Décidément, ça fait plusieurs fois que je partage l'avis de 8xc, ces derniers temps...
Je lis beaucoup de récits de voyages en tout genre, voile, beaucoup, mais aussi moto, marche, van, kayak...
Bref, beaucoup de voyage nature, et/ou proche de la nature.
Car oui, même motorisés, on peut aimer la Nature, avoir envie de s'en rapprocher, faire communion avec.
L'avantage du moteur, est que l'on peut avoir des sensations différentes dans certains contextes, et on peu aller plus loin sur des délais plus courts.
Parce que le problème est bien là aussi. Le temps!
Un proverbe dit que "nous (occidentaux) avons l'heure, et que les Africains ont le temps".
Quelle richesse que le temps.
Et pourquoi ne l'avons-nous pas? Souvent parce que nous avons fait à un moment un choix de vie qui nous a amené à nous construire, souvent à deux puis plus, avec l'arrivée des enfants, et nos priorités se déplacent. Peut-être seulement pour un temps?
Alors avant tout, il faut en profiter tant que l'on peut le faire sans se soucier de la culpabilité que l'on resentirait à partir seul, sous se soucier du loyer/prêt qui ne sera pas payé, de notre carrière qui nous permet d'exister, de payer ledit loyer/prêt, de s'acheter tous nos biens d'équipements inutiles donc indispensables, bref, de devenir cet Homme des sociétés modernes.
Je pense effectivement que nous sommes à la base, une espèce nomade, et devenue grégaire.
Il nous faut donc aussi parfois faire un travail pour accepter et assumer de vivre "différemment".
Parfois, on a connu le voyage, et une fois dans cette nouvelle vie, on peut soit être en manque, soit se dire que l'on a déjà vécu de belles choses.
Et puis, un jour, on se bouge un peu en local, histoire d'allier exercice et rapprochement des éléments.
Puis on se dit que le voyage commence au bout de la rue, pour peu qu'on s'en donne les moyens.
Un week end vélo, kayak, moto ou que sais-je encore avec un petit bivouac, faire un fau de camps, regarder les étoiles, écouter l'eau, observer les nuances de couleur, entendre le bois qui craque, le vent dans les feuilles, un oiseau inconnu ou oublié, un rapace dans les feuilles au sol, bref, tout ce qu'on a autour de nous et qu'on va chercher ailleurs.
Finalement, ces petits riens sont aussi de bons compromis, de belles fenêtres dans nos murs quotidiens, qui donnent non plus sur le rêve, mais sur la réalité.
En on se rend compte que sortis des forums spécialisés, très peu de gens se donnent l'opportunité de vivre ça.
Enjoy