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le parcours de perles des
antilles a changé
La
Guadeloupe, territoire français d'outre-mer, fait partie des
Antilles françaises et ressemble à un grand papillon dont les ailes, Grande Terre et Basse Terre, sont divisées par un bras de mer aux plages candides et immaculées. Ici aussi, l'un des premiers à passer fut l'omniprésent Christophe Colomb, qui, ayant débarqué sur la côte méridionale de Basse Terre, baptisa la plage Santa Maria et l'île Santa Maria de
Guadeloupe de Estremadura, ce qui, par la suite, fut abrégé, de manière beaucoup plus pratique, en
Guadeloupe.
Les Espagnols d'abord, les Français ensuite amenèrent ici les usages qui sont typiques des colonies : le premier usage, la culture de la canne à sucre amena le bien-être, l'autre, l'esclavage, donna lieu à des dissensions et à une longue discorde à laquelle mit fin le patriote français Victor Hugues. Aujourd'hui, la
Guadeloupe est encore territoire français, administré par un Gouverneur nommé par le ministre de l'Intérieur à
Paris. Il s'agit d'une terre extraordinairement harmonieuse où la joie de vivre et la sérénité dominent toute la culture et la philosophie des habitants. Si Grande Terre en représente la partie la plus dynamique et la plus vive, avec le marché de
Pointe-à-Pitre et ses petites rues qui se perdent vers de petits villages et d'immenses étendues de champs de canne à sucre, dans Basse Terre, on trouve par contre un des rares parcs naturels nationaux existant aux
Caraïbes, avec ses fleuves, ses forêts et le grand volcan de la Soufrière (1467 mètres) qui domine le massif le plus élevé des archipels. La culture du 21ème siècle, avec sa vitesse et son économie du " prêt-à-jeter " n'a fait qu'effleurer ce coin de paradis qu'elle n'a contaminé d'aucune manière : dans beaucoup de villages de l'intérieur, bien que les maisons soient équipées de la télévision par satellite, on ne connaît pas l'utilisation de l'argent : la formule la plus utilisée pour les achats et les ventes est encore aujourd'hui le troc.
La culture française même, qui est cependant forte de centaines d'années d'éducation et même de domination ne semble avoir que peu entamé une philosophie placée sous le signe de la tranquillité de vivre de ces gens dont une des devises favorites est "éviter est plus facile qu'affronter". Ici, si le tourisme a fait souche, il n'a pas vraiment bouleversé l'économie qui est encore essentiellement agricole. La
Guadeloupe présente tout le répertoire naturel qui fait du paysage des
Caraïbes quelque chose d'absolument unique, la forêt pluviale et le volcan se présentant comme les symboles par excellence de celui-ci. Les piscines naturelles du parc de la Soufrière sont d'authentiques chefs-d'œuvre de la nature, avec leurs jets de vapeur et de fumées qui surgissent à l'improviste et composent une chorégraphie vraiment extraordinaire. Ces îles comprennent également de nombreux centres d'attraction culturels : en partant du musée dédié au poète local Saint-John Perse (Prix Nobel en 1960), en passant par le Musée
Schoelcher, le partisan de l'abolitionnisme qui mit définitivement fin à l'esclavage, pour en arriver au village de Gosier, un centre touristique parmi les plus dynamiques des petites
Antilles.
En passant par ici, Christophe Colomb, qui, comme tous les Génois était peu enclin aux triomphes et aux exaltations trop faciles s'exclama "... Je cherchais les Amériques, j'ai trouvé le paradis terrestre".
On peut difficilement lui donner tort. Mais ce que Colomb n'a sûrement pas pu admirer en 1493, lorsqu'il aborda sur ces plages immaculées, c'est une des caractéristiques qui font aujourd'hui de
Saint Martin un lieu unique au monde : son étrange allure architecturale.
On dirait que toutes les populations qui sont passées par ici y ont oublié quelque chose. Et c'est ainsi que les Hollandais l'appellent
Sint Maarten, et admirent les petites maisons semblables à celles qui se dressaient à
Amsterdam en 1600, tandis que les Français continuent quant à eux à l'appeler
Saint Martin de Tours alors que les Anglais, au contraire, insistent très fort sur l'accent de la prononciation anglo-saxonne.
Son nom est curieusement lié au moine qui vécu ici de 330 à 397 et qui fit du prosélytisme chrétien dans l'Europe nord-occidentale. En somme, une série d'éléments qui n'ont pas grand chose à faire sous ces latitudes !
Bien que les Hollandais, les Anglais, les Français et même les Espagnols soutiennent tous qu'ils ont donné une impulsion décisive à la croissance économique de l'île, en réalité, les premiers qui laissèrent ici une empreinte durable furent les indigènes, ceux que Colomb appela comme on le sait, de manière erronée, les "Indiens" et qui se qualifiaient eux-mêmes d'"Arawak".
Cette population n'était pas du tout arriérée et même plutôt évoluée dans le domaine de la culture et de l'élevage des troupeaux. Après quoi arrivèrent les Espagnols, ensuite les Anglais puis les Hollandais dont les commerces florissants furent balayés peu après par les pirates qui furent les seuls vrais maîtres de ces baies et que l'on combattit sans succès pendant au moins 150 ans.
John Hawkins, Francis Drake, Henry Morgan et William Dampier ont laissé quelque chose de plus qu'une simple légende, tant il est vrai que les rumeurs portant sur d'inestimables trésors ensevelis aux alentours de l'île ou ayant coulés en même temps que des galions corsaires pourraient bien se trouver un jour confirmées par quelque découverte retentissante.
Aujourd'hui encore, cette île minuscule semble abriter deux mondes : le monde français et le monde hollandais qui ont coexisté dans le respect l'un de l'autre et en une collaboration réciproque pendant plus de 350 ans. La frontière entre ces deux cultures est à peine perceptible et peut être représentée par le monument qui se trouve entre Union Road et Bellevue : le reste est fait de plages, de joie de vivre et de respect pour les autres, que ce soit les touristes ou les commerçants.
Saint Martin représente un monde de rêve, suspendu entre son histoire pleine de rebondissements et un élégant modus vivendi qui permet aux nombreuses races de vivre ici ensemble alors que, dans d'autres zones de la planète, elles sont au contraire plongées dans des rivalités acharnées.
Le secret de toute cette sérénité réside peut-être dans la beauté de l'île et dans la température qui est toujours extrêmement plaisante.
Nouvelle frontière touristique, non seulement pour les Américains mais aussi pour les Européens,
Saint-Domingue et
La Romana, une ville de la splendide côte orientale, ont en réalité une tradition d'accueil séculaire. Il s'agit probablement d'un héritage laissé par les Tainos qui, selon les anthropologues, furent les premiers habitants de l'île.
Les historiens les présentent comme un peuple absolument pacifique et amical, né pour cultiver la terre et vivre en toute sérénité dans un contexte très simple et respectueux non seulement de l'homme mais aussi de la nature. Il existe de nombreux témoignages des Tainos, patiemment collectés et archivés dans les deux principaux musées archéologiques du pays, à
Saint-Domingue et
Puerto Plata.
Toujours d'après les historiens, qui ont reconstruit l'évolution sociale et culturelle de l'île de
Saint-Domingue, cette dernière avait une structure tellement évoluée que
Saint-Domingue, mais aussi
La Romana, qui était cependant beaucoup plus petite qu'aujourd'hui, pouvaient être considérées comme les deux seules villes de tout le continent. Fiction ou réalité, légende ou histoire, il est un fait que les Tainos se servaient de manuels pour cultiver la terre et pour pêcher. Leur vie était très intense et rythmée par de nombreuses activités, non seulement liées au travail mais aussi à la religion, qui sont parvenues jusqu'à nous à travers des inscriptions et des produits manufacturés, notamment en céramique, un matériau que les anciens habitants de
Saint-Domingue produisaient et travaillaient avec maestria.
La première révolution est naturellement représentée par le premier voyage de Christophe Colomb, qui accoste dans la baie le 5 décembre 1492. Il y fonde un petit village et commence en fait à coloniser l'île qui, en peu de temps, voit fortement grandir
Saint-Domingue et toutes ses activités.
La Romana s'impose en tant que ville commerçante et maritime, son port devient un foyer culturel florissant, grâce également aux intenses échanges linguistiques avec les côtes voisines : l'art et la musique font le reste.
Saint-Domingue et
La Romana ont toujours été un noyau du commerce, du bien-être et du divertissement, bien qu'elles soient universellement reconnues comme telles depuis quelques dizaines d'années seulement.
La Romana est un port, certes, voire extrêmement florissant et actif, mais c'est aussi une splendide ville qui de l'activité portuaire vante tous les aspects positifs. On arrive à
La Romana par l'est : la ville partage avec
Punta Cana le cœur de la vie touristique et culturelle de toute la côte.
La Romana est également connue pour sa proximité avec San Pedro de Macorìs : les Américains connaissent bien ce petit village entouré de plantations de canne à sucre car il représente depuis longtemps un réservoir naturel de talents pour leur championnat professionnel de baseball.
Tout près de
La Romana s'étendent quelques-unes des plus belles plages de tout le continent américain, comme
Bayahibe et Dominicus. En outre, de
La Romana et de sa côte, il est facile d'arriver aux îles
Saona et
Catalina, deux autres frontières touristiques de grand succès ces dernières années. Ce sont d'authentiques paradis terrestres pour ceux qui aiment la mer et son charme le plus naturel.
Les plages s'étendent sur des kilomètres : de grands espaces de sable blanc face à la mer turquoise. Le contexte idéal pour accueillir les splendides parcs naturels nationaux, notamment le Parque Nacional del Este, le parc national oriental, considéré comme un véritable patrimoine international, qui s'étend sur plus de 420 km2. L'Isla
Saona fait elle aussi partie du parc, tout comme le village de
Bayahibe.
Un contexte dans lequel
La Romana, de port commercial, devient toujours plus capitale d'un flux touristique intarissable qui, chaque année, dépose sur ces plages des milliers de touristes à la recherche d'un coin de paradis, où oublier le quotidien et le stress.
Voilà ce que l'ont peut certainement appeler un milieu très sélect : l'île de
Catalina est en effet une île privée au large de la côte de la
République Dominicaine. Ici, l'organisation touristique Costa a créé un site où l'on peut pratiquer toutes les activités balnéaires les plus amusantes et les plus agréables.
Mais nous conseillons à ceux qui seraient intéressés à découvrir un paysage riche en culture et en traditions de ne pas manquer l'occasion de participer à une des excursions organisées vers la
République Dominicaine.
La
République Dominicaine occupe la partie orientale de l'île d'Hispaniola, au centre des Grandes
Antilles, alors que l'autre partie est occupée par
Haïti. Le territoire dominicain d'Hispaniola est caractérisé par un relief montagneux accentué qui dégrade seulement vers l'est et forme de vastes plaines. La Cordillère Centrale, où s'élève le plus haut sommet des
Caraïbes,
Pico Duarte (3.175 m.), est considérée comme le centre orographique des
Antilles et est sillonnée par de nombreuses vallées verdoyantes. Au contraire, la partie orientale est formée par une large péninsule plate parcourue par la Cordillère Orientale qui ne dépasse jamais les 1.000 mètres d'altitude. Les côtes, longues de 1.600 kilomètres, sont extrêmement découpées et de nombreuses barrières corallines se trouvent en face du littoral, grâce à la haute température de l'eau. Situé entre 17 et 20 degrés de latitude nord, le pays est caractérisé par un climat tropical, chaud et avec une humidité qui n'est pas excessive. Les températures sont plutôt élevées dans les plaines côtières et dans les vallées de l'intérieur, avec des moyennes annuelles de 25/26 degrés C. Les pluies dépendent des vents de l'Atlantique et elles varient sensiblement entre une région et une autre, mais n'atteignent nulle part des valeurs excessives.
Quand elle fut découverte par Colomb en 1492 lors d'un naufrage, l'île était habitée par environ 100 mille Amérindiens. Les Espagnols exterminèrent rapidement la population, car ils trouvèrent ici de l'or et des terres fertiles. Comme dans toutes les îles des
Caraïbes, les colonisateurs eurent recours à la déportation d'esclaves africains pour les faire travailler dans les plantations ; par conséquent, en 1844, quand l'île devint indépendante, les Noirs et les Mulâtres formaient 90% de la population. Pendant tout le XIXe siècle la croissance démographique resta faible, mais la population changeait, car beaucoup de Noirs allèrent habiter à
Haïti et, en même temps, le nombre de Blancs augmenta. Cette augmentation fut le résultat d'une politique bien précise mise en œuvre par l'élite créole au pouvoir, qui encouragea l'immigration d'agriculteurs étrangers, en particulier ceux de peau blanche.
Sur la côte de la
République Dominicaine, pas très loin de
l'île de Catalina, se trouve l'ensemble touristique de Casa de Campo. Conçue et réalisée par le célèbre architecte Oscar de la Renta, cette structure représente l'ensemble hôtelier le plus prestigieux de la
République Dominicaine et même un des sites les plus convoités des
Caraïbes par les mordus de golf. À l'ensemble de Casa de Campo appartient
Altos de Chavon, un village crée de toutes pièces d'après le style d'un village méditerranéen du XVIe siècle, crée par un Italien, Roberto Coppa, qui a travaillé même pour Visconti. Le résultat est superbe : en haut, sur la colline, les maisons en pierre dorée, en bas le fleuve Chavon qui coule dans la jungle. C'est ici qu'ont été tournées plusieurs scènes du film Apocalypse Now de Coppola. Altos est le village des artistes : les autochtones et les étrangers sont hébergés gratuitement pendant trois mois à condition qu'ils exposent leurs œuvres ou qu'ils donnent des spectacles. Il faut visiter l'amphithéâtre et le musée archéologique, contenant plus de deux mille pièces des indiens Taiano, retrouvées et répertoriées par le bibliothécaire Samuel Pion.
Road Harbour n'est rien d'autre que le port de Road Town, la capitale de
Tortola, qui est également la ville où vivent la plupart des 17.000 habitants des
Iles Vierges Britanniques.
Ici, tout se concentre autour de la ville et du port, fort dynamique et vivace et qui ne laisse pas facilement deviner qu'il dessert une concentration de population aussi réduite. Les différentes cultures et civilisations qui laissèrent l'empreinte de leur passage sur ces îles sont celles que l'on retrouve d'habitude dans ces régions : au début, ce furent les Indiens, Arawak et Siboney, ensuite les Espagnols qui, déçus par l'absence d'or, l'abandonnèrent rapidement, pour la laisser aux Anglais, eux aussi constamment menacés par les pirates.
C'est ainsi que Sir John Drake représente dans ces parages un véritable mythe : plus d'un monument, ainsi que le fameux canal qui divise les deux principaux groupes des
Iles Vierges britanniques porte en effet son nom.
La
Grande-Bretagne, géra, par le biais du Commonwealth, cette possession lointaine sans y apporter un très grand intérêt jusqu'en 1966, quand ce fut le tour des milliardaires américains de s'intéresser à cette région, Rockfeller en tête, lesquels, par de gros investissements, transformèrent l'île en la petite merveille d'hospitalité que l'on peut encore admirer aujourd'hui. Il est intéressant de noter cependant qu'encore actuellement, Elisabeth II d'
Angleterre, par le biais d'un gouverneur qu'elle nomme personnellement, reste la souveraine de l'île.
La conformation géographique des
Iles Vierges britanniques, à la seule exception d'
Anegada, est certainement de type montagneuse et
Tortola possède le massif montagneux le plus élevé de l'archipel, la Sage Mountain, dont le sommet est recouvert d'une splendide forêt pluviale printanière qu'il faut absolument aller admirer.
Tortola est une île venteuse dont le climat typiquement tempéré est mitigé par des brises et également par des courants qui sont justement favorisés par les montagnes. C'est une île splendide et que l'on peut admirer, après avoir vaincu quelques belles montées, soit à pied, soit à bicyclette ou en voiture tout terrain, en atteignant ainsi des zones isolées et fascinantes, bien dignes d'une carte postale.
En ce qui concerne les activités touristiques,
Tortola et Road Town sont parfaitement équipées pour tout ce qui est des sports nautiques et des excursions : Cane Garden Bay, de ce point de vue, représente un point de référence privilégié et c'est ici qu'ont lieu les typiques fêtes de plage de
Tortola et que réside le fameux musicien
Quito Rymer qu'on rencontre souvent dans son bar, le
Quito's Bar & Grill, en train d'improviser des sonnets et des chansons. Le parc naturel des J.R O'Neill Botanical Gardens est de toute beauté : le jardin, formé de quatre acres en tout se trouve en plein dans le centre de Road Town et accueille 62 variétés de palmiers et des milliers de fleurs multicolores et parfumées, de même qu'il est peuplé par des oiseaux gazouillants et par des perroquets.
Une autre attraction naturelle d'un certain niveau, protégé par les autorités des parcs est Mount Healthy Windmill, qui abrite les vestiges d'une des premières plantations de l'archipel.
Ce fut Christophe Colomb, qui laissa la première marque européenne sur des îles comme
Tortola et
St. Martin tandis qu'ici, ce fut un autre Christophe, Sir Christopher
Codrington qui devint célèbre, 150 ans plus tard, en tant que premier découvreur
d'Antigua.
Codrington, qui était un homme plein de ressources, commença à produire le sucre de canne sur grande échelle et ce commerce fit
d'Antigua, pendant presque un siècle, une région extrêmement riche et au trafic florissant. Vers la moitié environ du XVIIIe siècle, l'île représentait un authentique modèle avec ses plantations et ses établissements destinés à la culture et au travail de la canne à sucre et les vestiges de cette très intense activité sont encore nombreux dans toute l'île. Ce qui reste de ces plantations a pris la forme de fermes, d'hôtels et de restaurants.
La plupart des habitants
d'Antigua sont d'origine africaine. Ce sont les descendants des esclaves qui furent déportés dans ces parages pour y cultiver la canne à sucre justement. L'histoire des civilisations qui ont habité ce lieu remonte cependant au moins à 2000 ans avant le Christ : la première installation humaine, que les historiens datent de 2400 avant J.-C., aurait été le fait des indiens Syboney, une tribu pacifique et se dédiant à l'agriculture, à la pêche et à la chasse. Ensuite arrivèrent les Ararawak beaucoup plus combatifs et enfin les Européens qui s'établirent de manière stable après le débarquement de
Codrington. Appelée "la porte d'accès des
Caraïbes",
Antigua est l'île la plus riche d'histoire de toutes les
Caraïbes, habilement restaurée par les autorités britanniques.
English Harbour reste encore actuellement l'attraction la plus fameuse et la plus visitée de l'île : il s'agit d'un fortin qui fut construit pour protéger les trafics commerciaux de l'île. Ces lieux virent également le passage de Horace Nelson ; il reste, du célèbre amiral, en plus d'un monument, le célèbre
Dockyard, un petit port bouillonnant d'activités commerciales et artisanales, l'un des coins les plus fascinants de toute l'île.
Après avoir été abandonné par la marine royale à la fin du XIXe siècle et avoir été complètement restauré par de multiples interventions, lesquelles ont duré plus de vingt ans, il accueille actuellement des yachts et des voiliers de haute mer qui sont parmi les plus beaux du monde, tandis que le musée d'
Antigua et Barbuda permet d'apprécier (avec de très nombreux panneaux "Please, touch !") l'artisanat et les produits manufacturés des indiens ainsi que des fossiles qui remontent à plus de 35 millions d'années.
L'île de la
Barbade est petite, séduisante, pleine de charme, facile à parcourir et elle offre de la musique, de la nourriture et des boissons de très haute qualité : par conséquent elle possède toutes les caractéristiques idéales pour un séjour agréable, voire inoubliable. Située à environ 160 km à l'est des îles des
Caraïbes qui s'étendent entre la
Floride et le
Venezuela, la
Barbade est célèbre pour sa couleur vert émeraude, qui lui vient certainement du corail et qui en fait un phénomène unique dans la région. Sur les 300 mille habitants environ de l'île, appelés Barbadians ou Bajans, dont la plupart sont d'origine africaine, plus d'un tiers vivent dans la capitale,
Bridgetown, qui n'est pas seulement le port le plus important de la
Barbade, mais aussi la ville la plus dynamique et vivante du point de vue commercial. Située au cœur d'une baie superbe dans la partie sud-occidentale de l'île,
Bridgetown aurait été fondée en 1630 par des colons envoyés par le conte de Carlisle qui voulait venir vivre dans ce ravissant paradis.
La ville est regroupée autour du Careenage, le canal qui offrait un abri et la possibilité de réparations aux navires qui arrivaient à cette latitude souvent endommagés par la longue traversée de l'océan. Aujourd'hui, le Careenage est devenu presque entièrement un port de plaisance. Le centre-ville se trouve autour de Broad Street, certainement la rue marchande la plus importante, et de Trafalgar Square. Il y a encore trois points de référence fondamentaux de la vie sociale de la ville : la fontaine du Dauphin, le War Memorial et la statue de Lord Nelson, héros de la célèbre bataille de Trafalgar, qui se trouvent tout près, ainsi que le siège du Parlement qui a été complètement reconstruit après le terrible incendie de 1860 ; mais ce fut là seulement un des très nombreux incendies qui obligèrent les habitants de l'île à reconstruire leurs bâtiments.
Swan Street, autrefois appelée Jewish Street car c'était le lieu de résidence des familles juives qui ouvrirent ici leurs commerces, est une autre des réalités les plus dynamiques de la ville. Elle est étroitement liée à la synagogue de
Bridgetown, point de référence de la culture et de la religion juives de tout l'hémisphère occidental de la planète : bâtie en 1654, elle a été récemment restaurée et est fréquentée par la communauté juive locale. Une autre caractéristique qu'il ne faut pas sous-estimer, c'est qu'à la
Barbade le soleil brille pendant environ 3.000 heures par an. Les ouragans ne passent jamais par ici ; c'est peut-être pour cette raison que, à part les conditions climatiques, la vie s'écoule avec une sérénité extraordinaire, mitigée par une brise fraîche et par un soleil qui est toujours là sans être brûlant.
L'île de la
Barbade mesure à peine 33 km de long et 15 km de large et elle est divisée en 11 provinces. Un des symboles du pays est la moké, le tout terrain décapotable qui, avec le vélo et les scooters omniprésents, est le moyen de transport de loin le plus utilisé.
- Jour 8
- Guadeloupe (Antilles)
12:00
C EST UN DIMANCHE ET DU COUP CA NE PASSE PLUS DANS UNE SEULE SEMAINE DE CONGES;;;; CAR ARRIVEE A PARIS LE LUNDI MATIN 
La
Guadeloupe, territoire français d'outre-mer, fait partie des
Antilles françaises et ressemble à un grand papillon dont les ailes, Grande Terre et Basse Terre, sont divisées par un bras de mer aux plages candides et immaculées. Ici aussi, l'un des premiers à passer fut l'omniprésent Christophe Colomb, qui, ayant débarqué sur la côte méridionale de Basse Terre, baptisa la plage Santa Maria et l'île Santa Maria de
Guadeloupe de Estremadura, ce qui, par la suite, fut abrégé, de manière beaucoup plus pratique, en
Guadeloupe.
Les Espagnols d'abord, les Français ensuite amenèrent ici les usages qui sont typiques des colonies : le premier usage, la culture de la canne à sucre amena le bien-être, l'autre, l'esclavage, donna lieu à des dissensions et à une longue discorde à laquelle mit fin le patriote français Victor Hugues. Aujourd'hui, la
Guadeloupe est encore territoire français, administré par un Gouverneur nommé par le ministre de l'Intérieur à
Paris. Il s'agit d'une terre extraordinairement harmonieuse où la joie de vivre et la sérénité dominent toute la culture et la philosophie des habitants. Si Grande Terre en représente la partie la plus dynamique et la plus vive, avec le marché de
Pointe-à-Pitre et ses petites rues qui se perdent vers de petits villages et d'immenses étendues de champs de canne à sucre, dans Basse Terre, on trouve par contre un des rares parcs naturels nationaux existant aux
Caraïbes, avec ses fleuves, ses forêts et le grand volcan de la Soufrière (1467 mètres) qui domine le massif le plus élevé des archipels. La culture du 21ème siècle, avec sa vitesse et son économie du " prêt-à-jeter " n'a fait qu'effleurer ce coin de paradis qu'elle n'a contaminé d'aucune manière : dans beaucoup de villages de l'intérieur, bien que les maisons soient équipées de la télévision par satellite, on ne connaît pas l'utilisation de l'argent : la formule la plus utilisée pour les achats et les ventes est encore aujourd'hui le troc.
La culture française même, qui est cependant forte de centaines d'années d'éducation et même de domination ne semble avoir que peu entamé une philosophie placée sous le signe de la tranquillité de vivre de ces gens dont une des devises favorites est "éviter est plus facile qu'affronter". Ici, si le tourisme a fait souche, il n'a pas vraiment bouleversé l'économie qui est encore essentiellement agricole. La
Guadeloupe présente tout le répertoire naturel qui fait du paysage des
Caraïbes quelque chose d'absolument unique, la forêt pluviale et le volcan se présentant comme les symboles par excellence de celui-ci. Les piscines naturelles du parc de la Soufrière sont d'authentiques chefs-d'œuvre de la nature, avec leurs jets de vapeur et de fumées qui surgissent à l'improviste et composent une chorégraphie vraiment extraordinaire. Ces îles comprennent également de nombreux centres d'attraction culturels : en partant du musée dédié au poète local Saint-John Perse (Prix Nobel en 1960), en passant par le Musée
Schoelcher, le partisan de l'abolitionnisme qui mit définitivement fin à l'esclavage, pour en arriver au village de Gosier, un centre touristique parmi les plus dynamiques des petites
Antilles.