Dilom, Si vous croyiez m'apprendre quelque chose sur les terrains du domaine public et forestier thaïlandais exploités pour certains par les paysans de l'I-San et des autres régions de
Thaïlande, vous vous êtes mis le doigt... où vous voulez d'ailleurs, mais bien profondément !
Si vous en doutez, je vous signale que vous n'apprenez rien non plus aux personnes (cela inclut des organismes d'État) qui ont établi les statistiques présentées plus haut. Comme je l'ai déjà dit, je ne suis pas celui qui a défini la méthodologie de l'étude sur les revenus agricoles (et autres), et je n'ai donné qu'un des moyens parmi de nombreux autres pour évaluer certains de ces revenus (ce n'est qu'un exemple, pas LA seule et unique méthode !).
En fait, il y a aussi des paysans qui louent des terrains sans en être directement propriétaires (officieusement ou officiellement), et là encore, si vous pensez que c'est le flou complet dans les villages et qu'on n'a pas connaissance de qui exploite quoi, vous enfoncez cette fois tout le bras là où la main de l'homme a rarement mis les pieds.

De toute manière, statistiquement parlant, cela n'a pas vraiment d'importance de savoir à qui appartient légalement un terrain. Ce n'est pas une enquête des services fiscaux ! Alors, titre de fermage, de propriété ou pas de titre du tout, cela ne change rien au fait que - par exemple, mais ce n'est qu'une façon d'obtenir un ordre de grandeur pour vérifier d'autres données plus précises - un certain nombre de personnes d'une zone rurale donnée peut disposer d'un revenu calculable assez précisément compte tenu de ce qui s'y cultive (entre autres revenus possibles).
Encore une fois, ce n'est qu'un exemple et qu'un seul des recoupements faisables : interrogez directement ceux qui ont établi les statistiques si vous voulez des détails sur la méthodologie de l'étude puisque vous semblez la trouver contestable du haut de votre "grande expertise" de touriste venant environ 4 fois par an dans la région nord-est.
De mon côté, en tant que résident depuis de plusieurs années, j'ai constaté que les chiffres fournis par le
Bangkok Post (entre autres) sont tout à fait cohérents avec ce que j'observe autour de moi et (bis repetita) je connais pas mal de locaux directement dans de nombreuses couches sociales. Si les statistiques publiées par la presse locale étaient farfelues, il serait aisé de trouver (et donner des liens) vers des études qui les contredisent, non ?
Alors, bien sûr, il y a des fonctionnaires en
Thaïlande (mais ils ne représentent qu'un petit pourcentage par rapport à l'ensemble de la population active travaillant dans l'agriculture) et oui, on peut trouver des gens dans toutes les catégories socioprofessionnelles qui gagnent très bien leur vie, mais cela ne change rien au fait qu'il y a beaucoup plus de personnes qui gagnent largement en dessous de la moyenne que d'individus à revenus supérieurs (toujours cette différence entre valeurs moyennes et médianes que vous semblez avoir du mal à intégrer si j'en juge par vos précédentes interventions).
Quant aux remarques sur les personnes qui ont un double-emploi et sur les prostitué(e)s, là, vous vous enfoncez dans des profondeurs vraiment abyssales (en un seul mot... quoi que ?). Croyez-vous que les statisticiens locaux n'ont pas pris en compte au moins les premiers cités (qui ne travaillent de toute manière pas comme deux personnes distinctes à temps plein) ? Savez-vous qu'il y a aussi des gens qui n'ont pas d'existence légale en
Thaïlande (même en étant nés ici) ? Pourtant, ils travaillent et ont des revenus (faibles en général). Maintenant, qu'est-ce que cela représente au sein d'une population active de plus de 37 millions de personnes ?
En ce qui concerne les prostitué(e)s - un sujet qui visiblement en turlupine plus d'un ici ! - il y en a de plusieurs types et qui exercent le plus vieux métier du monde dans divers lieux et sous des conditions très variables. Certain(e)s peuvent gagner des revenus comparables à ceux des cadres supérieurs de grandes entreprises nationales, mais normalement, sur une période relativement courte (quelques années), ce qui limite quand même pas mal l'impact sur le niveau moyen des revenus locaux. Quoi qu'il en soit, et malgré l'origine géographique souvent rurale de beaucoup de travailleurs du sexe en
Thaïlande, leurs revenus doivent
a priori être intégrés au secteur des services dans les statistiques !
Le président du conseil industriel d'
Udon Thani (Prayoon Homewong), a récemment appelé le gouvernement thaïlandais à légaliser la prostitution. Si un jour cela se fait, on disposera alors de nouvelles données officielles (fiscales) sur cette profession (en plus d'autres sources dont certaines - non-gouvernementales - sont plus contestables à l'heure actuelle en ce domaine), mais je vous rassure, de nombreux locaux et résidents ont une idée assez précise des revenus "officieux" des travailleurs du sexe (et d'autres professions). Et c'est loin d'être un scoop, mais l'État thaïlandais également !
Maintenant, vous croyez ce que vous voulez, mais encore une fois, ce débat est stérile puisque vous n'apportez aucune preuve concrète et vérifiable de ce que vous avancez. Les sources que j'ai fournies ne vous plaisent pas, et bien, fournissez des sources sérieuses contradictoires et épargnez nous vos témoignages et "croyances" qui ne sont que le reflet d'une vision limitée de la réalité. Plus ce débat continue sans apport de sources vérifiables et objectives et plus il y aura ce type de dérive (y compris de ma part) puisqu'on ne parle alors que de ce que l'on aperçoit par notre petit bout de la lorgnette.
Autant dire que je ne vais pas sempiternellement me répéter désormais. Il y a des chiffres, pour ma part, je constate qu'ils correspondent à ce que j'observe autour de moi, et on ne m'a pas apporté de preuve du contraire jusqu'à présent (et ce n'est pas près de se produire à en juger par le faible niveau des arguments de mes contradicteurs).
Maintenant, je réponds à quelques autres intervenants avant de repartir m'occuper d'autres choses plus intéressantes.
Farang61, j'ai dit que j'étais le seul à fournir des liens vers des sources jusqu'à présent, et c'était bien entendu pour ce fil de discussion. Je ne doute pas que je ne suis pas le seul ni le premier à connaître ou à avoir utilisé les quelques statistiques présentées ici.
Boumbastic, désolé : à trois heures du matin hier (à mon fuseau horaire), j'ai vu de l'ironie là où il n'y en avait pas. Certaines choses changent vite en
Thaïlande, mais d'autres non. J'en ai tenu compte dans mes propos et commentaires sur les statistiques fournies. Cela fait plusieurs années que je consulte (entre autres) les rapports économiques du
Bangkok Post, aussi, j'ai une assez bonne idée de l'évolution des chiffres d'une année sur l'autre.
Doggybag, les expatriés en I-San (la translittération n'est pas normalisée, on trouve au moins une dizaine de variantes) ou ailleurs, ce n'est pas une espèce à part et comme partout, il y en a des beaux, il y en a des moches, il y en a des jeunes, il y en a des vieux, il y en a des intelligents, il y en a des cons (même pas "triotes"),

etc. Ce qui est effectivement un peu dommage, c'est que certains ne font pas trop d'effort pour s'intégrer et s'intéresser à la vie locale (beaucoup au Pays du Sourire ne parlent même pas dix mots de thaïlandais après plusieurs années de résidence). Heureusement, ce n'est pas le cas de tous.
Ah, et j'allais oublier (ça, c'est pour
Dilom), je n'ai pas de frère (rien que des soeurs), du moins, à ma connaissance, mais mon père a peut-être "papillonné" lui aussi dans sa jeunesse !