Jef39 · 29 mars 2020 à 12:46 · 987 photos 105 messages · 6 participants · 4 290 affichages | | | | À: Jef39 · 7 avril 2020 à 20:59 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 21 de 105 · Page 2 de 6 · 602 affichages · Partager bonjour jef39
[citation.]Il y en a à plein dans la région de Mercedes. A ce que l’on dit, ce gauchito aurait déserté l’armé après la guerre des 3 alliances et aurait été exécuté vers Mercedes. Il aurait prédit à son bourreau que son fils serait malade, mais qu’il guérirait si celui-ci le priait après sa mort. En rentrant chez lui, le bourreau trouva son fils effectivement malade, il pria Antonio Gil et son fils fut guéri, à la suite de quoi il donna au gauchito une sépulture correcte. La nouvelle du miracle s’est répandue dans la région. Gauchito Antonio Gil est ici vénéré comme un saint. Les gens qui ont une demande ou un remerciement à exprimer à ce saint viennent déposer une offrande devant l’un de ses oratoires. La tradition veut que ces présents soient de couleur rouge, vin, fanion, cigarettes, etc.
Ce n'est pas que dans la région de Mercedes que le Gauchito Gil est vénéré, on trouve des petits oratoires un peu partout en Argentine, mais c'est dommage que tu n'ai pas visité l'énorme sanctuaire ã 8 km de Mercedes dédié à Gauchito Gil, tu as du passer devant en bus si tu venait de Corrientes. D'ailleurs il n'y a pas que Gauchito Gil de venerė en Argentine tu trouveras aussi beaucoup de sanctuaires dediés à la Difunta Correa un peu partout et ainsi que surtout dans la province de Corrientes et Entre Rio, San Muerte.... Cordialement | | | C'est vrai. Je savais qu'il y avait à proximité de Mercedes un mémorial, mais je ne l'ai pas vu. C'est vrai aussi que ce Gauchito est vénéré, un peut partout, en Argentine j'ai vu beaucoup d’oratoires le long des routes. Les routiers s'y arrêtent pour lui faire une offrande toujours de couleur rouge. J'en parle ici parce que ce serait dans cette région que ces évènements se seraient passés et aussi parce que mon bus a fait une pause devant. | | | À: Jef39 · 8 avril 2020 à 10:07 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 23 de 105 · Page 2 de 6 · 579 affichages · Partager Merci Jean-François de m'enchanter (nous enchanter) avec ce beau périple. Les photos | | | À: Jef39 · 9 avril 2020 à 21:31 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 25 de 105 · Page 2 de 6 · 532 affichages · Partager Image attachée: | | | À: Jef39 · 9 avril 2020 à 21:56 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 26 de 105 · Page 2 de 6 · 528 affichages · Partager Images attachées: | | | À: Jef39 · 9 avril 2020 à 22:11 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 27 de 105 · Page 2 de 6 · 527 affichages · Partager | | | À: Jef39 · 10 avril 2020 à 21:49 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 28 de 105 · Page 2 de 6 · 510 affichages · Partager Province de Buenos-Aires
vendredi 20 octobre 2017 (J65) Oouiiiiiiii ! J’ai à nouveau battu mon record personnel de temps d’attente de bus : 14 h 50 je suis à Mercedes en transit. Il n’y a rien à faire dans cette ville. J’ai quitté l’hôtel à 10 h, heure limite, et mon bus doit partir à 23 h 30, mais il a du retard. Je pars à 0 h 50. Je commence par aller prendre un petit déjeuner que je fais durer. En y allant, j’ai repéré un bourrelier. Je passe le voir pour lui demander s’il peut recoudre la poche de mon petit sac à dos. En fait, il ne fait que de la vente, mais il semble s’ennuyer dans sa boutique et je suis une bonne aubaine pour entamer une conversation. Ça m’arrange aussi vu que je n’ai rien à faire. Il est pas loin de midi lorsque je le quitte et j’ai une adresse d’un restaurant pas cher. Avant d’y aller, je passe une heure sur la place centrale de la ville. Le restaurant que m’a indiqué le bourrelier est chic. C’est la première fois de mon voyage que je mange dans un tel endroit, j’ai même une serviette en tissu. J’ai droit à un amuse-bouche puis je prends une escalope de volaille avec de la purée de patate douce. C’est servi avec du jus de citron, c’est délicieux. Le prix n’est effectivement pas cher. L’après-midi, je vais me réfugier dans l’entrée de l’hôtel. Je sais que le patron n’arrive qu’a 17 h 30, donc je ne risque rien, mais je ne suis tout de mème pas tranquille. Au bout de 20 min, je retourne sur la place à l’ombre des arbres. J’y reste jusqu’à 18 h. Je ne fais rien, je ne pense à rien, je suis détendu et je regarde les passants. Je m’étonne de ma capacité à rester sans occupation si longtemps. Je vois passer un homme en habit traditionnel du pays, il y en a encore beaucoup, après son passage, je regrette de ne pas l’avoir pris en photo, sur-le-champ, je n’y ai pas pensé. Je pars donc à la chasse au gaucho typique. Je me rends au terminal de bus, il y a beaucoup de mouvement, j’ai une chance d’en trouver un. Banco, j’en tiens un. Il est au téléphone, dès qu’il a terminé, je l’aborde. Le coup de fil s’éternise, il se déplace, je ne le quitte pas des yeux. Tout d’un coup, il part de l’autre côté de la rue et monte dans une voiture. C’est raté. Je me remets à l’affût, mais, il est trot tard, le gibier a disparu. Il est 19 h 30, je trouve un petit resto pour dîner et je reviens au terminal attendre à nouveau. Jusqu’à 23 h 45, pas de souci ensuite ne voyant toujours pas arriver le bus, l’inquiétude me gagne. Il finit par arriver avec 1 h 20 de retard.
Samedi 21 octobre 2017 (J66) J’ai passé la nuit et une partie de la matinée dans le bus. Il est 10 h lorsque j’arrive au terminal de retiro à Buenos Aires. C’est immense, il y a une organisation semblable à un aéroport. Je mets du temps avant de trouver le point d’information touristique. Une fois avoir récupère un plan de la ville, j’ai du mal à m’orienter. Ce quartier est bordé de grandes avenues avec peu de croisements. Par deux fois, je me trompe de direction. Je demande aux passants mon chemin, la 3e tentative est la bonne. J’arrive vers midi chez mon logeur. L’après-midi, je commence mes recherches de logement sur Mar del Plata puis je vais m’acheter à manger pour ce soir. De retour, j’ébauche un planning de ce que je vais pouvoir visiter les prochains jours.
Dimanche 22octobre 2017 (J67) C’est jour d’élection en Argentine. Ce matin, je me suis levé à 9 h 30. J’avais besoin de sommeil. Après avoir déjeuné, lu mes messages et fait quelques courses, je quitte l’appartement, il est 11 h 40. Je vais à pied dans le centre historique place de Mayo.
Je visite entre autres, la cathédrale,
vois la Casa Rosada qui est l’équivalent du palais de l’Élysée.
Je vais place San Martin
puis à la gare pour trouver les horaires de train pour me rendre à Tigre demain. Je n’ai pas ce que je cherche. Je reviens à la maison en passant par la rue Santa Fe et je visite la librairie El Ateneo Grand Splendid. Cette librairie occupe un ancien théâtre, les rayonnages sont dans le parterre et les loges, la scène est occupée par un salon de thé. c’est original et très réussi.
J’arrive à la maison vers 17 h. Je me pose. L’appartement est dans un immeuble ancien avenue Pueyrredon. Il est occupé par plusieurs jeunes colocataires musiciens. Ils ont chacun une chambre et ils répètent leurs mélodies à la guitare et de la batterie. Je ne sais pas comment réagissent les voisins. Image attachée: | | | À: Jef39 · 10 avril 2020 à 22:31 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 29 de 105 · Page 2 de 6 · 508 affichages · Partager Lundi 23 octobre 2017 (J68) Ce matin je me lève à 8 h pour partir à Tigre mais, avant je dois changer de l’argent. J’ai trouvé sur le téléphone une application qui donne une carte de Buenos Aires qui fonctionne hors connexion. Je trouve ainsi facilement où sont les banques dans le quartier. A 9 h je suis dehors. Je trouve une première banque qui est fermée, j’en trouve une deuxième également fermée. On me fait comprendre de l’intérieur qu’elle ouvre à 10 h. À la troisième, je comprends que toutes les banques ouvrent à 10 h. À la quatrième, je vois une file de 3 personnes qui attende, il est 9 h 30. Que faire ? Si je rentre à l’appartement pour attendre l’heure d’ouverture, la file va s’agrandir et je vais perdre encore plus de temps donc, j’ai meilleur temps d’attendre devant cette banque. Ça va me changer d’attendre les bus. Arrivé à mon tour, je demande à changer des euros. On me demande si je suis client, bien sûr que non. Ils sont désolés, mais il n’y a que les clients qui peuvent changer. Je suis sûrement plus désolé qu’eux. Ils m’indiquent une autre banque ou je pourrai faire mon change. j’y vais heureusement il n’y a pas de queue, par contre j’ai la même fin de non-recevoir. Eux m’indiquent une boutique de change dans la galerie commerciale à 2 pas de là. Je m’y rends, elle est encore fermée et une petite queue de 3 personnes s’est déjà formée. Je refais la queue. Lorsque j’ai enfin réalisé l’opération, il est 11 h. Je rentre à l’appartement ranger mes liasses de billets. Plus question d’aller à Tigre, c’est trop tard, j’irai demain. Je décide d’aller visiter le quartier de Boca. Hier le propriétaire m’a prêté sa carte Subes pour les transports en commun, je n’ai pas besoin d’en acheter une. Je la charge de 30 pesos. Avec cette carte, pas besoin de billets, on la recharge quand elle est vide et on la présente devant un lecteur à l’entré du métro, des bus ou du train et elle est débité à chaque utilisation. Ça à l’air pratique. Les transports urbains à Buenos Aires sont très compétitifs, 7,50 ARS un trajet, ce qui correspond à 0,37 euro. J’utilise donc le métro puis le bus et enfin mes pieds pour me rendre sur mon lieu de visite. Le quartier est très coloré et très touristique.
C’est un peu comme à Montmartre, il y a beaucoup de peintres qui exposent dans la rue,
des marchands de souvenirs à profusion ainsi que des restaurants avec leurs danseurs de tango pour appâter le client.
Il est 13 h donc l’heure de déjeuner. Les prix sont élevés, je m’éloigne donc et trouve un restaurant moins cher. Ce doit être le lieu de rencontre des supporters du club de foot local. Les murs sont couverts de photos
et d’étagères avec des coupes. Après versification Diego Maradona a joué dans l’équipe locale : La Boca Junior. Après ce repas, je me dois d’aller voir le stade
puis je retourne dans la zone touristique pour en terminer la visite. Malgré l’abondance d'échoppes à souvenir, le quartier est agréable.
Ensuite je vois sur ma carte un autre centre d’intérêt qui bien qu’un peut éloigner me rapproche du métro. Je m’y rends donc. C’est la rue Tanin. Cette rue n’est pas du tout touristique, une voie ferrée la surplombe. Son originalité vient des façades qui sont toutes décorées.
Après cette visite, je rentre par le métro à l’appartement, il est 17 h passé, je commence à fatiguer. | | | À: Jef39 · 11 avril 2020 à 21:11 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 30 de 105 · Page 2 de 6 · 481 affichages · Partager Mardi 24octobre 2017 (J69) Ma fin de nuit est difficile, une dent me taquine. Une fois debout, je ne la sens plus. J’hésite. Je fais appel à l’assistance pour qu’ils me trouvent un dentiste ou j’attends pour voir si ça persiste. Je choisis la deuxième solution. Je dois partir pour Mar del Plata vendredi et j’ai un hébergement en couchsurfing pour 3 nuits. Je me prépare et vais à Tigres, une ville rattachée au grand Buenos Aires, qui est sur le confluent du Rio Parana et du Rio Uruguay. J’ai 1 h 30 de trajet en métro et en train. J’arrive ers 11 h. Une fois sur place je goute à la tranquillité du lieu, rien à voir avec le centre de Buenos Aires qui n’a rien à envier aux grandes métropoles européennes. Ici les rues sont calmes. Comme d’habitude, en arrivant je cherche l’office du tourisme et demande un plan de la ville. Ensuite je fais le tour des embarcadères. Rien ne part avant midi. Sur les conseils de l’office, je décide donc d’aller au port aux fruits. C’est u grand bazar pour touristes ou il n’y à pas de fruits. Je trouve un restaurant ou il y a du poisson avec des légumes. Je n’hésite pas un instant, j’y vais. Enfin je vais manger autre chose que de la viande et des pommes de terre. En sortant de table, j’ai juste le temps de prendre mon billet et de monter dans le bateau pour une ballade de 2 heures sur les canaux de Tigre. Les guides disent que c’est la Venise de l’Amérique, je ne suis pas d’accord. Les canaux de Venise sont en ville ici c’est la campagne ou alors des lotissements. Les canaux sont bordés de belles et moins belles propriétés avec des gazons à faire pâlir les Anglais, puis au bout d’une heure 1/4 de navigation on arrive en pleine nature avant de revenir. Je repends le train pour l’appartement. Je suis fatigué et je m’endors dans le train. Je ne risque pas de louper l'arrêt, je descends au terminal. Ma dent me chatouille un peu en milieux d’après-midi. Je verrai demain matin comment la nuit ce sera passé. Images attachées: | | | À: Jef39 · 11 avril 2020 à 21:57 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 31 de 105 · Page 2 de 6 · 479 affichages · Partager Mercredi 25 octobre 2017 (J70) Il y a des jours ou on ferait mieux de rester coucher. Ce matin, j’ai pour projet d’aller voir la tombe de Carlos Gardel puis aller au music-hall la viruta tango pour réserver un spectacle ce soir. Le métro me mène au premier endroit puis le second se fait à pieds, ce n’est pas loin. Je ne sais pas pourquoi, en sortant de la maison, je me dirige directement à pied au club Viruta tango. C’est en cour de route que je constate l’erreur, mais je suis déjà trop loin pour rebrousser chemin. Je passe par des rues de traverse pour rejoindre le cimetière. Il me faudra plus d’une heure de marche pour y arriver alors que j’aurai pu y être en 1/4h. En chemin j’ai rencontré un Français, on a fait un bout de chemin ensemble. Une fois immortalisée la tombe de cette idole du tango
, je reprends le cours de mon programme initial. Lorsque j’arrive au club, on me dit que c’est une école de tango, qu’il n’y a pas de spectacles. Mes propriétaires m’ont mal renseigné. Si je vois un spectacle de tango, ce ne sera pas à Buenos Aires. Je continue mon chemin dans le quartier de Palermo
jusqu’au jardin. J’achète de quoi déjeuner et je pique-nique sur la pelouse à l’ombre d’un arbre. Ça fait 3 h½ que je marche, je reste ici 1 h½ pour me reposer. A 14 h, je reprends ma route pour aller voir le musée d’art latino-américain de Buenos Aires le MALBA.
Je ne vois que la façade, il est fermé jusqu’au 2 novembre. A coté du musée, je vois un arrêt pour le bus touristique, j’y vais, j’attends le bus, lorsqu’il arrive je monte, vais pour prendre mon billet. Le chauffeur n’a plus de billets à vendre. Je retourne au parc et décide de visiter le jardin japonais de Buenos Aires.
En quelques minutes je me retrouve à l’autre bout du monde. Après cette visite, je me téléporte à nouveau à Buenos Aires et je pars en direction du métro pour rentrer. En chemin je passe devant le musée des arts décoratifs. N’ayant pu voir le MALBA, je me rabats sur les arts décoratifs. Je ne décorerai pas mon intérieur comme ça. C’est une maison bourgeoise du XIX° siècle,
je ne sais pas pourquoi ils ont appelé ce musée musée des arts décoratifs ! Enfin j’arrive à la bouche de métro. Il est 17 h lorsque je rentre. Je prends une douche et fais tourner une lessive. Je finis ma journée en cherchant un couchsurfing sur Puerto Madrryn.
Image attachée: | | | À: Jef39 · 11 avril 2020 à 22:19 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 32 de 105 · Page 2 de 6 · 478 affichages · Partager Jeudi 26 octobre 2017 (J71) Aujourd’hui c’est ma dernière journée à Buenos Aires. Je la fais cool en prenant le bus touristique. Il me faut toute la journée pour faire le tour complet, parce que Giuliana, ma logeuse de Mar del Plata m’a concocté un jeu de piste. Elle m’a demandé hier soir de lui acheter une crème et m’a donné l’adresse ou la trouver. Comme ce n’est pas très loin d’un arrêt du bus touristique, j’ai accepté. Arrivé à l’adresse, je constate que ce n’est pas un magasin. Je sonne au numéro qu’elle m’a indiqué, la personne me répond, mais n’ouvre pas. Heureusement, j’ai un accès internet libre ce qui me permet d’entrer en contact avec Giuliana. Au bout d’un moment, je comprends qu’elle s’est trompée d’adresse et elle me donne la nouvelle. C’est la rue d’à côté. J’y vais c’est un immeuble. Je sonne. Cette fois, c’est la bonne. Une jeune femme m’apporte la crème. Je paye et je retourne à l’arrêt de bus, je déjeune sur le parcours. Une fois arrivé, j’attends le passage du bus une bonne½h. Je rentre à l’appartement vers 18 h.
Image attachée: | | | À: Jef39 · 12 avril 2020 à 21:41 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 33 de 105 · Page 2 de 6 · 457 affichages · Partager Vendredi 27 octobre 2017 (J72) Ce matin je me lève à 7 h 45 avec un bon rhum. J’ai pris froid hier sur le bus à impériale du circuit touristique. A 8 h je quitte le logement accompagné de Guillermo jusqu’au métro pour que je lui rende sa carte Sube. Il pleut à Buenos Aires, heureusement je n’ai pas beaucoup de trajets à faire à l’extérieur. Je suis en avance pour prendre le bus : 3/4h. Aujourd’hui il est à l’heure. Mais à l’arrivée, il a 3/4h de retard. C’est la sœur de Giuliana qui doit venir me chercher. Je ne vois personne qui m’attend. J’envoie un message et j’apprends que sa sœur est malade, qu’elle ne peut pas passer me prendre. Après quelques échanges, j’ai l’adresse, je trouve un plan de la ville et me voilà parti à pied comme d’habitude avec mon gros sac sur le dos. Une bonne ½h après, je suis arrivé. Pour la première fois en couchsurfing, je tombe dans une maison nickel. Les parents de Giuliana m’attendent ainsi que sa sœur. On m’offre un thé avec un verre du lait puis on m’interroge sur mon voyage. Je monte dans ma chambre, je déballe mes affaires. Quand je redescends, les parents ont disparu. Je dîne avec la sœur de Giuliana qui a fait cuire des steaks et préparé une salade. À la suite du repas nous discutons un peu et je monte me coucher.
Samedi 28 octobre 2017 (J73) Je n’ai pas passé une bonne nuit avec mon rhume. Je descends prendre un petit déjeuner puis je prends un comprimé de paracétamol, une infusion de gingembre et je remonte me coucher. Je redescends à 12 h 30 en meilleur état, mais ce n’est pas encore la grande forme. Après manger, les parents de Giuliana me proposent de m’emmener voir la ville. Je ne peux tout de même pas refuser. La ville est très grande, 1 M d’habitants, on va au port, sur la jeté
ou des lions de mer se prélassent sur un banc de sable puis nous longeons le bord de mer et les plages
pour arriver à une construction qui semble être un château fort et qui s’appelle toron del monte.
Au retour, je me propose de préparer un dessert, le gâteau de patate douce. Pas de problème. Lorsque j’épluche les patates, elles sont blanches alors que j’ai l’habitude de faire ce gâteau avec des roses. Je le dis, mais ici ils ne connaissent que cette variété. J’espère que ce sera bon. Pas de problème, il est bon. La maman a eu du mal à s’arrêter d’en manger. Nous sommes 3 à table la sœur de Giuliana sa maman et moi. Giuliana et son papa travaillent de nuit. Elle dans un restaurant et lui au casino.
Dimanche 29 octobre 2017 (J74) Ce matin je reprends une infusion de gingembre. C’est vraiment efficace. Mon rhum a quasiment disparu et je n’ai pratiquement plus mal à la gorge. C’est mieux que l’infusion de thym. En attendant que les travailleurs de nuit se lèvent, je me mets à la recherche d’un airbnb à Puerto Madryn. j’en trouve un rapidement puis je cherche un couchsurfing sur Trelew. j’ai une réponse positive dans la matinée. Me voilà tranquille pour quelques jours. Lorsque le papa est prêt, nous partons manger au restaurant à la Sierra del los Padres.
c’est à environ 30 km de Mar del Plata. Je me propose de payer le vin et laisse choisir le papa, car je ne connais pas les vins argentins. Il hésite, car le meilleur est bien plus cher, je lui dis qu’il n’y a pas de problème donc il le commande. Je peux bien leur faire ce plaisir, j’aurai passé 3 nuits chez eux nourri, logé et promené. Le vin est effectivement très bon un montechenot de la bodega Lopez de Mendoza millésime 2004 servi à la bonne température. Le papa et la maman ajoutent 2 glaçons dans leur vin. Je ne peux m’empêcher de dire que c’est un sacrilège. Le repas terminer, nous allons faire un petit tour à pieds le site est jolie
il y a une statue d’une vierge avec une quantité de foulards attachés qui sont autant d’ex-voto.
Ensuite, nous faisons un tour de voiture dans le pays pour voir les villas puis ont passent par la laguna del los padres.
Lorsque nous arrivons à la maison, la pluie se met à tomber abondamment. La journée se termine avec la famille à qui je montre mes photos, nous dînons et je me couche, il est 23 h.
Lundi 30 octobre 2017 (J75) Ce matin lorsque je me lève vers 8 h, tout le monde est parti au travail ou dort. J’étais prévenu et on m’avait préparé un parcours pour visiter la ville.
Je pars donc à pied vers 9 h. Je commence par aller prendre mon billet de bus puis je vais en ville. Je suis toujours étonné de voir comment les Argentins sont disciplinés. Devant chaque édifice public, les gens attendent en file indienne sans bousculade,
sans chamailleries du type « j’étais là avant » idem aux arrêts de bus, sur les quais de gare. Nous français, devrions prendre exemple. D’ailleurs, je me suis fait gentiment remettre en place (c’est le cas de dire) au bout de la file pour monter dans le bus touristique à Buenos Aires. J’ai déjeuné sur le bord de mer du poisson et une coupe de fruits ensuite, je suis rentré il était 15 h. Je prends ma douche, je me change et je prépare mon sac. Ce soir je quitte Mar del Plata pour Puerto Madryn à 20 h 45. S’il n’y a pas de retard, j’y serai demain à 13 h. Je vais quitter la famille de Giuliana. C’est elle qui m’emmènera au terminal de bus en voiture. Vraiment, j’ai été accueilli comme un membre de la famille. Sans eux, je n’aurais pas vu le 10° de ce qu’ils m’ont fait découvrir. Merci et encore merci. | | | À: Jef39 · 12 avril 2020 à 22:02 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 34 de 105 · Page 2 de 6 · 456 affichages · Partager Province du Chubut
Mardi 31 octobre 2017 (J76) Voilà une nuit passée dans le bus qui se termine, mais pas le voyage. Il est 9 h du matin, l’arrivée pour Puerto Madryn est prévue à 13 h. Je ne peux pas dire que j’ai bien dormi. Les sièges ne sont pas très confortables, depuis dimanche j’ai mal au dos et deux individus ont parlé fort jusque tard dans la nuit. Mon sommeil a été haché et léger, mais j’ai dormis pour preuve se rêve. Je me trouvais dans le bus à dormir quand tout à coup je me réveille je regarde à l’extérieur et vois que nous sommes à Saint-Germain lès Buxy sur la route du Marnizot à l’angle du chemin ou vivait la famille Badet. Branle-bas de combat. Dans quelques minutes, j’arrive à la maison. Je trouve que le bus a été rapide et là, je me réveille pour de bon. Il me faut quelques secondes pour revenir dans la vraie vie et quelques heures pour retrouver le sommeil. Vers 10 h, le bus fait l’objet d’un contrôle de police. Les 3 personnes qui parlaient fort sont priées de descendre du bus et sont interrogées, leurs bagages en soute sont fouillés. Au bout d’un moment, un policier monte et nous donne quelques informations. Je ne comprends pas tout, mais je pense que le poste de police n’est pas assez important pour qu’ils les gardent. Le chauffeur du bus les conduira au poste de la prochaine ville. Je n’en suis pas sur. On verra bien. En tout cas, ils ont remonté et on ne les entend plus. Je pense que le voyage va durer plus longtemps que prévu. Je profite maintenant de mon temps restant du voyage pour donner quelques informations.
l’affaire Maldonado Depuis plusieurs semaines, je vois des affichettes fleurir sur les poteaux, les murs, etc. Sur cette affichette en noir et blanc est représenté le visage d’un homme barbu et dessous, une question : « où est Maldonado? » L’autre jour à Corrientes, j’ai vu qu’aux informations télévisées qu’on parlait aussi de ce Maldonado. A Buenos Aires, une multitude de tracts avec toujours la même question étaient placardés plaza Mayo. Je me demande bien ce qui se passe pour qu’apparemment tout le pays s’interroge sur se qu’est devenu cet individu et qui il est pour que tout le monde s’intéresse à sont sort. Avant hier de nouveau les informations télévisées parlent de lui. Je demande à mes hébergeurs ce qu’il en est. Maldonalo est un jeune leader de 28 ans d’une association de défense du peuple mapuche dans le sud de l’ Argentine. Cette association milite pour que les terres mapuches qui ont été confisquées au profit des colons leur soient restituées. Courant août, lors d’une manifestation durement réprimée par la police, ce jeune homme à disparu. Personne ne sait où il est. Cette disparition suspecte réveille chez les Argentins de vieux démons de la dictature, la police est soupçonnée de l’avoir fait disparaître d’où cette forte mobilisation. Bien sûr le gouvernement réfute ces accusations et prétend qu’il s’est noyé. Qu’en est-il ? Je ne sais pas. Cette affaire est-elle parvenue jusque chez nous ? Je ne sais pas non plus.
Les villes d’ ArgentineApparemment, toutes les villes et villages argentins et, je suppose, d’Amérique latine, puisqu’en Uruguay et au Paraguay c’était pareil, sont organisés de la mème façon. Les rues se coupent à angle droit formant des carrés d’immeuble ou de place. A part les grandes avenues qui sont à double sens, elles sont à sens unique une sur deux dans un sens, les autres dans l’autre sens. Par contre, je n’y à pas de sens interdit ou obligatoire. Les noms de rues sont sur des poteaux, un seul poteau à chaque carrefour, où est indiqué le nom des 2 rues, les numéros correspondant au carré et le sens de circulation par une flèche (ou deux, si la rue est à double sens). Il faut savoir. La numérotation est différente de chez nous. Le premier carré de la rue est numéroté de 0 à 100 le deuxième de 100 à 200 et ainsi de suite, mais, si comme à Mar Del Plata, en raison du bord de mer irrégulier les rues ne partent pas toutes dans le même alignement, les plus courtes ne commencent pas à 0, mais à un numéro de tel sorte que toutes les rues parallèles aient le même numéro au niveau de leurs intersections avec une rue donnée. C’est donc très facile de se repérer d’ailleurs, lorsqu’on vous indique le chemin d’une adresse, on vous répond c’est à x carrés tout droit et y carré à droite ou à gauche. Autrement, comme chez nous il y a un côté de la rue paire et l’autre impaire. =+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+ Nous sommes effectivement arrivés avec une heure de retard par contre, je ne sais pas ce qu’il est advenu des 3 larrons. Le paysage à bien changé. Il est monotone sur des centaines de kilomètres, ce n’est que des petites collines avec une végétation d’arbustes éparses, aucun arbre, de très rares maisons isolées. C’est la pampa. Arrivé à Puerto Madryn, je récupère un plan de la ville et me rends à l’hôtel. Heureusement qu’il n’est pas très loin, car mon dos est toujours un peu douloureux.
Mercredi 1er novembre 2017 (J77) Aujourd’hui, c’est la Toussaint. Et bien cette année je ne déposerais pas de fleurs sur ta tombe Vincent, mais mon cœur est avec toi. Ce matin, mon mal de dos est toujours bien présent malgré le cachet de paracétamol d’hier soir. Je passe ma journée tranquillement à l’hôtel. J’en profite pour voir comment je vais aller à Ushuaia. Je n’ai pas envie de faire le trajet d’une traite depuis Trelew, ma prochaine étape. Je vais déjà m’arrêter à Comodoro Rivadavia, ensuite, je verrai en fonction des possibilités de logement, soit Puerto San Julian, soit Puerto Santa Cruz. J’ai d’ores et déjà un couchesurfing à Comodoro Rivadavia. Ici, je partage ma chambre avec un italien de Milan. Aujourd’hui il est allé voir les pingouins à puntaTombo et demain, il quitte les lieux pour Mar del Plata. Ce matin au petit déjeuner j’ai rencontré une Allemande qui voyage seule. Elle m’a expliqué en anglais qu’elle avait travaillé sans discontinuer pendant 2 ans pour cumuler ses vacances. Elle a 6 mois de congés, dont une partie sans solde. Son mari la rejoindra pour 3 semaines aux Galapagos. Nous faisons à peu près le même parcours. En fin de journée, je vais faire un tour à pieds d’une bonne heure. J’espère que ça débloquera mon dos. | | | À: Jef39 · 14 avril 2020 à 21:55 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 35 de 105 · Page 2 de 6 · 426 affichages · Partager Jeudi 2 novembre 2017 (J78) Ce matin mon dos ne me fait pratiquement plus mal. Tant mieux, car je pars en excursion à la péninsule de Valdès, de plus le soleil est avec nous. Arrivé sur l’isthme, le brouillard tombe, on ne voit plus rien. Inutile de monter au mirador. On arrive à Puerto Pyramide pour prendre le bateau et voir les baleines. On à vue le brouillard c’est bien aussi, mais, ce n’est pas se que j’espérais. On en a vu quand même, mais pas très bien. Ensuite, on reprend le bus pour aller voir les éléphants de mer. Le brouillard ne nous lâche pas. En cours de route, nous rencontrons quelques animaux sauvages, le bus ralenti, s’arrête, mais ne nous fait pas descendre pour prendre des photos, il faut se contenter de les prendre à travers la vitre moteur allumé ce qui génère des vibrations. Je demande à descendre, on me dit que c’est interdit, pourtant les touristes avec leurs propres véhicules le font bien. Un mouton est sur la piste, à ce moment-là, la visibilité est bonne, la piste rectiligne on le voit de loin. Le chauffeur freine au dernier moment, la bête, affolée fait des vas et viens, nous somme trop rapide pour nous arrêter, nous ne pouvons pas l’éviter et la percutons. Le circuit est écourté soi-disant parce que la piste n’est pas praticable avec les pluies de la veille. J’ai du mal à le croire au vu de la piste que nous empruntons. Ce sera seulement sur la fin du périple que le soleil fera son apparition. En repassant devant le mirador de ce matin, je demande qu’on s’arrête pour voir. J’essuie un refus du guide. J’en viens à croire que les agences de voyages argentines se moquent du client, elles sont là pour le plumer. Images attachées: | | | À: Jef39 · 14 avril 2020 à 22:43 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 36 de 105 · Page 2 de 6 · 421 affichages · Partager Vendredi 3 novembre 2017 (J79) Aujourd’hui, je reste à puerto Madryn, ce matin je fais un tour au centre-ville. Il n’y a pas grand-chose à voir. Cet après-midi je fais une sieste puis, ne recevant pas de réponses positives ni sur Puerto San Julian ni sur Puerto Santa Cruz, je reprends mes recherches au bout d’un moment, ne trouvant rien je décide de pousser jusqu’à Rio Gallegos. Ça fait 10 h de bus depuis Comodoro Rivadavia. Sur couchsurfing, il n’y a que des personnes qui n’ont pas de références et qui ne se sont pas connectées depuis des lustres. Je me rabats donc sur Airbnb, j’en trouve un dans mes prix. Je le réserve et je sors de ma chambre pour faire un tour le long de la plage.
Il y a quelques voitures de course anciennes de garées le long du trottoir, je les photographie.
Un peu plus loin sur la plage je vois des joueurs de boules qui jouent avec des palets. Je reste à les regarder un moment. C’est surprenant. C’est les mêmes règles que la pétanque, mais au lieu d’avoir des boules, ils utilisent des palets cylindriques. Le cochonnet est également un palet plus petit. Ils sont 2 équipes de 3 chaque joueur dispose de 2 palets, il y a des pointeurs et des tireurs.
Lorsque je rentre, j’ai un message d’Airbnb qui m’indique que mon hôte a refusé ma demande. Je reprends mes recherches sur booking, je ne trouve que des hôtels qui ne correspondent pas à mon budget ou qui sont excentrés. Je cherche sur le site hostelword. Enfin je trouve une chambre particulière dans un hôtel pour 30 euros la nuit. Je réserve puis vais à la cuisine retrouver les autres voyageurs. Ce soir une Française de Montpelier est arrivée. En rentrant du diner, j’ai un message de Cristian me demandant d’arriver avant 11 h du matin, du coup, je prépare mon sac avant de me coucher. j’avais prévu d’arriver vers 15 h
- samedi 4 novembre 2017 (J80) Le réveil me tire du lit à 7 h. Je me prépare, je vais déjeuner puis je pars. Je rencontre l’Allemande dans le couloir, nous nous souhaitons mutuellement un bon voyage et nous nous quittons. J’arrive au terminal vers 8 h 30, je prends mon billet. Le bus est à 9 h. Une heure plus tard, je suis à Trelew. Je récupère un plan de la ville, me fais expliquer où est mon adresse et me mets en route. 1/2h plus tard je suis arrivé. C’est un jeune qui m’ouvre. Il ne me dit pas grand-chose, et le peut qu’il dit, je ne le comprends pas vu sont débit de parole. Il me montre ma chambre qui n’est pas prête, m’indique de m’installer sur le canapé, puis il va mettre de l’ordre dans ma chambre. Au bout d’un moment, il me dit que je peux y mettre mes affaires puis il quitte la maison après m’avoir laissé un jeu de clefs. Je trouve cet accueil un peu froid. Vers midi 1/2, ne voyant toujours personne, je pars en ville pour déjeuner. Quand je reviens, vers 15 h il n’y a pas plus de monde, mais je remarque quelques changements. Quelqu’un est passé. Vers 15 h 30, j’entends du bruit. La personne qui m’a reçu sort d’une sieste, passe à côté de moi puis va dans la pièce d’accoté pratiquement sans un mot. Je commence à me demander ce que je fais ici. Au bout d’un moment, je vais voir ce qu’il en est, je le trouve vautré sur un lit à jouer avec son téléphone ! Me voyant, il finit par me faire comprendre qu’il n’est pas Cristian, mais son cousin. Cristian arrivera vers 19 h. J’aime mieux ça. J’attends donc en classant mes dernières photos. Finalement, il arrivera vers 20 h 30. Il n’est guère plus loquace que son cousin. Après de brèves présentations, il n’arrête pas de chatter avec son smartphone. Un peu plus tard une voiture s’arrête, il sort et revient avec son fils de 8 ans. Ensuite un homme entre, c’est tout juste s’il me voit, il s’installe en bout de table seul et mange. Je ne sais pas qui c’est. Vers 22 h Christian prépare le dîner, nous mangeons-lui son fils et moi. J’en profite pour lui demander qui sont ses gens, car entre-temps un autre homme est arrivé. Ce sont ses oncles. Le seul avec qui j’ai un peu discuté, c’est son fils. Après mangé, je me couche, il n’est pas loin de minuit.
Dimanche 5 novembre 2017 Av JC (J81) Ce matin je me lève à 8 h 45, je suis le seul debout, j’attends un bon moment puis ne voyant personne se lever, je pars en ville dans l’idée d’y prendre mon petit déjeuner. C’est dimanche, tout est fermé. Après avoir arpenté les rues, je stoppe mes recherches et vais à l’office du tourisme. Je suis bien renseigné sur ce que je peux faire. Je réserve une place pour aller voir les pingouins à Punta Tombo. Puis je vais visiter le musée paléontologique. J’ai de la chance, un couple de Français commence la visite avec un guide. Je demande à me joindre à eux, ils acceptent.
Bien entendu, je ne me rappelle plus grand-chose de se que le guide nous a dit, mais c’est tout à fait normal on ne retient que 10 % des informations reçues. Je me souviens seulement que ce sont les plus petits dinosaures qui sont les plus agressifs. Il y a certes des dinosaures gigantesques, c’est en Patagonie qu’on a retrouvé le plus grand d’entre eux, il pesait comme 15 éléphants et une reproduction de son squelette est exposée, mais il y en a qui ne sont pas plus gros qu’un oiseau. Je ressors du musée, il est presque 13 h et je n’ai rien mangé. Je reprends ma quête de nourriture. Enfin, je trouve une boulangerie d’ouverte. J’achète une part de pizza et une de gâteau puis je vais m’asseoir au jardin public pour me sustenter. Après déjeuner, je visite les lieux remarquables de la ville que m’a indiquée la personne de l’office du tourisme.
Je trouve que la ville est sale. Partout traînent des papiers, des canettes, des bouteilles. Pourtant il y a des corbeilles. Une fois cette visite terminée, je rentre à ma chambre il est 15 h 30. Mon hôte est chez lui avec son fils. Il me demande si j’ai mangé, je lui réponds par l’affirmative puis lui explique ce que j’ai fait. Notre conversation s’arrête là. Je mets à jour les photos et mon journal. | | | À: Jef39 · 15 avril 2020 à 22:43 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 37 de 105 · Page 2 de 6 · 399 affichages · Partager Lundi 6 novembre 2017 Av JC (J82) Aujourd’hui, je vais à Punta Tombo voir la colonie de pingouins Magellan. Je n’ai pas le choix, je dois prendre une agence de voyages. Le van vient me prendre à la maison à 9 h. À 11 h nous sommes sur place. Je suis le seul dans le bus à ne pas parler l’Espagnole ce qui me donne le privilège d’avoir les explications pour moi tout seul, mais, en anglais. J’apprends beaucoup de choses. Les pingouins n’aiment pas le froid, ils sont ici justes parce qu’il y a beaucoup de nourriture. Cette nourriture est abondante ici parce qu’à cette époque de l’année, c’est la que se rencontre le courant marin chaud qui vient du brésil et le courant marin froid qui vient de l’antarctique. Par le passé cette rencontre se situait plus au sud, mais du fait du réchauffement climatique, il y a plus icebergs qui se détache de la banquise se qui renforce le courant froid. Au cours de l’année, le point de rencontre des deux courants se déplace plus au sud durant l’été et plus au nord durant l’hiver. La nourriture et les pingouins suivent ce mouvement. De se fait, les pingouins sont un bon marqueur pour suivre les changements climatiques. D’août à février, c’est la période de ponte et d’élevage des petits et c’est à Punta Tombo que ça se passe. Les mâles arrivent les premiers sur zone et choisissent un nid. Les femelles arrivent une semaine après et se rendent à leur nid des années précédentes. Elles prennent en même temps le mâle qui s’y est installé. La femelle pond 2 œufs. Les parents couvent ses œufs chacun leurs tours, une semaine l’un, une semaine l’autre et ainsi de suite jusqu’à l’éclosion. Pendant qu’il ne couve pas, il va en mer s’alimenter. Une fois les poussins nés, les parents vont en mer chercher la nourriture et la régurgitent pour leurs petits. A ce rythme, ils perdent 50 % de leurs poids, de 6, ils passent à 3 kg. Le pingouin est adulte à l’âge de 6 ans, il vit jusqu’à 25 ou35ans (je en sais plus). Il est fécond jusqu’à la fin de sa vie. Le guide m’a dit que seuls les orques, l’éléphant et les humains sont des espèces dont les femelles sont ménopausées.
Nous restons sur le site jusqu’à 13 h 30 puis nous rentrons. La côte est sauvage et très belle. Le soleil y est certainement pour quelque chose. Le vent est bien présent, je supporte bien ma polaire et la parka. Qu’est que ce sera plus au sud ? Punta Tombo est sur le 44° parallèle Ushuaïa sur le 55°. De retour a Trelew, je cherche un restaurant, mais c’est l’heure de la sieste tout est fermé. Je me rabats sur une boulangerie et prends un sandwich et deux beignets. Hier j’avais repéré un cordonnier. Je retourne à sa boutique et lui demande de recoudre la poche de mon petit sac à dos. Une heure plus tard, c’est fait pour la modique somme de 4,05 euros. Ensuite je retourne à la maison. Il est 18 h 30 quand j’arrive. Cristian et son cousin sont là, toujours aussi peu bavards. Je décide de les laisser. Ils regardent la télé des dessins animés vautrés dans leurs fauteuils. Cristian mange une espèce de pâté dans une gamelle en plastique. Je suis tombé sur un couchesurfing non recommandable. C’est sale et les hôtes quand ils sont présents physiquement sont de toute façon transparente. C’est tout juste s’ils te disent bonjours et hors revoir. Finalement vers 22 h Cristian m’apporte une part de pizza. Je range ma tablette et vais dîner avec eux. Il y a une fille qu’on ne me présente pas. Je fais moi-même les présentations. Ensuite une discussion s’ébauche et elle me demande à voir mes photos. La soirée se termine vers 1 h du matin.
Mardi 7novembre 2017 Av JC (J83) Ce matin, je me lève plus tard, vers 9 h. Je me prépare pour aller visiter les villages de Dolavon et Gaiman à l’ouest de Trelew. Cristian m’avait proposé sa carte de bus pour y aller. Ça m’éviterait de l’acheter, j’aurai juste à la recharger du montant du voyage. La carte était tous ses derniers jours sur la table basse dans ce qu’on peut appeler le salon. Ce matin alors que j’en ai besoin, et Cristian le savait, je lui ai dit hier, elle n’est plus là. Ce n’est pas pour le coût à peine 2 euros, mais la façon de faire qui me choque. A bien y réfléchir, ça finalise le tableau du personnage. Je prends donc le colectivo pour aller à Dolavon. Sur place je visite un ancien moulin à farine,
le musée municipal, puis je me rends à Gaiman. Je grimpe sur la colline qui domine la ville,
je passe sous l’ancien tunnel ferroviaire ou des tableaux relatent son histoire.
Ensuite je fais un tour de ville
et je rentre à Trelew. j’arrive à ma chambre vers 17 h 30. Il ne me reste plus qu’une nuit à passer ici, je ne vais pas regretter ce lieu.
Mercredi 8 novembre 2017 (J84) Levé à 8 h 30 et départ à 9 h 15 sans avoir vu ni Cristian ni son cousin. Ce n’est pas grave, je ne suis pas mécontent de quitter cette porcherie. Je descends en ville, chargé comme un mulet, je me sens sale d’avoir séjourné chez ces gens. Je ne suis pas particulièrement difficile, mais là, je viens de découvrir mes limites dans ce domaine. J’achète de quoi déjeuner à la boulangerie, puis je vais me mettre à l’abri dans le hall de la gare de bus. Des prises de courant sont à la disposition des voyageurs pour recharger les tablettes et les téléphones. Le mien étant faible j’en profite pour le mettre en charge. J’ai le temps, il est 10 h et mon bus est à 14 h 45. Pour passer le temps, je chronomètre le temps d’attente des gens qui font la queue devant la banque : 25 min pour la première personne testée et 17 min pour les deux autres. Ma batterie étant pleine, je retourne en ville devant l’office du tourisme ou je peux me connecter à leur borne wifi. Je regarde mes mails, rien de particulier, si ce n’est un message d’Isabelle. Ensuite, je retourne à la station de bus. Ne trouvant pas de restaurant sur mon chemin et étant bien chargé, je m’arrête à nouveau à la boulangerie et je prends un sandwiche, il me reste une orange qui fera mon dessert. Je m’arrête sur un banc dans le parc et commence à déjeuner lorsque la pluie s’invite. Je me replie donc à la station de bus. Depuis ce matin que je suis à attendre, j’entends des tambours, je suis curieux de voir ce que c’est, mais je ne peux pas sortir et laisser mon téléphone sans surveillance. En ce début d’après-midi, cette musique reprend. Je me recharge et vais voir ce qu’il en est. Ce sont des étudiants qui manifestent sur le tarmac de la station de bus.
Aucun bus ne peut entrer. Les passagers vont prendre leurs bus dans la rue un peu plus loin. Heureusement que je suis allé voir. Les étudiants manifestent ici, car le gouvernement semble vouloir remettre en cause la gratuité des transports publics qui jusque, à présent leur est accordé. Je prends enfin mon bus vers 15 h 10, j’ai 5 h de voyage
pour arriver à Comodoro Rivadaviaà l’arrivée, Mariana m’attend avec sa fillette Ana de 2 ans, nous rejoignons son appartement. Je suis de nouveau dans un monde civilisé. | | | À: Jef39 · 16 avril 2020 à 21:50 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 38 de 105 · Page 2 de 6 · 379 affichages · Partager Jeudi 9 novembre 2017 (J85) Je passe une grande partie de ma matinée à chercher un logement sur Rio Grande. Il y a très peux de couchsurfeur, pas d’auberge de jeunesse et que trois Airbnb à des prix qui ne me conviennes pas. Je verrai demain le résultat de mes recherches. La matinée se termine au supermarché pour faire quelques provisions. L’après-midi, une visite s’impose à l’office du tourisme. J’ai vu sur la carte qu’il y avait un bosquet d’arbres pétrifiés à Sarmiento, j’ai bien envie d’aller voir ce site. En attendant, sur les conseils du syndicat d’initiative, je vais visiter les deux musées de la ville.
En rentrant, je prépare une quiche lorraine pour le repas du soir. À son retour, Marina me propose de faire un tour en voiture pour visiter la ville. Elle m’emmène au sommet de la colline qui la surplombe. On a une belle vue d’ensemble.
Vendredi 10 novembre 2017 (J86) Pas de réponses favorables de la part des couchsurfeurs contactés hier. Je vais devoir aller directement à Ushuaïa. C’est 12 h 30 de bus. Ça ne me réjouit pas, mais je n’ai pas le choix. Je cherche donc de nouveau à me loger. Après un long moment, je finis par trouver un hôtel. J’y resterai 6 nuits. Après je regarde comment me rendre à cette forêt d’arbres pétrifiés. Le bus aujourd’hui part à 13 h, c’est trop tard, j’irai demain au bus de 8 h. Cet après-midi, après une sieste, je pars à pied pour monter au point de vue du Cerro Chenque.
Je me retrouve au même endroit qu’hier soir, avec Mariana. Je redescends par la ville
et je longe le bord de mer pour revenir.
J’en ai pour 2 bonnes heures de marche. Au sommet du mont, un parc éolien est installé. Plusieurs éoliennes ont des pales cassées. Ici le vent doit être trop fort pour ces machines.
La colline est constituée de matériaux pulvérulents qui ravinent lorsqu’il pleut. Comme les premières habitations sont implantées au pied du versant, les risques de glissements pourraient entraîner une catastrophe aussi, pour éviter le pire, les autorités ont entrepris des travaux pharaoniques pour retenir cette colline. Des redans ont été et sont encore en cours de terrassement, et des murs de soutènement sont construits.
La colline ressemble à une immense pyramide à degrés. En rentrant, je fais part de mon étonnement quand au choix de la technique employé auprès de Mariana. N’aurait-il pas été plus judicieux de planter des arbres pour retenir le sol et absorber les eaux de ruissellement ? Mariana me répond que le vent est bien trop fort, qu’ici rien ne pousse, si ce n’est que quelques rares touffes d’herbes. Effectivement durant les 370 km de route faite pour venir de Trelew à ici, je n’ai pas vu un seul arbre, que des petits buissons. Ma promenade au bord de mer s’est faite à marée basse. Même si la municipalité a installé en ville des points de tri sélectifs, elle a encore une grande marge de manœuvre devant elle pour améliorer la protection de l’environnement. Les eaux usées pourraient être acheminées vers une station d’épuration au lieu d’être rejetées par des tuyaux au large dans l’océan.
Lorsque Mariana rentre de son travail, elle me propose de faire une visite à la ville d’à côté : Rada Tilly. Pourquoi pas ? Nous récupérons Ana chez sa nounou et c’est parti. Cette ville est plus petite que Commodore elle est située à 14 km plus au sud. Ça ressemble à une cité balnéaire avec une plage de sable fin de 4 km.
Mariana propose que nous dînions au restaurant des queues de langoustes délicieuses, elle ne vœux absolument pas que règle ma part, puis nous nous arrêtons sur une place ou il y a des aires de jeux. Ana s’en donne à cœur joie.
Samedi 11 novembre 2017 (J87) Je pars pour Sarmiento voir les bois pétrifiés. Le bus est à 8 h, l’employer chargé de la vente des billets, fait du zèle, il veut mon passeport et non la photo copie, après discutions, il finit par me vendre une place. Arrivé à Sarmiento, l’office du tourisme du terminal est fermé. Je demande à quelqu’un qui m’indique ou est l’office central. Une fois arrivé, on me renseigne. Il faut que je prenne une remise, c’est comme un taxi. Il m’appelle donc une remise et me voilà parti sur le site pour 30 km dont les 2/3 sont de la piste. Arrivé sur place, je m’attendais à voir une véritable forêt en pierre. En fait, c’est un désert avec des troncs d’arbres couchés, mais par contre, bel et bien en pierre. On croirait de vieux morceaux de tronc d’arbre, c’en est effectivement, et ils sont très vieux entre 65 et 60 M d’années, mais ils sont en pierre. Pour en être sur, j’en ai tapé un avec un caillou, ça a le son d’un choque entre deux cailloux.
Au bout d’une heure de visite, je rejoins mon « taxi » et nous repartons pour Sarmiento. J’explique au chauffeur que j’ai un bus à 13 h. Du coup il roule plus vite, sur la piste la voiture fait quelques petites embardées. J’aurai mieux fait de me taire surtout que nous arrivons quand même trop tard. Le bus suivant étant à 19 h, je lui demande de me déposer à l’entrée de la ville. Je vais tenter le stop. Si ça ne fonctionne pas, je prendrai le bus. Le taxi me dépose à un arrêt. Au bout de 10 minutes, le bus arrive. Il était en retard. Du coup, je le prends. Le long de la route, il y a plein de puits de pétrole.
Je suis de retour vers 15 h 30. La maison est vide, je classe et annote mes photos puis rédige mon journal du jour. Ensuite, je regarde les bus pour la suite de mon voyage. Je découvre qu’il n’y a plus de place dans le bus de Rio Gallegos à Ushuaia. C’est très ennuyeux. Je cherche une roue de secours par avion, mais c’est encore plus long, il n’y à pas de vol direct, je dois revenir soit sur Trelew soit sur Buenos Aires. Inutile de dire que c’est hors de prix. Au bout d’un moment, je finis par aller au lit.mais, j’ai du mal à m’endormir.
Dimanche 12 novembre 2017 (J88) Mariana s’est couché tard hier soir ou tôt ce matin. Lorsqu’elle se lève, je lui explique mon problème, elle regarde à son tour sur internet, elle confirme mon diagnostic. Elle m’informe qu’une couchsurfeur arrive aujourd’hui et me dit que nous irons au terminal pour prendre des renseignements et ensuite nous irons à la plage. Le couche-surfeur arrive dans la matinée. C’est un cycliste argentin. Il vient à vélo depuis Buenos Aires. Une fois qu’il s’est installé, nous partons tous pour le terminal. Au bout du compte, j’ai tous mes billets pour aller de Commodore Rivadavia à Rio Gallegos et de Rio Gallegos à Ushuaia. Je me suis bien fait peur pour rien. Certainement que le site internet n’était pas à jour. Nous prenons ensuite la route pour la plage de Caleta Cordova à 18 km au nord de Commodore Rivadavia. Nous déjeunons sur place dans un petit restaurant. Mariana, cette fois m’a permis de prendre les boissons à ma charge. Après manger, nous nous promenons sur la jetée, Ana s’amuse dans une flaque d’eau. Nous sommes de retour vers 15 h 30. Mariana et Ana vont faire la sieste, je prépare mon sac à dos et passe sous la douche. Mon bus est à 21 h 30. Je profite du temps libre pour expédier mon journal. | | | À: Jef39 · 19 avril 2020 à 21:34 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 39 de 105 · Page 2 de 6 · 347 affichages · Partager Province de Santa-Cruz et Terra del Fuegolundi 13 novembre 2017 (J89) Hier lorsque Mariana est sortie de sa sieste, elle nous a proposé d’aller au parc ou Ana pourra s’amuser. Nous restons un bon moment puis nous rentrons à la maison. A 21 h tout le monde m’accompagne à la station de bus. À 21 h 30, le bus n’est pas là. Mariana va aux renseignements, il a une heure de retard. Elle décide d’aller acheter des pizzas et de dîner. Moi et l’autre couche-surfeur achetons 2 pizzas, mais il faut du temps pour quelles soient prêtes. Il est l’heure de rejoindre le terminal et les pizzas ne sont pas arrivées. Nous laissons l’autre couchsurfeur. Il nous rejoint un moment plus tard, le bus est maintenant annoncé pour 21 h 15. Nous nous installons à même le quai et mangeons nos pizzas tranquillement. Il est tard, Mariana doit rentrer coucher Ana. On se quitte. Le bus partira à 23 h 40. J’ai une nouvelle fois à faire à un employé zélé qui voulait absolument voir mon passeport. Cette fois, je ne retrouve pas ma photocopie. Au final, je sors la pochette de mon pantalon ou j’ai mon magot et mes papiers et lui montre mon passeport. Il l’épluche rapidement, je peux partir. J’ai assez bien dormi durant ce voyage. Nous arrivons vers 10 h 15 à Rio Gallegos. C’est à ce moment-là que je réalise que j’ai fait une erreur dans ma réservation d’hôtel. Je n’ai pas pensé que je passai ma nuit dans le bus et j’ai réservé du 12 au 15. J’ai un jour de trop. Heureusement que c’est avec le site des auberges de jeunesse que j’ai réservé, je n’ai donné qu’un acompte, le solde se règle à l’arrivée. Je vais négocier. En attendant, c’est une bonne leçon. La prochaine fois, je ferai attention. Maintenant, je suis bien rodé à l’arrivée dans une nouvelle ville. Je récupère un plan, puis je pars à l’hôtel à pieds comme à l’accoutumée. Arrivé sur place, j’explique mon cas, on ne veut pas savoir, j’insiste, on me revoit vers une autre personne qui finit par faire une règle de trois. Je ne paye donc que les 2 nuits que je vais passer ici. Je suis assez comptant de moi. Je m’installe dans ma chambre puis je pars en ville. Mariana m’avait prévenu qu’il n’y avait rien à Rio Gallegos, je le savais, l’ayant lu sur les guides lors de la préparation du voyage. Je confirme, il n’y a rien ici. Heureusement que j’ai fait cette erreur sinon j’y serais resté trois nuits. D’un autre côté, une pose ne va pas me faire de mal. Le trajet suivant à Ushuaia dure 11 h et c’est de jour. En faisant quelques courses au carrefour, et oui cette enseigne est bien présente en Argentine, je constate pour la première fois la présence de caisses sans caissières. C’est surprenant ici, car les emploies de services, abandonnés depuis longtemps en France comme les pompistes, sont toujours présents ici. Les Argentins ont l’habitude de faire la queue. Je me demande comment le groupe à pu imposer ce mode de fonctionnement. La mondialisation va telle passer à la trappe tous ses emplois au nom du profit et créer des chômeurs ? Mardi 14 novembre 2017 (J90) Il pleut depuis hier soir. Je vais profiter de ce mauvais temps pour visiter les différents musées de la ville, mais, tout d’abord, je retourne au terminal pour demander des informations sur les bus qui assurent la liaison Ushuaia Punta Arenas au Chili. Je m’adresse à plusieurs compagnies sans obtenir ce que je cherche. Je verrais donc sur place. Au retour, j’accroche ma cape de pluie au garde-corps de la passerelle qui franchit la voie rapide et la déchire. Je me rends au premier musée, le complexe culturel de la ville. Je n’ai pas de chance, je ne peux en voir qu’une petite partie, la salle des animaux préhistorique,
une exposition de cartes postales venant de tous les coins du monde et la boutique de souvenir. Les autres espaces sont momentanément interdits au public, car un reportage TV est en cours de tournage. Ayant visité le musée de Trelew, je n’ai rien appris de nouveau. Ensuite, je vais au musée Malvina Argentina. Pas très passionnant, il relate la guerre des Malouines contre les Anglais en 1982. on y voit des photos, des maquettes d’avions et de bateaux militaires, etc. je passe devant la cathédrale, je vais m’arrêter pour la voir, elle est fermée.
Il est l’heure de manger. Je retourne à l’hôtel qui fait aussi restaurant. On n’a pas le choix du menu. Tout le monde mange la même chose. Ce midi, c’est un pot au feu. Ça convient bien pour le temps qu’il fait. En début d’après-midi, je monte dans ma chambre me reposer un peu. De toute façon, il n’y a rien à faire avant 15 h 30. Tout est fermé. À 15 h, bien qu’il ne pleuve plus, je reprends ma visite des musées. J’arrive au musée ferroviaire. c’est plus une association de passionnés qui ont restauré une ancienne locomotive et collecté du matériel.
Pour l’heure les gardiens sont plus passionnés par le match de football retransmis à la télé, pourtant ils ont du travail pour des années s’ils veulent restaurer toutes les machines entreposées.
Je termine ma tournée par la visite du musée des pionniers. C’est la première maison construite à Rio Galles. Elle date des années 1890. on y voit des meubles d’époque, des photos, dont une, ou l’on voit la maison toute seule, devant la mer. Malheureusement, l’étage est en réfection et n’est pas momentanément pas visible. Je rejoins mon hôtel vers 17 h. Rio Gallegos, par temps de pluie est à déconseiller pour les piétons. Certaines rues sont complètement inondées, les voitures ne s’occupent pas des piétons et passent en provoquant d’immenses gerbes d’eau pas très propre. A un carrefour l’eau recouvrait la chaussée et les trottoirs.
Avec les caniveaux qui traversent la chaussée, il y avait bien 20 cm par endroit. Je ne regrette pas d’avoir pris mes chaussures de marche, elles sont peut-être lourdes, mais elles ont l’avantage d’être étanches. Le revêtement des trottoirs des rues est à la charge des riverains. Chaque propriétaire aménage le morceau de trottoir devant chez lui comme bon lui semble. On voit de tout. Les moins fortunés ne font rien et c’est de la terre, les plus aisés se payent des trottoirs en carrelage de leurs choix qui pour beaucoup n’est pas très judicieux, car très glissant surtout lorsqu’ils sont mouillés, ça fait un patchwork. De plus, entre chaque propriété, la plupart du temps, il y a une dénivellation entre les deux aménagements. J’ai du mal à comprendre pourquoi les services de la ville n’imposent pas la nature des revêtements et des prescriptions techniques pour leurs réalisations. relage de leurs choix qui pour beaucoup n’est pas très judicieux, car très glissant surtout lorsqu’ils sont mouillés, ça fait un patchwork. De plus, entre chaque propriété, la plupart du temps, il y a une dénivellation entre les deux aménagements. J’ai du mal à comprendre pourquoi les services de la ville n’imposent pas la nature des revêtements et des prescriptions techniques pour leurs réalisations.
Mercredi 15 novembre 2017 (J91) C’est le départ pour la fin du monde. Le bus doit partir à 9 h. Le temps de préparer le sac, de déjeuner et de me rendre à la gare routière, je me lève à 7 h, j’arrive en gare avec une½h d’avance et le bus part avec ½h de retard. Je ne me suis plus rappelé qu’il ne fallait pas passer la frontière chilienne avec de la nourriture. Heureusement, je n’ai qu’un fond de sac de gâteaux secs et 2 mandarines. Je m’empresse de tout y manger. Nous arrivons au poste-frontière une heure après le départ. Les formalités sont longues, à peu prêts 1 h d’attente. 4 autres français de la région parisienne sont dans le bus. Ça fait du bien d’entendre sa langue natale. Nous reprenons la route, un nouvel arrêt s’impose pour traverser le détroit de Magellan par le bac.
Une fois de l’autre coté après environ 1 h 30, la route revêtue fait place à la piste. Le bus ne roule plus qu’à 40, 50 km/h pendant d’interminables km au cours desquels nous sommes bien secoués. Nous retraversons la frontière à San Sebastian. Cette fois, nous avons droit à 2 contrôles, le Chilien assez rapide et l’Argentin qui s’éternise. Nous arrivons enfin à 22 h. Ushuaïa ne dispose pas de terminal. On est déposé sur le bord d’un trottoir. Pas de terminal signifie : pas de possibilité de connexion wi-fi ni d’obtenir un plan de la ville. Heureusement, j’ai sur mon smartphone une application avec laquelle on peut télécharger des cartes et les utiliser hors connexion. Deux jeunes suisses de Genève sont sur le bord du trottoir avec moi. Ils semblent désemparés, ils ne savent pas où dormir ni comment se déplacer. Je leur dis que j’ai réservé une chambre et que j’ai un plan pour m’y rendre. Ils décident de venir avec moi en espérant avoir de la place. Une heure plus tard, nous arrivons. Ils ont une chambre.
Jeudi 16 novembre 2017 (J92) C’est une journée technique que je passe. Tout d’abord, je vais en ville à l’office du tourisme prendre un plan de la ville que je n’ai pas, des informations pour me rendre à Punta Arenas et sur ce qu’il y a à voir ici. Après cette étape, je fais un tour au centre-ville, je cherche un restaurant à un prix abordable. Finalement, j’en trouve un à mon goût. Je mange un vulcano. C’est un poêlon composé de crustacés et de poissons en sauce. C’est bon. Le dessert est inclus, je prends une glace au dolce leche. Après le déjeuner, je vais faire des courses pour mes repas du soir. L’hôtel où je suis permet de cuisiner. Je rentre à l’hôtel et me mets en quête d’un logement sur Punta Arenas au Chili puis, j’examine la documentation de l’office afin de préparer mon planning des jours à venir.
Vendredi 17 novembre 2017 (J93) Déjà 3 mois que je sus partis. Le moral est au beau fixe. Je n’envisage pas encore mon retour. Il me semble que j’arrive mieux à faire de petites phrases en Espagnole cependant, j’ai des difficultés avec la conjugaison des verbes. Mes phrases doivent avoir un air de petit nègre. De plus, mon vocabulaire est réduit. Ou j’ai le plus de mal, c’est pour comprendre ce qu’on me dit. Cette journée est consacrée à la visite du parc national de Terra del Fuego. c’est à 12 km d’ Ushuaia, les tours opérateurs demandent un peut plus de 26 euros pour faire l’aller-retour. En discutant avec le jeune couple de français hier, il semble facile de faire du stop pour s’y rendre, en plus l’hôtel n’est pas très loin de la route qui y mène. Je choisis donc cette option. En moins de 10 minutes, une voiture me prend et me laisse à l’entrée du parc. J’achète mon ticket et me remets en marche tout en recommençant à faire du stop. Pareil, une voiture me prend rapidement. Il ne me reste plus beaucoup à marcher pour arriver au départ du sentier. J’ai prévu de suivre le sentier côtier qui longe le canal de Beagle depuis l’ Ensenada Zaratiegui et va au centre d’interprétation Alakusm. Ensuite, j’ai projeté d’aller jusqu’au bout de la route N°3 en empruntant les sentiers paseo de la isla et mirador Lapataia. Le soleil est de la partie et le vent aussi. Il fait tout juste chaud. Les paysages ressemblent un peu aux alpes, mais la végétation est est différente et les sommets bien moins hauts ici, mais tout de même enneigés. Tout se passe comme prévu jusqu’au mirador. Les panneaux sont mal positionnés et je me trompe. Je reviens sur mes pas et prends l’autre chemin et arrive à destination. C’est la fin de la route. Je refais du stop pour rentrer, je suis pris dès la sortie du parking et on me dépose là ou la 2e voiture m’avait laissé ce matin. Une deuxième voiture me prend et me pose devant l’hôtel. Parti à 9 h, je suis de retour vers 16 h 30. Je suis fatigué de cette randonnée, je ne comprends pas pourquoi, sur la carte donnée au poste de garde, ils indiquent 9 km avec les quelques km que j’ai faits en plus, j’ai fait au maximum 12 km et en plus pas très rapidement, en 6 h. Il y a quelque chose qui ne colle pas. A mon retour en discutant avec le couple de jeunes, ils me disent qu’ils ont fait moins que moi et son GPS lui avait indiqué 14 km. Me voilà rassuré quant à ma condition physique, j’ai dû faire pas loin de 20 km.
| | | À: Jef39 · 19 avril 2020 à 22:24 Re: Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud Message 40 de 105 · Page 2 de 6 · 344 affichages · Partager Samedi 18novembre 2017 (J94) Mon planning prévoit une croisière sur le canal de Beagle. Je me lève donc à 7 h pour être à 8 h 30 au port et prendre mon billet. Le temps à 7 h est beau, mais lorsque je sors, il pleut un peu. J’espère que ça ne durera pas. Le bateau part vers 9 h. Il ne pleut plus par contre, il y a un vent glacial et un peu de houle qui fait tanguer le bateau.
Ce n’est pas un porte-conteneur. Le paysage est beau, d’un côté le Chili avec l’île Navarino
et de l’autre l’ Argentine avec la Terre de Feu.
Les deux rives du canal sont bordées de sommets enneigés. C’est compliqué de prendre des photos, le bateau bouge beaucoup et il fait très froid à l’extérieur. Quelques minutes dehors, et j’ai les doigts gelés.
Il faut que je retourne à l’intérieur. Le circuit passe devant des îlots rocheux
ou on peut voir des lions de mer
et des cormorans.
Ils ressemblent aux pingouins de Magellan, mais eux savent voler.
Plus loin, nous passons devant le phare des éclaireurs
puis on s’arrête devant une plage pour voir des pingouins. Il y a des pingouins Magellan
et des pingouins papous avec le bec rouge.
C’est la première fois que j’en vois. C’est intéressant de les voir depuis la mer, on les voit dans l’eau ce qui n’était pas possible à Punta Tombo. Ils ont du courage de se mettre à l’eau par ce froid. La température de l’eau du canal varie entre 4 et 8°C. Vers 13 h nous arrivons à l’estancia Haberton ou nous débarquons. Cette propriété appartient à la même famille depuis son origine en 1886. Elle a été fondée par un pasteur qui dans son enfance a vécu ici avec les indigènes. Le soleil est avec nous, le vent aussi. On nous dirige vers le restaurant. J’ai prévu mon casse-croûte, je pensais pouvoir manger dans la salle du restaurant, mais ils n’acceptent pas qu’on amène de la nourriture. Je me trouve un endroit à l’abri du vent et je mange dehors au soleil et avec vue sur le canal : le luxe.
A peine avoir terminé, le ciel se charge de nuages, tout de suite la température chute, quelques flocons de neige éparse tombent. Heureusement, il est l’heure d’aller visiter le musée.
En suite, nous faisons un petit tour dehors. Cette fois, il neige fort, j’ai tous mes habits sur le dos tricot thermolactil, ti-short, polaire et parka et j’ai froid. Il y a quelques semaines je cuisais sous le soleil de San Ignacio, je rêvais d’être au sud. Maintenant, je gel à Ushuaia, j’ai hâte de remonter au nord. La visite terminée, nous prenons un bus vers 16 h 30 qui nous ramène à Ushuaia. Il neige toujours les arbres sont blancs. Arrivé en ville, je passe à la compagnie de bus acheter mon billet pour Punta Arenas. Il était temps, il ne reste qu’une place de libre. Ensuite, je rentre à l’hôtel sous la neige et fais quelques commissions en route. Depuis quelque temps, les grandes surfaces ont installé les rayons pour les fêtes de fin d’année. J’arrive vers 20 h, un nouveau couple de parisien est là puis 4 jeunes Allemands arrivent. L’étage est au complet. Image attachée: | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 940 visiteurs en ligne depuis une heure! |