N'hésitez pas à réagir montrez aux gens la face caché de toutes les gdes enseignes (Decathlon, Carrefour, etc...)EFFONDREMENT DE L'USINE SPECTRUM AU
BANGLADESHSuite au drame le plus meurtrier de l'histoire de l'industrie de la confection au
Bangladesh (au moins 64 morts dans une usine de confection travaillant notamment pour
Carrefour !il est 1h00 du matin, entre 200 et 400 ouvriers sont à leur poste dans l'usine Spectrum Ltd. (située à Savar, au nord-ouest de la capitale), lorsque l'immeuble s'écroule, apparemment à la suite de l'explosion d'une chaudière. Les travailleurs sont pris au piège, et les secours ralentis par le manque de moyens. Au final, 64 personnes perdent la vie et plus d'une centaine sont blessées, dont un certain nombre resteront handicapées à vie. Depuis l'effondrement, ce sont des centaines de salariés qui sont privés d'emploi et ne peuvent plus subvenir à leurs besoins.
Cet événement n'est pas un drame lointain sans lien avec la
France : des produits textiles provenant de l'usine Spectrum ont été mis en rayon dans des hypermarchés et supermarchés Carrefour en Europe (sous la marque d'enseigne Tex.
Carrefour, qui s'approvisionne massivement au
Bangladesh (39 millions de pièces de vêtement en 2004)
La recherche de moindres coûts de production et la course à des délais de livraison toujours plus courts se traduisent le plus souvent par une main d'œuvre « à bon marché »... et la violation des droits de l'homme au travail.
Des rythmes de travail inhumains
"Je ne pouvais pas prendre de pause, aller aux toilettes étant interdit, et mon superviseur m'aurait passé un savon s'il m'avait trouvé assise pour quelques minutes, sur les 10 heures où je travaillais debout [.]
Pour l'entreprise, il n'y avait que le quota de production qui comptait. Si un ouvrier n'atteignait pas son quota, la direction menaçait de le renvoyer ou de lui faire faire des heures supplémentaires non rémunérées. Cela m'arrivait régulièrement de travailler de 7 heures du matin jusqu'à 6 heures le matin suivant, surtout quand l'entreprise devait respecter des délais pour l'exportation. Peu importait que plusieurs travailleurs soient malades, l'entreprise ne voulait pas en entendre parler."