J'étais un des heureux enchérisseurs... Voici un petit compte rendu.
Bonne lecture.
9h00 : enregistrement. Une douzaine pour ce seul vol. Donc pas d'attente. Accueil très chaleureux. Je change ma place 40K (pont inférieur entre l'allée et le hublot) pour le pont supérieur (91B). Déjà un rang de rangée surréaliste.
Suit le contrôle des passeports (dédié), le val entre le 2E et le S3, les contrôles de sureté (eux-aussi dédiés). Bref 5 minutes pour passer toutes les formalités, un record.
9h15 : arrivée à la zone de la porte S61. En fait, il y a barrage un peu avant et tout le reste du terminal est dédié au vol.
Il y a là l'arbre de noël pour y déposer les cadeaux aux enfants défavorisés de la fondation AF, un stand où l'on se voit remettre un sac, un guide, une maquette de l'avion et un couvre-passeport, un buffet (café, jus de fruit, viennoiseries, fruits frais), un spot photo (une photographe nous prend avec l'avion en arrière plan), un panneau sur lequel chacun signe. Bref on reste assez occupé jusqu'aux discours officiels, dont celui du PDG. Avant l'embarquement, un quartet joue «
New York,
New York ».
Je regarde le plan cabine. et découvre que la 91B est une place issue de secours. Le positif, c'est la place pour les jambes, le négatif, c'est l'absence de place pour ranger ses affaires. Je me pose alors la question de l'existence de hublot. Je vais voir l'avion ; il y a 4 fenêtres après la dernière porte pour 4 rangées de siège. Pas formidable, ça. Bon on verra.
10h30 : embarquement. L'accès au pont supérieur est dédié et donc plus rapide, même en « voyageur ». On prend l'escalator pour accéder à la 3ème passerelle, plus haute que l'avion.
10h35 : traversée de la classe affaire pour arriver dans la classe économique. 91B. Pas de hublot, juste celui de la porte qui comporte un diaphragme comme sur les lunettes des bus parisiens. Léger quand même et il faut se pencher.
Je discute avec le PN, en lui demandant de me trouver - si possible - une place un peu plus visuelle. Ma voisine est dans le même cas que moi. Et là, les 2 passagers en 92AB nous proposent de changer de place (car ils ont des grandes jambes). Et me voici en 92B.
11h15 : petit film sur la genèse du 380 d'AF.
11h20 : repoussage sous le soleil.
11h25 : au roulage (lent), plusieurs véhicules et des crépitements d'appareils photos le long de la route de service adjacente au TWY.
11h30 : décollage de la 26R. Peu bruyant et relativement court. On suit ça sur l'écran. On sent à peine que l'avion lève le nez. Pas d'à coup, pas de sensation habituelle. C'est - comment dire - souple.
13h15 : Appéro ! Champagne de marque.
13h45 : un photographe passe et prend une photo de chaque passager.
L'orchestre vu en salle d'embarquement passe plusieurs fois dans la cabine pour jouer quelques morceaux ou fêter des anniversaires (2 à coté de moi). Par ailleurs, des magiciens viendront faire quelques tours en face de nous. Bref, c'est festif.
15h15 : repas. Risotto glacé à la roquette et saumon fumé mariné aux petits légumes, puis tagliatelles de crevettes, sauce américaine, ratatouille croquante au pistil de safran, puis fromage et palet au chocolat amer. On prend son temps pour manger dans ces cas là.
Le champagne reste à volonté pendant toute la durée du vol. Mais l'apéro m'a suffit.
18h15 : une collation est servie. Sandwich et salade de fruit.
La descente commence à peu près à ce moment. Je l'ai suivi intégralement sur la caméra située en haut de la dérive. L'approche sous le soleil (nous étions bénits !) est superbe. Le toucher n'est pas spécialement doux, mais l'est assez pour que les passagers applaudissent. Avec 10 minutes d'avance à
New York.
Une annonce très chaleureuse du commandant pour faire part du plaisir qu'il a pris pendant ce vol, et en espérant qu'il fut de même pour nous (je confirme). Et pour nous dire que la gerbe d'eau nous attend.
Laquelle fut en fait décevante. L'envergure de l'avion la rend peut être plus difficile à réaliser, mais bon, pas formidable.
Arrivée tout en douceur à notre point de stationnement.
Le service a été tout à fait exceptionnel. Une attention remarquable. Génial.
Et le top : pas fatigué après un vol de jour de 8 heures. Moins de bruit et moins de turbulences que d'habitude. Préférez cet avion à tout autre...
Gilles