Bonjour,
Je pars en Janvier 2010 pour un tour du monde "sac à dos" de 12 mois minimum, SEUL.
Europe, Orient, Asie, Amérique : je ne puis concevoir un tel voyage que seul.
Tout dépend de la personnalité, du vécu/expérience, du but et de la motivation.
Phrase somme toute banale, j'en conviens.

Loin de moi l'idée de la jouer "pénitent emprunt d'introspection", mais ce TDM relève de la démarche personnelle. Et qui dit personnelle, dit en solo.
De par mon expérience notamment, j'ai toujours eu comme credo que chacun pouvait découvrir en soi des trésors de courage lorsque confronté seul à des situations particulières.
Sentiment apparemment partagé au gré de mes pérégrinations sur ce forum.

Célibataire, sans enfant, 25 ans, études derrière soi, aucune contrainte de temps, si ce n'est d'argent.
Le choix est vite fait.
Ca, c'est pour le rationnel.
La question sous-jacente reste en fait de savoir si elle est possible d'aller contre notre nature la plus profonde.
En effet, explorer des territoires lointains et inconnus va à l'encontre de tous nos principes de "sécurité".
Et vous conviendrez tous que notre instinct de survie comprend nombre de ramifications qui peuvent stopper plus d'un globe-trotter : se nourrir, se réchauffer, se soigner, se protéger.
Difficile à plusieurs...alors seul...

Il n'est pas honteux de préférer un bon bain chaud dans un hôtel 5 étoiles avec l'estomac et le porte-feuille remplis qu'un trou de combat creusé à la pelle, frigorifié, affamé et fatigué.
Et il est fort compréhensible de vouloir voyager à plusieurs autour du monde plutôt que seul.
De même, voyager seul n'est pas une volonté de prouver quoi que ce soit.
Non, la question fondamentale que nous devrions nous poser est de savoir ce que nous cherchons réellement à travers le Voyage.
Et j'aurais presque envie de dire qu'il y a autant de Voyage que d'Etre Humain sur Terre.