Bonjour à tous,
Après notre voyage à vélo en couple en Amérique du Sud en 2011-2012, il est bien naturel de rêver d'un futur voyage en famille (pas pour tout de suite, la famille n'est pas encore au complet).
Le petit "hic" dans notre rêve est que notre fils est allergique au lait, au gluten, à la banane et aux kiwis... et quand on y réfléchi ben à vélo on mangeait surtout des pâtes (gluten), du pain (gluten), de la semoule (gluten), du gruau d'avoine (gluten) avec du lait...
De mon côté depuis que je suis en éviction pour lui j'ai une bien meilleure forme, plein de "petits troubles" sont passés... bref pour moi aussi il faudrait poursuivre ainsi.
Donc si vous aviez des témoignages de voyage au long cours, des idées de repas... avec cette contrainte, afin de retirer ce doute que j'ai sur la faisabilité au niveau alimentaire d'un prochain voyage au long cours (je rêve à nouveau de l'Amérique du Sud, en commençant par la Colombie), ils seraient les bienvenus!
Merci d'avance
Bonjour à tous,
Dans mes archives dorment quelques carnets de voyage. J'en propose ici un, écrit pendant l'été 2017 au jour le jour, ou presque. Juste retour des choses, le long trajet en voiture de Chicago à la Louisiane doit beaucoup aux bonnes idées trouvées çà et là au fil des discussions - que les contributeurs en soient remerciés.
Voici donc quelques souvenirs pris sur le vif. Je suis redevable à ma femme et à ma fille, 11 ans à l'époque, pour les fréquents arrêts dans les Walmart et autres lieux de shopping. J'ai pu ainsi me poser sur un banc pour m'efforcer de rédiger au jour le jour ce journal de bord - hormis l'introduction ci-dessous écrite avant le départ. J'espère que l'intérêt pour ce carnet ne sera pas trop amoindri par ces circonstances indépendantes de ma volonté, en plus d'être éprouvantes pour le budget familial.
Place aux souvenirs.
Chicago
Prélude
Encore l’Amérique ? Ben oui. Tu n’en as pas assez ? Ben non.
Les billets pour l’été 2017 sont achetés, le trajet fixé, les nuits réservées et un beau véhicule de location nous attend bien au chaud. Cette fois-ci nous ferons un trajet entièrement nouveau, du nord au sud : départ Chicago, arrivée la Nouvelle Orléans, grosso modo en descendant le Mississippi, avec quelques écarts conséquents toutefois.
Pendant ces presque quatre semaines entre juin et juillet, nous ne ferons que des découvertes. Je me rends compte que c’est assez difficile à faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique : les Etats-unis sont grands comme toute l’Europe et réservent assez bien de variété pour satisfaire le voyageur à l’affût de nouvelles expériences. Ne dirions-nous pas d’un touriste qui au fil de ses étés visite la péninsule ibérique, la Scandinavie, les Balkans, l’Europe centrale qu’il est un grand voyageur ? Cette diversité, nous la trouvons aussi sur le territoire américain et sa multitude de « frontières intérieures » qui définissent autant de facettes diverses et dignes d’intérêt. Et encore, en Europe l’on souffre trop souvent d’une foule envahissante qui rend pénible le moindre séjour dans un lieu touristique. Selon notre expérience, l’affluence aux USA est le fait des grandes villes, tant la vastitude des grands espaces permet à chacun de suivre tranquillement son chemin.
Hormis trois petits jours à New York, nos précédents séjours nous avaient menés dans les grands parcs autour de Las Vegas, sur la côte Pacifique de Los Angeles à San Francisco, au Texas entre Houston et Dallas et dans l’extraordinaire et trop décriée Floride. Le programme cette fois-ci est le suivant :
Chicago, la ville ouverte aux quatre vents Spillville, dans l’Iowa, sur les traces du compositeur Antonín Dvořák Hannibal, la cité de Mark Twain Springfield, pour rendre visite au mémorial d’Abraham Lincoln Site historique de Cahokia Mounds, près de Saint Louis, l’une des plus vastes cités amérindiennes Grottes de Mammoth Cave, dans le Kentucky Visite (si on en a le temps) de l’Aviation Heritage Park à proximité La musicale Nashville, où nous fêterons le 4 juillet avec ce qui promet d’être le plus beau feu d’artifice des USA Un détour dans l’Alabama pour rendre visite à l’US Space and Rocket Center, à Huntsville Memphis et son héritage elvisien La vallée du Mississippi : Greenville, Vicksburg, Natchez, Lafayette Et pour terminer, la Nouvelle Orléans et son lot d’excursions dans les plantations.
Sacré programme ! Quand je pense que certains s’étonnent : quoi, tu vas encore en Amérique ? Ben oui.
Dans mes archives dorment quelques carnets de voyage. J'en propose ici un, écrit pendant l'été 2017 au jour le jour, ou presque. Juste retour des choses, le long trajet en voiture de Chicago à la Louisiane doit beaucoup aux bonnes idées trouvées çà et là au fil des discussions - que les contributeurs en soient remerciés.
Voici donc quelques souvenirs pris sur le vif. Je suis redevable à ma femme et à ma fille, 11 ans à l'époque, pour les fréquents arrêts dans les Walmart et autres lieux de shopping. J'ai pu ainsi me poser sur un banc pour m'efforcer de rédiger au jour le jour ce journal de bord - hormis l'introduction ci-dessous écrite avant le départ. J'espère que l'intérêt pour ce carnet ne sera pas trop amoindri par ces circonstances indépendantes de ma volonté, en plus d'être éprouvantes pour le budget familial.
Place aux souvenirs.
ChicagoPrélude
Encore l’Amérique ? Ben oui. Tu n’en as pas assez ? Ben non.
Les billets pour l’été 2017 sont achetés, le trajet fixé, les nuits réservées et un beau véhicule de location nous attend bien au chaud. Cette fois-ci nous ferons un trajet entièrement nouveau, du nord au sud : départ Chicago, arrivée la Nouvelle Orléans, grosso modo en descendant le Mississippi, avec quelques écarts conséquents toutefois.
Pendant ces presque quatre semaines entre juin et juillet, nous ne ferons que des découvertes. Je me rends compte que c’est assez difficile à faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique : les Etats-unis sont grands comme toute l’Europe et réservent assez bien de variété pour satisfaire le voyageur à l’affût de nouvelles expériences. Ne dirions-nous pas d’un touriste qui au fil de ses étés visite la péninsule ibérique, la Scandinavie, les Balkans, l’Europe centrale qu’il est un grand voyageur ? Cette diversité, nous la trouvons aussi sur le territoire américain et sa multitude de « frontières intérieures » qui définissent autant de facettes diverses et dignes d’intérêt. Et encore, en Europe l’on souffre trop souvent d’une foule envahissante qui rend pénible le moindre séjour dans un lieu touristique. Selon notre expérience, l’affluence aux USA est le fait des grandes villes, tant la vastitude des grands espaces permet à chacun de suivre tranquillement son chemin.
Hormis trois petits jours à New York, nos précédents séjours nous avaient menés dans les grands parcs autour de Las Vegas, sur la côte Pacifique de Los Angeles à San Francisco, au Texas entre Houston et Dallas et dans l’extraordinaire et trop décriée Floride. Le programme cette fois-ci est le suivant :
Chicago, la ville ouverte aux quatre vents Spillville, dans l’Iowa, sur les traces du compositeur Antonín Dvořák Hannibal, la cité de Mark Twain Springfield, pour rendre visite au mémorial d’Abraham Lincoln Site historique de Cahokia Mounds, près de Saint Louis, l’une des plus vastes cités amérindiennes Grottes de Mammoth Cave, dans le Kentucky Visite (si on en a le temps) de l’Aviation Heritage Park à proximité La musicale Nashville, où nous fêterons le 4 juillet avec ce qui promet d’être le plus beau feu d’artifice des USA Un détour dans l’Alabama pour rendre visite à l’US Space and Rocket Center, à Huntsville Memphis et son héritage elvisien La vallée du Mississippi : Greenville, Vicksburg, Natchez, Lafayette Et pour terminer, la Nouvelle Orléans et son lot d’excursions dans les plantations.
Sacré programme ! Quand je pense que certains s’étonnent : quoi, tu vas encore en Amérique ? Ben oui.
De nombreux forums sur VF traitent des salons, des sièges, des repas ou de l'accueil à bord sur Air France, mais aucun ne regroupe les quatre sur un même forum. Je propose cette page -sur le modèle de Skytrax- pour traiter des expériences, heureuses ou malheureuses en cabine l'Espace Affaires ou l'Espace Première sur Air France. En voilà quelques unes pour commencer.
Bonjour à tous,
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Salut à tous !
Voici le récit du périple que nous avons effectué récemment, avec mon amie, au Vietnam et au Cambodge. Nous souhaitons ainsi le partager, notamment afin que les potentiels vacanciers y trouvent de quoi nourir leur programme. Je suis disponible pour toute question pouvant vous aider à préparer un voyage extraordinaire, dans ces deux pays qui ne le sont pas moins !
Vendredi 30 août : Levés à 7h10 pour finaliser les baguages, nous filons à la gare de Strasbourg pour prendre le TGV de 9h44, direction Roissy Charles de Gaulle. Le trajet se passe tranquillement, sans aucun retard (ouf !). Arrivés à l'aéroport, nous courons pour ne pas être en retard ... puis en fait, nous constatons une foule énorme en train de s'enregistrer ! Nous finissons par avoir 30 minutes de retard au décollage. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près ! C'est parti pour 11h30 de vol ... C'est long, très long ! Surtout sans sommeil et coincés dans des sièges construits pour des asiatiques ! Le seul film disponible est une daube en vietnamien sous-titrée en anglais. On s'ennuie ferme, avant de compter les heures qui ne passent pas ...
Samedi 31 août : Arrivée à l'aéroport d'Hanoï vers7h. Les formalités pour le visa se font rapidement, à noter le peu de sympathie du douanier derrière le guichet ... Petit moment "habituel" de flottement à la sortie de l'aéroport : la fatigue se conjugue avec la perte complète de nos repères, ce qui nous laisse errant sur le trottoir à la recherche d'un bus qu'on met bien trop de temps à trouver. Nous finissons par le dégoter, attendons 30 minutes qu'il se remplisse avant de prendre le chemin du centre ville de Hanoï. 45 minutes plus tard, arrivée au centre ville, près du lac de Hoan Kiem. Nous n'avons alors qu'une envie, celle de trouver rapidement notre hôtel pour poser nos affaires et nous reposer. Nous arrivons au Camelia Hotel, très bien situé dans une ruelle calme de la Vieille Ville et près du lac. Nous obtenons la grande chambre du 4ème étage, avec double lit double et balcon ! Le tout est propre, avec une belle salle de bain. Nous nous effondrons ensuite de sommeil, pour nous réveiller vers midi avec une faim terrible !
Direction le BUN CHA NEM CUA BE DAC KIM (et oui !) pour un premier repas dans un restaurant de rue, et quel délice : porc grillé accompagné de nems, le tout enseveli sous les herbes fraiches ! Revigorés, nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu. Le trafic est intense, les klaxons envahissants, mais quel dépaysement ! Nous faisons un tour par le marché de DONG XUAN. En fin d'après-midi, nous réservons 2 places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) de 18h30 avant d'aller nous reposer une petite heure. A l'heure dite, nous voilà en train d'assister à un spectacle traditionnel très joli, retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies. Après le spectacle, repas au Highway4, pour une collation légère faite de soupe de riz et de nems au poissons chats. Nous ne faisons pas long feu et allons nous coucher rapidement.
Dimanche 1er septembre : Très grosse nuit de sommeil(couchés à 21h, levés à 9h !) puis petit déjeuner frugal (et européen) à l'hôtel, avant de nous rendre au très solennel mausolée d'Ho Chi Minh, sous la pluie. Toute l'esthétique communiste se retrouve dans l'architecture de type blockhaus du bâtiment, surveillé par plusieurs gardes ayant instruction de ne pas sourire et qui rappellent à l'ordre les visiteurs sans ménagement. Ce pauvre oncle Ho ne souhaitait d'ailleurs aucunement un tel monument pour sa mort, mais sa quasi déification a un sens certain pour des autorités voulant construire une nation unifiée. Nous avons juste le temps de voir le temps d'un passage rapide et après 20 minutes d'attente dans une file encadrée par des gardes, le corp sprétendument momifiés de l'Oncle HO, même s'il ressemble bien plus à une statue de cire ...
Nous avons ensuite rdv à midi chez Jimmy (HelViet sur ce forum !), qui nous invite à confectionner et déguster des nems avec sa famille. Nous prenons un taxi à la sortie du mausolée, direction le quartier de Long Bien. A l'arrivée, la note est de 370000 dongs (soit environ 14 euros), on se dit donc que le taxi est aussi onéreux qu'en France ! Nous arrivons chez Jimmy et faisons rapidement connaissance avec lui, sa femme, sa belle-mère et leur petit garçon. Nous mangeons les très bons nems que nous l'aidons à préparer et discutons de tout et de rien, en préparant aussi les étapes de notre périple dans le Nord du Vietnam. Nous partons de chez lui vers 17h, en n'ayant pas vu passer l'après-midi, direction la vieille ville et notre hôtel et là, quelle surprise, le taxi ne coûte que 30000 dongs ... Nous actons donc notre première vraie arnaque, le 1er taxi nous ayant coûté plus de 10 fois ce montant ... Petit détour à la Cathédral Saint-Joseph où nous pouvons constater l'affluence d'un jour de messe. Puis diner dans un restaurant de rue à côté de notre hôtel, avec une très bonne soupe aux nouilles! Direction ensuite la gare routière de Hanoi pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour HA GIANG. Nous nous retrouvons au fond du bus, sur la plage arrière qui accueille 5 couchettes. Nous faisons connaissance avec nos 2 compagnons de route vietnamiens, qui ne parlent pas un mot d'anglais et qui sont tout étonnés de côtoyer 2 européens. Fou rire garanti ! Le bus emprunte la route nationale n°2 jusqu'à TUYEN QUANG pour une pause à minuit, avant de reprendre la route jusqu'à HA GIANG où nous arrivons à 5h15. Gros dodo jusqu'à 7h10 dans le bus garé. Nous sommes réveillés par les gens en train de le nettoyer à grandes eaux.
Lundi 2 septembre : La journée débute par un bon petit déjeuner local (soupe avec poulet et nouilles de riz), la location moto vers 9h et, après une prise en main rapide de notre conductrice de chic et de choc, en route pour DONG VAN, soit environ 150 km au Nord. Dès la sortie de la ville, ce n'est plus que paysages spectaculaires, vallées encaissées avec profondeur de vue fantastique, les pics lointains se dessinant tels des spectres brumeux à l'horizon. Les rizières sont d'un joli vert éclatant, tirant parfois vers le jaune, créant ainsi un joli dégradé de couleurs, comme si un peintre avait imaginé un paysage par touches successives, parcelle par parcelle, alternant le vert émeraude et le jaune plus ou moins pâle. Les arrêts observation et photos sont nombreux, mais à chaque fois le spectacle offert est toujours plus impressionnant.
Arrêt à QUAN BAN pour admirer la belle vue du haut du belvédère sur le village de TAN SON et ses montagnes karstiques en forme de poitrine de fée, comme le veut la légende. Arrêt ensuite à LUNG TAN, village de Mhongs blancs qui fabrique du tissu en chanvre. On assiste au tissage du chanvre, avec une machine à tisser artisanale elle aussi faite à la main, ainsi qu'au "lissage" du tissu obtenu à l'aide d'une bûche ronde sur laquelle une femme en équilibre sur une pierre plate écrase les fibres de tissu.
Pause déjeuner à YEN MINH, dans un restaurant dont la cuisine est ... "authentique" ! Nous reprenons ensuite la route.
Moment de stress : la station d'essence où l'on voulait aller à YEN MINH a brûlé ! On roule encore, craignant la panne sèche, mais on finit par tomber sur une pompe mécanique après PHAO CAO. On décide alors de faire un petit détour vers PHO BANG, village frontière avec la Chine. Onvoit le long de la route des Hmongs très jeunes porter des paniers aussi hauts qu'eux, remplis de végétaux pour les cochons. On en voit même un couché sur son panier en train de tirer la langue ... En arrivant au village frontière, nous n'avons pas le droit de franchir le poste de garde, mais Jimmy en a la possibilité et se rend jusqu'à la borne séparant les deux pays.
Après ce détour de quelques kilomètres, nous poursuivons notre route, en passant à côté du Palais du dernier roi Hmong, avant d'arriver à DONG VAN vers 19h, fourbus par cette première étape mais heureux de trouver un hôtel confortable et un lit douillet. Nous dinons agréablement avec un couple de français en vadrouille, Greg et Sophie. Le tout arrosé d'alcool de maïs ...
Mardi 3 septembre : On débute la journée par un bol de riz gluant, puis une boisson chaude prise dans le très beau café de PHO CO, au cœur d'une vieille maison bien conservée. On fait ensuite une marche, d'abord dans la vieille ville de DONG VAN puis le long des rizières, là encore d'un beau vert que le soleil rend encore plus éclatant.
Plus tard, direction LUNG CO, ville la plus au Nord du Vietnam, à la frontière avec la Chine. On y arrive sous la pluie, le temps pour nous de nous abriter dans un restaurant tenu à ce moment-là par une gamine de ... 12 ans ! Elle et Jimmy, parti chercher de la viande et des légumes, nous concoctent un super repas, qu'on partage cette fois-ci avec deux françaises, Claire et Carole. Après avoir repris des force set la pluie ayant cessé, nous grimpons les 1000 marches qui mènent à la tour du drapeau, la plus haute du Vietnam !
Paysage légèrement brumeux mais vues imprenables tout de même entre les nuages. Nous voyons les collines chinoises au loin. Jimmy nous y rejoint en moto, alors qu'une pluie torrentielle s'abat sur nous à nouveau, nous bloquant dans la tour le temps de laisser passer le gros de l'orage. Nous reprenons les motos pour un retour à DONG VAN sous la pluie qui tombe dru. La route est parsemée de torrent d'eau ou de boue, bref, c'est l'aventure ! Arrivés trempés à l'hôtel, nous décidons de nous récompenser de nos mésaventures par un bon canard, que nous a préparé un petit restaurant. Encore un repas délicieux arrosé d'alcool de maïs et en présence de nos deux compatriotes de la journée.
Mercredi 4 septembre : Départ vers 9h par le col de MA PILENG direction MEO VAC, par la "route du bonheur", la plus belle du Vietnam. Sur la route, la pluie s'acharne et nous traversons des passages chaotiques fait d'éboulements et de coulées de boue. Le paysage, bien que brumeux, est très impressionnant, fait de pics rocheux, de falaises abruptes et de cours d'eau encaissés. Nous faisons une halte dans une école primaire sur le bord de la route, complètement perdue dans un paysage abyssal. Nous interrompons la récréation de deux classes d'enfants Hmongs qui nous accueillent avec des grands sourires et de la timidité, à qui nous distribuons des nougats. Enfin arrivés à MEO VAC vers 10h30, nous prenons un café (un vrai café vietnamien arabica ...) et un thé dans un restaurant puis partons visiter le marché et acheter des LONG ANE, délicieux petits fruits au goût incomparable (à la rigueur un lointain cousin du litchi).
Direction NIEN SON pour la suite du voyage où nous nous arrêtons dans un restaurant en bord de route, tenu par une famille charmante, dont le père nous concocte un bon repas (bonne omelette!), avalé dans une pièce avec deux billards, un ordinateur portable, du papier journal comme papier peint et de la tôle au plafond. Entre modernité et tradition ...
Un petit arrêt pour la traversée d'une grosse marre de boue dans un hameaux sur la route, où nous en profitons pour distribuer des biscuits aux enfants du village, d'abord une poignée mais rapidement rejoint par une véritable meute hurlante et souriante. Encore un moment de stress ensuite dans un passage de boue ... avec au bilan une chaussure toute embourbée mais plus de peur que de mal.
Arrivée à BOAO LAC vers 17h. Petite balade dans la ville où nous sommes alpagués par des enfants pour un anniversaire, qui souhaitent nous faire rentrer chez leurs parents, eux plutôt dépités ...Nous déclinons aimablement mais recevons de leur part des chips et une sucette, sucette qui fera le bonheur d'une petite fille quelques centaines de mètres plus loin. Puis direction le marché pour choisir une oie qui sera sacrifiée pour notre dîner ! Au menu du soir donc notre oie, dégustée en compagnie d'un couple de français, Jean-Pierre et Corine de leur guide DON et de leur chauffeur LAN. Là encore alcool de maïs ....
Jeudi 5 septembre : RDV le lendemain tôt pour le marché ....Nous commençons par un petit déjeuné offert par LAN .... délicieuses galettes de riz à la vapeur et saucisse de porc ! Miam !
Nous déambulons le long des travées du marché ethnique de BAO LAC (LOLO NOIRS, SAN CHI, TAY, NUNG, DAO ROUGE, KINH), hautement coloré et proposant toutes sortes de choses, de la babiole chinoise, en passant par une grappe de grenouilles vivantes, chiens, chats, poules, oies, cochons dans des paniers tressés en bambou, un rapace en cage, des fruits exotiques, de la viande sur les étales et des chiens destinés à la boucherie ! Nous y restons quasiment 2 heures, à échanger sourires et regards avec les locaux, là encore tout étonnés de nous voir.
Nous partons ensuite pour faire une balade en moto autour de BAO LAC en fin de matinée, direction CO BA à la frontière sino-vietnamienne, mais la route impraticable nous fait rebrousser chemin vers BAO LAC.
Déjeuné en ville puis direction la montage et le village LOLO NOIRS de COC XA, où nous parcourons une partie de la montée à moto, dans un véritable champs de boue et poursuivons à pied, avec des femmes LOLO NOIRS qui rentraient du marché que nous rencontrons par hasard lors de notre ascension. Nous les accompagnons sur les 5 derniers kilomètres vers leur village, COC XA, en leur proposant de porter à leur place leur lourde charge, ce qui a le don de les étonner et les faire rire ! A notre arrivée au village, après une pente boueuse et particulièrement casse-gueule, nous sommes invités par nos compagnons de route à manger des poires vietnamiennes et boire"quelques" verres d'alcool de riz ... (1ere maison chez M. TUYEN pour 8 verres, 2ème maison chez la belle sœur de M TUYEN pour 2 verres et la troisième celle du chef du village absent où nous sommes "reçus" parun cartographe ! Dernière maison celle de la dernière compagne de notre marche où nous sommes très chaleureusement reçus, avec 5 verres supplémentaires derrière la cravate !!). M. TUYEN nous propose de coucher chez lui pour la nuit, malheureusement, en bons européens que nous sommes, nous avons besoin de divers ustensiles que nous n'avons pas sur nous (boîte à lentilles, brosse à dents...). Nous leur proposons en revanche de revenir tôt le lendemain pour passer une journée avec eux, en les aidants aussi bien dans les rizières que pour aller chercher du bois, avant de passer soirée et nuit chez eux. C'est donc euphoriques, heureux de cette magnifique, et impromptue, rencontre que nous repartons en titubant et en glissant sur les chemins escarpés du village. Le retour se fera rapidement, en échangeant nos impressions sur cette rencontre imprévisible et irréaliste. Quelques cascades avec les motos, de nuit sur la route boueuse, un repas rapidement avalé et au lit !
Vendredi 6 septembre : Grosse pluie dès le matin qui annule toute possibilité de remonter à COC XA. Grosse déception mais ce n'est que partie remise à une prochaine fois !!! .... départ vers midi pour CAO BANG, toujours sous la pluie. Arrêt à environ 15Km avant TINH TUC pour manger dans un buibui un peu crasseux mais où sont préparés des plats délicieux (nous assistons à un beau combat de chien fraternel !).
On roule ensuite sans s'arrêter, sur notre première belle route en très bon état, pour arriver avant la nuit à CAO BANG. Une fois dans la ville, nous décidons de poursuivre jusqu'à QUANG YEN, village plus proche de nos étapes suivantes. Nous arrivons finalement à QUANG YEN vers 18h30, épuisés après avoir roulé de nuit aux côtés de gros camions jouant les Fangio sur la route. Pause dîné puis dodo à 20h !!! Ce soir c'est chez l'habitant, chez M. KIEU.
Samedi 7 septembre : Nous prenons un petit déjeuner rapide, fait de galettes de riz cuites à la vapeur. Départ de chez M. KIEU qui nous reçoit vers les magnifiques chutes de BAN GIOC, frontière naturelle et conflictuelle avec la Chine. Le spectacle est grandiose, la puissance des chutes impressionnantes. Nous ne pouvons résister à piquer une tête dans le bassin des chutes, côté vietnamien, avant d'aller prendre un repas dans un restaurant très typé "touriste", mais tout aussi bon que les autres !Après le repas, nous prenons des petites routes pour nous rendre aux grottes de NGUON NGAO, dites les "grottes du tigre", pour une visite souterraine grandiose, au milieu de salles gigantesques et de leurs stalactites et stalagmites énormes. Le plus impressionnant restant le calme régnant dans ces lieux, tout juste perturbé par le bruit des gouttes dévalant les pierres. Au passage, avant de nous rendre dans les grottes, nous faisons un arrêt photo surréaliste devant la borne 835 qui délimite la frontière entre la Chine et le Vietnam, fréquentée par des bus de chinois qui viennent s'y faire prendre en photo et acheter des produits dans un marché installé à côté, tous ces produits étant importés illégalement de la Chine ! Retour vers 17h30 chez M. KIEU, après un tour au marché, pour préparer le repas du soir en famille. Au menu nems maisons, fabriqués de nos grosses mains maladroites et canard accompagnés de légumes et de riz .... et d'alcool de maïs ! La soirée est très sympathique et nous permet d'échanger avec nos hôtes.
Dimanche 8 septembre : Départ matinal pour une marche de 18 km dans les montagnes autour de QUANG YEN, M. KIEU faisant office de guide. Nous passons dans des champs, des forêts escarpées et dans différents villages (confection de papier et forgerons...). Le midi, nous mangeons un piquenique (sandwich, œufs et mangues) chez un neveu de M. KIEU, sur une natte installée dans son salon. Notre route croise celle de plusieurs serpents, que nous tâchons d'effrayer en donnant systématiquement des coups de bâtons dans les fourrés alentours tout en avançant.
Départ 17h pour le dernier trajet à moto vers CAO BANG, durant lequel, à 7 kilomètres de la ville, nous prenons la dernière et la plus importante de nos rincées, avec vent violent et pluie torrentielle qui achève de remouiller les vêtements que nous avons eu tant de mal à faire sécher. A 18h, nous rendons les motos en les confiant à un hôtel qui se chargera de les renvoyer à HA GIANG. Très bon repas pris rapidement avant d'aller prendre le bus de nuit, direction HANOI ! Etrangement, ou peut-être est-ce dû au rythme de la journée, nous nous endormons très rapidement dans le bus, il est vrai dans un confort que nous n'avions pas connu à l'aller : seuls au fond sur la banquette de 5 places, avec boules quies et somnifères !
Lundi 9 septembre : Nous nous éveillons à Hanoi, dans le bus, vers 4h30 du matin. Jimmy nous invite chez lui, où nous nous recouchons pour 3 heures de complément de sommeil.
Après le réveil, nous laissons Jimmy pour nous rendre dans Hanoï et prendre un petit déjeuner au KINH DO CAFE, rendu célèbre pour avoir accueilli Catherine Deneuve pour une scène du film Indochine. Le petit déjeuner en lui-même est très "français", avec petit pain au chocolat, café et croque-madame.
Direction ensuite le "Temple de la Littérature". Une fois à l'intérieur, nous apprécions d'abord le calme de l'endroit, certes entouré de routes passantes mais joliment arboré et reposant. Nous faisons la visite des jardins successifs ainsi que des pagodes et des stèles des docteurs diplômés. Le soleil est au rdv en plus ! Nous nous reposons sur un banc, profitant au maximum de l'harmonie du lieu tout en observant une foule de touriste plutôt conséquente, chose inconnue pour nous depuis notre périple dans le Nord.
Après ce moment paisible, nous retournons dans l'enfer des klaxons d'Hanoï, en croisant toujours les doigts lors de nos folles traversées des routes sur lesquelles déboulent comme des démons les conducteurs de deux roues. A midi, direction le QUAN AN NGON, sorte d'institution gastronomique de la ville, pour un repas très léger, assez déçus globalement par le lieu, vraiment énorme et très fréquenté ! Après le repas, tentative de retour sur le site du mausolée d'Ho Chi Minh, malheureusement fermé le lundi. Nous nous baladons dans la vieille ville, allons prendre une boisson CAFE PHO CO, établissement difficile à trouver puisque bien caché dans l'arrière-court d'une boutique de soie. Le personnel est peu accueillant mais nous prenons notre boisson au 4ème étage, sur une sorte de balcon avec une vue magnifique du lac de HOAN KIEM ensoleillé.
Après avoir repris des forces, nous décidons d'aller visiter la lugubre et tristement célèbre prison de HOALO, qui a accueilli des vietnamiens puis des américain selon les périodes ...La visite est intéressante, on entrevoit les conditions terribles dans lesquelles étaient emprisonnés les détenus au temps des colonies, alors que la pénibilité de celles des américains semble amoindrie ! Le tout glorifie le régime révolutionnaire, peut-être sans réelle nuance. Après cette difficile journée, quoi de mieux qu'une séance dans un salon de massage, où Christine se fait faire une manucure. Nous enchaînons par un massage complet du corps pendant une heure, détendus par les mains expertes mais parfois un peu fermes de nos masseuses. C'est donc reposés et contents de notre journée que nous retrouvons Jimmy devant le théâtre municipal pour nous rendre ensuite dans un restaurant qu'il connaît, où nous mangeons superbement bien tout un ensemble de plats typiques qu'il a sélectionnés. La soirée est très agréable, mais nous allons nous coucher vers minuit car le lendemain, le bus pour la baie d'Along est fort matinal !
Mardi 10 septembre : Le réveil se fait à 5h30 du matin … dur ! Le temps de rassembler les affaires et d'avaler un petit déjeuner à côté de chez Jimmy (soupe de nouilles de riz avec poisson frit) et nous voilà partis en direction de la gare routière de Long Bien pour prendre le bus de 7h15 en partance pour HAI PHONG. Ce n'est que la première étape car : autre bus, 2h30 plus tard, du centre d'HAI PHONG pour le port, puis un bateau rapide jusqu'à l'île de CAT BA, ensuite re-bus jusqu'au port de CAT BA de l'autre côté de l'île et enfin camionnette (5 minutes seulement) pour un port de plaisance proche !
Enfin, nous faisons la connaissance à midi de l'équipage de la jonque ECO FRIENDLY et c'est sous un beau soleil que nous appareillons vers la baie de LAN HA. Le temps de nous installer et de découvrir notre cabine, nous sommes déjà au milieu d'un décor superbe, fait d'affleurement rochers et de pics karstiques verdoyants, le tout sous le soleil.
Le repas de midi servi par le cuisinier est tout bonnement délicieux, pris dans une petite salle à manger avec vue sur les magnifiques alentours. L'après-midi se partagera entre bronzette/lecture sur le pont, baignade dans les eaux émeraudes ou encore kayaks de mer à la découverte de grottes cachées et de lagons isolés. Nous nous reposons vraiment de notre première partie de périple vietnamien en profitant de la beauté de ce patrimoine mondial qu'est la baie d'Along, que nous rejoignons en cours de journée. La jonque s'isole dans un recoin de la baie pour la nuit, après nous avoir permis d'assister à un joli coucher de soleil, puis nous prenons un copieux diner avant de se reposer et de s'endormir dans notre cabine.
Mercredi 11 septembre : Réveil sous la pluie, qui a fini par nous rattraper ! Le petit déjeuner est européen et servi dans la grisaille. Le temps de se préparer et la météo a déjà changé. Nous abordons alors une partie particulièrement houleuse de la baie : la jonque avance, chevauchant les vagues lourdes et puissantes, dans un remous rendant un peu malade ! En fin de matinée, le temps est de nouveau au beau et c'est sous le soleil que nous prenons notre repas de midi, dans la baie de BAI TU LONG. L'après-midi est propice au kayak, au concours de plongé (ou plutôt saut ...) dans la mer ou encore à la lecture. Nous profitons de notre passage dans un lagon isolé pour "faire un peu le ménage" en recueillant dans notre kayak les quelques déchets flottants que nous nous acharnons à récupérer jusqu'au dernier. Nous décidons de baptiser ce lagon "le lagon Christieu" en l'honneur de ceux qui l'ont (très temporairement) nettoyé.
La jonque se rend ensuite dans un village de pêcheur flottant dont nous visitons les élevages de poissons et de calamars, l'un d'eux nous fournissant d'ailleurs notre repas du soir. Nous pouvons constater la voracité des poissons lorsqu'un des membres de notre équipage pêche des petits poissons qu'il jette ensuite dans un bassin où les gros poissons se ruent sur ces petits repas tombés du ciel. Le calamar sera, lui, servi dans un autre recoin isolé de la baie, après que nous ayons assisté là encore à un magnifique coucher de soleil dont les couleurs roses et rouges nous ont émerveillé. C'est donc repus et heureux que nous profitons de notre dernière nuit à bord.
Jeudi 12 septembre : Nouveau réveil sous la pluie. Cette fois-ci, elle ne nous quittera pas avant de débarquer de la jonque à 13h. Avant cela, nous avons tenté de voir des singes sur "l'île aux singes", mais ces derniers devaient être à l'abri des gouttes. Arrivés à 13h au port de CAT BA, nous reprenons le bus dans l'autre sens avant d'emprunter le bateau rapide jusqu'au port d'HAI PHONG, où nous attend un chauffeur qui doit nous transférer à TAM COC, à côté de NINH BINH. Et c'est donc parti pour 3 heures d'angoisse et de fatigue, les routes et les conducteurs vietnamiens faisant la part belle aux dépassements dangereux et sans visibilité. Le trajet est très long et c'est fatigués que nous arrivons à notre hôtel (DUC THUONG) à TAM COC vers 18h30.
Après un court repos dans notre chambre, nous remontons la rue principale (et quasiment unique) de TAM COC, le long de l'embarcadère permettant de visiter la fameuse "baie d'Along terrestre". Là s'alignent les restaurants pour touristes, chacun souhaitant à notre passage nous inviter pour manger chez lui plutôt que chez un autre. La ville tourne beaucoup autour du tourisme et nous nous sentons déjà comme deux portemonnaies ambulants. De guerre lasse, et n'ayant pas bien compris les indications de Jimmy sur la bonne adresse du coin, nous nous arrêtons dans un restaurant en peu à l'écart de la route, constatant trop tardivement la présence d'un groupe de plusieurs français attablés, signe du caractère plutôt touristique de celui-ci. Et nous ne nous sommes pas trompés : tout est fait pour que nous prenions un menu faussement varié et en définitif insipide, mal cuisiné et en plus cher pour ce que c'est (170000 dongs par personne). Nous sortons de là un peu dégoûté d'avoir vécu là notre 2ème réelle arnaque de notre séjour (après le taxi vers chez Jimmy). Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir nous coucher dans un bon lit, fatigués de cette journée de transition.
Vendredi 13 septembre : Réveil matinal au son du marché mais surtout grâce (ou à cause) de la radio locale qui criait et scandait dès 5h du matin, sur un ton de fanatique prêchant les préceptes du communisme. Petit tour au marché, bien pâle par rapport à celui de BAO LAC ...
Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner pour lequel nous sont servies des baguettes de pain vietnamiennes, gonflées à la pompe à air ... A 8h, nous sommes devant l'embarcadère et prenon sensuite place dans une barque, direction "la baie d'Along terrestre". Notre capitaine de barque est une femme souriante, qui nous épate lorsqu'elle se met à ramer avec les pieds ! Nous naviguons donc le long de la rivière, à la découverte de très beaux paysages, qui plus est ensoleillés. Le tout porte très bien son nom, la ressemblance avec la baie d'Along se vérifiant au gré des pics déchiquetés et des trois grottes que nous traversons. Le tout, aller-retour, dure deux bonnes heures. Avant de rebrousser chemin, nous n'évitons pas l'amicale et souriante pression commerciale d'une vendeuse ambulante qui nous a suivi en barque tout du long, qui prétexte la fatigue de notre guide pour nous vendre une boisson et un paquet de gâteau, à lui offrir. Nous partons là-dessus, mais ce ne sera pas sans suite, puisqu'à notre retour àl'embarcadère, notre guide nous réclame également de l'argent, mais nous lui rétorquons que le pourboire est constitué de ce que nous lui avons acheté (la combine entre les deux étant un peu "grosse" , nous n'avons pas voulu être les pigeons de l'histoire !). TAM COC a définitivement un côté"attrape-touristes" !
Nous poursuivons nos visites en louant des vélos, pour nous rendre dans un temple isolé. La route n'est pas très bonne mais nous nous amusons bien avec nos vélos, à éviter les trous et les flaques. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son vieux gardien, qui insiste auprès de chacun de nous pour qu'on fasse une donation ... Nous leur en faisons une de 2000 dongs (soit 7 centimes d'euro ...), en bons mécréants que nous sommes !!!
Nous reprenons nos plus beaux vélos pour aller cette fois-ci à la pagode de BICH DONG. Celle-ci, située à environ 2 kilomètres de TAM COC au terme d'une bonne route goudronnée, est autrement plus jolie que le temple. Le site comporte en fait plusieurs pagodes réparties entre 3 niveaux, auxquels on accède par plusieurs escaliers. La vue de l'endroit le plus élevé est impressionnante. Le site est en revanche très fréquenté, aussi d'ailleurs par des vietnamiens qui ont fini par se mettre sur la gueule à la sortie ! Moment tension donc avant de reprendre les vélos.
Nous revenons pour midi à TAM COC et se pose alors la question fondamentale du repas dans ce repère d'attrape-touristes. Nous rappelons Jimmy et cette fois-ci, nous comprenons mieux ses indications et aboutissons au "Father cooking", restaurant qui ne paye pas de mine, dans l'artère centrale de la ville, mais qui s'avère être tout à fait délicieux et tenu par une vietnamienne chaleureuse. Nous dégustons un repas qui nous fait oublier l'erreur (et l'horreur) de la veille. Entre nems, omelette, soupe, liserons d'eau et autres, le repas est divin et au surplus peu onéreux (200000 dongs pour 2 !).
C'est donc heureux et rassasiés que nous chevauchons nos fiers vélos vers la grotte de MUA, cette fois-ci à environ 4 kilomètres de la ville. Le paysage autour est très agréable, fait de champs et de rizières, même si un peu de pluie se rappelle à nos bons souvenirs. En arrivant à la grotte de MUA, le temps se remet au beau. Nous visitons d'abord le jardin, agrémenté de cours d'eau, de petits ponts et de statues de personnages burlesques. Un amphithéâtre en plein air, encadrés de jolis dragons, achève de faire de ce lieu un site de représentation. La grotte en elle-même n'a que peu d'intérêt mais, en revanche, un escalier de 465 marches mène à un sanctuaire dédié à la déesse de la Miséricorde, tout en haut d'une crête dont on voyait un versant lors de notre visite de la baie d'Along terrestre. La vue est magnifique et nous en profitons pour nous reposer et nous sécher après une montée particulièrement éprouvante qui a mis nos vêtements à rude épreuve ... Après ce temps de repos, nous achevons nos genoux avec la descente avant de reprendre nos vélos et de revenir à TAM COC.
Arrêt pour un café au "father cooking", puis douche et préparation pour la longue nuit qu inous attend : ce soir, c'est bus de nuit vers HUE ! Embarquement à 20h, après un autre repas au "Father cooking", définitivement une superbe adresse, puis nous nous retrouvons coincés à l'arrière du bus, dans un réduit aux apparences de cercueil. C'est le début d'une longue, très longue nuit, qui s'achèvera à 8h le lendemain matin, soit après 12 heures passées dans une boîte !
Samedi 14 septembre Arrivés à HUE vers 8h, direction le quartier "routard" pour prendre une chambre au HUENINO hôtel, très, très agréable endroit au service impeccable et à la déco un peu surprenante, mais surtout qui sert une confiture de fruit de la passion à se damner, généreusement servie pour un petit déjeuner "bonus" proposé dès notre arrivée !
Nous prenons nos quartiers au 3ème étage et commençons cette journée par une grosse lessive. Il y en avait besoin après plus de 10 jours de vadrouille dans le Nord. La chambre finit recouverte de vêtements à sécher. Heureusement il fait beau et cela devrait aller vite !
Départ 11h30 pour une petite promenade vers le restaurant "chez OVI", histoire de se mettre en appétit. Nous arrivons, heureux de trouver un havre de paix et un peu de fraicheur dans le magnifique jardin du restaurant. Nous sommes les seuls clients et nous dégustons tranquillement un menu composé de 8 plats tous plus colorés, décorés et délicieux les uns que les autres ! Chaque plat mélange harmonieusement une multitude de saveurs.
Après le repas nous rejoignons notre guide pour une après-midi de visite de la cité impériale et de la cité interdite. Nous sommes d'abord étonnés par le peu de vestiges restant de cette période, les guerres successive ayant détruit de nombreux bâtiments. Mais qu'à cela ne tienne nous découvrons le palais royal, la bibliothèque, le palais de la reine mère, le théâtre ... et faisons travailler notre imagination pour reconstituer le reste de la cité. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour nous aider à mieux comprendre l'histoire du site et c'est vers 17h30 que nous nous séparons de celui-ci. Un petit verre en rentrant puis au lit, après une grosse journée et surtout la fatigue du bus de la nuit précédente.
Dimanche 15 septembre Petit déjeuner revigorant servi au HUENINO, puis location d'une moto pour la journée : au programme, visite des mausolées de la dynastie de NGUYEN, en plus sous un temps très agréable.
En route donc pour le mausolée de MING MANG, le plus au Sud de la série que nous voulons visiter. En chemin, une gentille dame nous fait remarquer que notre clignotant est allumé, puis elle nous propose de nous conduire jusqu'au mausolée puisque sa maison est juste à côté et qu'elle "a le temps". Nous acceptons un peu naïvement ... Nous découvrons ensuite le mausolée, le plus beau peut-être et le plus grandiose, à la hauteur de la mégalomanie du personnage ... Nous retrouvons ensuite la gentille dame, qui souhaite nous inviter chez elle. Elle nous y sert un thé et nous discutons joyeusement ... pour au final, au moment du départ, qu'elle nous demande de l'argent ! Très gênés par la situation, nous lui indiquons que ce genre de procédé ne fonctionne pas avec nous et c'est donc sur un sentiment de déception que nous partons et mettons fin à un moment qui aurait pu être très cordial.
Nous nous rendons ensuite au mausolée de KHAI DINH, où nous nous émerveillons des figures de mandarin en pierre de la cour ainsi que des couleurs chatoyantes des mosaïques tapissant l'intérieur du mausolée. Tout cela est sans aucune commune mesure avec le peu d'importance de l'Empereur en question, celui-ci n'ayant été globalement qu'une marionnette aux mains des français.
Direction ensuite le mausolée de TU DUC, l'Empereur poète. Le site est gigantesque et nous passons beaucoup de temps à visiter l'ensemble des monuments éparpillés dessus, ceux-ci concernant tant l'Empereur que sa femme, sa mère ainsi que son enfant adoptif. Le site est très champêtre et nous prenons du plaisir à le parcourir tranquillement.
Nous achevons ces visites au moment de rejoindre Claire, compatriote française rencontrée lors de notre périple dans le Nord, qui travaille dans un orphelinat situé au Sud de HUE, près justement du mausolée de TU DUC. Nous allons manger ensemble avant qu'elle ne nous fasse visiter les locaux de l'orphelinat. Nous la quittons après avoir discuté longuement avec elle, alors que la pluie fait un passage court mais remarqué.
Nous poursuivons en cherchant assez longuement "l'arène des tigres", monument perdu au milieu de nul part, malheureusement quasiment inaccessible au public mais néanmoins drôle lorsqu'on sait que les combats organisés entre éléphants, symboles du pouvoir impérial, et les tigres étaient complètement tronqués du fait que les pauvres tigres n'avaient plus ni dents ni griffes ... Nous faisons ensuite un arrêt à la pagode TU HIEU, lieu isolé dans une forêt servant de monastère, où nous assistons à une séance de psalmodies, chants lancinants et répétitifs sur fonds d'instruments percutants, le tout enrobé dans des vapeurs d'encens ... Moment psychédélique intense ! Nous en profitons également pour apprécier la beauté du site.
Nous achevons cette journée d'abord par un petit tour par l'esplanade arborée de NAM GIAO pour ensuite traverser la ville et terminer par la visite de la pagode THIEN MU, haut lieu de la contestation vietnamienne. Le site est en revanche très touristique.
Avant de rendre notre moto vers 18h, nous faisons le tour de la cité impériale, participant ainsi au flot impressionnant de la circulation dans les rues étroites de HUE. A nouveau piétons, direction "la Boulangerie Française", boulangerie - salon de thé dans lequel sont vendues les productions des apprentis boulangers formés à l'orphelinat où travaille Claire avec au menu : chausson aux pommes etAmandine, a compagnés de café et de jus d'ananas. Un délice ! Nous ne dinerons pas ce soir, fatigués de cette journée visite passionnante et motorisée !
Lundi 16 septembre Notre objectif du jour est de partir à HOI AN pour la suite du voyage. Nous optons, sur les conseils précieux de Jimmy, pour la location d'un véhicule avec chauffeur afin de pouvoir nous arrêter, tout le long de la route (environ 120 km) aux endroit intéressants. Départ donc pour 8h30, après un ultime petit déjeuner délicieux au HUENINO, qui est très clairement une adresse géniale.
La première étape est un petit village de pêcheur où nous faisons quelques photos. La seconde est la baie de LANG CO avec sa très belle plage, avant la montée vers "le Col des Nuages", d'où le point de vue d'un côté est LANG CO et la mer, et de l'autre DA NANG. Arrêt ensuite à "China Beach" à DA NANG puis aux "montages de Marbre". Celles-ci se visitent, tant pour leurs grottes souterraines que pour ses temples troglodytes et ses pagodes construites dans leurs hauteurs. La visite est vraiment bien et également fatigante, en raison des marches et de la chaleur du soleil. Nous nous rafraichissons dans les grottes en hauteur, parfois aux allures de cathédrales, impressionnantes d'envergure comme de leur ambiance sacrée.
C'est au final vers 13h que nous arrivons à HOI AN. Le temps de déposer nos affaires au HOA BINH HOTEL et nous voilà ensuite installés à la terrasse du MINH HIENQUAN CHAY RESTAURANT, restaurant végétarien où nous commandons trois fois trop de choses pour nous, certes très bonnes, mais sacrément épicées !
L'après-midi sera consacrée à la visite de la vieille ville de HOI AN : maisons anciennes, pont japonais, congrégation chinoise de Fugian. La ville est très jolie et bien conservée, en revanche un peu trop touristique, les boutiques de vêtements ou de souvenirs s'alignant les unes à côté des autres dans toutes les rues. Fatigués en fin de journée, nous nous retrouvons à notre hôtel, sans diner, pour nous coucher vers... 20h30 !
Mardi 17 septembre Petit déjeuner gargantuesque ! Pancakes, tartines, fruits (fruits de la passion, ananas, pastèque !), omelette... et tant d'autres choses ! Nous mangeons tout cela au bord de la piscine, revigorés pour cette nouvelle journée de découverte.
A 8h30 ce matin, nous sommes cherchés en moto pour une matinée plutôt alléchante : découverte d'un village réputé pour ses potagers, présentation et travaux pratiques, cours de cuisine et dégustation. Le personnel qui nous reçoit est des plus chaleureux et l egroupe dans lequel nous sommes intégrés l'est aussi ( 2 canadiens, un australien et une néo-zélandaise). La présentation des diverse herbes aromatiques est intéressante et impressionnante (on comprend mieux pourquoi la nourriture locale est tellement bonne) mais le plus drôle arrive lorsqu'on doit mettre en pratique, habillés en agriculteurs vietnamiens, les démonstrations de bêchage, de plantation et d'arrosage des parcelles. Fous rires garantis ! Suivent les cours de cuisine, avec confection de nouilles et de galettes de riz puis de deux autres recettes que nous nous empressons d'effectuer. Le résultat est plutôt encourageant puisque nous dégustons nos productions avec délice, accompagnées de mets supplémentaires préparés par nos hôtes, le tout pour un repas vraiment agréable et délicieux. Le temps est alors vraiment devenu pluvieux, heureusement juste après notre passage dans les champs. C'est vers 13h que nous revenons vers HOI AN, alors que la pluie redouble. L'après-midi sera faite de repos et de lecture à l'hôtel, avec une sortie au REACHING OUT TEA HOUSE pour une session "cafés-cookies" plutôt satisfaisante, avant d'aller diner le soir au "MORNING GLORY", fabuleux restaurant où nous nous régalons de quelques plats locaux parfaitement cuisinés.
La journée s'achève après une ultime ballade nocturne dans la ville illuminée et épargnée alors par la pluie: c'est le dernier soir de la "fête des enfants" et ces derniers envahissent certaines rues, déguisés en dragon de couleurs différentes et entrant au rythme des tambours dans les boutiques et les restaurants. L'ambiance est joyeuse, à peine atteinte par une pluie qui va se remettre à tomber fortement en fin de soirée, que l'on entendra très distinctement au moment de nous endormir.
Vendredi 30 août : Levés à 7h10 pour finaliser les baguages, nous filons à la gare de Strasbourg pour prendre le TGV de 9h44, direction Roissy Charles de Gaulle. Le trajet se passe tranquillement, sans aucun retard (ouf !). Arrivés à l'aéroport, nous courons pour ne pas être en retard ... puis en fait, nous constatons une foule énorme en train de s'enregistrer ! Nous finissons par avoir 30 minutes de retard au décollage. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près ! C'est parti pour 11h30 de vol ... C'est long, très long ! Surtout sans sommeil et coincés dans des sièges construits pour des asiatiques ! Le seul film disponible est une daube en vietnamien sous-titrée en anglais. On s'ennuie ferme, avant de compter les heures qui ne passent pas ...
Samedi 31 août : Arrivée à l'aéroport d'Hanoï vers7h. Les formalités pour le visa se font rapidement, à noter le peu de sympathie du douanier derrière le guichet ... Petit moment "habituel" de flottement à la sortie de l'aéroport : la fatigue se conjugue avec la perte complète de nos repères, ce qui nous laisse errant sur le trottoir à la recherche d'un bus qu'on met bien trop de temps à trouver. Nous finissons par le dégoter, attendons 30 minutes qu'il se remplisse avant de prendre le chemin du centre ville de Hanoï. 45 minutes plus tard, arrivée au centre ville, près du lac de Hoan Kiem. Nous n'avons alors qu'une envie, celle de trouver rapidement notre hôtel pour poser nos affaires et nous reposer. Nous arrivons au Camelia Hotel, très bien situé dans une ruelle calme de la Vieille Ville et près du lac. Nous obtenons la grande chambre du 4ème étage, avec double lit double et balcon ! Le tout est propre, avec une belle salle de bain. Nous nous effondrons ensuite de sommeil, pour nous réveiller vers midi avec une faim terrible !
Direction le BUN CHA NEM CUA BE DAC KIM (et oui !) pour un premier repas dans un restaurant de rue, et quel délice : porc grillé accompagné de nems, le tout enseveli sous les herbes fraiches ! Revigorés, nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu. Le trafic est intense, les klaxons envahissants, mais quel dépaysement ! Nous faisons un tour par le marché de DONG XUAN. En fin d'après-midi, nous réservons 2 places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) de 18h30 avant d'aller nous reposer une petite heure. A l'heure dite, nous voilà en train d'assister à un spectacle traditionnel très joli, retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies. Après le spectacle, repas au Highway4, pour une collation légère faite de soupe de riz et de nems au poissons chats. Nous ne faisons pas long feu et allons nous coucher rapidement.
Dimanche 1er septembre : Très grosse nuit de sommeil(couchés à 21h, levés à 9h !) puis petit déjeuner frugal (et européen) à l'hôtel, avant de nous rendre au très solennel mausolée d'Ho Chi Minh, sous la pluie. Toute l'esthétique communiste se retrouve dans l'architecture de type blockhaus du bâtiment, surveillé par plusieurs gardes ayant instruction de ne pas sourire et qui rappellent à l'ordre les visiteurs sans ménagement. Ce pauvre oncle Ho ne souhaitait d'ailleurs aucunement un tel monument pour sa mort, mais sa quasi déification a un sens certain pour des autorités voulant construire une nation unifiée. Nous avons juste le temps de voir le temps d'un passage rapide et après 20 minutes d'attente dans une file encadrée par des gardes, le corp sprétendument momifiés de l'Oncle HO, même s'il ressemble bien plus à une statue de cire ...
Nous avons ensuite rdv à midi chez Jimmy (HelViet sur ce forum !), qui nous invite à confectionner et déguster des nems avec sa famille. Nous prenons un taxi à la sortie du mausolée, direction le quartier de Long Bien. A l'arrivée, la note est de 370000 dongs (soit environ 14 euros), on se dit donc que le taxi est aussi onéreux qu'en France ! Nous arrivons chez Jimmy et faisons rapidement connaissance avec lui, sa femme, sa belle-mère et leur petit garçon. Nous mangeons les très bons nems que nous l'aidons à préparer et discutons de tout et de rien, en préparant aussi les étapes de notre périple dans le Nord du Vietnam. Nous partons de chez lui vers 17h, en n'ayant pas vu passer l'après-midi, direction la vieille ville et notre hôtel et là, quelle surprise, le taxi ne coûte que 30000 dongs ... Nous actons donc notre première vraie arnaque, le 1er taxi nous ayant coûté plus de 10 fois ce montant ... Petit détour à la Cathédral Saint-Joseph où nous pouvons constater l'affluence d'un jour de messe. Puis diner dans un restaurant de rue à côté de notre hôtel, avec une très bonne soupe aux nouilles! Direction ensuite la gare routière de Hanoi pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour HA GIANG. Nous nous retrouvons au fond du bus, sur la plage arrière qui accueille 5 couchettes. Nous faisons connaissance avec nos 2 compagnons de route vietnamiens, qui ne parlent pas un mot d'anglais et qui sont tout étonnés de côtoyer 2 européens. Fou rire garanti ! Le bus emprunte la route nationale n°2 jusqu'à TUYEN QUANG pour une pause à minuit, avant de reprendre la route jusqu'à HA GIANG où nous arrivons à 5h15. Gros dodo jusqu'à 7h10 dans le bus garé. Nous sommes réveillés par les gens en train de le nettoyer à grandes eaux.
Lundi 2 septembre : La journée débute par un bon petit déjeuner local (soupe avec poulet et nouilles de riz), la location moto vers 9h et, après une prise en main rapide de notre conductrice de chic et de choc, en route pour DONG VAN, soit environ 150 km au Nord. Dès la sortie de la ville, ce n'est plus que paysages spectaculaires, vallées encaissées avec profondeur de vue fantastique, les pics lointains se dessinant tels des spectres brumeux à l'horizon. Les rizières sont d'un joli vert éclatant, tirant parfois vers le jaune, créant ainsi un joli dégradé de couleurs, comme si un peintre avait imaginé un paysage par touches successives, parcelle par parcelle, alternant le vert émeraude et le jaune plus ou moins pâle. Les arrêts observation et photos sont nombreux, mais à chaque fois le spectacle offert est toujours plus impressionnant.
Arrêt à QUAN BAN pour admirer la belle vue du haut du belvédère sur le village de TAN SON et ses montagnes karstiques en forme de poitrine de fée, comme le veut la légende. Arrêt ensuite à LUNG TAN, village de Mhongs blancs qui fabrique du tissu en chanvre. On assiste au tissage du chanvre, avec une machine à tisser artisanale elle aussi faite à la main, ainsi qu'au "lissage" du tissu obtenu à l'aide d'une bûche ronde sur laquelle une femme en équilibre sur une pierre plate écrase les fibres de tissu.
Pause déjeuner à YEN MINH, dans un restaurant dont la cuisine est ... "authentique" ! Nous reprenons ensuite la route.
Moment de stress : la station d'essence où l'on voulait aller à YEN MINH a brûlé ! On roule encore, craignant la panne sèche, mais on finit par tomber sur une pompe mécanique après PHAO CAO. On décide alors de faire un petit détour vers PHO BANG, village frontière avec la Chine. Onvoit le long de la route des Hmongs très jeunes porter des paniers aussi hauts qu'eux, remplis de végétaux pour les cochons. On en voit même un couché sur son panier en train de tirer la langue ... En arrivant au village frontière, nous n'avons pas le droit de franchir le poste de garde, mais Jimmy en a la possibilité et se rend jusqu'à la borne séparant les deux pays.
Après ce détour de quelques kilomètres, nous poursuivons notre route, en passant à côté du Palais du dernier roi Hmong, avant d'arriver à DONG VAN vers 19h, fourbus par cette première étape mais heureux de trouver un hôtel confortable et un lit douillet. Nous dinons agréablement avec un couple de français en vadrouille, Greg et Sophie. Le tout arrosé d'alcool de maïs ...
Mardi 3 septembre : On débute la journée par un bol de riz gluant, puis une boisson chaude prise dans le très beau café de PHO CO, au cœur d'une vieille maison bien conservée. On fait ensuite une marche, d'abord dans la vieille ville de DONG VAN puis le long des rizières, là encore d'un beau vert que le soleil rend encore plus éclatant.
Plus tard, direction LUNG CO, ville la plus au Nord du Vietnam, à la frontière avec la Chine. On y arrive sous la pluie, le temps pour nous de nous abriter dans un restaurant tenu à ce moment-là par une gamine de ... 12 ans ! Elle et Jimmy, parti chercher de la viande et des légumes, nous concoctent un super repas, qu'on partage cette fois-ci avec deux françaises, Claire et Carole. Après avoir repris des force set la pluie ayant cessé, nous grimpons les 1000 marches qui mènent à la tour du drapeau, la plus haute du Vietnam !
Paysage légèrement brumeux mais vues imprenables tout de même entre les nuages. Nous voyons les collines chinoises au loin. Jimmy nous y rejoint en moto, alors qu'une pluie torrentielle s'abat sur nous à nouveau, nous bloquant dans la tour le temps de laisser passer le gros de l'orage. Nous reprenons les motos pour un retour à DONG VAN sous la pluie qui tombe dru. La route est parsemée de torrent d'eau ou de boue, bref, c'est l'aventure ! Arrivés trempés à l'hôtel, nous décidons de nous récompenser de nos mésaventures par un bon canard, que nous a préparé un petit restaurant. Encore un repas délicieux arrosé d'alcool de maïs et en présence de nos deux compatriotes de la journée.
Mercredi 4 septembre : Départ vers 9h par le col de MA PILENG direction MEO VAC, par la "route du bonheur", la plus belle du Vietnam. Sur la route, la pluie s'acharne et nous traversons des passages chaotiques fait d'éboulements et de coulées de boue. Le paysage, bien que brumeux, est très impressionnant, fait de pics rocheux, de falaises abruptes et de cours d'eau encaissés. Nous faisons une halte dans une école primaire sur le bord de la route, complètement perdue dans un paysage abyssal. Nous interrompons la récréation de deux classes d'enfants Hmongs qui nous accueillent avec des grands sourires et de la timidité, à qui nous distribuons des nougats. Enfin arrivés à MEO VAC vers 10h30, nous prenons un café (un vrai café vietnamien arabica ...) et un thé dans un restaurant puis partons visiter le marché et acheter des LONG ANE, délicieux petits fruits au goût incomparable (à la rigueur un lointain cousin du litchi).
Direction NIEN SON pour la suite du voyage où nous nous arrêtons dans un restaurant en bord de route, tenu par une famille charmante, dont le père nous concocte un bon repas (bonne omelette!), avalé dans une pièce avec deux billards, un ordinateur portable, du papier journal comme papier peint et de la tôle au plafond. Entre modernité et tradition ...
Un petit arrêt pour la traversée d'une grosse marre de boue dans un hameaux sur la route, où nous en profitons pour distribuer des biscuits aux enfants du village, d'abord une poignée mais rapidement rejoint par une véritable meute hurlante et souriante. Encore un moment de stress ensuite dans un passage de boue ... avec au bilan une chaussure toute embourbée mais plus de peur que de mal.
Arrivée à BOAO LAC vers 17h. Petite balade dans la ville où nous sommes alpagués par des enfants pour un anniversaire, qui souhaitent nous faire rentrer chez leurs parents, eux plutôt dépités ...Nous déclinons aimablement mais recevons de leur part des chips et une sucette, sucette qui fera le bonheur d'une petite fille quelques centaines de mètres plus loin. Puis direction le marché pour choisir une oie qui sera sacrifiée pour notre dîner ! Au menu du soir donc notre oie, dégustée en compagnie d'un couple de français, Jean-Pierre et Corine de leur guide DON et de leur chauffeur LAN. Là encore alcool de maïs ....
Jeudi 5 septembre : RDV le lendemain tôt pour le marché ....Nous commençons par un petit déjeuné offert par LAN .... délicieuses galettes de riz à la vapeur et saucisse de porc ! Miam !
Nous déambulons le long des travées du marché ethnique de BAO LAC (LOLO NOIRS, SAN CHI, TAY, NUNG, DAO ROUGE, KINH), hautement coloré et proposant toutes sortes de choses, de la babiole chinoise, en passant par une grappe de grenouilles vivantes, chiens, chats, poules, oies, cochons dans des paniers tressés en bambou, un rapace en cage, des fruits exotiques, de la viande sur les étales et des chiens destinés à la boucherie ! Nous y restons quasiment 2 heures, à échanger sourires et regards avec les locaux, là encore tout étonnés de nous voir.
Nous partons ensuite pour faire une balade en moto autour de BAO LAC en fin de matinée, direction CO BA à la frontière sino-vietnamienne, mais la route impraticable nous fait rebrousser chemin vers BAO LAC.
Déjeuné en ville puis direction la montage et le village LOLO NOIRS de COC XA, où nous parcourons une partie de la montée à moto, dans un véritable champs de boue et poursuivons à pied, avec des femmes LOLO NOIRS qui rentraient du marché que nous rencontrons par hasard lors de notre ascension. Nous les accompagnons sur les 5 derniers kilomètres vers leur village, COC XA, en leur proposant de porter à leur place leur lourde charge, ce qui a le don de les étonner et les faire rire ! A notre arrivée au village, après une pente boueuse et particulièrement casse-gueule, nous sommes invités par nos compagnons de route à manger des poires vietnamiennes et boire"quelques" verres d'alcool de riz ... (1ere maison chez M. TUYEN pour 8 verres, 2ème maison chez la belle sœur de M TUYEN pour 2 verres et la troisième celle du chef du village absent où nous sommes "reçus" parun cartographe ! Dernière maison celle de la dernière compagne de notre marche où nous sommes très chaleureusement reçus, avec 5 verres supplémentaires derrière la cravate !!). M. TUYEN nous propose de coucher chez lui pour la nuit, malheureusement, en bons européens que nous sommes, nous avons besoin de divers ustensiles que nous n'avons pas sur nous (boîte à lentilles, brosse à dents...). Nous leur proposons en revanche de revenir tôt le lendemain pour passer une journée avec eux, en les aidants aussi bien dans les rizières que pour aller chercher du bois, avant de passer soirée et nuit chez eux. C'est donc euphoriques, heureux de cette magnifique, et impromptue, rencontre que nous repartons en titubant et en glissant sur les chemins escarpés du village. Le retour se fera rapidement, en échangeant nos impressions sur cette rencontre imprévisible et irréaliste. Quelques cascades avec les motos, de nuit sur la route boueuse, un repas rapidement avalé et au lit !
Vendredi 6 septembre : Grosse pluie dès le matin qui annule toute possibilité de remonter à COC XA. Grosse déception mais ce n'est que partie remise à une prochaine fois !!! .... départ vers midi pour CAO BANG, toujours sous la pluie. Arrêt à environ 15Km avant TINH TUC pour manger dans un buibui un peu crasseux mais où sont préparés des plats délicieux (nous assistons à un beau combat de chien fraternel !).
On roule ensuite sans s'arrêter, sur notre première belle route en très bon état, pour arriver avant la nuit à CAO BANG. Une fois dans la ville, nous décidons de poursuivre jusqu'à QUANG YEN, village plus proche de nos étapes suivantes. Nous arrivons finalement à QUANG YEN vers 18h30, épuisés après avoir roulé de nuit aux côtés de gros camions jouant les Fangio sur la route. Pause dîné puis dodo à 20h !!! Ce soir c'est chez l'habitant, chez M. KIEU.
Samedi 7 septembre : Nous prenons un petit déjeuner rapide, fait de galettes de riz cuites à la vapeur. Départ de chez M. KIEU qui nous reçoit vers les magnifiques chutes de BAN GIOC, frontière naturelle et conflictuelle avec la Chine. Le spectacle est grandiose, la puissance des chutes impressionnantes. Nous ne pouvons résister à piquer une tête dans le bassin des chutes, côté vietnamien, avant d'aller prendre un repas dans un restaurant très typé "touriste", mais tout aussi bon que les autres !Après le repas, nous prenons des petites routes pour nous rendre aux grottes de NGUON NGAO, dites les "grottes du tigre", pour une visite souterraine grandiose, au milieu de salles gigantesques et de leurs stalactites et stalagmites énormes. Le plus impressionnant restant le calme régnant dans ces lieux, tout juste perturbé par le bruit des gouttes dévalant les pierres. Au passage, avant de nous rendre dans les grottes, nous faisons un arrêt photo surréaliste devant la borne 835 qui délimite la frontière entre la Chine et le Vietnam, fréquentée par des bus de chinois qui viennent s'y faire prendre en photo et acheter des produits dans un marché installé à côté, tous ces produits étant importés illégalement de la Chine ! Retour vers 17h30 chez M. KIEU, après un tour au marché, pour préparer le repas du soir en famille. Au menu nems maisons, fabriqués de nos grosses mains maladroites et canard accompagnés de légumes et de riz .... et d'alcool de maïs ! La soirée est très sympathique et nous permet d'échanger avec nos hôtes.
Dimanche 8 septembre : Départ matinal pour une marche de 18 km dans les montagnes autour de QUANG YEN, M. KIEU faisant office de guide. Nous passons dans des champs, des forêts escarpées et dans différents villages (confection de papier et forgerons...). Le midi, nous mangeons un piquenique (sandwich, œufs et mangues) chez un neveu de M. KIEU, sur une natte installée dans son salon. Notre route croise celle de plusieurs serpents, que nous tâchons d'effrayer en donnant systématiquement des coups de bâtons dans les fourrés alentours tout en avançant.
Départ 17h pour le dernier trajet à moto vers CAO BANG, durant lequel, à 7 kilomètres de la ville, nous prenons la dernière et la plus importante de nos rincées, avec vent violent et pluie torrentielle qui achève de remouiller les vêtements que nous avons eu tant de mal à faire sécher. A 18h, nous rendons les motos en les confiant à un hôtel qui se chargera de les renvoyer à HA GIANG. Très bon repas pris rapidement avant d'aller prendre le bus de nuit, direction HANOI ! Etrangement, ou peut-être est-ce dû au rythme de la journée, nous nous endormons très rapidement dans le bus, il est vrai dans un confort que nous n'avions pas connu à l'aller : seuls au fond sur la banquette de 5 places, avec boules quies et somnifères !
Lundi 9 septembre : Nous nous éveillons à Hanoi, dans le bus, vers 4h30 du matin. Jimmy nous invite chez lui, où nous nous recouchons pour 3 heures de complément de sommeil.
Après le réveil, nous laissons Jimmy pour nous rendre dans Hanoï et prendre un petit déjeuner au KINH DO CAFE, rendu célèbre pour avoir accueilli Catherine Deneuve pour une scène du film Indochine. Le petit déjeuner en lui-même est très "français", avec petit pain au chocolat, café et croque-madame.
Direction ensuite le "Temple de la Littérature". Une fois à l'intérieur, nous apprécions d'abord le calme de l'endroit, certes entouré de routes passantes mais joliment arboré et reposant. Nous faisons la visite des jardins successifs ainsi que des pagodes et des stèles des docteurs diplômés. Le soleil est au rdv en plus ! Nous nous reposons sur un banc, profitant au maximum de l'harmonie du lieu tout en observant une foule de touriste plutôt conséquente, chose inconnue pour nous depuis notre périple dans le Nord.
Après ce moment paisible, nous retournons dans l'enfer des klaxons d'Hanoï, en croisant toujours les doigts lors de nos folles traversées des routes sur lesquelles déboulent comme des démons les conducteurs de deux roues. A midi, direction le QUAN AN NGON, sorte d'institution gastronomique de la ville, pour un repas très léger, assez déçus globalement par le lieu, vraiment énorme et très fréquenté ! Après le repas, tentative de retour sur le site du mausolée d'Ho Chi Minh, malheureusement fermé le lundi. Nous nous baladons dans la vieille ville, allons prendre une boisson CAFE PHO CO, établissement difficile à trouver puisque bien caché dans l'arrière-court d'une boutique de soie. Le personnel est peu accueillant mais nous prenons notre boisson au 4ème étage, sur une sorte de balcon avec une vue magnifique du lac de HOAN KIEM ensoleillé.
Après avoir repris des forces, nous décidons d'aller visiter la lugubre et tristement célèbre prison de HOALO, qui a accueilli des vietnamiens puis des américain selon les périodes ...La visite est intéressante, on entrevoit les conditions terribles dans lesquelles étaient emprisonnés les détenus au temps des colonies, alors que la pénibilité de celles des américains semble amoindrie ! Le tout glorifie le régime révolutionnaire, peut-être sans réelle nuance. Après cette difficile journée, quoi de mieux qu'une séance dans un salon de massage, où Christine se fait faire une manucure. Nous enchaînons par un massage complet du corps pendant une heure, détendus par les mains expertes mais parfois un peu fermes de nos masseuses. C'est donc reposés et contents de notre journée que nous retrouvons Jimmy devant le théâtre municipal pour nous rendre ensuite dans un restaurant qu'il connaît, où nous mangeons superbement bien tout un ensemble de plats typiques qu'il a sélectionnés. La soirée est très agréable, mais nous allons nous coucher vers minuit car le lendemain, le bus pour la baie d'Along est fort matinal !
Mardi 10 septembre : Le réveil se fait à 5h30 du matin … dur ! Le temps de rassembler les affaires et d'avaler un petit déjeuner à côté de chez Jimmy (soupe de nouilles de riz avec poisson frit) et nous voilà partis en direction de la gare routière de Long Bien pour prendre le bus de 7h15 en partance pour HAI PHONG. Ce n'est que la première étape car : autre bus, 2h30 plus tard, du centre d'HAI PHONG pour le port, puis un bateau rapide jusqu'à l'île de CAT BA, ensuite re-bus jusqu'au port de CAT BA de l'autre côté de l'île et enfin camionnette (5 minutes seulement) pour un port de plaisance proche !
Enfin, nous faisons la connaissance à midi de l'équipage de la jonque ECO FRIENDLY et c'est sous un beau soleil que nous appareillons vers la baie de LAN HA. Le temps de nous installer et de découvrir notre cabine, nous sommes déjà au milieu d'un décor superbe, fait d'affleurement rochers et de pics karstiques verdoyants, le tout sous le soleil.
Le repas de midi servi par le cuisinier est tout bonnement délicieux, pris dans une petite salle à manger avec vue sur les magnifiques alentours. L'après-midi se partagera entre bronzette/lecture sur le pont, baignade dans les eaux émeraudes ou encore kayaks de mer à la découverte de grottes cachées et de lagons isolés. Nous nous reposons vraiment de notre première partie de périple vietnamien en profitant de la beauté de ce patrimoine mondial qu'est la baie d'Along, que nous rejoignons en cours de journée. La jonque s'isole dans un recoin de la baie pour la nuit, après nous avoir permis d'assister à un joli coucher de soleil, puis nous prenons un copieux diner avant de se reposer et de s'endormir dans notre cabine.
Mercredi 11 septembre : Réveil sous la pluie, qui a fini par nous rattraper ! Le petit déjeuner est européen et servi dans la grisaille. Le temps de se préparer et la météo a déjà changé. Nous abordons alors une partie particulièrement houleuse de la baie : la jonque avance, chevauchant les vagues lourdes et puissantes, dans un remous rendant un peu malade ! En fin de matinée, le temps est de nouveau au beau et c'est sous le soleil que nous prenons notre repas de midi, dans la baie de BAI TU LONG. L'après-midi est propice au kayak, au concours de plongé (ou plutôt saut ...) dans la mer ou encore à la lecture. Nous profitons de notre passage dans un lagon isolé pour "faire un peu le ménage" en recueillant dans notre kayak les quelques déchets flottants que nous nous acharnons à récupérer jusqu'au dernier. Nous décidons de baptiser ce lagon "le lagon Christieu" en l'honneur de ceux qui l'ont (très temporairement) nettoyé.
La jonque se rend ensuite dans un village de pêcheur flottant dont nous visitons les élevages de poissons et de calamars, l'un d'eux nous fournissant d'ailleurs notre repas du soir. Nous pouvons constater la voracité des poissons lorsqu'un des membres de notre équipage pêche des petits poissons qu'il jette ensuite dans un bassin où les gros poissons se ruent sur ces petits repas tombés du ciel. Le calamar sera, lui, servi dans un autre recoin isolé de la baie, après que nous ayons assisté là encore à un magnifique coucher de soleil dont les couleurs roses et rouges nous ont émerveillé. C'est donc repus et heureux que nous profitons de notre dernière nuit à bord.
Jeudi 12 septembre : Nouveau réveil sous la pluie. Cette fois-ci, elle ne nous quittera pas avant de débarquer de la jonque à 13h. Avant cela, nous avons tenté de voir des singes sur "l'île aux singes", mais ces derniers devaient être à l'abri des gouttes. Arrivés à 13h au port de CAT BA, nous reprenons le bus dans l'autre sens avant d'emprunter le bateau rapide jusqu'au port d'HAI PHONG, où nous attend un chauffeur qui doit nous transférer à TAM COC, à côté de NINH BINH. Et c'est donc parti pour 3 heures d'angoisse et de fatigue, les routes et les conducteurs vietnamiens faisant la part belle aux dépassements dangereux et sans visibilité. Le trajet est très long et c'est fatigués que nous arrivons à notre hôtel (DUC THUONG) à TAM COC vers 18h30.
Après un court repos dans notre chambre, nous remontons la rue principale (et quasiment unique) de TAM COC, le long de l'embarcadère permettant de visiter la fameuse "baie d'Along terrestre". Là s'alignent les restaurants pour touristes, chacun souhaitant à notre passage nous inviter pour manger chez lui plutôt que chez un autre. La ville tourne beaucoup autour du tourisme et nous nous sentons déjà comme deux portemonnaies ambulants. De guerre lasse, et n'ayant pas bien compris les indications de Jimmy sur la bonne adresse du coin, nous nous arrêtons dans un restaurant en peu à l'écart de la route, constatant trop tardivement la présence d'un groupe de plusieurs français attablés, signe du caractère plutôt touristique de celui-ci. Et nous ne nous sommes pas trompés : tout est fait pour que nous prenions un menu faussement varié et en définitif insipide, mal cuisiné et en plus cher pour ce que c'est (170000 dongs par personne). Nous sortons de là un peu dégoûté d'avoir vécu là notre 2ème réelle arnaque de notre séjour (après le taxi vers chez Jimmy). Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir nous coucher dans un bon lit, fatigués de cette journée de transition.
Vendredi 13 septembre : Réveil matinal au son du marché mais surtout grâce (ou à cause) de la radio locale qui criait et scandait dès 5h du matin, sur un ton de fanatique prêchant les préceptes du communisme. Petit tour au marché, bien pâle par rapport à celui de BAO LAC ...
Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner pour lequel nous sont servies des baguettes de pain vietnamiennes, gonflées à la pompe à air ... A 8h, nous sommes devant l'embarcadère et prenon sensuite place dans une barque, direction "la baie d'Along terrestre". Notre capitaine de barque est une femme souriante, qui nous épate lorsqu'elle se met à ramer avec les pieds ! Nous naviguons donc le long de la rivière, à la découverte de très beaux paysages, qui plus est ensoleillés. Le tout porte très bien son nom, la ressemblance avec la baie d'Along se vérifiant au gré des pics déchiquetés et des trois grottes que nous traversons. Le tout, aller-retour, dure deux bonnes heures. Avant de rebrousser chemin, nous n'évitons pas l'amicale et souriante pression commerciale d'une vendeuse ambulante qui nous a suivi en barque tout du long, qui prétexte la fatigue de notre guide pour nous vendre une boisson et un paquet de gâteau, à lui offrir. Nous partons là-dessus, mais ce ne sera pas sans suite, puisqu'à notre retour àl'embarcadère, notre guide nous réclame également de l'argent, mais nous lui rétorquons que le pourboire est constitué de ce que nous lui avons acheté (la combine entre les deux étant un peu "grosse" , nous n'avons pas voulu être les pigeons de l'histoire !). TAM COC a définitivement un côté"attrape-touristes" !
Nous poursuivons nos visites en louant des vélos, pour nous rendre dans un temple isolé. La route n'est pas très bonne mais nous nous amusons bien avec nos vélos, à éviter les trous et les flaques. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son vieux gardien, qui insiste auprès de chacun de nous pour qu'on fasse une donation ... Nous leur en faisons une de 2000 dongs (soit 7 centimes d'euro ...), en bons mécréants que nous sommes !!!
Nous reprenons nos plus beaux vélos pour aller cette fois-ci à la pagode de BICH DONG. Celle-ci, située à environ 2 kilomètres de TAM COC au terme d'une bonne route goudronnée, est autrement plus jolie que le temple. Le site comporte en fait plusieurs pagodes réparties entre 3 niveaux, auxquels on accède par plusieurs escaliers. La vue de l'endroit le plus élevé est impressionnante. Le site est en revanche très fréquenté, aussi d'ailleurs par des vietnamiens qui ont fini par se mettre sur la gueule à la sortie ! Moment tension donc avant de reprendre les vélos.
Nous revenons pour midi à TAM COC et se pose alors la question fondamentale du repas dans ce repère d'attrape-touristes. Nous rappelons Jimmy et cette fois-ci, nous comprenons mieux ses indications et aboutissons au "Father cooking", restaurant qui ne paye pas de mine, dans l'artère centrale de la ville, mais qui s'avère être tout à fait délicieux et tenu par une vietnamienne chaleureuse. Nous dégustons un repas qui nous fait oublier l'erreur (et l'horreur) de la veille. Entre nems, omelette, soupe, liserons d'eau et autres, le repas est divin et au surplus peu onéreux (200000 dongs pour 2 !).
C'est donc heureux et rassasiés que nous chevauchons nos fiers vélos vers la grotte de MUA, cette fois-ci à environ 4 kilomètres de la ville. Le paysage autour est très agréable, fait de champs et de rizières, même si un peu de pluie se rappelle à nos bons souvenirs. En arrivant à la grotte de MUA, le temps se remet au beau. Nous visitons d'abord le jardin, agrémenté de cours d'eau, de petits ponts et de statues de personnages burlesques. Un amphithéâtre en plein air, encadrés de jolis dragons, achève de faire de ce lieu un site de représentation. La grotte en elle-même n'a que peu d'intérêt mais, en revanche, un escalier de 465 marches mène à un sanctuaire dédié à la déesse de la Miséricorde, tout en haut d'une crête dont on voyait un versant lors de notre visite de la baie d'Along terrestre. La vue est magnifique et nous en profitons pour nous reposer et nous sécher après une montée particulièrement éprouvante qui a mis nos vêtements à rude épreuve ... Après ce temps de repos, nous achevons nos genoux avec la descente avant de reprendre nos vélos et de revenir à TAM COC.
Arrêt pour un café au "father cooking", puis douche et préparation pour la longue nuit qu inous attend : ce soir, c'est bus de nuit vers HUE ! Embarquement à 20h, après un autre repas au "Father cooking", définitivement une superbe adresse, puis nous nous retrouvons coincés à l'arrière du bus, dans un réduit aux apparences de cercueil. C'est le début d'une longue, très longue nuit, qui s'achèvera à 8h le lendemain matin, soit après 12 heures passées dans une boîte !
Samedi 14 septembre Arrivés à HUE vers 8h, direction le quartier "routard" pour prendre une chambre au HUENINO hôtel, très, très agréable endroit au service impeccable et à la déco un peu surprenante, mais surtout qui sert une confiture de fruit de la passion à se damner, généreusement servie pour un petit déjeuner "bonus" proposé dès notre arrivée !
Nous prenons nos quartiers au 3ème étage et commençons cette journée par une grosse lessive. Il y en avait besoin après plus de 10 jours de vadrouille dans le Nord. La chambre finit recouverte de vêtements à sécher. Heureusement il fait beau et cela devrait aller vite !
Départ 11h30 pour une petite promenade vers le restaurant "chez OVI", histoire de se mettre en appétit. Nous arrivons, heureux de trouver un havre de paix et un peu de fraicheur dans le magnifique jardin du restaurant. Nous sommes les seuls clients et nous dégustons tranquillement un menu composé de 8 plats tous plus colorés, décorés et délicieux les uns que les autres ! Chaque plat mélange harmonieusement une multitude de saveurs.
Après le repas nous rejoignons notre guide pour une après-midi de visite de la cité impériale et de la cité interdite. Nous sommes d'abord étonnés par le peu de vestiges restant de cette période, les guerres successive ayant détruit de nombreux bâtiments. Mais qu'à cela ne tienne nous découvrons le palais royal, la bibliothèque, le palais de la reine mère, le théâtre ... et faisons travailler notre imagination pour reconstituer le reste de la cité. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour nous aider à mieux comprendre l'histoire du site et c'est vers 17h30 que nous nous séparons de celui-ci. Un petit verre en rentrant puis au lit, après une grosse journée et surtout la fatigue du bus de la nuit précédente.
Dimanche 15 septembre Petit déjeuner revigorant servi au HUENINO, puis location d'une moto pour la journée : au programme, visite des mausolées de la dynastie de NGUYEN, en plus sous un temps très agréable.
En route donc pour le mausolée de MING MANG, le plus au Sud de la série que nous voulons visiter. En chemin, une gentille dame nous fait remarquer que notre clignotant est allumé, puis elle nous propose de nous conduire jusqu'au mausolée puisque sa maison est juste à côté et qu'elle "a le temps". Nous acceptons un peu naïvement ... Nous découvrons ensuite le mausolée, le plus beau peut-être et le plus grandiose, à la hauteur de la mégalomanie du personnage ... Nous retrouvons ensuite la gentille dame, qui souhaite nous inviter chez elle. Elle nous y sert un thé et nous discutons joyeusement ... pour au final, au moment du départ, qu'elle nous demande de l'argent ! Très gênés par la situation, nous lui indiquons que ce genre de procédé ne fonctionne pas avec nous et c'est donc sur un sentiment de déception que nous partons et mettons fin à un moment qui aurait pu être très cordial.
Nous nous rendons ensuite au mausolée de KHAI DINH, où nous nous émerveillons des figures de mandarin en pierre de la cour ainsi que des couleurs chatoyantes des mosaïques tapissant l'intérieur du mausolée. Tout cela est sans aucune commune mesure avec le peu d'importance de l'Empereur en question, celui-ci n'ayant été globalement qu'une marionnette aux mains des français.
Direction ensuite le mausolée de TU DUC, l'Empereur poète. Le site est gigantesque et nous passons beaucoup de temps à visiter l'ensemble des monuments éparpillés dessus, ceux-ci concernant tant l'Empereur que sa femme, sa mère ainsi que son enfant adoptif. Le site est très champêtre et nous prenons du plaisir à le parcourir tranquillement.
Nous achevons ces visites au moment de rejoindre Claire, compatriote française rencontrée lors de notre périple dans le Nord, qui travaille dans un orphelinat situé au Sud de HUE, près justement du mausolée de TU DUC. Nous allons manger ensemble avant qu'elle ne nous fasse visiter les locaux de l'orphelinat. Nous la quittons après avoir discuté longuement avec elle, alors que la pluie fait un passage court mais remarqué.
Nous poursuivons en cherchant assez longuement "l'arène des tigres", monument perdu au milieu de nul part, malheureusement quasiment inaccessible au public mais néanmoins drôle lorsqu'on sait que les combats organisés entre éléphants, symboles du pouvoir impérial, et les tigres étaient complètement tronqués du fait que les pauvres tigres n'avaient plus ni dents ni griffes ... Nous faisons ensuite un arrêt à la pagode TU HIEU, lieu isolé dans une forêt servant de monastère, où nous assistons à une séance de psalmodies, chants lancinants et répétitifs sur fonds d'instruments percutants, le tout enrobé dans des vapeurs d'encens ... Moment psychédélique intense ! Nous en profitons également pour apprécier la beauté du site.
Nous achevons cette journée d'abord par un petit tour par l'esplanade arborée de NAM GIAO pour ensuite traverser la ville et terminer par la visite de la pagode THIEN MU, haut lieu de la contestation vietnamienne. Le site est en revanche très touristique.
Avant de rendre notre moto vers 18h, nous faisons le tour de la cité impériale, participant ainsi au flot impressionnant de la circulation dans les rues étroites de HUE. A nouveau piétons, direction "la Boulangerie Française", boulangerie - salon de thé dans lequel sont vendues les productions des apprentis boulangers formés à l'orphelinat où travaille Claire avec au menu : chausson aux pommes etAmandine, a compagnés de café et de jus d'ananas. Un délice ! Nous ne dinerons pas ce soir, fatigués de cette journée visite passionnante et motorisée !
Lundi 16 septembre Notre objectif du jour est de partir à HOI AN pour la suite du voyage. Nous optons, sur les conseils précieux de Jimmy, pour la location d'un véhicule avec chauffeur afin de pouvoir nous arrêter, tout le long de la route (environ 120 km) aux endroit intéressants. Départ donc pour 8h30, après un ultime petit déjeuner délicieux au HUENINO, qui est très clairement une adresse géniale.
La première étape est un petit village de pêcheur où nous faisons quelques photos. La seconde est la baie de LANG CO avec sa très belle plage, avant la montée vers "le Col des Nuages", d'où le point de vue d'un côté est LANG CO et la mer, et de l'autre DA NANG. Arrêt ensuite à "China Beach" à DA NANG puis aux "montages de Marbre". Celles-ci se visitent, tant pour leurs grottes souterraines que pour ses temples troglodytes et ses pagodes construites dans leurs hauteurs. La visite est vraiment bien et également fatigante, en raison des marches et de la chaleur du soleil. Nous nous rafraichissons dans les grottes en hauteur, parfois aux allures de cathédrales, impressionnantes d'envergure comme de leur ambiance sacrée.
C'est au final vers 13h que nous arrivons à HOI AN. Le temps de déposer nos affaires au HOA BINH HOTEL et nous voilà ensuite installés à la terrasse du MINH HIENQUAN CHAY RESTAURANT, restaurant végétarien où nous commandons trois fois trop de choses pour nous, certes très bonnes, mais sacrément épicées !
L'après-midi sera consacrée à la visite de la vieille ville de HOI AN : maisons anciennes, pont japonais, congrégation chinoise de Fugian. La ville est très jolie et bien conservée, en revanche un peu trop touristique, les boutiques de vêtements ou de souvenirs s'alignant les unes à côté des autres dans toutes les rues. Fatigués en fin de journée, nous nous retrouvons à notre hôtel, sans diner, pour nous coucher vers... 20h30 !
Mardi 17 septembre Petit déjeuner gargantuesque ! Pancakes, tartines, fruits (fruits de la passion, ananas, pastèque !), omelette... et tant d'autres choses ! Nous mangeons tout cela au bord de la piscine, revigorés pour cette nouvelle journée de découverte.
A 8h30 ce matin, nous sommes cherchés en moto pour une matinée plutôt alléchante : découverte d'un village réputé pour ses potagers, présentation et travaux pratiques, cours de cuisine et dégustation. Le personnel qui nous reçoit est des plus chaleureux et l egroupe dans lequel nous sommes intégrés l'est aussi ( 2 canadiens, un australien et une néo-zélandaise). La présentation des diverse herbes aromatiques est intéressante et impressionnante (on comprend mieux pourquoi la nourriture locale est tellement bonne) mais le plus drôle arrive lorsqu'on doit mettre en pratique, habillés en agriculteurs vietnamiens, les démonstrations de bêchage, de plantation et d'arrosage des parcelles. Fous rires garantis ! Suivent les cours de cuisine, avec confection de nouilles et de galettes de riz puis de deux autres recettes que nous nous empressons d'effectuer. Le résultat est plutôt encourageant puisque nous dégustons nos productions avec délice, accompagnées de mets supplémentaires préparés par nos hôtes, le tout pour un repas vraiment agréable et délicieux. Le temps est alors vraiment devenu pluvieux, heureusement juste après notre passage dans les champs. C'est vers 13h que nous revenons vers HOI AN, alors que la pluie redouble. L'après-midi sera faite de repos et de lecture à l'hôtel, avec une sortie au REACHING OUT TEA HOUSE pour une session "cafés-cookies" plutôt satisfaisante, avant d'aller diner le soir au "MORNING GLORY", fabuleux restaurant où nous nous régalons de quelques plats locaux parfaitement cuisinés.
La journée s'achève après une ultime ballade nocturne dans la ville illuminée et épargnée alors par la pluie: c'est le dernier soir de la "fête des enfants" et ces derniers envahissent certaines rues, déguisés en dragon de couleurs différentes et entrant au rythme des tambours dans les boutiques et les restaurants. L'ambiance est joyeuse, à peine atteinte par une pluie qui va se remettre à tomber fortement en fin de soirée, que l'on entendra très distinctement au moment de nous endormir.
Hello,
Je m'autorise à copier notre ami Posseidon ci après pour ce nouveau post concernant les classes Affaires et Premiere 😎
Cordialement
Esteban
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Bonjour à tous,
La précédente discussion sur les Classes Haute-Contribution ayant atteint près de 500 messages, je vous propose d'en recréer une pour nous permettre de continuer à échanger sur les classes avant des différentes compagnies aériennes.
Les Trips Reports, qu'ils soient élogieux ou critiques, sont les bienvenus dans cette rubrique, en particulier quand ils sont accompagnés de photos illustratives.
Merci à tous pour vos contributions. 🙂
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Bonjour à tous,
La précédente discussion sur les Classes Haute-Contribution ayant atteint près de 500 messages, je vous propose d'en recréer une pour nous permettre de continuer à échanger sur les classes avant des différentes compagnies aériennes.
Les Trips Reports, qu'ils soient élogieux ou critiques, sont les bienvenus dans cette rubrique, en particulier quand ils sont accompagnés de photos illustratives.
Merci à tous pour vos contributions. 🙂
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Bonjour à tous,
J'amerai faire ce trajet à vélo un jour et me demande si le chemin jusqu'à la côte d'azur est assez plat en longeant la vallée ...ou devons nous forcement aborder des cols inévitables en route?....merci pour vos reponses..
ps : j'imagine un départ du nord de la France (Meubeuge)
J'amerai faire ce trajet à vélo un jour et me demande si le chemin jusqu'à la côte d'azur est assez plat en longeant la vallée ...ou devons nous forcement aborder des cols inévitables en route?....merci pour vos reponses..
ps : j'imagine un départ du nord de la France (Meubeuge)
Juste une petite question de curiosité.
On entend toujours à travers le monde que les français mangent des choses "ragoutantes" comme les escargots ou les cuisses de grenouilles.
Mais vous, n'avez vous pas eu à manger, à l'occasion d'un voyage, quelque viande ou spécialité un peu "particulière" voire "ragoutante" au premier abord ?
A vos souvenirs et si vous avez en plus une façon de la cuisiner ....
nathalie
Mais vous, n'avez vous pas eu à manger, à l'occasion d'un voyage, quelque viande ou spécialité un peu "particulière" voire "ragoutante" au premier abord ?
A vos souvenirs et si vous avez en plus une façon de la cuisiner ....
nathalie
Bonjour,
J'aimerais savoir si on peut trouver ces deux produits pour lentilles de contact en Italie ( et sans ordonnance ) : la marque Bausch & Lomb ReNu et un autre : Amo, LENS PLUS, OcuPure
Merci infiniment ! J'ai besoin de la réponse assez vite pour ceux qui sachent, je m'en vais vendredi.
J'aimerais savoir si on peut trouver ces deux produits pour lentilles de contact en Italie ( et sans ordonnance ) : la marque Bausch & Lomb ReNu et un autre : Amo, LENS PLUS, OcuPure
Merci infiniment ! J'ai besoin de la réponse assez vite pour ceux qui sachent, je m'en vais vendredi.
Bonjour à tous,
De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.
La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.
Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.
Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?
Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.
Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.
Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.
Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.
Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.
Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.
Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.
Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.
Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.
Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.
Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉








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La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.
Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.
Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?
Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.
Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.
Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.
Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.
Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.
Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.
Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.
Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.
Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.
Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.
Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉








Bonjour,
J'ai essayé de trouvé sur Internet des recettes de riz venant de l'Inde ou du Pakistan.
Si vous avez des idées, je vous en serais grée.
Merci!
J'ai essayé de trouvé sur Internet des recettes de riz venant de l'Inde ou du Pakistan.
Si vous avez des idées, je vous en serais grée.
Merci!
The recipe for the cocktail: endless beaches, a dazzling palette of colors, some breathtaking hikes, and excellent cuisine...
For the tasting, follow along in the pages of this travel journal! 😉
Don’t forget your hiking shoes, a swimsuit, sunscreen, but also a sweater, your driver’s license, and your credit card...
Just over 11 hours of flight, and we’ll be setting foot on Mauritian soil!

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Don’t forget your hiking shoes, a swimsuit, sunscreen, but also a sweater, your driver’s license, and your credit card...
Just over 11 hours of flight, and we’ll be setting foot on Mauritian soil!

Bonjour! Si quelqu'une a des trucs pour protéger ses lunettes de la pluie en randonnée pédestre (sans se déguiser en épouvantail!) je suis preneuse. J'aimais la pluie, avant d'en porter et maintenant je la déteste, on ne voit rien à travers les gouttelettes. C'est même dangereux car on ne sait plus où on met le pied.
Merci à toutes, et aux porteurs de lunettes de sexe masculin aussi!
Merci à toutes, et aux porteurs de lunettes de sexe masculin aussi!
Bonjour à tous,
quels sont vos plats préférés aux Phils ? Histoire de donner envie et de découvrir certains plats typiques de ce pays.
Comment considérez-vous la richesse de cette cuisine par rapport à d'autres pays asiatiques? (Thaïlande, Inde, Indonésie etc.....)pour ceux qui connaissent...
Perso, je ne peux pas parler des Phils car je vais découvrir ce pays en Janvier....mais pour avoir visité pas mal de pays asiatique, la cuisine Thailandaise est celle qui me convient le mieux...
j'attends vos réponses pour me mettre en appétit....😉
Bonne journée
Avez-vous l' adresse d’un excellent Thali du sud de l’inde, le fameux ‘meals’ des petits hôtels du tamil nadu, à Paris ?
Je me fous un peu de la propreté🤪, je rêve d’un(e) sublime sambar, avec ses petits oignons, ses chilis..MMMHH !!! 😇
J’ai recherché des adresses dans le forum et je me suis aperçu qu’elles faisaient (peu être?) un peu date, sachant que la qualité évolue vite.
Merci d’avance !!🙂
Je me fous un peu de la propreté🤪, je rêve d’un(e) sublime sambar, avec ses petits oignons, ses chilis..MMMHH !!! 😇
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Merci d’avance !!🙂
Bonjour à tous,
Vous roulez lointain et léger, et vous avez sûrement développé des trésors d'ingéniosité pour que vos affaires servent à plusieurs choses. Ou alors vous avez bricolé une béquille super-légère avec un tube de toile de tente (mail vu l'an dernier). Ou alors vous avez mis au point la recette du biscuit bourratif, préparé en 20 secondes et qui sert aussi de rustine ? Enfin bref, peut-être qu'on pourrait mettre en commun nos astuces ? Je commence : moi j'utilise mes sacoches Ortlieb, bien étanches, en vaches à eau, bien pratiques pour ramener l'eau au bivouac et avec deux sacoches, l'une d'eau chaude, l'autre d'eau froide, c'est le grand luxe. Plus besoin de douche solaire qui fuit ou qui foire. On les supend pour la nuit la tête en bas et l'intérieur sèche super vite, même sous la pluie. Autre idée de ménagère qu'a pas le sou : j'emmène toujours un bouchon d'évier (1, 50€ chez Monoprix). Vous savez, le truc blanc qui fait ventouse et qui bouche les éviers ? Parce que vous l'avez peut-être remarqué, amis routards crasseux, mais quand l'eau est chaude ET gratuite, dans un WC public ou un camping par exemple, il n'y a JAMAIS de bouchon pour boucher la bonde et permettre ainsi au Lumpen Proletariat de faire sa petite lessive discrètement. Ca fait certes 100 grammes, mais au bout de 15 jours de crasse ça finit par être utile, surtout dans les pays qui font payer la douche 2€ (cf la Norvège). préparer des itinéraires pas chers : si vous avez un PC et que vous êtes arrivés à vous connecter sur EMule (bon courage, c'est pas gagné) il existe toutes les cartes IGN de France de rando 25 000/1 en "accès libre". Me demander des infos en mail privé. ne JAMAIS bivouaquer à l'arrache avec un matelas autogonflant en le posant directement sur le sol nu. Avec la nuit vous allez le faire bouger un peu, il va donc frotter contre les graviers et en 15 nuits vous avez un beau matelas avec 12 micro-trous dedans (vécu avec un Décathlon bas de gamme). Toujours mettre un tapis de sol dessous.
A vous de continuer si le jeu vous amuse ! Florence
Vous roulez lointain et léger, et vous avez sûrement développé des trésors d'ingéniosité pour que vos affaires servent à plusieurs choses. Ou alors vous avez bricolé une béquille super-légère avec un tube de toile de tente (mail vu l'an dernier). Ou alors vous avez mis au point la recette du biscuit bourratif, préparé en 20 secondes et qui sert aussi de rustine ? Enfin bref, peut-être qu'on pourrait mettre en commun nos astuces ? Je commence : moi j'utilise mes sacoches Ortlieb, bien étanches, en vaches à eau, bien pratiques pour ramener l'eau au bivouac et avec deux sacoches, l'une d'eau chaude, l'autre d'eau froide, c'est le grand luxe. Plus besoin de douche solaire qui fuit ou qui foire. On les supend pour la nuit la tête en bas et l'intérieur sèche super vite, même sous la pluie. Autre idée de ménagère qu'a pas le sou : j'emmène toujours un bouchon d'évier (1, 50€ chez Monoprix). Vous savez, le truc blanc qui fait ventouse et qui bouche les éviers ? Parce que vous l'avez peut-être remarqué, amis routards crasseux, mais quand l'eau est chaude ET gratuite, dans un WC public ou un camping par exemple, il n'y a JAMAIS de bouchon pour boucher la bonde et permettre ainsi au Lumpen Proletariat de faire sa petite lessive discrètement. Ca fait certes 100 grammes, mais au bout de 15 jours de crasse ça finit par être utile, surtout dans les pays qui font payer la douche 2€ (cf la Norvège). préparer des itinéraires pas chers : si vous avez un PC et que vous êtes arrivés à vous connecter sur EMule (bon courage, c'est pas gagné) il existe toutes les cartes IGN de France de rando 25 000/1 en "accès libre". Me demander des infos en mail privé. ne JAMAIS bivouaquer à l'arrache avec un matelas autogonflant en le posant directement sur le sol nu. Avec la nuit vous allez le faire bouger un peu, il va donc frotter contre les graviers et en 15 nuits vous avez un beau matelas avec 12 micro-trous dedans (vécu avec un Décathlon bas de gamme). Toujours mettre un tapis de sol dessous.
A vous de continuer si le jeu vous amuse ! Florence
Je suis a la recherche de menus idéal pour avoir une alimentation équilibré en voyage a vélo qui pourrai donner assez d'énergie pour la journée et éviter les carences et autres fringales . Merci pour vos idées .
je suis un novice de photographie. je viens d'acheter un Canon pour les vacances, et le vendeur me dit qu'il y a un équipement professionel pour leCanon. c'est comme ça:
http://www.tinydeal.com/canon-px26q4-vbr5708-p-5122.html
Il peut doubler la capacité de la batterie de mon appareil, et les photos peuvent être plus claires. c'est vrai? est-il utile? je veux vos aides, merci beaucoup
Je vais me rendre en Inde la semaine prochaine pour presque 2 mois. Je me demandais bien ce que j'allais y manger. Je pensais manger à petit prix dans la rue mais entre toutes les recommandations sanitaires que j'entends, et vu mon petit budget, je me demande bien ce que je vais manger et où également.
Je suis à votre écoute et je vous remercie d'avance.
Michael
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.

Au-delà de ses paysages de rêve, de ses longues plages de sable et de ses vastes lagons dignes du paradis … Maurice offre également à ses visiteurs un véritable cocktail de saveurs. Plaisantes au palais, elles s'avèrent souvent douces et aromatisées, parfois épicées ou enivrantes … Pour découvrir les goûts de cette île de l'Océan Indien, on peut bien sûr courir de restaurants renommés en bonnes tables traditionnelles, mais il est possible aussi d'évoquer quelques saveurs à travers une balade parmi des lieux qui ont tout pour vous émoustiller les papilles … C'est donc à ce programme que je vous convie (virtuellement). J'en suis certain, il va vous mettre « l'eau à la bouche ».

C'est par la visite d'un marché local que commence ce périple « saveurs ». Il est encore tôt ce matin et déjà le centre de Mahébourg s'anime. Nous sommes lundi et c'est jour de grand marché. On y vient de tous les quartiers de cette ville du sud de l'île comme également des bourgades alentour. Devant nous, quelques ménagères en sari, à peine descendues de l'autobus, se dirigent vers ce marché coloré, couvert d'une toiture vert amande. Les paniers à provisions sont encore vides mais à n'en pas douter, ils ne vont pas tarder à se remplir. En créole local, marché se dit bazar … un nom qui correspond parfaitement à la première impression que l'on a en traversant les étals et les quelques stands d'ustensiles en tout genre : récipients, bassines, plats … un vrai bric à brac, passons !
Toujours à l'extérieur de ces halles mais sur la gauche, se trouve un alignement d'étroites boutiques proposant des spécialités locales. On y vend une multitude de beignets et de galettes à manger « sur le pouce » , en quelque sorte c'est ici, l'allée des « fast-food » mais à la mauricienne.

La vitrine de M'dame Mahe est alléchante, bien achalandée et joliment décorée avec ces inscriptions colorées et puis, la marchande a le sourire … cela suffit à me décider d'y faire quelques emplettes pour le pique-nique de midi. La sympathique commerçante aura beau m'expliquer les spécificités de chacune de ses spécialités, j'avoue avoir eu quelques difficultés à bien comprendre son français créolisé et noyé au milieu du brouhaha environnant.

Bon, il y a là empilé sur les étagères derrière la vitrine, la plupart des spécialités de beignets et de galettes dont les mauriciens sont friands. Les dholl puri sont de fines et appétissantes galettes préparées avec de la farine de lentilles (ou de pois) puis garnies de légumes, il en est de même des farata ou autre roti, seule la composition ou la garniture varie : légumes, viandes, poissons, sauce tomate (rougail) ou petites crevettes ( roti chevrettes) …. j'ai particulièrement apprécié cette variété de roti pris dans une gargote de bordure de plage, mais c'était un autre jour. Après une courte hésitation entre tous ces beignets, je passe commande à M'dame Mahé d'un assortiment : dholl puri évidemment, samoussas (de forme triangulaire) et beignet aux bringelles, c'est le nom local des aubergines … ce sera finalement celui que j'ai préféré. Et la marchande de me conseiller pour terminer un gâteau-piment …. euh ? Merci ! Je me méfie de la digestion du « piquant » local d'autant que tous ces beignets sont assez gras, déjà des auréoles d'huile tâchent le papier qui les enveloppe !
Sur les marchés, dans les rues ou en bordure des plages, on trouve partout ces gargotes qui vous proposent ces mêmes fritures ainsi que ces galettes fourrées. Ces préparations traditionnelles indo-mauriciennes sont ici consommées à toute heure. Un petit creux … et hop, un dholl puri ou un farata fait l'affaire pour dissiper la fringale. Mais comme ailleurs, les burgers à l'américaine plaisent de plus en plus et les jeunes semblent quelque peu délaisser les beignets traditionnels. Pour preuve, juste à côté de ce marché central de Mahébourg, une grande enseigne de fast-food à incontestablement pignon sur rue !
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Poursuivons nos courses dans les allées du marché où il faut pour avancer se faufiler entre les porteurs de cagettes, les ménagères en train de palabrer ou de soupeser, de tâter et enfin de flairer les marchandises …

De part et d'autre les étals sont chargés de légumes et de fruits et les affaires vont bon train. Avec nos galettes et beignets frits, quelques crudités seraient les bienvenues pour équilibrer notre repas. Tiens ! Si l'on prenait quelques « Pommes d'amour » ? Non, ce n'est pas encore le dessert mais cet amusant nom désigne à Maurice les … tomates !

Tout autour, la palette de couleurs est variée et le choix de légumes est infini. Des classiques poireaux/carottes aux aubergines en passant par les patates douces, les chouchous (courges), les giraumons …. et bien d'autres encore dont je ne connais ni le nom ni le goût …. j'ai décidément encore beaucoup à découvrir parmi les légumes de l'île ! Côté fruits, ça fleure également bon les tropiques avec des étalages d'ananas, de citrons verts, de pastèques ….

Là, ce sont des litchis, un fruit dont j'aime bien la douce saveur sucrée et les arômes évoquant la rose, ce sera parfait pour terminer le repas. « Ce sont presque les premiers de la saison ! » me dit avec fierté la vendeuse.
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A Maurice comme dans toutes les îles des tropiques, les épices tiennent une bonne place dans la préparation des plats locaux. Ne voyant pas d'étals proposant d'épices typiques de l'île, me voici questionnant un marchand de fruits en lui demandant où en trouver ?. « Non, non, il n'y a pas de vendeurs d'aromates et d'épices dans ces halles, me dit-il, les épices on peut en trouver dans les magasins du quartier ... Sortez à droite, puis tournez à gauche, un peu plus loin, juste à côté du …… ? ». Merci, merci ! A vrai dire, je n'ai pas vraiment tout retenu et finalement la boutique indiquée restera pour moi un lieu mystérieux ! Bien sûr, j'en trouverai de ces fameuse épices mais un peu plus tard et notamment celle qui est parmi la plus utilisée à Maurice. En fait, il s'agit d'un mélange que l'on appelle ici (et dans d'autres îles de l'Océan Indien) le massala.

Le massala est donc cette poudre ocre jaune concoctée à partir d'épices torréfiées, sa composition varie en fonction des multiples préparations proposées. La base est faite de coriandre, cumin, ail, gingembre, cannelle, girofle, poivre, anis étoilé, cardamone, curcuma, feuilles de curry, pois chiches cassés … Pour ceux qui n'ont jamais goûté, vous avez ci-dessus, la liste des ingrédients, il ne vous reste plus qu'à imaginer la saveur d'un tel mélange ... et par là même le goût typique de la cuisine de Maurice.
Le massala accompagne aussi bien les plats de viandes, de volailles et de poissons. Une dernière précision, il existe des massala avec ou sans piments, cela est souvent précisé et c'est mieux ainsi. Car le massala fortement pimenté a la fâcheuse tendance de masquer les autres épices qu'il contient et ce dès la première bouchée avalée. Palais sensibles, vous voilà prévenus !
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La poursuite de ma balade gustative me fait traverser la Chaux, le cours d'eau qui sépare le centre ville d'un quartier populaire de la périphérie de Mahébourg. En empruntant le pont Cavendish, on va passer du plat de résistance au dessert en allant visiter la Biscuiterie H.Rault ; c'est une institution dans la région puisque ici sont fabriqués depuis des lustres de petits biscuits au … manioc ! Juste après le pont, à l'issue d'une rue, une route serpente entre les mornes. Nous y voilà, prêts pour la visite qui sera suivie comme il se doit d'une dégustation. L'atelier/biscuiterie est situé au fond d'une cour au milieu de laquelle trône un imposant badamier.

Ici, l'accueil est chaleureux comme souvent à Maurice et notre guide pour débuter la présentation nous conte l'historique de ces fameux biscuits. Remontons le temps … nous voici en 1868 et Hilarion Rault, un colon d'origine bretonne à l'idée de confectionner des biscuits en s'inspirant de la recette des savoureuses galettes bretonnes. Mais à Maurice qui s'appelle à l'époque encore Isle de France, la farine de blé, le beurre ou le lait sont des denrées difficiles à trouver … qu'à cela ne tienne ! Sur place on dispose de sucre (de canne) et de farine (de manioc). Avec astuce, notre pâtissier amateur élabore une recette toute simple avec ces ingrédients. Il suffit d'y ajouter soit de la cannelle, du sésame, de l'anis, de la vanille ou du coco et surtout un savoir faire et voilà le tour est joué. Les Biscuits Manioc sont ainsi nés, la tradition et le succès se perpétuent donc depuis 1870 !

A l'extérieur, sur le versant du morne, on ne manque pas de nous présenter une parcelle de culture de manioc. De jeunes pousses car la plante à maturation peut mesurer jusqu'à deux mètres. C'est bien entendu seulement le tubercule que l'on utilise pour le transformer en farine. Le manioc est ainsi en vedette à l'intérieur de la fabrique. Les principales étapes de la préparation restent artisanales et manuelles sauf le pressage auquel on assiste. Une fois la farine obtenue, la préparation des biscuits peut débuter … mais la recette originale de ces biscuits « uniques au monde », nous précise-t-on, reste secrète, on pouvait s'en douter ! Et si la recette est ancienne, elle s'avère très tendance : simple, naturelle et donc presque bio sans oublier de plus qu'elle est certifiée sans gluten !

Vient ensuite la cuisson sur un four alimenté avec de la paille et des feuilles de latanier. Les ouvrières s'activent consciencieusement répétant sans cesse les mêmes gestes à l'image de celle qui empaquette les petits biscuits carrés. Quelle dextérité mais quel travail répétitif !


A l'entrée de la pièce, la patronne veille sur ses ouvrières en notant sur un registre les lots prêts à la vente. Il règne ici, une atmosphère d'un autre temps … Soudain une cloche sonne, c'est l'heure de la pause pour les ouvrières ! Pour nous c'est aussi le moment de la pause … dégustation, ces effluves biscuitées nous ont mis l'eau à la bouche. Un assortiment de biscuits aromatisés nous est proposé : nature, cannelle, chocolat, coco, vanille … Vous imaginez que je ne me suis pas privé en savourant et comparant les saveurs de ces biscuits plutôt originaux. Verdict, j'avoue un petit faible pour ceux au parfum chocolat et également à la cannelle.
La question vous brûle (enfin peut être !) les lèvres : mais quel est donc le goût de ces biscuits au manioc ? Ce sont bien des biscuits secs loin de la saveur beurrée des galettes bretonnes. Le parfum du sucre de canne ne passe pas inaperçu comme également les fibres du manioc, d'une texture un peu identique à celle du coco. Des biscuits secs … bien accompagnés par les boissons servies, jus de fruits, café ou thé.
--
A propos de thé, justement … Sur les hauteurs de l'île, à Bois Chéri plus précisément, le relief vallonné est couvert de plantations de théiers. Allons y faire un tour. Autant les bords de mer à Maurice sont la plupart du temps ensoleillés, autant dans le centre de l'île les nuages restent souvent accrochés. C'est le cas ce matin avec de plus une pluie qui ne cesse de tomber.

Les gouttes dégoulinent sur notre pare-brise alors que nous parvenons en vue de la manufacture de thé de Bois Chéri. De même dans les champs, l'eau ruisselle sur les feuilles de thé. « Il pleut pratiquement tous les jours ici, plus souvent l'après-midi » me dit une des employées du mini musée local du thé, avant d'ajouter : « ... de l'eau et de la chaleur, ce sont des conditions indispensables pour obtenir des feuilles de thé de qualité ! ». Soit, mais le visiteur amateur de photo que je suis aurait préféré un temps plus clément.
Ce matin il n'y a aucune ouvrière parmi les théiers et donc aucune cueillette dans la plantation … alors je vais faire appel à ma mémoire.
J'avais visité ces lieux il y a quelques années et ce jour-là par chance un généreux soleil baignait le paysage (d'ailleurs j'avais évoqué ces moments passés sur la « Route du thé » dans un paragraphe en complément d'un texte illustré sur les « Couleurs de Maurice », c'est en ligne sur VF *).

Je me souviens de ces quelques femmes, sac de toile sur le dos, cueillant feuilles après feuilles la fameuse plante … sous l’œil du chef de troupe, le seul homme et le seul également à se protéger du soleil à l’aide d’une élégante ombrelle. La cueillette a lieu en début de matinée, entre 6 et 11 h environ, afin d'éviter les heures trop chaudes ; chaque ouvrière ramasse ainsi environ 60 kilos de feuilles !

Je me souviens aussi de la visite, très instructive, de la manufacture. Dans une atmosphère où dominent, bruit, chaleur et forte odeur … pas celle du thé mais d' effluves plus végétales, on pouvait suivre les étapes successives qui mènent de la feuille brute au thé prêt à infuser. Broyage puis triage afin d’enlever tiges et nervures qui donneraient une désagréable amertume au breuvage. Ensuite place au tamisage et au passage au four : 10 minutes à 110° C … et on apprenait également que la différence entre le thé vert et le noir n’est pas due à des variétés spécifiques mais à des temps distincts de fermentation.

Je me souviens encore de la fin de la visite avec le plaisir de la dégustation devant ce magnifique panorama. Thé nature, à la bergamote, à la vanille ou au coco ? Sucre de canne ou bien nature ? En effet, on avait le choix, plusieurs boîtes de sachets étaient à disposition accompagnées de quelques biscuits. Et je me souviens enfin d'avoir eu un faible pour le thé à la vanille, d'ailleurs c'est le plus prisé à Maurice Plaisir du palais, plaisir des yeux, temps ensoleillé et visite instructive … Tout pour combler le visiteur !
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Suite du récit « Saveurs » (sucre canne, rhum, vanille …), message suivant -->
Nombre de personnes souhaitent partir longtemps trotter autour du monde, que ce soit dans le cadre d'un tour du monde complet ou, "simplement", de la découverte d'une partie de notre planète.
Beaucoup en rêvent, certains hésitent, d'autres le font. Mais de façon générale partir plusieurs mois ne s'improvise pas.
En cinq articles nous vous proposons quelques pistes et conseils pour préparer et vivre au mieux un tour du monde :But et motivation>> Préparatifs d'avant départItinéraire, durée et transportsBillets Tour du mondeEn route1- Guides et cartes
1.1- Guides
Quels guides choisir et qu'emporter ? Difficile en effet que de partir avec 10 kilos de bouquins pour un périple de plusieurs mois. En toute logique vous aurez d'abord besoin pour votre voyage d'infos pratiques, même si d'autres choses plus culturelles ou thématiques peuvent s'avérer évidemment utiles. N'oubliez pas d'ailleurs, qu'au delà des guides, on peut préparer ses voyages en lisant d'autres catégories d'ouvrages (romans, essais, etc...).
Guides "papier"
Bien que chaque collection ait sa propre spécificité, la plupart des voyageurs au long-cours choisissent de prendre des guides couvrant plusieurs pays. De fait, ils voyagent d'abord avec les collections anglophones (dont en premier lieu Lonely Planet) qui offrent de nombreux titres "continents". Sachez toutefois que de tels guides détaillent toujours moins un pays qu'un titre spécifique sur celui-ci du même éditeur. Malgré tout cela demeure souvent le meilleur choix. Sinon, c'est seulement si vous devez explorer dans ses moindres recoins une destination ou effectuer une activité spécifique comme le trek que vous pouvez prévoir en plus des guides spécifiques.
De façon générale, au niveau encombrement, ne transportez pas plus de deux guides à la fois (sauf s'il s'agit d'introuvables). Prenez ceux que vous utiliserez en premiers et achetez au fur et à mesure les suivants (vendez ou renvoyez les précédents); les principales collections se trouvant assez facilement en neuf ou occasion un peu partout dans le monde.
Dernier conseil, même si le poste guides peut représenter un certain budget (et volume) ne faites pas forcément à l'économie dans le choix des ouvrages. Car n'oubliez pas que l'important demeure avant tout la qualité du contenu; une qualité qui d'ailleurs peut faire réaliser pas mal d'économies une fois sur place...
1.2- Guides "virtuels"
Sous-entendu ce qu'Internet offre à ce niveau, à commencer bien sûr par ce qu'on peut trouver sur VoyageForum.
Par rapport au format papier le web permet logiquement une mise à jour permanente ainsi que l'opportunité de choisir réellement ce dont on a besoin pour son voyage, aussi bien en terme de destinations que de thématiques. Après il s'agit juste d'une histoire d'impression pour obtenir "son" guide perso, tant est-il d'ailleurs que l'on n'ait pas opté pour une utilisation/lecture via l'Internet mobile. Dans tous les cas, cela demeure maintenant l'idéal pour beaucoup de monde à de très nombreuses occasions.
1.3- Cartes
En gros le même principe que pour les guides. Sauf si on a besoin de choses très précises comme pour certains treks (et encore), le web regorge de cartes et plans en ligne qui plus est généralement personnalisables, ainsi que de plus en plus d'applications prévues à cet effet.
2- Équipements, assurances, santé
Trois composantes du voyage incontournables sur lesquelles il vaut mieux réfléchir avant."L'équipement du voyageur", "Assurances-assistances", "Santé et voyages".Quelques brefs rappels
1 - Vérifiez ou modifiez l'état de votre matériel, du sac à l'appareil photos. Changez-en si nécessaire afin de partir dans les meilleures conditions. Et choisissez un équipement judicieux et léger tout en sachant que vous pourrez acheter/vendre certaines choses en cours de route.
2 - Faites refaire ou vérifiez la validité de vos documents (passeport, permis de conduire international, carte de crédit...). N'oubliez pas qu'il sera toujours plus difficile de les renouveler en cours de route. Et si cela semble utile, prenez une carte d'étudiant, d'auberge de jeunesse, etc.
3 - Choisissez l'assurance-assistance la mieux adaptée à votre voyage longue durée (certaines sociétés sont spécialisées en la matière). Renseignez-vous aussi pour savoir ce qu'il en est de vos droits au niveau mutuelle, Sécurité, Sociale, etc.
4 - Faites faire un bilan de santé avant de partir. Allez chez le dentiste, prévoyez des lunettes ou lentilles de rechange, faîtes votre pharmacie en fonction des pays traversés et le cas échéant de vos traitements en cours (renseignez-vous pour savoir ce que vous pourrez trouver en route et à quel prix). Pensez bien sûr aussi à vos vaccins ainsi qu'à leurs renouvellements.
5 - Éventuellement apprenez quelques notions de secourisme et surtout les choses à faire ou ne pas faire pour limiter ou lutter contre les problèmes habituels que l'on rencontre en voyage (décalage horaire, tourista, etc...). Ayez également une idée des risques sanitaires selon les pays à visiter.
3- Argent et budget
3.1- Principe
Que doit-on emporter, sous quelles formes, et doit-on prendre tout son argent avant le départ ?
Pour un voyage longue durée on pourra d'ores et déjà oublier les post-chèques (retrait limité à quelques pays et obligation d'avoir un compte CCP) et bien sûr les chèques vacances (valables quasi-exclusivement en France). Reste alors évidemment les cartes de crédit, les travellers (accessoirement) et le cash que l'on aura le plus souvent intérêt à associer lors d'un long voyage. En attendant, que ce soit pour un court périple ou au contraire un tour du monde les principes pour chaque moyen de paiement demeurent les mêmes. Idem pour ce qui est du choix des devises.
3.2- Quantités
Pour un long périple aucun intérêt d'emporter tout son argent avec soi (pertes, vols, baisse des taux, etc), surtout si celui-ci est placé. Une carte bancaire (et accessoirement l'envoi de fond en cours de route) vous laissera la plus grande liberté dans ce domaine. A vous bien sûr de savoir gérer ensuite votre compte ou de le faire gérer par quelqu'un d'autre.
Sans règle générale, on peut dire qu'il est préférable d'avoir en permanence avec soi au minimum 4 ou 5 jours d'avance en cash (devises ou monnaie locale), et à l'opposé peu recommandé de disposer de grosses sommes en liquide (augmentation des risques de vols).
3.3- Budget
Prévoir un minimum
Première règle, n'oubliez pas qu'un budget vraiment trop serré gâchera 9 fois sur 10 votre voyage et vous apportera avant tout son lot de frustrations quotidiennes. Donc, économisez plus ou revoyez la durée et/ou le trajet, même s'il est vrai que vous pouvez envisager de travailler sur place. Mais pour un voyage de quelques mois est-ce bien la meilleure solution ? Et puis où, quoi et comment; difficile si l'on ne s'est pas un peu renseigné au préalable. A la limite autant chercher au préalable quelques bourses et sponsors si l'on a donné une thématique à son voyage.
Quant à ceux qui espèrent voyager pour rien ou simplement 1 ou 2 €/jour, cela relève avant tout de la naïveté, voire à la limite d'une tendance lamentable à vouloir vivre au crochet des populations rencontrées y compris les plus démunies.
Combien ?
En matière de finances tout dépend bien sûr des envies de chacun, de son train de vie, des modes de transport et des pays visités.
Pour illustrer, deux exemples opposés avec d'abord une personne sortant des études (pas d'impôts ni de logement), voyageant seul par la route en transports-hébergements locaux pour un périple surtout en Asie, qui peut espérer s'en tirer avec 8 à 9 000 € pour une année. Et une autre choisissant des pays "chers" (par exemple Amérique du Nord, Afrique Australe, Pacifique), des déplacements en bateaux et en avion sans jamais se priver, et qui elle devra plutôt tabler dans les 25 000 €.
Mais, globalement, on peut dire que pour une majorité de voyageurs 12 000 € par personne pour un an tout compris en "routard" semblent une bonne moyenne. Soit en gros 30 à 35 €/jour pour peu quand même que l'on voyage à deux (moins de frais d'hébergements par personne), que l'on privilégie les structures et transports locaux, et que l'on opte plutôt pour des régions comme l'Asie ou l'Amérique Latine traditionnellement plus économiques pour le voyageur que l'Amérique du Nord ou le Pacifique.
3.4- Le budget par postes
Aux éventuelles recettes que vous pourriez avoir en cours de route (travail) et "chez-vous" (ventes de biens, sous-location...), il faudra opposer l'ensemble des dépenses. C'est à dire:
1 - Les impôts et autres factures qui continueront à arriver pendant votre absence ainsi que les frais que vous aurez également au retour pour réintégrer une vie sédentaire.
2 - Les dépenses préalables prévues pour l'équipement, les guides, les cartes.
3 - Celles concernant vos documents de voyages à faire ou à refaire avant départ (du passeport aux assurances), plus le coût des visas pour l'ensemble des pays. Sans oubliez la santé et les vaccins à renouveler parfois.
4 - Le prix du transport principal, généralement l'avion, acheté ou à acheter en route, plus une estimation du coût des transports annexes ou de liaisons ainsi que des forfaits s'ils sont envisagés.
5 - Le budget quotidien sur place que vous pouvez d'ailleurs détailler par postes (hébergement, nourriture, visites, transports locaux, divers). Par expérience, lorsque l'on reste dans un même lieux, on s'aperçoit souvent que les dépenses quotidiennes d'hébergement correspondent à celles des trois repas du jour, elles-mêmes assez similaires aux frais annexes quotidiens. Bien entendu, cela s'entend à catégories égales et non si l'on associe les supers restos à l'hôtel bas de gamme ou l'inverse.
6 - Pensez aux souvenirs que vous achèterez (et parfois renverrez chez-vous) ainsi que les autres petits plaisirs non prévus auxquels vous ne résisterez pas. Estimez également les postes photos et communication (des cartes postales au téléphone en passant par le web).
7 - Si vous envisagez des activités particulières (trek, plongée, etc...) ayez une première idée des prix. Et sauf si le lieux vous semble important, réalisez-les dans les endroits qui semblent les moins onéreux. Il demeure quasi-obligatoire de prévoir ce genre d'extra dès le départ car sur place, principalement dans les pays économiques, leurs coûts pourront vous paraître exorbitants par rapport à ce que vous avez pris l'habitude de dépenser quotidiennement (ex.: en Inde payer pour une activité 50 € alors que vous n'en dépensez pas plus de 15 pour vivre chaque jour). A ce sujet, ou pour certaines choses, réfléchissez à ce que cela vous coûterait dans votre pays.
8 - Prévoyez toujours une petite réserve au cas où (d'où l'intérêt une carte bancaire).
9 - Dernière chose, n'oubliez pas les commissions de change et autres variations monétaires auxquelles vous aurez droit lorsque vous changerez votre argent.
3.5- Pour faire des économies
1 - Éventuellement, commencez par placer une partie de votre budget pour qu'il vous rapporte, y compris lorsque vous serez en route. Voyez votre banquier afin de trouver les meilleurs placements (ou ceux sans gros risques) n'impliquant pas une durée d'immobilisation de votre argent, plus les modalités de transferts vers votre compte lorsque celui-ci sera à sec.
2 - Privilégiez les périodes creuses pour vos déplacements principaux.
3 - Évitez "l'hyper haute-saison" dans les endroits fréquentés et ne séjournez pas trop longtemps dans ces derniers qui sont souvent les plus chers du pays. Au contraire restez plus dans les coins économiques à plus forte raison s'ils vous plaisent.
4 - Ayez toujours une première idée des prix et faites jouer la concurrence. Demandez-vous si la même chose ou le même service n'est pas disponible ailleurs pour moins cher.
5 - Si vous êtes seul essayez de partager votre hébergement et les locations de véhicules. Pour le transport si vous restez longtemps dans des pays assez grands (USA, Australie...), n'hésitez pas à acheter un véhicule puis à le revendre ensuite.
6 - Voyez d'abord le rapport qualité-prix avant le prix seul, et attention aux dépenses annexes ou cachées pour les offres les plus alléchantes.
7 - Évitez de vous fourvoyer dans des "mauvais plans" ou des affaires apparemment "très rentables et sans risques". Outre des problèmes, vous risquez également d'y perdre votre argent.
8 - Réfléchissez bien et informez-vous avant d'entreprendre les dépenses les plus coûteuses.
9 - Toutefois n'oubliez pas que le voyage doit demeurer d'abord un plaisir et non une série de contraintes et de frustrations...
La suite ("Itinéraire, durée et transports")...
- © VoyageForum -
En cinq articles nous vous proposons quelques pistes et conseils pour préparer et vivre au mieux un tour du monde :But et motivation>> Préparatifs d'avant départItinéraire, durée et transportsBillets Tour du mondeEn route1- Guides et cartes
1.1- Guides
Quels guides choisir et qu'emporter ? Difficile en effet que de partir avec 10 kilos de bouquins pour un périple de plusieurs mois. En toute logique vous aurez d'abord besoin pour votre voyage d'infos pratiques, même si d'autres choses plus culturelles ou thématiques peuvent s'avérer évidemment utiles. N'oubliez pas d'ailleurs, qu'au delà des guides, on peut préparer ses voyages en lisant d'autres catégories d'ouvrages (romans, essais, etc...).
Guides "papier"
Bien que chaque collection ait sa propre spécificité, la plupart des voyageurs au long-cours choisissent de prendre des guides couvrant plusieurs pays. De fait, ils voyagent d'abord avec les collections anglophones (dont en premier lieu Lonely Planet) qui offrent de nombreux titres "continents". Sachez toutefois que de tels guides détaillent toujours moins un pays qu'un titre spécifique sur celui-ci du même éditeur. Malgré tout cela demeure souvent le meilleur choix. Sinon, c'est seulement si vous devez explorer dans ses moindres recoins une destination ou effectuer une activité spécifique comme le trek que vous pouvez prévoir en plus des guides spécifiques.
De façon générale, au niveau encombrement, ne transportez pas plus de deux guides à la fois (sauf s'il s'agit d'introuvables). Prenez ceux que vous utiliserez en premiers et achetez au fur et à mesure les suivants (vendez ou renvoyez les précédents); les principales collections se trouvant assez facilement en neuf ou occasion un peu partout dans le monde.
Dernier conseil, même si le poste guides peut représenter un certain budget (et volume) ne faites pas forcément à l'économie dans le choix des ouvrages. Car n'oubliez pas que l'important demeure avant tout la qualité du contenu; une qualité qui d'ailleurs peut faire réaliser pas mal d'économies une fois sur place...
1.2- Guides "virtuels"
Sous-entendu ce qu'Internet offre à ce niveau, à commencer bien sûr par ce qu'on peut trouver sur VoyageForum.
Par rapport au format papier le web permet logiquement une mise à jour permanente ainsi que l'opportunité de choisir réellement ce dont on a besoin pour son voyage, aussi bien en terme de destinations que de thématiques. Après il s'agit juste d'une histoire d'impression pour obtenir "son" guide perso, tant est-il d'ailleurs que l'on n'ait pas opté pour une utilisation/lecture via l'Internet mobile. Dans tous les cas, cela demeure maintenant l'idéal pour beaucoup de monde à de très nombreuses occasions.
1.3- Cartes
En gros le même principe que pour les guides. Sauf si on a besoin de choses très précises comme pour certains treks (et encore), le web regorge de cartes et plans en ligne qui plus est généralement personnalisables, ainsi que de plus en plus d'applications prévues à cet effet.
2- Équipements, assurances, santé
Trois composantes du voyage incontournables sur lesquelles il vaut mieux réfléchir avant."L'équipement du voyageur", "Assurances-assistances", "Santé et voyages".Quelques brefs rappels
1 - Vérifiez ou modifiez l'état de votre matériel, du sac à l'appareil photos. Changez-en si nécessaire afin de partir dans les meilleures conditions. Et choisissez un équipement judicieux et léger tout en sachant que vous pourrez acheter/vendre certaines choses en cours de route.
2 - Faites refaire ou vérifiez la validité de vos documents (passeport, permis de conduire international, carte de crédit...). N'oubliez pas qu'il sera toujours plus difficile de les renouveler en cours de route. Et si cela semble utile, prenez une carte d'étudiant, d'auberge de jeunesse, etc.
3 - Choisissez l'assurance-assistance la mieux adaptée à votre voyage longue durée (certaines sociétés sont spécialisées en la matière). Renseignez-vous aussi pour savoir ce qu'il en est de vos droits au niveau mutuelle, Sécurité, Sociale, etc.
4 - Faites faire un bilan de santé avant de partir. Allez chez le dentiste, prévoyez des lunettes ou lentilles de rechange, faîtes votre pharmacie en fonction des pays traversés et le cas échéant de vos traitements en cours (renseignez-vous pour savoir ce que vous pourrez trouver en route et à quel prix). Pensez bien sûr aussi à vos vaccins ainsi qu'à leurs renouvellements.
5 - Éventuellement apprenez quelques notions de secourisme et surtout les choses à faire ou ne pas faire pour limiter ou lutter contre les problèmes habituels que l'on rencontre en voyage (décalage horaire, tourista, etc...). Ayez également une idée des risques sanitaires selon les pays à visiter.
3- Argent et budget
3.1- Principe
Que doit-on emporter, sous quelles formes, et doit-on prendre tout son argent avant le départ ?
Pour un voyage longue durée on pourra d'ores et déjà oublier les post-chèques (retrait limité à quelques pays et obligation d'avoir un compte CCP) et bien sûr les chèques vacances (valables quasi-exclusivement en France). Reste alors évidemment les cartes de crédit, les travellers (accessoirement) et le cash que l'on aura le plus souvent intérêt à associer lors d'un long voyage. En attendant, que ce soit pour un court périple ou au contraire un tour du monde les principes pour chaque moyen de paiement demeurent les mêmes. Idem pour ce qui est du choix des devises.
3.2- Quantités
Pour un long périple aucun intérêt d'emporter tout son argent avec soi (pertes, vols, baisse des taux, etc), surtout si celui-ci est placé. Une carte bancaire (et accessoirement l'envoi de fond en cours de route) vous laissera la plus grande liberté dans ce domaine. A vous bien sûr de savoir gérer ensuite votre compte ou de le faire gérer par quelqu'un d'autre.
Sans règle générale, on peut dire qu'il est préférable d'avoir en permanence avec soi au minimum 4 ou 5 jours d'avance en cash (devises ou monnaie locale), et à l'opposé peu recommandé de disposer de grosses sommes en liquide (augmentation des risques de vols).
3.3- Budget
Prévoir un minimum
Première règle, n'oubliez pas qu'un budget vraiment trop serré gâchera 9 fois sur 10 votre voyage et vous apportera avant tout son lot de frustrations quotidiennes. Donc, économisez plus ou revoyez la durée et/ou le trajet, même s'il est vrai que vous pouvez envisager de travailler sur place. Mais pour un voyage de quelques mois est-ce bien la meilleure solution ? Et puis où, quoi et comment; difficile si l'on ne s'est pas un peu renseigné au préalable. A la limite autant chercher au préalable quelques bourses et sponsors si l'on a donné une thématique à son voyage.
Quant à ceux qui espèrent voyager pour rien ou simplement 1 ou 2 €/jour, cela relève avant tout de la naïveté, voire à la limite d'une tendance lamentable à vouloir vivre au crochet des populations rencontrées y compris les plus démunies.
Combien ?
En matière de finances tout dépend bien sûr des envies de chacun, de son train de vie, des modes de transport et des pays visités.
Pour illustrer, deux exemples opposés avec d'abord une personne sortant des études (pas d'impôts ni de logement), voyageant seul par la route en transports-hébergements locaux pour un périple surtout en Asie, qui peut espérer s'en tirer avec 8 à 9 000 € pour une année. Et une autre choisissant des pays "chers" (par exemple Amérique du Nord, Afrique Australe, Pacifique), des déplacements en bateaux et en avion sans jamais se priver, et qui elle devra plutôt tabler dans les 25 000 €.
Mais, globalement, on peut dire que pour une majorité de voyageurs 12 000 € par personne pour un an tout compris en "routard" semblent une bonne moyenne. Soit en gros 30 à 35 €/jour pour peu quand même que l'on voyage à deux (moins de frais d'hébergements par personne), que l'on privilégie les structures et transports locaux, et que l'on opte plutôt pour des régions comme l'Asie ou l'Amérique Latine traditionnellement plus économiques pour le voyageur que l'Amérique du Nord ou le Pacifique.
3.4- Le budget par postes
Aux éventuelles recettes que vous pourriez avoir en cours de route (travail) et "chez-vous" (ventes de biens, sous-location...), il faudra opposer l'ensemble des dépenses. C'est à dire:
1 - Les impôts et autres factures qui continueront à arriver pendant votre absence ainsi que les frais que vous aurez également au retour pour réintégrer une vie sédentaire.
2 - Les dépenses préalables prévues pour l'équipement, les guides, les cartes.
3 - Celles concernant vos documents de voyages à faire ou à refaire avant départ (du passeport aux assurances), plus le coût des visas pour l'ensemble des pays. Sans oubliez la santé et les vaccins à renouveler parfois.
4 - Le prix du transport principal, généralement l'avion, acheté ou à acheter en route, plus une estimation du coût des transports annexes ou de liaisons ainsi que des forfaits s'ils sont envisagés.
5 - Le budget quotidien sur place que vous pouvez d'ailleurs détailler par postes (hébergement, nourriture, visites, transports locaux, divers). Par expérience, lorsque l'on reste dans un même lieux, on s'aperçoit souvent que les dépenses quotidiennes d'hébergement correspondent à celles des trois repas du jour, elles-mêmes assez similaires aux frais annexes quotidiens. Bien entendu, cela s'entend à catégories égales et non si l'on associe les supers restos à l'hôtel bas de gamme ou l'inverse.
6 - Pensez aux souvenirs que vous achèterez (et parfois renverrez chez-vous) ainsi que les autres petits plaisirs non prévus auxquels vous ne résisterez pas. Estimez également les postes photos et communication (des cartes postales au téléphone en passant par le web).
7 - Si vous envisagez des activités particulières (trek, plongée, etc...) ayez une première idée des prix. Et sauf si le lieux vous semble important, réalisez-les dans les endroits qui semblent les moins onéreux. Il demeure quasi-obligatoire de prévoir ce genre d'extra dès le départ car sur place, principalement dans les pays économiques, leurs coûts pourront vous paraître exorbitants par rapport à ce que vous avez pris l'habitude de dépenser quotidiennement (ex.: en Inde payer pour une activité 50 € alors que vous n'en dépensez pas plus de 15 pour vivre chaque jour). A ce sujet, ou pour certaines choses, réfléchissez à ce que cela vous coûterait dans votre pays.
8 - Prévoyez toujours une petite réserve au cas où (d'où l'intérêt une carte bancaire).
9 - Dernière chose, n'oubliez pas les commissions de change et autres variations monétaires auxquelles vous aurez droit lorsque vous changerez votre argent.
3.5- Pour faire des économies
1 - Éventuellement, commencez par placer une partie de votre budget pour qu'il vous rapporte, y compris lorsque vous serez en route. Voyez votre banquier afin de trouver les meilleurs placements (ou ceux sans gros risques) n'impliquant pas une durée d'immobilisation de votre argent, plus les modalités de transferts vers votre compte lorsque celui-ci sera à sec.
2 - Privilégiez les périodes creuses pour vos déplacements principaux.
3 - Évitez "l'hyper haute-saison" dans les endroits fréquentés et ne séjournez pas trop longtemps dans ces derniers qui sont souvent les plus chers du pays. Au contraire restez plus dans les coins économiques à plus forte raison s'ils vous plaisent.
4 - Ayez toujours une première idée des prix et faites jouer la concurrence. Demandez-vous si la même chose ou le même service n'est pas disponible ailleurs pour moins cher.
5 - Si vous êtes seul essayez de partager votre hébergement et les locations de véhicules. Pour le transport si vous restez longtemps dans des pays assez grands (USA, Australie...), n'hésitez pas à acheter un véhicule puis à le revendre ensuite.
6 - Voyez d'abord le rapport qualité-prix avant le prix seul, et attention aux dépenses annexes ou cachées pour les offres les plus alléchantes.
7 - Évitez de vous fourvoyer dans des "mauvais plans" ou des affaires apparemment "très rentables et sans risques". Outre des problèmes, vous risquez également d'y perdre votre argent.
8 - Réfléchissez bien et informez-vous avant d'entreprendre les dépenses les plus coûteuses.
9 - Toutefois n'oubliez pas que le voyage doit demeurer d'abord un plaisir et non une série de contraintes et de frustrations...
La suite ("Itinéraire, durée et transports")...
- © VoyageForum -
Salut à tous 🙂
En ce lundi matin, je démarre une nouvelle discussion pour réunir ceux qui pour l'instant n'ont pas annulé leur voyage au Japon et qui hésitent, ceux qui partiront quoi qu'il en soit et pkoi pas ceux qui y sont en ce moment !
Bien évidemment la situation est toujours très instable et c'est à chacun de prendre sa décision, sans juger ce que va faire l'autre.
Sont aussi les bienvenues, les infos concernant les modifications de dates pour les remboursements des vols.
http://www.irsn.fr/FR/Documents/home.htm http://www.asn.fr/ http://www.criirad.org/ http://www.lejapon.fr/blog/http://twitter.com/lejapon
Merci à tous ceux à tous ceux qui participeront 🙂 bonne journée !
En ce lundi matin, je démarre une nouvelle discussion pour réunir ceux qui pour l'instant n'ont pas annulé leur voyage au Japon et qui hésitent, ceux qui partiront quoi qu'il en soit et pkoi pas ceux qui y sont en ce moment !
Bien évidemment la situation est toujours très instable et c'est à chacun de prendre sa décision, sans juger ce que va faire l'autre.
Sont aussi les bienvenues, les infos concernant les modifications de dates pour les remboursements des vols.
http://www.irsn.fr/FR/Documents/home.htm http://www.asn.fr/ http://www.criirad.org/ http://www.lejapon.fr/blog/http://twitter.com/lejapon
Merci à tous ceux à tous ceux qui participeront 🙂 bonne journée !
Bonjour à tous.
Pour les Munichois et les visiteurs occasionnels, à la recherche de bonnes adresses gourmandes, j´ai une nouveauté, testée pas plus tard qu´hier soir !
Ca faisait un bail que je n´avais pas vu mes copines, Gaelle et Délia. On avait donc convenu de se retrouver pour casser une croûte ensemble. Les deux dernières fois, ce sont elles qui ont fait des propositions d´endroits sympas et originaux. C´est à mon tour.
Je suggère qu´on se retrouve non loin des rives de l´Isar, dans un restau de quartier qui vient d´ouvrir, un Italien sans chichi qui, aux dires du dernier Süddeutsche Zeitung, fait les pizza les plus fines, les plus croustillantes, bref ! les meilleures de Bavière, le tout à petits prix.
Mais Délia ayant un tiers de sang rital (les deux autres tiers sont francais et allemand) n´est pas tentée plus que ça par la n-ième pizza de la semaine.
Notre échange Email s´anime à l´approche du rendez-vous :
« - Les cocottes, à coté de chez moi vient de s´ouvrir "le Roeckl". Ce sont d´anciens délinquants qui tentent de se réinsérer dans la vie professionnelle en jouant à la dinette... Il parait que c´est bien. Qu´en pensez-vous ? Bises. Délia
- Ma bichette, mais ca me parait parfait ! allons nous encanailler au Roeckl. Gaga, es-tu partante pour aller manger chez les bagnards ? T´éviteras de mettre ton haut à rayures gris et orange-Guantanamo. Bizz. Agathe »
Gaelle ne répond pas. J´espère qu´elle n´est pas vexée. J´adore cette fille d´une fraicheur et d´une gentillesse sans pareille mais si je la charrie trop à propos de son dernier haut Petit-Bateau, peut-être qu´elle ne m´aime plus... Ouf ! Son mail frappe à ma porte 3 heures plus tard :
« - Salut les filles, je rentre juste de Berne (je me la joue, hein ?). C´est ok pour moi. On dit 19h30 ? Bisous. Gaelle
- Je vois vraiment pas ce qu´il y a de si extraordinaire à rentrer de Berne mais va pour 19h30 ! Bizz- Agathe »
19h36. J´ai une sainte horreur de faire attendre les gens, si bien que j´entre au pas de course dans le restau, les oreilles rougies par le froid automnal, sans vraiment prendre le temps d´y jeter un coup d´oeil de l´extérieur. Il m´a semblé avoir apercu Gaelle et Délia au travers de la large baie vitrée. Elles sont attablées devant un Kir Royal à la pêche pour l´une et une bière blonde pour l´autre. Délia prétendant ne plus vraiment supporter l´alcool depuis qu´elle a passé le seuil critique des 42 ans me propose de partager son demi.
Ma parole ! C´est tout juste, si j´ai le temps de m´installer et de faire la tournée des bises. Je trempe les lèvres dans le verre de Délia et une des jeunes serveuses s´approche déjà pour nous indiquer qu´ils disposent de plusieurs verres en cuisine et qu´elle est prête à m´en prêter un ! Je rêvais de bulles au houblon depuis la fin de la matinée. Quel bonheur de pouvoir réaliser ses fantasmes si facilement.
« - Vous avez déjà choisi ? Je prends comme toi Gaga, j´ai la flemme de tout lire après la journée de torture au bureau.
- Comme si on se faisait les ongles au boulot ou des parties de réussites, nous ! T´as tort. La carte est hyper alléchante »
Elle a raison. Je ne vais pas citer toute la carte mais en entrée, il y a le choix entre une soupe blanche de tomate au basilic ou des salades gourmandes : l´une aux courgettes grillées, fenouil, falafels, patates douces et crème de mangue. L´autre au fromage de chèvre glacé, estragon, figues, miel d´accacia et graines de tournesol.
Pour ce qui est du plat principal tout me tente, que ce soit le risoto aux morilles, fenouil, tomates et parmesan, le filet de boeuf, sa moutarde à l´ancienne faite maison et des frites ou le filet d´omble accompagné d´une salade de pommes et pommes-de-terre et un beurre de noix.
Le voisin installé à notre gauche -sans doute un top model- à la peau noire satinée, est en train de croquer dans une plus jolies frites qu´il m´ait été donné de voir. Délia, que l´âge ne rend pas moins timide, lui demande si les frites sont bonnes ici parce que « en tout cas elles sentent délicieusement !» C´est vrai qu´elle me rappelle la cuisine de ma grand-mère (elle les servait en Bresse avec de la crème fraiche !). Le mannequin noir bien élevé n´a pas vraiment le choix et lui en propose une, si bien que Délia sait déjà ce qu´elle prend : le steak-frites. Quant à Gaelle, elle décide de retrouver le goût de son dernier voyage au Liban en prenant la salade de falafels. Et en bonne Bressane que je suis, j´opte pour la salade au chèvre.
Je tourne la tête, pendant que Gaelle nous raconte son escapade en Suisse, pour constater que la salle est archi comble, et remarque le décor moderne. Les tables et les chaises sont d´un gris anthracite très "design", contrastant avec le service en porcelaine. Le personnel est jeune, professionnel, avenant, décontracté, mais surtout pas désinvolte. On a d´ailleurs vite l´impression, que sans eux, rien ne serait possible ce soir (il faudrait se mettre soi-même aux fourneaux...) La cuisine est finalement assez haut-de-gamme. Je sais, naive comme je suis, je m´attendais sans doute à trouver « un vilebrequin dans le ragôut et dans le petit-pot de beurre une pinse-monseigneur » !
Ce restau « Roeckl » est le fruit du projet commun d´une association de pédagoges-pyschiatres et de cuisiniers qui offrent à des jeunes défavorisés une chance de réinsertion dans la vie professionnelle ainsi que la possibilité d´un avenir structuré. Le projet est calqué sur celui de la star people des cuisines, le Britanique Jamie Oliver avec son restaurant « Fifteen » de Londres. A priori cette initiative est la première du genre en Allemagne. J´ai cru comprendre que des chantiers d´insertion semblables existent déjà en France.
Pour en revenir à nos papilles, finissons par le dessert. On s´est jetées toutes les trois, en toute bonne conscience puisque c´est pour une bonne oeuvre, sur les minis portions de crème brûlée à l´orange (un peu trop froide à mon goût mais pas au point de coller le pâtissier en garde à vue). Quant à Delia, qui ne supporte soi-disant plus l´alcool, elle a repris une bière. La tarte Tatin et son miroir de caramel ne nous laissait pas vraiment indifférentes mais Gaelle est au régime à mi-temps alors, on a fait preuve de solidarité... comme toujours dans les coups durs !
Pour celles et ceux qui seraient tentés de passer à Munich, voici les coordonnées du restau :
Roeckl. Isartalstr. 26 80469 München
(ouvert pour l´instant le soir seulement à partir de 18heures. Une bonne idée pour ceux qui ont arpenté la capitale de Bavière en journée. A ce propos, à partir d´aujourd´hui on peut voir une grande expo consacrée à Wassily Kandinsky au musée Lenbachhaus)
Ps : espérons que les messages de 10 lignes sont tolérés dans cette rubrique !
Pour les Munichois et les visiteurs occasionnels, à la recherche de bonnes adresses gourmandes, j´ai une nouveauté, testée pas plus tard qu´hier soir !
Ca faisait un bail que je n´avais pas vu mes copines, Gaelle et Délia. On avait donc convenu de se retrouver pour casser une croûte ensemble. Les deux dernières fois, ce sont elles qui ont fait des propositions d´endroits sympas et originaux. C´est à mon tour.
Je suggère qu´on se retrouve non loin des rives de l´Isar, dans un restau de quartier qui vient d´ouvrir, un Italien sans chichi qui, aux dires du dernier Süddeutsche Zeitung, fait les pizza les plus fines, les plus croustillantes, bref ! les meilleures de Bavière, le tout à petits prix.
Mais Délia ayant un tiers de sang rital (les deux autres tiers sont francais et allemand) n´est pas tentée plus que ça par la n-ième pizza de la semaine.
Notre échange Email s´anime à l´approche du rendez-vous :
« - Les cocottes, à coté de chez moi vient de s´ouvrir "le Roeckl". Ce sont d´anciens délinquants qui tentent de se réinsérer dans la vie professionnelle en jouant à la dinette... Il parait que c´est bien. Qu´en pensez-vous ? Bises. Délia
- Ma bichette, mais ca me parait parfait ! allons nous encanailler au Roeckl. Gaga, es-tu partante pour aller manger chez les bagnards ? T´éviteras de mettre ton haut à rayures gris et orange-Guantanamo. Bizz. Agathe »
Gaelle ne répond pas. J´espère qu´elle n´est pas vexée. J´adore cette fille d´une fraicheur et d´une gentillesse sans pareille mais si je la charrie trop à propos de son dernier haut Petit-Bateau, peut-être qu´elle ne m´aime plus... Ouf ! Son mail frappe à ma porte 3 heures plus tard :
« - Salut les filles, je rentre juste de Berne (je me la joue, hein ?). C´est ok pour moi. On dit 19h30 ? Bisous. Gaelle
- Je vois vraiment pas ce qu´il y a de si extraordinaire à rentrer de Berne mais va pour 19h30 ! Bizz- Agathe »
19h36. J´ai une sainte horreur de faire attendre les gens, si bien que j´entre au pas de course dans le restau, les oreilles rougies par le froid automnal, sans vraiment prendre le temps d´y jeter un coup d´oeil de l´extérieur. Il m´a semblé avoir apercu Gaelle et Délia au travers de la large baie vitrée. Elles sont attablées devant un Kir Royal à la pêche pour l´une et une bière blonde pour l´autre. Délia prétendant ne plus vraiment supporter l´alcool depuis qu´elle a passé le seuil critique des 42 ans me propose de partager son demi.
Ma parole ! C´est tout juste, si j´ai le temps de m´installer et de faire la tournée des bises. Je trempe les lèvres dans le verre de Délia et une des jeunes serveuses s´approche déjà pour nous indiquer qu´ils disposent de plusieurs verres en cuisine et qu´elle est prête à m´en prêter un ! Je rêvais de bulles au houblon depuis la fin de la matinée. Quel bonheur de pouvoir réaliser ses fantasmes si facilement.
« - Vous avez déjà choisi ? Je prends comme toi Gaga, j´ai la flemme de tout lire après la journée de torture au bureau.
- Comme si on se faisait les ongles au boulot ou des parties de réussites, nous ! T´as tort. La carte est hyper alléchante »
Elle a raison. Je ne vais pas citer toute la carte mais en entrée, il y a le choix entre une soupe blanche de tomate au basilic ou des salades gourmandes : l´une aux courgettes grillées, fenouil, falafels, patates douces et crème de mangue. L´autre au fromage de chèvre glacé, estragon, figues, miel d´accacia et graines de tournesol.
Pour ce qui est du plat principal tout me tente, que ce soit le risoto aux morilles, fenouil, tomates et parmesan, le filet de boeuf, sa moutarde à l´ancienne faite maison et des frites ou le filet d´omble accompagné d´une salade de pommes et pommes-de-terre et un beurre de noix.
Le voisin installé à notre gauche -sans doute un top model- à la peau noire satinée, est en train de croquer dans une plus jolies frites qu´il m´ait été donné de voir. Délia, que l´âge ne rend pas moins timide, lui demande si les frites sont bonnes ici parce que « en tout cas elles sentent délicieusement !» C´est vrai qu´elle me rappelle la cuisine de ma grand-mère (elle les servait en Bresse avec de la crème fraiche !). Le mannequin noir bien élevé n´a pas vraiment le choix et lui en propose une, si bien que Délia sait déjà ce qu´elle prend : le steak-frites. Quant à Gaelle, elle décide de retrouver le goût de son dernier voyage au Liban en prenant la salade de falafels. Et en bonne Bressane que je suis, j´opte pour la salade au chèvre.
Je tourne la tête, pendant que Gaelle nous raconte son escapade en Suisse, pour constater que la salle est archi comble, et remarque le décor moderne. Les tables et les chaises sont d´un gris anthracite très "design", contrastant avec le service en porcelaine. Le personnel est jeune, professionnel, avenant, décontracté, mais surtout pas désinvolte. On a d´ailleurs vite l´impression, que sans eux, rien ne serait possible ce soir (il faudrait se mettre soi-même aux fourneaux...) La cuisine est finalement assez haut-de-gamme. Je sais, naive comme je suis, je m´attendais sans doute à trouver « un vilebrequin dans le ragôut et dans le petit-pot de beurre une pinse-monseigneur » !
Ce restau « Roeckl » est le fruit du projet commun d´une association de pédagoges-pyschiatres et de cuisiniers qui offrent à des jeunes défavorisés une chance de réinsertion dans la vie professionnelle ainsi que la possibilité d´un avenir structuré. Le projet est calqué sur celui de la star people des cuisines, le Britanique Jamie Oliver avec son restaurant « Fifteen » de Londres. A priori cette initiative est la première du genre en Allemagne. J´ai cru comprendre que des chantiers d´insertion semblables existent déjà en France.
Pour en revenir à nos papilles, finissons par le dessert. On s´est jetées toutes les trois, en toute bonne conscience puisque c´est pour une bonne oeuvre, sur les minis portions de crème brûlée à l´orange (un peu trop froide à mon goût mais pas au point de coller le pâtissier en garde à vue). Quant à Delia, qui ne supporte soi-disant plus l´alcool, elle a repris une bière. La tarte Tatin et son miroir de caramel ne nous laissait pas vraiment indifférentes mais Gaelle est au régime à mi-temps alors, on a fait preuve de solidarité... comme toujours dans les coups durs !
Pour celles et ceux qui seraient tentés de passer à Munich, voici les coordonnées du restau :
Roeckl. Isartalstr. 26 80469 München
(ouvert pour l´instant le soir seulement à partir de 18heures. Une bonne idée pour ceux qui ont arpenté la capitale de Bavière en journée. A ce propos, à partir d´aujourd´hui on peut voir une grande expo consacrée à Wassily Kandinsky au musée Lenbachhaus)
Ps : espérons que les messages de 10 lignes sont tolérés dans cette rubrique !
Omkareswar, 2006
Cette ile me fascine..Apres un mois à découvrir le Gujarat et redécouvrir le Rajasthan, la Shivaratri approche..
Et pour vivre cette fête, quel meilleur endroit que ce village sacré?
C'est une petite île en forme de OM, située sur la Narmada, une rivière sacrée; non seulement elle est en forme de OM, mais en plus se trouve sur cette île un des douze
"jotirlingams", les douze lingams naturels..
le lingam étant la représentation physique de l'énergie de Shiva, ce lieu est donc deux fois sacré..
Om shanti shanti shanti..
Comme un signe du ciel, ce Ganesh offert par un pèlerin sur la route d'Omkar, dans le bus..et une fois arrivé, la Ganesh Guesthouse..
Tres tranquille..
Une bonne douche, une sieste (apres 9 heures de bus, j'ai le dos légèrement en compote); et le soir tombe sur Omkar, au son des mantras diffusés par haut parleurs du haut des toits des temple, et le village tellement animé! La Shivaratri a commencé, de ce soir a demain soir, j'ai pu voir le lingam, faire la puja, beaucoup moins aggressive qu'à Pushkar- mais je crois plutot que cette fois c'etait moi qui étais pret à la faire, je me suis laissé alpaguer tellement docilement.. C'était fou, le temple s'étale sur trois étages, on a l'impression que la rue rentre dans le temple tellement il est grand; des autels partouts, et le fameux lingam..à peine le temps de verser du lait dessus, des fleurs, de la toucher, et au suivant! faut dire qu'il y a beaucoup de monde!
Les pèlerins dorment partout Sur les ghats, par terre, sur les toits des dharamsalas; sur des nattes, trois bouts de toile pour toit; ils viennent des alentours, Indore principalement, mais il y a aussi des gens de Bombay, Delhi, Calcutta..des feux s'allument un peu partout, les femmes chantent, les enfants jouent dans une atmosphère détendue mais ou se laisse percevoir une légère électricité..Tout le village n'est plus qu'un immense campement..
La musique s'accélère, le mantra "om namah Shivaya" est répété en boucle pendant des heures, des chants de louanges également..
Ce soir je ne dormirais pas, c'est tellement beau!
Vraiment ce village dégage quelquechose de mystique; plus petit que ce à quoi je m'attendai, mais plus joli aussi, et les maisons sur l'île
peintes de couleurs bleues et vertes pastels
Ici, les gamins ne m'abordent pas du "Hello" ou "Namastey" habituel; tous saluent du "Hari Om"..
le lendemain
Attention! il va falloir penser à ne pas manger aujourdhui!
-en direct de la Shivratri, Omkareswar, Madhya Pradesh -et bien oui Sita, il semblerait que la ville soit restée éveillée toute la nuit au son des chants dévotionnels, cloches, conques, tambours.. inutile de rappeler que c'est l'un des lieux qui, proportionnellement à sa taille, acceuille le plus de pèlerins à cette occasion.. -Tout à fait Ramesh; rappelons que cette île en forme de OM abrite l'un des douze Jyotirlingams, énergie matérialisée de Shiva, aussi n'est-ce pas étonnant de voir débarquer autant de monde.. des milliers de gens affluent depuis trois jours, et ça continue; -soulignons, Sita, que tout a été mis en place pour acceuillir ce flot: un dispositif de barrières pour canaliser l'accès au pont, et diriger la foule; les toits des dharamsalas ouverts à tous, quant aux policiers, malgré une tension compréhensible (200 000 pèlerins pour un village de 5000 habitants) et quelques claques à droite à gauche, on ne peut leur reprocher que leur zèle.. -Et oui Ramesh, le village se prépae depuis un mois pour cet évènement; c'est compréhensible lorsqu'on sait que la moitié des profits annuels de ce village sont réalisés en cette seule journée...marchands de fleurs, de prasads, colliers, lingams, statues, tatoueurs, tchai-wallah, dhaba-wallah, tout le monde y trouve son compte.. -Sans oublier les brahmanes, Sita; dans le temple principal, ils sont au minimum deux par autel (des autels il y en a des dizaines: pour Ganesh, Nandi, Kali, Parvati, Hanuman, Narmada...)et ce matin pour la première puja, leurs assiettes débordaient déjà de roupies, en pièces et en billet..aujourdhui on ne compte pas! -On ne compte pas, Ramesh, car c'est le jour consacré au Seigneur; mais je voudrais soulever une question sur un phénomène culturel que je ne comprends pas: on vient des quatres coins du pays pour faire ses offrandes au lingam naturel, expression physique de l'unité sexuelle masculin/féminin (Shiva/Shakti) de Shiva, et par extension, de toute chose; ce qui m'amène à poser cette question: comment se fait-il que le sexe soit autant tabou dans un pays ou le lingam est vénéré partout? -Hé bien, Sita, de la part d'une femme cette question pourrait paraitre déplacée; toutefois elle n'est pas illégitime; je pense qu'il serait bon d'obtenir un éclairage extérieur en demandant leur avis aux nombreux occidentaux venus pour l'occasion: "Excuse me sir, what do you think of relation between lingam symbolism and sexuality in India? -"I don't care, i'm from Israel" -Peut importe, Ramesh; pour ma part je pense que les gens ne font pas attention au symbole sexuel, mais plutot à la presence divine; dont l'union du féminin et du masculin n'est qu'un des aspects..mais nous n'avons plus le temps pour cette question, nous l'aborderons la prochaine fois. en direct de la shivaratri mela, Omkareswar
LA RELIGION EST UNE FETE une fete immense, l'amour déborde de chaque coeur, exubérant chant de liberté; dans la dévotion à son dieu, le fidèle remplit la coupe de l'Union. Les enfants crient de tout les cotés, courent, rient, se baignent et se rejouissent; les parents se font beaux, parfois solennellement, parfois plus "souples" ; les femmes mettent leurs plus beaux saris, et des fillettes de trois quatre ans, pieds nus, incarnations de Shiva shankar, déambulent avec à la main une assiette d'argent et une bougie et s'arretent devant moi, les yeux grands ouverts, "Hari OM" de leur petite voix.. je reste bouche bée devant ces apparitions; un indien passe, leur touche les pieds, passe ses mains au dessus de la flamme avant de les ramener à son visage, et laisse une roupie en repartant.. Sur les ghats, les familles s'amusent; on y mange, on y prie, on fait la lessive et on joue; la diversité de l'Inde est là, jusqu'à ces gujarati de Dwarka avec leurs anneaux-toupies dans le nez; des rajpoutes et leurs turbans colorés; bombay, Hyderabad, Calcutta, Delhi, Bhopal, Indore.. 200 000 personnes qui se pressent dans un débordement de couleurs..
LA RELIGION EST UN BUSINESS
Plus tard dans la hutte d'un sadhu, un vieil hommes aux lunettes épaisses
Sa hutte: une dalle de pierre, un toit de chaume, lisse et propre, 10 m2, rien
par terre mais le nécessaire pour la cuisine ainsi qu'une natte accroché au mur;
dehors, une terrasse naturelle qui donne sur la Narmada et le barrage démoniaque qui veut l'assécher..
Apres un tchai et une conversation a batons rompus sur ce barrage arrive un pandit;
il se met a sortir de son vetement des liasses de billets, deux, trois, quatre!
Si c'est ça sa reçette du jour, c'est bon plan d'etre pandit!
arrivent alors d'autres gens; je ne parle pas hindi, donc je me retire; mais le sadhu me retient, et
me donne une noix de coco; je descendrai la casser sur les ghats en offrande à la Narmada; sur le chemin du retour, je me retourne,
je le vois debout, au dessus de moi, sur le surplomb; il lève ses mains et me lançe un puissant "hari OM!"
En haut des escaliers qui mènent au sommet de l'île, un tres vieux temples, sur trois étages lui aussi, un lingam par étage,
des cabanes de sadhus et de pelerins partout, un chemin-du-pays-d'oz qui mène à la sangam (la ou la riviere se retrouve),
des mendiants, juste une image de shiva et un plateau, des singes, des anes, des babas, des ashrams..et tout ça dans une foret hivernale, sous un soleil de plomb!
Des gens super surpris de voir un blanc;
Les regards fiers des femmes...
Des israeliens, dont certains que je n'ai jamais vus quitter la guesthouse, fumant shilom sur shilom dans l'hotel; une jeune qui sort
tout les matins en minishorts sous les regards choqués de la maitresse de maison, et ceux, lubriques, du personnel ravi de l'aubaine;*
un vieux baba français un peu perdu, habillé en violet, qui ne parle pas un mot d'hindi et ne fait que cracher sur les indiens;
un autre baba indien, un "natbaba", tres posé, humble, qui sort avec une française déjantée; une allumée mystique belge sur le point de craquer nerveusement
et une anglaise qui doit etre rapatriée apres une crise d'hystérie panique face à la foule..(ben oui c'est pas goa..)
Bah, il faut apprendre à ne pas se laisser déborder; j'avoue que la première fois, deux ans auparavant, le début a été difficile; meme là, tout le monde veut savoir qui c'est ce blanc, d'ou il vient, comment il s'appelle, quel est son métier, s'il est marié, pourquoi il est pas marié (loll), s'il a une petite amie, s'il aime le tchai, pourquoi il vient à Omkar, s'il connait quelquechose ou si c'est juste un bouffon? s'il veut manger quelquechose, boire quelquechose, visiter la maison, voir les enfants d'untel ou le village d'untel, et combien ça fait un euro en roupies?
Apres une journée éprouvante, la nuit retour au temple dans une procession dense, animée, surexcitée..tout le monde est mouillé car pour cette visite, il faut y aller avec de l'eau de la Narmada..deux heures pour faire deux cents metres, deux heures pour revenir au fameux lingams; les chants et mantras reprennent, plus entetants que jamais, et une légère sensation d'engourdissement, d'hypnoser.. Une nuit à écouter les chants, a rencontrer des dizaines de gens, et au matin la tete qui tourne...
quelques heures apres, je me reveille de ma courte nuit pour m'apercevoir que le village est vide... tout le monde est parti, aussi vite qu'ils sont arrivés..sur l'ile des bulldozers ont détruits l'artere menant au temple, pour l'élargir en vue des projets de développements de l'état MP; le rythme langoureux de l'Inde rurale reprend ses droits..
Omkar, L'ile aux mysteres, l'île de Shiva maitre des illusions; Maya est nue, les arbres sont morts Mais Shakti n'attends qu'un signe de son amant pour se reveiller; Et peu importe ce putain de barrage de merde (qui risque de faire perdre son caractere sacré à l"ile) ce que je cherchais en Inde, je l'ai un peu trouvé ce jour saint.. Tout existe dans OM..
Tout existe, meme ces culs de jattes, ces éclopés, ces vieilles mendiantes alignées l'une apres l'autre sur deux cents metres, mendiant des poignées de lentilles; ces familles qui vivent dans des trous sous le pont, ces fillettes-puja; Tout existe, des regards noirs, crasseux, ignorants et souriants, aux regards clairs et propres, cultivés mais méprisants; Tout existe, et les pauvres donnent aux pauvres...
et la belge allumée, lors d'une baignade dans la Narmada en compagnie d'un pote japonais: "qu'est-ce que tu penses de Shiva?" je n'ai pas su lui répondre, et je trouvais la question trop personnelle; le soir je connaissais ma réponse:
"Shiva, c'est cette rivière qui rejoint la mer, le cycle sans fin de l'eau Shiva, c'est le soleil qui provoque la secheresse Mais fait croitre les plantes; Le mouvement des saisons, du jour et de la nuit; Shiva, c'est soudain le chant d'un oiseau qui interromps le cours de tes pensées; Le rocher sur lequel tu trébuches, te rendant attentif Shiva le grand destructeur, n'a de but que de détruire l'égo Nataraja par sa danse cosmique distrait Maya, et l'illusion s'efface"
Une bonne douche, une sieste (apres 9 heures de bus, j'ai le dos légèrement en compote); et le soir tombe sur Omkar, au son des mantras diffusés par haut parleurs du haut des toits des temple, et le village tellement animé! La Shivaratri a commencé, de ce soir a demain soir, j'ai pu voir le lingam, faire la puja, beaucoup moins aggressive qu'à Pushkar- mais je crois plutot que cette fois c'etait moi qui étais pret à la faire, je me suis laissé alpaguer tellement docilement.. C'était fou, le temple s'étale sur trois étages, on a l'impression que la rue rentre dans le temple tellement il est grand; des autels partouts, et le fameux lingam..à peine le temps de verser du lait dessus, des fleurs, de la toucher, et au suivant! faut dire qu'il y a beaucoup de monde!
Les pèlerins dorment partout Sur les ghats, par terre, sur les toits des dharamsalas; sur des nattes, trois bouts de toile pour toit; ils viennent des alentours, Indore principalement, mais il y a aussi des gens de Bombay, Delhi, Calcutta..des feux s'allument un peu partout, les femmes chantent, les enfants jouent dans une atmosphère détendue mais ou se laisse percevoir une légère électricité..Tout le village n'est plus qu'un immense campement..
La musique s'accélère, le mantra "om namah Shivaya" est répété en boucle pendant des heures, des chants de louanges également..
Ce soir je ne dormirais pas, c'est tellement beau!
Vraiment ce village dégage quelquechose de mystique; plus petit que ce à quoi je m'attendai, mais plus joli aussi, et les maisons sur l'île
peintes de couleurs bleues et vertes pastels
Ici, les gamins ne m'abordent pas du "Hello" ou "Namastey" habituel; tous saluent du "Hari Om"..le lendemain
Attention! il va falloir penser à ne pas manger aujourdhui!
-en direct de la Shivratri, Omkareswar, Madhya Pradesh -et bien oui Sita, il semblerait que la ville soit restée éveillée toute la nuit au son des chants dévotionnels, cloches, conques, tambours.. inutile de rappeler que c'est l'un des lieux qui, proportionnellement à sa taille, acceuille le plus de pèlerins à cette occasion.. -Tout à fait Ramesh; rappelons que cette île en forme de OM abrite l'un des douze Jyotirlingams, énergie matérialisée de Shiva, aussi n'est-ce pas étonnant de voir débarquer autant de monde.. des milliers de gens affluent depuis trois jours, et ça continue; -soulignons, Sita, que tout a été mis en place pour acceuillir ce flot: un dispositif de barrières pour canaliser l'accès au pont, et diriger la foule; les toits des dharamsalas ouverts à tous, quant aux policiers, malgré une tension compréhensible (200 000 pèlerins pour un village de 5000 habitants) et quelques claques à droite à gauche, on ne peut leur reprocher que leur zèle.. -Et oui Ramesh, le village se prépae depuis un mois pour cet évènement; c'est compréhensible lorsqu'on sait que la moitié des profits annuels de ce village sont réalisés en cette seule journée...marchands de fleurs, de prasads, colliers, lingams, statues, tatoueurs, tchai-wallah, dhaba-wallah, tout le monde y trouve son compte.. -Sans oublier les brahmanes, Sita; dans le temple principal, ils sont au minimum deux par autel (des autels il y en a des dizaines: pour Ganesh, Nandi, Kali, Parvati, Hanuman, Narmada...)et ce matin pour la première puja, leurs assiettes débordaient déjà de roupies, en pièces et en billet..aujourdhui on ne compte pas! -On ne compte pas, Ramesh, car c'est le jour consacré au Seigneur; mais je voudrais soulever une question sur un phénomène culturel que je ne comprends pas: on vient des quatres coins du pays pour faire ses offrandes au lingam naturel, expression physique de l'unité sexuelle masculin/féminin (Shiva/Shakti) de Shiva, et par extension, de toute chose; ce qui m'amène à poser cette question: comment se fait-il que le sexe soit autant tabou dans un pays ou le lingam est vénéré partout? -Hé bien, Sita, de la part d'une femme cette question pourrait paraitre déplacée; toutefois elle n'est pas illégitime; je pense qu'il serait bon d'obtenir un éclairage extérieur en demandant leur avis aux nombreux occidentaux venus pour l'occasion: "Excuse me sir, what do you think of relation between lingam symbolism and sexuality in India? -"I don't care, i'm from Israel" -Peut importe, Ramesh; pour ma part je pense que les gens ne font pas attention au symbole sexuel, mais plutot à la presence divine; dont l'union du féminin et du masculin n'est qu'un des aspects..mais nous n'avons plus le temps pour cette question, nous l'aborderons la prochaine fois. en direct de la shivaratri mela, Omkareswar
LA RELIGION EST UNE FETE une fete immense, l'amour déborde de chaque coeur, exubérant chant de liberté; dans la dévotion à son dieu, le fidèle remplit la coupe de l'Union. Les enfants crient de tout les cotés, courent, rient, se baignent et se rejouissent; les parents se font beaux, parfois solennellement, parfois plus "souples" ; les femmes mettent leurs plus beaux saris, et des fillettes de trois quatre ans, pieds nus, incarnations de Shiva shankar, déambulent avec à la main une assiette d'argent et une bougie et s'arretent devant moi, les yeux grands ouverts, "Hari OM" de leur petite voix.. je reste bouche bée devant ces apparitions; un indien passe, leur touche les pieds, passe ses mains au dessus de la flamme avant de les ramener à son visage, et laisse une roupie en repartant.. Sur les ghats, les familles s'amusent; on y mange, on y prie, on fait la lessive et on joue; la diversité de l'Inde est là, jusqu'à ces gujarati de Dwarka avec leurs anneaux-toupies dans le nez; des rajpoutes et leurs turbans colorés; bombay, Hyderabad, Calcutta, Delhi, Bhopal, Indore.. 200 000 personnes qui se pressent dans un débordement de couleurs..
LA RELIGION EST UN BUSINESS
Plus tard dans la hutte d'un sadhu, un vieil hommes aux lunettes épaisses
Sa hutte: une dalle de pierre, un toit de chaume, lisse et propre, 10 m2, rien
par terre mais le nécessaire pour la cuisine ainsi qu'une natte accroché au mur;
dehors, une terrasse naturelle qui donne sur la Narmada et le barrage démoniaque qui veut l'assécher..
Apres un tchai et une conversation a batons rompus sur ce barrage arrive un pandit;
il se met a sortir de son vetement des liasses de billets, deux, trois, quatre!
Si c'est ça sa reçette du jour, c'est bon plan d'etre pandit!
arrivent alors d'autres gens; je ne parle pas hindi, donc je me retire; mais le sadhu me retient, et
me donne une noix de coco; je descendrai la casser sur les ghats en offrande à la Narmada; sur le chemin du retour, je me retourne,
je le vois debout, au dessus de moi, sur le surplomb; il lève ses mains et me lançe un puissant "hari OM!"
En haut des escaliers qui mènent au sommet de l'île, un tres vieux temples, sur trois étages lui aussi, un lingam par étage,
des cabanes de sadhus et de pelerins partout, un chemin-du-pays-d'oz qui mène à la sangam (la ou la riviere se retrouve),
des mendiants, juste une image de shiva et un plateau, des singes, des anes, des babas, des ashrams..et tout ça dans une foret hivernale, sous un soleil de plomb!
Des gens super surpris de voir un blanc;
Les regards fiers des femmes...
Des israeliens, dont certains que je n'ai jamais vus quitter la guesthouse, fumant shilom sur shilom dans l'hotel; une jeune qui sort
tout les matins en minishorts sous les regards choqués de la maitresse de maison, et ceux, lubriques, du personnel ravi de l'aubaine;*
un vieux baba français un peu perdu, habillé en violet, qui ne parle pas un mot d'hindi et ne fait que cracher sur les indiens;
un autre baba indien, un "natbaba", tres posé, humble, qui sort avec une française déjantée; une allumée mystique belge sur le point de craquer nerveusement
et une anglaise qui doit etre rapatriée apres une crise d'hystérie panique face à la foule..(ben oui c'est pas goa..)Bah, il faut apprendre à ne pas se laisser déborder; j'avoue que la première fois, deux ans auparavant, le début a été difficile; meme là, tout le monde veut savoir qui c'est ce blanc, d'ou il vient, comment il s'appelle, quel est son métier, s'il est marié, pourquoi il est pas marié (loll), s'il a une petite amie, s'il aime le tchai, pourquoi il vient à Omkar, s'il connait quelquechose ou si c'est juste un bouffon? s'il veut manger quelquechose, boire quelquechose, visiter la maison, voir les enfants d'untel ou le village d'untel, et combien ça fait un euro en roupies?
Apres une journée éprouvante, la nuit retour au temple dans une procession dense, animée, surexcitée..tout le monde est mouillé car pour cette visite, il faut y aller avec de l'eau de la Narmada..deux heures pour faire deux cents metres, deux heures pour revenir au fameux lingams; les chants et mantras reprennent, plus entetants que jamais, et une légère sensation d'engourdissement, d'hypnoser.. Une nuit à écouter les chants, a rencontrer des dizaines de gens, et au matin la tete qui tourne...
quelques heures apres, je me reveille de ma courte nuit pour m'apercevoir que le village est vide... tout le monde est parti, aussi vite qu'ils sont arrivés..sur l'ile des bulldozers ont détruits l'artere menant au temple, pour l'élargir en vue des projets de développements de l'état MP; le rythme langoureux de l'Inde rurale reprend ses droits..

Omkar, L'ile aux mysteres, l'île de Shiva maitre des illusions; Maya est nue, les arbres sont morts Mais Shakti n'attends qu'un signe de son amant pour se reveiller; Et peu importe ce putain de barrage de merde (qui risque de faire perdre son caractere sacré à l"ile) ce que je cherchais en Inde, je l'ai un peu trouvé ce jour saint.. Tout existe dans OM..
Tout existe, meme ces culs de jattes, ces éclopés, ces vieilles mendiantes alignées l'une apres l'autre sur deux cents metres, mendiant des poignées de lentilles; ces familles qui vivent dans des trous sous le pont, ces fillettes-puja; Tout existe, des regards noirs, crasseux, ignorants et souriants, aux regards clairs et propres, cultivés mais méprisants; Tout existe, et les pauvres donnent aux pauvres...
et la belge allumée, lors d'une baignade dans la Narmada en compagnie d'un pote japonais: "qu'est-ce que tu penses de Shiva?" je n'ai pas su lui répondre, et je trouvais la question trop personnelle; le soir je connaissais ma réponse:
"Shiva, c'est cette rivière qui rejoint la mer, le cycle sans fin de l'eau Shiva, c'est le soleil qui provoque la secheresse Mais fait croitre les plantes; Le mouvement des saisons, du jour et de la nuit; Shiva, c'est soudain le chant d'un oiseau qui interromps le cours de tes pensées; Le rocher sur lequel tu trébuches, te rendant attentif Shiva le grand destructeur, n'a de but que de détruire l'égo Nataraja par sa danse cosmique distrait Maya, et l'illusion s'efface"
Prologue
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
Hi everyone,
We're back in India for the 7th time (for the other trips, check here:
https://www.unendroitoualler.fr/asie/) ... But this time, no more exploring or trekking! With age, we're just spending a quiet month in southern India, a country we particularly love...
Our journey starts in Kovalam, then Monroe Island, Varkala, Kochi, Kannur, Udupi, and finally, as in recent years, Gokarna.
No problem getting around—there’s the train all along the coast...
Night in Trivandrum
Prepaid taxi to the « Safire Residency », where we stayed last year. This hotel is still just as nice and welcoming (980 INR). Then, dinner at the restaurant « Ariya Niwas » where we enjoyed those delicious dosas again! (We missed them!)

Night in Trivandrum
Prepaid taxi to the « Safire Residency », where we stayed last year. This hotel is still just as nice and welcoming (980 INR). Then, dinner at the restaurant « Ariya Niwas » where we enjoyed those delicious dosas again! (We missed them!)

(Octobre 2018).
Ce compte-rendu d’un bref séjour au Kenya était destiné à notre entourage, mais pour occuper un peu de notre temps et du vôtre, pour étoffer aussi les colonnes de plus en plus désertées de Voyage Forum en ces semaines de confinement où la pérégrine ou le pérégrin ne peut voyager que dans sa tête, nous avons décidé de présenter les 25 pages de mes élucubrations agrémentées des photos de Yolande, d’un séjour hors du commun dans la Réserve Nationale du Masai-Mara. Nous avons attendu que les deux précédents échanges sur ce même thème, agrémentés de magnifiques photos, initiés par Régis puis par Claire, tantôt concordants, tantôt divergents mais toujours riches d’enseignement à quelques détails près, s’essoufflent un peu pour nous y coller, du moins, nous allons essayer. Précisons que l’une se prétend photographe débutante et que l’autre n’est qu’un contemplateur impénitent et modeste prosateur, que nous avons souvent assouvi nos passions chacun de notre côté, Yolande avec son Maître et moi avec un incomparable pisteur, d’où, parfois des photos décalées avec les écrits ou le contraire. Nous vous souhaitons une bonne lecture de ce fastidieux texte, dont la longueur n’est pas commune dans les différentes rubriques de VF, sauf bien sûr chez Mr Voyajou : mille excuses d’être sortis des sentiers battus.
Allez, on se lance !



Ce compte-rendu d’un bref séjour au Kenya était destiné à notre entourage, mais pour occuper un peu de notre temps et du vôtre, pour étoffer aussi les colonnes de plus en plus désertées de Voyage Forum en ces semaines de confinement où la pérégrine ou le pérégrin ne peut voyager que dans sa tête, nous avons décidé de présenter les 25 pages de mes élucubrations agrémentées des photos de Yolande, d’un séjour hors du commun dans la Réserve Nationale du Masai-Mara. Nous avons attendu que les deux précédents échanges sur ce même thème, agrémentés de magnifiques photos, initiés par Régis puis par Claire, tantôt concordants, tantôt divergents mais toujours riches d’enseignement à quelques détails près, s’essoufflent un peu pour nous y coller, du moins, nous allons essayer. Précisons que l’une se prétend photographe débutante et que l’autre n’est qu’un contemplateur impénitent et modeste prosateur, que nous avons souvent assouvi nos passions chacun de notre côté, Yolande avec son Maître et moi avec un incomparable pisteur, d’où, parfois des photos décalées avec les écrits ou le contraire. Nous vous souhaitons une bonne lecture de ce fastidieux texte, dont la longueur n’est pas commune dans les différentes rubriques de VF, sauf bien sûr chez Mr Voyajou : mille excuses d’être sortis des sentiers battus.
Allez, on se lance !













