Je commence enfin le récit de notre périple de l'été dernier (2017). 😇
C'est un road-trip que j'avais commencé à imaginer à partir Juin 2016, plus d'un an en avance, mais, en réalité, ce voyage était la suite espérée de celui de 2015.
A l'époque, déjà, j'avais rêvé de monter aux chutes Victoria et de faire une petite partie de Botswana mais en 5 semaines c'était beaucoup trop juste.
Nous nous étions donc concentrés sur l'Afrique du Sud et la Namibie et nous avions A-D-O-R-É ! 🙂
Safari 2015 : Du Kruger à Etosha en passant par le Kgalagadi
En guise de revanche, cette fois-ci nous avions prévu 8 semaines !
Avec beaucoup de Botswana, 1 journée aux chutes Victoria, un peu de Namibie et encore de l'Afrique du Sud. 😎
Voici le programme :
J0 (08/07/17) : Départ de Paris West à 16h20, arrivée à Londres à 16h15 et départ de Londres à 19H30.
J1 (09/07/17) : Arrivée à Joburg à 7h30. Dodo sur Polokwane.
J2 (10/07/17) : Kruger NP - Letaba
J3 (11/07/17) : Kruger NP - Shingwezdi
J4 (12/07/17): Kruger - Punda Maria
J5 (13/07/17): Khama Rhino Sancturay
J6 (14/07/17): Khama Rhino Sanctuary
J7 (15/07/17): Central Kalahari Game Reserve - Sunday Pan
J8 (16/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Passarge Valley
J9 (17/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Kori
J10 (18/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s
J11 (19/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s
J12(20/07/17): Nxai Pan NP – Baine's Baobab
J13(21/07/17): Nxai Pan NP – South Camp
J14 (22/07/17): Lekhubu Island
J15 (23/07/17): Kasane - Senyati
J16 (24/07/17): Kasane - Senyati
J17 (25/07/17): Chobe NP – Mwandi View
J18 (26/07/17): Chobe NP - Savuti
J19 (27/07/17): Chobe NP - Savuti
J20 (28/07/17): Dizhana
J21 (29/07/17): Dizhana
J22 (30/07/17): Moremi Game Reserve – Xakanaxa
J23 (31/07/17): Moremi Game Reserve – Third Bridge
J24 (01/08/17): Maun - Island Safari Lodge
J25(02/08/17): Gobabis – West Nest Lodge
J26 (03/08/17): Erindi Game Reserve - Elephant Camp
J27(04/08/17): Erindi Game Reserve -Elephant Camp
J28 (05/08/17): Damaraland - Sptizkope
J29 (06/08/17): Swakopmund - Sophia Dale
J30 (07/08/17): Swakopmund - Sophia Dale
J31 (08/08/17) : Swakopmund - Sophia Dale
J32 (09/08/17): Camp Gecko - Eagle Camp
J33 (10/08/17): Sesriem Camp
J34 (11/08/17) : Sesriem Camp
J35 (12/08/17) : Klein Aus Vista
J36 (13/08/17) : Luderitz - Shark Island Campsite
J37 (14/08/17): Ritchersveld NP - Tatasberg
J38 (15/08/17) : Ritchersveld NP - De Hoop
J39 (16/08/17) : Geogab NR
J40 (17/08/17): Namaqua NP -Skilpad
J41 (18/08/17): Namaqua Coastal - Kwaas Se Baai
J42 (19/08/17): Cederberg - Algeria campsite
J43 (20/08/17): Cederberg - Mountceder
J44 (21/08/17): Tankwa Karoo NP - Elandsberg
J45 (22/08/17): Tankwa Karoo NP - Perdekloof campsite
J46 (23/08/17): Karoo NP - Afsaal
J47 (24/08/17): Karoo NP - Afsaal
J48 (25/08/17): Oodtshoorn - Kleinplaas resort
J49 (26/08/17) : De Hoop Nature Reserve
J50 (27/08/17) : De Hoop Nature Reserve
J51 (28/08/17) : CapeTown
J52 (29/08/17) : CapeTown
J53 (30/08/17) : CapeTown
J54 (31/08/17) : Départ de CapeTown à 19h30
Pour le vol nous avons fait confiance à British Airways avec escale à Londres, arrivée à Johannesburg et départ du Cap.
La vérité c'est que c'est l'open jaw le moins cher que nous ayons trouvé.
Sur 53 nuits, nous en avons fait 37 en camping (Tente de toit pendant la première partie du voyage et tente de sol ensuite).
Nous avions emmené notre tente Tiptop 3 places de GUIDETTI, achetée exprès pour ce voyage car son système de rangement nous permettait de la mettre dans une valise.
Pour le reste nous avions emmené les duvets de notre précédent voyage (Décathlon, température de confort : 10°C) mais nous n'avions pas pu prendre nos matelas autogonflants (manque de place).
Pour ce voyage la location d'un 4x4 était indispensable.
Pour des raisons économiques nous en avons même loué 2 :
- Un premier, tout équipé, avec tente sur le toit, loué auprès de Safari4x4Hire, que nous avons récupéré à Pretoria (AdS) et laissé à Windhoek (Namibie)
- Et un second 4x4, "classique" dirons nous, loué chez Hertz à l'aéroport de Windhoek (Namibie) et déposé à celui de Capetown. (AdS)
Chapeau bas à celui ou à celle qui reconnaitra le lieu où a été prise cette photo ! 😎
Nous avons, en fait, réaliser 2 voyages en 1.
2 voyages très différents l'un de l'autre.
La première partie fut rude, difficile, très fatigante, parfois éprouvante, avec beaucoup de péripéties mais aussi beaucoup de découvertes.
La seconde fut un petit peu moins dépaysante (en effet, nous connaissions déjà cette magnifique partie de la Namibie) mais plus tranquille et bien plus agréable.
Enfin, pour ce qui est des difficultés et des délais concernant les réservations, je vous mets le lien de ma préparation :
Préparation road trip Afrique australe en été
Et j'en profite pour adresser un énorme merci à tout ceux qui m'ont aider à préparer ce voyage
Il n'y a pas à chier, la communauté Afrique australe de VF est au top ! 😉
Voila je crois que j'ai fait le tour ! 😏
Je préfère vous prévenir que ce carnet sera trèèèèèès long (Avant que je ne me fasse harceler et agresser 😇)
Voilà, je me lance dans ce nouveau post pour préparer un fabuleux voyage en Namibie en août 2013.
Une discussion a été entamée dans le carnet de Max68, mais pour plus de clarté et ne pas polluer son excellente rédaction et ses magnifiques photos je préfère poursuivre ici.
J'ai déjà lu, depuis plusieurs années, vos différents récits de voyage et la destination me tentait irrésistiblement. Nous n'avons jamais mis un pied en Afrique, je débarque donc avec candeur et innocence d'une autre section et d'autres cieux beaucoup plus familiers pour moi. Le continent africain, pour qui ne le connait pas, fascine, attire, aimante tout autant qu'il effraie, véhiculant fantasmes et peurs tout à la fois... Je vous demanderai donc d'être indulgents pour les âneries que je vous servirai peut-être 🤪...
Qui sommes-nous ? Un couple voyageant avec ses 3 garçons de 5, 11 et 12 ans au moment du voyage. Les enfants sont habitués à bouger, voyager, randonner, faire de longs trajets en voiture... Nous adorons ces moments d'exception où nous nous retrouvons ensemble au bout du monde, à nous forger une mémoire collective et partager nos émotions.
Itinéraire : Pour le moment, je n'ai pas encore établi d'itinéraire, je vais m'y atteler au fur et à mesure de vos interventions, conseils et critiques.
Souhaits et remarques :
- Un circuit en 4x4, avec un maximum de nuits en camping (tentes sur le toit).
- Des étapes de longueurs raisonnables. Le rythme suivi par Marie et sa famille nous semble adapté.
- Marcher, même si je sais déjà que la destination n'est pas nécessairement la plus appropriée pour cela
- Voir des animaux dans les parcs, bien sûr ! (Ne riez pas, nous nous sommes lancés dans le "game drive" à Yellowstone chaque soir au crépuscule, ce fut un grand succès, les enfants en redemandaient !) Mais aussi rencontrer les Himbas, se perdre dans le Sossusvlei et les paysages du Namib, du Naukluft ou du Brandberg, voir les éléphants du désert dans le Damaraland et j'en oublie...
- Faut-il inclure une incursion au Bostwana ?
- Ce sera notre premier voyage en Afrique australe. J'ai lu (et on m'a écrit) quasi unanimement que la région a un goût de "reviens-y". Nous n'excluons pas d'y retourner par la suite en cas de coup de coeur... Donc, si nécessaire, nous pouvons faire quelques impasses.
De retour d'un périple en solo de trois mois en Afrique australe (Afrique du Sud, Lesotho, Namibie, Botswana, Swaziland), l'occasion est belle de me lancer dans mon premier carnet de voyage.
Je me concentrerai sur les aspects pratiques, tout en agrémentant le "récit" de photos choisies avec amour (il va sans dire, même si je saurai me montrer sélectif 😏). Pour des questions de respect de la vie privée, je veillerai à ce que personne (à commencer par moi-même 😇) ne soit facilement reconnaissable ou identifiable sur les clichés publiés.
Dates du voyage: 30 mars-28 juin.
Compagnie aérienne: South African Airlines.
Vols: Genève-Johannesburg avec arrêt à Francfort. Idem au retour.
Voiture de location: Ford Figo (type Polo) chez First Car Rental, 4480 km au compteur, 88 jours.
Quelques chiffres:
1 crevaison (seulement) 😎
2 chocs 🏴☠️
5 pays visités
90 jours de voyage (vols compris)
Env. 500 locaux pris en auto-stop
6000 photos (le tri continue 😏)
6156 francs suisses (5675 euros) dépensés au total (détail à venir)
19'900 km parcourus en voiture de location (soit l'équivalent de ce que je roule en près de quatre ans en Suisse 😮)
Les étapes (déplacements inclus)
Afrique du Sud + Lesotho (37 jours)
Arrivée à O.R. Tembo (Johannesburg), prise du véhicule puis route jusqu’à Clarens 1j
1) Drakensberg (Golden Gate Highlands NP) 2j
2) Drakensberg (Sentinel Hiking Trail) 1j
3) Drakensberg (Champagne Valley) 1,5j
4) Lesotho 5,5j
5) KwaZulu-Natal chez l'habitant 1,5j
6) Lake Eland GR + Oribi Gorge NR 0,5j
7) Wild Coast 1,5j
8) Hogsback 1j
9) Addo Elephant NP 1,5j
10) Jeffreys Bay + Tsitsikamma NP 1j
11) Camdeboo NP + Nieu Bethesda 2,5j
12) Prince Albert + Swartberg Pass 1,5j
13) Mossel Bay + Cape Agulhas 1j
14) Hermanus + Stellenbosch 1,5j
15) Cape Town 9j (dont 4j à travailler)
16) West Coast NP + Elands Bay 1j
17) Cederberg Wilderness Area 2,5j (dont 1j à travailler)
Namibie (20 jours)
18) Fish River Canyon + Fish River 2j
19) Lüderitz 2,5j (dont 1,5j à travailler)
20) Aus 0,5j
21) Sesriem/Sossusvlei 1.5j
22) Swakopmund 1j
23) Spitzkoppe 1j
24) Brandberg 1j
25) Henties Bay + Cape Cross Seal Reserve 1j
26) Skeleton Coast NP + Twyvelfontein + Petrified Forest 1j
27) Etosha NP 3,5j
28) Tsumeb + Waterberg 2,5j (dont 1j de repos)
29) Caprivi Strip 2j
Botswana (10 jours)
30) Kasane + Chobe NP 3j
31) Planet Baobab + Maun + Okavango Delta + Moremi Game Reserve 6j
Route (1300 km avec détour) entre Maun (Botswana) et Pilanesberg NP (Afrique du Sud) 1j
Afrique du Sud + Swaziland (24 jours)
32) Pilanesberg NP 1j
33) Sun City + Marakele NP 1j
34) Tzaneen + King's Walden 1j
35) Musina + Mapungubwe NP 2,5j
36) Kruger NP 5j
37) Graskop + Blyde River Canyon 1,5j
38) Swaziland 2j
39) St Lucia + iSimangaliso Wetland Park 1j
40) Hluhluwe-iMfolozi Park 1j
Route vers Kruger NP via Swaziland et Hlane Royal NP 1j
41) Kruger NP 5j (dont trek 4j)
42) Graskop 1j
Route vers Jo’burg 1j
Edit: je remets ici la vidéo ajoutée en page 19 de mon carnet, près de six mois après mon retour. Cinq petites minutes pour "résumer" trois mois de périple... avec quelques floutés de rigueur. 😉
De retour de ce pays enchanteur, je vais vous raconter tout simplement le voyage que nous avons fait.
Je n'ai aucun talent de raconteur, je ne suis pas un homme de plume (ni de paille), je vais donc faire au plus simple : un récit au jour le jour. Bien sur il y aura quelques illustrations pour imager mon propos.
Après plusieurs projets, tous plus onéreux les uns que les autres, nous avons opté pour un séjour de 7 semaines avec location d'un véhicule sur place. Pas d'agence (trop cher et j'ai du temps pour la préparation), le minimum de réservations d'hébergements afin d'avoir le plus de souplesse possible.
Nous avons réservé un véhicule auprès de Classic Car Rental (http://www.classiccar-nam.com/), nous nous y sommes pris en mars (et déjà à cette époque il y avait des loueurs qui n'avaient plus de véhicule). Le Toyota Hilux double cabine entièrement équipé (tente de toit, tout le matériel pour camper, pour cuisiner, ... frigo 52 litres, 140 litres de fuel, 2 roues de secours, GPS, ....) pour 850 N$ (60 €) par jour, hors assurance (que nous n'avons pas prise). Nous avons pas mal échangé avec Peter (le gérant de CCR) et un excellent contact s'est établi, il s'est très facilement plié à quelques unes de nos demandes.
J'ai parlé sous, le N$ ou NAD est équivalent au RAND et les 2 monnaies ont cours en Namibie. Dans la période de notre voyage, le taux moyen a été de 1 N$ pour 0,07 €.
Second point à envisager d'urgence : le transfert de France en Namibie. Nous avons opté pour un vol Toulouse / Francfort / Windhoek pas trop cher et assez rapide, réservation directement auprès de Condor.
Après ça reste la préparation du parcours : collecte des renseignements sur les points d'intérêt, tri et établissement d'un itinéraire en cohérence avec le temps disponible et la manière de voyager. Cette préparation nous a pris beaucoup beaucoup de temps, je ne le regrette pas car il n'y a pas eu de grosse surprise par rapport aux prévisions.
En ce qui concerne les guides, le Bradt (en anglais) est sans conteste la référence, j'ai utilisé des ouvrages en français et trouvé beaucoup d'erreurs, d'omissions et d'informations loin d'être à jour.
Pour la carte, celle de Tracks4Africa est le top : toutes les pistes sont indiquées avec comme info la distance et le temps de parcours (qui donne tout de suite le niveau de difficulté).
Le parcours effectué (10 700 km) :
Je prepare un circuit de 2 semaines en juillet en Namibie pour ma famille ( 5 personnes) et j'ai qq questions concernant la location ou non d'un 4x4 :
Est il préférable d'en avoir un pour mieux voir les animaux à Etosha et faire les kms de pistes ?
Faut il demander au loueur un GPS ? un GPS de France est il adaptable ?
Il semble que les crevaisons soient trés fréquentes, peut on facilement faire réparer un pneu ?
Faut il avoir une carte des stations essence avant le départ pour eviter les pannes ?
Merci de me donner vos avis et expériences.
Amicalement,
Anouk
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion.
Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct
3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies:
- Animaux en milieux naturels
- Paysages grands ravisseurs de pupilles
- Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles
- Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites:
- Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%)
- Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa...
- Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours...
En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
faut il obligatoirement reserver à Etosha et au camp de Sesriem ?
reserver pour ces 2 hebergements à notre arrivée à Windhoek est il envisageable ?
sur le site du Sossus dune lodge il n'y a plus de des nuits avec pension complete, savez vous s'il est possible de ne prendre que la nuité?
nos 2 jours 1/2 à Etosha sont ils suffisant?
merci pour vos reponses et n'hesitez pas pour conseils ou autres...
revenons d'un voyage de 10 jours avec voiture de location dans le nord + ouest de la Namibie. Circuit impeccable, facile à faire (bonnes pistes malgré saison des pluies) avec superbes lodges et une superbe recherche du rhino à Grootberg.
Les détails:
J1) Arrivée WDH, prise de la voiture et nuit au Okapuka Game Ranch (80kms)
Lodge sympa, à éviter le "lion feeding" - gros chiqué.
J2)Okapuka-Mokuti lodge (450kms) avec arrêt et visite de Okahandja et de Tsumed, villes sympas. Malgré la longueur du trajet en nombre de kms, pas de soucis celà se fait facilement (attention aux radars). Mokuti lodge est au bord du parc d'Etosha-grand hôtel avec piscine, chambres propres, manger ok, un peu bcp de groupes le soir au resto, mais bon).
J3) Etosha park: liberté totale, car nous avons fait notre itinéraire, avons vu les animaux tout seul (pas question de se retrouver avec 1 éléphant et 15 minibus autour, genre Zoo à ciel ouvert qu'est le Kenya). Un peu plus difficile de les trouver en ce moment car ne viennent pas aux points d'eau et sont éparpillés sur tout le parc, mais avons eu de la chance (éléphants, lions, girafes, springbocks, tortues, zèbres............)
j4) Mokuti Lodge-Etosha mountain lodge (290kms) Traversée de tout le parc d'Etosha, donc re-animaux. Aucune route goudronnée, uniquement de la piste, sachant que dans le parc vitesse limitée à 60 - animaux obligent (ça fait drôle la famille de girafes qui traverse juste devant vs) sinon sur les pistes hors parcs moyenne de 90 km/h. Etosha Mountain lodge: le luxe et le confort au milieu de nulle part, avons superbement mangé, excellente cave à vin, piscine sympa, vue imprenable, le rêve quoi.
J5) Etosha Mountain Lodge- Grootberg Lodge: 180 kms. Que de la piste à 100km/h, des paysages magnifiques changeant à tout bout de champ avec une étape à Kamanjab. Arrivée au Grootberg mountain lodge. Le plus beau lodge de notre périple. Imaginez 10 petits chalets individuels en pierre avec terrasse perchés sur une montagne avec une vue époustouflante sur une vallée bordée par d'anciens volcans. Attention, si vous n'avez pas de 4x4 ou si malgré le 4x4 vous êtes un chauffeur des villes, n'essayez pas de monter vers le lodge et demandez plutôt au gardien qu'il demande un transport. Malgré un X-trail avec diff-lock, je me suis planté et ai du refaire le chemin en marche arrière tellement la pente est ardue et le chemin raviné. Pour le personnel du lodge le land et/ou range + leur expérience celà passe (votre véhicule sera à l'abri et gardé donc pas de soucis).
J6) Organisé par le lodge, à la recherche du rhino. Journée exceptionnelle. Nous sommes partis avec un guide/chauffeur et 2 pisteurs dans la vallée. Aucune piste, aucun chemin, nous suivions avec un range retrafiqué le lit des cours d'eau à sec, au milieu des pierres et rochers, aux confins du monde. Départ 07.00 et traque jusqu'à 14 hrs. Plusieurs fois nous avons laissé le véhicule et avons suivi la piste du rhino à pied car endroits inaccessibles en véhicule, mais en vain. Après un pic-nic, nous en avons trouvé un vers 14.30. Je ne vous dis pas comme ce moment restera pour nous inoubliables, se trouver à pied, encadré par des pros à quelques 4 mètres d'un rhino pandant une 30taine de minutes, dans un cadre somptueux........
j7) Grootberg Lodge - Erongo WIlderness Lodge 400kms. Beau périple avec les arrêts obligatoires pour admirer les gravures préhistoriques de Twyfelfontain et la montagne brulée avec détour possible vers la forêt pétrifiée. Nuitée au Erongo Wilderness Lodge. Cadre magnifique mais personnellement pas ravis de cette nuitée sachant que vous dormez sous des tentes-bungalow. Pas notre gout mais bon, comme les couleurs les gouts se discutent.
j8)Erongo- Swakopmund sur l'atlantique (280 kms) route de nouveau très agréable avec le retour du goudron que nous n'avions plus vu depuis le 2ème jour. Lodge the Stiltz, petits bungalows sur pilotis, magnifique. Swakopmund, ancienne ville allemande avec une architecture du début 1900, un OVNI (superbe et mignon) planté en Afrique. Les achats de souvenirs et de cadeaux peuvent se faire sans problème ici.
j9)Sommes allé à Walvis bay, ville sans intérêt sauf à ne pas manquer la croisière otaries et dauphins dans la baie.
J10) retour à Windhoeck, 350 kms, visite de la ville (bof) remise de la voiture et avion pour rentrer.
EN bref: superbe pays, rythme de voyage ok avec une alternance 1-2-1-2 nuits. En période des pluies, préférer un 4x4 ( nous avions réservé une voiture normale, mais Hertz nous a "upgradé" gratuitement sur un X-Trail), car sur la piste il y a eu plusieurs franchissements de gués qui auraient été impossibles avec véhicule normal. Les lodges superbes, luxe charme et tous dispo sur internet pour réservation, en fait voyage qui peut facilement s'organiser sans passage par TO. Attention, densité de population très très faible, il nous est arrivé de rouler pendant 3-4- heures sur la piste sans voir âme qui vive-ni voiture, ni ferme-ni village-ni habitation avec un réseau GSM performant sur les axes principaux, mais sans couverture dans la "pampa"
La Namibie (partie que nous avons fait) est un pays africain au niveau de la faune et de la flore, mais occidental au niveau des infrastructures hotelières.
Pas de piqures de moustiques à signaler, donc pas de souci pour faire ce voyage avec des enfants en bas âge.
N'hésitez pas à me contacter pour ttes vos questions, et foncez....
Bonjour tout le monde !! 😏
Voici le retour de notre road trip de 5 semaines en Afrique du Sud et en Namibie !!! (Juillet-Aout 2015)
Comme on dit en africain : Enjoy ! Hein quoi ce n’est pas en africain ? On m’aurait menti ?! 🤪
Je vais essayer d’avancer ce carnet le plus vite possible mais il va falloir être patient et à l’affut… tels des vervets bleus ! 😇
Comment ça celui ci n'a pas l'air bleu ? 😮 C'est un jeune ça doit etre pour ça !
Et oui, encore un ! 😉
(Le sous-titre vient uniquement de l’impression de n’avoir jamais vu autant de ce type de véhicule, l’impression qu’il n’y avait quasiment que ça.)
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Ce voyage sera un « one-way » de 30 jours (15 août – 14 septembre), début à Windhoek (capitale de la Namibie) et fin à Victoria Falls (Zimbabwe), en Toyota Hilux avec tente sur le toit (loueur Asco Car Hire) et réservations (campings, hôtels et voiture) faites par Tourmaline ; les réservations ont été faites pratiquement 18 mois à l’avance, certains campings (Etosha par exemple) semblant être très demandés. La période a été choisie pour y être en hiver et avec encore assez d’eau aux chutes Victoria.
Nous (67 et 47 ans) avons l’habitude, aux USA, de dormir dans la voiture ; sur le toit, ce sera une première. Le matériel de couchage est fourni (couettes, drap, oreillers) mais nous apportons quand même nos duvets (on aurait pu s’en passer). La plupart des nuits seront en camping (mais pas sauvage) et une fois par semaine (environ) une nuit d’hôtel ou assimilé.
Comme nous serons en hiver, j’ai donné à Isabelle la fourchette de température (de 0 à 28°C) que nous devrions avoir à supporter, pour le choix des vêtements ; la réalité sera un peu différente mais n’anticipons pas.
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Pour notre parcours, un bon dessin valant mieux qu’un long discours, voici la carte de notre projet :
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J00 – jeudi 15 août 2019
Départ pour la Namibie ; le vol principal a été choisi sur Air Namibia pour des raisons d'horaire (arrivée vers 6h30) et il nous faut donc rallier Francfort ; Air France nous propose des vols aller aux horaires convenables mais, pratiquement un an avant le départ, change complètement ses horaires d'où un départ très matinal de Brest à 6h vers Roissy puis Francfort pour un décollage final vers 20h10.
J01 – vendredi 16 août 2019 => Windhoek
Finalement, tout se passe assez bien malgré les attentes un peu longues et nous atterrissons à Windhoek à 6h10 ; sortie de l’avion (on descend sur le tarmac), il fait encore nuit et frais. Passage de l’immigration assez rapide malgré le nombre de voyageurs, récupération des bagages et nous trouvons le chauffeur de chez Asco qui nous attend (enfin, pas que nous).
On quitte l’aéroport à 7h10 soit 1 h après l’atterrissage ; il fait jour et, sur le trajet, nous découvrons nos premiers animaux « exotiques ».
Arrivés chez Asco, nous faisons la connaissance de Benoît, notre interlocuteur français envoyé par Tourmaline ; les divers échanges et signatures de documents sont facilités par sa présence. Ensuite, découverte du véhicule, de la tente et toutes les explications qui vont avec (et il y en a !) ; j’espère que nous n’oublierons rien. Benoît demande à l’employé d’Asco de nous donner, en plus du matériel de camping, un escabeau 2 marches et il faut bien avouer que ce fût très pratique ; plus besoin de grimper sur le pneu (au risque de tomber) pour manipuler la fermeture-éclair de la tente.
Je serai le seul conducteur (ce qui ne dérange pas trop Isabelle) car négociation impossible bien que nous venions de prendre le package d’assurances max.
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Le véhicule est donc un Hilux double cabine (pour notre confort), mais le modèle Raider avec snorkel (dont nous n’aurons pas besoin), 2,8l de cylindrée, boite auto et une vraie fonction 4x4 (long et court avec blocage de différentiel) et très belle garde au sol ; 6 pneus neufs à gros crampons équipent notre superbe destrier qui a environ 130 000 km et quelques « accrocs », ce qui n’est pas plus mal ; la peinture est noire, mais ça ne durera pas. La partie arrière, totalement fermée par de la tôle épaisse, est équipée de 2 énormes tiroirs de rangement sur glissières, d’une caisse plastique contenant le matériel de cuisine et d’un vrai frigo, lui aussi sur glissières ; ce frigo est branché sur une seconde batterie et, comme nous roulions tous les jours, nous n’avons jamais eu besoin de l’arrêter, même la nuit.
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Trois heures plus tard, nous quittons Asco pour le centre commercial Spar pour faire le plein de nourriture pour les jours suivants ; les essuie-glaces se mettent en route à chaque appui sur les clignotants, tout étant quasiment inversé avec la conduite à gauche. Comme aide à la conduite, nous utiliserons Maps.me sur le téléphone en mode avion (testé juste quelques jours auparavant) ; tous les trajets (format kml) sont chargés ainsi qu’environ 300 points GPS et une version de sauvegarde sur tablette au cas où. C’est donc une première pour nous avec cette application et je pense, après utilisation quotidienne pendant 1 mois, que l’on peut lui décerner une note de 8/10.
Nous faisons nos courses dans la grande surface mais sommes déçus par certains rayons, notamment les fruits et légumes (nous trouverons nettement mieux le lendemain).
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En sortant, nous essayons d’acheter des pulas (monnaie du Botswana, pays limitrophe), mais impossible ; un bureau de change n’en a pas et la banque nationale de Windhoek ne traite qu’avec ceux qui ont un compte. Comment ferons-nous à la frontière puisque le Botswana refuse dorénavant tout paiement avec une autre monnaie que la sienne, y compris la carte bleue (information récente fournie par Tourmaline et que nous verrons affichée au poste frontière) ?
Quelques dernières courses (vin, apéro…) et nous rejoignons notre havre pour la nuit, la pension Londiningi où nous avons retenu le repas du soir et la nuit ; cette pension est tenue par Nathalie, une française. Pour l’instant, Maps.me marche très bien.
Un rafraîchissement puis nous sortons nos bagages de la voiture ; il va falloir vider nos 2 gros sacs de voyage et répartir les contenus (les duvets pour la tente, les polaires pour les nuits fraîches, …).
Test de l’adaptateur électrique : impossible de brancher nos prises françaises dedans ; Nathalie et un des occupants nous montreront qu’il suffisait de casser 2 petits ergots.
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L’heure du dîner arrive et, avec un apéritif bien mérité, nous discutons avec nos proches voisins qui, eux, ont fini leur voyage ; ils ont donc des infos toutes fraîches. Assez rapidement, nous nous rendons compte que nous avons des « points communs » et pour cause, il s’agit de Rouquine38, membre de VF et de son mari.
Retour à la chambre pour une nuit bien méritée.
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Notre carrosse pour un mois
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D’habitude, je ne fais pas de compte rendu des voyages que j’ai pu réalisés dans le passé mais pour ce circuit en Namibie et au Botswana, je me suis inspiré de bon nombre de posts sur VoyageForum et suivi beaucoup de conseils personnes ayant voyagé dans ces 2 pays (Ericarole, VinnyLove, Pierre77N, Voyageur08, Grisemote pour citer les principaux). J’ai donc pensé que ce serait un juste retour des choses que de décrire ce que j’ai pu voir et vivre pendant ces 4 semaines dans ces deux magnifiques pays et y apporter des conseils, points de vue et astuces qui pourraient être utiles j’espère pour d’autres voyageurs désirant découvrir ces pays. (En relisant, je me rend compte que c’est très long…)
Le circuit était donc le suivant :
01-août Windhoek
02-août Sesriem
03-août Naukluft
04-août Swakopmund
05-août Swakopmund
06-août Spitzkoppe
07-août Twyfelfontein
08-août Palmwag
09-août Opuwo
10-août Epupa Falls
11-août Kamanjab - Hobatere
12-août Etosha - Okaukuejo
13-août Etosha - Halali
14-août Etosha - Namutoni
15-août Mahango
16-août Shakawe - Botswana
17-août Caprivi - Kongola
18-août Victoria Falls - Zimbabwe
19-août Kasane
20-août Chobe - Ihaha
21-août Kasane
22-août Nxai Pan - Planet Baobab
23-août Moremi – North Gate camp
24-août Moremi – North Gate camp
25-août Moremi - Xakanaxa
26-août Maun
27-août Gobabis
28-août Windhoek
Circuit préparé aux petits oignons depuis le mois de Janvier, renseignements et contacts pris sur internet, ainsi que les réservations. Après une longue attente et l’excitation de la préparation du voyage, nous étions donc fin prêts pour le départ…
Samedi 31 Juillet
Voyage en avion depuis Marseille jusqu’à Johannesburg avec KLM via Amsterdam, sans souci. Nuit passée à l’Emerald Guesthouse (www.emeraldguesthouse.net), petite pension sympa et située à 2 pas de l’aéroport Tambo que nous avions testé il y a 2 ans quand nous avions visité l’Afrique de Sud et qui est bien pratique quand on arrive tard et repart tôt de Joburg (navette gratuite), ce qui était notre cas.
Dimanche 1 Août
On prend des Rands avec notre VISA à Joburg, ce que je conseille car les retraits sont limités à 2000N$ en Namibie, ce qui augmente les frais.
Départ à 7h15 pour Windhoek avec Air Namibia, là encore sans souci. Déjà les paysages vus depuis les hublots à l’atterrissage en Namibie font envie ! La navette de notre loueur de 4x4 nous attend comme prévu et direction Windhoek chez African Tracks (www.africantracks.com) récupérer notre véhicule. C’est un Toyota Ilux 2.7i essence Single Cab équipé camping avec tente dépliable sur le toit. Accueil très chaleureux. On fait le tour : bon état apparent, roues neuves, moteur qui semble impeccable malgré les 130000km au compteur ! Il y a 2 roues de secours, tout le matériel de camping, kit de dépannage classique et un frigo sur la batterie de la voiture. Après un mois d’utilisation et notre circuit parcouru (7750km), ce véhicule s’est avéré sans faille (à part un souci à Moremi dont je parlerai plus loin) et le moteur robuste. Tente ok mais fermeture de la moustiquaire défectueuse. Le seul problème ayant été en fait une odeur de poisson dans le frigo qu’on s’est trainée tout le trajet sans pouvoir l’enlever. Pas top. Le matériel camping était complet (en tout cas pour nos besoins) mais bien vétuste il faut le dire. Nous avions pris l’assurance pneu crevé et vitre brisée qui ne nous aura pas été utile mais bon, prudence, prudence…
Bref, dans l’ensemble nous avons eu une bonne expérience avec ce loueur.
Une fois le véhicule récupéré, direction Londiningi Guest House (www.londiningi.com), notre lodge à Windhoek, tenu par une française et son compagnon namibien. Belle chambre bien confortable et je recommande le diner du soir qu’ils proposent : leur cuisine est excellente. Nous profitons du temps que nous avons pour faire le plein de provisions dans les grands supermarchés de Windhoek qui ont le grand avantage d’être ouverts le Dimanche après midi, ce qui nous permet d’être fin prêt aux aurores pour notre première étape du Lundi. Il nous reste encore un peu de temps pour visiter Windhoek, capitale africaine qui nous fait bonne impression, propre avec maisons cossues dans certains quartiers (certes il y a des bidonvilles au Nord) mais peu de choses à offrir aux touristes : le palais présidentiel avec un jardin agréable où déambuler, la vieille église du centre et la gare pittoresque avec quelques vieilles locos exposées au dehors. A part ça, bof…et le musée était en rénovation.
Lundi 2 Août :
Nous nous levons aux aurores. Ce sera une constante pendant tout ce voyage : lever très tôt afin de partir vers 6h30-7h et profiter pleinement de nos journées car il fait nuit tôt là-bas.
Ca y est ! L’aventure commence enfin ! Dès la sortie de Windhoek, nous décidons de prendre les pistes pour descendre sur Sesriem via les C26, C24, D1275 et le SpreetsHoogte Pass qui est présenté comme le plus impressionnant.
Premier arrêt sur la piste afin de dégonfler les pneus. Sur les conseils de notre loueur et des personnes rencontrées à Londiningi, on utilisera 2.2b pour les routes goudronnées, 2b sur les pistes et 1.6-1.8b sur sable profond.
Les paysages sur ces pistes sont magnifiques, les pistes en très bon état (ce sera le cas pour toutes les pistes en Namibie en fait) et déjà nous voyons nos premiers animaux: oryx (de loin), springboks, de nombreux rapaces et des nids impressionnants de tisserins sociables. L’arrivée au SpreetsHoogte pass nous donne droit à une vue splendide sur le Namib. Le passage en 4x4 du col lui-même est vraiment sans aucune difficulté, les portions les plus pentues étant même goudronnées. Direction Solitaire, sorte de Bagdad Café Namibien, très animé où nous nous arrêtons pour midi. Lodge, petits commerces et station d’essence, tout y est ainsi que de vieilles carcasses de voitures. On retrouve les images qu’on a pu voir sur VoyageForum !
Nous continuons notre descente dans le Sud et arrivons au camping de Sesriem (www.nwr.com.na). Une fois notre emplacement trouvé et les droits d’entrée au parc payés, nous filons au Sesriem canyon. Nous visitons uniquement le canyon pour profiter de l’ombre et nous n’avons pas le temps de faire la boucle de toute façon. Balada sympa, sans plus. Nous retrouvons le même buisson rempli de papillons blancs dont VinnyLove parle cette année dans son CR. Pour la fin de la journée, nous décidons de gravir la Dune Eilim proche du camp. Nous montons le long de la crête, ce qui s’avère être une erreur car la montée est bien plus difficile que prévu mais arrivés au dessus : magique ! paysages et couleurs splendides sur les montagnes du Naukluft au couché du soleil. On redescend pour arriver à notre camp à la tombée de la nuit. Premier dépliage de tente et premier braai. Super. Notre site est sympa, les douches/toilettes propres mais le camping est plein et assez bruyant.
Mardi 3 Août
Pour cette première nuit dans la tente, nous aurons eu chaud. En fait, contrairement à ce que nous avions pu lire dans les anciens CR de voyage en Namibie, cette année il n’a pas du tout fait froid les nuits sous la tente (enfin j’ai trouvé) à part 2 jours à Etosha où les matins étaient frisquets. Donc les bonnets, polaires et gants mis dans nos bagages nous ont très peu servi. Comme quoi, cela change d’une année sur l’autre…
Nuit douce mais bruyante avec un groupe électrogène proche et en marche toute la nuit…
Nous nous levons à l’aube pour tenter de voir le lever de soleil depuis le sommet des dunes. Franchement, étant donné l’heure à laquelle les portes du parc ouvrent et la distance à parcourir pour arriver à la dune 45 par exemple, je ne vois pas comment on peut y voir le lever du soleil… La route qui plonge dans les dunes en direction de Sossuvlei permet des vues et des photos avec des effets d’ombre et de lumière incroyables ; et les animaux (oryx, autruches) devant les dunes oranges, quel régal ! On essai de gravir une autre dune que la fameuse dune 45 afin d’être un peu seul. On en trouve une qui nous plait mais à peine arrivé au pied avec notre 4x4, un ranger arrive vers nous à grands signes et nous explique que c’est interdit. On ne peut pas gravir le long de la route une autre dune que la dune 45 : préservation du site. Bigre ! Bon…direction la dune 45 et bien évidemment, on est loin d’être seuls : on la monte avec d’autres en file indienne. Le paysage au sommet reste tout de même grandiose et la descente en courant sur la pente est bien rigolote (on n’arrivera pas à faire « chanter » le sable).
Ensuite, direction Sossusvlei / Deadvlei. A la fin de la route goudronnée, la question se pose : continuons-nous avec notre 4x4 dans le sable mou pour les 5 derniers km ? Je n’ai pas de gonfleur sur batterie et pas d’expérience de 4x4. Comme nous devons être le soir au camping de Naukluft et qu’il y a encore plein de choses à voir, nous jouons la carte de la prudence pour ne pas perdre de temps et décidons de prendre les navettes du parc…ce qui nous coûte 100N$/p ! Au retour de notre voyage, je me dis que c’était une idiotie et que j’aurais dû tenter étant donné ce que j’ai réussi à faire à Chobe et Moremi. Enfin bon…
Arrivés à destination, nous choisissons de gravir les dunes qui longent le Deadvlei en direction de Big Daddy. Montée facile et vue superbe sur le Deadvlei : un des paysages les plus beaux que j’ai pu voir en Namibie. Cette cuvette avec ces arbres morts est tout simplement stupéfiante. On reste assis à contempler ce paysage pendant de longues minutes puis on se balade entre les arbres morts : un régal pour les photos… Le soleil commence à bien taper. Pour midi, on trace sur Sossuslvei pour manger à l’ombre d’un grand arbre où un grand duc nous attend. Chouette (c’est le cas de le dire) ! Bon, après Deadvlei, j’ai trouvé Sossusvlei nettement moins intéressant.
Retour navette, puis 4x4 pour rouler jusqu’au camp NWR de Naukluft (www.nwr.com.na), notre prochaine étape. Nous prenons les pistes C36 (bonne) puis D854 (pas terrible) et nous arrivons au camping en fin d’après midi accueilli par les damans et plusieurs oréotragues ! Superbe site, bien sauvage près d’une petite rivière. Sanitaires moyennement propres.
Mercredi 4 Août
Nous nous levons dans la nuit car nous avons une grosse journée, la plus chargée de notre périple en fait. En effet, nous avons prévu de faire l’Olive Trail (www.namibweb.com/nauklufttrails.htm) puis d’arriver à Swakopmund le soir même. Nous avions repéré où était le départ la veille à notre arrivé au camping. C’est bien indiqué par des panneaux donc on ne peut pas louper. A 6h30, nous sommes donc prêts pour attaquer l’Olive Trail à la fraiche. Le début est en pente assez raide jusqu’à un plateau d’où on a une vue magnifique sur les montagnes du Naukfult avec la lumière du matin. Puis, redescente le long du lit d’une rivière à sec, chemin de plus en plus chaotique au fur et à mesure qu’on s’approche des piscines naturelles équipées des chaines. J’ai trouvé que c’était un passage délicat, puis fin du circuit interminable sur un sentier sous un soleil de plomb. Nous avons fait le circuit en 4h30 mais heureusement, en profitant de la fraicheur du matin. Le guide indique 4h : faut pas trainer et pas à midi alors !! C’est une ballade sympa avec pas mal de faune rencontrée (oréotragues, rapaces, mangouste fauve, damans avec leurs petits et plein de piafs) mais si c’était à refaire…pas sûr que je le referais. Nous mangeons dans le parc puis nous repartons à midi pile pour Swakopmund.
Belle piste jusqu’à solitaire (C14) puis un passage un peu pourri jusqu’au Gaub pass, très joli à voir, et ensuite le désert plat à perte de vue sur des pistes très larges et toute droites, que c’est long…On n’a qu’une seule envie, c’est d’écraser la pédale d’accélérateur pour foncer à 150 km/h ! Les pistes sont belles, pourquoi pas ? Nous avions eu beaucoup de mises en garde encore à notre arrivée à Windhoek: la cause première de mortalité pour les touristes en Namibie, ce sont les pistes. Ne JAMAIS dépasser les 80 km/h. ok, mais là, c’est tout droit ! Le temps d’y penser en on tombe sur un accident qui vient de se produire : un 4x4 de location est renversé sur le coté de la piste. Ambulance, police, tout le monde y est. Vu l’état de la voiture, je me demande dans quel état sont les occupants. Cela refroidi nos ardeurs d’un coup. On reste donc bien tranquille à 80 km/h max et je ne me poserai plus la question pour le reste du voyage. On arrive à Swakopmund de jour et…dans le brouillard !
A la question peut-on faire l’Olive Trail et arriver à Walvis Bay dans la journée, je réponds oui mais il faut se lever très, très tôt et ne pas trop trainer pendant la balade.
Nous logerons 2 nuits à Swakopmund au Brigadoon Guest House (www.brigadoonswakopmund.com), charmante petite pension où il fait bon dormir au chaud quand le brouillard humide et froid sévi (ça change du désert intérieur). Nous mangerons au LightHouse Pub & Cafe, tout près du Brigadoon (pas envi de chercher): super resto avec des steaks d’oryx déments à des prix tout doux.
Jeudi 5 Août
Pour cette journée, nous avions réservé à l’avance auprès de Mola Mola Safaris (www.mola-namibia.com) le Marine Dune Day. C’est une excursion à la journée combinant la visite en bateau de la baie de Walvis Bay puis on nous dépose vers midi sur le sable pour un circuit 4x4 dans les dunes jusqu’à Sandwich Harbour. C’est cher (1200N$/p) mais on ne regrette pas une seconde, quelle expérience inoubliable !
Cela commence mal : au matin, le brouillard épais est toujours présent. La veille, VinnyLove qu’on suit à la trace, aura eu un grand soleil ! La visite de la baie en bateau se fait donc avec une visibilité plus que moyenne et on se les gèle (la seule fois pendant tout le séjour et cette fois, on est content d’avoir pris les polaires). Clou de la visite en bateau : on suivra pendant de longues minutes une baleine franche avec son petit et des dauphins qui tournent autour. Nous verrons bien d’autres dauphins ainsi que des otaries (avec les chacals qui rôdent autour) et des pélicans. Nous n’aurons pas droit à l’otarie venant manger du poisson sur notre bateau mais à l’apéro (à 10h !) avec du vin moelleux Sud Africain. Ensuite, on nous dépose à Pelican Point vers le phare pour récupérer les 4x4 qui vont nous emmener à Sandwich Harbour et là miracle, le brouillard se lève ! Heureusement car les paysages sont superbes avec ces dunes qui se jettent directement dans la mer. Gymkhana impressionnant en 4x4 dans les dunes, quelles sensations : nos chauffeurs s’y donnent à cœur joie ! Le repas au champagne et huitres au milieu des dunes est tout simplement un régal. Et que dire de la vue sur la baie de Sandwich Harbour depuis le haut des dunes ? Bref, vous l’aurez compris : la visite de Sandwich Harbour est pour moi un must à ne pas manquer.
Retour à Walvis Bay vers 17h en passant par les salines qui permettent de prendre quelques dernières photos très colorées. On a juste le temps de faire le plein de provisions dans un des nombreux supermarchés bien achalandés de la ville avant de gagner le Damaraland pour la suite de notre voyage. Nous remangeons le soir au LightHouse Pub & Café.
Vendredi 6 Aout
Aujourd'hui on ne part pas très tôt car nous désirons prendre un permis auprès du bureau NWR de Swakopmund pour faire le Welwitschia drive qui n’est pas loin et voir de près ces plantes si bizarres. Zut, il fait encore et toujours du brouillard. On prend quand même quelques photos des maisons joliment décorées de Swakopmund mais avec ce ciel gris et chargé cela ne rend pas bien. Une fois les permis en poche, direction l’intérieur du pays pour les C28 et D1991. Après quelques km, le brouillard (entrées maritimes en fait) disparait d’un coup et c’est de nouveau le ciel bleu. Le long du drive, nous découvrons Moon Landscape : très scénique et qui porte bien son nom et plus loin, plusieurs de ces fameuses welwitschias dont certaines de bonne taille. Intéressant. Nous retournons sur Swakopmund direction Cape Cross pour voir la plus grande colonie au monde d’otaries… toujours sous le brouillard. La route pour arriver à Cape Cross est une ligne droite très monotone. Elle est faite de sel, ce qui rend la conduite très agréable mais attention à la vitesse car sel et humidité rendent le revêtement très glissant. La colonie est vraiment très impressionnante : bruyante et très odorante ! On cherche à se mettre dans le bon sens du vent pour éviter les effluves. On ne reste pas très longtemps car avec ce brouillard et le vent qui s’est levé, il fait vraiment froid. On retourne sur nos pas pour prendre la piste D1918 en direction de Spitzkoppe où nous avons prévu de passer la nuit au camping communautaire (www.nacobta.com.na). Comme le matin, dès que nous quittons la côte, le ciel se dégage subitement. Le Spitzkoppe se voit alors de très loin et les paysages à son approche sont une fois encore superbes. Après avoir traversé quelques fermes, nous arrivons au camping au pied de la montagne de granite. Ce camping est tout simplement un de mes coup de cœur : sauvage à souhait, des emplacements gigantesques (on n’est pas gêné par les voisins), très sommaire (il n’y a rien, juste un trou avec un WC dessus pour les toilettes) mais quelle vue sur le Spitzkoppe et quel silence ! J’adore ce coin. De plus, sans lumière à des km à la ronde, la nuit est magnifique avec une voie lactée et des milliers d’étoiles comme on n’en voit plus en France.
Samedi 7 Août
On se lève à l’aube. Petite visite à l’arche de pierre qu’il y a au Spitzkoppe pas très loin de notre emplacement, histoire de faire quelques photos sympas. On prend ensuite les pistes D1930 et D2359 pour aller au Brandberg et voir les peintures rupestres de la Dame Blanche. Arrivée au parking de l’entrée du parc, on constate qu’il est maintenant obligatoire d’utiliser les services d’un guide pour observer les peintures (on ne peut pas les louper du coup). Une fois payé le droit d’entrée, nous suivons notre guide…au pas de course ! Mince, elle marche vraiment vite ! Il est dit sur les guides qu’il faut environ 3h A/R pour voir la Dame Blanche et on mettra en fait un peu moins de 2 heures. C’est trempé de sueur qu’on arrive donc sur le site même des peintures mais comme on ne peut pas être plus de 8 personnes à la fois à les regarder sur la plateforme installée à cet effet, cela nous permet de souffler en attendant que le groupe précédent parte. Les peintures sont très intéressantes et encore bien colorées pour certaines malgré la dégradation due au temps et aux précédents visiteurs indélicats.
Après cette visite, on se dirige sur la région de Twyfelfontein via les pistes C35 et C39 (besoin de refaire le plein d’essence à Khorixas). Du coup, on passe devant le site de la « forêt pétrifiée ». On en profite pour visiter. Erreur !: droit d’entrée aussi élevé que le site de Twyfelfontein pour une visite d’une quinzaine de minutes tout au plus pour voir quelques petits bouts d’arbres pétrifiés ici et là. Nous avions vu Petrified Forest aux USA en Arizona et la comparaison est sans commune mesure. Ce site en Namibie est ce que j’ai trouvé de plus « anarque » à touristes pendant notre voyage. On continue sur la D3254 vers les Organ Pipes. Bof : il y a largement aussi bien en France mais c’est gratuit alors pas de quoi se plaindre. Même commentaire pour Burnt Mountain. Restent les paysages toujours aussi splendides dans ce coin de la Namibie et il y a pas mal d’animaux : autruches, mangoustes, springboks et oryx. Nous arrivons vers 17h au camping du Mowani lodge (www.mowani.com): emplacements très grands, très nature (douches extérieures mais eau chaude) et dans un paysage de roches granitiques superbe. Seul petit bémol, les clients du camping n’ont pas droit aux commodités du lodge (piscine, restaurant…). Tant pis, notre braai sous les étoiles sera tout aussi bien.
Dimanche 8 Août
Nous partons sur le site de Twyfelfontein pour visiter les peintures et gravures rupestres. Le site ouvre à 8h. Notre guide nous fera une visite intéressante, en prenant le temps et avec beaucoup d’explications. De plus, il est plein d’humour. La ballade en boucle qui se fait le long de la colline où sont disséminées les peintures offre des vues sur des paysages ici encore grandioses. La roche est très découpée à cet endroit.
Après la visite, nous partons au Nord vers Palmwag, notre prochaine étape. Nous croisons notre première barrière vétérinaire.
Un mot sur ces barrières vétérinaires en Namibie et au Botswana. Si on comprend bien leur utilité pour limiter la propagation des virus et des maladies entre faune sauvage et troupeaux de bovins, on comprend nettement moins le choix des produits qui sont confisqués d’un barrage à l’autre : c’est vraiment la loterie ! Certes, il y a toujours la viande fraiche et les produits laitiers mais parfois le biltong y passe aussi ; une autre fois c’est le bois ; une autre fois encore la volaille est ok…Difficile de prévoir. Attention donc à ne pas trop faire de provisions à l’avance pour certains produits si vous devez passez ces barrières. Bien regarder sur les cartes ou votre GPS où elles sont, ou alors cacher la nourriture dans les sacs hors du frigo, ce qu’on avait fini par faire pour le biltong : denrée chère et pas si facile que cela à trouver, alors quand on vous le confisque (sans le brûler), cela ne fait pas plaisir (enfin ce n’est pas perdu pour tout le monde).
Nous arrivons au Palmwag lodge (www.palmwag.com) en début d’après midi. Le logde est superbe, véritable oasis au milieu d’un paysage aride ; l’accueil est prévenant et le camping pas mal. On se relaxe un peu près de la piscine. Les oiseaux sont légions près du lodge et offrent de belles opportunités pour les photos. Nous partons pour un game drive à 15h dans l’espoir de voir les fameux éléphants du désert et pourquoi pas un rhinocéros noir si la chance nous sourie. A voir le tableau à l’entrée du lodge qui indique les rencontres des précédents game drives, on se dit que ce n’est pas gagné. Le game drive se fait dans la concession de Palmwag. On verra pas mal d’animaux (oréotragues, oryx, zèbres de Hartmann, rapaces) mais pas d’éléphant. Le game drive dure jusqu’au coucher du soleil qu’on observe depuis une plateforme naturelle en sirotant un vin rouge et du biltong compris dans la prestation. Un bon souvenir !
Lundi 9 Août
Nous repartons le matin pour un second game drive dans la concession de Palmwag. Celui-ci se fera sur un autre parcours plus long que la veille vers la rivière asséchée Uniab. Nous verrons encore pas mal de faune (girafes, oryx, springboks, chacals, serpentaires, babouins etc…) mais rien d’exceptionnel et toujours pas d’éléphant. Mince, pas de chance !
De retour au lodge, nous ne trainons pas car nous avons beaucoup de route jusqu’à Opuwo. Le long de la piste D3706, nous croiserons pas mal d’animaux (dont de nombreuses girafes) mais…toujours pas d’éléphant à l’horizon malgré tous les panneaux de mise en garde. Ce sera une petite déception pour moi dans ce voyage : ne pas avoir vu les éléphants du désert. Outre les animaux, les paysages montagneux sont encore et toujours splendides. Nous nous arrêtons pour manger à Sesfontein près de l’ancien fort allemand, maintenant devenu hôtels. Nous continuons ensuite plein Nord sur la piste D3704 et le Joubert Pass qui sera en fait le seul endroit en Namibie où j’aurai été bien content d’avoir un 4x4 (très pentu et piste bien déglinguée sur quelques km au pied du col). Les paysages sont toujours magnifiques et la végétation très changeante au fur et à mesure qu’on s’approche d’Opuwo. Une portion de route assez sinueuse est bordée de jolis Baobabs, nos premiers dans ce périple. On restera par ailleurs longtemps à observer un couple de rapaces se livrer à des combats acrobatiques en plein vol. Nous commençons également à voir des Himbas sur le bord de la route. Plusieurs jeunes filles Himbas nous arrêteront d’ailleurs à une quinzaine de km d’Opuwo en se jetant littéralement au milieu de la route à l’approche de notre 4x4. Elles n’ont vraiment pas peur de l’accident ! Elles rigolent, encerclent la voiture et nous demandent à manger puis de les prendre en photos pour quelques N$. On n’ose pas mais je regrette car elles étaient bien jolies avec leurs cheveux coiffés de différentes façons selon leur âge.
Nous arrivons en fin d’après midi à Opuwo : ville moche et sale, et il fait un vent de folie. Le camping de l’Opuwo Country Hotel (www.namibialodges.com/opuwo.html) est superbement situé sur la colline avec une belle vue sur les alentours. Une fois la tente dépliée et une bonne douche, on décide de se faire plaisir et on prend le repas du soir au buffet du lodge: très bon et pas si cher que cela.
Mardi 10 Août
On profite d’Opuwo pour faire le plein de provisions, d’essence et d’argent liquide (plusieurs ATM disponibles) puis nous prenons la piste D3700 pour Epupa Falls. Cette piste est nickel est semble avoir été refaite il n’y a pas très longtemps. Du coup, elle est très roulante et on arrive sur les rives du Kunene à peine 3h après avoir quitté Opuwo, bien moins que ce qui est indiqué sur les guides. La partie après Okongwati est particulièrement scénique avec une végétation bien particulière. Nous croiserons beaucoup de Himbas le long de cette piste, normal me direz vous puisque nous sommes en plein dans leur territoire. L’arrivée à Epupa Falls est étonnante avec cette concentration importante de campings et de lodges le long de la rivière sur quelques centaines de mètres au milieu de…rien.
Je m’étais longtemps demandé pendant la préparation de ce voyage si l’A/R sur Epupa Falls en valait la peine. Eh bien, j’ai bien fait ! J’ai trouvé cet endroit magnifique : un autre de mes coups de cœur de ce voyage. Les chutes sont splendides (il y a avait beaucoup d’eau cette année en Août) avec tous ces baobabs au pied de l’eau : une merveille pour les photos. De plus, le camping communautaire où nous étions (www.nacobta.com.na) était idéalement situé. Nous avons pu avoir un emplacement au bord de l’eau à quelques dizaines de mètres seulement des chutes. C’est bruyant, certes, mais comme c’est un bruit régulier, pas de problème pour dormir la nuit. Possibilité de faire des baignades dans les vasques non loin des cataractes. Nous profitons de notre arrivée plus tôt que prévu pour faire une visite d’un village Himbas avec un guide pris auprès du camping communautaire. C’est assez cher mais la visite vaut le coup. C’est très intéressant culturellement mais on se sent gêné de prendre ces gens en photos même si notre guide insiste pour nous dire qu’on peut photographier tout ce qu’on veut. On achètera un peu de l’artisanat proposé par les Himbas lors de cette visite même s’il n’y a rien de très joli et à notre goût mais on a l’impression de les aider ainsi. En plus du village, nous visiterons également un cimetière Himbas. Le soir, nous profitons de la plateforme d’observation du camping construite en hauteur du Kenene pour observer les oiseaux et profiter du couché de soleil.
Mercredi 11 Août
La nuit sous la tente aura été encore bien chaude pour la saison. Après le dépliage de la tente et le rangement des affaires dans le 4x4, nous repartons pour les chutes afin de les voir avec le soleil dans l’autre direction par rapport à la veille : cela permet de prendre des photos avec des effets d’ombres différents.
Nous laissons cet endroit magnifique derrière nous et redescendons dans le Sud via Opuwo et les pistes C41 et C35. Celles-ci sont en fait goudronnées d’Opuwo jusqu’à Kamanjab et de ce fait, nous mettrons bien moins de temps que prévu pour faire le trajet jusqu’à notre prochaine étape : le camping d’Hobatere Lodge (www.namibweb.com/hl.htm). A l’approche de la concession du même nom, nous longeons de très près la frontière Ouest du parc d’Etosha, ce qui nous permet de faire quelques belles rencontres avec la faune sauvage (oréotragues, rapaces, girafes) et nous retraversons une barrière vétérinaire. Cette fois-ci, rien ne nous sera confisqué. Nous arrivons au camping en milieu d’après midi : celui-ci se situe juste au bord de la concession à 2km de la route. Cet endroit aura été un autre coup de cœur du voyage. Les emplacements sont très « nature » et très bien situés à proximité d’un poste d’observation sur une petite colline surplombant un point d’eau très fréquenté. En effet, nous sommes restés tout le restant de l’après midi à observer la faune venant s’abreuver à ce point d’eau et nous avons alors vu voir des damans, des babouins, des troupeaux de kudus, zèbres de Hartmann, girafes et élands du cap. Vraiment très beau ! Le soir, nous ne traînons pas trop pour prendre notre repas et tout ranger pour la tombée de la nuit car le gardien du camping nous indique que des lions rôdent depuis plusieurs jours dans les parages. Quelques jours auparavant, nous avions effectivement rencontré un couple de français qui nous avaient confirmé les avoir vus dans ce camping mais pour nous, pas de chance : nous ne les verrons pas, juste leurs traces.
Jeudi 12 Août
Nous partons à l’aube afin d’entrer dans le parc d’Etosha au plus tôt pour en profiter au maximum pendant cette journée. En suivant les conseils obtenus sur VoyageForum, nous décidons de « couper » par les pistes D3248 et D2695 qui longent la frontière sud du parc après Kamanjab. Ces pistes sont en assez bon état et les paysages intéressants mais la route reste assez longue (compter 3 bonnes heures pour arriver à Anderson Gate). Les pistes nous font traverser de nombreuses fermes et nous devons ouvrir et refermer derrière nous plusieurs fois les barrières délimitant les concessions. Arrivés vers 10h, nous allons directement au camp d’Okaukuejo pour payer les permis pour les 3 jours que nous avons prévu de passer à Etosha et prendre possession de notre emplacement de camping (www.nwr.com.na). L’hôtesse à l’accueil est d’une lenteur incroyable ! Nous étions heureusement en 2eme position dans la file d’attente mais le temps qu’elle s’occupe de nous, celle-ci grandie à vue d’œil. Nous aurons l’emplacement C28 (c’est donc numéroté !). Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce ne sera pas le plus beau camping du voyage. Beaucoup de monde, pas d’ombre, poussiéreux et pour ne rien arranger, il fait beaucoup de vent ce jour là. On pose notre matériel de camping, on mange et on repart donc pour toute l’après midi à visiter la partie Ouest du parc accessible aux touristes voyageant en individuel, c’est-à-dire jusqu’à Ozonjuitji M’Bari. Nous n’irons pas plus loin que Grünewald et la Ghost tree forest. Les paysages sont surprenants dans ce parc : très plat, très peu d’arbres et l’approche du grand pan asséché dévoile de bien jolies couleurs. La densité de faune n’est pas extraordinaire mais c’est quand même riche en espèces. Dans cette partie du parc (Grünewald-Okondeka-Gemsbokvlakte), nous verrons beaucoup de mangoustes fauves, d’outardes de Kori, d’écureuils terrestres, de rapaces ainsi que d’autres espèces « classiques » comme les oryx, girafes, autruches, gnous, springboks et autres zèbres (de Burchell cette fois-ci). Nous voyons également pas mal d’impalas et nous ne remarquons pas tout de suite que l’espèce présente à Etosha est différente de celle qu’on peut voir en Afrique du Sud ou au Kenya par exemple. En effet, il s’agit d’une sous espèce à front noir qui était apparemment en voie de disparition et qu’ils ont réussi à maintenir dans le parc. Nous ne verrons pas d’éléphants ni de gros chats mais en fin d’après midi, nous croiserons un couple d’otocyons. C’est toujours un réel plaisir que d’observer ces animaux si mignons. Nous rentrons au camp en fin de journée pour prendre une bonne douche après avoir manger pas mal de poussière avec tout ce vent qui heureusement tombe le soir, ce qui est bien agréable pour le repas auprès du feu. Après le diner, nous allons au point d’eau du camp dont nous avons lu beaucoup de bien sur VoyageForum. Effectivement, il est très bien aménagé avec éclairage puissant et barrière au plus près du point d’eau permettant d’observer au mieux la faune. Nous ne sommes pas seuls à contempler la scène, loin de là, et il faut jouer un peu des coudes pour prendre des photos. Dès notre arrivée, deux éléphants profitent du point d’eau et plusieurs chacals tournent autour. Ils seront rejoint un peu plus tard par des rhinocéros noirs : nous en verrons 4 en tout dans la soirée. Ce point d’eau est vraiment une réussite !
Vendredi 13 Août
Pendant la journée entière, nous visiterons la partie centrale du parc d’Etosha entre Okaukuejo et Halali. Cette partie se révèlera la zone la plus riche et la plus intéressante du parc lors de notre visite. Le matin, vers Gaseb, nous retrouvons le couple d’otocyons vu la veille. A Ondongab, nous verrons 2 hyènes qui se cachent dans l’entrée d’un terrier. Au plan d’eau d’Aus, nous assisterons à de belles interactions entre des girafes, autruches et un troupeau de bubales. Ce coin est très joli avec beaucoup de végétation. En continuant plus à l’Est vers Homob et Salvadora nous aurons droit à de splendides vues sur le pan et nous verrons encore beaucoup d’oryx et de zèbres. Au plan d’eau de Rietfontein, enfin un félin: un beau lion mâle qui se dore la pilule au soleil. Il est très près de la piste dans l’herbe rase, ce qui rend la prise de photos très aisée. Amusant de voir les springboks qui, pour aller s’abreuver, passent avec le regard inquiet devant le lion endormi. Nous nous arrêtons vers midi au camp d’Halali pour prendre possession de notre emplacement de camping. Cette fois-ci, pas de numéro : on se met où on veut. Nous irons manger sur la plateforme d’observation du plan d’eau d’Halali : à cette heure de la journée, pas grand chose à voir si ce n’est des Kudus et de nombreux oiseaux. On repart l’après midi toujours vers l’Est. Au plan d’eau de Goas, il y a des éléphants. Chouette ! Il y a également pas mal de voitures, ce qui nous intrigue, et un des conducteurs nous indique qu’il y a 2 lionnes à voir. Effectivement…mais très loin et couchées dans les herbes hautes. Impossible de prendre une photo. On ne reste pas trop longtemps et on repart en direction d’Okerfontein. Sur le chemin, on décide d’aller à Batia. Erreur : cette partie est assez inondée (on se demande pourquoi) et la piste passe plusieurs fois dans de l’eau stagnante, ce qui couvre de boue notre 4x4…pour ne rien voir finalement. Nous prenons ensuite la piste qui longe le pan jusqu’à Okerfontein. Cette piste est très scénique et riche en faune (oryx, zèbres, impalas, springboks etc…) et nous croisons 2 éléphants, dont un qui s’approche très près de la voiture (frisson). Arrivé à Okerfontein, une lionne est couchée dans l’herbe. Elle est très bien positionnée et on peut l’observer très facilement. Il se fait déjà tard et nous retournons sur Halali via le plan d’eau de Goas. Il y a encore plus de monde, voitures et animaux : éléphants, oiseaux, zèbres, les lions sont toujours au loin presqu’impossible à voir et il y a deux girafes qui sont en pleine parade amoureuse. Nous n’avons jamais vu d’accouplement de girafe et nous attendrons longtemps qu’elles passent à l’acte mais c’est déjà presque l’heure de la fermeture des camps et nous devons partir. Dommage ! Du fait de notre arrivée tardive au camp, nous mangeons de nuit, rapidement accompagnés de plusieurs ratels qui visitent tous les emplacements pour fouiller les poubelles en quête de restes de nourriture. Ces bestioles sont incroyables, sans aucune peur de nous et chipent tout ce qui reste à porter de leur mâchoire. Après le repas, nous allons au plan d’eau du camp. Il est plus petit que celui d’Okaukuejo mais tout aussi bien aménagé. On attend un petit quart d’heure et rapidement le spectacle commence, et quel spectacle !! Tout d’abord, plusieurs rhinocéros noirs dont une mère avec son petit. Ils sont très craintifs. Puis, sans aucun bruit, arrive un troupeau d’éléphants de tous âges. On en comptera 26, splendide ! Pendant que les éléphants boivent, se projettent de la boue ou jouent pour les plus jeunes, un rhinocéros arrive également puis peu après…un léopard ! C’est tout simplement incroyable : pendant quelques minutes nous aurons donc en même temps autour du plan d’eau éléphants, rhinos et léopard. Ce dernier reste toutefois un peu à l’écart et repart assez rapidement dans les bois. Quelle soirée ! Nous retournons dans la tente les yeux et la tête plein d’images.
Samedi 14 Août
Pour cette journée, nous avons prévu de visiter la partie Est du parc autour de Namutoni où nous passerons notre dernière nuit à Etosha. De bon matin nous nous dirigeons vers Goas où nous avions fait de belles rencontres la veille. Il y a beaucoup moins de voitures mais toujours autant d’animaux : des éléphants et une hyène qui déambule autour de l’eau puis se dirige droit sur nous (super pour les photos) pour disparaitre dans la forêt. Ensuite, nous continuons sur Okerfontein où nous verrons notre premier (et dernier) rhinocéros noir de jour. Il est assez loin mais avec une très bonne visibilité. Puis nous allons au point d’eau de Ngobib : rien, à part quelques autruches. Sur la piste du retour, de nombreux véhicules sont stationnés : c’est sûr, il doit y avoir quelque chose à voir ! Effectivement, une lionne avec ses 2 petits sont couchés dans l’herbe à l’ombre d’un arbuste. Cependant, l’herbe est haute à cet endroit et impossible de prendre une photo montrant autre chose que le dessus de leur tête. On reste longuement à les observer en espérant qu’ils se découvrent mais ils resteront immobiles tout le temps. Nous continuons alors notre route sur Namutoni et en chemin, nous nous arrêtons au point d’eau de Chudob où ici encore beaucoup d’animaux sont présents : girafes, gnous, springboks, zèbres…et élands du cap. Un immense essaim d’oiseaux virevolte au dessus du plan d’eau, ce qui est magnifique à regarder. On prend la dik-dik loop juste à coté de Namutoni, réputé pour y abriter des léopards mais nous ne verrons rien. Pour midi, nous prenons possession de notre emplacement qui est bien agréable avec du gazon (surprenant dans cette région plutôt aride) et ombragé. Après le repas, nous repartons vers le nord du parc : Twee Palms, Tsumcor jusqu’à Andoni Plain. Nous ne verrons pas grand-chose. Nous rebroussons chemin en prenant les pistes qui longent le pan. C’est un peu plus animé : zèbres, oryx, girafes, phacochères et...une hyène morte. Nous repassons au plan d’eau de Tsumcor et là, fantastique, on croise un impressionnant troupeau d’éléphants (peut-être une cinquantaine). Il y en a partout : devant, derrière, sur les cotés du 4x4. On n’en mène pas large. On coupe le moteur et attendons que toute la troupe passe son chemin pour regagner le camp à la fin de l’après midi. Des mangoustes rayées jouent sur le gazon à l’entrée du camping. Le soir après le repas nous allons au plan d’eau de Namutoni qui a l’inconvénient d’être assez loin des plateformes d’observation et en partie bouché par de hauts roseaux. Nous verrons 2 éléphants s’y désaltérer ainsi que des milliers de passereaux qui forment de véritables nuages en mouvement, ce qui est du plus bel effet avec le soleil couchant. Une fois la nuit tombée, tout s’arrête et nous ne verrons rien d’autre d’exceptionnel. Les jours passent mais ne se ressemblent pas...
Dimanche 15 Août
Nous nous levons très tôt dès le lever du jour car nous avons beaucoup de route jusqu’à Bagani dans la bande de Caprivi. Au cas où, on décide tout de même de refaire la dik-dik loop qui est juste à coté du camp. On ne voit rien au plan d’eau, ni sur la piste mais en retournant vers le camp, bingo, on tombe sur 4 lions : deux adultes et deux jeunes qui se reposent à deux pas de la route. Superbe rencontre pour cette fin de visite à Etosha. Il est déjà 7h30 et il est vraiment temps de quitter le parc pour la Bande de Caprivi.
Ces trois jours à Etosha auront été un bon souvenir. Les paysages sont très différents de ce qu’on avait pu voir dans les parcs Sud-Africains et si la densité de faune n’égale pas celle du Kruger ou d’Umfolozi, nous aurons vu toutefois de nombreuses espèces et de belles interactions aux différents points d’eau. Pas de léopard (de jour) ou de chasse mais n’en demandons pas trop. Nous n’aurons pas vu également de dik-dik Damara alors qu’ils sont normalement assez communs dans ce parc.
On quitte Etosha par la route C38 qui mène à la B1. On croisera plusieurs steenboks, kudus et…un couple de dik-dik Damara ! Evidemment, nos appareils photos sont rangés. Nous sommes maudits. Arrivés sur la route B1, nous coupons par les pistes D3001 et D3016 via Tsintsabis pour gagner en distance. Ces pistes sont toutes droites et en très bon état. Nous croisons ici encore de nombreux animaux : kudus, phacochères, autruches... Nous nous perdons un peu en arrivant sur Tsintsabis car il y a d’importants travaux de construction d’une route goudronnée jusqu’à Tsumeb et qui perturbent l’entrée du village. Arrivés sur la route B8 goudronnée, c’est de nouveau tout droit jusqu’à Rundu, sans trafic et monotone. Nous profitons de Rundu pour faire le plein d’essence et de nourriture puis nous continuons en direction de Divundu où la route reste désespérément rectiligne. Par contre, on s’ennui moins dans cette partie de la Namibie qui est beaucoup plus peuplée avec de nombreux villages tout en huttes de bois ainsi que des étals d’artisanat sur le bord de la route. Rien de bien folichon toutefois. A Divundu, on quitte la route goudronnée pour la piste en direction du Botswana et de la petite réserve de Mahango. Juste avant, nous bifurquons pour le Mahangu Safari Lodge en bordure de l’Okavango (www.mahangu.com.na) où nous passerons la nuit.
En se levant tôt il est tout à fait possible de faire Etosha-Bande de Caprivi dans la journée sans imprudence et en prenant son temps. Par contre, ne pas oublier que dans cette partie de la Namibie, on est à l’heure du Bostwana, soit une heure d’avance sur le reste du pays.
Le lodge est superbe et les emplacements de camping très bien situés en bordure de la rivière. Les blocs sanitaires sont nickel avec eau chaude. Il y a une petite piscine et plusieurs plateformes d’observation en hauteur pour les oiseaux. Par ailleurs, quelle vue sur la rivière ! On arrive à temps pour le boat cruise du soir. Je le recommande fortement. Pas cher (150N$/p) et on longe pendant 2h la partie Ouest du parc de Bwabwata bordant l’Okavango et qui s’avère très riche en faune. Lors de cette croisière, nous verrons des guibs harnachés, des crocodiles, beaucoup d’oiseaux dont les rares becs-en-ciseau d’Afrique (et de très près pour les photos) et des buffles. Le compte y est : nous aurons donc vu les big 5 en Namibie ! Au retour au lodge, nous décidons de prendre le repas dans leur restaurant. Très bon. La nuit dans la tente sera un peu fraiche avec l’humidité de la rivière toute proche et nous constaterons le lendemain qu’un hippopotame est passé à deux pas de notre tente sans rien entendre.
Lundi 16 Août
Le lever du jour nous révèle un beau spectacle depuis notre tente avec les volutes de vapeur de qui se dégagent de l’Okavango à la fraicheur du matin. Superbe. Comme à notre habitude, nous quittons le lodge très tôt le matin pour profiter au mieux de la petite réserve de Mahango. Une fois payé de le permis d’entrée (90N$ pour 2 personne) nous prenons la piste qui longe l’Okavango. Cette piste est très agréable avec de beaux paysages et de nombreuses avancées sur les rives de l’Okavango. Question animaux, c’est le festival d’oiseaux de toute sorte : rapaces, spatules, oies, ibis, bec-ouverts, calaos, blue waxbill, guêpiers etc…impossible de les citer tous. Pour les animaux plus gros, ce n’est pas le Pérou en ce début de matinée : on voit quelques zèbres, des impalas et des babouins et des cobes lechwe au loin mais rien de plus. Cette réserve est réputée pour abriter une grande population d’antilopes rouannes et d’hyppotragues : où sont-ils ? Nous continuons vers le site de picnic au pied d’un baobab immense. Nous arrivons déjà sur la piste principale qui mène au Botswana ; il est encore tôt et on décide de refaire la boucle. De nouveau à l’entrée on choisit finalement de prendre l’autre piste qui part vers l’intérieur de la réserve. Tout le monde nous déconseillait de la faire car très boisée et difficile d’y voir des animaux. Tant pis, on a du temps et on y va quand même. Après quelques centaines de mètres seulement, bingo, nous croisons un petit troupeau d’antilopes rouannes suivi par des zèbres. Ils doivent se diriger vers la rivière. Ces antilopes sont très belles : un cou énorme et de très grandes oreilles mais ils sont très farouches et disparaissent vite à l’approche de notre 4x4. Nous continuons vers le point d’eau qui se situe 10km plus loin. La piste n’est pas en très bon état mais nous croiserons zèbres, autruches (avec des petits), un cob des roseaux (il me semble) et des phacochères. Nous avons de la chance au point d’eau : plusieurs antilopes rouannes et un magnifique hyppotrague mâle à la belle robe noire foncée s’y désaltèrent. Quel spectacle ! Eh bien, nous avons bien fait de ne pas écouter les conseils. Après les avoir observé longuement jusqu’à ce qu’ils disparaissent dans la forêt, nous décidons de continuer sur la piste qui rejoint la route principale après 20km au lieu de rebrousser chemin. Le panneau indique pour 4x4 uniquement : pas de problème, on en a un…Ce sera notre baptême du feu, sable très profond + végétation très dense sur les 20km : horrible pour la conduite et rien à voir. Heureusement, on ne croise qu’un véhicule à la fin de la piste. Je ne sais pas comment on aurait fait si on s’était croisé avant. C’est une portion que je déconseille mais finalement très formateur pour nous pour Moremi et Chobe. Nous reprenons une nouvelle fois la piste qui borde l’Okavango : nous verrons 2 éléphants au loin, quelques damalisques sassaby et toujours autant d’oiseaux. Nous prenons le déjeuner sur le bord de la rivière puis nous quittons la Namibie pour le Botswana et la région du Panhandle.
Le passage de frontière à Mohembo est très facile et expéditif. Pour l’entrée au Botswana avec un 4x4 loué, nous prenons un double entry permit (160 Pula), ce qui nous permettra de gagner un peu d’argent pour nos prochaines entrées au Botswana. Nous nous arrêtons à Shakawe pour prendre des Pulas à l’ATM de la Barclays Bank. Très pratique. Puis nous poursuivons jusqu’au Drotsky’s Cabins, notre prochaine étape (www.drotskycabins.com).
Ce lodge et très bien fait : emplacements de camping spacieux et en bordure de l’Okavango, blocs sanitaires très propres et ils ont une magnifique plateforme d’observation sur l’Okavango. Nous nous renseignons sur les boat tours qu’ils organisent pour observer l’avifaune, n’étant pas fans de pêche : l’autre activité principale proposée par le lodge. Nous réservons un tour de 2h pour le soir en espérant voir la rare chouette pêcheuse de Pel car ils connaissent un lieu où elle chasse régulièrement. La ballade est riche en observations : hippopotames, crocodiles, varans et des milliers d’oiseaux (martins pêcheurs de diverses espèces, colonies de guêpiers écarlates ou à front blanc nichant sur les berges de la rivière, balbuzard pêcheurs, hérons, aigrettes, cigognes etc, etc…) mais nous ne verrons pas la fameuse chouette de Pel. C’est vraiment un superbe endroit et je remercie chaudement les internautes (Ericarole, Vinnylove…) de m’avoir fortement incité lors de la préparation du voyage de visiter cette partie du Botswana plutôt que de rester 2 nuits sur Mahango. Ce fut vraiment un bon conseil. Repas du soir pris autour du feu au bord de la rivière.
Mardi 17 Août
Nous repartons le lendemain matin pour une seconde ballade en bateau de 3h. Nous verrons toujours autant d’oiseaux que la veille dont des jabirus et des jeunes aigles pêcheurs au plumage bien moins caractéristique que les adultes. Au détour d’un méandre de la rivière, nous surprenons un hippopotame qui fera volteface violement pour plonger dans l’eau sous notre bateau. Petite frayeur et notre guide de mettre à fond les gaz pour échapper à l’animal. Quel souvenir ! Nous aurons également la chance de voir des loutres pendant cette balade. Tout d’abord, 2 individus nageant au milieu de l’Okavango puis au retour vers le lodge, une loutre peu timide se prélassant sur la berge de la rivière, ce qui nous a permis de bien l’observer. Encore de belles images pendant cette matinée dans le Panhandle.
Vers 11h, nous reprenons la route pour la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Mohembo toujours aussi facile. Arrêt technique à Divundu pour prendre de l’essence et pour la première fois, problème : il n’y en a plus ! Nous sommes loin d’être à sec alors nous ne sommes pas inquiets et on se dit qu’il y en aura bien à Katima Mulilo. La traversée de l’Okavango se fait sur un pont bien étroit puis la route B8 traverse en ligne droite le parc Bwabwata sur 200km. Les nombreux panneaux indiquant la présence possible d’éléphants nous font ralentir l’allure mais nous n’en verrons aucun. Arrivés à Kongola, nous allons directement à la première station pour prendre de l’essence et se rassurer. Nous retournons un peu sur nos pas pour prendre la piste qui mène au Mazambala Island Lodge (www.mazambala.com) situé sur les rives de la rivière Kwando (qui devient Linyanti plus au sud et enfin Chobe vers Kasane). Le lodge est situé sur une presqu’île que nous ne pouvons atteindre en voiture cette année car le niveau du Kwando est trop haut mais le camping, lui, reste accessible. Le camping est très basique (mais il y a quand même de l’eau chaude dans les douches) et les emplacements sont idéalement situés en bordure de rivière : encore un site magnifique. Nous y sommes en fin d’après midi et après renseignement, il y a un boat tour qui est prévu de 17h jusqu’au coucher du soleil pour observer la faune dans cette partie du Kwando. C’est assez cher (250N$/p) et ma femme n’est pas très emballée, ayant déjà fait un boat tour le matin même. J’insiste et on y va. Finalement, nous ne serons que deux sur le bateau et très rapidement, on ne regrette pas notre décision. En effet, notre guide est très sympa et pas avare d’explication sur la flore et la faune que l’on rencontre, et quelle faune ! C’est très riche dans cette zone qui fait frontière avec la partie Est du parc de Bwabwata. Nous verrons de très près de nombreux cobes lechwe, crocodiles et hippopotames, des guibs harnachés, des babouins, kudus et impalas ainsi qu’un troupeau d’éléphants s’abreuvant et jouant sur les rives du Kwando. Vraiment très chouette à regarder.
Le repas du soir au bord de l’eau avec tous les oiseaux sera également mémorable malgré les nombreux moustiques. Heureusement nous avions commencé notre traitement anti paludéen – Lariam - à l’approche de la bande de Caprivi. Nous ne trainons pas trop dehors le soir car nous entendons des hippopotames qui ne semblent pas être loin. Effectivement, une fois dans la tente, nous les apercevons passer tranquillement juste devant notre emplacement. Le son de milliers de grenouilles et autres insectes nous bercera pendant toute la nuit.
Mercredi 18 Août
Ce matin, on ne traine pas pour replier la tente car nous avons beaucoup de route et deux passages de frontière pour rejoindre notre prochaine étape : Victoria Falls pour visiter les chutes coté Zimbabwe. Nous avions longuement hésité entre Zambie et Zimbabwe pour réserver l’hébergement et visiter les chutes. Le trajet semblait beaucoup plus simple coté Zambie (un seul passage de douane à Katima Mulilo) ; de plus, nous avions des infos contradictoires et peu encourageantes pour le passage de la frontière au Zimbabwe avec une voiture de location. Mais plusieurs personnes, Ericarole en tête, avaient bien insisté : « il faut absolument voir les chutes coté Zimbabwe ». Nous avons donc suivi ces conseils et on a bien fait, même si cela a été un peu rock-n-roll.
Comme pour Mohembo, le passage de la frontière Namibie-Bostwana à Ngoma fut une simple formalité. Avec le double entry permit, nous n’avons rien eu à payer cette fois-ci. Le pont sur la rivière Chobe offre par ailleurs de superbes vues et un premier aperçu de la richesse de la faune. Par contre, il y a une barrière vétérinaire où on nous demande d’ouvrir le frigo. Pas de problème, on avait prévu le coup et nous n’avions pas de viande fraiche mais à Ngoma, le biltong ne passe pas ! Et pourquoi donc ? Les autres fois, c’était ok mais là rien à faire, on nous embarque tout notre biltong. Grrr…ce ne sera pas perdu pour tout le monde ! Dès que l’on entre dans la réserve de Chobe par la route principale qui va jusqu’à Kasane, on est mis dans l’ambiance avec les nombreux animaux qu’on croise : buffles, kudus et éléphants !
Nous arrivons à Kasane puis avec un peu d’appréhension nous nous dirigeons vers le poste de frontière de Kazungula pour le Zimbabwe. Finalement, cela se passera très bien : pas du tout folklore africain. A la douance, un premier guichet pour payer les VISA (30US$/p) puis un second guichet pour les taxes véhicule. Pour notre Toyota Ilux 2.7i essence: 55US$ de taxe carbone et autres + 50US$ pour une assurance obligatoire valable 1 mois. Pour chaque paiement (en cash et US$ uniquement), nous recevons un imprimé officiel avec tampons etc... En 30 minutes, le passage de la frontière est réglé. Cela nous est revenu en tout à 165US$, donc moins cher qu'en passant par un TO local à Kasane (50US$/p/trajet soit 200US$ pour nous deux). En discutant avec les locaux, il semble que les autorités du Zimbabwe cherchent à améliorer les choses pour faire revenir les touristes dans le pays. Enfin, pas tant que cela tout de même. Voyez plutôt : 5km après la frontière, il y a un barrage de police où ils arrêtent tous les véhicules. Nos papiers de douane étaient bien en règle (ouf) mais un policier nous fait remarquer que nous n’avons pas de déflecteur blanc à l’avant du notre 4x4, ce qui est apparemment contre la loi au Zimbabwe. Ah bon ? Cela fera 10US$ d’amende et on devra en acheter à Victoria Falls (1US$). Je peste contre le loueur ! Ensuite, il faut faire très attention aux limitations de vitesse. On l’apprendra plus tard mais il faut savoir qu’un contrôle radar est régulièrement mis en place à l’entrée de la ville. Ce jour là, il était là et on tombe dans le panneau : nous étions à 90km/h pour une limite à 80km/h. Re-police et re-amende : 50US$ ! Je peste contre moi-même cette fois-ci. Nous arrivons à destination vers 13h, passablement énervés et amputés de 226US$. Un guide sud africain nous indiquera l’astuce : si possible, toujours suivre un autre véhicule (surtout les bus des TO) quand on roule au Zimbabwe.
Nous prenons possession de notre bungalow au Victoria Falls Rest Camp (www.vicfallsrestcamp.com). Celui-ci s’avère bien défraichi et moyennement propre. Les blocs sanitaires sont par ailleurs très sales. Ce sera notre plus mauvais hébergement pendant tout ce voyage.
On se requinque pendant le repas de midi puis nous allons visiter les chutes…à pied car je ne veux plus prendre la voiture pour éviter une autre amende ! L’entrée du parc n’est d’ailleurs qu’à 2km. Sur le chemin, de nombreux vendeurs insistent pour nous vendre pour des sommes dérisoires de l’artisanat (assez joli d’ailleurs par rapport à ce qu’on a pu voir en Namibie) ou des anciens billets de 25 milliards ou 10 trillions de dollars zimbabwéens : sombre souvenir de la période d’inflation exponentielle qu’a connu le pays avant d’abandonner leur monnaie pour les US$. On sent la pauvreté qui existe encore dans ce pays.
Il faut maintenant débourser 30US$/p pour la visite des chutes. La végétation est de type forêt humide, bien différente de ce qu’on a pu voir jusqu’alors. Les différents points de vue aménagés sur les chutes sont splendides, tous aussi impressionnant les uns que les autres. Cette année en Août, les chutes sont encore grosses en on s’en prend plein la figure. Difficile de filmer ou prendre une photo sans une goutte d’eau sur l’objectif. Danger point est particulièrement glissant mais la vue est à couper le souffle. Devil’s cataract est également impressionnante. Tous ces embruns créent des effets d’arcs-en-ciel superbes. Nous avons dépensé beaucoup de dollars aujourd’hui mais la visite des chutes est vraiment un moment fort du voyage.
Nous n'avons pas visité les chutes coté Zambie mais nous sommes allés sur le pont qui enjambe les gorges (impressionnant, je recommande). C'est gratuit : on vous donne à la douane un coupon "laisser passer" pour la visite du pont qui est une sorte de zone franche entre Zambie et Zimbabwe. Par contre, pour visiter les chutes coté Zambie, il faut passer le poste de douane et donc payer le VISA d'entrée en Zambie. Il faut surtout demander qu'ils ne vous mettent pas de tampon car au retour à la douane du Zimbabwe, ils vérifient les passeports et s’ils voient que vous êtes allés en Zambie ils vous demandent de payer un VISA double entrée qui est plus cher que celui payé à Kazungula. Apparemment le truc marche pour ne pas payer de supplément mais on n'a pas essayé.
Après le pont, il nous reste encore du temps pour aller voir les gorges et le point de vue situé non loin du renommé Victoria Falls Hotel. Un policier nous accompagne pour y aller (c’est rassurant !) dixit pour nous éviter le harcèlement des vendeurs. Le point de vue est magnifique mais il y a des câbles partout (pour les tyroliennes et autres activités fortes en adrénaline), ce qui n’est pas terrible pour faire des photos « nature ». Nous traversons le Victoria Falls Hotel, majestueux et luxueux. C’est à la fois impressionnant mais gênant toute cette richesse dans un pays aussi pauvre.
Pour le soir, nous décidons de manger au restaurant du camp qui est très bon et autre bonne nouvelle : très bon marché. Cela fait du bien au porte monnaie après tout ce qu’on a dépensé cette journée.
Jeudi 19 Août
Nous nous renseignons pour un survol des chutes en avion mais les prix proposés sont trop élevés pour nous. Nous repartons donc pour le Botswana et cette fois-ci, on reste bien en dessous des 80km/h ! Le passage à la frontière se fait sans soucis mais comme nous entrons déjà pour la 3eme fois au Botswana, le double entry permit n’est plus valable dans sa totalité et nous devons payer la partie Road Permit pour 45Pulas de plus. De retour à Kasane, nous allons directement à notre lodge (www.kubulodge.net) pour s’installer à notre emplacement de camping (bien équipé avec prises électriques et lumière, les sanitaires sont très propres et il y a même une petite piscine réservée pour les campeurs). Nous réservons avec eux un boat cruise sur la rivière Chobe pour l’après midi (départ à 15h). Nous profitons du temps qu’il nous reste pour faire le plein de provisions aux supermarchés très bien achalandés de Kasane (le Spar est particulièrement bien fourni). Nous voulons également faire le plein d’essence mais aucune station sur Kasane n’a de sans plomb ce jour-là ! Notre niveau d’essence est encore bon et on espère que cela ira pour les 2 jours prochains que nous devons passer dans le parc national de Chobe. Nous attendons 15h dans les jardins du Kubu Lodge près de la rivière où de nombreuses mangoustes rayées déambulent. A l’heure prévue, un 4x4 nous emmène à l’embarcadère où nous attend le bateau qui travaille avec le lodge et là bonne surprise : nous ne serons que les deux avec le guide. Super ! Cette croisière est un must : aussitôt passé le poste de contrôle « fluvial » pour entrer dans le parc, on est frappé par la richesse de la faune sauvage qui règne dans cette partie du Botswana. Outre de très nombreux oiseaux (martins pêcheurs de toute sorte, bec-ouverts, hérons, becs en ciseau d’Afrique, aigles pêcheurs etc…), nous verrons de très près et avec un autre perspective que depuis notre 4x4, de nombreux crocodiles, varans, hippopotames (dont des petits tout rigolo) mais également de grands troupeaux de buffles ainsi que des impalas et cobes de lechwe. Nous aurons la chance de voir plusieurs pukus (d’assez loin tout de même) : cela sera la seule fois pendant notre séjour dans la région. Le plus impressionnant pendant cette croisière restera le nombre d’éléphants. Il y en a des centaines, à chaque méandre de la rivière, qui viennent s’abreuver et se couvrir de boue. Je n’en ai jamais vu autant de ma vie. Voir les éléphanteaux jouer et s’ébrouer dans la boue épaisse puis avoir toutes les difficultés à s’en sortir sans l’aide des plus grands est particulièrement amusant. Le boat cruise durera jusqu’au coucher du soleil et avec de telles observations, on ne voit vraiment pas le temps passer. C’est une excursion ne manquer sous aucun prétexte ! Seul bémol : on est loin d’être seul et quelques fois, c’est presque l’embouteillage sur la rivière. Notre bateau était petit, ce qui nous a permis de s’isoler et voir en toute tranquillité certains animaux dans les petits méandres peu profonds de la rivière où les plus gros bateaux ne pouvaient pas aller. Essayez de vous renseigner avant de réserver sur le type de bateau proposé dans la prestation. Le soir, nous prendrons notre repas sur le qui vive en nous assurant que les babouins ne s’approchent pas trop près. Il y a également des gardiens qui resteront toute la nuit dans le camping car on nous explique que les vols dans les zones touristiques du Botswana sont en pleine recrudescence. Nous aurons droit à ces gardiens dans tous les autres campings fait par la suite au Botswana. Ce n’est guère rassurant pour l’avenir.
Vendredi 20 Août
Nous partons du lodge au plus tôt pour profiter au mieux de notre journée dans le parc national de Chobe (partie river front). Au passage, on s’arrête à nouveau dans une station d’essence mais toujours pas de sans plomb. Gloups ! On espère qu’ils en auront dans 2 jours qu’on on sortira du parc.
Nous arrivons à Sedudu Gate vers 7h30 où nous allons payer nos permis d’entrée et montrer notre réservation au camp d’Ihaha pour le soir. Nous avions entendu que depuis peu les permis ne pouvaient plus être pris aux entrées des parcs au Botswana mais seulement dans les bureaux du DWNP. A Kasane, les bureaux sont en fait à la porte de Sedudu. Nous prenons alors en même temps les permis pour Moremi que nous visiterons plus tard. Cela fait en tout une belle petite somme.
Un mot sur la gestion des parcs au Botswana (permis et réservations des campings public) car c’est assez compliqué depuis 2009 quand le Département des Parcs Nationaux (DWNP) a changé les règles et commencé à privatiser les campings. Quand nous avions fait nos réservations, les camps d’Ihaha à Chobe et Xakanaxa à Moremi étaient encore gérés par le DWNP mais maintenant il faut contacter Kwalate Safaris (pour les camps South Gate, Xakanaxa, Ihaha, Khumaga, Njuca Hills) : P.O Box 2280, Gaborone, Botswana, Tel: +267 686 1448 ; Fax: +267 686 1448; Cell: +267 71308283 / 71307435, kwalatesafari@gmail.com.
Pour le camp de North Gate à Moremi, il faut contacter Mapula Lodge (pour les camps North Gate, Savuti, Linyanti), Tel : +267 6865366 / 6865365, Fax: +267 6865367, sklcamps@botsnet.bw ou mapulalodge@info.bw (www.mapulalodge.com). Pour 3rd bridge (que nous n’avons pas réussi à avoir), il faut contacter Xomae Group (pour les camps 3rd Bridge, Nxai Pan, Baines Baobabs ) ; Tel/Fax + 267 6862221, Cell +267 73862221 ; xomaesites@botsnet.bw (www.xomaesites.com). En conclusion, vous réservez et payez les campings directement avec ces prestataires et les permis sont à payer aux bureaux DWNP à Maun, Gaborone ou Kasane (Sedudu Gate) (dwnp.parrogabs@gov.bw).
Nous dégonflons les pneus à 1.7bars. Une fois la gate passée, la piste rejoint à travers bois les rives de la rivière Chobe. Il y a de nombreuses pistes mais c’est assez facile pour se repérer. Typiquement, il y a celles qui bordent la rivière de près, la piste principale un peu plus en hauteur et plusieurs pistes qui s’enfoncent à l’intérieur du parc dans de petites vallées. Pendant les 2 jours passés au Chobe river front, nous avons pris plusieurs fois les pistes intérieures et à chaque fois on n’a rien vu du tout (hormis des éléphants) : la végétation est en fait assez dense, la visibilité pas terrible et de toute façon, il y a tellement de choses à voir au bord de la rivière que j’ai trouvé ces pistes assez décevantes.
L’état des pistes est très aléatoire au river front : cela va de la belle piste bien dure aux pistes défoncées quand on cherche à passer dans les zones non inondées aux abords de la rivière et aux pistes avec du sable bien mou et très profond. En voulant laisser passer un 4x4 venant vers nous sur la piste principale, je me suis bien ensablé comme un débutant en essayant de changer d’ornières. Sans même avoir eu le temps de se faire du souci que 5 minutes plus tard un camion (en fait un bus scolaire avec des dizaines d’enfants sur la benne arrière !) venait nous désensabler en tirant notre 4x4 avec notre corde (qui cassera pendant l’opération). La honte quand même ! Avec la corde cassée, nous ne nous sommes plus trop aventurés sur les petites pistes secondaires et isolées pour le reste de notre séjour dans le parc.
Pour cette première journée, nous avons vu quelques hyppotragues noirs, un guib harnaché, des antilopes rouannes, de nombreux buffles avec quelques beaux troupeaux, des zèbres, des impalas, des hippopotames, une curie de vautours sur une carcasse, de nombreux oiseaux et 4 lionnes. Celles-ci étaient allongées sous un arbre près de la rivière, bien à l’ombre et on a presque failli les louper car nous regardions surtout coté rivière où il y a toujours quelque chose à voir. Toujours aussi impressionnant, c’est le nombre incroyable d’éléphants qui viennent se désaltérer en fin d’après midi. Nous en aurons vu des centaines. C’est très impressionnant et même assez flippant quand ils passent devant la voiture ou bloquent les pistes. Il n’y alors qu’à attendre qu’ils libèrent le chemin n’ayant jamais osé forcer le passage (comme on a vu d’autres le faire). Nous verrons même un jeune éléphant mort sur le bord d’une piste secondaire. Si la diversité des oiseaux est indéniable dans ce parc, j’ai trouvé que c’était moins marquant pour les mammifères.
Pour le soir, nous avons dormis dans le camp d’Ihaha. C’est un site vraiment génial, un de mes coups de cœur, au milieu de la nature sauvage auprès de la rivière où les hippopotames et les éléphants n’étaient jamais bien loin. Le coucher de soleil avec les pêcheurs en toile de fond était splendide. Les blocs sanitaires étaient refaits à neuf et d’une propreté irréprochable. Pour le repas du soir, nous n’avons pas trop trainé et nous étions dans la tente dès la nuit tombée. Nous avions laissé les fenêtres ouvertes au cas où des animaux seraient passés devant notre tente mais nous n’avons rien vu. Par contre, une famille de babouins est restée dans un arbre derrière notre tente et nous avons eu droit à un concert de grognements et de cris pendant toute la nuit.
Samedi 21 Août
Le réveil avec la tente ouverte sur la rivière est un grand moment : déjà les hippopotames sont là. Le drive du matin sera assez calme. Nous verrons tout de même un petit groupe d’antilopes rouannes ainsi que des cobes à croissant : les premiers qu’on voit au Botswana. Comme la veille, nous observons un autre attroupement de vautours autour d’une carcasse : c’est assez impressionnant de voir comme ils se battent pour manger ce qu’il en reste. Par contre, toujours pas de prédateurs dans les parages. Nous essayons diverses pistes sans trop de succès et en début d’après midi, les passagers d’un 4x4 nous indiquent où un léopard fait la sieste dans le bush. Super ! Belle observation, cela sera le seul félin que nous verrons de la journée. Pas de lions ce jour là en effet. Nous croiserons plus tard dans l’après midi de nombreux hyppotragues noirs ainsi que quelques chacals mais d’assez loin. Comme d’habitude, des éléphants en très grand nombre traversent le parc en fin de journée en direction de la rivière où ils se regroupent par centaines pour boire ou se couvrir de boue contre les parasites. De belles opportunités de photos et à force d’en voir, je gère un peu mieux mon stress quand ils s’approchent de près de notre véhicule.
La fin de journée approche et on se dirige vers la sortie coté Sedudu Gate. Ces 2 jours passés au Chobe river front auront été riches en observations de la faune sauvage, très variée et avec un nombre vraiment impressionnant d’éléphants (c’est ce qui m’aura marqué le plus). Les paysages et les vues sur la rivière sont magnifiques et le camp d’Ihaha est vraiment idéalement situé. Un très bon souvenir.
De retour à Kasane, on file droit vers une station d’essence car le niveau commence à être vraiment bas et bonne nouvelle, ils ont de nouveau de l’essence sans plomb ! On fait donc le plein et on regonfle les pneus. On cherche également une nouvelle corde puisque la nôtre est inutilisable mais il est trop tard et les garages sont déjà fermés. Nous dormirons à nouveau au camping du Kubu Lodge pour la nuit (www.kubulodge.net).
Dimanche 22 Août
Nous quittons le camping dès 6h30 car nous avons beaucoup de route à faire. En effet, il nous a été impossible d’avoir une place de disponible dans le camp de Savuti pour la fin Août et comme nous avions lu sur divers sites qu’il était très long et assez périlleux de faire dans la journée la piste entre Kasane et North Gate Camp à Moremi alors l’autre option était de rejoindre Moremi par la route goudronnée via Nata, Gweta et Maun mais cela rallonge considérablement (environ 600km). Quand je vois ce qu’ont vécu Pierre77N et Ericarole cette année sur Savuti/Linyanti (casse et routes inondées), je me dis qu’on a bien fait d’être prudent étant donné qu’on voyageait seul. Par ailleurs, nous avions lu que la route entre Kasane et Nata, bien que goudronnée, était en très mauvais état avec d’innombrables nids de poule qui limitaient fortement la vitesse maxi. Nous avions donc prévu une halte vers Gweta au Planet Baobab (www.unchartedafrica.com).
En fait, il s’est avéré que la route entre Kasane et Mpandametanga (100km) est en très bon état, large et très roulante. Elle passe par ailleurs près des limites du parc Chobe et nous avons vu de nombreux animaux en début de matinée : steenboks, kudus, autruches et éléphants. C’est très sympa de conduire et observer en même temps tous ces animaux. Il y a également une barrière vétérinaire qu’on n’avait pas vu sur la carte et avec les provisions faites à Kasane on craint le pire mais cette fois-ci, le biltong et le poulet passe mais pas les saucisses…que je dois jeter au feu sur place. Ensuite, la route qui continue jusqu’à Nata (200km) a été réparée : tous les nids de poule ont été bouchés. De plus, ils sont en train de l’agrandir et de belles portions toutes neuves sont déjà en service. Les travaux devraient être finis pour toute la section Kasane-Nata d’ici 2 ans apparemment. Du coup, nous étions à Gweta vers 11h !
Nous avons alors décidé de pousser jusqu’au Nxai Pan National Park pour visiter la partie de Baines Baobab. Arrivés à l’entrée du parc, bonne nouvelle, nous pouvons prendre les permis sur place. La piste jusqu’à Baines Baobab est en tôle ondulée sur une bonne partie du trajet mais pas trop difficile. Nous arrivons sur site pile poil pour le déjeuner. Quel site : ces énormes Baobabs au pied d’un grand pan asséché sont magnifiques ! Nous profitons de l’ombre de ces géants pour manger à l’abri du soleil qui cogne fort et nous nous baladons un peu sur le pan pour profiter de la vue. C’est très étonnant comme paysage.
Finalement, comme nous sommes déjà à plus de 80km de Gweta et seulement à 130km de Maun, on décide de ne pas dormir au Planet Baobab (tant pis pour la réservation déjà payée) et d’aller directement à Maun afin d’avoir plus de temps pour Moremi le lendemain.
Nous arrivons à Maun en fin d’après midi avec suffisamment de temps pour se préparer pour nos 4 prochains jours dans le parc de Moremi et faire le plein de provisions et d’essence. Mais c’est Dimanche et comme les garages sont tous fermés, nous devrons attendre le lendemain matin pour acheter cette maudite corde qui nous manque. Pas question de conduire dans Moremi sans elle.
Nous dormirons au camping du Sedia Riverside Hotel à 10km au Nord de Maun (www.sediahotel.com). Les emplacements et les sanitaires sont corrects mais ce n’est clairement pas le camping le plus beau du Botwsana. Par contre, les prix sont bas : 30Pulas par personne.
Lundi 23 Août (journée noire)
Après avoir trouvé (enfin !) une corde dans un garage de Maun, nous nous dirigeons vers Moremi. La route est d’abord goudronnée jusqu’au village de Shorobe puis se transforme en piste assez roulante jusqu’à une barrière vétérinaire (Buffalo Gate). Dans ce sens, on peut tout passer en nourriture mais pour le retour sur Maun il faut que toute la viande et les produits laitiers soient mangés sinon ils les confisquent. Juste après la barrière, la piste se divise en deux : une en direction de Savuti, l’autre pour Moremi. C’est très bien indiqué avec un grand panneau. On passe ensuite devant le camping de Kaziikini réputé auprès des self-drivers et qui lui aussi est très bien indiqué. On est déjà en pleine région sauvage avec pas mal d’animaux : girafes, impalas, zèbres et nous tombons sur 2 lions qui mangent une proie. Quelle chance ! et tout cela avant même d’atteindre l’entrée Sud de Moremi (Maqwee Gate). On se dit alors que ça va être le festival à l’intérieur. A South Gate, on montre nos réservations de camping ainsi que les permis payés à l’avance. Les rangers nous indiquent les régions du parc visitables et les pistes à éviter car Moremi est encore bien inondé et de grandes portions ne sont pas franchissables. Voyageant seuls avec notre 4x4 Toyota Ilux, ils nous expliquent par exemple que nous ne pourrons pas rejoindre Xakanaxa depuis Kwai par la piste du nord car celle-ci est trop inondée et que nous devrons faire le détour par South Gate. Mince ! Comme nous avons 2 nuits de prévu au camp de North Gate/Kwai avant Xakanaxa cela ne va pas être pratique.
Nous prenons la piste qui part plein Nord vers North Gate. Elle est large mais avec du sable assez profond. Après seulement quelques km parcourus, un gros bruit sous la voiture et on s’arrête immédiatement. Panique ! Quel est le problème ? En fait, une plaque de protection du différentiel du pont avant du 4x4 s’est cassé et en se déformant, se met à frotter le sol violemment. On sort les outils, élève la voiture autant que possible avec le cric et allongé sous la voiture, j’essais d’enlever cette plaque pour la remettre d’aplomb mais impossible. Après 2h de tentative, j’abandonne et on se rend à l’évidence : on doit retourner à Maun pour réparer car il est impossible de continuer comme cela dans Moremi. Quelle frustration, j’en aurais pleuré ! Retour donc à Maun mais au pas pour éviter de tout abimer même si j’ai pu redresser un peu la plaque. Comme on doit repasser la barrière vétérinaire on cache toute la nourriture dans nos sacs pour éviter la confiscation : on ne va pas en plus racheter de la viande !
Au garage Toyota de Maun, ils n’ont évidemment pas cette pièce en rechange mais ils me disent qu’ils devraient pouvoir réparer. Effectivement, après 1h30 de découpe, redressage et soudage, tout est remis en place. Bon boulot mais il est déjà 16h : trop tard pour rejoindre le camping de North Gate avant la fermeture. Bilan de la journée : 450Pulas de réparation, une journée et une nuit perdues à Moremi…mais on est dépanné. Nous repassons une nuit au camping du Sedia Hotel (www.sediahotel.com).
Mardi 24 Août
Nous repartons pour Moremi. Va-t-on enfin réussir à visiter ce parc ?
Contrairement à la veille, nous ne verrons rien d’exceptionnel sur le chemin jusqu’à Maqwee Gate. Une fois dans le parc, nous consacrerons toute la journée à visiter la région Nord du Moremi le long de la rivière Kwai. C’est effectivement bien inondé et de nombreuses pistes longeant la rivière sont impraticables. Toutefois, nous ne tentons pas le diable étant donné que nous sommes seuls et qu’on ne croise pas beaucoup de véhicule alors on fait vite demi tour dès que nous ne sommes pas sûr de ce qu’il y a à traverser. La piste Nord en direction de Xakanaxa est par contre entièrement recouverte d’eau peu après Dombo Hippo Pools. Les paysages sont superbes et les nombreuses pistes offrent de magnifique vues sur la rivière. Nous voyons beaucoup d’oiseaux mais curieusement et contrairement à ce que nous avions pu lire dans divers carnets de voyage, la densité de faune est très faible. Pendant toute cette journée, nous verrons très peu d’animaux hormis des cobes de lechwe et vers la fin de l’après midi quelques éléphants de taille assez impressionnante. Un éléphant viendra se planter littéralement devant notre 4x4 pendant de longues minutes en nous regardant bien fixement avant de repartir tranquillement dans la forêt. On n’en mène pas large et on n’a même pas la présence d’esprit de prendre des photos. Malgré cette rencontre inoubliable, la journée reste au final assez décevante par le peu d’animaux et d’espèces rencontrés.
Nous rentrons au camp de North Gate (www.mapulalodge.com) vers 16h30. Les emplacements sont bien situés en lisière de forêt et les douches sont impeccables. Un des aspects positifs de la privatisation des camps aura été au moins de remettre à neuf les blocs sanitaires. Les anciens sont encore debout et il n’y a pas photo. Pendant le repas du soir, on fait attention aux nombreux babouins qui ne trainent pas très loin. Juste après avoir fini de manger, on remarque 3 éléphants qui passent le long des blocs sanitaires…et se dirigent droit vers notre emplacement ! Ils vont rester ainsi un bon moment à manger à 5m de la voiture. C’est vraiment impressionnant ! Nous essayons de prendre quelques photos mais la nuit tombe vite à cette heure tardive. On ne tarde pas trop à monter dans la tente pour ne pas se retrouver nez à nez avec les pachydermes. Dans la nuit, comme nous avions laissé les fenêtres ouvertes avec les moustiquaires, nous verrons 2 hyènes passer sans s’arrêter au pied de notre tente puis un autre éléphant manger les feuilles de l’arbre sous lequel nous étions. Difficile de faire plus près ! Incroyable, on en verra plus cette nuit que pendant toute la journée !
Mercredi 25 Août
Pour cette journée, nous visitons la région de Xakanaxa. Comme la piste Nord est bloquée, le long détour par South Gate nous fait perdre pas mal de temps le matin. Les paysages aux alentours de Xakanaxa sont très différents de ceux de Kwai mais c’est toujours aussi beau…et inondé. Impossible d’aller sur Dead Tree Island par exemple. La piste au niveau de 4th Bridge est également sous les eaux mais franchissable d’après les rangers. Sur place, on attend quand même que les experts passent (Sud Africains et TO) pour bien repérer les pièges à éviter et ne pas s’embourber. Une fois qu’on a compris comment faire, c’est en fait assez facile. La région vers Third Bridge camp est plus sèche et la végétation plus proche de la savane que de la forêt.
En ce qui concerne les animaux, c’est toujours assez pauvre mais tout de même mieux que la veille. Il y a toujours autant de cobes lechwe et nous verrons également quelques girafes, zèbres, impalas, hippopotames, vervets et éléphants mais rien de bien extraordinaire. Pas un seul buffle à l’horizon malgré toute cette eau ! Nous verrons tout de même un couple de lions à deux pas de Third Bridge camp. Cette journée encore, s’il n’y avait pas la diversité des paysages et les nombreuses espèces d’oiseaux observées, cela resterait bien décevant. Devenons-nous trop difficile ?
Le camp de Xakanaxa où nous passerons la nuit (kwalatesafari@gmail.com) est magnifique. Idéalement situé sur une sorte de presqu’île entourée par les eaux. De nombreux écureuils se baladent dans les emplacements et le coucher de soleil sur les roseaux qui entourent le camp est superbe. Un autre coup de cœur. Et comme à North Gate, les blocs sanitaires sont très propres. Nous ne verrons rien de spécial la nuit mais n’en demandons pas trop.
Jeudi 26 Aôut
Pour la dernière journée à Moremi, nous consacrons les visites à Mboma Island et la région de Bodumatau. En passant Third Bridge camp, on cherche les lions aperçus la veille mais ils n’y sont plus. La longue piste qui fait la boucle autour de Mboma Island est très belle mais le sable profond et certaines portions sont assez difficiles à négocier mais on ne s’enlisera aucune fois. Cette partie est un peu plus riche en animaux : encore et toujours des cobes de lechwe, zèbres, bubales, phacochères, girafes, mangoustes, divers oiseaux, 2 chacals surpris au détour d’un virage et de nombreux éléphants. Deux scènes resteront dans ma mémoire. Pour la première: un bébé éléphant dormait aux pieds de sa mère au beau milieu de la piste très étroite et entourée d’arbres à cet endroit. Impossible de passer ailleurs et pas question de forcer le passage car la mère nous fait comprendre qu’il ne faut pas s’approcher. On coupe le moteur et on attend alors que le petit se réveille et se lève, ce qui fait bouger la mère et libère la piste. Deuxième scène un peu plus loin : alors que je « jaugeais » un éléphant qui mangeait au bord de la piste pour savoir si je pouvais passer, je ne remarque pas un autre qui avance à grand pas et s’arrête au pied d’un palmier devant la voiture. Il reste immobile quelques secondes et tout à coup, donne 2 violents coups de tête dans le tronc pour tenter de le casser puis repart comme si de rien n’était. Je ne m’y attendais pas et trouve la scène particulièrement drôle. Nous continuons la piste et passons 2nd et 1st bridges, plus faciles à franchir et nous allons explorer la région de Bodumatau. C’est de nouveau très inondé mais nous y verrons de grands troupeaux de gnous, impalas, zèbres, damalisques sassaby et éléphants. Les zones où sont passés les troupeaux d’éléphants sont bien ravagés, c’est assez impressionnant à voir et inquiétant à la fois. On se demande ce qu’il se passerait si on se retrouvait au beau milieu du passage d’un de ces troupeaux. Les hippopotames sont également en nombre et nous verrons quelques bucorves. Ce sera la partie de Moremi où nous verrons le plus d’animaux…mais toujours aucun gros chat !
En fin d’après midi, il est grand temps de retourner vers South Gate puis Maun que nous atteindrons seulement la nuit tombée. Nous dormirons à Audi Camp (www.okavangocamp.com). La déco des blocs sanitaires est particulièrement réussie mais les emplacements ne sont pas très jolis et assez petits. On est un peu entassés d’autant plus qu’il est bien complet.
Vendredi 27 Août
Notre voyage au Botswana touche bientôt à sa fin et c’est un peu triste que nous quittons la région du delta de l’Okavango pour rejoindre la Namibie et notre dernière étape avant le retour en France. La route de Maun jusqu’au poste de frontière de Mamuno est goudronnée sur tout le trajet, très roulante mais particulièrement longue et monotone même si les paysages changent une fois de plus à l’approche du Kalahari. La ville de Ghanzi à l’air bien propre et moderne mais nous ne ferons que la traverser. Le passage de la douane se fait très facilement et peu après, nous quittons la route principale pour nous arrêter au Zelda Game & Guestfarm où nous passerons la nuit (www.zeldaguestfarm.com). Pour la dernière nuit, nous avions réservé une chambre pour nous relaxer et préparer toutes nos affaires pour le grand départ le lendemain. Nous avons droit à un magnifique bungalow très spacieux. L’accueil est très chaleureux avec petit cocktail de bienvenue.
Il y a beaucoup d’oiseaux autour du petit point d’eau aménagé et la ferme contient de nombreux enclos avec animaux d’élevage et divers animaux sauvages dont des porcs-épic, guépards et 1 léopard. Ils ont également une réserve privée où nous comptions bien faire un game drive pour notre dernier étant donné que nous étions arrivé en début d’après-midi mais nous apprenons qu’elle est fermée aux visiteurs…car il y a des chasseurs. Déception! Nous n’avions pas bien lu mais cette ferme fait également réserve de chasse et dans l’hôtel et les chambres, les livres d’or et magazines sont consacrés à la chasse et aux trophées ! En tant qu’amoureux de la vie sauvage et après avoir visité tous ces parcs animaliers, cela fait mal au cœur. Attention donc si vous réservez à cet endroit, autant être prévenu.
Nous patientons donc une bonne partie de l’après midi dans l’affut aménagé non loin des bungalows en bordure de la réserve. Nous y verrons quelques kudus, élands et nyalas mais les grillages empêchent de prendre des photos « nature ». Au point d’eau, nous observons de nombreux crapauds chanteurs et des oiseaux dont quelques pics. Le soir, nous assistons au repas des guépards et du léopard. Cela fait très zoo mais ce seront les seuls guépards vus pendant ce voyage.
Nous dinons au restaurant qui propose un buffet très copieux et savoureux.
Samedi 28 Aôut
Pour une fois, nous ne nous levons pas très tôt : on a du temps. 3 heures de route suffisent en roulant tranquillement pour rejoindre Windhoek via Gobabis sur la route B6. Nous prenons notre dernier piquenique aux portes du Daan Viljoen Game Park, histoire de profiter une dernière fois des jolis paysages montagneux, puis nous retournons chez African Tracks pour rendre notre 4x4. Le compteur indique que nous avons parcouru 7750km pendant ce voyage ! Le contrôle de l’état du véhicule se fera très rapidement, tant mieux : ils ne sont pas trop tatillons sur les éraflures faites pendant le voyage. Nous leur expliquons par ailleurs nos déboires survenus au Zimbabwe et à Moremi et ce qu’on a dû payer pour le véhicule. Ils nous rembourserons le tout en recréditant notre carte bleue. Au global, nous n’avons donc pas à nous plaindre de la prestation de ce loueur.
Leur navette nous remmène à l’aéroport où nous prenons l’avion pour rentrer en France via Cape Town et Amsterdam. Aucun problème de retard, connexion manquée ou bagage perdu pour le retour.
Mes coups de cœur
- Les paysages grandioses de Namibie
- Sites : Dead Vlei ; Sandwich Harbour ; Epupa Falls ; Halali water hole; Okavango (région de Mahango/Panhandle) ; les chutes Victoria ; Chobe River Front
- La faible densité de la faune à Moremi (bien inondé cette année)
A éviter (d’après moi)
- Petrified Forest Parc près de Twyfelfontein
- Victoria Falls restcamp
Quelques conseils qui nous auront été très utiles
- prendre des sacs poubelles pour envelopper les sacs de voyage et les protéger de la poussière extra-fine qui s’infiltre dans le coffre. Un truc : ouvrir les fenêtres latérales du coffre, ce qui permet de rééquilibrer la pression entre intérieur et extérieur et empêche une bonne part de la poussière d’entrer
- crème hydratante pour visage et stick à lèvres
- adaptateur permettant de recharger les batteries sur l’allume-cigare, voire un doubleur ou un tripleur
- lampe frontale pour le camping, indispensable
- GPS équipé des cartes T4A très complètes et faciles à télécharger (www.tracks4africa.com). C’est très utile pour les parcs au Botswana, un peu moins pour la Namibie.
- prendre des rands aux distributeurs de cash aux aéroports SudAf si vous y faites escale
- penser à regarder où vous avez des barrières vétérinaires à traverser quand vous faites vos provisions afin de ne pas vous faire confisquer vos denrées fraiches (viande, lait…)
Budget (28 jours pour 2 personnes) :
- Trajet avion (KLM et Air Namibia): 2200€
- Location du 4x4 (rachat de franchise à 4000N$ + assurance pneu / bris de glace) : 26300 N$
Bonjour,
Je prépare actuellement un voyage en namibie, et tous les sons de cloche d'agences de voyage explicitent évidemment la grande nécessiter de réserver TOUS les hébergements à l'avance, ce qui ne laisse pas vraiment de liberté quant aux imptévus qui font aussi le charme d'un boyage et le rendent inoubliable.
Ma question est simple, est-ce qu'il y en a parmi vous qui sont partis un peu à l'aventure sans rien avoir réservé? Est-ce faisable, ou bien faut-il effectivement tout réserver?
Par le même occasion, si vous pouviez aussi m'aiguiller un peu sur des agences de voyage pour la namibie.
Merci à tous, et bons voyages à ceux qui partent.
Thibaud
Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images.
Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.
Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.
Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique".
Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.
Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges.
Cette formule nous a permis de:
- tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados.
- profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge
- faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.
Le parcours:
Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria Falls
Allez je me lance, voici le récit au jour le jour:
PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB
J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici
Jour 1
Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »
L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.
A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches).
A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.
Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !.
Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10.
Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.
Jour 2
Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard.
Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus).
L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu
Et le paysage est désertique sans charme particulier.
Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).
Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc).
Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris.
Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards.
En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.
Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché.
Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous.
Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ».
Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.
Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ».
Nous avons un bungalow avec une belle vue.
Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt.
Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ».
Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche.
Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin.
En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches
Jour 3
Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.
Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises.
Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il.
Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.
Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore.
Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente.
On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.
En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades.
Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien.
Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré.
Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.
Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune.
Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.
Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.
Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).
Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge.
Il est réputé pour son buffet.
Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert.
Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.
Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.
Jour 4
Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire.
Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 .
Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée.
Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.
Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei.
Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance.
A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.
Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué.
Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs.
C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.
Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état.
Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes.
Tout est très propre, bien entretenu et récent.
Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.
Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant.
Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.
Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata.
½ h plus tard nous pourrons enfin partir.
La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette.
La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.
Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin
Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge.
Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture.
C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d’hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.
En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
Milles excuses si le sujet a déjà été traité... J'ai fais mes recherches mais le temps presse !
Ma copine et moi voulions partir pour le Sri Lanka pour notre voyage de noce mais l'Afrique me fait de l'oeil. J'ai pas mal baroudé en Asie et j'aimerai découvrir quelque chose de différent et l'Afrique est un continent que je rêve de découvrir.
Nous sommes amoureux des espaces sauvages, de la liberté de voyage (louer une voiture et faire notre truc) mais aussi de la faune.
Voilà que je découvre la Namibie : WAW !
Pensez vous qu'il est faisable de commencer à préparer un voyage de 3 semaines pour y partir en octobre de cette année (voir Novembre en fonction de la meilleure période) ?
Je ne risque pas d'être déçu si j'ai déjà visité l'ouest des USA et l'Australie en terme de paysages ?
Quand est-il du camping sauvage ? Dans beaucoup de pays, cela est interdit mais pour exemple, j'ai voyagé 2 mois dans l'ouest Australien avec un break, en faisant du camping sauvage et je n'ai jamais eu de soucis. En Europe également.
En dehors des parcs nationaux, est-il "facile" de voir des animaux sauvages de toutes sortes ?
Je continue mes recherches pour location voiture, logements, budget à prévoir.
This three-week trip to Namibia was a big first for us:
- Visiting a country in winter, for someone who starts feeling comfortable at 25°C (77°F).
- Camping, when we usually feel at home in a starred hotel.
- Sleeping on the roof of a car—what an idea... when a comfy bed is waiting just a bit further.
- Grocery shopping, cooking, doing the dishes... all the things we usually avoid to fully enjoy our vacation.
- Washing up when and how we can, when we can’t imagine going a day without a shower.
- Driving a big 4x4 on the left, with a manual transmission, when we usually opt for an automatic for more comfort.
Yep! You guessed it—we stepped way out of our comfort zone during this trip.
I had quite a few doubts while planning this adventure, but the more I read travel journals about Namibia, the more I wanted to go.
Personally, without this forum, I never would’ve dared to hit the Namibian roads in a 4x4. I was really anxious during the planning, so I want to thank everyone who contributed with their journals and forum discussions for helping me leave more peacefully.
At first, I wasn’t even considering sleeping in a tent. But after my husband’s persuasion—and my own curiosity to experience what I’d read in those travel journals—I gave in. So off we went in a double-cab Hilux with a rooftop tent.
And of course, let’s talk about me—the big cold-weather wimp. One of the biggest pre-trip challenges was choosing a sleeping bag. After a while, sleeping bags had no more secrets for me: temperature ratings (comfort, limit, extreme), shapes (mummy, rectangular), fillings (synthetic, down), compression rate, and weight... all these factors were a real puzzle.
In the end, to make sure I wouldn’t be put off camping in winter (Australian winter, mind you), I went for a sleeping bag with a comfort rating of -10°C. And just to be *extra* sure I wouldn’t get cold, I bought a liner (never knew what that was before) in Thermolite, which boosts the sleeping bag’s temperature by 11°C. There are liners that add up to 15°C, but let’s not exaggerate—we’re not heading to the North Pole!
My husband, on the other hand, got a sleeping bag with a -5°C comfort rating and a silk liner.
Was it enough? You’ll find out soon. In the meantime, another big thank you to everyone who helped me make this choice with their advice and experience.
Over a year in advance, we planned a three-week itinerary for our first trip to Namibia—classic route, nothing too out there.
We chose to do the circuit clockwise because we wanted to finish on a high note in Etosha and its wildlife. They say it’s like Noah’s Ark out there!
And why not, the cherry on top... some big cats.
We used Tourmaline’s services to book our accommodations and the 4x4.
Here’s our planned itinerary with campsites and lodgings—yes, there are a few solid roofs in there; we didn’t want to push it too far.
Day 1: Windhoek – Windhoek Gardens Guesthouse
Day 2: Kalahari Anib Campsite
Day 3: Namibrand Family Hideout
Day 4: Sesriem Camp
Day 5: Sesriem Camp
Day 6: Rostock Ritz Camp
Day 7: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse
Day 8: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse
Day 9: Spitzkoppe Camp Tented
Day 10: Brandberg White Lady Campsite
Day 11: Grootberg Lodge
Day 12: Opuwo Country Campsite
Day 13: Epupa Camp
Day 14: Hobatere Lodge
Day 15: Etosha Olifantsrus Camp
Day 16: Etosha Okaukuejo Camp
Day 17: Etosha Halali Camp
Day 18: Etosha Namutoni Camp
Day 19: Cheetah Eco Lodge
Day 20: Windhoek – Londiningi B&B
Alright! Are you ready to follow this adventure with us in our Hilux?
A force de voir défiler des carnets de voyage de Namibie, on vient d'évoquer cette destination ce matin au petit déjeuner... pour novembre prochain (oui, oui, 2012, dans 6 semaines !😉). Je n'en suis donc qu'à ma toute, toute première réflexion.
Je viens de jeter un oeil dans le guide "Saisons et climats" et viens de voir que ce n'était pas forcément la meilleure saison 🤪et que certains parcs (Etosha) pouvaient être fermés entre novembre et mars. Vrai ou faux ? (car l'ouvrage date un peu !)
Admettons que ça soit faux et qu'on puisse envisager le voyage : ce serait pour une durée de 15 jours à 3 semaines (vol compris) à partir de début novembre et à prioiri en boucle.
Pour le circuit, je me suis pour l'instant basée sur une idée de Pierre77 évoquée dans cette discussion :
"En 15 jours, tu peux faire quelque chose comme Windhoek / Mariental / Sesriem / Naukluft / Swakopmund (ou Walvis Bay) / Spitzkoppe / Brandberg / Twyfelfontein / Kamanjab / Etosha / Waterberg / Windhoek… Déjà une très belle dose de Namibie sans excès de kms ! "
Je me suis contentée pour l'instant de poser ces destinations sur une carte et ça me semble déjà un circuit assez conséquent (nous aimons bien nous poser parfois et ne pas avoir à rouler plusieurs centaines de km tous les jours)
Cela vous semble-t-il pertinent... à la période évoquée ou bien, en raison du climat, faut-il privilégier une autre région (Sud ?) ?
Si je pouvais également avoir quelques témoignages de personnes étant parties en novembre...
Bientôt 2 mois que nous sommes rentrés et sans l'aide de toutes les personnes présentes sur le forum, ce voyage n'aurait pas été une telle réussite, merci à tous pour vos conseils 😉
Je vais donc essayer de vous relater notre voyage qui s'est déroulé du 13 au 25 décembre sur place.
Pourquoi la Namibie ? En 2002, j’ai eu la chance de partir avec une amie (toute deux célibataires donc en voyage organisé mais seulement de 6 personnes) au Kenya. Cette approche avec la faune animale m’a laissé un souvenir à jamais gravé. L’année suivante, c’est en Afrique du Sud que nous sommes parties et là, dans mon esprit, le prochain pays d’Afrique serait la Namibie. Maintenant je voyage avec mon conjoint et notre fils de 5 ans.
J’aime la photo, même si je ne suis pas une pro et la nature. Je ne suis pas particulièrement attirée par les villes.
Passons au planning préparatoire.
Début des recherches en mars 2016, c’est bizarre l’itinéraire (qui sera classique) s’impose rapidement comme le sens, je décide que nous commencerons par Sesriem pour terminer par Etosha. L’objectif étant de faire un voyage crescendo pour la rencontre avec les animaux. Il faut accrocher un enfant avec autant de route même si c’est un enfant facile (ok je ne suis pas objective, c’est mon fils).
1ere étape : administratif
Vous avez dit administratif ? qu’ y a-t-il à faire à part les passeports ? Si passage, même en transit, par l’Afrique du Sud, il est nécessaire d’avoir l’acte de naissance traduit par un traducteur assermenté pour tout mineur. Je fais donc les recherches, et commence par le faire traduire au cas où. J’imaginais une procédure compliquée et coûteuse mais en fait, cela a été plus long d’obtenir l’acte de naissance intégral que de trouver un traducteur assermenté. Coût = 25 €. Certains diront qu’ils préfèrent prendre le risque de partir avec l’acte plurilingue, moi je ne souhaite pas me faire refouler à l’aéroport si les documents ne sont pas en règle.
Pour le permis international, très simple à demander surtout avec internet.
2e étape : les vols
Une fois les dates arrêtées, je me mets en veille pour les billets d’avion, Qatar ouvre la ligne directe Doha-Windhoeck, pas mal mais impossible à nos dates. Le vol avec Air Namibia n’a pas l’air mal, vol de nuit et nous gagnons 2 journées complètes sur place avec leurs horaires. Conseils pris auprès d’amis pilotes, les avions A330 sont de bons appareils et qui plus est Air Namibia, c’est la rigueur allemande.
3e étape : le véhicule
Pas d’interrogation, ce sera un 4*4. Au fil des lectures, je m’aperçois que beaucoup de véhicules sont des Toyota Hilux. Nous prendrons un double cabine.
4e étape : le couchage
Faire du camping avec un enfant de 5 ans, ce sont aussi nos vacances et il est encore jeune (à mon avis) pour dormir dans une toile de tente tout seul sur le toit d’une voiture. Il risquerait de vouloir dormir avec nous toutes les nuits et un enfant ça s’étale quand ça dort. Nous optons donc pour des lodges avec piscine, plus cher, certes mais nous souhaitons faire un beau voyage.
5e étape : TO ou pas TO ?
Une fois déterminé les lodges où je souhaite faire étape et fais les recherches sur internet, j’élabore le budget avec un périple sans TO. Suivant les conseils des forumeurs, je demande des devis à 3 TO qui sont souvent cités sur les forums. J’ai eu des réponses rapides avec des prix qui se tiennent de la part des 3 TO et un très bon contact, le choix n’a donc pas été simple.
-Madiza Tours : Très réactif, bon contact, a fait quelques modifications dans mon itinéraire initial mais avec de bonnes choses. Tarifs très clair.
- Tourmaline : très réactif, bon contact, ne pouvait pas me donner le tarif définitif pour le véhicule (en juin pour décembre alors que les autres oui) et n’a pas répondu à une de mes question sur le prix d’un hébergement (spritkoppe où le tarif était 3 fois plus cher pp que okonjima par exemple, peut-être une erreur dans l’établissement de leur devis). Personnellement, je ne peux pas signer un devis qui sera réévalué sur la partie la plus chère -)
- Suntrailts safari : Eddy a été très réactif au départ, pas une seule modification de mon itinéraire envoyé. M’a conseillé le Bridagoon à Swakopmund et le Hoheinstein Lodge (très belle adresse). Tarifs corrects.
Nous choisissons donc Suntrailts safari pour notre périple, nous souhaitions une explication en français pour la prise en main du véhicule et des conseils pour la conduite sur les gravels. Nous ne sommes pas des habitués de la conduite en 4*4, cela nous paraissait donc une bonne idée. Eddy a répondu à toutes nos interrogations qui ont appuyées toutes mes lectures.
6e étapes : les activités
Ok nous allons faire du self drive, mais ce serait bien de faire quelques activités entre temps.
Nous commencerons par une balade à cheval au Désert Homestead pour aller admirer le coucher de soleil. 2e nuit en Namibie, balade superbe, je ne peux que recommander.
J’ai choisi de passer 2 nuits à Swakopmund car je souhaitais aller à Sandwich Harbour, à la lecture des différents post, je choisi Turnstone, agence très sérieuse pour une journée complète. Journée inoubliable J
La 2e matinée à Swakopmund sera l’occasion d’aller faire une sortie en bateau afin de voir les otaries avec Levo tours. Superbe matinée.
Une petite contribution au forum, avec ce premier carnet et quelques informations pratiques sur notre 2eme voyage en Afrique Austral. Il ne s’agit que d’impressions personnelles bien sûr.
J’ai eu beaucoup d’infos générales grâce au forum, donc juste retour.
Après un 1er voyage en Namibie en 2010, il nous tardait d’y retourner, de ressentir cette immensité, ces odeurs, ces bruits, ces couleurs propre à l’Afrique.
En 2010nous avions fait un parcours classique: Waterberg/Etosha/Twyfelfontein/Spitskoppe/Swakopmund/Sesriem/FishRiver. Voyage trop rapide à mon goût à l’époque, avec une impression de pas assez. En toute « logique », après la Namibie on se dirige vers le Botswana, avec l’envie de tester les pistes et le côté plus sauvage de Moremi, mais aussi de faire le nord de la Namibie que nous avions laissés volontairement de côté, en privilégiant le Fish river Canyon.
Parcours de 24 jours du 19 juin au 13 juillet 2014 :
J1 . Arrivée Windhoek depuis la Réunion, via Joburg
J2. Départ pour Okonjima avec tracking des Guépards. Nuit camping
J3. Direction le Brandberg. Camping
J4. Visite White Lady le matin et départ Mowani Mountain lodge.
J5. Palmwag camping et Game drive perso.
J6 et J7. Purros dont une journée visite avec un guide locale la région et village Himba
J8. Khowarib campsite, journée de transition
J9. Epupa camp. Visite Epupa falls
J10 et J11. Kunene river Lodge dont une journée Rafting et sunset boat cruise
J12. Direction Etosha est via Oshakati. Nuit Tree top lodge
J13. Game drive perso matin et direction Rundu. Camping
J14. Nunda lodge en camping.Sunset Boat cruise.
J15. Visite parc de Mahungo et direction Guma lagoon camp.
J16 . Journée Mokoro.
J17. Maun.
J18, 19,20 . Moremi. Game drive perso. 2 nuits Third Bridge, 1 nuit Kwai
J21 et 22. Chobe. 1 nuit Savute, 1 nuit Ihaha. Game drive perso
J23. Kasane, Boat cruise avec le Chobe Safari Lodge
J24 Départ.
Quelques informations pratiques :
TO ou pas ? Réservation ou non ? :
Lors du 1er voyage nous sommes passés avec une agence Française locale, comme on trouvait ça très pratique, on a fait de même pour cette année. Après nous avoir mis en garde sur les risques du campement en milieu sauvage sans barrière, de la difficulté de la conduite 4*4, de la navigation ect, nous avons re conclut avec eux ! Les mises en gardes étaient justifiées, ne nous ont pas fait fléchir … au contraire. Oui oui ! on a envie de voir la hyène qui vient rôder autour de la tente la nuit !
Pour la partie Namibienne, en camping, pour cette période, les camps étaient quasi vides (souvent pas plus de 3-4 emplacements pris) sauf pour le Kunene river lodge la 2eme nuit était full.
Pour le Botswana : Guma lagoon full et Nunda bien bien remplis (full ?). Les camps à Moremi et Chobe, semblaient plein (à priori), sauf à Khwai. Pour ces 2 derniers parcs, on a du réserver 10 mois auparavant, puis nous avons construit il y a 6 mois la partie Namibienne (circuit réfléchit en 2 temps car initialement nous devions faire en 1ere partie le « trek éléphant du désert » avec des amis, qui finalement ne nous accompagneront pas).
>>>En gros, pour la Namibie, on peut être flex et se passer de réservation, sauf peut-être pour Etosha et Sesriem si on veut être absolument dans le parc, et aussi appeler quelques jours avant pour le Kunene river lodge car assez excentré et si le camp est plein on peut être très embêté. Pour le Botswana, à Moremi et Chobe, si on veut dormir dans le parc, pas trop le choix, il me semble qu’il n’y a que 10 emplacements de camping pour chaque camp (3rd bridge ect), donc c’est vite booké ! Mais il doit y avoir des alternatives si on est souple dans le programme (dormir à l’extérieur du parc, se présenter à la gate malgré l’absence de réservation … ect).
Attention, on a vérifié nos réservations pour chaque camp aux Gates d’entrée à Moremi et à Ngoma gate Chobe pour Ihaha.
Je trouve pratique de tout faire centraliser par un TO les réservations pour le Botswana, et je pense vraiment que pour la Namibie, en camping, on peut se passer de tout réserver.
Le véhicule :
Bon, avec une berline classique impossible bien sûr. Et même avec le Nissan Navara qu’on avait il y a 4 ans, cela aurait été trop limite dans certaines zones. Donc, Toyota Hilux Safari 3.0 TD, équipé camping avec tente sur le toit, 4 roues motrices, blocage de différentiel et bien haut sur roues ! de chez Asco car Hire en Namibie. Nous n’avons eu aucune difficulté technique avec cette bête !
Le Materiel :
On a découvert un nouvel ami : le GPS, ou plus communément appelé « not’ pote Garmin ». Etant des îles, et malgré nos précédents voyages, nous n’avions jamais utilisés de GPS. Donc, ce voyage a été le baptême du feu !! Nous avons téléchargés la carte Tracks4africa Namibie et Botswana et jusqu’au 1er jour en Namibie, on ne savait pas comment s’en servir en pratique (faire et calculer un itinéraire derrière son ordi grâce à Mapsource, oui, ca va), et aidé du guide, on a découvert un appareil génial et pratique (oui, bon bon, je sais ce n’est qu’1 GPS mais on n’a pas de smartphone non plus …).
Donc, notre ami a été très utile dans les parcs du Botswana, voir indispensable si on n’a pas une carte détaillée>>donc, on conseille fortement ! Pour la Namibie, pas indispensable, sauf si on veut faire de l’off road !
Téléphone Satellite : On a fait le choix d’en prendre un. Coût de 80N$/ jour. Nous n’avons pas eu besoin de l’utiliser, heureusement, mais aurions été contents de l’avoir s’il y avait eu nécessité. Pour la Namibie, nous nous somme sentit un peu loin de tout à Purros et pour le Botswana, pas de sentiment d’isolement dans les Parcs de Moremi et Chobe. Il y a toujours des voitures d’autres selfs drivers ou des Game drivers privés des camps, qu’on croise régulièrement. Nous avons croisés beaucoup + de voitures au Botswana sur l’ensemble du voyage qu’en Namibie. On a même une fois, à Savute roulé en convoie (malgrè nous !) de 8 voitures pendant 30 min environs ! On est loin loin loin du sentiment d’isolement qu’on peut avoir au Sud Lipez, Bolivie, pour ceux qui connaissent.
Mais il ne suffit pas d’avoir le téléphone, il faut savoir qui appeler !!
Prise électrique : Surprise avec notre adaptateur de la « mort qui tue » que l’on avait acheté aux Etats Unis il y a deux ans. C’est soit disant un adaptateur mondial, il a toutes les prises sauf celle dont on avait besoin. Mon mari julien aurait bien dixit" pendu par les co….les l’ingénieur" qui a conçu ce produit. Bref, on en achètera un au supermarché pour environ 15N$, soit rien du tout quoi !
Santé/ Sécurité :
Aucun sentiment d’insécurité>> nous avons marché à pied dans Opuwo, Oshakati, Rundu, Maun, Kasane. A part à Opuwo, aucune sollicitation particulière de la population, nous n’avions pas l’impression d’être des Dollars sur patte !
L’eau du robinet n’est pas toujours potable, donc toujours avoir une bonne réserve d’eau.
Ne pas oublier sa crème hydratante car l’air est froid et sec ! Une trousse à pharmacie « Classique » et un traitement anti palu, zone 3, pour la partie Epupa, Kunene, Caprivi, Moremi, Chobe, Okavango. Se rapprocher de son médecin traitant et/ou d’un centre de conseils au voyageurs pour + de détails.
Évidemment, déformation professionnelle oblige, j’avais bien plus que le nécessaire (kit de suture, aiguilles ect..), mais mise à part notre fameuse crème hydratante, du paracétamol et 1 fois une crème anti brûlure : RAS pour nous.
J’aime bien le site : diplomatie.gouv.fr, même s’il est souvent un peu trop alarmiste à mon sens.
Tout d'abord un énorme merci à Ericarole, Vinnylove, voyageur08, grisemote, blancon, Francky4, miesele, bluequark, Pierre77N, vieux campeur, calali....(désolée si j'oublie certain d'entre vous!!), vos recits de voyage ainsi que vos nombreux posts sont une mine d'or! et quel bohneur de partager vos aventures qui nous confortent à 100% dans le choix de notre prochaine destination!
Dur dur de prévoir un itinéraire lorsqu'on a l'habitude de voyager où le vent (et surtout les bons conseils!) nous mènent!
Nous sommes deux "routards" en 4X4 avec un ti-budget qui privilégions la "vie sauvage, les beaux paysages et l'aventure" au confort de l'hébergement!
Voici donc notre projet (un mix de nos souhaits et de la proposition de Tourmaline):
Lundi 6 Juillet: Arrivée Windhoek à 18h30, contact agence Tourmaline/Pension Moni (si quelqu'un a un bon plan pas cher à Windhek, nous sommes preneurs...)
Mardi 7 Juillet: Courses puis direction Sesriem, coucher de soleil sur Elim dune/ NWR Sesriem
Mercredi 8 juillet: Sesriem (Sossusvlei et dead vlei)/ NWR Sesriem(un peu cher, n'existe-t-il pas un camp à l'exterieur du parc moins onéreux pour cette 2ème nuit?)
Jeudi 9 juillet: Randonnée dans le Naukluft puis direction Solitaire/ Gecko Camp
Vendredi 10 juillet: Walwis Bay par sandwich Harbourg Pas trop galère à faire sans guide?/ Walwis? (but where?)
Samedi 11 juillet: Swakopmund (parapente ou Sandboard)/ Pension Rapmund
Dimanche 12 juillet: Bonne journée voiture: Cape cross, Torra bay, warmquelle/ Ongongo Camping
Lundi 13: Purros/ Oreness camp
Mardi 14: Epupa falls?
Mercredi 15: opuwo/ Opuwo Country Lodge
Là c'est le flou! Peut-on tout faire? Dans quel sens? Peut-on faire la boucle? Vos posts semblent tous confirmer qu'il s'agit d'une région super et ça nous tente beaucoup?
Jeudi 16: Kamanjab / Lodge d'Hobatere à zapper si la boucle Purros/Epupa/ opuwo nécessite un jour de plus
Vendredi 17: Etosha, visite de la reserve /NWR Okaukuejo C'est ici qu'on se retrouvera Siclo4!!
Samedi 18: Etosha, visite de la reserve /NWR Okaukuejo (encore! pour voir les zanimaux la nuit...)
Dimanche 19: Etosha, visite de la reserve /NWR Namutoni
Lundi 20: Rundu / Kaisosi River Lodge à "zapper" pour vinnylove...pourquoi pas ?
Mardi 21: Bagani, visite du parc de Mahango/ Ngepi camp
Mercredi 22: Shawake, Mokoro puis retour au / Ngepi camp
Jeudi 23: Kasane /Kubu Lodge Un plan moins cher à Kasane?
Vendredi 24: Kasane, visite des chutes victoria /Kubu Lodge
Samedi 25: Kasane, Boat cruise sur la rivière Chobe /Kubu Lodge
Dimanche 26: Chobe / Ihaha
Lundi 27: Chobe / Tchinga
Mardi 28: Chobe / Savuti
Mercredi 29: Moremi / Khwai
Jeudi 30: Moremi / Xakanaka
Vendredi 31: Moremi / Third bridge
La traversée des deux parcs demande une certaine autonomie. Pour ceux qui l'ont entrepris, combien de carburant aviez-vous prévu? trouve-t-on de l'eau dans les camps? La conduite est-elle périlleuse, y-a-t-il des zones à éviter? tous les conseils sont bons à prendre....merci😉
Samedi 1er: Maun par south gate /Audi Camp
Dimanche 2: Maun: excursion guidée dans le sud-est du delta de l’Okavango en pirogue et à pied / Audi Camp où trouver le bon plan dont tu parles Franky4?
Lundi 3 au mercredi 5: On se garde quelques jours de répis pour des modifs éventuelles et surtout pour ne pas rater l'avion s'il arrive un pépin!
Jeudi 6: Départ pour Joburg à 7h45
Voili voilou! Toutes vos suggestions sont les bienvenues! les réservations pour les parcs sont lancées...nous attendons vos conseils avisés!(et surtout les ti-plans hébergement pas cher, help!!)
Baie dankie!
Nous venons de passer 19 jours en Namibie et garderons un souvenir intense et heureux de ce voyage. Suite aux commentaires lus sur ce forum et après avoir consulté plusieurs agences nous avons fait nos réservations par l’intermédiaire de Chameleon safaris et tout a été organisé rapidement et efficacement en quelques jours fin mai (par échange de mail avec Christine déjà citée fréquemment ici). La voiture avec tente sur le toit a été louée auprès d’ASCO qui s’est montré également très efficace : voiture en très bon état et bien équipée, équipe accueillante qui a pris le temps de bien nous expliquer toutes les conditions de location et aussi l’utilisation du véhicule et de ses accessoires (passage en 4*4, montage et démontage des tentes).
Nous avons parcouru environ 4300 kms dont la majeure partie sur pistes sans aucun incident. La qualité des pistes est excellente mais nécessite cependant une attention constante notamment dans le nord du fait de la présence de nombreux radiers. La capacité des 2 réservoirs (150l) et le réseau de stations service dans les régions parcourues étaient largement suffisants.
L’hébergement a été partagé entre campings (ce qui permet de profiter de quelques sites exceptionnels (Epupa, Spitzkoppe, Palmwag en particulier) et bungalows pour profiter d’un peu plus de confort. Nous avons très rapidement calqué nos horaires de voyage sur le soleil pour profiter des lumières matinales qui sont vraiment magiques. En juillet, les températures diurnes sont très agréables et le soleil omniprésent, sauf près de l’océan où les nuages voilaient le ciel, en particulier le matin. Les soirées et les nuits assez fraîches nécessitent quand même d’emporter pantalons et pull-overs chauds.
Voici un descriptif rapide :
Jour 1 : arrivée à Windhoek via Johannesbourg en fin de matinée. Accueil par ASCO à l’aéroport et transfert en ville. Prise en charge de la voiture, passage à la banque, visite du supermarché pour le ravitaillement. Hébergement chez Chameleon guesthouse : havre de calme à 2 pas du centre ville. Première approche du climat namibien hivernal : soleil intense dans la journée, mais froid vif dès la tombée du jour.
Jour 2 : route vers Waterberg. Paysage assez plat, animé cependant de quelques collines et d’arbustes clairsemés. En fin d’après midi, courte randonnée vers le plateau pour profiter du coucher de soleil et des rochers aux couleurs multiples rayonnant sous le soleil rasant. Pintades, mangoustes et quelques dik dik animent les alentours de bungalows.
Jour 3 : réveil par les babouins qui viennent dévaliser les poubelles voisines. Route vers Etosha. Au passage halte à Tsumeb, petite ville tranquille aux villas fleuries. A peine entrés dans le parc d’Etosha, surprise, un éléphant traverse la route, puis une girafe, puis des antilopes: Fascinés, il nous faudra du temps pour rejoindre le camp de Namutoni. Le soir, observation au point d’eau sans succès : juste quelques oiseaux et chacals ; mais quel coucher de soleil avec l’horizon qui s’embrase en quelques instants !
Jour 4 : départ dès l’ouverture du camp pour le tour du Fischer’s pan à l’ambiance paisible en ce début de journée. Route vers Halali avec de multiples haltes aux points d’eau. Nous passons une bonne partie de l’après-midi et de la soirée au point d’eau d’Halali fréquenté par une faune variée : oryx, antilopes et nombreux zèbres, éléphants, rhinocéros, phacochère, hyène et les inévitables chacals.
Jour 5 : poursuite de l’exploration du parc d’Etosha, en particulier le long du grand pan, immense étendue éblouissante de blancheur. Les animaux sont toujours très présents mais nous n’aurons pas la chance d’apercevoir de lions. Installation à Okaukuejo et observation du point d’eau très fréquenté (par les animaux et les touristes).
Jour 6 : nous quittons le parc vers Kamanjab par une route droite et monotone. Installation au camping de Cheetah farm en fin de matinée. Dans l’après midi, séquence émotion : le propriétaire nous propose d’assister au repas des guépards, 3 fauves apprivoisés qui vivent à la ferme et qui ronronnent quand nous les caressons. Après, c’est le départ dans le pick-up pour découvrir les guépards de la réserve (ceux là ne sont pas vraiment domestiqués) qui se disputent les morceaux de viande imposants qui leur sont distribués : même si tout ceci est un peu organisé, le spectacle des fauves au milieu de la savane dorée sous le soleil de fin de journée est magnifique.
Jour 7 : route vers Opuwo. Nous apercevons de plus en plus de troupeaux au bord de la route et quelques maisons en torchis avec leurs toits de tôle. A Opuwo, petite ville poussiéreuse, c’est « le choc des cultures » entre femmes himbas aux seins nus, hereros en robes colorées et chapeaux traditionnels et les jeans ou autres robes courtes. Jackie, un français nous accueille dans ses bungalows et animera la soirée de sa verve méridionale.
Jour 8 : « queen Elisabeth » nous emmène visiter son village himba. Après avoir déposé les quelques présents achetés la veille au supermarché (farine de mil, tabac, biscuits et bonbons) nous pouvons observer la vie quotidienne de cette tribu. Certaines jeunes femmes sont visiblement ravies de voir leur photo sur l’écran de notre appareil numérique et nous montrent leurs soins de beauté : enduit ocre sur le corps, préparation d’un « déodorant » à base de plantes. Quelle plongée émouvante dans le temps quand nous découvrons leur mode de vie hérité de traditions ancestrales et que de questions nous trottent dans la tête sur la façon dont ces tribus vivent l’arrivée des touristes. Nous prenons ensuite la direction d’Epupa : la piste ne pose pas de difficultés si ce n’est la multitude de radiers qu’il convient de négocier doucement et une traversée de village dans le sable profond où le 4*4 s’avère nécessaire. La découverte de la rivière Kunene bordée de ses baobabs et de ses palmiers au milieu de ces collines désertiques est un ravissement. Le camping communautaire est équipé simplement mais les emplacements au bord de la rivière sont nettoyés chaque jour et offrent l’ombre agréable des palmiers : un endroit idéal pour se reposer.
Jour 9 : agréable journée sans voiture. Le matin nous partons seuls pour une petite randonnée le long de la rivière en aval des chutes dans un paysage plaisant au milieu de roches volcaniques noirâtres et de petites plages de sable fin. Dans l’après-midi nous partons accompagnés d’un guide local au look rasta (et admirateur de Bob Marley) à la recherche des crocodiles qui restent cachés ; il nous fait cependant découvrir quelques singes et quelques oiseaux perchés dans les arbres.
Jour 10 : longue étape de voiture vers Palmwag (environ 7h30 de route) qui nous laisse peu de temps pour l’exploration. Le départ matinal nous permet d’apercevoir de nombreux dik dik. Au fur et à mesure de la progression vers le sud le paysage devient de plus en plus aride : la route présente un aspect de montagnes russes bordées de collines à la maigre végétation. Au passage du très raide Joubert pass, la savane dorée par le soleil rasant est dominée par des montagnes rougeoyantes. Peu avant Palmwag, bénéficiant des derniers rayons du soleil nous avons la surprise de découvrir au bord de la route des girafes puis des éléphants du désert.
Jour 11 : courte étape dans un paysage extraordinaire qui nous invite à la photo après chaque virage. C’est une succession de montagnes tabulaires ocre au milieu de la savane lumineuse. Nous visitons la forêt pétrifiée avec un guide Damara sympathique qui nous fait une démonstration de sa langue à « clic ». En fin d’après midi nous allons visiter les gravures de Twyfelfontein : la visite est extrêmement décevante avec une guide visiblement peu motivée et qui nous laisse le temps minimum pour observer. D’autre part il faut choisir entre 2 circuits sans avoir véritablement d’explication.
Jour 12 : décidément, nous ne nous lassons pas de ces paysages de savane dans la lumière matinale et la route nous apparaît rarement monotone malgré l’absence de relief. Après Uis, apparaît à l’horizon la pyramide du Spitzkoppe au pied duquel nous ferons étape. Nous installons notre campement au milieu de blocs rocheux à la couleur rose prononcée avec une vue directe sur la montagne dont les grandes dalles rocheuses sont une invitation à l’escalade. Nous partons ensuite pour une petite randonnée vers Bushman paradise, mais un peu tard pour bénéficier du soleil couchant. L’ambiance du bivouac est exceptionnelle et nous prenons un plaisir rare à observer un ciel constellé d’une myriade d’étoiles.
Jour 13 : debout dès les premières lueurs nous ne voulons pas manquer l’embrasement du Spitzkoppe. Les quelques minutes qui suivent le moment où le soleil frappe la montagne sont magiques. Avant de reprendre la route nous jouons à cache cache avec le soleil dans les roches qui entourent le « bridge » et dont la couleur varie en fonction de l’incidence du soleil. C’est ensuite une longue route droite, plate, monotone dans un paysage de plus en plus dénudé vers l’océan. L’atmosphère est par moment irréelle avec de nombreux mirages. Quelques kilomètres avant Henties Bay le ciel se voile : nos premiers nuages depuis l’arrivée en Namibie. Nous faisons un petit tour rapide dans Henties Bay, cité balnéaire aux constructions colorées mais sans charme, avant d’emprunter la route de sel vers Cape Cross. Le spectacle de ces milliers d’otaries étendues sur le sable où les rochers est surprenant et amusant. En direction de Swakopmund nous longeons plusieurs stations balnéaires qui nous paraissent anachroniques au milieu de ce paysage désertique.
Jour 14 : suivant les conseils du Petit Futé nous rejoignons Walvis Bay et demandons à l’agence Mola Mola s’il est possible d’organiser une excursion à Sandwich Harbour. En 3/4 d’heure le 4*4 et son chauffeur sont prêts (y compris une copieuse collation pour midi) et nous voilà partis pour une excursion inoubliable. Notre guide est un grand connaisseur de la faune et de la flore du désert et tout au long de la journée il nous fournira de nombreuses explications sur la vie insoupçonnable de ces grands espaces de dunes. L’accès est conditionné par les horaires des marées et nécessite une grande maîtrise de la conduite sur terrain sablonneux. Pour bénéficier d’une vue panoramique vers les lagunes entourées d’un mince cordon de verdure nous grimpons sur la longue arête d’une grande dune avant de nous « éclater » dans une descente directe dans la pente sablonneuse. Au retour, notre guide nous montre toute sa maîtrise du véhicule et son sens de l’orientation en louvoyant au milieu de ces espaces de dunes à l’infini.
Jour 15 : avant d’atteindre les montagnes du Naukluft il faut à nouveau traverser une longue zone aride et plate durant une bonne centaine de kilomètres. A partir de Kuiseb Pass le paysage devient beaucoup plus attrayant d’autant plus que la couverture nuageuse laisse passer par intermittences les rayons du soleil qui teintent les montagnes de couleurs variées du blanc à l’ocre en passant par le vert pâle. Un arrêt rapide à Solitaire nous permet de déguster un « apple pie » conforme à la réputation. Le camping de Naukluft est sommaire mais le cadre sauvage au fond d’une longue vallée étroite.
Jour 16 : la matinée est consacrée à une randonnée sur l’Olive trail. Le parcours est attrayant avec, depuis le plateau, de larges vues sur les massifs environnants. La descente dans le lit de la rivière asséchée permet de découvrir une végétation riche et variée et des falaises aux raides parois de pierre rouge. Une petite chaîne à la fin du parcours permet de surplomber sans difficulté une vasque d’eau croupie, mais peut impressionner des personnes non habituées. Nous reprenons ensuite la route vers Sesriem entre des massifs montagneux aux couleurs toujours aussi variées. Le camping de Sesriem bénéficie d’une situation privilégiée avec de grands emplacements sous des acacias impressionnants. Il est dommage que l’entretien laisse à désirer. La foule des touristes nous surprend après toutes ces journées plutôt calmes.
Jour 17 : la course pour arriver les premiers sur les dunes ne nous tente pas et nous quittons le camping vers 7h pour rejoindre Sossusvlei. La route (refaite à neuf) s’enfonce au milieu d’une mer de dunes aux contrastes entre l’ombre et la lumière saisissants. Une courte randonnée nous mène, comme tout le monde ou presque, sur la dune surplombant la cuvette de Sossusvlei, encore remplie d’eau puis vers Deadvlei où nous sommes saisis par ce spectacle irréel d’arbres secs qui se détachent sur l’ocre des dunes et le blanc éblouissant du lac asséché. En fin d’après midi nous explorons le canyon de Sesriem qui s’illumine progressivement au soleil couchant.
Jour 18 : le retour vers Windhoek approche malheureusement. La route vers le Kalahari nous semble moins attrayante (peut être est ce la perspective de quitter bientôt ce pays fascinant). Nous faisons une étape très confortable à l’Anib lodge près de Mariental et passons une après-midi de repos au bord de la piscine.
Jour 19 : c’est à nouveau la grande route goudronnée et monotone vers Windhoek. A l’approche de la capitale, le paysage s’anime et les massifs montagneux font à nouveau leur apparition. L’après midi est consacrée à quelques pas dans la vile et à des achats avant de rejoindre Chameleon guesthouse pour une dernière étape namibienne.
Voilà quelques jours que je parcours la partie Namibie avec un grand intérêt. C'est une destination qui me fait rêver depuis quelques temps déjà… 🙂
Nous (nous sommes 2) sommes en train de nous décider sur notre future destination et j'aurai encore quelques renseignements à vous demander. Je ne connais pas encore vraiment le pays.
- Pour un départ en aout/septembre (pour une durée de 3 semaines environ), il n'est pas encore trop tard pour réserver les parcs? Que faut-il réserver exactement? Entrée des parcs? Logement?
- Nous avons l'habitude de voyager autonome et en routard (Mexique, Guatemala, Bolivie, Thaïlande…) D'habitude nous voyageons en bus, là il faudra louer une voiture. Que faut-il, un 4x4? Si nous en avons jamais conduit, c'est pas risqué d'en louer un ? Est-ce intéressant sinon d'avoir un guide-chauffeur pour certains endroits?
- Question sécurité: j'ai lu un peu de tout, et surtout les 2 premiers récits que j'ai lu c'était de personnes qui se sont fait agresser. Je lis aussi que c'est un pays très sûr. Je ne sais plus quoi penser! Bon ok des aggresions y en a partout, mais Windhoek est-ce vraiment dangereux? Peut-on s'arrêter n'importe où sans trop de problème?
- Rencontrer le peuple Himba n'est-il pas devenu trop touristique? Je suis plutôt du genre à quitter les sentiers touristiques, et voyage responable. Je ne souhaite pas du tout rentrer dans un truc à touristes.
- Avez-vous justement des plans pour des endroits, des rencontres orientées responsables?
- Question budget hors avion, est-il réaliste de prévoir 1500€/personne max, avec la location de la voiture? Je n'ai vraiment pas trop d'idée, j'ai trouvé un peu de tous les budgets…
Je vais m'arrêter là pour mes premières questions, ça fait déjà beaucoup mais j'en aurai surement d'autres!! 😊
Bonjour à tous!
Nous projetons un petit circuit en Namibie du 6 au 20 avril 2013. Nous allons louer un campig-car à Windhoek. Je m'adresse à ceux qui connaissent bien le pays pour savoir si, à cette période-là, la réservation des camps est obligatoire, ou du moins fortement conseillée.
Je n'ai pas encore établi d'itinéraire précis. Nous partirons du Rwanda où nous sommes en ce moment et je n'ai pas encore ici de guide papier (à venir prochainement!). Je lis donc attentivement tous vos messages (particulièrement intéressants) et j'essaie de projeter un circuit pas trop ambitieux pour un premier séjour court.
Je serais très heureuse si quelques-uns parmi vous voulaient bien me dire ce qu'ils conseilleraient à cette période, en tenant compte du climat, de l'état prévisible des routes et pistes et du temps disponible.
Nous resterions en Namibie ayant déjà visité une partie du Botswana.
Merci mille fois!
j'envisage un voyage d'un mois en Namibie en août prochain. J'hésite entre 2 formules: tout faire par moi-même (réservation depuis la France d'un 4x4 équipé pour le camping et de qq campings dans les parcs nationaux) ou passer par une agence basée à Windhoek. Cette dernière propose le plus souvent un itinéraire et s'occupe des réservations, et j'en ai trouvé deux sur le Web: Namikala (http://www.namikala-safaris.com/namibie/) et Tourmaline (http://www.planet-terre.com/). Quelqu'un est-il déjà par eux (ou une autre agence), et qu'en pensez-vous ?
Nous sommes de retour de 28 jours en Namibie.
Nous sommes partis à deux 4X4 avec des amis marseillais en majorité en camping. Il faut reconnaître que lorsqu'on prévoit 80 à 90% de pistes, il est toujours très sécurisant de savoir qu'on a un deuxième véhicule en cas de pépin. D'autant plus que, sur certaines pistes, nous n'avons pas croisé énormément de monde.
Sur base d'un itinéraire concocté par nos soins, nous sommes passés via la société Namvic pour confirmer que tout tenait la route et pour la location des véhicules ainsi que pour les réservations de camping.
Namvic a un contact à Paris, Pascal, ce qui est bien entendu plus simple pour les échanges.
Le véhicule était un 4X4 de deuxième catégorie, c'est-à-dire un véhicule qui avait déjà pas mal baroudé. Cela fait sans doute moins "standing" mais le portefeuille s'en porte mieux et finalement il sera aussi poussiéreux et sâle qu'un neuf. La vraie différence est dans l'agencement du coffre. Pour nous, il fallait vider le coffre chaque jour pour accéder au matériel, ou au frigo alors que les nouveaux véhicules sont mieux pensés et donc plus pratiques.
Pour le camping, nous disposions de deux tentes sur le toit qui se montaient en 5 minutes et se repliaient en 10 jusqu'à la troisième semaine où, avec la poussière et l'âge les tirettes devenaient difficiles à refermer et les jurons commencaient à fuser. En humidifant les tirettes avec de l'eau ou avec du liquide vaisselle, on vient à bout de se repliage. J'ai été assez étonnée du confort de ces tentes. Pas mal de place, un matelas finalement confortable, oreillers et sacs de couchage fournis. Nous avions un téléphone satellite et un petit GSM avec un peu de forfait afin de pouvoir appeler si nécessaire. Deux roues de secours mais que nous n'utiliserons heureusement pas. Les assurances sont compliquées en Namibie, il n' y a pas grand chose de couvert. Nous étions assurés pour un accident avec un tiers, un animal mais il fallait pouvoir prouver par des photos notre bonne foi, le bris du pare-brise et un pneu, tout le reste était à notre charge. Cela paraît assez complet mais quand on tente de compter le nombre de cailoux qui tapent la voiture, les animaux qui traversent inopinément et l'état de certaines pistes, la prudence est de mise.
Aussi si un couvercle de casserole est perdu, et bien il faut payer la casserole soit une vingtaine d'euros, tout doit revenir en l'état sous peine de frais supplémentaires lorsqu'on rend le véhicule. Le véhicule doit être également nettoyé afin que la société puisse aisément vérifier l'état du véhicule, sinon de nouveau c'est facturé. Nous avons de notre côté profité d'un des derniers campings pour donner un coup de chiffon car il y avait un tuyau, ce qui n'est pas forcément possible en lodge.
Pour le trajet, nous avons resigné avec Qatar en passant par Doha, Johannesburg puis Windhoek via South Africa Airlines. Namvic nous avait déconseillé de passer par Johannesburg, apparemment connu pour ses problèmes de bagages. Les compagnies aériennes l'ont bien compris car les vols évitant l'Afrique du Sud étaient hors de prix.
Pour nous tout s'est bien passé mais nos amis qui voyageaient de Marseile avec Turkish ont eu des soucis avec le dernier vol assuré par Namibian Airlines. Ils ont perdu une journée, bloqués à Johannesburg, et ils ont du courir après leurs bagages. J'ai rencontré pas mal de gens qui avaient un à deux jours de retard sur leur itinéraire à cause de bagages perdus.
J'avais ouvert un post il y a un moment: https://voyageforum.com/discussion/parc-etosha-en-namibie-incontournable-d8240470/
Quelques imprévus nous avaient contraint a abandonner ce voyage mais nous nous sommes finalement débrouillés pour partir (en juillet prochain). Nous avons confié l'agencement à Tourmaline. Nous n'avons pas pu obtenir tout ce que nous souhaitions car beaucoup de lodges affichaient complet pour cet été. Alors voici ce que qui a été réservé. Reste à savoir s'il est possible d'annuler une réservation au profil d'une autre...
J1: arrivée à Windwoek vers 7:30. Récupération du véhicule. Briefing etc... route jusqu'au Naukluf. Nuit Namibgrens.
J2: Solitaire: Nuit Rostock Ritz
J3: Betta. Nuit au Greenfire desert
J4 Namib Rand: Tok Tokkie Trail
J5: idem
J6: Seriem: Little Sossus Lodge
J7: Seriem: Agama river Camp (plus au nord)
J8: Walris Bay
J9 idem: Sandwich Harbour
J10 Spitkoppe tented Camp
J11 Ameib Ranch
J12 Brandberg Lady's lodge
J13 Grootberg Lodge
J14 Idem
J15 Opuwo country lodge
J16 Epupa Omarunga Camp
J17 idem
J18 Hobatere Lodge
J19 Etosha Safari Lodge
J20: Idem
J21 Okonjima Plains Camp
J22 Windhoek Eden Chalets
Certains éléments du parcours peuvent sembler "illogiques" comme le J2 au Rostock Ritz avant de descendre vers le Namib Rand pour remonter ensuite vers Seriem. Le Tok Tokkie Trail n'était dispo qu'au J4 pour nous; ce qui explique ce choix.
Le J8, avant d'arriver à Walris Bay, j'aimerais bien faire un petit détour vers le Sculpture Rock Trail. Je crains que cela ne soit pas possible en terme de timing. Pourriez-vous me confirmer ?
Nous avons choisi des hébergements "en dur". J'aurais bien opté pour quelques nuits de camping (à Spitkoppe et Namibrand par exemple), mais cela nous aurait coûté au final plus cher car le véhicule n'est pas équipé camping.
Nous n'avons pas inclus le Fish River Canyon, paraît-il superbe, car nous avons choisi de faire le TTT à la place. peut être à tort ??
Le lendemain de notre retour à Windhoek, nous prendrons un vol en direction de Victoria Falls où nous nous installerons pour 3 nuits avant de rentrer en France.
Je suis preneuse de tout conseil concernant les excursions et randos à faire pendant ce périple.
Merci d'avance🙂
Voila, j'ai toujours préparé moi même mes circuits et fait moi même mes réservations sur internet pour tous mes voyages. L'an dernier nous avons foulé pour la 1ere fois le sol Africain (Afrique du sud) et ne rêvons plus que d'y retourner. Cette année ce sera la Namibie.
Je suis actuellement en train de préparer le circuit et je n'arrive pas à me décider sur le choix suivant "TO type tourmaline ou autre, ou pas" j'ai beau parcourir toutes les discussions et carnets de voyage cela ne m'éclaire pas sur la nécessité de passer par ce type d'intermédiaire. Je comprends l'aspect "pratique" de la chose mais en consultant les différents sites des lodges ou des parcs je constate que les réservations se font sans problèmes sur internet (avec une carte type ecarte par sécurité, ce que j'ai fait pour l'afrique du sud). Pourtant beaucoup d'entre vous passent par ces TO y a t-il d'autres raisons qui le justifient en namibie plus qu'ailleurs?
Si je fais le choix de passer par eux comment cela se passe t-il? dois je leur envoyer un circuit détaillé (avec toutes les étapes, mes choix de logement...) ou dois je me contenter de lister les endroits où je veux aller?
Nous devons partir en juillet août, j'ai l'impression à lire vos posts que je dois me dépêcher de finaliser tout cela, pour des questions de temps le TO est-il indispensable en novembre pour un voyage cet été?
Merci de votre aide😉
Bonjour
Je désire partir en Namibie en septembre ou octobre 2020
Hélas je ne suis pas arrivée a convaincre d'ami(e)s pour de m'accompagner dans ce voyage 😕
Je me tourne donc vers des circuits organisés par des agences traditionnelles notamment
nouvelles frontières qui propose un circuit très complet " Pays Himba, dunes et réserves de Namibie" a un tarif raisonnable car surtout en camp
Quelqu'un a t il fait ce circuit récemment et qu'en pensez vous ?
Merci pour vos futurs réponses
Notre préparation de voyage autour du monde commence à bien prendre forme. Après avoir posé un contexte solide (travail, école, finances, santé etc...) nous nous sommes attaqués à la première étape de notre périple : l'afrique australe.
Nous n'avions que notre date d'arrivée et notre date de départ de Johannesbourg, pour le reste on a beaucoup lu, et beaucoup parlé avec Girardinphoto qui est aussi actif sur le forum et chez qui on a pu trouver un nombre très important de conseils pour cette partie de notre voyage.
Notre idée est de ne pas épuiser les enfants au début de notre périple autour du monde avec des interminables journées de voiture, on a donc essayé de trouver des étapes qui soient digestes pour eux (ils ont entre 6 et 10 ans). Cela implique parfois des étapes "dodo" qui n'ont pas de charme particulier, mais que l'on juge nécessaires... On va essayer de rester parfois 2 nuits au même endroit pour offrir un tout petit peu de "stabilité " (si on ose dire) aux voyageurs. A part quelques exceptions, on devrait pouvoir limiter à 3h30 max de voiture, en essayant de mettre suite à une grosse journée de voiture une journée plus calme.
Pour l'AFS et la Namibie, on n'a pas encore totalement arrêté les endroits où dormir précisément, on a plutôt les noms des villes ou campements, on affinera donc dans les jours et semaine à venir. Pour le Botswana on a plus d'infos car on travaille avec un TO sur place qui nous a proposé des adresses.
Voilà donc ce que ça donne. Je numérote les étapes dans un souci de clareté, pour d'éventuelles discussions futures.
Si vous voyez des incohérences, avant que l'on se lance dans des réservations, ou si vous avez des proposition d'adresses sur les étapes proposées, ou des autres propositions d'arrêts, on est preneurs, n'hésitez pas 😎 😎
Afrique du Sud :
1.Johannesburg (on dort une nuit dans un hotel du loueur de voiture départ le lendemain).
2. Parys : but : ne pas avoir trop de route ce premier jour... Pas d'adresse pour la nuit)
3. Golden Gate Highlands National Park nuit au parc (2 nuits ?)
4. Lammergeier Private NR nuit au parc (certainement 2 nuits)5. Camdeboo National Park (2 nuits au parc)
6. Addo Elephant National Park (2 nuits au parc)
7. Tsitsikamma (2 nuits au Storm River Mouth Camp)
8. Mossel Bay (1 nuit, pas encore d'adresse)
9. Arniston (1 nuit, pas encore d'adresse)
10. Cape Agulhas (1 nuit, pas encore d'adresse)11. Hermanus (1 nuit, pas encore d'adresse)
12. Cape Town (3 nuits, pas encore d'adresse)
13. Citrusdal (1 nuit, pas encore d'adresse)
14. Namaqua National Park (2 nuits dans le parc)
15. Augrabies Falls National Park (2 nuits dans le parc)
Kgalagadi Transfrontier Parc
16. Two Rivers camp (Botswana)
17. Nossob camp
18. Mata Mata (Namibia)
Namibie :
19. Mariental (1 nuit)
20. Sesriem (1 nuit)
21. Sossusvlei (2 nuits)
22. Solitaire (1 nuit)
23. Walvis Bay (2 nuits)
24. Cape Cross (1 nuit)
25. Brandberg (2 nuits au camping d'un lodge)26. Twyfelfontein (1 nuit)27. Palmwag (1 nuit)
28. Otjitotongwe (1 nuit à la Cheeta Farm)
Etosha :
29. Okaukuejo (1 nuit en camping)
30. Halali (1 nuit en camping)
31. Namutoni (1 nuit en camping)
32. Grootfontein (1 nuit au Roy's Rest Camp )33. Rundu (1 nuit)34. Popa Falls (2 nuit sua Ngepi camping)
35. Camp Kwando (1 nuit)
Botswana
36. Kasane (2 à 3 jours dont 1 jour d'excursion à Victoria Falls)
37. Elephant Sands (1 nuit en camping)
38. Kubu Island (2 nuits en camping)
39. Planet Baobab (1 nuit en camping)
40. Maun (2 nuits en self cathering rooms)
41. Third Bridge (2 nuits en camping)
42. Xakanaxa (1 nuit en camping)
43. South Gate (1 nuit en camping)
44. Maun (2 nuits en hotel)
45. Dizhana (1 nuit en camping)
46. Savuti (2 nuits en camping)
47. Dizhana (1 nuit en camping)
48. Maun (2 nuits en lodge)
49. Xhumaga (1 nuit en camping)
50. Tiaans Camp (1 nuit en camping)
51. Deception (1 nuit en camping)
52. Passarge (1 nuit en camping)
53. Kori (1 nuit en camping)
54. Tuuthebe (1 nuit en self cathering room)
55. Khama Rhino (2 nuits en chalets)
56. étapes évenuelles si il reste du temps
57. Johannesburg (restitution du véhicule)
Carte :
Voilà l'idée de revenir à Maun c'est pour pouvoir faire l'école aux enfants et de ne pas enchaîner 15 jours en safari selfdrive... On fera au final quelques kms de plus mais on devrait y gagner en confort...
Vous voyez des points mal pensés ? ça vous inspire ?
On devrait avoir environ 85 nuits à passer en Afrique australe, là notre planning liste 77 nuits, alors n'hésitez pas à me proposer des étapes à rallonger ou alors des étapes que l'on loupe avec notre programme...
Les billets d’avion sont réservés, la voiture est en cours de booking : nous nous lançons dans la découverte de la Namibie en Avril 2011 ! Ce forum regorgeant d’initiés, je souhaitais soumettre notre parcours aux experts et recueillir leurs avis sur certains points.
Nous partirons (en couple avec notre fille de 4 ans) presque 3 semaines, en 4x4 avec Roof Tent, avec pour objectif d’en prendre plein les mirettes, de faire de belles rencontres, le tout majoritairement en camping mais en échelonnant le parcours par des arrêts dans des lodges sympathiques et incontournables, aussi pour se reposer et dormir confortablement !
1) Voici le parcours prévu. Parait-il cohérent ? Nous prévoyons des étapes de 350 Km par jour en moyenne.
J1 ARRIVEE à Windhoek (13h) et récup voiture - Nuit : ?
J2 Windhoek - Asab - Camping - 350 Km
J3 Asab – Fish River Canyon - Camping - 350 Km
J4 Fish River Canyon – Betta (sur C27) - Camping - 350 Km
J16 Namutoni – Otjiwarongo (CCF) - Camping - 330 Km
J17 Otjiwarongo – Ameib - Camping - 300 Km
J18 Ameib – Windhoek - Nuit : Londiningi Guest House - 270 Km
J19 Windhoek - Nuit : Londiningi Guest House
J20 Windhoek et DEPART pour Paris.
2) Question sur le Jour 5 : à Sesriem, pour pouvoir rester à Dead Vlei jusqu’à la tombée de la nuit, faut-il pouvoir dormir dans le parc ? Peut-on camper dans le parc ? Y-a-t-il un camp ou bien il n’y a que le Kulala Desert Lodge ? Vos avis sur celui-ci … ??
3) Question sur le Jour 7 : le matin du jour 7, à Walvis Bay, nous souhaitons faire une sortie dans la baie à la rencontre des otaries et dauphins. Puis l’après-midi, remonter à Cap Cross voir la colonie d’Otarie. Au regard du timing, nous devrons donc camper dans les alentours de Cap Cross. Considérant que l’environnement est plutôt plat et désert, et peut-être venteux, y-a-t-il un endroit relativement « sympa » dans les environs pour poser les tentes pour la nuit ? Ou est-ce que ce sera l’étape « aventure face aux éléments » du parcours ?!
4) Question sur Jour 12 : nous souhaitons vivement nous éloigner des « routes » habituellement privilégiées - au moins une journée – pour se rapprocher des Himbas et mieux découvrir leur environnement de vie quotidien. Pour cela, nous aimerions prendre la boucle faite par la D3703, au départ de Okongwati et redescendre vers Opuwo via Otjitanda (sans aller jusqu’au Van Zyl pass car si notre voiture pourra passer, mes compétences Off Road sont limitées !). Sachant aussi que nous aurons un GPS du loueur. Ce « chemin » D3703 est-il empruntable et sera-t-il praticable en Avril (fin de la saison des pluies, certaines rivières bien pleines surement … ?) ? Cette boucle est-elle faisable en une journée ?
5) Nous n’avons pas encore choisit les lieux où dormir sur Windhoek ou à proximité immédiate pour la première nuit et les 2 dernières nuits. Nous penchons pour finir notre aventure au Londiningi Guest House : y-a-t-il des avis récent sur ce B&B ? Quelles autres options sympathiques ? Pour la première nuit, afin de se remettre du voyage et passer une nuit confortable avant de démarrer le périple, l’idéal serait de trouver un B&B ou Lodge au sud de Windhoek ou jusqu’à 30km au sud : quels sont vos conseils ?
6) Nous allons passer par ASCO (véhicule = Toyota Safari Roof Tent) pour la location du véhicule. Y-a-t-il des retours récents concernant ce loueur ?