Pas besoin d'être agressif ! Je n'ai pas prétendu être informé de quelque manière que ce soit !
Je veux simplement dire que le fait de ne pas avoir été détourné, otagifié ou autre lors de 3 descentes en
Tunisie ne permet absolument pas d'affirmer que le coin est sûr !
On peut penser que le ministère a des infos de meilleure qualité que tout ce qu'on a pu vous dire sur place, que lui sait ce que coûte une cellule de crise permanente pendant 2 ou 3 ans suivie ou non de rançon, et essaye de dissuader les "aventuriers" sans cervelle qui s'exposent, quitte ensuite à implorer les ecours dudit ministère. Prenons pour exemple ce brave sexagénaire, habitué de l'Afrique, qui s'est fait attraper par les djhadistes au mali ; il pensait dur comme fer tout savoir et ne pas courir de risques.
Personnellement, en 2009, je me préparais à re-partir (enfin) vers
Tamanrasset et le tassili du Hoggar ; sur la foi de plusieurs personnes s'étant rendues plusieurs fois dans le sud algérien et deux amis algériens haut-placés (donc bien informés), le coin était revenu au calme et sans risques. Idée géniale : je lis "Katiba" de Ruffin (bien informé, par son poste d'ambassadeur), et je découvre l'existence de ces katibas dont personne ne parlait et qui sillonnent le Sahel et le sud algérien. J'annule alors le voyage ; et 2 mois après, 5 personnes étaient enlevées pas loin de là, au Niger. Et pourtant c'est plus simple d'enlever 4 touristes avec leur guide et cuisinier que 5 ingénieurs conscients du danger.
Alors qui avait raison : le oui-dire ou le ministère (via Ruffin) ?
Même si le risque est de 1 chance sur 1000 ou 1 sur 10 000, qui est prêt à risquer de perdre sa vie (ou même "simplement" de rester otage de fanatiques barbus pendant 2 ou 3 ans) à une chance sur 10 000 ou sur 100 000?