1h00 plus tard, nous sommes de retour à la voiture.

Nous faisons demi-tour sur la scenic drive en direction de Loop Road, un crochet d’environ 3 kilomètres qui va nous offrir quelques curiosités…
1er arrêt : Atlatl Rock et ses pétroglyphes que nous observons d’en bas. Pas eu le courage de grimper cet escalier métallique, qui défigure le site, pour les voir de plus près.
2ème arrêt : Arch Rock, mignonne petite arche au bord de la route.

Tout près de là, nous assistons à une séance photo professionnelle, avec tout l’attirail, où un athlète noir vante les mérites d’une marque…euh… de slip (?)… vu qu’il ne porte rien d’autre ?
3ème arrêt : Piano Rock, un rocher en forme de piano, tout seul, à droite de la route. Facile à trouver. Avec arc-en-ciel en arrière plan.

4ème arrêt : Windstone Arch. Enfin, je ne suis pas sûr de l’avoir trouvé car l’endroit est truffé de cavités, de mini-arches, de mini-grottes qui forment autant de fantômes pétrifiés ou de visages monstrueux.

Ici, par exemple, j’ai vu Davy Jones de « Pirates des Caraïbes ».

Et là, un médecin de la peste du XVIIème siècle.

C’est pas compliqué, dans ce secteur, chaque rocher mérite sa photo !

19h30. Nous quittons Valley Of Fire qui n’a jamais aussi bien porté son nom avec ce soleil couchant.

Le sentiment de solitude que nous avons éprouvé dans ce parc, nous a beaucoup plu. Nous y sommes restés près de 4h00.
Nous prenons la direction de Las Vegas. Le ciel tourmenté nous gratifie d’un superbe coucher de soleil.

Les néons de Sin City sont visibles de loin. Curieuse impression que de passer d’un désert silencieux à un grouillement de monde, de voitures, de lumières, de bruits…
20h30. Nous arrivons à notre hôtel, facile à repérer, c’est la tour la plus haute de Las Vegas, au nord du Strip.
Stratosphere Hotel, réservé sur ebookers.com en décembre 2014.
145 € /2 nuits /3 pers., petit déj’ non-inclus, piscine.

Pas le temps de comprendre qu’il y a 2 voies pour les parkings, « Valet Parking » et « Self Parking », que nous voici déjà engagé sur celle de « Valet Parking ». Et là, il faut comprendre comment ça marche… Des voitures abandonnées sans conducteur, partout autour de nous, sur 4 rangées.
En quelques secondes un voiturier s’approche et nous explique. Il faut décharger les valises et lui donner les clefs. En échange, il nous donne un ticket que nous présenterons au « Valet Pick Up » au moment de la récupérer.
L’entrée de l’hôtel s’ouvre directement sur un immense casino et je sens déjà la folie de cette ville m’envahir.

J’ai souvent lu que le check-in dans les hôtels de Las Vegas peut être très long, mais là, coup de bol, personne ! Il y a même un guichet de libre !
Le check-in est donc très rapide. La jeune femme nous réclame 40 $ de taxes supplémentaires et nous donne quelques coupons de réductions valables pour différents services de l’hôtel.
Notre chambre est au 20ème étage, malheureusement, elle ne donne pas sur le Strip.
Elle est très modeste, loin du luxe auquel on pourrait s’attendre. Pas de frigo, pas de cafetière.
Douche rapide et nous redescendons chercher notre voiture auprès du « Valet Pick Up ». On nous annonce 20 minutes d’attente. Le service est gratuit, mais un tip de 2 $ est le bienvenu.
On se dit que, quitte à perdre 20 minutes, la prochaine fois, on visera le « Self Parking ».
Nous nous engageons sur le Strip. Ça bouchonne pas mal, ça n’avance pas, c’est long ! Mais ça nous laisse le temps de contempler les néons des façades de ces hôtels mythiques.

Si c’était à refaire, je prendrai un hôtel moins excentré pour éviter de perdre du temps dans les embouteillages et les parkings.
Nous nous garons au Caesars Palace, cette fois au « Self Parking ».
Évidement, nous nous perdons dans l’hôtel et ses galeries marchandes.
Nous sommes impressionnés par l’extravagance tape-à-l’œil des boutiques de luxe, des faux-ciels, des reproductions de statues italiennes célèbres (la victoire de Samothrace, la Fontaine de Trevie…etc).

Au cours de notre errance, nous tombons sur une galerie de peintures qui expose un peintre nommé Vladimir Kush. Ses toiles, d’une poésie surréaliste, nous donne envie de la visiter.
Pour ceux qui ont 5 minutes à perdre, quelques unes de ses œuvres ici :
http://www.art-spire.com/illustration/les-sublimes-peintures-surrealistes-vladimir-kush/
Au bout d’un moment, nous comprenons que pour trouver la sortie, il faut viser le casino.
Et ceci est valable pour tous les hôtels. Ils ne sont pas bêtes ! Où que vous alliez (parking, chambres, restau, magasins) vous êtes obligés de passer par les casinos surdimensionnés.
Il est déjà 22h45 quand nous trouvons la sortie sur le Strip. Trop tard pour voir l’éruption du volcan du Mirage, mais pas trop tard pour voir les fontaines du Bellagio.

Puis nous allons visiter l’hôtel Paris.

L’un des pieds de la Tour Eiffel se trouve carrément à l’intérieur de l’hôtel.

Même chose qu’au Caesars Palace, des faux-ciels, des fausses façades parisiennes, des boutiques de luxe, des filles à moitié nues qui dansent sur les bars…
Nous nous baladons un peu sur le Strip. Beaucoup de monde, de bruits, de lumières. Un des trucs qui m’a le plus interpelé est le contraste entre les touristes en short/tongs et les groupes de filles très sexy, très court vêtues (sortie en boîte ? enterrement de vie de jeunes filles ?)
Antoine & moi, nous adorons cette ambiance, cette démesure, ce faste en carton pâte.
Chaque hôtel fait dans la surenchère pour se démarquer de ses voisins.
Corine apprécie beaucoup moins !
Par contre les prix vont avec… 3 jus de fruits au Caesar Palace, 28 $ !
Retour au Stratosphere Hotel. Cette fois, nous visons le « Self Parking ».
Diner au restaurant ihop, près de notre hôtel, 45 $/ 3 pers., copieux, personnel très serviable. Coucher à… Quoi ?!... 2h30 ?? Nom de Zeus, y’a eu une rupture du continuum temporel ou quoi ?
J’ai pas vu passer la soirée.
Parcours du jour. 397 kilomètres.
