce voyage, et l'analyse de la géographe qu'elle est.
Un livre à mettre entre toutes les mains, en particulier celles des chantres du développement durable et de la recherche de l'authentique.
Une base de réflexion pour tous ceux qui n'envisagent ce développement durable qu'à travers le prisme de la protection de l'environnement, assénant des discours catastrophistes à la Yann Arthus-Bertrand et Nicolas Hulot, prônant la sanctuarisation de la nature au détriment des hommes.
Parce que l'humanité n'obéit pas aux lois de Newton...
Bref...
Une bouffée d'oxygène.
Et une invitation à se remettre en question, sans culpabiliser : l'avenir est à écrire.
Sylvie Brunel, géographe de son (é)Etat, spécialiste de l'Afrique et des problèmes alimentaires, propulsée (une des - éventeuelles cautions -*) scientifique(s) de référence pour les questions de développement durable.
Sachant que le développement durable est une zone floue à la conjonction des domaines humains, environnementaux et économiques et qu'elle affiche clairement le choix humain dans ce développement (ouf, ça change un peu !)...
* euh... pas pour tout le monde, hein ! Peu de risque que Borloo lui demande son avis...