J23 (10/08/2015) Halali -> Hoada :
Ce matin nous nous levons un peu plus tôt que d'habitude car une longue journée nous attend.
Nous devons traverser
Etosha d'est en ouest et rejoindre le camp de Hoada au nord du
Damaraland.
Nous nous levons donc à 6h15, et nous dépêchons de nous doucher et de plier le camp.
Nous passons ensuite à la réception pour poster les cartes postales puis au shop pour faire 2,3 courses.
Avant de quitter le camp nous faisons le plein à la station essence.
Pendant que je paye, un touriste arrive et demande au pompiste s'il n'a pas vu un capuchon de valve de pneu car il en a perdu un.
Je jette un coup d’œil par terre et trouve le capuchon, fier que ce genre de chose ne m'arrive pas qu'à moi.

(Sauf que moi celui que j'ai perdu à TR on ne l'a jamais retrouvé et le pompiste a du m'en donner un autre.

)
Nous partons vers Okaukuejo en passant par les points d'eau qui bordent le pan.
A l'image des 2 derniers jours, Rietfontein Charitsaub, Savadora et Sueda sont toujours aussi peu frequentés. (De même pour Homob dont on nous avez dit le plus grand bien mais où nous n'avons vu que des canards.

)
Entre les points d'eau de Sueda et de Homob nous tombons sur trois véhicules à l’arrêt.
Yes !! Depuis le temps que nous les cherchions ces voitures arrêtées !

Nous prenons place, coupons le moteur et cherchons la raison de cet attroupement d'humains.
Rien à vue d’œil, nous prenons donc les jumelles.
Au loin, cachées par les herbes hautes, deux lionnes se reposent. Pour ne pas changer...
L'une d'elles a l'air assez réveillée donc nous décidons d'attendre de voir si elles se lèvent. Piège !!!!!

N'attendez
jamais qu'un lion se lève !!!

En regardant aux alentours j’aperçois une crinière qui dépasse.
Le lion !!!

Un peu plus tard un autre lion fait son apparition.
il est juste à coté des deux lionnes mais nous ne l'avions pas vu tellement il devait être aplati de tout son long.
Il lève la tête, met la crinière au vent, regarde autour de lui... et se recouche.

La lionne nous fait le même coup.
Les springboks se promènent tranquillement devant ce groupe d'amorphes.
Nous restons près de 1h30 à les regarder et à espérer un peu d'animation...en vain !

A 10h le soleil commence à réchauffer l'atmosphère il y a peu de chance pour que ces gros paresseux décident de se bouger, nous nous résignons donc à partir, conscients qu'il s'agit surement de nos derniers félins du séjour.

Nous reprenons les petites pistes d'hier.
Au point d'eau d'Olifantsbad les éléphants ne sont pas encore là.
Et comme on dit, quand les éléphants ne sont pas là, les kudus boivent !
Nouveau proverbe africain.

Quand on se souvient toutes les bouses que les éléphants ont pondues dans cette eau la veille.

Ça sent l'intoxication à E.Coli !!

Nous nous arrêtons vite fait au point d'eau suivant, celui de Gemsbokvlakte, où nous avions vu les girafes hier.
Ce matin les girafes ne sont plus là mais il y a beaucoup de springboks et les zèbres sont bien décidés à se frayer un chemin pour boire.
Alors que nous nous apprêtions à partir, un zèbre et un springbok tombent dans l'eau ce qui effraie tous les animaux. C'est la paniiiiiiiiiique !!!
Le zèbre sort facilement de l'eau mais le springbok panique et glisse.......
Au moment où il bondit hors de l'eau, un chacal opportuniste, qui avait bien suivi l'action, se jette sur lui et lui attrape le jambon arrière.
Le springbok résiste à peine et tombe comme un gros caca.
Il beugle à l'aide mais ni les zèbres, ni les springboks ni les humains ne bougent.
Personne ne bouge.
Personne ??
C'est sans compter tous les chacals qui sont en train d'arriver en courant.
Le springbok tente vainement de se relever.
Les chacals ne sont plus qu'à quelques mètres du festin, le chacal essaye de changer sa prise mais le springbok en profite et s'enfuie en courant et en bondissant (la magie de l'adrénaline).
Le temps d’attraper l'appareil photo le miraculé est déjà loin.
Le chacal le poursuivra jusqu'à perte de vue mais il y a peu de chance qu'il ait réussit à la rattraper.
Nous avions vu plusieurs squelettes mais c'était notre première scène de chasse.
Des autruches et des springboks se rendent à Nebrowni.
où il y a toujours autant de monde.
A peine quelques kilomètres après Okaukuejo nous tombons sur 4 chacals en train de s'exciter sur la carcasse d'un springbok. Décidément !

Celui là a eu moins de chance...
Nous arrivons au point d'eau de Okondeka où sont garées pas moins d'une vingtaine de voitures.
Un lion est allongé à coté de sa proie dont il ne reste déjà plus grand chose.
Il ne mange plus mais a l'air bien décidé à empêcher les chacals de s'approcher de son trophée.
Je vous laisse chercher de quel animal il s'agi (ssai)t !
A une dizaine de mètre le reste de la troupe digère et fait bronzette.
Pendant que le couple se fait des calins,
Une lionne regarde l'horizon en se demandant pourquoi la nature lui a donné un lion aussi goinfre incapable de se lever de table pour venir s'occuper d'elle.
La prochaine fois elle chassera une proie plus petite.

Nous restons aussi longtemps que possible puis reprenons notre route vers le pan de Adamax.
Il y a un peu de vent et nous nous amusons à traverser les mini tornades de poussières qui se forment ici et là.
Il nous reste peu de temps, nous devons être à Galton gate à 16h11 (heure à laquelle nous étions rentrés dans le parc il y a 3 jours).
Les paysages changent et nous rencontrons de moins en moins d'animaux et pour cause, ils sont tous aux points d'eau.
Nous arrivons à Galton gate à 16h05.
La dame nous explique qu'elle doit asperger nos pneus de produit à cause de la feet and mouth disease, la fièvre aphteuse, qui est une réelle menace pour les bovins.
J'avais complétement oublié cette histoire
Nous essuyons nos pieds sur un tapis imbibé et un agent regarde vite fait notre coffre.
En sortant du parc nous arrivons sur la C35 qui longe la réserve de Hobatere.
Cachées derrière un panneau de signalisation deux girafes sont en train de brouter.
Ce seront les dernières du voyage.

Nous retrouvons le bitume.
Mais ce n'est pas une raison pour ne plus faire attention aux animaux !
Nous repassons une barrière vétérinaire avant Kamanjab puis nous nous engageons sur la C40.
Damaraland nous voila !

Il semblerait que ce soit ici.
Nous arrivons à Hoada où nous sommes accueillis par André, le responsable mais surtout une des personnes les plus gentilles et amicales que nous ayons rencontré.
André nous fait visiter notre MAGNIFIQUE emplacement et nous propose de nous servir un verre au bar du camp.
Notre campsite est suberbement bien organisé autour et entre les blocs rocheux avec un espace pour la tente, pour la cuisine, et des toilettes et une salle de bain individuels nichés entre les rochers.
Photos dans la prochaine journée ! 
Je mets du bois sous le chauffe-eau et nous nous douchons à la belle étoile.
Nous faisons un bon petit braii et nous nous couchons, heureux !