Bonjour Stef, je te livre mon état d'esprit... à froid :)
Deux ans ont passé.
Retour après un tour du monde d’un an... Au bout de 8 mois, en
Amérique du Sud, l’Asie était déjà des souvenirs et j’ai trouvé ça triste de la rapidité du temps qui passe...
Mais cette rapidité, je l’ai toujours ressenti.
J’en rêvais de ce tour du monde, je l’ai fait, comme beaucoup d’autres choses dans ma vie.
Nous payons toujours cash, les choix de nos vies. Le retour, matériellement, est difficile, encore aujourd’hui. Et mon principal soucis, est de ne pas me faire happer par l’envie de repartir... Mon rêve je l’ai réalisé le jour où, j’avais un break à faire dans ma vie.
Les gens vous disent : tu as de la chance, tu peux. C’est faux. On a de la chance parce qu’on vit, et assume de vivre avec nos choix. Voyager est un choix, il y a ceux qui se consacre aux moyens de réaliser ce qu’ils veulent (acheter une tondeuse, une voiture ou voyager, peu importe) et ceux qui ne choisissent pas et accusent « pas de chance ».
Etant donné que trouver un travail, un appart, à plus de 40 ans s’est révélé devenir un fantasme, nous avons enchaîné sur 2 mois en vadrouille en
France. Depuis j’ai des amis qui voyagent hors de leur département, parce que la beauté est à porté de tous, et que partir à l’autre bout du monde n’apprendra pas à regarder autour de soi, si on ne sait pas regarder.
En revanche contrairement à certains commentaires, légèrement accusateurs sur les « autres », je n’ai absolument pas perdu mon esprit critique en voyageant. De même que j’ai fait un petit signe d’approbation à un Thaï désolé d’avoir poussé une gueulante dans un hôtel parce qu’il y avait du favoritisme blanc.
J’ai aimé les autres, ailleurs et ici, je les ai engueulé, ici et ailleurs, j’ai critiqué, ici et ailleurs, et échangé mes points de vue, ici et ailleurs. Ils me l’ont bien rendu et j’ai hâte de retrouver un emploi pour repartir râler, rire et même pleurer d’émotion avec eux parce qu’ils sont moi et moi je suis eux.
J’ai quand même une chose à dire très importante. Ces Français (mais pas que..) si râleurs sont extrêmement bien vu ailleurs, car ils sont, pour la plupart en quête d’échanges relationnels tandis que leurs semblables (plus anglo-saxons mais pas que..) achètent tout ce qu’ils trouvent persuadés qu’ils sont, d'être si « intelligents ». A eux aussi, ils le leurs rendent bien et ça me fait encore sourire aujourd’hui...
Au plaisir,
Sylvia