Si j'ai bien compris la photo issue d'un négatif scanner sur un support CD avec une haute résolution peut trés bien ne plus être récupérée à cause d'une incompatibilité de logiciel entre le moment où elle a été scannée et le moment où on veut de nouveau la relire avec un autre logiciel?
Le risque est que si la photo est scannée en.jpeg et que 15 ans plus tard le.jpeg n'existe plus, on ne pourra plus la relire, c'est ça?mais si on conserve tous les logiciels ça devrait être possible de la relire mais pourra-t-on toujours l'imprimer avec une bonne qualité?
Honnêtement je pense que
les images jpeg seront toujours lues par les logiciels des années 2020, ou tout au moins, que l'on trouvera des convertisseurs vers les formats du moment :
a) parce que ce format date du début des années 90 et a déjà 15 ans, qu'il est le plus diffusé actuellement ce qui lui donne une bonne inertie,
b) parce que les progrès en matière de logiciels sont lents : l'essentiel de l'informatique actuelle a été conçue dès la fin des années 60, début des années 70. L'augmentation des puissances et la baisse des prix a rendu accessible au plus grand nombre ce qui se faisait dans des labos à l'époque. Il est donc probable que l'image numérique telle qu'on la connaît aujourd'hui ne soit pas différente de celle de 2020 (aux dimensions ou nombre de couleurs près).
En revanche,
la certitude, c'est que les supports actuels (CD, DVD etc) :
1)
se seront "naturellement" effacés, un peu comme le font les tickets de cartes de crédits provenant d'imprimantes thermiques (ils deviennent tous blancs au bout de quelques mois à un an).
2) les dispositifs pour les lire seront rares pour ne pas dire inexistants (qui peut lire aujourd'hui une carte perforée, une disquette de 8 pouces... ?)
Bref, les supports numériques exigent d'être re-générés régulièrement (çà consiste à dupliquer manuellement les images périodiquement). Il est
impossible d'empiler des CD dans une boite à chaussures dans son grenier et espérer montrer ses voyages et un monde disparu à ses enfants ou petits enfants. Et lors des successions, on ne trouvera pas l'équivalent numérique d'album, même jaunis, à feuilleter. Juste des CD, DVD bon à mettre dans le cerisier pour faire peur aux merles !
C'est la grosse différence entre le numérique et l'argentique. Négatifs et surtout diapos ont de fortes chances de couvrir une existence (50 ans) sans que l'on ait à s'en préoccuper (avec des bémols en fonction de la qualité de leurs traitements). Mêmes dégradés, on peut les regarder, les restaurer. Pas les données numériques.
Je suis un peu perdue dans tout ça.
C'est normal, même dans le monde professionnel on ne s'en sort pas. Je doute qu'une seule agence spatiale au monde puisse ressortir les résultats et images de ses missions des années 70/80 sous forme informatique... De fait, le coût d'entretien de ces données est trop élevé par rapport à leur intérêt. On les laisse en général disparaître...
Je crois que conserver ses négatifs dans un frigo est le meilleur moyen alors.Faut-il pouvoir encore le faire.
C'était une demi-boutade (même si c'est la meilleure solution). Comme l'écrivait une personne ici, il faut accepter que nos photos et souvenirs vieillissent... (mais de là à s'effacer en 5 ans...)