Jef39 · 29 mars 2020 à 12:46 · 987 photos 105 messages · 6 participants · 4 289 affichages | | | | À: Jef39 · 20 avril 2020 à 21:02 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 41 de 105 · Page 3 de 6 · 478 affichages · Partager Dimanche 19 novembre 2017 (J95) Le temps n’est pas sur. Il a neigé une bonne partie de la nuit, les toits sont blancs. Je pars tout de même vers 8 h 40 pour voir les différents points de vue mentionnés sur le plan de la ville. Je commence par le plus haut au pied de la piste de ski. En cours de route, il se remet à neiger. Je continue tout de même. Un sentier balisé permet d’éviter la route. Je le prends, il coupe plusieurs lacets. À un moment, il devient escarpé et glissant avec la neige. Je décide donc de le quitter et de suivre la route. Je suis seul sans téléphone, je ne veux pas prendre le risque d’une chute dans cette zone isolée. Pour ce qui est de la vue sur la baie d’ Ushuaïa, il faudra que je repasse une autre fois. L’horizon est bien bouché. Arrivé au pied de la piste, je vois des gens qui montent. N’étant plus seul, je monte au-dessus. Arrivé en haut, la couche de neige est d’environ 15 cm. Un chemin continue, mais une pancarte indique qu’il est difficile. Avec la neige, je ne m’y aventure pas. Je rebrousse chemin. Il est 10 h 45. 20 min plus tard, je suis de nouveau sur la route. Une voiture s’arrête à ma hauteur et me propose de me redescendre. J’accepte. Le chauffeur a une conduite dans les épingles à cheveux qui ne me rassure pas. J’arrive quand même au niveau de ma rue, je suis rentré pour midi. Je me fais ma cuisine puis je recherche un logement airbnb sur Punta Arenas. Je n’ai eu aucune réponse des couchsurfeurs contactées. En quelques clics, je suis logé. Je lance des amorces sur Puerto Natales, on verra bien ce que ça donnera. Je pourrai ressortir, mais ce temps qui change sans arrêt ne m’y engage pas trop. Vers 16 h, une belle éclaircie me décide à retourner prendre des photos au mirador de la ville. J’ai juste le temps d’y aller, de faire mes photos que la neige se remet à tomber. Je rentre dessous un peu plus tard, le groupe de jeune revient avec quelques bouteilles de vin. La soirée est très animée.
Lundi 20 novembre 2017 (J96) Mon planning me dit d’aller visiter les musées d’ Ushuaïa, mais mon planning n’a pas pris en compte le fait qu’aujourd’hui c’est férié. Tout ou presque est fermé. Du coup je suis pris au dépourvu et ne sais pas trop quoi faire surtout que ce matin le temps paraît incertain. J’irai bien voir le lac Esméralda, mais hier Justine et Arthur y sont allés, une femme à fait une chute et c’est cassé la jambe. Si j’y vais, je suis seul et c’est à 18 km d’ Ushuaïa. Ça me refroidit. En plus je ne me sens pas en grande forme, j’ai les épaules douloureuses et les muscles des jambes fatigués. Je finis par traîner ma flemme en ville pour la matinée. Je suis de retour à l’hôtel en début d’après-midi et je passe une bonne partie du temps à me mettre à jour dans mes photos, à répondre à quelques mails et à préparer mon sac pour une nouvelle étape à Punta Arenas au Chili demain matin. J’aurai passé 5 jours à Ushuaia avec 1j½ de beau. J’ai exploité au mieux ces quelques heures de soleil avec la visite du parc national et la mini croisière sur le canal Beagle. Hier et aujourd’hui le temps aura été instable avec de belles éclaircies qui m’ont tout de même permis d’apprécier la beauté du lieu qui je l’espère mes photos le restitueront bien. Images attachées: | | | À: Jef39 · 20 avril 2020 à 21:52 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 42 de 105 · Page 3 de 6 · 476 affichages · Partager Chili Région Xll
Mardi 21 novembre 2017 (J97) Levé à 5 h 45 et départ pour le bus à 6 h 45. Ça semble tôt, mais il fait déjà grand jour depuis un bon moment. Le bus pour Punta Arenas part à 8 h précise comme prévu et surprise on arrive plus tôt que prévu. Le voyage aura duré 11 h au lieu de 12. Je pensais que c’était dû à un changement d’heure entre les 2 pays. En arrivant à mon logement, je demande l’heure, c’est la même qu’en Argentine. Une nouvelle fois, j’ai bien fait d’avoir téléchargé cette application de carte hors ligne, car nous avons été déposés au terminal de la société de bus sans possibilité de trouver l’office de tourisme pour avoir un plan. Au premier abord, la ville de Punta Arenas me parait plus agréable que les villes Argentine. Les maisons sont dans l’ensemble plus belles et mieux entretenues, les trottoirs sont en états et uniformes sur toute la rue, il n’y a pratiquement pas de chiens errants. Arrivé à mon logement, je rencontre un jeune couple qui loge aussi ici, mais c’est pour le travail. Tout de suite, il me propose de m’emmener demain matin pour changer de l’argent et il me prête 2000 pesos chiliens pour me permettre de manger ce soir. De plus, la maison est propre et j’ai une chambre pour moi tout seul. Le luxe. Nous sommes le 22 novembre soit un peu plus d’un mois avant Noël et la maison est déjà décorée en vue de cette fête. Le sapin est en place ainsi que diverses décorations.
Mercredi 22 novembre 2017 (J98) Ce matin, je me lève tranquillement vers 8 h. J’ai le temps, puisque nous avions fixé le départ à 10 h. Au bout du compte, Nicole et Daniel se lèvent vers 11 h. Nous partons donc Daniel et moi après avoir mangé pour que je change de l’argent en pesos chilien. Je change 500 euros et je me retrouve avec une fortune de 362 500 pesos. C’est impressionnant de voir des billets de 20 000 pesos, mais, c’est compliqué pour payer et compter avec ses nombres aussi grands. Je n’ai pas l’habitude. Tout me paraît horriblement cher alors qu’il n’en est rien. D’ici quelques semaines et ça ira mieux. Par contre comme je vais naviguer entre les deux pays, ça risque d’être du sport pour mes méninges. En voiture, nous discutons un peu. Daniel me demande ce que j’ai fait depuis mon départ, je lui explique les lieux que j’ai visités, à la suite de quoi, il me dit que je suis un chien ! Je suis surpris de sa réaction et lui demande des explications. En fait ça n’a pas la même signification que chez nous. C’est une expression qui veut dire que je suis fort, car en voyageant ainsi, je supporte toutes sortes de temps comme les chiens ici en Amérique du Sud. Je suis rassuré. De retour, nous prenons Nicole et allons au musée Noa Victoria. C’est un musée en plain-air, un peu à l’extérieur de la ville, au bord du détroit de Magellan. Il présente 3 reproductions à l’identique des bateaux qui ont effectué le premier tour du monde avec Magellan entre 1519 et 1522. Magellan n’en est pas revenu vivant.
Seul 18 des 237 marins sont revenus. Il faut dire en voyant ces bateaux que les conditions de vie à bord devaient être très rudes. Le charpentier était occupé à plein temps à colmater les voies d’eau, mais comme ça ne suffisait pas pour étancher le navire, des hommes pompaient 24 h sur24 en se relayant toutes les 3 heures.
Après ce musée nous partons pour le cimetière qui est réputé pour ses allées de cyprès
et ses tombes grandioses. Je suis surpris par certains de ses monuments funéraires. Certains sont une véritable chapelle.
Sur d’autres, plus simples, de petits moulins à vent multicolores sont posés sur les tombes. Pour finir, Nicole et Daniel me déposent au centre-ville. Je vais à l’office du tourisme prendre un plan de la ville puis tout en visitant,
je vais me renseigner sur les horaires de bus pour Puerto Natales. Ensuite, je retourne à la maison en passant par le mirador Cerro de la Cruz qui permet d’avoir une vue globale de la ville. | | | À: Jef39 · 20 avril 2020 à 22:33 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 43 de 105 · Page 3 de 6 · 471 affichages · Partager
Jeudi 23 novembre 2014 (J99) Ma matinée se passe sur ma tablette à chercher un logement sur El Calafate en Argentine. La connexion internet n’est pas très bonne à cause du vent, voilà pourquoi il m’aura fallu tout ce temps. Vers midi, je descends en ville pour manger, acheter mon billet de bus pour demain et terminer ma visite de la ville. Je rentre vers 17 h. Le vent à forcit depuis se matin je vois au loin des nuages de poussière. Une fois rentré, je fais le point de ce que je dois acheter pour dîner ce soir puis je ressors. Le vent est de plus en plus violent, il me pousse et me déstabilise lors des rafales. Je n’avais encore jamais connu des vents de cette violence.
Vendredi 24 novembre 2017 (J100) Ce matin, j’ai du temps devant moi. Mon bus est à 14 h. Je me lève vers 8 h 30 puis je me prépare tranquillement. Daniel part, il reprend le travail aujourd’hui, nous nous disons hors voir, il me dit de l’appeler par whatsapp au cas ou j’aurai un problème. Nicole cuisine des beignets, elle m’en donne quelques un, ils sont bien bons. A 11 h, je fais me adieux à Nicole et à mon hôte. À midi je suis au centre-ville, je m’arrête à un restaurant pour déjeuner puis je me rends à la gare routière. Je suis en avance. Le bus part à l’heure. Après un voyage sous un vent toujours violent, durant lequel nous avons traversé un grand nuage de sable, puis écrasé un chien errant, nous arrivons à Puerto Natales vers 17 h 40. Je récupère mon sac dans la soute, un plan de la ville au point d’information et me voilà parti à l’hôtel. J’y arrive à 17 h 47 soit 3 minutes plus tôt que ce que j’avais annoncé lors de ma réservation. Je suis satisfait de ma ponctualité. Après les formalités d’arrivée, la patronne me propose plusieurs circuits touristiques, l’un au Perito Moreno que je refuse puisque j’irai lorsque je serai à El Calafate, un autre au parc de Torre del Paine pour la journée. Je le prends pour demain, j’espère que le temps sera beau. Ça fait un peu pépère, mais ce parc est horriblement cher pour manger et dormir sur place sans emporter son matériel et sa nourriture pour plusieurs jours. Je ne suis plus en forme pour partir chargé de 20 kg de matériel qu’il faudrait que je loue. J’espère pouvoir randonner à la journée à El Chaltén.
Samedi 25 novembre 2017 (J101) C’est le départ pour le parc de Torre del Paine. Le combi doit passer me prendre vers 8 h, en fait il passera à 10 h 15. Nous faisons le tour des hôtels pour ramasser d’autres clients du moins, c’est ce que je pense. En fait nous n’avons qu’une famille à prendre et ni le chauffeur ni le guide ne savent bien ou se trouve l’hôtel, ils demandent plusieurs fois leur chemin. Nous quittons donc réellement Puerto Natales vers 11 h pour rejoindre le village de Serro Castillo ou nous arrêtons ½h à la cafeteria et magasin de souvenirs. Vu le retard que nous avons, nous aurions pu zapper cette étape. Ensuite, nous prenons la route du parc. Par contre, sur cette route, nous zappons plusieurs miradors. J’ai la rogne. Arrivés à l’entrée du parc, nous devons payer le droit d’entrée. Comme partout au Chili, mais aussi en Argentine, les étrangers payent le double des Chiliens. Dans ses conditions, on serait en droit d’obtenir des prospectus dans notre langue natale. Il n’en est rien, sauf pour les Anglais. Nous ne sommes bons que pour payer. Sur tout le parc, aucune route n’est revêtue, à un moment donné, nous abordons un raidillon, le chauffeur n’anticipe pas et cale au milieu de la côte. Il n’arrive plus à repartir, il n’utilise pas le frein à main pour redémarrer et a chaque fois cale et recule. Sur quelle bande de ploucs suis je tombé ? Finalement, c’est un des passagers qui lui a expliqué comment faire son démarrage en côte. Le chauffeur aura au moins appris quelque chose aujourd’hui. La suite de la visite se passe bien. Je prends des photos depuis la vitre du combi et bien sûr lors des arrêts qui sont très courts, mais, vu la puissance du vent, je ne m’en plein pas, mais, c’est un peu frustrant de passer devant ces paysages grandioses et de ne pas pouvoir s’arrêter pour prendre le temps de les admirer. D’un autre coté, je dois reconnaître que, je n’aurais pas pu les voir autrement que comme ça. Ces jours précédents, je trouvais que le vent était violent, je n’avais encore pas tout vu. Aujourd’hui, c’est encore plus fort. Par moment, on ne tient pas debout, le vent nous pousse. C’est vraiment impressionnant. Par contre, malgré ce vent, il ne fait pas froid. Nous terminons le parcours par la visite de la grotte du Milodon. Ici, il faut encore payer l’entrée au prix fort. Cette fois, je n’y tiens plus lorsque le guide me demande si j’ai apprécié cette journée, je lui fais comprendre que son pays n’a pas de respect pour les étrangers, et que vu qu’il leur facture le double, il pourrait fournir les explications en plusieurs langues. Il ne m’a pas répondu. La grotte du Milodon est un abri sous roche comme il y en a en Dordogne. Des fouilles attestent de la présence humaine aux temps préhistoriques. Une peau de milodon y a été retrouvée. Cette bête serait un gros paresseux. Nous sommes de retour à Puerto Natales vers 20 h. Ce soir l’hôtel est quasiment occupé par des Français. Chacun raconte son voyage avec ses bons et ses mauvais plans qui bien souvent se contredisent. Dimanche 26 novembre 2017 (J102) Journée de repos bien mérité. Je suis juste sorti pour repérer le lieu de rendez-vous pour demain, puis je suis allé acheter de la nourriture et je suis allé au terminal voir les prix et les horaires de bus pour El Calafate. Sieste après le repas puis recherche de logement sur El Chaltén. Ce soir ce sont des anglophones qui occupent les lieux. Images attachées: | | | À: Jef39 · 21 avril 2020 à 22:49 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 44 de 105 · Page 3 de 6 · 447 affichages · Partager Dimanche 26 novembre 2017 (J102) Journée de repos bien mérité. Je suis juste sorti pour repérer le lieu de rendez-vous pour demain, puis je suis allé acheter de la nourriture et je suis allé au terminal voir les prix et les horaires de bus pour El Calafate. Sieste après le repas puis recherche de logement sur El Chaltén. Ce soir ce sont des anglophones qui occupent les lieux. Lundi 27 novembre 2017 (J103) Debout à 6 h 30, je me prépare pour la croisière sur le fjord del Ultimo Esperanza. Le rendez-vous est à 7 h 30. Le ciel est couvert, mais il n’y a plus de vent. Arrivés devant les bureaux de la société d’excursion, nous montons dans un bus qui nous conduit au port ou nous embarquons à 8 h comme prévu. Au port, ce n’est pas la même chose, le vent est bien présent. Impossible de rester sur le pont. La mer est forte, le bateau soulève des embruns qui inondent le pont. Je suis assis à côté de la fenêtre, mais je ne vois rien tant on reçoit des paquets de mer.
J’ai vraiment l’impression depuis quelque temps de jeter mon argent par les fenêtres et ça me contrarie. Après un premier arrêt pour voir une colonie de cormorans,
on nous annonce que le capitaine n’est pas sûr de poursuivre la croisière. A l’arrêt suivant, la capitaine a pris sa décision, il continue ouf. Nous nous arrêtons ensuite devant un abri ou résident des lions de mer.
Ici, ils se nichent dans les creux des rochers, puis à l’étape suivante, il faut lever les yeux pour voir planer les condors.
Notre périple se poursuit
devant le front du glacier Monte Balmaceda.
Il y a 35 ans, ce glacier arrivait à la mer. Même ici le réchauffement climatique sévit. Nous poursuivons, pour cette fois débarquer et faire une promenade à travers une forêt.
Nous arrivons au pied du glacier Serrano qui lui descend jusque dans l’eau.
Nous reprenons le bateau pour nous rendre au restaurant
et nous rentrons à Puerto Natales vers 17 h 45. Au final je suis vraiment content d’avoir pris cette croisière. La guide parlait Espagnole, anglais et fait rare français. J’ai rencontré 2 couples de Français de Lyon qui voyageaient seuls, mais avaient préparé leur voyage de 3 semaines avec un voyagiste. En rentrant, je passe par le terminal de bus pour acheter mon billet. Mardi 28 novembre 2017 (J104) Encore une journée de repos. J’en ai bien besoin. Je me sens fatigué. Je passe la matinée sur la tablette à sauvegarder mes photos, aujourd’hui le wi-fi fonctionne. J’ai environ 230 photos à traiter. Avec la lenteur de la connexion, je n’en mets que 50. J’espère que se sera meilleur demain à El Calafate. Après mangé, je fais une sieste puis je pars acheter quelques victuailles pour ce soir. Au retour, n’ayant pas eu de réponses de la part des couchesurfeur d’ El Chaltén, je réserve un lit en auberge de jeunesse. Puerto Natales est une petite ville au bord du fjord Ultima Esperanza. Son économie semble principalement provenir du tourisme. Les rues regorgent d’hôtels, de restaurants, de magasins de sport et d’agences de voyages. L’environnement est soigné, les rues sont propres, les trottoirs bien entretenus. Au loin se dressent les sommets enneigés de la cordillère des Andes. Il n’y a qu’un bémol, c’est le vent.
Province de Santa Cruz le retourMercredi 29 novembre 2017 (J105) Je me lève à 6 h 30 pour me préparer et aller prendre mon bus pour El Calafate à 8 h. En faisant mon sac, je m’aperçois que je n’ai plus mon tricot de peau à manche longue, j’ai beau fouiller, il n’est pas là. Je l’ai oublié quelque part, je ne sais pas ou et même si je le savais ça ne m’apporterait rien. Ensuite, je ne retrouve plus la trousse de ma tablette. Cette fois, c’est ici que je l’ai perdue. Je cherche partout, pas moyen de mettre la main dessus. Le temps passe, il faut partir, j’enveloppe la tablette dans ma serviette de toilette. J’enrage d’avoir perdu tout ça. Je suis en colère contre moi. J’ai pris de l’assurance et j'ai relâche mon attention, déjà avant hier, j’avais laissé ma serviette dans la salle de bain. C’est la femme de ménage qui l’a mise de côté. Il faut que je me ressaisisse. J’arrive au terminal avec une ½h d’avance. Le bus est à l’heure. Les services de bus au Chili comme en Argentine sont bien organisés. Pratiquement chaque ville a sa gare routière où sont regroupées l’ensemble des compagnies qui la desservent. Bien souvent y est présent un bureau de l’office du tourisme, des échoppes où il est possible de se restaurer, des bancs ou des sièges pour permettre aux passagers d’attendre et des toilettes. L’un des côtés, le domaine public, reçoit les taxis, c’est l’entrée et la sortie des voyageurs. L’autre côté du bâtiment est dédié aux bus. Ils entrent par une extrémité, se garent en épis au quai et ressortent par l’autre extrémité. Le quai est abrité par un auvent. Outre le chauffeur du bus, il y a un contrôleur qui est chargé de vérifier les billets à la monté des voyageurs, de faire les annonces des arrêts, de distribuer les repas quand ceux-si sont prévue durant le trajet. Ce sont d’autres employés qui s’occupent de charger et décharger les bagages des passagers. Chaque bagage est étiqueté, le voyageur se voit apposer deux autocollants sur sont billet, ou est inscrit le numéro du bagage, l’un sur la partie qu’il conserve et l’autre sur la partie que garde le contrôleur. Le bagage est remis au passager après avoir vérifié que celui-ci porte bien le numéro que le passager présente. Les risques de vol de bagage dans le bus sont quasiment inexistants. Durant le voyage, je ressasse mes pertes pendant un bon moment. L’absence du tricot va sérieusement me poser problème dans les prochains jours. Je finis par me faire une raison et je somnole jusqu’à la frontière et plus. Sur la fin du voyage, je suis reposé. Le paysage est beau. Nous roulons au milieu de la prairie et l’horizon est barré par la chaine andine avec devant un grand lac aux eaux turquoise. Nous arrivons à El Calafate à 13 h 15. C’est toujours le même cérémonial à l’arrivée dans un nouveau lieu, descente du bus, récupération du sac dans la soute, passage aux toilettes, passage au guichet d’information, demande d’un plan de la ville avec position du terminal et de la rue ou je dois me rendre, orientation à la sortie du terminal et départ pour me rendre à mon nouveau logement. Aujourd’hui, il n’est pas très loin, 1km. Arrivé sur place, la porte d’entrée est close et il n’y a pas de sonnette. Je m’annonce à la manière argentine en frappant 2 fois dans mes mains. Quelqu’un apparaît à la fenêtre, il ne connaît pas Guillermo. Au bout d’un moment, Guillermo arrive avec un ami, ils rentrent de El Chaltén. Nous montons à l’appartement. Ça va être 3 nuits difficiles. On ne m’offre qu’un matelas par terre dans la cuisine, de plus le vent des derniers jours a cassé le carreau de la fenêtre, il est remplacé par un carton. Je ferai avec. C’est les joies du couchsurfing. Nous serons 5 à vivre dans ce petit appartement, Guillermo et deux colocataires, la petite amie de l’un d’eux et moi. Tous les 4 dorment dans la même et unique pièce. Le couple sur un grand lit, Guillermo sur un petit-lit et le 3e sur un matelas par terre. Je demande à faire une lessive, sa tombe bien, ils ont aussi du linge à laver puis nous déjeunons tous en semble des pâtes avec des légumes. Ensuite, ils partent au travail. Je fais la vaisselle puis je prépare l’envoi de mes photos et de mon journal en attendant que la lessive soit terminée. Ensuite, je pars en ville faire des achats, passer à l’office du tourisme et dîner. Je continue les étourderies. J’essaie un tricot thermolactil que je n’achète pas et je laisse mon appareil photo dans la cabine. C’est le vendeur qui me court après pour me le redonner. Au restaurant, je comprends 250 pesos alors que c’était 205. heureusement que j’ai pris mon temps pour partir, sinon je ne prenais pas la monnaie qu’on me devait. Je crois qu’il est temps que je me couche et que je reparte du bon pied demain matin.
jeudi 30 novembre 2017 (J106) J’ai passé une nuit horrible. Le matelas n’était pas suffisamment épais, je sentais le sol, ensuit mon hôte et ses colocataires travaillent le soir jusqu’à minuit. En rentrant, ils dînent et bien sûr font du bruit. Bref je n’ai quasiment pas dormi et je suis très fatigué. Je pars tout de même pour le glacier du Perito Moreno pour la journée. Je me traîne lamentablement sur les chemins qui ici sont uniquement des passerelles en caillebotis métallique.
On ne risque pas de se perdre, par contre du point de vue esthétique et environnemental, on peut mieux faire. Le temps est un peu pluvieux au début, mais vire au soleil rapidement. Le spectacle est grandiose, régulièrement, on entend le glacier craquer, on dirait des coups de feu. De temps à autre, je vois des pans de glace s’effondrer dans l’eau.par contre ça ne fait pas iceberg comme celui que j’avais vu en Islande. Je me suis offert une navigation pour être au plus près du front de glace. Au retour, je décide de changer de logement. Je trouve une auberge de jeunesse. Je préviens par Whatsapp Guillermo qui est au travail. Je ne sais pas comment il le prendra, à la limite, je m’en fous. Images attachées: | | | À: Jef39 · 27 avril 2020 à 16:56 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 45 de 105 · Page 3 de 6 · 419 affichages · Partager Vendredi 1er décembre 2017 (J107) J’ai passé une bonne nuit. Ma journée à été très calme. Je ne suis sorti que vers midi pour m’acheter une pizza. Après mangé, j’ai fait une bonne sieste puis je me suis installé dans un fauteuil avec ma tablette pour préparer la suite du voyage. Je veux voir la Cueva de las Manos, un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que la capilla de marmol qui se trouve sur le lac General Carrera. Ces 2 sites ne doivent pas être très connus et sont au milieu de nulle part. j’ai des difficultés à trouver quelque chose. De plus, je ne sais pas comment aller de Los Antiguos à Puerto Rio Tranquilo. Ça, je le verrai lorsque je serrai à Los Antiguos.
Samedi 2 décembre 2017 (J108) Encore une journée calme. J’ai réservé un hôtel à Los Antiguos pour 2 nuits. Cette fois j’ai tenu compte du fait que je voyagerai de nuit. Ensuite j’ai préparé mon sac pour libérer ma chambre à 10 h puis je suis allé faire un petit tour en ville. En rentrant vers 11 h, j’ai déjeuné le reste de ma pizza d’hier. À midi je suis parti à pied au terminal de bus. Mon bus pour El Chaltén part à l’heure prévue c’est-à-dire 13 h 30. Il fait un grand beau temps. Sur tout le long de la route, on voit au loin la chaîne des Andes enneigée. Un beau paysage.
Nous arrivons à El Chaltén à 16 h 15. Aujourd’hui, pas besoin de passer par la case information touristique, j’ai un plan de la ville qui m’a été remis à El Calafate. L’auberge de jeunesse où je vais loger ses 5 prochaines nuits est proche du terminal. C’est un bâtiment récent. Je suis dans une chambre de 6 lits avec salle de bain et w.c. privatif. C’est la première fois que je vois ça.
dimanche 3 décembre 2017 (J109) El Chaltén est la capitale nationale du trekking, donc ce matin je pars en randonnée à la laguna Torre puis au mirador Maestri. Je pars à 9 h 20 de l’hôtel sous un beau ciel bleu et c’est à noter sans vent.
J’arrive au lac un peu avant midi. Je mange puis je continue mon chemin sur la moraine du glacier jusqu’au mirador ou j’ai une vue sur tout le glacier del Torre. Il est 13 h 5 lorsque je commence le retour. Je pense à mettre mon téléphone en marche pour enregistre le parcours. Le retour étant le même chemin que l’allée, je connaîtrai exactement ce que j’aurai fait. Je suis de retour à 16 h 5. Au total j’ai parcouru 23,300 km avec 567 m de dénivellation. J’ai pris quelques photos. Ce soir dans la chambre, j’ai de nouveaux voisins de lit, 2 Australiens, une chilienne, et un chinois. c’est le chinois le plus bavard, il me demande des informations en anglais avec l’accent chinois, j’ai un peu de mal à le comprendre, je lui réponds en anglais avec mon accent français, il a un peu de mal à me comprendre. Il est ici juste pour demain et me demande si c’est possible de faire toutes les randonnées proposées par le dépliant de l’office du tourisme. Je lui explique qu’il ne peut n’en faire qu’une par jour et lui montre la carte avec les temps de parcours. Je crois, en le regardant avec la carte dans les mains, qu’il ne doit pas bien savoir lire notre alphabet, car il ne la tient pas dans le bon sens, il met les mots à la verticale.
Lundi 4 décembre 2017 (J110) Bon anniversaire, maman. Journée moins sportive qu’hier. Ce matin je me sors du lit vers 8 h 30. Et je mets le nez dehors deux heures plus tard pour me rendre au terminal de bus voir les horaires pour Los Antiguos. Le vent est de retour, mais pas trop violemment. Je pousse un peu plus loin, jusqu’à l’administration du parc des glaciers, prendre des informations sur la météo des prochains jours. Demain, il devrait encore faire beau avec du vent comme aujourd’hui. Je reviens ensuite en ville en quête d’un restaurant. Après déjeuner, je rentre à l’hôtel faire une sieste d’une heure puis je pars faire une petite randonnée au mirador de los Condores et à las Aguilas. Une fois arrivé au mirador, au bout de quelques minutes d’attente, j’ai la chance de voir un condor planer. J’arrive à le cadrer et je le prends en photo.
Je continue au site suivant, en chemin, je photographie quelques plantes en fleurs. Arrivé au sommet, je tourne un petit film montrant le panorama sur 360°. C’est difficile de tenir debout avec le vent. Je reviens à l’hôtel, j’ai fait 6,300 km avec 201 m de dénivelé le tout en 2 h 30. Je passe sous la douche puis fais une lessive et je retourne en ville faire des provisions. | | | Merci Jean-François pour ce récit et les photos. On s'y croirait.
Je peux me tromper mais tu parais ne pas vraiment apprécier la traversée. As tu choisi la traversée par cargo plutôt qu'un vol parce que l'expérience te tentait ou y a t-il une autre raison ? En effet, je rêvais de faire la traversée Havre- Santiago du Chili en 30 jours et en cargo mais d'une part c'est très coûteux (4.200 euros) et d'autre part, j'ai le mal de mer et ça a l'air de tanguer par moments. (je précise que je suis malade même dans les gros bateaux y compris en prenant de la nautamine)de la terre sinon fi monde des océans, et de ces gros bateaux.
Et puis, en te lisant, je me dis que je risque aussi de m'ennuyer. Je suis contemplative mais jusqu'à un certain point... Bref, ton récit me fait d'autant plus douter de l'intérêt, pour moi, d'effectuer la traversée en cargo.
Au plaisir de lire la suite de ton récit.
Pour l'avoir fait 2 fois, la traversée en bateau est monotone certes, mais c'est une expérience intéressante. On ne fait plus partie de la terre sinon du monde des océans. Le but aussi est de pouvoir surveiller son camping car, si on voyage avec. Et le mois de traversé permet de préparer, fignoler le voyage et d'échanger des infos avec les autres passagers...si l'entente est au RDV. L' égo dans ce monde la, est difficile à manier.
Ensuite il y a aussi la facilité. Arriver au port d' Anvers, le bateau a du retard, peu importe on est dans son CC... Par contre si on doit le laisser et partir en avion...
Ídem a l'arrivée. Attendre un bateau qui devait arriver à une date et qui arrive finalement 1 semaine plus tard...
En étant sur le bateau, on ne stress pas. Mais ça a un coût.
Mais le prix tjrs plus prohibitif de la place en cabine... plus de 2100€ laisse quand même place au doute quant à la nécessité de faire un tel voyage. | | | À: Jef39 · 27 avril 2020 à 21:08 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 47 de 105 · Page 3 de 6 · 404 affichages · Partager
Mardi 5 décembre 2017 (J111) Je pars pour une nouvelle randonnée à la journée. Je vais à la laguna de los Tres ou on à une vue imprenable sur le Fiz Roy. Je pense, dès le départ, à mettre en marche le GPS du smartphone hélas ! il ne trouve pas de signal. Je suis parti à 9 h 34 avec un vent faible et je suis arrivé en haut à 13 h 8 avec un vent fort. j’y suis resté 1 h pour manger et profiter du lieu. Je suis rentré à l’hôtel à 17 h 3 le vent avait encore forci. Le dépliant de l’office du tourisme indique 10 km pour un aller simple auquel je dois ajouter facilement 1,2 km pour me rendre au point de départ de la randonnée. J’ai donc fait 22,400 km, quant à la dénivelée, je ne sais pas, par contre ce que je sais c’est que le dernier km était très raide, les panneaux d’informations donnaient une heure pour faire ce dernier km, je l’ai fait en 50 min. La montée se passe dans des éboulis de pierre plus ou moins stable, mais, au bout de l’effort, c’est la récompense. Le Fiz Roy se dresse majestueux devant nous avec au pied le lac de los Tres d’un beau bleu azur, la neige arrive jusque dans l’eau. C’est tout simplement superbe.
Pour aller j’ai pris le chemin du mirador pierras blancas et au retour j’ai pris l’autre option pour passer par la laguna Capri.
| | | À: Jef39 · 27 avril 2020 à 21:43 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 48 de 105 · Page 3 de 6 · 400 affichages · Partager Mercredi 6 décembre 2017 (J112) J’ai fais le tour du cadran. Je me suis levé à 9 h 30. Une fois prêt, je pars pour le terminal acheter mon billet de bus pour Los Antiguos. j’en profite pour passer à l’office de tourisme afin de regarder la carte et voir la dénivelée d’hier. Entre le point haut et le point bas il y a 600 m, je peux bien ajouter 50m pour tenir compte des descentes intermédiaires. Au retour, je regarde un chantier routier. Ici en Argentine, la plupart des rues et des routes sont constituées de dalles béton. Les ouvriers sont en train d’en couler une. La technique est rustique, pas de béton prêt à l’emploi, il est malaxé sur place. Le ciment est livré en sacs. Je n’ai pas vu de vibreurs, mais il est vrai que les gâchés sont suffisamment liquides pour s’en passer. Après avoir fait mes courses, je déjeune et fais une bonne sieste. Je termine ma journée par une petite randonnée au Chorrillo del Salto qui se trouve à environ 4,200 km de mon hôtel et pratiquement sans dénivelé. Depuis que je suis arrivé à El Chaltén, je n’arrive pas à me connecter correctement à internet. Le réseau est très lent et très instable. Je ne peux donc pas chercher à me loger sur Puerto Rio Tranquilo. Ca m’ennuie un peu. El Chaltén est un village qui vit du tourisme. Les 2 rues principales sont une succession de restaurants, de commerces de souvenirs, de sport et d’agences de trekking. À 13 h, toute activité s’arrête pour la sieste. À partir de 15 h 30, la vie reprend jusqu’à 21 h 30. Chaque jour, en rentrant de randonnée, les restaurants proposent un happy hour, chacun d’eux met la sono à l’extérieur de l’établissement, on se croirait à la fête de la musique, on passe d’un rythme à un autre en passant dans la rue.
Jeudi 7 décembre 2017 (J113)
Je quitte El Chaltén aujourd’hui pour Los Antiguos sur le lac General Carrera. Mon bus est à 21 h 50 et j’arrive le lendemain matin vers 8 h. Je dois libérer ma chambre à 10 h. La patronne me laisse attendre dans le salon et me permet d’utiliser la cuisine, ça m’évite d’attendre à la station de bus. Donc ce matin après avoir fait mon sac, je le dépose à l’accueil puis je pars faire un dernier tour dans le village. Je rentre à midi pour déjeuner puis je m’occupe avec ma tablette. Aujourd’hui exceptionnellement l’internet fonctionne à peu près bien, j’en profite pour rechercher un logement sur Puerto Rio Tranquilo et le moyen de m’y rendre. Mes recherches s’arrêtent lorsque la liaison wi-fi se coupe. Je n’ai toujours rien trouvé.
Vendredi 8 décembre 2017 (J114)
J’arrive à 8 h 30 à Los Antiguos après 10 h½ de bus dans lequel je n’ai pas bien dormis. La ville à un terminal, mais, il n’y à pas d’office du tourisme, de plus mon application ne trouve pas la rue de mon hôtel. Il ne me reste plus que les moyens ancestraux c’est à dire, demander à quelqu’un. Je vais donc au guichet et je sais où aller. C’est à 100 m du terminal. Une fois installé, je demande au maître des lieux comment je peux me rendre à la cuevla de los manos. Il se propose de m’y conduire moyennant rémunération. Son prix me convient. Nous partons lui, sa femme et ses 2 filles à 13 h. Le trajet est long, nous revenons à 19 h 30, la visite ne dure qu’une heure. Nous avons fait à peu près 360 km, dont 65 de piste. Durant tout le trajet, nous n’avons pas vu un seul village. C’est comme si nous avions fait un aller-retour Dole Lyon et qu’il n’y ait aucune habitation. La grotte est un abri sous roche ou une multitude de mains en négatif sont peintes. Il y a aussi des scènes de chasse de guanacos et quelques dessins géométriques. Ces peintures rupestres datent entre 6 et 3000 ans av. J.-C. Au retour nous passons par une autre piste plus courte, mais avec des descentes très raides, c’est pour ça que nous ne l’avons pas pris à l’aller. Nous longeons le canyon del Rio sel Peintura. Encore un beau paysage que je n’aurai certainement pas vu seul ou avec un tour opérator. Inutile de dire que je suis fatigué à la fin de cette journée. Michael me propose une visite pour demain matin 8 h, je décline l’offre, d’ailleurs je dois rechercher un bus et un logement sur Coyhaique.
Samedi 9 décembre 2017 (J115) Rien ne fonctionne. Le vent fort empêche de se connecter à internet de toute la journée. Je n’arrive donc pas à trouver un logement pour ma prochaine étape et il n’y a pas grand-chose à faire ici. Je décide de faire le tour des agences de voyages pour aller voir la capillas de marmol. Toujours ce vent qui vient contrecarrer mes projets. Les bateaux ne peuvent pas partir du port de Rio Tranquillo, il y a trop de houle. Je rentre donc à l’hôtel un peu dépité surtout qu’un rhum est en train de s’installer. J’ai dû le prendre à El Chaltén, car plusieurs résidents de l’hôtel toussaient. Pour finir, il n’y a pas de bus qui vont au Chili depuis Los Antiguos. Il faut y aller à pied, c’est 16 km avec tout le chargement. J’espérai pouvoir y aller avec une agence de voyages qui m’aurait laissé sur place. C’est raté, ou alors il faut que j’attende des conditions atmosphériques favorables, c’est très aléatoire. Je ne sais pas très bien quoi faire. Images attachées: | | | À: Jef39 · 28 avril 2020 à 10:26 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 49 de 105 · Page 3 de 6 · 384 affichages · Partager Chili région XI
Dimanche 10 décembre 1017 (J116) Ce matin, je me lève à 8 h 30, j’ai toussé toute la nuit et je ne sais toujours pas quoi faire. J’en parle à Mickaël qui me confirme que se sera plus facile depuis Chile Chico pour aller voir la capillar de marmole. Il me propose de me conduire jusqu’au poste-frontière argentin. Je ne réfléchis pas longtemps et saute sur l’occasion. Une fois la frontière argentine passée, il me faut une heure à pieds pour rejoindre le poste chilien. J’essaie de faire du stop, mais aucune voiture ne me prend. Après être rentré au Chili, je marche encore un quart d’heure et la chance me sourit, un bus est sur le point de partir et me charge pour m’emmener jusqu’au terminal. J’ai fait 7 km à pieds, il est 12 h 30. Maintenant, il faut que je trouve un hébergement, car je n’ai rien de réservé. Je passe à l’office de tourisme qui m’indique quelques hôtels pas trop chers et le moyen de me rendre à Puerto Rio Tranquilo. Au 3e hôtel visité, j’ai un toit pour la nuit. Financièrement, j’ai fait une bonne affaire. Le voyage pour Puerto Rio Tranquillo est à 20 euros alors que depuis Los Antiguos j’en aurai eu pour 124 euros, mais avec le bateau inclus. L’hôtel est aussi un peu moins cher et j’ai une chambre pour moi tout seul.
Lundi 11 décembre 2017 (J117) Je quitte Chile Chico pour Puerto Rio Tranquilo. C’est 4 h de bus, 4 h de piste, 4 h à être secoué dans tous les sens, mais, 4 h à circuler le long du lac General Carrera avec des paysages à couper le souffle.
Arrivé sur place, il me faut trouver un logement, je n’ai rien pu réserver hier, j’étais trop mal en point. Le village est petit dans le bus, il y avait un couple de Suisses francophone. Il recherche aussi un hôtel. Je les croise et ils m’indiquent un hôtel où il y a de la place et dans mes prix. Eux n’ont pas assez de liquide pour le prendre et cet hôtel n’accepte pas la carte bancaire. Une fois logé, je cherche un restaurant pour déjeuner, il est temps, c’est 15 h 30, puis je me renseigne sur les prix pour aller voir la capilla de marmol. j’irai demain matin. Pour l’heure, je rentre à ma chambre me reposer. J’ai un peu moins mal à la tête, mais ce n’est pas encore la grande forme.
Mardi 12 décembre 2017 (J118) Ce matin, je me lève à 7 h pour être à 8 h à l’embarcadère et aller visiter la capillar de marmol. Nous sommes 5 passagers à bord du canot à moteur, le pilote, le guide, deux jeunes israéliennes et moi. Après environ 20 min de navigation, nous arrivons sur le site. C’est une zone de calcaire blanc qui est au niveau du lac. L’eau avec le temps a dissous la pierre pour former ces anfractuosités dans lesquels notre barque s’enfonce pour nous révéler ce bijou de la nature. Des formes toutes en rondeurs avec les couleurs de la pierre blanche veinée de gris, d’ocre et le tout baigné dans une eau transparente avec des reflets plus ou moins bleus. C’est vraiment très beau. Après avoir fait le tour des différents sites que sont la caverne, le tunnel, la cathédrale et la chapelle, nous rentrons. Ici, tout est à 10 000 pesos chiliens, le prix de la nuit à l’hôtel, le prix du menu du jour au restaurant, le prix de l'excursion à la capillar de marmol, le prix du bus pour Coyhaique... Cet après-midi je vais faire la seule randonnée que me propose l’office du tourisme, 6 km, allé simple sur la piste qui mène au glacier Exploreur soit 12 aller-retour. En fait je ne fais que 10 km, car une voiture s’arrête et le chauffeur se propose de me déposer à Puerto Rio Tranquilo. Puerto Rio Tranquilo est sur la caretera austral. Il y a beaucoup de cyclistes. Je les plains, car je viens de marcher le long d’une piste, à chaque passage d’un véhicule, je suis noyé dans un nuage de poussière. À part cet inconvénient, la nature est belle, bien fleurie et très parfumée. Images attachées: | | | À: Jef39 · 28 avril 2020 à 10:49 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 50 de 105 · Page 3 de 6 · 381 affichages · Partager | | | À: Jef39 · 28 avril 2020 à 11:23 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 51 de 105 · Page 3 de 6 · 379 affichages · Partager
Mercredi 13 décembre 2017 (J119) C’est le départ pour Coyhaique. Comme d’habitude, je suis en avance pour prendre le bus, mais pour une fois ce n’est pas plus mal, car il y a du monde qui va à la même destination. Le bus arrive à 9 h comme prévu, hélas, il n’y a que deux places de libres. Le couple de Français avec qui j’attendais se précipite en premier et a la place après une péripétie avec un couple italien. Moi, j’attends le bus suivant qui part normalement à 9 h 30, mais démarrera finalement à 10 h au complet. Je suis assis à côté d’un Français qui vient assez souvent dans cette région, il me donne beaucoup de lieux à visiter. Il faudra faire des choix sinon je ne rentre plus. Ce Français joue les interprètes pour un jeune Norvégien qui ne parle pas du tout Espagnole et qui doit s’arrêter à un croisement pour faire du stop et aller prendre son avion à 15 h. Le gars est très optimiste, car ici les déplacements en bus ont des horaires aléatoires et je ne parle pas du stop. Et bien, arrivé au dit croisement, il descend se positionne et notre bus n’était pas encore reparti qu’il était déjà chargé. Nous arrivons à Coyhaique à 14 h 30 après avoir traversé des vallées, monté et redescendu des cols tout au long du parcours qui a été pour les 2/3 du temps sur de la piste. Je me rends à l’hôtel et en chemin je rencontre le couple de Français de ce matin. Après avoir pris une douche, je pars en ville à la recherche du point d’information touristique. Je le vois, il est fermé. Je rentre dans un restaurant à côté pour demander quand il ouvre, je suis surpris de m’entendre répondre en français. Le maître des lieux est d’Aubagne. Il m’explique que ce que je pensais être le point I n’est qu’un tour opérator. Il me montre ou est le point I. Une fois renseigné, n’ayant pas déjeuné, je retourne le voir et mange chez lui une part de pizza et un dessert, puis je reste un grand moment à sa demande pour lui raconter mon périple. Je finis par le quitter pour faire quelques courses et changer de l’argent. Puis je rentre à mon hôtel et mets une lessive en route.
Jeudi 14 décembre 2017 (J120) L’office du tourisme m’ayant indiqué les sites remarquables de la ville, munis de mon plan annoté de la main de l’employée, je consacre cette journée à visiter Coyhaique appareil photo en bandoulière prêt à les immortaliser. Le premier est el monumento al Ovejero.
C’est un ensemble de statues représentant un berger précédé de quelques moutons et suivi de son chien et de son cheval. Je me dirige ensuite au mirador, je m’attendais à avoir une vue panoramique de la ville et bien non, j’ai une vue sur le Rio Simpson qui coule en contre bas de la ville.
Il est déjà bientôt midi, je vais aller manger chez Philippe le français, mais il faut que je le retrouve. En cherchant, je passe devant la cathédrale,
j’entre. C’est une église moderne,
mais, ici tout est moderne, la ville n’a qu’un passé récent. Hier Philippe me disait qu’il avait installé son établissement dans l’une des plus anciennes maisons de la ville et qu’elle datait de 1938. En sortant de l’édifice je vois un groupe de jeunes en tenue folklorique, je dégaine mon appareil l’arme et prends un cliché. Je suis repéré par l’un des adultes encadrants. Aussitôt tout le groupe prend la pose et je tire une nouvelle photo puis je vais les remercier.
Apprenant que je suis français, l’une des filles me demande si je connais Belfort, je lui explique que je n’habite pas très loin et lui demande comment ça ce fait qu’elle connaisse cette ville. Elle a un correspondant de Belfort. J’ai retrouvé le restaurant d’hier. Il y a en entrée un émincé de rave rouge avec du fromage émietté, en plat principal une ratatouille avec du riz arabe et en dessert une verrine de tarte au citron meringuée. Tout est goûteux. À la fin du repas, Philippe vient me voir et m’offre un thé vert. J’accepte. Lorsqu’il m’apporte l’addition, il a compté le thé. Je n’apprécie pas cette façon de faire, ce n’est pas pour le prix qui est dérisoire, mais c’est le principe qui me choque. Je n’y retournerai pas. Après avoir déjeuné, je retourne à ma chambre faire une sieste, puis je reprends ma visite.
J’ai deux autres sites à voir et je dois passer voir les horaires de bus pour la suite de mon voyage. Après bien des difficultés, j’arrive à trouver l’agence de bus qui fait le trajet Coyhaique Chaitén. Elle est située au fond d’une cour. Ce ne serait pas sur que je puisse partir samedi comme prévu, car dimanche est jour d’élection au Chili. Je ne vois pas le rapport, mais c’est comme ça. S’il ne part pas, je devrais attendre jusqu’à mardi avec une étape à Futaleufu. Je saurai demain dans l’après-midi s’il y a un départ samedi. S’il n’y en a pas, je risque de trouver le temps long ici. Je ne suis plus sur une zone touristique, mais au sud du Chili dans une vallée perdue, il n’y a pas des bus tous les jours pour le nord. Il faut dire que la route s’arrête un peu plus au nord de Chaitén et que le bateau ou l’avion est obligatoire pour poursuivre plus au nord. Cette formalité accomplie, je reprends le cours de ma visite pour voir la piedra del Indio.
C’est un rocher qui représente une tête d’indien de profil. On croirait que la roche a été sculptée, il n’en est rien, je suis allé voir un peu plus loin, de face c’est une falaise des plus banale. Pour terminer cette visite de la ville, je vais voir el monumento al Mate. C’est une sculpture d’une main sortant de terre et tenant un récipient à maté avec sa pipette. Ca n’a rien d’extraordinaire. Il ne me reste plus qu’à faire quelques courses et rentrer. Ce soir, je vais manger des cerises, et vous ? Image attachée: | | | À: Jef39 · 30 avril 2020 à 17:52 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 52 de 105 · Page 3 de 6 · 354 affichages · Partager
Vendredi15 décembre 2017 (J121) Au réveil à 8 h 30, il pleut et le temps est bien pris, du coup, je reste à la maison. Je mets à jour mon tableau des kilomètres parcouru et je le complète par le temps de parcours en bus. Ça m’occupe toute la matinée jusqu’à 13 h et je n’ai pas fini. La pluie n’a pas arrêté. J’enfile ma cape et pars déjeuner. Ceci fait, je passe au bureau de la société de bus afin de savoir si je pars demain ou mardi. Il est 14 h, je tombe sur porte close, il ouvre à 15 h. Je déambule sous la pluie et me représente vers 16 h 10. C’est toujours fermé, j’attends un peu, l’employé arrive. Il ne saura que d’ici une heure si un bus part demain. Je reprends ma déambulation humide. J’en profite pour passer au bureau de la compagnie maritime qui assure la traversée entre Chaitén et l’île de Chiloe. Il n’y a que deux traversées par semaine. Le mardi et le samedi. Je vais avoir des jours de repos forcés. Enfin je retourne à 16 h 15 pour avoir des nouvelles de mon bus, il part demain matin à 7 h - Je prends un billet pour faire une étape à Puyuhuapi. Je ne sais pas où je logerai et l’internet étant ce qu’il est je ne peux pas anticiper dans ce secteur du chili. Il ne me reste plus qu’à m’en remettre à la providence. Je rentre à l’hôtel vers 17 h, le soleil reparait timidement. L’internet fonctionne très mal, je ne peux que capter et envoyer mes mails et encore, que sur mon smartphone. Toute autre action est impossible. Aujourd’hui j’ai reçu une funeste nouvelle, le décès du doyen du Chœur des Roches. J’envoie un mot à son épouse et serai par la pensée avec le chœur lors de ses obsèques.
Samedi 16 décembre 2017 (J122) Je me lève à 5 h pour prendre mon bus à 7 h. Comme d’habitude, je suis en avance et le bus est en retard. Nous partons à 7 h 20. La route est belle, mais sinueuse. C’est une route de montagne qui emprunte les vallées et franchis des cols, un peut comme dans les Alpes, d’ailleurs le paysage y ressemble, prairie avec des vaches, forêts. Fini les grands espaces désertiques, ici ce n’est que torrents, cascades et lacs. Cependant, à la différence des Alpes, les 60 derniers kilomètres de belle route se sont transformés en piste parsemée de nids de poule voire même de nandou. En plus de ça les services des routes locaux font des travaux en plusieurs endroits avec à chaque fois des alternats. Sur une zone. Nous sommes même déviés par un bac qu’il faut attendre. Au final pour faire 222 km, nous aurons mis 6 h 10. Dans le bus, nous sommes 6 passagers, 2 Chiliens, 2 Hollandais et 2 Français moi compris. Les 3 autres voyageurs étrangers font un peu de route ensemble depuis 2 jours, comme moi, ils n’ont pas de point de chute à Puyuhuapi. Du coup, nous partons tous les 4 à la recherche d’un gîte. Nous avons tous le même critère : le prix. Le premier est trop cher, le 2e est complet, le 3e est le bon. Une fois installé, nous redescendons dans la salle commune, la télé est en marche et nous apprenons qu’un glissement de terrain c’est produit ce matin à Villa Santa Lucia ayant fait 2 morts et 8 disparus. La route pour El Chaitén est coupée pour une durée indéterminée à l’heure actuelle. Ça nous pose problème, à tous pour rejoindre nos prochaines destinations. Nous allons nous renseigner à l’office du tourisme. Une solution serait de rebrousser chemin pour rejoindre Puerto Cisnes et prendre un ferry pour l’île de Chiloé. Seulement le ferry part mercredi à 6 h du matin et le bus qui fait la liaison de Puyuhuapi – Puerto Cisnes est lundi. Nous verrons bien comment vont évoluer les événements. Ce soir, nous partons, les garçons, faire quelques courses pour demain et allons dîner ensemble au restaurant. Winny reste seule. Le Français Paul est sommelier, il connaît bien les vins du Jura, il a 28 ans, travail environ 7 mois par ans et le reste du temps, il voyage.
Dimanche 17 décembre 2017 (J123) 4 mois de voyage déjà, et toujours pas la nostalgie du pays, j’envisage même de prolonger le programme initial, mais je ne suis pas encore sur à 100 %. Je prendrai ma décision le moment venu en fonction de mes finances et du moral. J’ai laissé s’installer la routine et ai relâché mon attention. Ce n’est pas bon, car j’ai perdu un tricot de corps chaud et la sacoche de la tablette. Ça m’a servi, du moins je l’espère, d’avertissement. Depuis quelques jours, mon voyage à pris une nouvelle tournure, la région que je traverse est mal desservie par internet. Je ne peux pas trouver à l’avance de logements et dois les chercher à l’arrivée sur le lieu ou je me trouve. C’est moins confortable, mais je m’adapte. Aujourd’hui, c’est le 2e tour des élections présidentiel au Chili. Ce matin je pars avec mes 3 compagnons provisoires de voyage pour le parc national de Queulat. Encore une moisson de beau paysage vue. Nous y sommes allés en bus puis arrivés sur place, nous avons monté au mirador du glacier Ventisquero.
Aller retour, nous avons fait 12,2 km avec 386 m de dénivelé en 4 h 45 arrêt repas compris. Mes 3 compères sont jeunes 28 30 ans. J’ai eu un peu de mal à suivre le rythme des deux garçons, mais je suis mieux que la fille. Au bord du lac glaciaire, les deux jeunes hommes ont fait un concours, celui qui tiendrait le plus longtemps les jambes plongées dans l’eau glacée. J’étais chargé de chronométrer l’exploit. C’est Hans le néerlandais qui a abandonné le premier au bout de 8 min 15. Paul à résisté 15 s de plus.
Au retour, nous n’avions pas de bus avant 6 h du soir, nous avons tenté le stop, mais, il y avait déjà 2 auto-stoppeurs, c’était difficile. Malgré tout au bout d’une heure d’attente la chance nous a souri. Ce soir, nous allons au restaurant manger et demain nous quittons Puyuhuapi pour Quellon sur l’île de Chiloé. Eux poursuivront leur route tandis que moi, je resterai quelques jours pour visiter cette île classée au patrimoine mondial de L’UNESCO.
Lundi 18 décembre 2017 (J124) Journée calme. Départ pour Puerto Cisnes à 8 h et arrivé à 10 h soit 2 h pour faire le trajet de 94 km. Nous trouvons un hôtel pour 3. Winny en trouve un autre et nous rejoint. Le temps est couvert et il ne fait pas très chaud. À notre hôtel un poêle à bois est allumé, nous passons l’après-midi dans les canapés bien au chaud. En fin de journée, nous allons au restaurant manger une parrilla.
C’est un plat avec pour chacun deux saucisses différentes, un steak, une côte d’agneau tous deux énormes et 2 pilons de poulet le tout accompagné de frites. En sortant, nous sommes rassasiés. Je suis comptant d’avoir pu manger se plat avec ces amis. Seul, je ne pouvais pas le faire, car c’est cuisiné pour un minimum de 2 personnes. Images attachées: | | | À: Jef39 · 30 avril 2020 à 18:13 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 53 de 105 · Page 3 de 6 · 353 affichages · Partager Mardi 19 décembre 2017 (J125) Ce matin Hank part avec Winny par le ferry de 7 h pour Quellon. Paul et moi partirons demain, car il n’y avait plus de places. Je fais un petit tour dans le village de Puerto Cisnes. Ce village a été fondé en 1954, l’année de ma naissance. C’est étonnant pour moi, originaire du vieux continent, de constater qu’ici des villes ou des villages soient aussi vieux voir plus jeunes que moi.
El Chalten a été créé en 1970. De retour, je vais m’allonger avant de prendre, avec Paul, le bateau pour une promenade sur le fjord qui doit nous permettre de voir des dauphins. Nous embarquons à 13 h avec 4 autres personnes.
Après 1 h 30 de navigation, le capitaine nous propose de pêcher. Paul réussi à sortir un poisson,
moi rien. Le capitaine est plus adroit, il en sort beaucoup.
Au bout d’un moment, nous repartons pour accoster sur l’île Magdalena où se trouve un bassin naturel d’eau chaude. Nous nous baignons.
Au fond du bassin, l’eau est fraîche, mais en surface, elle est chaude et même brûlante par endroit. C’est très agréable ça me rappelle mon voyage en Islande. Une fois remontés dans l’embarcation, nous dégustons avec plaisir les poissons pêchés.
Le capitaine les a préparés durant notre baignade. C’est l’heure de reprendre la mer. Enfin, nous voyons les dauphins qui nagent contre le bateau et font des bonds hors de l’eau par fois juste à nos côtés.
Nous sommes de retour à 19 h. Cette journée en mer est la meilleure que j’ai passé depuis le début de mon voyage le temps sans être beau a été clément, pas trop froid et pas de pluie. Au retour alors que nous sommes tranquillement installés dans les canapés de notre hôtel, nous voyons une foule de gens qui se précipitent sur la partie haute du village. Comme il y a partout des panneaux indiquant où aller en cas de tsunami, nous nous inquiétons et quittons précipitamment l’hôtel pour suivre le mouvement. En fait, c’est un incendie qui s’est déclaré dans un commerce situé dans une rue un peu plus haut. Les flammes sortent par le toit, les gens débarrassent ce qu’ils peuvent et entassent ça sur le trottoir d’en face tandis que les pompiers tentent d’éteindre le feu. | | | À: Jef39 · 30 avril 2020 à 19:19 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 54 de 105 · Page 3 de 6 · 346 affichages · Partager Chili région Xmercredi 20 décembre 2017 (J126) Paul se lève à 5 h 30, car il a un entretien d’embauche par téléphone pour une place de sommelier dans un restaurant 2 étoiles Michelin à Reims. Moi, je sors du lit à 7 h. Lorsque je descends prendre mon petit déjeuner, Paul n’a pas eu la liaison avec son éventuel employeur, il est un peu dégouté de c’être levé si tôt. Pendant que je mange, il a son coup de fil par Whatsapp. Lorsque son entretien est terminé, il m’annonce qu’il est pris, il commence son travail le 18 janvier. Il est à la fois heureux, car, c’est un restaurant de renom et dans sa région, mais, il aura un contrat de 3 ans ce qui l’empêchera de voyager. A 9 h, nous embarquons sous la pluie, direction Quillon sur l’île de Chiloé. Le voyage doit durer 12 h pour faire 214 km. La première partie nous naviguons sur le canal de Puyuhuapi, un bras de l’océan pacifique entre le continent et une île. Ensuite nous rejoignons la pleine mer, mais, au milieu d’un archipel. Nous faisons une escale sur l’île de Melinka
puis nous finissons hors de vue des terres pour rejoindre Chiloé. La mer n’est pas très agitée, mais par moment le ferry tangue bien. Ce n’est pas comme le cargo. Avec cette traversée, j’aurai navigué sur 2 océans. Ce n’était pas prévu au programme initial, mais finalement ça me fait plaisir. En arrivant, Paul va voir s’il y a un bus qui part pour Puerto Montt. Je vais avec lui. Tout est fermé, nous cherchons donc un hôtel, nous en trouvons un rapidement et nous trouvons un autre Français de 24 ans. La patronne de l’hôtel renseigne Paul sur les horaires de bus. Il partira tôt, nous nous disons hors voir. Je vais reprendre mon voyage solitaire. Je n’oublie pas les obsèques de Jean. Ça a dû être difficile de chanter pour lui, pour moi aussi, ça me fera bizarre de ne plus le voir lorsque je reprendrai les répétitions.
Jeudi 21 décembre 2017 (J127) C’est l’été tout du moins sur le calendrier, car ici il fait frais et il y a un crachin qui va et vient un peut comme en Bretagne. Après m’être préparé, je pars à la recherche de l’office du tourisme puis je fais une excursion dans les environs de Quellon que je commande à l’office. Je suis seul avec le chauffeur du 4x4. Il me fait visiter les lieux touristiques de la région durant 3 h
j’apprends qu’il y a de nombreux élevages de saumons et de moules dans la baie.
Les éleveurs ont dû faire face à une bactérie et ont utilisé de grandes quantités d’antibiotique qui ont pollué une partie de la baie. A proximité des bassins d’élevage de saumon, sur terre, se sont implantées des usines de transformation des poissons. Ceux-ci arrivent directement du bassin à l’usine par un tuyau et sont expédiés dans le monde entier sauf en Europe, car nous sommes trop exigent quant à la traçabilité des produits. Les moules sont elles quasiment toutes exportées au Japon, je demande pourquoi les Japonais qui vivent sur des îles ne produisent pas eux-mêmes leurs moules. En fait, leurs eaux sont contaminées par la radioactivité des bombes atomiques de Hiroshima et Nagasaki et plus dernièrement la centrale nucléaire de Fukushima. J’ai également vu une entreprise artisanale de transformation de crustacés
et un atelier de construction de bateau en bois.
Ceux si sont fait comme Vincent avait réalisé la maquette du sien lorsqu’il était Moiran. De retour à Quellon, je déjeune au restaurant puis je fais un tour dans la ville, j’achète des fruits, mon billet de bus pour demain aller à Castro et je rentre à l’hôtel. Depuis que j'ai quitté Los Antiguos, dans tous les hôtels ou je suis passé, il y a une grosse cuisinière à bois comme nous en avions une à Saint-Germain lès Buxy. c’est le seul foyer de toute la maison.
Les chambres sont froides, plusieurs couvertures sont mises aux lits ce qui fait qu’on n’a pas froid la nuit. Par contre pour prendre la douche, c’est une autre histoire, ça n’incite pas à trainer. Ces pratiques me ramènent 50 voir 55 ans en arrière lorsque j’étais enfant. | | | À: Jef39 · 30 avril 2020 à 19:52 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 55 de 105 · Page 3 de 6 · 344 affichages · Partager Vendredi 22 décembre 2017 (J128) Je quitte Quellon pour Castro. C’est 1 h 45 et 113 km de voyage. J’arrive à 11 h 15, je n’ai pas d’hôtel réservé. Je marche un peu au hasard. En peu de temps, je vois une première enseigne, il y a de la place et le prix me convient, je pose mon chargement. Une fois installé, je vais à la pêche aux renseignements au point d’informations touristique. J’en ressors avec un plan de la ville sur lequel figure le tracé d’un circuit touristique. Mon après-midi est occupé. Je visite l’église tout en bois, les palafitos, des quartiers en bord de la baie où les maisons en bois sont sur pilotis, les miradors. Au total, je parcours 9 km. En cours de route je croise les 3 Parisiens que j’avais vus hier à l’office du tourisme de Quellon. Nous discutons un petit moment. De retour en ville, je fais quelques courses puis je rentre à l’hôtel. Images attachées: | | | À: Jef39 · 1 mai 2020 à 17:37 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 56 de 105 · Page 3 de 6 · 328 affichages · Partager Samedi 23 décembre 2017 (J129) L’île de Chiloé compte pas moins de 16 églises en bois classées au patrimoine mondial de L’UNESCO. Il y en a 4 à proximité de Castro qui sont facilement accessibles. Les autres sont sur des îles ou trop éloignées. J’ai vu hier celle de Castro, aujourd’hui je vais voir les 3 autres. 2 sont en direction du nord à Llau llao et à Rilan la dernière est à 4 km au sud de Castro à Nercon. A 10 h, je vais par le bus jusqu’à Liau llao. L’église est fermée, je demande à un riverain qui m’indique où me rendre pour qu’on m’ouvre. La personne détectrice des clefs ne peut ou ne veux pas ouvrir. Je repars avec juste une photo de l’extérieur.
Je poursuis ma quête du Graal en stop. J’arrive un peut avant midi à Rilan qui est à 27 km de Castro. J’ai été pris par 3 voitures et j’ai fini par le bus. Cette fois l’église est ouverte. Elle est entièrement en bois y compris l’hôtel.
Je prends mon repas de midi à l’unique restaurant du village. 3 chevaux sont attachés à la barrière du restaurant, ils appartiennent aux 3 jeunes qui déjeunent. Ici, les jeunes n’ont pas de motos, mais des chevaux.
Après manger, je fais un tour dans le village, mais, il n’y a rien à voir si ce n’est le paysage de la presqu’île. On se croirait en Normandie, les prés sont verts et délimités par des haies. Le ciel est changeant et la température agréable. Tout pareillement, la seule différence tient à l’habitat point de chaumière ici, seulement des maisons en bois avec des toits de taule ondulée.
Je rentre à Castro en auto-stop. Le retour s’effectue en 2 temps avec chaque fois très peu de temps à attendre. Fort de cette expérience, je me remets à faire du stop pour aller visiter la dernière église à Necron. Je suis chargé tout aussi rapidement. L’église est fermée. Un minibus de touristes est arrêté devant, la guide qui parle français me dit que c’est fermé puis le minibus repart. Je vais quand même voir si c’est bien fermé. Une affiche indique que l’entrée se fait par la porte latérale, j’y vais, elle est fermée et une affiche indique un numéro de téléphone pour que quelqu’un vienne ouvrir. Je ne peux pas téléphoner, heureusement un couple d’américain arrive, ils appellent et peu de temps après la personne vient nous ouvrir. Cette fois je peux même monter au balcon et faire le tour sous la charpente.
Les tours opérator ne se posent pas de question. Il faut vraiment les éviter autant que possible. Ils ont leurs programmes et le suivent à la lettre, quelles que soient les circonstances. Ils ne sont ici que pour encaisser l’argent des touristes sans chercher à le satisfaire sachant qu’ils ne les reverront plus. Il ne me reste plus qu’à rentrer bien sûr en stop et toujours sans difficulté. Je suis à l’hôtel à 16 h Image attachée: | | | À: Jef39 · 1 mai 2020 à 17:57 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 57 de 105 · Page 3 de 6 · 323 affichages · Partager dimanche 24 décembre 2017 (J130) Fort de mon expérience d’hier, je quitte Castro pour Ancud en stop. Le ciel est gris avec un léger crachin. Au bout d’une demi-heure d’attente, je suis pris, je fais 20 km avec cette voiture qui me laisse au milieu de nulle part. Le crachin s’est transformé en pluie fine. Un bus pour Ancud s'arrête, je ne poursuis pas l’expérience et je le prends. J’arrive à destination à 11 h il m’aura fallu 2 heures au total. Ancud est sous une pluie battante. J’avais repéré avant de partir une auberge de jeunesse bon marché sur mon application de cartes. Devant le terminal j’essaie de m’orienter. Une voiture me devinant en difficulté s’arrête et me propose de me déposer à l’hôtel. J’accepte. Arrivé sur place, il n’y a plus de chambres libres. On m’indique un autre hôtel, je m’y rends. Ça y est, j’ai un toit, mais sans internet. Qu’importe, il fait trop mauvais pour chercher autre part et de toute façon, vu la qualité du signal, ce n’est pas très grave, je ne reste ici qu’une nuit. Je pose mes affaires et repars au centre-ville pour déjeuner et faire quelques courses toujours sous la pluie. Je suis de retour vers 14 h bien mouillé, la déchirure de ma cape s’est agrandie et elle ne me protège plus très bien. Lorsque je reprends mon téléphone, celui-ci s’est réinitialisé. Toutes mes applications sont perdues. Me voilà dans de beaux draps. J’espère que demain de retour sur le continent, j’aurai une liaison Wi-fi de qualité afin de remettre tout cela en place.
Lundi 25 décembre 2017 (J131) C’est Noël. Je prends le premier bus pour Puerto Montt à 8 h 10. Le ciel est toujours bien noir et la pluie menace, heureusement mon hôtel est proche du terminal. Deux heures plus tard, je suis arrivé. Je prends ensuite le bus pour Puerto Varas. Pour une fois, je n’ai pas d’attente. J’arrive à 10 h 50 après 114 km et la traversée par le bac du bras de mer qui sépare l’île de Chiloé au continent. Je n’ai toujours pas d’internet et le bus me dépose en pleine ville. Je ne sais pas où je suis, de plus tout est fermé. J’en suis réduit à demander à un passant où il y a un hôtel. Il me montre, j’y vais. Cet hôtel est un peu plus cher que ce que j’ai l’habitude de prendre tant pis. En voyant la chambre, elle n’est pas mieux que les autres, un réduit ou il n’y a que la place du lit et un petit passage le long pour y accéder ainsi que la place pour ouvrir la porte et c’est tout soit environ 3,50 x 1,50 m. Comme les autres chambres, les murs sont en lambris ici peints tandis qu’ailleurs, ils étaient vernis. Le sol à la différence des autres est revêtu d’une moquette. Autre différence, il n’y à pas de fenêtre, mais un puits de lumière au plafond qui ne dispose pas de rideaux pour le fermer. Une fois installé, je reconfigure mon téléphone et réinstalle mes applications les plus urgentes. Malheureusement, je n’arrive pas à faire fonctionner le GPS. C’est bien fâcheux. J’espère que c’est les Américains qui ont coupé le signal et que demain ça fonctionnera à nouveau, car je ne vois pas ce qui cloche. Ensuite, je cherche un restaurant pour déjeuner. Tout est clos, je dois me résoudre à manger un sandwich. Pour un repas de Noël, ce n’est pas très fastueux. Je fais un petit tour de ville sans trop d’enthousiasme, il tombe une petite bruine. Je ne sais pas ce que je vais faire. J’ai bien envie de tirer rapidement sur Santiago. Je verrais demain.
Mardi 26 décembre 2017 (J132) La ville est à nouveau en activité. Mon téléphone refuse toujours de me localiser. Après déjeuner, je demande à l’hôtelier si je peux laisser mon sac à dos jusqu’à ce que je quitte la ville. Pas de problème, il le met dans un placard fermant à clef. Ensuite, je vais à l’office du tourisme situé au bord du lac chercher un plan de la ville, ici ils le vendent. Je ne le prends pas et vais à l’autre bureau que j’avais repéré hier et situé au centre-ville. Là on me le donne avec les indications des lieux remarquables. Je demande s’il est possible de se rendre à Bariloche en passant par Petrohue. C’est possible, mais horriblement cher, 280 dollars. J’abandonne donc cette variante et je décide d’aller à Santiago directement comme prévu dans mon projet initial. Ici, il n’y a pas de gare de bus centrale. Seules deux compagnies ont un bureau, Andersen et Crus del Sur. La première est fermée lorsque j’y arrive, je prends donc un billet à la seconde. Une fois ces formalités accomplies, je visite la ville, un circuit est tracé sur le plan. Je le suis avec rigueurs et méthode - À chaque lieu remarquable, je prends une photo. Cette ville a été à la fin du XIX° siècle un point de chute pour les colons allemands. Ils ont apporté leurs habitudes et encore aujourd’hui ça se voit. Il y a des écoles, des rues, des établissements aux noms allemands, certains écriteaux sont en lettres gothiques, j’ai même vu un vieux monsieur avec un chapeau de style tyrolien avec la plume. Lorsque j’ai visité l’Église catholique, on m’a demandé si j’étais catholique ou luthérien ! Je pense qu’après la dernière guerre mondiale, cette ville a servi de refuge aux nazis. Après avoir bouclé mon circuit, je déjeune puis je tue le temps, mon bus étant à 20 h 35. J’ai enfin compris ce qui s’est passé avec mon téléphone. L’autre jour il c’est allumé dans ma poche comme ça arrive de temps à autre, mais, cette fois, il c’est ouvert sur une fonction que je ne connaissais pas et qui permet de créer un compte d’un autre utilisateur ce que j’ai fait croyant qu’il c’était réinitialisé. En cliquant sur mon compte d’origine, j’ai tout retrouvé. Du coup, j’ai supprimé le nouveau compte qui ne me sert à rien. En fin de journée, je récupère mon sac à dos et je me rends à l’arrêt de bus pour Santiago. Le bus à 25 min de retard. Lorsque je monte, je m’aperçois que c’est un bus classique alors que je pensais avoir une place semis cama. De plus, le bus fait omnibus, il s’arrête partout. Il y a un peu plus de 1000 km à parcourir, je pense que je ne serais pas frais à l’arrivée. Images attachées: | | | À: Jef39 · 10 mai 2020 à 11:46 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 58 de 105 · Page 3 de 6 · 296 affichages · Partager 10 jours d'arrêt de notre feuilleton ! Etes-vous malade ? | | | Non tous vas bien, Je vous remercie. j'ai simplement fait une petite pose. Je vais m'y remettre. | | | À: Jef39 · 10 mai 2020 à 18:21 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 60 de 105 · Page 3 de 6 · 278 affichages · Partager Santiago du Chili et l’île de Pâques
mercredi 27 décembre 2017 (J133) 9 h 30, je sors du bus pas mécontent de pouvoir étirer mes jambes. Je n’ai pas très bien dormi, plutôt sommeillé, cependant je ne me sens pas fatigué. Le terminal de Santiago ne dispose pas de point d’informations et la batterie du smartphone est à plate. Je suis livré à moi même au milieu de cette capitale. Je remarque un passager du bus qui semble bien savoir où il va. Je le rattrape et lui explique mon cas. Il me propose d’aller avec lui, il a un ami qui tient un café ou je pourrai recharger mon téléphone et chercher un hôtel sur internet. Après avoir pris le métro et un taxi, j’arrive au dit café et je commence mes recherches. Je trouve une auberge de jeunesse à un prix défiant toute concurrence : moins de 10 euros la nuit. Allons-y, je réserve. À ce prix, je ne sais pas bien sur quoi je vais tomber. Ensuite, je chercher un vol aller et retour pour l’île de Pâques la ce n’est pas la mème musique. Je le prends quand même. Enfin, je retiens un hôtel sur l’île. Je pars du 4 au 11/01/2018. Ce sera mon cadeau de Noël et mes vacances. Il est temps maintenant de me rendre à ma nouvelle résidence. Le téléphone est suffisamment chargé pour me guider. Je reprends le métro. Une fois sur place, je suis agréablement surpris. Les chambres sont propres et spacieuses, il y a des salons bien agencés, le petit déjeuner est compris et on peut cuisiner. Mon cerveau réfléchi rapidement. Demain, je vais à Valparaiso pour deux nuits puis je reviens ici pour visiter la ville jusqu’au 4 janvier et je reprends une chambre la nuit du 11 au 12 avant de repartir sur Mendoza. Ceci étant fait, je me pose et me mets à jour de mes envois de journal à mes correspondants. Enfin, je vais changer de l’argent, je trouve un centre d’information touristique et je fais des commissions. Enfin, je suis de nouveau en short et ti shirt. Ça fait bien longtemps que ce ne m’était pas arrivé. Le ciel est bleu et il fait chaud.
Jeudi 28 décembre 2017 (J134) Ce matin, j’ai tout mon temps, il y à des bus pour Valparaiso toutes les ½h. Malgré tout, je quitte l’hôtel à 9 h 20. La station de bus n’est pas à la porte à côté. Il me faut ½h pour y arriver en ayant pris le métro. Mon bus part à 10 h 15 et j’arrive à Valparaiso à 12 h 30. Je n’y voyais pas si loin. Sur place, je trouve rapidement une auberge de jeunesse qui comme moi n’est plus toute jeune. Je m’en accommoderai pour les 2 nuits que je dois y passer. J’ai vu pire. Une fois ma chambre donnée, je me trouve un restaurant pour déjeuner puis je reviens pour une sieste. Ensuite, je me lance dans l’exploration de cette ville mythique. Je prends beaucoup de photos, mais ce n’est pas suffisant pour rendre l’atmosphère qui y règne. Il manque le son. La ville est très animée, la circulation est dense et les automobilistes peu patient, ils claquent-sonnes pour un oui ou un non et c’est à celui qui fera le plus de bruit. La musique envahit la rue, que ce soit des orchestres ou la sono des terrasses des bars. Il y a aussi les vendeurs qui haranguent le chaland. Je n’ai pas pris toutes les façades peintes, car j’aurais rempli la mémoire de l’appareil photo. J’ai parcouru 12 km avec 240 m de dénivelé. Je n’ai pas compté les marches d’escalier, mais je peux assurer qu’il y en a beaucoup. Images attachées: | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 304 visiteurs en ligne depuis une heure! |