Un dessin animé de Nina Paley qui m'a paru délicieusement drôle.
Grâce à la musique (une énergique combinaison de jazz vocal -Annette Hanshaw, 1920- et de musique indienne) qui s'est infiltré dans mon esprit de façon assez coriace, de sorte que même la B.O de "Hotel Woodstock", n'a pas réussi à l'en déloger!... Pas plus que la gaieté contagieuse que j'ai contracté durant la séance. Grâce aussi à la malice des dialogues, au mélange des genres de l'animation dans laquelle plusieurs styles de dessins se côtoient.
Pour la petite histoire: Le mari de Nina Paley, la réalisatrice, ayant obtenu un poste en
Inde, est parti s'installer à
Trivandrum. La réalisatrice l'y a rejoins quelques temps plus tard mais, alors que son propre travail la rappelait brièvement à
New York, l'époux courageux lui a envoyé un texto laconique du style:
"Chère Nina,
Ne reviens pas
Dave"...
S'ensuit un gros chagrin d'amour... mais au lieu de sombrer et de se morfondre, Nina Paley se ressaisit. Et crée "Sita chante le blues", une animation dans laquelle elle mélange sa propre histoire avec le destin de Sita, l'épouse délaissée de Rama en s'inspirant de l'épopée indienne du Ramayana écrite par Valmiki. C'est un sacré cocktail!