Pardon de ne pas lire toutes les réponses avant de poster la mienne.
Pour ce qui est des exigences des recruteurs dans les annonces de postes : ce n'est pas qu'il ne faut pas en tenir compte, c'est qu'il faut chercher à mettre en avant ce qui, dans son parcours, peut illustrer la correspondance avec les exigences d'une part, et d'autre part ce qui, toujours dans son parcours, peut évoquer la possibilité de pouvoir s'adapter rapidement malgré une défaillance sur d'autre exigences.
Exemple : on demande parfois de parler la langue locale. Mais si on est déjà passé par des expériences d'adaptation à des environnements très particuliers, cela peut laisser augurer de la possibilité de comprendre la culture locale (notamment la culture de travail) plus rapidement qu'un autre. Si on demande un "anglais parfait" : il ne faut pas se démonter. Peu de locuteurs parfaits sur le marché de toutes façons (sauf chez les jeunes des Grandes écoles mais... ils sont jeunes.)
(Ma propre expérience : je me suis présentée sans y croire à une offre de direction de projet en
Chine : il fallait "parler chinois". Je n'avais jamais dirigé quoi que ce soit et je ne parlais pas chinois mais l'offre me parlait, me hurlait qu'il fallait que j'y aille...
Principe : quand on ne candidate pas, on a 100% de chances de ne pas être recruté.
Quand on candidate, on a 100% de chances d'être éventuellement recruté !

Le matin du recrutement, je suis arrivée après une nuit blanche Eurolines dans une salle d'attente pleine de visages chinois, je me suis dit "bon c'est mort". Et puis on m'a annoncé mon recrutement à la gare alors que j'allais monter dans le car du retour (mon nom au micro, une époque sans internet révolue!) J'ai su par la suite que j'avais été recrutée en réalité en 5mn bien avant cet entretien, lorsque j'étais passée voir le recruteur en coup de vent pour lui dire mon intention de poser ma candidature, tout en l'informant que je vivais à l'étranger et que mon CV était là-bas. Comme quoi... La poignée de main, une bribe de conversation, l'évocation d'une situation... Puis l'entretien fait à 80% de considérations culturelles, une dimension que ne négligeait pas le recruteur, bien au contraire, un scientifique de haut niveau... Comme quoi il ne faut jamais préjuger des recruteurs non plus !)
Un recrutement, c'est un mystère.
Posez votre candidature, un point c'est tout.
Après quelques candidatures, vous commencerez à comprendre ce qu'ils veulent.
Ils veulent avant tout être rassurés, sachez-le.
Donc si vous êtes le gars pas trop sûr de lui, avec plein de questions, de remises en question, de conditions, de si et de mais... On ne pourra pas vous accorder de confiance ! Ils veulent des résultats ne l'oubliez pas, pas des problèmes. Un rapatriement sanitaire, ça coûte cher. Un re-recrutement, ça coûte cher. Un ronchon, c'est pas envisageable ! Une poule mouillée n'a rien à faire en Afrique ! etc. A bon entendeur.)
Apprenez à faire un cv qui correspond à l'esprit des gens qui recrutent dans votre domaine (regardez les cv des autres ingénieurs agro sur internet déjà).
Apprenez à synthétiser au maximum tout en illustrant avec des données précises. Des chiffres, il me semble par exemple dans votre domaine. Des résultats quoi.
(Le chiffre rassure)
Demandez à d'autres ingénieurs agro ce qu'ils pensent de votre CV. Franchement.
Donnez-vous une année pour mettre au point un CV généraliste bien ficelé, 2 ou 3 ingénieurs agro consultés pour leur regard et leurs commentaires, puis adaptez ce cv à chaque annonce.
Trouvez les opportunités de postes en envoyant directement aux entreprises des pays qui vous tentent vraiment (pas "n'importe quel pays d'Afrique si stable". 1) Les pays d'Afrique "stables" : heu... 2) Aucun pays n'est stable, la preuve par leur histoire. 3) Acceptez le fait que le mouvement, le déplacement, comporte des risques. Faites une liste de ces risques et protégez-vous en au maximum, assurance et prudence, tout en acceptant la part d'inconnu du voyage.)
Vous obtiendrez les listes des entreprises françaises via les ambassades de
France (pôles économiques) par exemple. Le service est peut-être payant.
Sinon, Internet peut vous renseigner, les associations de Français dans les pays en question (voir les sites d'ambassade de
France pour avoir les liens).
Bon vent.