c'est marrant que tu en parles !
je viens justement de terminer
contes de galicie (toujours chez christian bourgois éditeur), un recueil de nouvelles très courtes et ma foi très mélancoliques.
les histoires racontées ici ont toutes le même cadre, celui d'un micro-village quelque part en
pologne où l'attraction principale va consister à compter les heures avant la tombée de la nuit ou, le cas échéant, à attendre la mort directement. une activité intense qui n'est pas pour effrayer stasiuk, manifestement plein d'amour pour ses protagonistes (réels ou rêvés), qui va raconter des pans de leur histoire, des instants de la vie quotidienne (la nuit, le travail en forêt) et des endroits-clés du village (le bar, l'église). le tout nimbé dans une atmosphère poétique un peu délétère.
je n'ai pas lu
sur la route de babadag, mais d'après ce que tu écris, je trouve qu'on retrouve bien la thématique du voyage, ou du moins du sentiment d'évasion : même dans les choses les plus insignifiantes, dénuées d'intérêt, vides de sens, l'auteur/narrateur/spectateur trouve toujours quelque chose à voir, quelque chose de beau, qui va le ramener à des souvenirs du passé, à des temps plus glorieux ou plus ingrats, c'est selon. certains s'en sortent, d'autres pas. il y a toujours une lueur d'espoir, ne serait-ce que celle qui vient du ciel.