Bonjour,
Il y a déjà des années que le Conseil, cédant au lobby des compagnies aériennes, avait voulu augmenter la durée de retard, actuellement fixée par la Cour de Justice de l'Union Européenne, à "3 heures ou plus", pour qu'un passager ait droit à indemnisation forfaitaire.
Le Parlement Européen avait répondu, avec une belle constance, qu'il fallait se rapprocher de la position de la Cour de Justice de l'Union Européenne.
Qu'en sera t il cette fois-ci ? C'est toute la question, car il s'agit du règlement 261/2004 du
Parlement Européen et du Conseil. En clair, le Conseil ne décide pas tout seul !
Dans la situation actuelle, un passager doit prévoir que sa correspondance avec un autre moyen de transport, une fois arrivé à la destination finale telle que figurant sur son billet d'avion, soit toujours faisable avec un retard allant jusqu'à 3 heures. Or ces correspondances avec un train, ou un avion d'une autre compagnie, ne sont pas rares, en particulier pour des séjours packagés au départ de
Paris, lorsqu'il s'agit de passagers résidant en province. Ou encore, lorsque la destination n'est pas desservie depuis l'aéroport de province près duquel le passager réside.
Prévoir une telle marge n'est pas forcément pratique, mais l'allonger encore devient encore plus difficile, voire irréaliste lorsqu'il s'agit des délais les plus longs envisagés. Ca risque de poser de lourds problèmes de budget aux passagers les moins fortunés car, jusqu'à présent, les divers surcoûts, notamment, mais pas seulement, de nouveaux billets, pouvaient être compensés, en tout, ou partie, par l'indemnisation forfaitaire, ce qui ne serait plus le cas.
Reste à espérer;
1° que les membres du Conseil ne suivent pas la recommandation de la présidente, mais il y a des chances que l'avis de la présidente soit suivi à ce stade;
et surtout
2° Que les députés européens gardent la même position que leurs collègues qui les ont précédés au Parlement Européen.
Cordialement