Pourquoi apprenez-vous différentes langues?
by Anàssa
This discussion is in French, the community’s main language.
tu veux dire le mandarin?
Bonjour,
Et merci à vous tous pour cet intéressant débat, même s'il est un peu éloigné de la question d'origine, j'aurais appris des choses (en particulier l'existence de Ouigours et le fait que les Kirghizes parlent une langue turque).
On t'a déjà expliqué qu'il s'agit d'une affaire de convention de langage existant en français.
Il ne peut y avoir une seule ethnie turque du moment qu'il y a plusieurs langues turques.
Autant je souscris à la première affirmation (tout cela est une question de conventions) autant la seconde me laisse dubitative... si tu vas par là, il n'y a pas d'ethnie italienne (là où je vis la langue de communication interpersonnelle est le brescian et non l'italien, et c'est la même chose partout en Italie).
Et merci à vous tous pour cet intéressant débat, même s'il est un peu éloigné de la question d'origine, j'aurais appris des choses (en particulier l'existence de Ouigours et le fait que les Kirghizes parlent une langue turque).
On t'a déjà expliqué qu'il s'agit d'une affaire de convention de langage existant en français.
Il ne peut y avoir une seule ethnie turque du moment qu'il y a plusieurs langues turques.
Autant je souscris à la première affirmation (tout cela est une question de conventions) autant la seconde me laisse dubitative... si tu vas par là, il n'y a pas d'ethnie italienne (là où je vis la langue de communication interpersonnelle est le brescian et non l'italien, et c'est la même chose partout en Italie).
Bonjour,
ca ouvre de grandes portes sur la facon de penser des gens
Parler une langue, c'est entrer dans un univers, débarquer sur une autre planète, ressentir et devenir l'autre.
Oui, c'est sans doute cet aspect que je trouve le plus bouleversant dans l'apprentissage d'une langue étrangère. Les différentes langues ne disant pas la même chose, changer de langue revient à voir le monde différemment (et je parle et comprends uniquement des langues européennes, qui sait quel monde véhiculent le japonais, le chinois, les langues africaines...)
ca ouvre de grandes portes sur la facon de penser des gens
Parler une langue, c'est entrer dans un univers, débarquer sur une autre planète, ressentir et devenir l'autre.
Oui, c'est sans doute cet aspect que je trouve le plus bouleversant dans l'apprentissage d'une langue étrangère. Les différentes langues ne disant pas la même chose, changer de langue revient à voir le monde différemment (et je parle et comprends uniquement des langues européennes, qui sait quel monde véhiculent le japonais, le chinois, les langues africaines...)
Le mandarin est l'une des variantes du chinois, qui a été reconnue ou plutôt imposée comme langue commune il y a quelques décennie.
Le chinois, ça se dit "hanyu" (langue des han). Le mandarin c'est autre chose.
De toute façon, tous les dialectes chinois, shanghaien et cantonais compris, ne sont que des variantes d'une seule et même langue-mère. La prononciation diffère, parfois considérablement, mais le vocabulaire et la syntaxe sont très très proches, c'est pour cela que l'écrit est parfaitement compris par tout le monde dans le pays... puisque c'est la même langue.
Le chinois, ça se dit "hanyu" (langue des han). Le mandarin c'est autre chose.
De toute façon, tous les dialectes chinois, shanghaien et cantonais compris, ne sont que des variantes d'une seule et même langue-mère. La prononciation diffère, parfois considérablement, mais le vocabulaire et la syntaxe sont très très proches, c'est pour cela que l'écrit est parfaitement compris par tout le monde dans le pays... puisque c'est la même langue.
hanyu veut dire la langue chinoise ok et le mandarin est la langue chinoise ok. Donc le mandarin est la langue des han.
J'extrapole un peu car tu ne m'as pas donné la vraie justification. 😏😏😏
voila la réponse, tu m'excuseras mais les caracteres chinoise ca ne passe pas ici: Han est un terme désignant l'ethnie majoritaire en Chine, qui en constitue les 91 % de la population.
Le mot, utilisé pour la première fois au XIXe siècle pour distinguer la minorité mandchoue régnante de la majorité du peuple chinois, dérive du nom de la dynastie Han. Au XIIIe siècle, les empereurs mongols de la dynastie Yuan utilisèrent le mot Han pour désigner le peuple du pays du nord, il s'agissait des Hans, des Jurchens (une partie des Mandchous, qui occupèrent la Chine du Nord jusqu'à l'invasion mongole), des Khitans (un peuple altaïque qui envahit la Chine vers le IXe siècle et installa sa capitale à Pékin, c'est la première fois dans l'histoire que Pékin fut la capitale du pays) et des métis. Ces peuples avaient déjà fusionné pour former les Hans.
Si de nombreux Chinois se disent eux-mêmes hànrén (« gens han »), ce terme ne saurait s'étendre à aucune autre des cinquante-cinq ethnies de la Chine moderne. Un tel abus de langage serait considéré de mauvais ton. Pour désigner les habitants de la Chine indépendamment de leur ethnie, on utilise le terme huárén (« gens de la nation »). Pour parler des Chinois d'outre-mer, on utilise huáqiáo (« ressortissants de la nation »). Ces deux termes sont aussi bien utilisé en Chine continentale qu'à Taiwan.
La langue chinoise (zhongwén) est également dénommée hànyŭ (« langue han »), et l'écriture hànzì (« écriture han »). Le terme japonais kanji désignant les caractères chinois utilisé en japonais est la traduction de ce terme chinois. Il en va de même pour le terme coréen hanja.
😉
J'extrapole un peu car tu ne m'as pas donné la vraie justification. 😏😏😏
voila la réponse, tu m'excuseras mais les caracteres chinoise ca ne passe pas ici: Han est un terme désignant l'ethnie majoritaire en Chine, qui en constitue les 91 % de la population.
Le mot, utilisé pour la première fois au XIXe siècle pour distinguer la minorité mandchoue régnante de la majorité du peuple chinois, dérive du nom de la dynastie Han. Au XIIIe siècle, les empereurs mongols de la dynastie Yuan utilisèrent le mot Han pour désigner le peuple du pays du nord, il s'agissait des Hans, des Jurchens (une partie des Mandchous, qui occupèrent la Chine du Nord jusqu'à l'invasion mongole), des Khitans (un peuple altaïque qui envahit la Chine vers le IXe siècle et installa sa capitale à Pékin, c'est la première fois dans l'histoire que Pékin fut la capitale du pays) et des métis. Ces peuples avaient déjà fusionné pour former les Hans.
Si de nombreux Chinois se disent eux-mêmes hànrén (« gens han »), ce terme ne saurait s'étendre à aucune autre des cinquante-cinq ethnies de la Chine moderne. Un tel abus de langage serait considéré de mauvais ton. Pour désigner les habitants de la Chine indépendamment de leur ethnie, on utilise le terme huárén (« gens de la nation »). Pour parler des Chinois d'outre-mer, on utilise huáqiáo (« ressortissants de la nation »). Ces deux termes sont aussi bien utilisé en Chine continentale qu'à Taiwan.
La langue chinoise (zhongwén) est également dénommée hànyŭ (« langue han »), et l'écriture hànzì (« écriture han »). Le terme japonais kanji désignant les caractères chinois utilisé en japonais est la traduction de ce terme chinois. Il en va de même pour le terme coréen hanja.
😉
les autres langues autres que le mandarin ne sont pas des dialectes je suis navré de te le dire. Tu as succombé aux def officielles.
😉
Il est possible de disserter à l'infini sur les langues, sous langues, dialectes et sous-dialectes de Chine.
Si on considère que les langues du groupe de Wu font partie d'une des principales familles linguistiques de Chine (à l'Est), comment appelle-t-on ceci?
Si on considère que le shanghaien standard est une des de la famille de Wu, comment appelle-t-on ceci?
Si on considère que le Nanhuihua (langage de Nanhui, patelin situé dans l'est du territoire shanghaien) est une sous-variante du précédent, comment appelle-t-on ceci?
Bon courage pour les définitions!
Merci pour ton explication documentée quant à l'histoire du concept de nation han. Je ne crois pas avoir dit autre chose, en des termes moins savants certes mais j'avais envie de laisser google dormir. Les han désignent tous ceux qui parlent le hanyu, ce qui concerne tous les chinois parlant les langues, sous-langues, dialectes et sous-dialectes dont un exemple est cité plus haut. Bien évidemment, le terme hanyu utilisé hors contexte et dans son sens moderne désigne la même chose que le putonghua (mandarin), mais historiquement ce n'est pas la même chose. Le concept même de langue orale standard commune à toute la Chine est d'ailleurs quelque chose de très nouveau. Que désignait donc le hanyu avant cela (à supposer que le terme ait existé, ce que j'ignore)?
Je ne suis pas tout à fait d'accord sur la distinction entre les huaren et les huaqiao. Si les huaqiao désignent sans aucun doute les chinois d'outre-mer, le terme huaren désigne tous les chinois han de Chine et d'ailleurs. Les chinois de Malaysie par exemple que j'ai fréquentés se disaient eux-mêmes "hua ren". Ce sont plutôt les chinois de Chine qui auront tendance à les qualifier de huaqiao, pour mettre l'accent sur leur extranéité, mais le terme huaren serait tout aussi approprié. Quant à la désignation des chinois de toutes ethnies confondues, qui n'ont en commune que la citoyenneté chinoise, on parlera de zhongguoren tout simplement. Le terme huaren me semblerait assez inapproprié pour parler des tibétains ou des ouighours. Je ne dis pas que cela serait faux, honnêtement je l'ignore, mais le terme huaren est en général utilisé par opposition à ce qui n'est pas chinois. Toujours pour prendre l'exemple de la Malaysie, il y a là-bas des indiens, des malais et des huaren.
Que viennent faire les hanzi / kanji / hanja là-dedans? Oui, ce sont bien les caractères han... utilisés tant à Shanghai et Canton qu'à Tokyo et Pyongyang (quoi que dans ce dernier cas, ils ont été abolis il y a quelques décennies). En revanche, les tibétains, les mongols, les naxis et les ouighours, s'ils les ont en général appris à l'école, ont leur propre alphabet pour leur propre langue. Ce ne sont pas des han.
Si on considère que les langues du groupe de Wu font partie d'une des principales familles linguistiques de Chine (à l'Est), comment appelle-t-on ceci?
Si on considère que le shanghaien standard est une des de la famille de Wu, comment appelle-t-on ceci?
Si on considère que le Nanhuihua (langage de Nanhui, patelin situé dans l'est du territoire shanghaien) est une sous-variante du précédent, comment appelle-t-on ceci?
Bon courage pour les définitions!
Merci pour ton explication documentée quant à l'histoire du concept de nation han. Je ne crois pas avoir dit autre chose, en des termes moins savants certes mais j'avais envie de laisser google dormir. Les han désignent tous ceux qui parlent le hanyu, ce qui concerne tous les chinois parlant les langues, sous-langues, dialectes et sous-dialectes dont un exemple est cité plus haut. Bien évidemment, le terme hanyu utilisé hors contexte et dans son sens moderne désigne la même chose que le putonghua (mandarin), mais historiquement ce n'est pas la même chose. Le concept même de langue orale standard commune à toute la Chine est d'ailleurs quelque chose de très nouveau. Que désignait donc le hanyu avant cela (à supposer que le terme ait existé, ce que j'ignore)?
Je ne suis pas tout à fait d'accord sur la distinction entre les huaren et les huaqiao. Si les huaqiao désignent sans aucun doute les chinois d'outre-mer, le terme huaren désigne tous les chinois han de Chine et d'ailleurs. Les chinois de Malaysie par exemple que j'ai fréquentés se disaient eux-mêmes "hua ren". Ce sont plutôt les chinois de Chine qui auront tendance à les qualifier de huaqiao, pour mettre l'accent sur leur extranéité, mais le terme huaren serait tout aussi approprié. Quant à la désignation des chinois de toutes ethnies confondues, qui n'ont en commune que la citoyenneté chinoise, on parlera de zhongguoren tout simplement. Le terme huaren me semblerait assez inapproprié pour parler des tibétains ou des ouighours. Je ne dis pas que cela serait faux, honnêtement je l'ignore, mais le terme huaren est en général utilisé par opposition à ce qui n'est pas chinois. Toujours pour prendre l'exemple de la Malaysie, il y a là-bas des indiens, des malais et des huaren.
Que viennent faire les hanzi / kanji / hanja là-dedans? Oui, ce sont bien les caractères han... utilisés tant à Shanghai et Canton qu'à Tokyo et Pyongyang (quoi que dans ce dernier cas, ils ont été abolis il y a quelques décennies). En revanche, les tibétains, les mongols, les naxis et les ouighours, s'ils les ont en général appris à l'école, ont leur propre alphabet pour leur propre langue. Ce ne sont pas des han.
Qu'est-ce qu'une langue?
C'est un ensemble cohérent de dialectes présentant suffisamment de traits communs pour pouvoir être scientifiquement regroupés dans le même ensemble, distinct des ensembles voisins, mais jamais tout à fait imperméable.
Parmi ces dialectes, il y en a un qui a un beau jour la chance d'être parlé dans une capitale, ou par une élite, qui est dorlotté et enrichi par cette élite, et se retrouve être la norme, et promu au statut officiel de langue, finissant par primer sur les autres dialectes, qui peuvent survivre comme les dialectes allemands, italiens, espagnols, catalans, ou s'éteindre comme les dialectes français, occitans, franco-provençaux, bretons...
Le brescian ne semble pas être une langue mais un sous-dialecte lombard, et le lombard est un dialecte italien septentrional ou gallo-italien, traditionnellement classé par les linguistes dans les dialectes italiens, en dépit de spécificités qui rapprochent beaucoup ces dialectes gallo-italiens du franco-provençal et du français.
D'autres linguistes font des parlers gallo-italiens des langues à part entière. La question est difficile à trancher, d'autant plus qu'elle pourrait être exploitée par les partisans de la Padanie indépendante. Si l'on parle réellement des langues gallo-italiennes et non des dialectes italiens dans le nord de l'Italie, cela signifie qu'il y a une ethnie distincte, et le rêve de Monsieur Umberto Bossi gagne en légitimité. Dans ce cas, le brescian monte en grade: il n'est plus un sous-dialecte lombard, mais devient un dialecte du lombard, lequel lombard monterait aussi en grade en tant que langue gallo-italienne, comme le piémontais, le ligure, le trentin, et l'émilien romagnol...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Italien_septentrional http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/Italie-dialectes-map.htm http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/monde/langues_romanes.htm
Le même genre de débat a lieu en Gascogne. Les linguistes gascons cherchent à convaincre le monde que le gascon n'est pas un dialecte occitan, mais une langue à part entière, comme l'occitan et le catalan. On est en effet troublé en constatant que 12 traits linguistiques permettent de distinguer le gascon du catalan, comme du languedocien (l'occitan central officiel). L'on sait aussi, lorsqu'on est ariégeois languedocien comme moi, la difficulté que l'on a parfois à comprendre les Ariégeois gascons qui vivent à l'ouest de notre département. Comme nos politiciens francisés s'en fichent, tout cela n'a que des implications chauvines qui finiront par s'évanouir avec la mort prochaine de la plupart des langues d'Oc, à l'exception du catalan très vivace au sud des Pyrénées, grâce au combat de ses locuteurs sur la scène politique espagnole.
Quant aux langues turques, elles ne sont pas des dialectes du turc, mais des langues à part entière, comme l'italien, l'espagnol, le portugais, le catalan, l'occitan, le français, le roumain...
C'est un ensemble cohérent de dialectes présentant suffisamment de traits communs pour pouvoir être scientifiquement regroupés dans le même ensemble, distinct des ensembles voisins, mais jamais tout à fait imperméable.
Parmi ces dialectes, il y en a un qui a un beau jour la chance d'être parlé dans une capitale, ou par une élite, qui est dorlotté et enrichi par cette élite, et se retrouve être la norme, et promu au statut officiel de langue, finissant par primer sur les autres dialectes, qui peuvent survivre comme les dialectes allemands, italiens, espagnols, catalans, ou s'éteindre comme les dialectes français, occitans, franco-provençaux, bretons...
Le brescian ne semble pas être une langue mais un sous-dialecte lombard, et le lombard est un dialecte italien septentrional ou gallo-italien, traditionnellement classé par les linguistes dans les dialectes italiens, en dépit de spécificités qui rapprochent beaucoup ces dialectes gallo-italiens du franco-provençal et du français.
D'autres linguistes font des parlers gallo-italiens des langues à part entière. La question est difficile à trancher, d'autant plus qu'elle pourrait être exploitée par les partisans de la Padanie indépendante. Si l'on parle réellement des langues gallo-italiennes et non des dialectes italiens dans le nord de l'Italie, cela signifie qu'il y a une ethnie distincte, et le rêve de Monsieur Umberto Bossi gagne en légitimité. Dans ce cas, le brescian monte en grade: il n'est plus un sous-dialecte lombard, mais devient un dialecte du lombard, lequel lombard monterait aussi en grade en tant que langue gallo-italienne, comme le piémontais, le ligure, le trentin, et l'émilien romagnol...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Italien_septentrional http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/Italie-dialectes-map.htm http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/monde/langues_romanes.htm
Le même genre de débat a lieu en Gascogne. Les linguistes gascons cherchent à convaincre le monde que le gascon n'est pas un dialecte occitan, mais une langue à part entière, comme l'occitan et le catalan. On est en effet troublé en constatant que 12 traits linguistiques permettent de distinguer le gascon du catalan, comme du languedocien (l'occitan central officiel). L'on sait aussi, lorsqu'on est ariégeois languedocien comme moi, la difficulté que l'on a parfois à comprendre les Ariégeois gascons qui vivent à l'ouest de notre département. Comme nos politiciens francisés s'en fichent, tout cela n'a que des implications chauvines qui finiront par s'évanouir avec la mort prochaine de la plupart des langues d'Oc, à l'exception du catalan très vivace au sud des Pyrénées, grâce au combat de ses locuteurs sur la scène politique espagnole.
Quant aux langues turques, elles ne sont pas des dialectes du turc, mais des langues à part entière, comme l'italien, l'espagnol, le portugais, le catalan, l'occitan, le français, le roumain...
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
Bonsoir,
Je ne suis pas linguiste, et il faudrait que je me penche plus rigoureusement sur la question, mais comme ça* cette différence entre langue et dialecte me semble relever d'un enjeu plus politique que linguistique (effectivement comme tu le fais fort justement remarquer au sujet de la Padanie, si la Province de Brescia était indépendante je suppose que la langue de communication de ses habitants se verrait subitement promue du statut de dialecte à celui de langue).
😏
* Disons qu'à l'oreille et sans m'être particulièrement intéressée aux structures lexicales et syntaxiques le brescian ne semble guère plus proche de l'italien que du français...
Je ne suis pas linguiste, et il faudrait que je me penche plus rigoureusement sur la question, mais comme ça* cette différence entre langue et dialecte me semble relever d'un enjeu plus politique que linguistique (effectivement comme tu le fais fort justement remarquer au sujet de la Padanie, si la Province de Brescia était indépendante je suppose que la langue de communication de ses habitants se verrait subitement promue du statut de dialecte à celui de langue).
😏
* Disons qu'à l'oreille et sans m'être particulièrement intéressée aux structures lexicales et syntaxiques le brescian ne semble guère plus proche de l'italien que du français...
Quant aux langues turques, elles ne sont pas des dialectes du turc, mais des langues à part entière, comme l'italien, l'espagnol, le portugais, le catalan, l'occitan, le français, le roumain...
Je crois que tu confonds langue et dialecte tout d'abord. Dialecte: "variété régionale d'une langue" Langue:"systeme d'expression du mental et de communication commun à un groupe social".
D'autres part, les langues turques sont marqués par une difference de vocabulaire issues des endroits geographiques mais utilisent la meme grammaire et une partie des memes mots.
Je crois que tu confonds langue et dialecte tout d'abord. Dialecte: "variété régionale d'une langue" Langue:"systeme d'expression du mental et de communication commun à un groupe social".
D'autres part, les langues turques sont marqués par une difference de vocabulaire issues des endroits geographiques mais utilisent la meme grammaire et une partie des memes mots.
Tu es fatigant, je viens juste d'expliquer comment une langue est un ensemble de variétés qu'on appelle dialectes, et que l'une de ces variétés devient un jour la norme officielle...
Tu nous donne une définition de la langue qui n'est pas linguistique mais psycho-sociale...
Pour le reste, no comment.
Tu nous donne une définition de la langue qui n'est pas linguistique mais psycho-sociale...
Pour le reste, no comment.
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
Que dire du Luxembourgeois, sous-dialecte francique rhénan promu au rang de langue par le Grand Dûché?
Sans aller jusqu'à cet exemple caricatural, d'un point de vue purement linguistique, le néerlandais, langue universellement reconnue, n'est qu'un dialecte nord-allemand qui a réussi, et a même été impérialiste, faisant outre-mer des petits dont le survivant est l'afrikaan. Sans la puissance maritime, commerciale, et militaire des Pays-Bas, on n'aurait qu'un banal parler germanique.
Si le pouvoir et la puissance promeuvent la langue, la langue est bien un instrument de pouvoir et de puissance. Ceux-ci la légitiment, celle-là les légitime, et c'est une ronde incessante.
Instrument d'unification ou de conquête, support de développement, la langue est la servante des pouvoirs qui savent en tirer parti.
En 1492, Isabelle La Catholique, ahurie lorsqu'on lui présente la Gramatica de la Lengua Castellana d'Antonio de Nebrija, demande à quoi ça sert, et se voit répondre ceci: "Après que votre Altesse aurait placé sous son joug nombre de peuples barbares et de nations aux langues étranges, et que, vaincus, ils devraient recevoir les lois que le vainqueur impose au vaincu, et, avec ces dernières, notre langue, alors, grâce à , ils pourraient l'apprendre". La même année, la langue castillane, armée de sa grammaire, va débarquer en Amérique et servira bientôt l'impérialisme espagnol sur tous les continents.
En 1635, le Cardinal de Richelieu ne s'y est pas trompé en créant l'Académie Française, lui donnant la mission de travailler avec tout le soin et toute la diligence possible à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences". La langue française, championne de clarté et de rigueur, succèdera sous Louis XIV à l'espagnol comme langue universelle, et le restera jusqu'au XX° siècle, en dépit des hauts et des bas de la puissance française.
Sans aller jusqu'à cet exemple caricatural, d'un point de vue purement linguistique, le néerlandais, langue universellement reconnue, n'est qu'un dialecte nord-allemand qui a réussi, et a même été impérialiste, faisant outre-mer des petits dont le survivant est l'afrikaan. Sans la puissance maritime, commerciale, et militaire des Pays-Bas, on n'aurait qu'un banal parler germanique.
Si le pouvoir et la puissance promeuvent la langue, la langue est bien un instrument de pouvoir et de puissance. Ceux-ci la légitiment, celle-là les légitime, et c'est une ronde incessante.
Instrument d'unification ou de conquête, support de développement, la langue est la servante des pouvoirs qui savent en tirer parti.
En 1492, Isabelle La Catholique, ahurie lorsqu'on lui présente la Gramatica de la Lengua Castellana d'Antonio de Nebrija, demande à quoi ça sert, et se voit répondre ceci: "Après que votre Altesse aurait placé sous son joug nombre de peuples barbares et de nations aux langues étranges, et que, vaincus, ils devraient recevoir les lois que le vainqueur impose au vaincu, et, avec ces dernières, notre langue, alors, grâce à , ils pourraient l'apprendre". La même année, la langue castillane, armée de sa grammaire, va débarquer en Amérique et servira bientôt l'impérialisme espagnol sur tous les continents.
En 1635, le Cardinal de Richelieu ne s'y est pas trompé en créant l'Académie Française, lui donnant la mission de travailler avec tout le soin et toute la diligence possible à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences". La langue française, championne de clarté et de rigueur, succèdera sous Louis XIV à l'espagnol comme langue universelle, et le restera jusqu'au XX° siècle, en dépit des hauts et des bas de la puissance française.
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
Je sais que quand je "sens" un "étranger", quand on m'annonce quelqu'un qui vient de là ou d'ici, je commence à palpiter (bon c'est une image !) et je veux absolument lui parler.
(...)Mais j'ai appris des mots, des caractéristiques de la langue, juste pour l'interet de SAVOIR.
Je pense donc qu'au delà de l'utilité immense que c'est que de connaitre une langue étrangère, c'est peut-être simplement la curiosité immense, la soif de savoir, qui fait qu'on veut découvrir cete langue là puis celle-ci. Puis vous n'avez pas remarqué que les gens sont parfois beaucoup plus impressionés par les capacités linguistiques de quelqu'un que par ses bonnes notes en math ou en philo ? 😉
je suis pareille. et puis chaque fois depuis deux ans que j'ai rencontré quelqu'un qui ne parlait pas ma langue, je lui ai demandé de m'apprendre quelques mots. ce qui fait que je peux reconnaître plusieurs langues quand je les entends, comprendre quelques mots, et puis me présenter et ça me satisfait.
J'aimerais les parler couramment mais je n'ai pas le temps et je croyais que c'était difficile jusqu'à ce que je me mette au polonais. tout le monde m'a dit "A quoi ça va te servir???" (j'avoue, au fin fond de ma Bretagne j'ai pas tellement pu pratiquer...) Enfin bon si on n'apprenait que des choses qui vont nous servir tous les jours on se limiterait beaucoup. bref.
Finalement, le mois dernier, une dame slovaque est arrivée travailler dans mon pub alors, à la Mariolcia : j'ai ressenti les palpitations ! Direct je vais vers elle et me présente dans sa langue, elle me saute au coup et commence à parler très vite croyant que j'étais fluent !! Finalement, quand elle parlait doucement, je comprenais ce qu'elle disait, et lui répondais en polonais. ça a été incroyablement utile dans la mesure où elle ne parlait pas UN mot d'anglais et que personne ne parlait sa langue. J'ai fait le lien entre elle et l'équipe et les boss. On discutait des heures le soir, moi folle de joie d'améliorer mon slovaque et elle tout simplement de pouvoir parler à quelqu'un. Elle a pleuré quand j'ai démissionné et quand je suis partie elle a dit : "Maintenant je suis seule".
La langue c'est évidemment l'une des clés importantes de la communication. En dehors de nos frontières, c'est le pouvoir de comprendre, le pouvoir de se faire comprendre, le pouvoir de partager plus, le pouvoir de se plaindre aussi.
bref, comme mariolcia, j'ai commencé à apprendre les langues juste pour l'intérêt de savoir et depuis cet épisode, je sais à quel point ça peut être utile même sans voyager !
Je pense donc qu'au delà de l'utilité immense que c'est que de connaitre une langue étrangère, c'est peut-être simplement la curiosité immense, la soif de savoir, qui fait qu'on veut découvrir cete langue là puis celle-ci. Puis vous n'avez pas remarqué que les gens sont parfois beaucoup plus impressionés par les capacités linguistiques de quelqu'un que par ses bonnes notes en math ou en philo ? 😉
je suis pareille. et puis chaque fois depuis deux ans que j'ai rencontré quelqu'un qui ne parlait pas ma langue, je lui ai demandé de m'apprendre quelques mots. ce qui fait que je peux reconnaître plusieurs langues quand je les entends, comprendre quelques mots, et puis me présenter et ça me satisfait.
J'aimerais les parler couramment mais je n'ai pas le temps et je croyais que c'était difficile jusqu'à ce que je me mette au polonais. tout le monde m'a dit "A quoi ça va te servir???" (j'avoue, au fin fond de ma Bretagne j'ai pas tellement pu pratiquer...) Enfin bon si on n'apprenait que des choses qui vont nous servir tous les jours on se limiterait beaucoup. bref.
Finalement, le mois dernier, une dame slovaque est arrivée travailler dans mon pub alors, à la Mariolcia : j'ai ressenti les palpitations ! Direct je vais vers elle et me présente dans sa langue, elle me saute au coup et commence à parler très vite croyant que j'étais fluent !! Finalement, quand elle parlait doucement, je comprenais ce qu'elle disait, et lui répondais en polonais. ça a été incroyablement utile dans la mesure où elle ne parlait pas UN mot d'anglais et que personne ne parlait sa langue. J'ai fait le lien entre elle et l'équipe et les boss. On discutait des heures le soir, moi folle de joie d'améliorer mon slovaque et elle tout simplement de pouvoir parler à quelqu'un. Elle a pleuré quand j'ai démissionné et quand je suis partie elle a dit : "Maintenant je suis seule".
La langue c'est évidemment l'une des clés importantes de la communication. En dehors de nos frontières, c'est le pouvoir de comprendre, le pouvoir de se faire comprendre, le pouvoir de partager plus, le pouvoir de se plaindre aussi.
bref, comme mariolcia, j'ai commencé à apprendre les langues juste pour l'intérêt de savoir et depuis cet épisode, je sais à quel point ça peut être utile même sans voyager !
Afiavi
Monsieur,
même si la distinction (délimitation) entre "langue" et "dialecte" est linguistiquement problématique, il faut que nous parlions des langues turques. Donc, Nalesnik ne confond pas du tout "langue" et "dialecte" mais parle des langues turques, un sous-groupe des langues altaiques parlées en Europe de l'Est et en Asie (Chine, Sibirie, Mongolie, Turkménistan, Ouzbékistan etc.) que ce soit - pardon, j'utilise les termes allemands - Usbekisch, Turkmenisch, Kasachisch, Tatarisch, Ainu, Kirgisisch etc.
C'est toi qui confonds et comprends assez peu ...
hgb
même si la distinction (délimitation) entre "langue" et "dialecte" est linguistiquement problématique, il faut que nous parlions des langues turques. Donc, Nalesnik ne confond pas du tout "langue" et "dialecte" mais parle des langues turques, un sous-groupe des langues altaiques parlées en Europe de l'Est et en Asie (Chine, Sibirie, Mongolie, Turkménistan, Ouzbékistan etc.) que ce soit - pardon, j'utilise les termes allemands - Usbekisch, Turkmenisch, Kasachisch, Tatarisch, Ainu, Kirgisisch etc.
C'est toi qui confonds et comprends assez peu ...
hgb
A la fin de la première guerre mondiale la France a fait appel à de la main d'oeuvre detoute l'Europe pour redynamiser le pays. Les parents ukrainiens de mon père sur le territoire polonais magie des fluctuations des frontières ont saisi l'opportunité accompagnés du frère de ma grand mère. Plus tard une fois les filles de l'oncle adultes sa femme l'a rejoint. Ainsi les descendants d'une cousines de mon père habitent enUkraine .J'ai grand plaisir de communiquer avec eux en russe appris comme seconde langue vivante à l'école puis en cours du soir.
Joël Tychyj
Salut Yangguizi,
désolé, je ne sais beaucoup du chinois ni des langues asiatiques en général ...
J'ai appris que le chinois était un type de langue isolant (pas de flexion ni conjugaison etc.) comme les langues mandé (Afrique de l'Ouest) aussi, de plus, j'ai appris que le chinois était, à vrai dire, un groupe de langues* (du moins six) dont le mandarin, le yue (y compris le cantonais), le wu, le min, le hakku et autres ...
Par contre, tu dis Le chinois, ça se dit "hanyu" (langue des han). Le mandarin c'est autre chose. Ces paroles me sont un peu vagues ...
Petite demande hors du sujet : quant à la syntaxe nominale, j'ai lu que le chinois ne connais l'article ni le pluriel. Mais une autre source me dit que le chinois connaît bien sûr le pluriel. A supposer qu'en fait, le chinois ne le connaisse pas, il y en a d'autres moyens linguistiques (pour le compenser) ?! Et lesquels ?!
Merci d'avance !
hgb
* ou dialectes principaux mais compte tenu du nombre de locuteurs de ces "dialectes", je préfère "langue" (p.ex. le wu est parlé par plus de locuteurs que l'italien)
désolé, je ne sais beaucoup du chinois ni des langues asiatiques en général ...
J'ai appris que le chinois était un type de langue isolant (pas de flexion ni conjugaison etc.) comme les langues mandé (Afrique de l'Ouest) aussi, de plus, j'ai appris que le chinois était, à vrai dire, un groupe de langues* (du moins six) dont le mandarin, le yue (y compris le cantonais), le wu, le min, le hakku et autres ...
Par contre, tu dis Le chinois, ça se dit "hanyu" (langue des han). Le mandarin c'est autre chose. Ces paroles me sont un peu vagues ...
Petite demande hors du sujet : quant à la syntaxe nominale, j'ai lu que le chinois ne connais l'article ni le pluriel. Mais une autre source me dit que le chinois connaît bien sûr le pluriel. A supposer qu'en fait, le chinois ne le connaisse pas, il y en a d'autres moyens linguistiques (pour le compenser) ?! Et lesquels ?!
Merci d'avance !
hgb
* ou dialectes principaux mais compte tenu du nombre de locuteurs de ces "dialectes", je préfère "langue" (p.ex. le wu est parlé par plus de locuteurs que l'italien)
salut
j apprend des langues pcq j aime ca, je voyage, je travaille en tourisme et pour m ouvrir des portes a dautres travaux a l internationl (pas necessairement le tourisme).jaime ca apprendre des langues
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